The Rookie – S03E08

Épisode 8 – Bad Blood – 16/20
La reprise se fait indépendamment d’un fil rouge, sur un épisode qui fonctionne bien indépendamment, mais manie assez l’humour pour qu’on ne s’ennuie pas non plus. Cela fait plaisir de retrouver les personnages après un mois, et je suis surpris de voir que nous n’en sommes qu’au huitième épisode de la saison. Il en reste quelques-uns à savourer finalement, c’est cool.

Spoilers

Un tag énerve Tim dans des proportions que Lucy a du mal à comprendre, alors qu’Angela a un conflit d’intérêt sur une affaire de kidnapping.


I’m pregnant. Don’t try me.

Parce qu’il s’est retrouvé coincé au travail, Nolan tente de créer une exception auprès de sa prof pour pouvoir repasser un partiel… Ce n’est pas exceptionnel, mais ça mène à une question sympa qui aura forcément un impact sur la manière dont il fait son job : elle lui demande comment il ferait pour retrouver un possible agresseur sur le simple témoignage d’une femme qui n’est pas sûre de ce qu’elle a vu.

Bien sûr, Nolan en parle aussitôt qu’il le peut à Nyla, histoire d’avoir ses conseils… Et rapidement, on en revient aux questions de racisme, parce que la prof est assez maligne pour que le témoignage de ce crime accuse un homme qu’elle pense être noir, sans pour autant en être certaine. La question va occuper Nolan tout l’épisode, évidemment, donc j’y reviendrai plus tard dans la critique.

En début d’épisode, Lucy se réveille au son d’un SMS. Lucy est encore en contact avec Emmett ? Mais quelle blague ! Elle reçoit en début d’épisode un SMS pour se faire larguer, et ça n’a aucun sens. Les scénaristes ont oublié son existence depuis huit épisodes et nous le ramènent comme ça ? En plus, on enchaîne sur des clichés sexistes franchement mal venus quand elle s’en plaint à West, je ne suis pas convaincu du tout. Au commissariat, West se retrouve quant à lui forcé par son père d’accepter un job, avant de soutenir Lucy qui n’en a rien à faire de lui, trop occupée par son propre problème.

Heureusement, elle va rapidement avoir de quoi se changer les idées quand Tim alerte tous les officiers de la ville, y compris celui en charge de la presse, lorsqu’il découvre que leur voiture de flics a été taguée. Le problème, c’est que ce tag, ce n’est pas rien pour lui : c’est totalement un cas personnel pour Tim, parce que dix ans plus tôt, lorsqu’il était bleu, sa voiture de flic avait été taguée aussi. Et tout ça s’était produit juste sous son nez. Evidemment qu’il est énervé par le retour de ce tag dans sa vie.

L’intrigue reste liée à celle de West, et il n’est pas au bout de ses peines, le pauvre, avec Gray qui veut passer la journée avec lui pour lui expliquer ce qu’il doit faire de son avenir. Si son père le veut aux affaires internes, comme lui, Gray le veut comme professeur de l’académie. Il a bien envie de voir son meilleur bleu enseigner ce qu’il sait et sa manière de réfléchir aux nouvelles recrues… et ça permettrait aussi aux scénaristes de prolonger la série.

En tout cas, alors qu’ils sont ensemble en voiture, ils repèrent le fameux taggueur de Tim qui vient juste de changer de voiture avec Lucy. Si la course poursuite peut immédiatement commencée, Gray s’arrête subitement et tombe au sol, ayant clairement des douleurs surprenantes. West fait demi-tour, et je ne comprends pas trop pourquoi, parce qu’il y a clairement une autre voiture en approche : celle de Lucy et Tim. Du coup, son chef n’était pas seul et la priorité aurait pu être d’attraper le méchant… mais en même temps, c’est bien de le voir humain ; bien qu’il s’inquiète de savoir si le chef fait une crise cardiaque.

D’ailleurs, Lucy pose aussi immédiatement la question. Si elle reste auprès de Gray et West, le second part tout seul à la suite du taggueur, qui a encore réussi à s’enfuir. Bien sûr, Tim ne parvient pas à l’arrêter… et pire encore, sa voiture se fait tagguer une nouvelle fois. Honnêtement, cette intrigue a beau être naze, j’ai beaucoup ri.

Et ce n’était que le début, parce qu’évidemment que Lucy reste avec son boss et voit finalement débarquer les pompiers. De toute évidence, la série ne veut pas ré-embaucher l’acteur qui jouait Emmett, mais ce n’est pas grave, parce qu’il a un beau collègue : Tanner. Et celui-ci n’hésite pas une seconde à entrer dans le jeu de séduction de Lucy quand il apprend qu’elle n’est plus avec lui.

Lucy passe alors le reste de sa journée à parler de ça, et ça énerve Tim parce qu’elle se plaint d’Emmett qui la largue par SMS comme si leur relation n’avait pas d’importance, alors qu’il lui fait remarquer justement qu’elle non plus n’en parlait pas et ne semblait pas y trouver beaucoup d’importance. C’était marrant à entendre, même si ça fait de la peine pour le personnage.

En ce qui concerne « Eagle Eye », à savoir Tim une fois que tout le commissariat a pu se moquer de lui quand il était bleu grâce à Isabelle, tout se termine plutôt bien : il retrouve son taggueur qui est finalement une femme, femme qui se blesse lors de l’un de ses tags. Elle lui confie sur son lit d’hôpital qu’elle voulait juste retrouver sa jeunesse après un divorce compliqué, et Tim la laisse aller, ne lui mettant finalement qu’une petite amende. Eh, j’étais à deux doigts de les shipper !

Par contre, Tanner et Lucy ? Meh. Le pompier accepte qu’elle change d’avis à propos de leur dîner, mais il ne lâche pas l’affaire pour autant et lui promet de la recontacter deux semaines plus tard pour lui proposer à nouveau de sortir avec lui. Il lui laisse ainsi le temps de digérer la rupture et de voir si elle veut ou non sortir avec lui.

Dans tout ça, on en oublie presque Gray qui se retrouve lui aussi à l’hôpital dans l’épisode et y croise le père de West. Cela énerve West qui finit par s’enfuir comme un adolescent frustré en les entendant parler de son avenir… avant de faire en sorte de les convoquer l’un et l’autre dans le commissariat pour régler cette affaire une fois pour toute : il veut faire ses propres choix. Quant à Gray, il n’a que des douleurs dorsales bien normales pour son âge.

De son côté, Angela est sur une sombre affaire de kidnapping, et elle se retrouve à parler de l’affaire avec Wesley. Ce n’est pas la meilleure des idées d’en parler à son mari qui est avocat et risque de finir sur l’affaire, je trouve. Bien sûr, il s’agit d’une enquête qui va nous occuper une partie de l’épisode, puisqu’Angela doit mener l’enquête pour retrouver l’enfant kidnappé – qui est un grand enfant, contrairement à ce que j’imaginais.

Elle est toutefois en plein conflit d’intérêt et en parle aussi à Gray (avant sa mésaventure à l’hôpital). Angela en profite pour croiser West, ce que je trouve plutôt sympathique, parce que leur duo me manque – et doit leur manquer aussi. Malgré tout, c’est l’aide de Nolan et Nyla qu’Angela réclame, parce qu’il s’avère que son affaire de kidnapping est liée à Oscar, le criminel qui a eu la bonne idée de planter un couteau en Wes il y a une année. Décidément, cet épisode de missiles nucléaires a marqué les scénaristes, pour une raison ou une autre. En tout cas, il s’avère donc qu’Oscar a eu un enfant dont l’ADN est lié à l’affaire d’Angela.

En revanche, il n’est pas au courant de son lien de filiation avec cette personne liée au kidnapping. Oscar se retrouve à devoir aider Nyla et Nolan à retrouver la piste de cette fille cachée, parce que son ADN a été retrouvé par Angela. Voilà qui est plutôt tiré par les cheveux, mais qui fonctionne malgré tout avec Nyla qui en profite pour récupérer un Furby pour sa fille dans les affaires confisquées en prison, et ça m’a fait rire, et Nolan qui demande évidemment l’avis d’Oscar sur la fameuse question de sa prof.

De fil en aiguille, avec une Nyla qui s’énerve et s’impatiente souvent vis-à-vis d’Oscar, la fille est retrouvée grâce à une conquête qu’il avait oublié, la collègue d’une de ses ex. Sympa. Quand la fille est finalement convoquée au commissariat, Oscar se retrouve à être l’avocat de celle-ci. Cela n’a aucun sens, mais c’est joué avec humour par les acteurs comme les scénaristes, alors pourquoi pas. Le système américain est tordu à bien des égards.

Oscar prend donc à cœur la défense de sa fille, mai sil n’en oublie pas qu’il cherche aussi à passer un maximum de temps hors de prison. Il ment aussi à sa fille en assurant que sa mère était l’amour de sa vie, ça va de soi. La fille révèle tout à son père et mène les flics chez son copain lorsqu’elle comprend qu’elle est en train de se faire avoir par celui-ci ayant réclamé une plus grosse rançon que prévue.

Le problème, c’est qu’entre temps, le type s’est vraiment fait enlever par d’autres potes qui voyaient là une opportunité de récupérer l’argent que le fils voulait extorquer à ses parents. Quelle intrigue merveilleuse. Angela est toujours avec les parents et elle reçoit alors une boîte pleine de sang de l’enfant kidnappé. C’est merveilleux, ça. Ce qui est moins merveilleux pour Angela, c’est qu’elle se retrouve à devoir remettre l’affaire aux mains du FBI.

La menace va trop loin pour qu’ils ne soient pas informés, apparemment. Pour ne rien arranger à la journée d’Angela, elle est aussi confrontée à Oscar que Nyla et Nolan ramènent, avant de le confier au FBI. Oscar est infernal avec eux avant de partir, forcément, félicitant Angela d’être enceinte et affirmant à Nolan une réponse au test qui n’est pas la bonne. L’officier en profite alors pour rappeler son prof, pour demander des informations supplémentaires.

Nyla est morte de rire quand elle entend que Nolan se fait raccrocher au nez. Ils restent toutefois dans les parages de la maison où le FBI commet des erreurs de bleu : Oscar n’a aucun mal à s’échapper. Dès lors, Nyla et Nolan l’arrêtent à nouveau, ce qui était plutôt marrant, et se servent de lui pour retrouver le kidnappeur.

C’est plutôt bien sympa comme intrigue, et les scénaristes s’amusent vraiment bien dans cet épisode, casant des petites blagues en chemin. Ainsi, Oscar se retrouve avec toujours le même flic incompétent comme babysitter alors que Nolan et Nyla se rendent dans l’entrepôt où se trouve probablement la victime kidnappée à qui l’on a prélevé beaucoup de sang.

Ils sont toutefois forcés de ruser pour arrêter les kidnappeurs qui ont des armes bien trop dangereuses pour les arrêter simplement. Cela fonctionne vraiment bien comme intrigue je trouve et j’étais content de voir la ruse des officiers utilisant les alarmes des voitures abandonnées de l’entrepôt.

C’était marrant. Quant à l’intrigue, l’enfant s’était fait kidnapper pour avoir l’argent de ses parents, avant que ses parents ne fassent de la merde. Bien sûr, Oscar retourne en prison, et sa fille aussi, mais on a droit à une dernière scène pour lui. Les scénaristes aiment le personnage et l’acteur, c’est évident, alors je pense qu’il n’a pas forcément dit son dernier mot.

En fin d’épisode, Nolan débarque finalement très tardivement dans le bureau de sa prof, assurant qu’il n’y avait pas de bonne réponse à son test et qu’il est prêt à avoir un F parce qu’il refuse de faire le mauvais choix. C’est un peu frustrant, mais c’est aussi vrai. La prof accepte donc de le surveiller pendant 45 minutes supplémentaires… et franchement, aucun prof ne ferait jamais ça au moment de partir du boulot, mais son sourire final était trop drôle pour que je leur en tienne rigueur.

Charmed (2018) – S03E08

Épisode 8 – O, The Tangled Web – 17/20
L’épisode parvient assez bien à trouver son rythme et son équilibre malgré un nombre important de sous-intrigues qui se mêlent toutes en une toile solide. L’épisode porte bien son titre, et il était agréable à regarder parce qu’on sentait bien que tout avançait, à la fois à l’échelle de l’épisode et de la saison. Que demander de plus ? Ah oui, je sais : une meilleure première scène…

Spoilers

Macy passe une bien mauvaise journée au travail alors qu’Harry et Mel se confortent dans leurs préjugés. Quant à Abigail, elle a bien envie d’un petit barbecue.


You were about to turn Jordan into barbecue !

Oula, la série commence par un plan de Seattle digne de Grey’s avant de nous ramener dans le Shea Group. Cela faisait un moment qu’on n’avait plus de nouvelles d’eux, et ça me donne vraiment une impression d’une société de grands méchants. D’ailleurs, ça se confirme rapidement quand quelqu’un s’occupe de Macy, lui fait un sourire tout charmant et lui demande d’enregistrer son nom auprès de l’ascenseur à reconnaissance vocale. Les portes de l’ascenseur se ferment sur une Macy souriante et se rouvrent sur une Macy en larmes, accompagnée d’un filtre dégueulasse. Perturbant.

Et d’autant plus perturbant que l’épisode précédent se terminait sur un cliffhanger totalement oublié par cet épisode ? C’est étonnant.

Au QG, Macy a laissé sa place auprès d’Harry à Mel. J’ai découvert – on m’a dit pour être plus exact – que l’actrice était enceinte, donc maintenant, je ne vois plus que ça : elle est assise derrière une table qui cache bien son ventre et a un pull extra large pour bien commencer cet épisode et cacher ce qui doit être encore un tout petit baby bump. C’est rigolo.

Elle passe ensuite un portail avec Harry et se retrouve avec un bon gros manteau en pleine forêt. Allez savoir d’o sortent les bonnets, écharpes et vestes d’Harry et Mel. Ils utilisent en tout cas un sort pour tenter d’en connaître plus sur l’intrigue de cette saison.

En forêt, ils entendent une jeune femme hurler à la mort et se précipitent vers elle. Si elle est blessée, elle est aussi une être magique, comme la réaction allergique de Mel ne tarde pas à se manifester. Elle s’appelle Kira et n’attire absolument ma confiance à regarder Mel bizarrement quand elle dit être une Charmed Ones.

Kira étant blessée, Mel et Harry la ramènent au QG pour tenter de la guérir et surtout pour la tenir à distance de cette forêt. Ce n’est pas la meilleure des idées, je trouve, et Harry n’arrive bien sûr pas à guérir la femme.

Maggie a de son côté eu la bonne idée de s’attacher les cheveux, et ça lui va bien mieux, je trouve. On n’est pas là pour des avis sur le look des sœurs, alors je reprends la critique d’un épisode qui s’amuse à creuser la relation entre Maggie et Jordan. Cela ne semble pas brillant cette semaine, avec un test « psychologique » qui lui permet de déterminer le profil de Jordan et de vivre un moment gênant comme il faut quand le premier mot qui lui vient à l’esprit quand on lui parle d’amour est « perte ».

Voilà qui est fait. Il est forcé d’abandonner Maggie en cours de route à cause d’un coup de téléphone professionnel, alors Maggie se retrouve à demander à Macy de l’aider… mais celle-ci refuse. C’est étonnant, mais avec ce début d’épisode, on sait qu’il va se passer quelque chose. Et ça ne manque pas quand Maggie et Macy rencontrent Kira.

Comme elle semble être une sorcière attaquée par un démon, Macy s’énerve immédiatement après Abi, avant de se précipiter à l’action. Elle est bien orgueilleuse, d’un coup, la Macy. Maggie la suit évidemment après le portail qu’elle ouvre, et les voilà qui se retrouvent en forêt avec le même look qu’Harry et Mel plus tôt. Soit.

Maggie en profite pour interroger sa sœur pour son profil psychologique, et ça lui permet de commencer à creuser ce qui ne va pas avec Macy, ce qui est possible quand elle se met à parler du travail. Là-dessus, on se retrouve embarqué dans un flashback de Macy se retrouvant à devoir gérer un photoshoot au travail, alors que personne ne l’avait prévenue. En plus, la boss est hyper gênante à vouloir lui toucher les cheveux.

Ce n’est rien par rapport aux tenues léopard qu’on file à Macy, cela dit. Celle-ci refuse et profite de l’aide d’Ariel, la femme qui s’est chargée de l’accueillir, pour changer de tenue sans en avoir l’autorisation. La boss de Shea Group n’aime pas du tout l’idée par contre.

Dans le présent, Macy aperçoit une fumée dans la forêt, et elle se précipite alors, persuadée de pouvoir trouver un démon. Ce n’est pas le cas immédiatement, mais bien sûr, l’épisode cherche juste à gagner du temps avant de nous montrer que si, elles tombent sur une jeune femme au look de méchante. Je suis sûr qu’elle sera gentille. Je n’étais donc pas tellement surpris de découvrir qu’elle était une sorcière, mais ça changeait tout à l’intrigue du moment.

En parallèle, Harry et Mel continuent de s’occuper de Kira comme ils peuvent, mais ce n’est pas très efficace. Comme ils enchaînent les impasses avec Kira, Mel finit par s’énerver sérieusement après Abi. Elle qui prend toujours sa défense habituellement décide subitement d’aller s’attaquer à la démone pour qu’elle prenne enfin ses responsabilités d’être en charge du monde des démons. Le truc, c’est que sur place elle tombe sur Jordan mal en point face à Abigail.

Jordan ? Il est envoyé travailler auprès d’Abigail, bien évidemment. Tant mieux, je suis ravi de la retrouver dans cet épisode. Ce n’est toutefois pas le cas de Jordan : il doit récupérer la signature d’Abi, mais il ne peut pas partir tant qu’il n’a pas répondu à l’ensemble de ses questions sur ce qu’il s’est passé quand il a croisé sa sœur.

Evidemment, Abi en est toujours à chercher à résoudre son problème de forme démoniaque tentant de la tuer dans son sommeil, et elle garde Jordan prisonnier tant qu’il n’acceptera pas de la laisser voir tout ce qu’il s’est passé. Ben super. Il refuse bien sûr, ce qui énerve Abi, n’hésitant pas à se transformer en démon pour lui faire peur et avoir ce qu’elle souhaite.

Ce n’est pas super efficace pour autant, puisqu’elle est attaquée par Mel. Loin de s’occuper de Jordan, Mel se contente de se disputer avec Abi, menaçant même de la détruire pour de bon. Je ne suis pas convaincu qu’elle puisse avoir le pouvoir pour ça, mais on ne le saura pas, parce qu’Harry débarque pour les interrompre, ayant eu vent de ce qu’il se passait vraiment pour Kira : une simple lutte de pouvoir (politique) entre sorcières d’un même groupe.

Si Mel se sent un peu conne d’avoir aussitôt imaginé que seul un démon pouvait s’en être pris à Kira, elle est finalement très frustrée par la vérité et elle s’en prend quand même verbalement à Abi, assurant qu’elle ne peut être sauvée de toute manière. Elle se sert de Jordan comme argument, mais c’est de courte durée puisque Jordan finit par vouloir rester auprès d’Abi. Elle vient de menacer de le tuer, mais il a assez de peine pour elle et décide finalement de rester en sa compagnie.

Il lui donne même ce qu’elle veut, permettant de confirmer que, non, la sœur d’Abi n’a pas cherché à la tuer en lui jetant un mauvais sort. Abi est donc celle qui se fait mal toute seule, avec une force démoniaque qui cherche à la tuer… Franchement, c’est plutôt un bon signe si un démon cherche à tuer quelqu’un, non ?

Ce n’est pas comme ça qu’Abi le prend, pensant vraiment qu’elle ne pourra pas avoir de rédemption. Jordan la réconforte comme il peut, avec une petite sagesse qu’il tient de son propre repentir d’Afghanistan. Hein ? Franchement, ils nous réécrivent le personnage là, depuis quand a-t-il une telle sagesse ? Il nous laisse en tout cas Abi toute seule.

Du côté des Charmed Ones, l’intrigue n’est pas brillante : il faut régler les différents entre les sorcières, et ce n’est pas simple. Macy s’énerve après Kira quand celle-ci assure qu’elle a la vie simple et ne peut pas la comprendre, et sa réaction est une fois de plus disproportionnée. Si Harry veut logiquement suivre sa copine et tenter de comprendre ce qu’il se passe, c’est finalement Maggie qui s’y colle et la retrouve en train de faire un câlin à Ariel lui ayant rendu ses affaires.

Bon, à ce moment-là, on ne sait encore rien de ce qu’il s’est passé pour Macy, mais au moins, on sent que l’épisode avance avec Macy reconnaissant qu’elle ne va pas bien du tout. Dans le même genre, Mel et Harry se débrouillent pour réconcilier les deux sorcières qui se disputaient – une dispute vieille de plusieurs générations en fait. La dispute tourne autour de quelques pierres qu’une des sorcières possédait et que l’autre voulait récupérer… et c’est bien sûr là que la série nous ramène à son fil rouge de la saison.

Les pierres sont des runes arrachées à une cave magique qui intéresse grandement Mel et Harry. Ils font bien de s’y intéresser, parce qu’ils tombent ainsi sur la deuxième moitié de la tablette qu’il leur manquait. Ben super.

Un dernier flashback nous ramène à l’intrigue concernant Macy : elle s’est fait virer du Shea Group par la sécurité quand elle a refusé de faire la photo que sa boss voulait. Et elle a bien fait : la boss est une raciste de dingue qui se sert de Macy pour avoir une photo d’une personne de couleur devant des photos de pauvres enfants africains pour lutter contre la Malaria.

Quelle horreur. La série prend un chemin bien senti pour aborder le sujet du racisme, franchement, et je sens que cette Lori, la boss de Macy, va revenir à la charge dans de futurs épisodes. Bien évidemment, puisqu’elle va probablement avoir pour ambition de se débarrasser de Safe Space à présent.

Tout n’est pas si mal en cette fin d’épisode pour les sœurs, cependant : Maggie a pu avoir un délai supplémentaire pour son projet, Kira et Willow sont réconciliées et bien sûr, la fin d’épisode nous réunit les deux parties de la tablette en une seule. Y avait-il vraiment besoin d’un grand suspense et d’effets spéciaux pour cela ? Probablement pas. Mais allez, ça mettait du suspense là où il n’y en avait pas besoin.

Zoey’s Extraordinary Playlist – S02E07

Épisode 7 – Zoey’s Extraordinary Memory – 16/20
C’est un épisode surprenant, parce que je ne pense pas que les scénaristes avaient prévu de faire une pause dans la diffusion de la série… mais si on met de côté ce point-là qui échappent parfois à l’écriture, surtout en période de pandémie, c’est un très bon épisode qui fonctionne bien et qui est chouette à regarder. Il m’a même fait chanter, ce qui n’est pas toujours le cas (je sais, c’est étonnant).

Spoilers

Zoey souhaite voir des météorites alors que MaxiMo s’apprête à ouvrir.

Seeing you have the moment is the moment for me.

C’est un joli début d’épisode que celui-ci qui nous ramène dans le passé de Zoey et dans ses souvenirs de son père. Celui-ci l’avait emmené voir une pluie de météorites quand elle était enfant, et il lui avait expliqué que la voir avoir ce moment était ce qui constituait ce moment pour lui, lui assurant qu’il n’avait pas besoin de voir les étoiles. Si ce n’est pas trop chou comme souvenir ! Cela donne envie à Zoey de retourner chez sa mère (toutes les excuses sont bonnes) pour retrouver un téléscope, parce que justement, une nouvelle nuit de météorites bien visibles est sur le point de se produire.

Zoey envisage d’y aller seule comme David ne peut pas être disponible pour elle, mais c’est la pire des idées, parce qu’elle risque trop de pleurer ou d’avoir un moment d’émotion trop fort en repensant à son père. Il lui conseille donc de se trouver un ami pour y aller… sauf qu’elle en a marre de trop compter sur ses amis pour des moments en rapport avec son deuil. Cela fait effectivement quelques épisodes que ça dure, et j’ai trouvé Zoey toute mignonne à avoir peur d’être un fardeau.

Ce n’est pas la série pour ça, cependant, on sait bien que ce ne sera pas le cas. En tout cas, elle confie brièvement son neveu à Aiden, ce qui est la pire des idées, mais bon, elle est perturbée par son frère qui commence à chanter. Ben oui, de son côté, David parle droit à son enfant, et il porte ses t-shirts à l’envers (dans tous les sens du terme) car ils sont couverts de vomi de tous les côtés. Autrement dit, il pète un câble le David, et il a envie d’un peu de liberté.

C’est vraiment sa saison, j’ai l’impression qu’il chante tout le temps lui. Et Zoey s’occupe de lui, histoire de lui donner quelque chose à faire pour l’épisode. David se retrouve ainsi à assister à la répétition du groupe de son voisin, et il n’en faut pas plus pour qu’il rejoigne le groupe, en jouant cette fois au piano. Le problème, c’est qu’il y a un léger décalage générationnel et qu’il craint de ne pas arriver du tout à suivre le rythme du reste du groupe.

Ce n’est pourtant pas du tout ce qu’il se passe : le groupe fonctionne bien avec lui, mais ce n’est pas une audition pour autant. David se ridiculise donc en étant persuadé d’avoir réussi une audition pour entrer dans le groupe quand ce n’est pas du tout ce qu’il se passait.

Il s’enfuit… mais finit par revenir. C’est fou d’oser revenir à la charge comme ça ! Cela dit, il fait bien, parce que ça fonctionne auprès du groupe qui le prend ensuite à l’essai. Je ne sais pas trop où ira cette intrigue, mais pour l’instant, elle y va.

C’est finalement au travail que Zoey cherche quelqu’un pour l’accompagner à sa sortie nocturne, ce qui s’avère rapidement être la pire des idées : Simon n’est pas dispo – histoire d’apprendre que Simon continue de voir Tatiana et n’a pas de pantalons assez riches au goût de Zoey (?) – Mackenzie non plus, et ça se termine en roadtrip pour Zoey, Leif et Tobin.

C’est une bonne idée de la part des scénaristes, je trouve, car c’est un trio qui fonctionne bien. On ne les voit pas assez souvent ensemble et je suis content d’avoir une telle évolution des personnages secondaires. On développe ainsi Leif cette semaine, pour cette reprise de la série qui nous apprend qu’il a un contact avec une jolie jeune femme, Kaia. Il a eu un premier rencard avec, et maintenant, il hésite à décrocher le téléphone. J’étais bien content que ça mène Leif à chanter aussi, mais triste pour Zoey que cette crise de Leif débarque pile au moment où elle souhaitait voir les étoiles.

Des nuages débarquent à la fin de sa chanson, et Zoey comprend qu’elle a raté tout le spectacle qu’elle souhaitait regarder en souvenir de son père. Tobin est heureux d’avoir vu ce qu’il y avait à voir, mais ce n’est pas le cas de Zoey qui se retrouve à bouder en mangeant son sandwich. La pauvre.

Pendant ce temps, Maximo commence à vraiment ressembler à quelque chose. Franchement, la pause a fait du bien à la série et aux travaux du local. Le problème, c’est que si c’est magnifique, ça ne correspond pas du tout aux exigences de la caserne de pompiers du coin : un pompier débarque pour faire une visite des lieux au moment même où Mo est en train de mettre le feu à une boisson. Tout est dit.

L’ouverture du restaurant est aussitôt compromise, parce qu’ils ont clairement été originaux avec la déco, au point de faire briller le panneau de sortie, mais que tout ça, ce n’est pas très réglementaire. Le pompier refuse ainsi de leur donner l’autorisation d’ouverture. Le lendemain, Mo se rend donc chez sa voisine pour se plaindre, sauf que Zoey a d’autres problèmes, elle. Bien sûr, elle pourrait voir ses météorites ce soir-là, mais c’est l’ouverture du restaurant. Mo lui propose donc un aller-retour pour voir ses météorites, surtout qu’elle n’est pas indispensable à l’ouverture du restaurant.

Zoey en est ravie, mais dans cette scène, elle est exactement ce qu’elle ne voulait pas être : un fardeau pour son ami ? Je veux dire, elle n’écoute pas du tout ce qu’il se passe dans la vie de ce pauvre Mo, franchement.

Au boulot, Leif est dégoûté d’avoir raté ses météorites, mais Zoey l’interroge surtout sur Kaia, parce qu’elle sait bien que quelque chose ne va pas. En fait, il a du mal à se remettre de sa rupture avec Joan, toujours, mais il tente d’aller mieux en faisant de nouvelles rencontres. Kaia était donc son premier rencard post-Joan, et ça s’est mal passé quand elle lui a soudainement annoncé la mort de sa grand-mère.

Zoey l’oblige donc à refaire un rencard avec Kaia pour deux raisons : d’abord, la grand-mère est possiblement morte pour de vrai. Ensuite, Kaia a cherché à le recontacter, c’est donc plutôt bon signe. Et le rencard, il se fera à MaxiMo, évidemment. Le soir, le pompier continue de faire des siennes au niveau du permis d’ouverture et bien sûr, Zoey entend la foule s’impatienter. Comme elle s’inquiète de possibles reviews négatives, elle décide d’aller jeter un œil dans le restaurant…

Le restaurant peut finalement ouvrir et on comprend assez vite que si Zoey est entrée là, c’est juste pour avoir une petite chanson festive de tout le staff, puis des clients, de Maximo. Et ça fait du bien, dans cette saison alourdit par le deuil d’avoir un moment de pure joie et de fête. Le restaurant fonctionne vraiment bien pour sa première nuit d’ouverture, en plus, avec un Yelp qui fonctionne du tonnerre.

Je peux comprendre, parce que le concept fonctionne bien : les plats viennent d’autres restaurants et sont servis dans des plats par les serveurs de Max et Mo qui sont loin d’être seulement deux à gérer ce restaurant. La partie bar semble également être au top… Finalement, ça doit revenir plus cher qu’un restaurant parce que tu te sens un peu forcé de payer une boisson et qu’il y a le frais de livraison, mais autrement, c’est plutôt canon comme idée.

En revanche, on est loin de l’ambiance cosy et casual vendue à l’origine : c’est un vrai restaurant avec des serveurs, là. Je ne sais pas, j’imaginais ça différemment et je ne sais pas si leur idée est vraiment viable sur du long terme.

Bien sûr, Max est aussi contacté pendant la soirée par une ancienne amie, Rose. Elle est super jolie et je suis bien content de retrouver cette actrice (How to get away with murder et surtout Man Seeking Woman m’ont fait l’adorer), mais moins content si ça signifie un nouveau love interest pour Max. Je veux dire, je le veux avec Zoey en théorie… En pratique, ça commence à devenir compliqué, parce que Zoey n’a pas été super cool avec lui et que cette Rose a l’air super chouette.

Mo finit par virer Zoey du restaurant, mais sa sortie est toutefois interrompue par Leif qui lui demande d’aller vérifier si Kaia est vraiment à fond sur lui comme il l’imagine maintenant qu’il est sûr que sa grand-mère est morte. Zoey découvre donc que Kaia est là par intérêt, et ça l’énerve drôlement parce qu’elle a poussé Leif à accepter ce rencard.

Arf, j’ai de la peine pour Leif et beaucoup d’aversion pour ce vautour qu’est Kaia. J’ai vraiment du mal avec ce type de personne sur les applications de rencontre… Tobin débarque à son tour à Maximo, et il est clairement en train de flirter avec sa collègue. S’il est OK pour aider Zoey dans son drama, celle-ci décide que c’est pourtant à elle de tout avouer. Bien sûr, Leif s’en prend à Zoey quand il apprend la vérité, parce que c’est elle qui le lui dit après l’avoir forcé à accepter le rencard. Elle déprime, rate encore ses météorites et se retrouve ensuite avec un Simon bourré qui ne l’aide pas tellement à relativiser. Au moins, elle change de sujet.

Max débarque à son tour, et c’est pour mieux découvrir qu’il a son premier fan en Simon. Bien sûr, Simon est complètement bourré, mais ça faisait plaisir de voir cette scène où il célèbre ces deux amis, juste avant que Mo et Max ne fassent un discours pour l’ouverture du restaurant. Zoey est évidemment remerciée par ses deux amis, et elle enchaîne avec un discours de son boss qui n’a pas pu être présent, mais a bien sûr des choses à dire en tant qu’investisseur.

Sans trop de surprise, Zoey finit bien sûr en larmes pendant son speech qui ne parle que d’étoiles, de météorites et de souvenirs qu’on ne peut recréer. Honteuse, elle s’enfuit donc pour regarder le ciel, et ça inquiète vraiment Mo et Max qui la suivent aussitôt. Ils sont vraiment de bons amis et mettent de côté leur boulot pour savoir ce qu’elle a – et pour découvrir qu’elle a peur d’être un fardeau, donc.

Max est celui qui trouve les bons mots pour affirmer qu’un souvenir ne peut être recréé, mais que ça peut bien se passer encore pour eux s’ils partent immédiatement. Mo ne peut toutefois pas partir avec eux à cause de sa perruque, mais ce n’est pas grave qu’il se fait draguer par son pompier en fin d’épisode.

Leif ? Le pauvre se retrouve à déprimer devant un mur « Life si good ». C’était bien trouvé de la part des scénaristes tout ça. Il est heureusement soutenu par ses collègues, Tobin et Mackenzie, c’est déjà ça et j’aime ce trio. Ils décident d’accompagner Max, Zoey et Simon pour aller voir les météorites, et bien sûr, Mackenzie et Tobin se rendent à part sur le lieu d’observation… Aha, ben tiens, ça sent le couple naissant, et ça n’a aucun sens, mais j’ai hâte d’en voir plus en même temps !

Et contre toute attente, Leif aussi se met à chanter avec Zoey, Max et Simon. Incroyable, ils m’ont même donné envie de monter en voiture. C’est rare pourtant. L’épisode peut ainsi se terminer sur un joli sourire de Zoey, qui, une fois sur place, laisse sa place au téléscope, préférant les regarder avoir un moment. C’est-y pas chou. Ce devait être incroyablement creepy à tourner par contre ce long plan où ils regardent vers le toit du studio – parce que ce n’était pas tourné en extérieur ça !

 

 

The Walking Dead – S10E21

Épisode 21 – Diverged – 08/20
Je veux bien qu’on nous vende ça comme des épisodes bonus de la saison 10, mais il y a tout de même des limites à ce qu’on veut bien endurer. J’adore l’aspect « survie » de la série, mais là, si je n’avais pas eu un fou rire à un moment de l’épisode, j’aurais pensé que les scénaristes cherchaient juste à se foutre de nous. Et peut-être que c’est le cas, d’ailleurs. Quel ennui, cet épisode ! Si c’est ça leur spin-off, ils peuvent se le garder…

Spoilers

Ce n’est pas parce qu’on vit dans un monde post-apocalyptique qu’on ne peut pas s’emmerder ferme certains jours. Carol et Daryl en savent quelque chose, la preuve avec cet épisode.


Can’t you just let people like me suffer in peace?

Allez, je sais d’avance que cet épisode ne va pas me plaire, alors autant me l’évacuer dès cette semaine plutôt que d’attendre demain où j’ai plein de séries qui reviennent. Pourquoi ne me plairait-il pas ? Parce qu’il est centré sur Carol et Daryl, encore. Et comme la dernière fois, on suivait Daryl en particulier, on sait très bien que pour cette semaine, on va avoir droit à Carol uniquement.

Ce n’est pas exactement passionnant comme idée, et je ne comprends vraiment pas pourquoi ces deux personnages vont avoir un spin-off en plus. Ils se séparent en début d’épisode et je n’en ai rien à carrer de cette volonté qu’ils ont de se prendre la tête en permanence ces deux-là. Carol est aussi accompagnée par le chien de Daryl dans cet épisode, parce qu’il fait le choix de la suivre elle, sans qu’on ne sache bien pourquoi.

Le chien a toujours suivi Daryl dans toutes ses aventures, mais comme là, on nous fait un épisode sur Carol, il fallait bien qu’elle puisse s’occuper à autre chose que marcher, j’imagine ? Enfin, cela dit, on reprend d’abord sur Daryl et sa moto. Il a quelques difficultés avec celle-ci dans cet épisode, et pour cause : un des câbles est percé, alors il manque de carburant.

Par chance pour lui, il trouve assez rapidement une voiture abandonnée dans la forêt, comme dans à peu près chaque épisode de la série. En fait, il y en a tellement qu’il en trouve même une seconde juste après, c’est dire. Dans la deuxième voiture, il y a un zombie, mais il se sent suffisamment en sécurité pour passer sous la voiture afin de voir s’il peut obtenir ce dont il a besoin.

C’est une idée de merde : il manque de peu de se retrouver coincé sous la voiture à cause du zombie qui bouge pour mieux le bouffer. En tout cas, il trouve ce dont il a besoin et il survit sans mal… mais il se rend finalement compte qu’il a eu la mauvaise idée de confier son canif plus tôt dans l’épisode à Carol, désormais loin de lui. Bienvenue dans McGyver, il remplace le mini couteau-suisse par une bonne grosse lame.

Il ne parvient pas à réparer sa moto pour autant et est forcé de la traîner avec lui, ce qui n’envoie tout de même pas du rêve. En chemin, il est arrêté un instant par quelques zombies au loin sur des rails, zombies qu’il décide aussitôt de suivre. Euh, pourquoi ? Il veut retourner au Terminus ? En plus, il se met en danger au passage en étant ensuite poursuivi par les zombies et en cherchant à aller récupérer les provisions d’un zombie militaire.

Cela n’a aucun sens parce que les autres zombies semblent disparaître derrière Daryl, alors que le militaire lui tombe dessus et nous propose un suspense énorme sur la survie de Daryl. Vraiment, j’étais sûr qu’il allait mourir maintenant que l’on sait qu’il y aura un spin-off sur lui dans deux ans. Rien ne va avec cette annonce, je n’ai pas fini de la ruminer ! Le pire, c’est que je suis sûr que je vais finir par la regarder, en plus.

En tout cas, grâce au militaire, Daryl trouve de quoi réparer sa moto, mais aussi de quoi tuer encore un zombie au passage, et de quoi manger. Super. Il peut finalement repartir, enfin, dans un bruit de tonnerre fait par sa moto. Je ne comprends toujours pas en quoi c’est une bonne idée d’avoir une moto faisant autant de bruit en pleine apocalypse zombie.

De son côté, Carol, elle, rentre donc au bercail avec le chien. Le bercail est toujours dans un sale état, cela dit, parce que depuis l’attaque, la communauté semble avoir du mal à s’en remettre. Elle est à peine arrivée qu’elle rentre chez Daryl, dans une pièce qui sent comme lui (ça ne donne pas envie), histoire de donner à boire au chien qui lui fait ensuite un câlin.

Elle en profite pour souligner qu’elle n’avait pas besoin de la trêve qu’il lui a proposé avec ses excuses. Le câlin au chien terminé, Carol cherche quelque chose à faire, demandant à Jerry comment s’occuper. Comme elle ne trouve rien à faire, elle en est tout de même au stade où elle envisage de recoudre un t-shirt trouvé par terre, puis où elle veut tout simplement redevenir une parfaite ménagère.

Quelle angoisse ! Elle m’angoisse très exactement autant qu’une ménagère qui ne sait pas comment s’occuper une fois ses enfants partis de la maison. Bon, elle, ses enfants sont morts bien évidemment, mais si on omet ce détail, elle en est vraiment là à raconter des histoires de personnes faisant de la soupe. Honnêtement. Je ne sais pas ce qui m’angoisse le plus entre le personnage et les scénaristes qui se disent d’une part que c’est une bonne idée d’intrigue et d’autre part que ça va nous donner envie de voir un spin-off ensuite.

En tout cas, Carol cherche désespérément des ingrédients pour faire de la soupe, même si la cuisine de Michonne est prise d’assaut par les hommes de Maggie, que celle de Daryl est vide, qu’il n’y a plus d’électricité et qu’il y a plein de rats un peu partout dans toute la ville. L’avantage de tout ça, c’est que ça pourrait faire des points de Bingo Séries… Si je ne les avais pas déjà.

Elle est interrompue dans son travail de cuisinière par le chien qui s’excite dans une autre pièce, à cause d’un rat bien sûr. Elle tente de s’occuper de lui, mais elle n’a aucune autorité sur lui et tout ce qu’elle y gagne, c’est que les champignons qu’elle vient de ramasser finissent au sol. Mais qu’est-ce que c’est que cet épisode ? On la voit ensuite constituer par elle-même un piège à rat, quand même. Elle n’a vraiment rien à faire, ce n’est pas croyable !

Elle retourne en tout cas cueillir quelques champignons et plantes, pour mieux tomber sur une nouvelle horde de zombies l’embêtant quelque peu. Pendant qu’elle est occupée avec ce massacre, on nous informe tout de même que la vie continue pour les araignées et le reste de la nature. Franchement, c’est quel genre d’ennui et de perte d’inspiration de la part des scénaristes que d’écrire qu’on va avoir un plan sur une araignée tissant sa toile ?

En tout cas, Carol peut rapidement rentrer chez Daryl et recommencer ses aventures de ménagère, même si Jerry s’inquiète pour elle à la voir rentrer pleine de sang et faire d’étranges travaux manuels. Le but est bien sûr de réparer un panneau solaire pour tenter d’avoir à nouveau du courant. C’est de la survie, ça devrait me plaire, mais je ne sais pas, l’angle d’attaque choisie ne parvient pas à me convaincre. Je suis content pour elle qu’elle puisse avoir de la lumière dans la cuisine, mais ça ne change pas ma vie quoi.

Je remercie au moins l’épisode de m’avoir fait rire ensuite quand Carol s’est lancée dans une chasse au rat, en vain. C’était sacrément drôle et voué à l’échec, surtout que même le chien se moquait d’elle dans son coin. En plus, elle n’est vraiment pas récompensée Carol : le courant est coupé avant la fin du temps de cuisson de sa soupe. Une journée bien remplie, donc, mais pleine d’échecs pour elle. Elle se retrouve alors à envisager de disparaître… Je vote pour.

Pendant la nuit, elle est toutefois réveillée par le chien qui entend des bruits de craquement venant de la cuisine. Elle y retourne donc, toujours dans l’espoir de choper le rat. C’est encore un échec, alors elle se décide à… dégommer le mur ??

Chacun ses kiffs dans la vie, Daryl va être ravi au retour. En plus, sa lampe torche l’abandonne au passage et elle ne trouve même pas le rat, c’est con, tout de même. Allez, si on cherche le positif, sa soupe peut cuire tranquillement le lendemain car c’est une journée joliment ensoleillée. Elle en profite pour faire le ménage et être dérangée par Jerry, qui découvre le mur détruit. Il a au moins l’honnêteté de lui avouer qu’il est là parce qu’il s’inquiète pour elle et qu’Ezekiel serait probablement d’accord avec elle.

La scène est l’une des plus sympas de l’épisode, surtout que Jerry s’avère être un bon ami pour Carol, qui se rend compte qu’elle est vraiment mal. Elle a passé une mauvaise journée la veille et elle a peur que Daryl ne redevienne jamais vraiment son ami comme avant. Quand il rentre, cependant, c’est pour mieux trouver Carol en paix avec elle-même, un mur réparé, un t-shirt jeté et toujours les mêmes problèmes de communication qui règnent entre eux depuis dix saisons.

Daryl laisse tout de même son couteau-suisse aux mains de Carol, même s’il lui a bien manqué plus tôt dans l’épisode et chacun peut donc se renfermer dans la maison. OK.