The Falcon and the Winter Soldier – S01E03

Épisode 3 – Power Broker – 15/20
Je n’ai clairement pas revu les bons films pour cette série, qui prolonge tous les opus auxquels j’ai le moins accroché apparemment. Les scènes d’action restent des spectacles d’action incroyables et on avance vraiment vite dans l’intrigue, puisque nous sommes déjà à la mi-saison. Tant mieux, d’ailleurs, parce que c’est bien, mais pas à la hauteur des films que je préfère dans le MCU.

Spoilers

Sam et Bucky demandent de l’aide à Zemo, qui leur apporte en échange d’une condition improbable à première vue.

Listen, Sharon, we need your help.

Heureusement qu’il y avait un résumé de l’épisode précédent, parce que j’avais déjà zappé que le cliffhanger précédent nous emmenait voir Zemo. Comme à la bonne époque de WandaVision, on commence toutefois par une publicité du Conseil Mondial du Rapatriement qui nous promet une manière de nous réconcilier et de recommencer à vivre normalement après la réapparition de 50% de la population mondiale. Ben ma foi, il était temps qu’on nous dise que ça avait été la méga-merde, mais le slogan de la compagnie en trois mots là ? J’ai eu l’impression d’avoir notre gouvernement et ses stratégies anti-Covid, c’était quelque chose.

Une fois la pub terminée, nous suivons une nouvelle intervention de Captain America qui ne fait toutefois pas grand-chose lors de son intervention : il demande aux hommes l’accompagnant de ne pas leur laisser le temps de détruire quoique ce soit, mais il entre tranquillement en marchant et en disant qu’il s’appelle John Walker. Pas de bol pour lui, Captain America se fait cracher dessus par le terroriste, et j’ai bien rigolé.

Bien sûr, lui et Lemar étaient là pour retrouver Karli, et le pote de Captain America n’hésite pas à lui expliquer que c’est bien normal de ne pas avoir de bonnes pistes pour lui mettre la main dessus : elle vient en aide aux réfugiés et donne des papiers pour restaurer le monde tel qu’il était avant le « blip », elle a des alliés fidèles, inévitablement.

Pendant ce temps, les héros de la série se débrouillent comme ils peuvent pour entrer en contact avec Zemo, mais ce n’est finalement pas Sam qui le fera : Bucky lui demande d’aller voir Zemo seul, parce qu’il sait très bien qu’il parlera plus facilement à un ancien agent d’Hydra qu’à un Avenger. Il n’a pas tout à fait tort : Zemo prend clairement son pied quand il voit Bucky, et il tente tout de suite d’essayer les mots qui faisaient partir en vrille Bucky… Avant de lui demander de le faire s’évader.

Rien que ça. Sam n’approuve pas du tout l’idée de Bucky, mais il n’a pas vraiment son mot à dire : il déteste Zemo qui a tué le roi T’Chaka après tout, sauf que Bucky a déjà fait en sorte que Zemo puisse s’enfuir. Euh. Tu m’étonnes qu’il était sous surveillance le Bucky ! Cela n’a pas de sens, en plus, je ne comprends pas bien comment il s’y est pris pour mettre une carte d’accès dans le livre de Zemo.

Pour le reste, Bucky s’arrange tout simplement pour faire en sorte que deux prisonniers se battent et Zemo fait le reste. Tu parles d’une prison de haute sécurité ! Et Zemo rejoint finalement Bucky et Samy… dans son propre hangar secret. C’est sacrément abusé, parce que Sam finit par se faire rapidement à l’idée d’être aidé par ce fugitif qui devrait franchement rester en prison. Je ne sens pas tellement la tournure de la série sur ce coup-là, je n’ai pas envie de la voir nous mettre ces deux personnages du côté négatif de l’œil du grand public.

J’avais plutôt envie de voir ces héros devenir les héros que l’on veut qu’il soit, pas de les voir se mettre à parler de Marvin Gaye avec l’un de leur ennemi mortel ? Franchement ! Zemo est donc toujours super riche, il a un hangar, mais aussi un jet privé dans lequel il emmène nos personnages à la recherche d’une certaine Selby. La direction du jet ? Madripoor, un bel Etat pirate qui ne donne pas du tout envie comme destination de vacances.

Avant d’y arriver, Zemo trouve bien sûr la liste des anciennes victimes du Soldat de l’Hiver, ce qui énerve passablement Bucky, mais qui n’a pas grand intérêt autre que nous rappeler qu’il y a eu un premier épisode à cette saison. Bien sûr, à Madripoor, ils changent vite d’identité, Sam devenant un autre homme au goût vestimentaire douteux, Smiling Tiger, parce que celui-ci lui ressemble.

Malgré tout, les voitures de luxe et la ville de débauche qu’est Madripoor fonctionne plutôt bien à l’écran. La série a toujours du budget et permet à nous immerger dans une ville que j’étais impatient de découvrir depuis qu’il en avait était question quelques minutes plus tôt.

Le reste n’est pas passionnant par contre : Zemo s’arrange bien vite pour que la rumeur se répande que le Soldat de l’Hiver est par là, alors que Sam est vraiment pris pour Smiling Tiger. Il doit ainsi boire un drôle de cocktail à base d’entrailles de serpent, et franchement, ça ressemblait plus à un test pour s’assurer que c’était lui… sauf que bon, ça se voit bien que ce n’est pas lui ? Il met trois plombes à le boire.

Bucky est meilleur sous couverture : Zemo lui dit d’attaquer un homme et ça ne prend pas deux secondes pour qu’il se remette à ses anciennes habitudes et nous détruise le bar en deux temps, trois mouvements. Allez, quatre mouvements. Tout ce grabuge fait assez d’effet pour que Selby accepte de les recevoir : Selby est donc une figure d’importance de Madripoor avec tous les pouvoirs pour les aider à obtenir des informations sur le sérum.

Zemo avait promis qu’il faudrait remonter la piste et les échelons pour arriver à la personne derrière tout ça, après tout. L’échange commence plutôt bien entre eux, mais est interrompu par un coup de fil de Sarah, la sœur de Sam. Bien malgré elle, elle fait tout foirer en appelant son frère par son prénom, mais avant que Selby ne puisse réagir, elle se fait tirer dessus par un tireur mystérieux dont on ne sait rien.

Notre trio ne demande pas son reste et s’enfuit aussitôt, loin de se douter qu’ils viennent directement de se prendre un contrat sur leurs têtes. Le pauvre Smiling Tiger qui n’est même pas à Madripoor et va se retrouver à mourir pour le meurtre de Selby qu’il n’a pas commis ! En attendant, notre trio se retrouve avec tout un tas de tueurs à gage prêts à les abattre. Clairement, dans une ville de vice et débauche comme Madripoor, ce n’est pas terrible d’avoir sa tête mise à prix.

En tout cas, pour leur venir en aide, ça y est, la série nous ramène enfin Sharon ! On m’avait vendu Emily VanCamp dans cette série, donc attendre trois épisodes pour la voir, ce fut long, surtout que le casting est autrement beaucoup trop masculin pour 2021. Le personnage nous est rapidement réintroduit avec habileté lorsqu’elle résume sa relation à chacun des héros de la série, mais aussi à Zemo.

C’est une équipe plus qu’improbable qui se constitue, si je le dis autrement. Elle a bien sûr un endroit où se rendre avec les réfugiés. Elle s’est habituée à la vie dans l’illégalité, et je l’aime beaucoup cette ex-agent vivant désormais dans un luxe très cool. J’adore l’actrice, ça aide. Le personnage, lui, est moins convaincant dans les films, alors je la redécouvre totalement, parce que j’avais zappé qu’elle n’était plus tout à fait en bon terme avec les USA.

Madripoor n’accepte bien sûr pas les extraditions et ça explique ce qu’elle fait là désormais. Je pensais qu’elle avait réussi à se réhabiliter la pauvre, je l’imaginais vraiment haut placée dans le S.H.I.E.L.D, je suis à l’Ouest. Là, Sam essaie clairement de marchander avec elle et de lui promettre qu’il blanchira son nom en échange de son aide.

Elle se laisse étonnamment convaincre, même si elle ne le croit pas tellement, et les emmène ensuite dans une boîte de nuit pour les riches de Madripoor. Sam peut ainsi troquer ses talons et son costume (pas si) horrible pour une tenue bien plus classe. On change ainsi d’ambiance tout en restant dans le monde de la nuit, quoi. Elle trouve rapidement un contact qui lui permet d’emmener Zemo, Sam et Bucky dans un conteneur où ils doivent rencontrer un autre contact pendant qu’elle montera la garde.

Le conteneur a un faux fond et est en fait emménagé en un véritable immeuble.

C’était plutôt classe, il faut bien le dire, mais les fenêtres, c’est chouette aussi. Le type qui y vit est donc un certain Docteur Nagel, qui a recréé le sérum de Super Soldat. Il est bien sûr un méchant, c’est évident et il négocie aussitôt avec eux, ne voulant pas céder ce qu’il sait sans une contre-offre intéressante.

La scène est toutefois longuette, surtout qu’on sait qu’il va parler et que c’est entrecoupé de moments où Sharon annonce que les tueurs à gage de la ville les ont retrouvés. Comment ? Mystère. Nagel finit par parler, heureusement. Après avoir bossé pour Hydra, il a bossé pour la CIA qui lui a demandé de recréer le sérum grâce à un peu de sang de l’autre Super Soldat qui n’était pas Captain America. Of course. C’est rapidement expédié comme explication, et j’ai aimé le fait que Nagel balance ensuite qu’il a disparu pendant le Blip pour expliquer que sa trouvaille soit restée secrète si longtemps.

A son retour, tout son labo avait disparu et seul le big boss de Madripoor avait encore les moyens de l’aider à produire des doses du sérum : son nom est Power Broker. OK, ça, c’est un nom qu’il va falloir retenir, parce que c’est clairement quelqu’un qui aura son rôle à jouer. Malheureusement pour lui, Karli a toutefois volé les vingt doses de sérum que Nagel avait créé pour lui.

D’humeur bavarde, Nagel révèle ensuite que Karly est auprès d’une femme malade, une certaine Donya Madani, qu’elle voulait absolument sauver. Pas de bol, c’est en Lettonie qu’on finit par retrouver Karli, auprès d’une proche âgée qui décède. Soit ? J’ai vraiment l’impression qu’on veut nous faire compatir avec les méchants et qu’on doit voir les gentils comme de possibles méchants pour l’instant. C’est donc Donya qui vient de mourir, parce que Nagel n’a pas réussi à lui venir en aide. Et pendant qu’il explique tout ça au trio de tête de la série, cette pauvre Sharon se bat contre les tueurs en gage dans d’excellentes scènes d’action où la cascadeuse s’en donne à cœur joie.

Sharon finit tout de même par débarquer dans le conteneur pour indiquer qu’ils n’ont plus vraiment le temps car les tueurs à gage qu’elle met KO les uns après les autres se rapprochent de plus en plus. Zemo tue alors sans hésiter Nagel, profitant de la diversion créée bien malgré elle par Sharon. Quelle idée aussi de faire confiance à Zemo. Il parvient même à s’échapper ensuite quand un sniper nous balance une rocket dans le tas de conteneurs qui servait de maison à Nagel. L’explosion qui s’ensuit est vraiment sympathique, la fusillade un peu moins.

On est clairement en plein film d’action avec ce type de scènes, et je n’arrive pas à savoir où la série veut aller avec tout ça. On a une route assez claire, hein, mais quel est le but de tout ça ? Les tueurs à gages sont heureusement ralentis par le retour de Zemo qui n’hésite pas à créer à son tour une explosion pour sortir Sam et Bucky d’affaire, ces deux-là étant en train de s’engueuler en pleine fusillade parce qu’ils sont incapables de prendre la place de second vis-à-vis de l’autre. C’était drôle, allez.

Le nouveau trio constitué par Sam, Buck et Sharon parvient donc à survivre à ce guet-apens… grâce à l’aide de Zemo. Il ne s’est pas échappé, finalement, il est venu en aide à nos héros, et ça, c’est inattendu. Tous les personnages peuvent alors s’enfuir, mais Sharon refuse de partir avec eux, ne voulant/pouvant pas remettre les pieds aux Etats-Unis. À la place, elle monte dans une voiture en expliquant à une femme qu’elles ont de gros problèmes. Ah, on la reverra, ouf.

De son côté, le nouveau Captain America découvre que Sam et Bucky ont fait en sorte de libérer Zemo, et il n’est pas très content. Lemar n’est pas convaincu, mais il se laisse embarquer par son pote qui lui promet de mener l’enquête avant d’en parler à qui que ce soit. Admettons

Nous retrouvons alors Karli auprès d’un centre du CMR (Conseil Mondial de Rapatriement, donc). On sent que ça va mal tourner, mais avant ça, elle nous explique qu’elle a envisagé un temps de devenir professeur, avant de se retrouver à prendre le sérum et de prendre cette voie du terrorisme. Elle explique alors à l’homme avec elle qu’ils ont les toutes dernières doses du sérum maintenant que Nagel est mort. Elle est vachement bien informée, n’empêche.

L’avantage, c’est qu’elle aussi en mesure de négocier avec Power Broker, maintenant. Et histoire de s’assurer que Karli reste bien une terroriste, la fin d’épisode est claire : oui, elle nous paraît gentille, mais elle est tout de même dangereuse. En effet, Karli a réussi son coup dans le centre de CMR et volé six mois de provisions sans problème. Le problème, elle finit par le créer en faisant exploser le bâtiment par contre. Cela ne plaît pas tellement à son coéquipier, puisqu’il restait des hommes en vie dedans… mais bon, c’est trop tard. De toute manière, il n’y a que ce type de violence que les hommes comprennent d’après elle. Mouais.

Pendant ce temps, dans le jet de Zemo, Sam comprend enfin qu’il a fait une erreur en rendant le bouclier à un musée, mais ce n’est toujours pas parce qu’il aurait voulu le porter lui-même. Nope, c’est parce qu’il pense maintenant qu’il fallait le détruire. Bon, toujours pas Sam, mais j’ai hâte que tu comprennes que ce bouclier est pour toi.

En attendant, ils apprennent que la femme que voulait aider Karli est morte en Lettonie. Et Zemo a bien sûr un endroit où aller en Lettonie, ça va de soi. Ce n’est toutefois toujours pas la fin de l’épisode, et ça, vraiment, c’était surprenant : la vraie fin voit Bucky laisser Sam et Zemo ensemble pour faire demi-tour et jouer au petit poucet dans toute la ville de Riga. Il récupère chaque fois des petites boules numériques et remonte ainsi la piste, cherchant à tomber sur la personne qui les sauve depuis le début de l’épisode, j’imagine. Et contre toute attente, il s’agit d’une guerrière du Wakanda, Ayo. Purée, il faut que je revois le film, j’en avais entendu tellement de bien que ça m’avait fait le même effet qu’avec Winter Soldier, j’en attendais trop.

Pour en revenir à la série, Ayo est évidemment là pour venger la mort de son ancien roi, T’Chaka, en tuant Zemo, même si T’Challa l’avait laissé en vie. Est-ce un moyen de nous introduire Black Panther 2 ?

Manifest – S03E01

Épisode 1 – Tailfin – 08/20
Oh bordel, cela faisait un moment que je n’avais pas autant ri devant un épisode – enfin, depuis mon dernier épisode de Riverdale quoi, mais le problème, c’est que ce n’était pas du tout volontaire de la part de la série là non plus. Plus on avance, moins l’intrigue n’a de sens et, en plus, elle est complètement éclipsée par des choix de réalisation plus que foireux et des trous béants dans l’écriture du scénario. Quelle déception !

Spoilers

Ben enquête sur l’aile d’avion retrouvée alors que Michaela ne profite pas tout à fait de sa lune de miel comme elle l’espérait.

Besoin d’un résumé ?

J’ai tout oublié de la saison 2 de Manifest (récap)

Salut les sériephiles, Après une première saison vraiment sympathique, Manifest avait fourni une saison 2 beaucoup moins passionnante à mes yeux, et aux yeux de l’audience qui s’est effritée, pour ne pas dire effondrée. Est-ce vraiment une surprise si j’ai oublié avant-hier soir que l’article que j’avais prévu d’écrire était le résumé de cette fin…

Oh you’re gonna grow ancient with me.

Ma foi, ce résumé de la saison précédente est plus efficace encore que mon article sur le sujet, finalement, et j’en ai déjà marre de Saanvi avant même de voir de nouvelles images d’elle. Pour ce début de saison 3, nous retournons tout de suite à Cuba où Ben va se plaisir de se la jouer vacancier à la recherche du San Antonio – le bateau qui a trouvé un morceau de l’épave et que Cal a eu la bonne idée de dessiner.

Ce début m’aura directement fait rire, avec cette barbe de trois jours pour Ben, ou ses lunettes qu’il met et retire toutes les trois secondes, ou ce moment de pause pour vérifier le dessin qu’il doit connaître par cœur. En tout cas, une fois dessus, il a une vision avec des couleurs inversées pas exceptionnelles et aussitôt après, un appel de son fils.

Ils ont vu des gens qui hurlent, alors forcément, le petit appelle son père pour prendre de ses nouvelles et savoir ce qu’il se passe. Michaela rejoint à son tour l’appel. Elle est sur une plage, OK, c’est la seule meuf au monde à avoir assez de réseau sur une plage au milieu du Costa Rica. Et elle entend tout sans écouteur ? Il y a du vent, oh ! Bien évidemment, ils nous révèlent rapidement que c’est leur premier Appel depuis fort longtemps, ou en tout cas, le premier qui soit si intense. C’est que la fin de saison précédente était il y a trois mois tout de même.

On retrouve bien vite Zeke, aussi, et lui, il profite à fond de sa lune de miel, pas comme sa femme. Il n’a plus de vision des Appels en effet, et ça l’aide bien à être tranquille, même si sa femme s’agite régulièrement. Ah, et sinon, ils sont en train de bronzer, ça me fait un point du Bingo Séries qui me manquait vraiment beaucoup. Bon, après, c’est la fin de journée, ils n’ont plus beaucoup de soleil sur eux et, vraiment, ils me donnent froid ces personnages. Et la lumière est déconnante dans toute la scène, variant selon les plans. Ils auraient pu tourner en plusieurs jours…

De retour chez les Stone, on découvre que Grace a moins de nouvelle de son mari que son fils n’en a et qu’Olive a fini les expérimentations capillaires pour finalement être babysitter. Il fallait bien que quelqu’un s’occupe du bébé toute la saison, après tout. Ce n’est toutefois pas le seul intérêt d’Olive, mais j’y reviens juste après, parce que pour l’instant, la scène est interrompue par Cal qui révèle alors que dans l’Appel, ils étaient sur le point de mourir avec son père et sa tante. Hein ?

Ce n’est pas exactement comme ça que je l’ai vécu cette scène, mais puisque Cal le dit, hein. Au moins, ça me permet de comprendre qu’il s’agissait de Michaela, Ben et une autre femme dans la vision du début, je ne les avais pas reconnus, je suis à l’ouest, moi !

On en oublierait presque Ben, hein ? Il est toujours à l’étranger, devant le bateau à attendre ses propriétaires. Quand ceux-ci arrivent, ils recommencent son jeu avec les lunettes de soleil, accessoire incontournable de l’épisode pour les plans dramatiques où il enlève ses lunettes. Qui fait ça ? Une fois à la riguer, mais je vous jure, l’épisode ne fait que ça.

Bref, il négocie avec les propriétaires du bateau et leur donne une jolie liasse de billets (sérieusement ? Qu’est-ce que c’est que ce cliché ?) pour avoir enfin accès à un hangar où se trouve l’aile de l’avion. Le tout est filmé par un gamin qui passait par là, bien évidemment, parce que pourquoi pas, il fallait bien qu’il se passe quelque chose dans l’épisode. Le problème, c’est que quand Ben touche l’aile de l’avion, il est projeté en arrière et, soyez rassuré, ses lunettes sont projetées aussi, mais elles finissent intactes. C’est fou.

Loin de tout ça, au commissariat, on retrouve la nouvelle coéquipière de Michaela qui refuse d’indiquer à une jeune femme la date de retour ou la localisation de Michaela. C’est bien étrange, surtout que Jared regarde tout ce qu’il se passe. Finalement, la coéquipière explique qu’elle veut absolument entrer en contact avec Michaela pour retrouver sa mère disparue. Je suis très à l’Ouest car je n’ai pas fait le rapprochement immédiatement, alors que j’aurais dû. Mais bon, j’ai quand même deviné dès le début de la seconde scène de cette nana, en fin d’épisode.

En attendant, on découvre autrement un personnage en train de chouiner qui n’est pas Saanvi. C’est déjà ça. Il s’agit donc d’une femme qui est dans la vision des Stone, elle aussi, en train de hurler. C’est donc Olive qui aide son petit frère à trouver la femme de la vision grâce aux recherches de son père qui a investi le garage en mettant en place un tableau de liège de plus en plus rempli avec les informations sur les autres passagers.

Clairement, la famille s’est organisée ; avec Michaela qui est beaucoup plus précise que Cal quand même. La nana de la vision est vite retrouvée : c’est une adolescente encore, je pense, une certaine Angelina. Elle devient aussitôt l’obsession de Michaela et Zeke, qui veut la suivre dans toutes ces aventures. Les deux ne prennent même pas la peine de prendre des clés de voiture et quittent aussitôt leur cabane sur la plage.

En effet, Olive leur signale, grâce à un dossier de son père, qu’Angelina a des proches au Costa Rica. C’est que ça tombe bien, tout de même. Ca me donne un peu envie d’aller en vacances au soleil, mais bon, ce n’est pas l’idée du moment avec le reconfinement. Finalement, Michaela rencontre donc les parents d’Angelina et a la bonne idée de leur faire la promesse d’essayer de la retrouver ; persuadée qu’elle y arrivera.

Contre toute attente, elle est toujours en contact avec sa coéquipière et Jared pendant sa lune de miel, ce qui lui permet d’avoir des informations supplémentaires pour la traquer. On enchaîne donc sur Michaela et Zeke qui interrogent une autre femme, Helena, capable de les aider et de faire abstraction des touristes sur la plage qui font coucou à la caméra de la série. Sérieusement, ils ont vraiment gardé un plan avec des personnes faisant bonjour de la main en regardant droit dans la caméra. C’est tellement drôle.

Ils obtiennent des informations qui les font retourner auprès des parents. Là, Michaela a un nouvel Appel, et elle fait en sorte de fouiller la maison des parents, en utilisant un malaise de Zeke comme diversion. Cela lui permet de retrouver Angelina dans le sous-sol de la maison, toujours grâce aux Appels très désagréables à entendre. Quant à la gamine, elle est donc enfermée là par ses parents dépassés par les Appels et la croyant folle. Vous aussi, enfermez vos gamins quand vous les pensez fous, ça finit toujours bien. NON.

Sans qu’on ne sache trop comment, Michaela ramène donc Angelina à deux heures de là dans sa cabane avec Zeke. Euh ? Comment échappent-ils aux parents au juste ? Ca n’a pas de sens ! Et la gamine demande évidemment à partir avec eux.

Allez, il faut bien évoquer une autre intrigue de l’épisode – cette critique est beaucoup trop longue – avec Saanvi qui a fini de pleurer dans son coin. On la retrouve en train de s’occuper d’une petite fille malade, et elle a le sourire. Bon, ça me paraît bien triste de voir que la série ne traite pas le Covid, ça aurait pu être intégré l’air de rien à la série, mais bon. Bien sûr, Saanvi est pédiatre, mais elle a son intrigue encore, avec un scientifique planqué dans une salle juste à côté de son cabinet, scientifique ou geek ou que sais-je en lien avec Vance.

D’ailleurs, au réveil de Ben, on découvre qu’il a une oreillette invisible et un micro antichoc tout aussi invisible. Cela lui permet d’être toujours en contact avec Vance, qui est donc encore là et qui est derrière cette « opération ». Mon dieu, mais je vais avoir mal aux abdos s’ils continuent à ce rythme ! Et ils le font, avec le gamin qui a tout filmé qui montre à ses potes ce moment incroyable où l’homme a été projeté en arrière.

Comme en temps de covid, un flic s’intéresse à ce groupe de gamins qui se réunit autour d’un portable. Bon, la vidéo est de toute manière sur Tik Tok, alors c’est foutu pour la discrétion. Les flics voient donc le bout d’aile 828 et se rendent aussitôt dans le hangar où Ben voit sa main briller au soleil. Oh, c’est brillant.

Tout aussi brillant que le forcing que fait l’épisode pour trouver un rôle à Grace, qui est laissée de côté par son mari de manière hyper odieuse. Même si Cal continue de bien grandir, il a toujours besoin d’un pédiatre. Pour cela, Grace insiste pour l’emmener à chaque fois voir Saanvi. Cela n’a pas l’air de la rassurer, la Saanvi, mais c’est qu’elle doit deviner à l’avance les intentions de Grace.

Evidemment, Grace est en fait là pour savoir si Saanvi a un moyen de joindre Ben, c’est quelque chose tout de même. Bien sûr, Saanvi en a les moyens via Vance. C’est une bonne chose, parce que celui-ci n’a aucun tact et beaucoup moins envie de garder des secrets que Ben : il balance donc qu’ils ont retrouvé le bout de la queue de l’avion, et ça tout de même, on ne s’y attendait pas. Rentrant chez eux en trois secondes, Cal et Grace rassurent Olive sur l’état de santé de son père, et Cal annonce alors que Ben va ramener quelqu’un avec lui, quelqu’un qu’il faudra héberger de toute évidence. Vu comment j’ai écrit ma critique, vous savez déjà qu’il s’agira d’Angelina, mais c’est monté de manière à créer du suspense (non).

Bon, sinon, Vance finit par intervenir pour prêter main forte à Ben qui s’en tirait plutôt bien pourtant. Certes, un flic l’a forcé à toucher la queue (oh boy, je vais encore avoir des gens arrivant ici avec des recherches bizarres) de l’avion à nouveau, mais il ne s’est rien passé. Avec l’arrivée de Vance, Ben est libéré des flics et tout va bien – alors qu’en vrai, je ne vois pas ce que lui veulent les flics, il n’a rien fait ??

Le fun peut en tout cas reprendre : Ben ramasse ses lunettes de soleil et finit sur une voiture traînant l’aile de l’avion. Oui, oui, SUR une voiture, vous avez bien lu. Je n’en peux plus, je suis si mort de rire : les scénaristes ont eu l’air de penser que c’était une bonne idée d’avoir Vance et Ben en train de parler à l’arrière d’une voiture en marche. Enfin, parler… Hurler. Et franchement, je riais plus fort qu’eux, c’était trop.

Et ce n’était pas fini. Même s’ils n’ont pas de ceinture de sécurité, Vance demande au conducteur de ce qui est finalement un petit camion et non une voiture genre pick-up de descendre afin de monter à sa place et de se sacrifier en faisant demi-tour seul alors que Ben et le conducteur monteront dans un avion déniché pour les sortir de là. Et comme Ben retire encore ses lunettes pour ce moment dramatique, je perds à nouveau le sens du sacrifice de Vance dans un bon éclat de rire, désolé. Il veut gagner du temps, mais avec un type comme Ben, ce n’est pas gagné, hein !

Vance s’enfuit donc quand le conducteur décide d’empêcher Ben de faire quoique ce soit en lui faisant un petit câlin. De toute manière, Ben a de nouveau une vision de l’avion en train d’exploser. Il ne peut ainsi pas venir en aide à Vance qui se rend avec le bout d’aile, tout en coinçant les voitures. Ben peut donc reprendre l’avion, malgré un fond vert dégueulasse, et s’enfuir, alors que Vance est placé en état d’arrestation. Il s’en est pris à des flics après tout, mais c’est à peu près tout ce qu’on peut lui reprocher alors quel était l’intérêt de donner son alliance comme ça ? Et pourquoi ce n’est pas le conducteur, homme de main qui n’a rien fait, qui fait demi-tour tout seul ?

Pff. En tout cas, qu’importe, c’est la fin de cette intrigue, Ben peut rentrer au pays, mais pas avant d’être détourné par Saanvi qui lui demande de prendre Michaela, Zeke et Angelina au passage. On ne verra pas où et comment ils arrivent à se rejoindre, mais qu’importe, c’est toujours moins dérangeant que le moment où Michaela et Angelina se téléportent d’un sous-sol à leur cabane.

A l’arrivée de tout le monde, Olive est contente de retrouver sa tante, Grace son mari et Cal son nouvel oncle préféré. Il se présente aussi à Angelina en la draguant lourdement. Bon, d’accord, c’est un gamin, je ne devrais pas dire ça.

Au commissariat, on nous lance un nouveau fil rouge avec la nana qui cherchait précédemment Michaela. On comprend alors que sa mère qui a disparu est en fait Kathryn Fritz – la Major, même si on met trois plombes à nous le révéler. Bien sûr, Jared est sur le coup, histoire que ça continue à être catastrophique pour l’évolution de ce personnage. Et bien sûr, Saanvi continue de chialer dans un coin en écoutant les audios de ses séances de psy avec la Major. J’ai tellement ri !

Pour la conclusion de l’épisode, on retombe sur une scène plus classique : Ben troque les lunettes de soleil pour des lunettes de vue, alors que Michaela n’arrête pas ses décolletés pour autant. Ben révèle alors à sa sœur qu’il est persuadé à présent qu’ils sont morts et ressuscités. Alléluia, tu parles d’un week-end de Pâques, ils ont le sens du timing dans cette série !

Michaela estr aussitôt à fond dans les théories : sont-ils des anges ? Sont-ils des envoyés de Dieu ? Eh, Ben est sûr qu’ils sont sur le point de le savoir. La blague. On a une saison pour le savoir. En attendant, cet épisode nous introduit un nouveau personnage qui est là pour rester avec Angelina. Je suis curieux de ce que ça donnera, alors que Cal s’avère plutôt inquiet du futur : il sent à nouveau la même chose que lorsqu’il avait senti la menace des trois ombres.

C’était l’un des pires déceptions de la série cette intrigue qu’on nous vendait comme un truc effroyable et qui n’était finalement qu’un trio de dealers de pacotille. Ces derniers réapparaissent toutefois à la surface du lac et prennent une bonne inspiration, alors attention, nous n’en avons pas fini avec eux !

Manifest (S03)

Synopsis : Le cliffhanger de la saison précédente remet en question tout ce que nous pensions savoir sur le vol 828, et ça promet une nouvelle saison d’idées toutes plus perchées les unes que les autres.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3Saison 4

213-3Pour commencer, j’ai vraiment hésité à reprendre la série et j’espère que je fais bien de la reprendre, parce que, bon, tout de même, ça sent mauvais cette affaire. Les scénaristes veulent toujours cinq ou six saisons, les audiences ne leur en accorderont pas tant et les coupes budgétaires vont forcément se sentir, surtout avec le covid. En fait, sans la situation sanitaire actuelle, je ne suis même pas sûr qu’on aurait une suite.

Si la série avait de la suite dans les idées, on avance en perdant à chaque fois un peu plus en logique et en intérêt de ma part. Après une pause de onze moins en ce qui me concerne et de plus d’un an aux États-Unis, j’avais absolument tout oublié de la série. Pour le meilleur, je crois. Pour le pire, eh bien, ce début de saison 3 est particulièrement médiocre et n’annonce rien de bon pour la suite. Purée, j’y croyais vraiment bien au départ pourtant, à cette série… Enfin, au départ. Je m’étais dit que je ne la regarderais pas, et puis l’engouement autour du pilot m’avait convaincu de la tester et j’avais accroché.

J’aurais dû écouter mon instinct dès le départ… et je ne le fais toujours pas !

Voir aussi : J’ai tout oublié de la saison 2 de Manifest (récap)

Moyenne de la saison : 13,5/20

S03E01 – Tailfin – 08/20
Oh bordel, cela faisait un moment que je n’avais pas autant ri devant un épisode – enfin, depuis mon dernier épisode de Riverdale quoi, mais le problème, c’est que ce n’était pas du tout volontaire de la part de la série là non plus. Plus on avance, moins l’intrigue n’a de sens et, en plus, elle est complètement éclipsée par des choix de réalisation plus que foireux et des trous béants dans l’écriture du scénario. Quelle déception !
S03E02 – Deadhead – 12/20
Ouf, la série m’a paru moins parodique avec cet épisode qui renoue davantage avec ce que j’avais apprécié les saisons précédentes. Après un retour raté, il est difficile de réussir à tout concilier, mais la structure de l’épisode correspond davantage à ce que j’en attend et les avancées m’ont paru moins risibles, les grosses ficelles étant justifiées au moyen d’Appels, comme la série l’a toujours fait, à l’exception du premier épisode de cette saison.
S03E03 – Wingman – 13/20
La force de la série réside dans sa capacité à toujours réussir à tout relier et fait qu’elle reste agréable à regarder pour ça – ainsi que pour les puzzles que constituent les Appels des personnages. L’écriture des personnages n’est pas dingue, il y a des énormités… mais j’aime la fluidité avec laquelle tout est toujours connecté, ce qui fait que je lui passe plus facilement ses défauts. Quant aux cliffhangers, ils sont efficaces, tout de même.
S03E04 – Tailspin – 14/20
J’aime bien que l’épisode apporte des morceaux de réponses vraiment intéressants et permettent de mettre à jour certaines de mes théories, mais il faut bien reconnaître que la série en elle-même a perdu beaucoup de son charme avec le temps. Je crois que mon problème vient du fait que je n’aime plus tellement les personnages mis en scène, ni les arcs scénaristiques qu’ils suivent. Le mystère est la seule chose qui maintienne mon intérêt, donc. C’est déjà ça.
S03E05 – Water Landing – 14/20
C’est légèrement moins pire que dans mon souvenir, même si les personnages sont toujours pas mal débiles, à commencer par une certaine scientifique. Franchement, la moitié de ce qui arrive aux personnages pourrait ne pas leur arriver s’ils réfléchissaient tous dix minutes avant d’agir, mais cet épisode était un peu plus convaincant que dans mon souvenir en ce qui concerne le rythme. En plus, j’avoue que je ne m’attendais pas à cette fin.
S03E06 – Graveyard Spiral – 15/20
Je vais finir par regretter de ne pas avoir vu la saison plus tôt : j’ai bien aimé cet épisode. Il y a toujours les moments un peu débile où les personnages font des trucs qui n’ont pas de sens et des facilités scénaristiques énormes, évidemment, mais l’épisode était divertissant. En plus, pour une fois, on sent une vraie avancée concernant l’intrigue globale de la série, avec quelques questions supplémentaires. J’aime bien quand ils proposent des épisodes comme ça, où toutes les intrigues sont vraiment liées entre elles.
S03E07 – Precious Cargo – 13/20
C’est un épisode plus basique que la série propose, mais il fonctionne toujours en faisant avancer l’intrigue dans une nouvelle direction. J’ai aimé voir certains personnages être divisés pendant l’épisode, je me dis que ça peut apporter de bonnes choses par la suite. C’est divertissant dans l’ensemble et pas encore trop chiant. Ca me va si toute la saison est à ce niveau-là.
S03E08 – Destination Unknown – 14/20
J’ai trouvé que l’Appel de cet épisode ressemblait beaucoup à ce qui se faisait en saison 1. C’est plutôt une qualité : ça fait du bien de s’éloigner du fil rouge qui est en train de partir en vrille à vitesse grand V. Cela ne m’étonne pas après toutes les critiques que j’ai pu entendre sur la série, mais je ne m’attendais tout de même pas à ce que ça prenne cette direction-là. Sans être forcément déçu, je ne sais pas encore si je suis convaincu.
S03E09 – Bogey – 13/20
Je frise l’overdose d’un mot en particulier, mais autrement, ce visionnage de la saison 3 continue de se passer mieux que je ne l’imaginais. L’intrigue avance un peu à chaque épisode, je n’en demande pas beaucoup plus. J’aime bien certaines des idées de l’épisode, beaucoup moins la réalisation et les effets spéciaux. L’ensemble n’est pas si mauvais, mais ce n’est pas particulièrement bon non plus. Je crois qu’avoir attendu si longtemps me fait revoir la série d’un meilleur œil qu’il y a un an et que je suis beaucoup plus patient avec elle désormais.
S03E10 – Compass Calibration – 14/20
Cet épisode a proposé une intrigue de la semaine bien plus intéressante que d’habitude en en revenant à la base de la série, avec une enquête autour de l’Appel qui était plutôt sympa à suivre. Pour autant, il ne laisse pas de côté le fil rouge de la saison : on avance ainsi plutôt rapidement et efficacement vers des résolutions qui mettent de côté l’insupportable lifeboat. Merci, il était temps.
S03E11 – Duty Free – 15/20
Les différents éléments présentés au cours de la saison se mettent en place et s’emboîtent plutôt bien les uns dans les autres pour nous préparer le terrain au double épisode final. Il y a moins d’erreurs logiques que précédemment, tout est fluide et la série paraît presque de qualité par moments. J’ai dit presque, on se calme. C’est un bon ensemble, je suis curieux de voir la fin de saison maintenant.
S03E12 – Mayday (1) – 14/20
Eh pour une première partie de double épisode, je suis déçu par la lenteur de l’intrigue (qui semble mettre trois plombes à arriver à une conclusion logique à chaque fois, en passant par des moments ridiculement drôles malgré eux) et par sa simplicité. L’épisode manque totalement d’enjeux, surtout qu’il divise les personnages comme il l’a fait toute la saison, malgré la promesse de les réunir dans le précédent. C’est un peu dommage, quand même.
S03E13 – Mayday (2) – 16/20
Je comprends mieux la campagne de renouvellement pour une saison 4, parce que ça aurait vraiment été une fin extrêmement frustrante pour la série si elle avait dû s’arrêter là. L’épisode est réussi dans l’ensemble, même s’il n’avait pas assez de budget pour ses effets spéciaux, et j’ai bien aimé certains des twists de fin. En vrai, tout cela est suffisant pour me faire revenir en saison 4, mais je me demande combien de temps je vais mettre à la voir (déjà que je n’ai pas encore terminé Lucifer ou vu la saison 4 de Stranger Things, imaginez !)

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Debris – S01E05

Épisode 5 – Earthshine – 17/20
La série fonctionne vraiment toujours autant, surtout que l’on commence à comprendre que nous sommes au sommet d’un iceberg bien énorme. Il va falloir démêler peu à peu toute la mythologie de la cellule, partagée également par des divisions au sein des agences gouvernementales que nous observons. Chaque personnage a ses pièces du puzzle et j’ai hâte qu’on le reconstitue peu à peu.

Spoilers

Un bus disparaît en plein centre-ville et reparaît quelques kilomètres plus loin, et tant pis si ses passagers ne survivent pas tous.


Even if you stop it, you can’t stop it

Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais recommencer à attendre le dimanche pour voir les épisodes de cette série ? J’ai beaucoup trop accroché la semaine dernière pour ne pas me jeter dessus cette semaine dès que j’ai eu un brin de temps… à plus de 23h, donc. Qu’importe, c’est chouette de retrouver la série quand même.

L’épisode commence par une banale scène dans les transports en commun qui était plutôt sympa, parce que c’était une représentation assez réaliste des transports pré-covid. C’est peut-être le plus gros problème de la série : ne pas traiter la pandémie, ça se comprend, mais ça leur posera un problème de cohérence/crédibilité si on garde les masques ad vitam aeternam.

Bref, on s’en fout, l’épisode commence lorsque le bus est frappé par un bruit qui rend sourd tout le monde, avant d’être happé par ce qui se ressemble à un portail… sauf que ce portail se rouvre au milieu de nulle part et laisse les passagers en très mauvais état, parce que le bus est en hauteur quand il sort du portail. Aïe. Il y a un passager qui survit, rampe hors du bus et peut tout de même demander où il est à un homme qui contemple les dégâts. Pardon ? Qui es-tu monsieur ?

Bien sûr, nos inspecteurs sont appelés sur le cas, ce qui les force à prendre l’avion ensemble, une fois de plus. Finola en profite pour continuer de faire la tronche à Bryan, et j’ai trouvé ça plutôt cool : elle refuse de lui donner à lire le rapport du cas à venir, comme il ne les lit jamais de toute manière.

A leur arrivée sur la scène du bus crashé, il est rapidement question de trou de vers et d’un homme qui a disparu. Il s’agit de notre seul survivant du bus qui a donc été emmené loin de son lieu de crash. L’enquête est intéressante et comme d’habitude, on ne sait pas trop vers quoi on va se diriger. Le coup du trou de vers, c’est déjà plus courant que ce que les premiers épisodes ont servi, mais ça marche tout de même parce qu’ici, le but de l’épisode est ailleurs.

En effet, on veut surtout nous montrer les divisions entre les agences de Bryan et Finola, ainsi que nous donner des informations sur les terroristes que l’on voit depuis le début sans jamais avoir d’informations sur eux. Grâce à un coup de fil, Bryan apprend que les gens en ville ont bien entendu un bruit sourd étrange avant la disparition du bus, mais c’est tout. En revanche, la caméra qui filme la disparition du bus est pleine d’informations pour nos agents.

La caméra permet à Finola de remarquer une tasse de café laissé à l’abandon par un homme suspect observant ce qu’il se passe. C’est tellement gros, je ne peux pas croire à la puissance de cette caméra et à la présence de cet homme, clairement un terroriste, pile là dans l’axe de la caméra. Mais bon.

Le survivant du bus ? Il est rapidement retrouvé par les agents accompagnant nos héros. Le problème, c’est qu’il est mort désormais : il s’est fait tirer dessus, mais pas que. Il a beaucoup de petites blessures, ce qui fait penser à Finola que quelqu’un a dû voulu faire des tests sur son ADN pour savoir si celui-ci avait été impacté par le trou de ver.

C’est intéressant, parce que bien sûr, elle demande à Bryan qui pourrait bien faire ça, et il ne répond pas, alors qu’il pense inévitablement à son père, non ? Ils pensent aussi à Influx, bien sûr, d’autant que cette histoire de trou de ver rappelle à Bryan l’existence d’un ancien débris volé quelques mois plus tôt. En essayant de retrouver une vidéo de celui-ci, qui a déjà été testé une fois par les terroristes – Influx – auparavant, Finola découvre qu’elle n’a pas l’accès pour la voir. Et ça signifie donc que les américains l’empêchent d’y accéder.

Cette fois, on part donc sur l’idée d’une entente entre agence qui a dû mal à être efficace à 100%, mais aussi sur l’idée d’une piste terroriste, et je trouve que ça fonctionne bien d’imaginer des terroristes voulant utiliser les morceaux du débris pour leur propre plan. Reste à savoir quel sera le plan. Pour cela, le duo d’enquêteurs s’intéresse donc à l’homme qui a laissé son café après avoir vu passer le bus dans le trou de vers.

Ils remontent rapidement une piste, surtout que l’homme est connu des services de la NSA. Vraiment, ce que j’aime avec cette série, c’est qu’elle avance vite à chaque épisode : les héros heurtent peu de murs et sortent toujours des impasses rapidement, mais sans que ça ne paraisse non plus être improbables.

Ils en arrivent rapidement à voir la vidéo de surveillance d’un hôtel où l’homme s’est rendu, et Finola remarque alors que parmi les terroristes, il y a un des hommes qui a été vu avec son père. Cela l’énerve de savoir qu’il y a une liaison possible entre son père et les terroristes, mais aussi que ces terroristes soient si près d’elle, et en même si loin. C’est un vrai cauchemar pour elle, qui envisage toutes les théories, y compris les clones et une possibilité pour Influx d’avoir utilisé l’ADN de son père.

C’est intéressant, parce qu’elle s’en plaint à sa boss qui reste aussi calme que possible. Une vraie british, dis donc. Au-delà du cliché, cela devient intéressant de repérer quelques points de tension dans l’alliance entre les agences. Finola est de plus en plus électron libre au fur et à mesure des épisodes, je me demande jusqu’où ça ira : elle est loin de respecter toujours les protocoles comme au début de la série par exemple.

Bryan sort alors, forçant Finola à raccrocher, et entend l’étrange son qui a été entendu en début d’épisode… Cela permet aux enquêteurs de comprendre qu’un nouvel incident va avoir lieu, mais ils n’ont aucune idée pour savoir quand et comment. La frustration doit être énorme. En plus, les scientifiques sont inquiétants à leur révéler que le bruit sourd s’étend sur un périmètre extra-large, bien plus large qu’en début d’épisode. Le bruit s’arrête alors qu’ils arrivent à cette conclusion, mais rien ne se passe. Ben oui, le périmètre est grand, il faut que les débris chargent ; et aussi que le trou de ver se forme.

Autrement, Craig continue d’avoir ses enquêtes solitaires en parallèle. Je n’arrive pas à savoir ce qu’ils veulent faire du personnage, mais sa femme veut désormais déménager pour aider son fils, Dario, à être mieux soigné. Elle a connaissance d’un institut qui pourrait les aider, mais Craig ne voit pas ça comme ça. J’imagine qu’il veut se servir des débris pour le guérir.

En tout cas, il reçoit ensuite un appel de Bryan qui n’est pas ravi de son boss : il cherche à comprendre pourquoi la vidéo cherchée par Finola a disparu. Concrètement, son boss aurait dû approuver la demande de la personne voulant la supprimer, mais il ne l’a pas fait. C’est louche, je ne lui fais pas confiance à ce Craig.

Finola aussi reçoit un appel de sa sœur en plein milieu de l’enquête. Sa sœur est obsédée par une étrange chanson, et Finola comprend rapidement que sa sœur noie le poisson de quelque chose de beaucoup plus grave : Dee Dee se sent seule, alors qu’elle est devant un hôpital au beau milieu de la nuit. Elles ne mettent pas longtemps à avoir les larmes aux yeux toutes les deux. Les pauvres.

Finola raccroche malgré tout, débordée par son boulot… mais ce n’est que le début. Les choses empirent quand Bryan et elle repèrent finalement l’homme qui a abandonné son café le matin même. C’est à croire qu’il voulait se faire repérer, ce coup du café, mais apparemment, c’est bien une erreur de sa part puisqu’il semble sincèrement surpris de voir les agents devant son hôtel. Pas bien malin ce terrorise !

L’homme se suicide, non sans affirmer qu’il est persuadé que la technologie sera libérée et que quelqu’un d’autre prendra sa place. Personne ne pourra arrêter le trou de ver selon lui. Bien sûr, Finola appelle sa boss pour lui faire un rapport de cet échec et demander des ressources supplémentaires, mais ce qu’elle obtient, c’est à la place un rendez-vous mystérieux à ne nouvelle intersection où on lui file une clé USB. On ? Oh, cet acteur, je le connais et ça fait plaisir de le revoir ! Par contre, il est sacrément mystérieux : il annonce à Finola que son père n’est pas un clone et que sa boss en sait plus qu’elle ne veut bien le dire.

L’homme s’enfuit avant que Finola ne puisse faire quoique ce soit, et j’ai trouvé qu’elle prenait la nouvelle plutôt bien. Elle encaisse le coup quasiment sans réaction, ce que je trouve étonnant. En tout cas, l’enquête peut avancer maintenant qu’ils retrouvent la vidéo des premières expérimentations d’Influx.

Si au départ, elle n’a pas l’impression de voir quoique ce soit qui puisse l’aider, elle repère rapidement deux tours en acier sur la vidéo… exactement comme le bus ayant disparu et étant réapparu à proximité de deux grands poteaux d’acier lui aussi. Bon, ils n’ont plus qu’à trouver deux immeubles en plein Manhattan… C’est pratique, ça. Ce n’est pas vraiment un avantage, ni un coup d’avance, finalement.

Comme on est à New-York, Maddox finit par arriver, histoire de donner quelques ordres et de séparer nos héros. En effet, ils comprennent que le débris a besoin d’un chargement et qu’ils ont un temps limité avant l’ouverture du trou de vers. Il faut à présent faire en sorte de désarmer le débris, ce qui n’est pas gagné d’avance quand tout ce qu’ils savent, c’est qu’il se trouve probablement dans un grand immeuble de Manhattan.

Ils arrêtent leur choix sur trois immeubles particulièrement riches en acier et se séparent ainsi. Si le débris n’est pas dans l’immeuble de Bryan, il est dans celui de Finola. L’agent du MI-6 fait tout ce qu’elle peut pour arrêter les terroristes, mais ce n’est pas si évident ou simple. Un des hommes qui l’accompagne se fait toucher par des balles et les terroristes plient bagage bien rapidement.

S’ils sont rapides, ils ne se téléportent toutefois pas, ce qui m’a paru surprenant. Je m’attendais à autre chose avec eux, mais rapidement, on apprend qu’il y a une limite du nombre de fois où l’on peut se téléporter. Un des agents d’Influx n’est ainsi pas ravi d’apprendre que sa seule possibilité pour s’en sortir vivant va être de se téléporter… et probablement de finir comme son pote qu’on avait retrouvé à moitié enfoncé dans un bout de pont ?

Je ne sais pas ce qui est la meilleure option entre ça et Finola qui le traque avec difficulté et pourrait bien le tuer pour le principe, parce que je sens qu’elle va finir par péter un câble. En tout cas, Maddox finit par appeler Bryan pour lui dire que ce n’est pas dans son immeuble que se trouve le deuxième débris… Ce qui signifie qu’il y aurait bien un débris dans celui où est Bryan.

Il faut en effet deux débris pour ouvrir le trou de ver. Bryan fait demi-tour et ne tarde pas à apercevoir le débris, finalement, mais on nous explique que celui-ci n’étant pas synchronisé avec l’autre, il n’émet aucune radiation. Moui. C’est du charabia scientifique pour arranger les scénaristes, ça. D’ailleurs, la scientifique qui accompagne Bryan, restée en arrière avec un garde, se rend compte qu’il y a une mare de sang derrière une porte. Et hop, la voilà qui se fait tirer dessus, de même que l’agent moins chanceux qui se fait carrément tuer.

Bryan étant occupé, cela force Maddox à être celui qui contacte Finola pour suivre avec elle où elle en est et ce qu’il se passe. Celle-ci n’a pas du tout envie de bosser avec ce traitre, alors elle retire son oreillette, tout simplement, sans se douter qu’elle perd son avantage lorsque l’homme utilise de quoi se téléporter. On comprend toutefois que la téléportation l’affecte vraiment : non seulement, il ne maîtrise pas son point de chute, mais en plus, son front devient violacé. Et pas comme l’oncle Vernon, hein.

Malgré tout, il parvient à échapper aux agents à sa poursuite et à lancer son propre morceau de débris. L’événement va pouvoir commencer, avec les débris qui se synchronisent à nouveau. La scientifique, même si blessée à mort, l’annonce à Bryan. Evidemment, il s’inquiète aussitôt de ce qu’il va se passer, et il traine alors la scientifique jusqu’au lieu où est leur partie du débris. Le but est évidemment de réussir à désamorcer les débris et les pouvoirs qu’ils ont, à coups de fréquence.

J’aime bien l’idée, parce que ça nous montre enfin quel est le travail des scientifiques. Oh, je n’y comprends absolument rien bien sûr, mais au moins, on fait genre qu’il y a une logique derrière les débris. Finola, elle, perd la trace des terroristes, mais est retrouvée par l’un d’eux, qui l’empêche de sortir son flingue et semble surpris de découvrir qu’elle a les yeux de son père.

Alors qu’elle tente de l’interroger pour en savoir plus, le bruit sourd l’interrompt et l’empêche de pouvoir parler avec ce terroriste. L’événement peut alors commencer… mais ne va pas au bout : Bryan parvient à l’arrêter, même s’il n’entend plus rien des instructions de la scientifique. Bien sûr. Il est chouette de le voir travailler en équipe avec un autre personnage que Finola, surtout que les scénaristes commencent à étoffer les rôles secondaires. C’est bien, ça me fait plaisir.

J’aime beaucoup d’ailleurs la relation qui se noue tout au long de l’épisode entre Finola et un autre agent, un homme noir tout à fait charmant et s’inquiétant toujours de savoir comment elle va. Par contre, cet agent revient un peu trop souvent à la charge pour que ce soit innocent de la part des scénaristes : il sera soit un love interest, soit un homme d’Influx, soit les deux.

L’avantage de tout ça, c’est que le terroriste qui s’en prenait à Finola est arrêté par d’autres agents. Reste à savoir ce que nos héros pourront tirer de lui, en espérant qu’ils pourront l’interroger. Ce ne sont toutefois pas nos agents qui l’interrogeront : l’homme est emmené par Maddox ailleurs, là où on ne pourra pas l’entendre crier d’après Bryan. Mouais. Finola n’est pas tout à fait convaincue, par contre.

Elle décide donc de fuir Bryan, avant de mentir à Maddox en affirmant que le terroriste ne lui a rien dit. Elle demande quand même à l’interroger, mais ce n’est pas comme ça que Maddox envisage la coopération avec le MI-6. C’est bien dommage, et cette intrigue géopolitique entre les agences va me souler s’ils n’arrivent pas rapidement à se mettre d’accord.

Heureusement pour Finola, elle a toujours sa sœur pour lui envoyer une vidéo du passé et lui remonter le moral avec. C’est une vidéo où elles étaient petites et chantaient une chanson en espagnol avec leur père, dansant dans la maison. C’est tout mignon et ça fait pleurer Finola d’entendre Porque te vas, même si elle ne doit pas entendre grand-chose dans New-York sans écouteurs.

Pendant toute la scène, j’étais toutefois à l’affût d’un indice. Je connais trop ce genre de séries, il y a forcément quelque chose… Et c’est finalement le terroriste arrêté en train de chanter la chanson dans son van qui m’a fait faire la plus belle des grimaces.

Je suis vraiment pris dans cette intrigue, j’espère que la série apportera des réponses ! Et le pire dans tout ça, c’est que je veux des réponses sur tout ça et que j’en oublie presque qu’on ne sait pas d’où viennent ces débris, hein.