The Falcon and the Winter Soldier – S01E01

Épisode 1 – A New Order – 16/20
C’est un épisode introductif et il ne fallait de toute évidence pas trop en attendre. Côté personnages, je reste assez sceptique parce que je ne suis pas fan des principaux pour l’instant, mais je trouve qu’il y a de bonnes idées, notamment du côté de la fin de l’épisode. En attendant d’en voir plus, ça commence de manière plutôt solide, avec un budget qui promet déjà de belles scènes plus tard dans la série. Que demander de plus ?

Spoilers

Quelques mois après le retour d’un Steve Rogers bien âgé, Sam Wilson s’est vu proposer le bouclier de Captain America et Bucky doit s’adapter à sa nouvelle vie solitaire.

Je viens de voir un homme sur le pare-brise.

Oula, 50 minutes d’épisodes ? Nous ne sommes plus du tout habitués, je me sens décontenancé. L’épisode commence plutôt bien, avec Sam s’habillant et récupérant le fameux bouclier sur son lit, même s’il a l’impression de ne pas le mériter. Il ne l’utilise donc pas et préfère mener une mission « subtile » dans l’espace aérien tunisien : pour cela, il saute donc d’un avion avant de déployer ses ailes.

Pourquoi pas ? C’est étonnant comme début de série, parce que ça fait longtemps que nous ne l’avons pas vu en action ce héros, et j’ai bien l’impression qu’il n’a jamais eu la moindre mission solo avant. Là, il est là pour venir s’attaquer à des francophones luttant pour supprimer leur accent et qui ont pris pour cible un avion américain. C’est qu’ils ne sont pas très gentils les francophones.

Au moins, ça nous permet de découvrir une excellente scène d’action pour commencer cette série, et ça change vraiment de WandaVision : cette fois, nous sommes directement dans l’ambiance super-héroïque, avec des scènes incroyables à regarder. J’en oublie donc d’écrire une critique construite faute de notes, mais disons que Sam parvient à s’infiltrer dans l’avion sans le moindre souci, et qu’une fois que c’est fait, ça se tape dans tous les sens.

On a des balles de flingues qui ripostent, un héros qui a des gadgets cool et un bouclier qu’il forme avec ses ailes ou des plans qui semblent vraiment avoir été filmés au saut d’un avion. Il y a des caméras qui ne trompent pas ? Le script est improbable, mais ça fait une série d’action digne d’un film pour le moment.

Visuellement, c’est magnifique, ça explose de tous les côtés, il y a des balles tirées sur Falcon depuis une combinaison qui permet de voler, des hélicoptères qui explosent et sans cesse une menace de franchir les frontières de la Lybie. Et ça, ce n’est pas possible. Par chance, Falcon finit par trouver la solution pour sauver le capitaine américain qui avait été kidnappé dans le premier avion, mais c’est bien après cinq minutes d’action.

Et là-dessus, il n’y a pas à dire : le budget Disney fait vraiment la différence avec les séries de network – mais là, ils ont un budget de fou pour seulement six épisodes. Cela va être compliqué pour les autres concurrents de rivaliser avec un script pareil. Enfin, un script… L’idée est vraiment ici de nous faire une série d’action, hein. Côté scénario, c’est encore maigre : on retrouve ensuite Sam en Tunisie, attablé avec un certain Torres qu’on ne connaît pas il me semble, mais qui a un sourire tout sympathique. Il nous introduit quelques éléments d’intrigues avec un groupe terroriste qui veut abolir les frontières dans le monde et les scénaristes s’amusent bien avec des rumeurs sur Steve qui serait à surveiller le monde depuis une base sur la Lune.

Rapidement, pourtant, Sam se retrouve à faire un discours en l’honneur de Steve à Washington, et on ne sait pas bien ce qu’il foutait en Tunisie finalement. Pourquoi pas, hein ? Le discours de Sam ? Il nous permet de savoir que nous sommes quelques mois après Endgame et que Sam refuse le bouclier de Captain America. Définitivement.

Oh, c’est ce qu’on veut nous faire croire avec un bouclier mis sous verre et un Sam qui est remercié par l’armée pour ça. D’accord, mais bon, ce bouclier est une arme inestimable franchement… Qui peut croire que ça va être laissé dans un musée ? Et ce musée, c’est totalement une idée d’attraction pour les Disneyland, non ? Franchement, je vois bien une attraction « musée » comme le StudioTour Harry Potter. Il ne faudrait pas grand-chose pour me convaincre d’aller dans le musée en l’honneur de Captain America dans lequel Sam se déplace.

Même quelques mois après le retour de bien des personnes – Sam compris – sur Terre, on sent bien que c’est encore un peu le bordel, mais comme Sam reste dans un musée désert, on a du mal à saisir où on est exactement dans le monde d’après, comme dirait l’autre.

Ailleurs dans ce même monde où un filtre jaune dégueulasse semble être la norme, nous suivons Bucky assassiner des gens dans un hôtel. Oui, il semble être retombé dans ses travers, puisqu’il dit carrément « Hail Hydra », avant de tuer un pauvre innocent tremblant trop pour réussir à ouvrir sa porte de chambre d’hôtel. Le pauvre.

Tout ça n’est heureusement qu’un cauchemar, à moins que ce ne soit un souvenir. En tout cas, Bucky se réveille soudainement, et ça nous permet de découvrir qu’il s’est coupé les cheveux et dort au sol, sans lit. Pourquoi pas. On voit que je n’ai vraiment rien suivi à la promo de la série parce que je suis surpris de la coupe de cheveux de Bucky, non ?

En tout cas, ça lui va bien mieux… mais ça ne veut pas dire qu’il va mieux : il a toujours besoin de voir une psy, parce que quand même, il a une sacrée vie d’une centaine d’années, l’air de rien, et il a enchaîné les combats encore et encore. Bref, il se fait chier quoi, et il essaie de trouver une voie pour se repentir. On découvre ainsi qu’il a trois règles pour avancer dans une liste de repentance : rien d’illégal, pas de victime, et l’assurance d’assumer sa vraie identité de James Barnes.

En flashback, il s’attaque à une femme politique qu’il a aidé à obtenir du pouvoir en tant que soldat de l’Hiver. La série nous maintient quelque peu dans le doute : il assure n’avoir rien fait d’illégal quand on le voit pirater une voiture électrique, il assure ne pas avoir fait de victime, alors qu’il frappe un assistant et… Il est finalement bien le super-héros gentil que l’on va pouvoir suivre.

Il n’a pas forcément une vie qui va être super intéressante par contre : sa psy vérifie son portable pour constater qu’il n’a toujours pas de vie sociale. Il refuse de répondre à Sam, n’a pas d’ami et n’a de contact qu’avec sa psy. On nous laisse en tout cas croire ça, avant qu’on ne le suive rendre visite à un  certain Yori.

Je ne pense pas savoir qui il est, mais je vais avoir un vrai problème dans les critiques de cette série, parce que je n’ai jamais suivi ni Falcon, ni le Winter Soldier dans mes lectures de comics. En tout cas, Yori est un vieil homme bougon qui refuse de partager ses poubelles vides avec son voisin (Unique – c’est un nom bon pour les comics, ça, non ?) et qui force Buck à accepter un rencard avec une serveuse méga sexy dans leur restaurant favori. Yori a aussi un fils mort, mais nous n’en saurons pas beaucoup plus pour l’instant, parce qu’il ne sait pas comment il est mort. Ah.

Dans la soirée, Bucky se rend donc à son rencard et offre des fleurs à la jolie serveuse qui n’a pas tout à fait terminé son service. C’est l’occasion ensuite de découvrir qu’il a tenté les rencontres en ligne, mais qu’à 106 ans, ce n’est pas si évident de comprendre le monde. Tu m’étonnes. La serveuse est loin de savoir dans quoi elle s’embarque, surtout qu’il lui ment sur la raison pour laquelle il porte des gants.

C’est toutefois chouette de les voir ensemble et de les voir jouer à la bataille navale en mode jeu d’alcool. Malheureusement, la serveuse parle à Bucky de son passé, de ses parents (des questions plutôt banales) et… du fils de Yori.

C’est chouette de voir que Bucky passe du temps avec Yori d’après elle, mais il ne faut pas être un génie pour rapidement deviner que Bucky est juste coupable de la disparition de son fils. Et ça ne manque pas : le fils est l’homme qu’il a tué à l’hôtel, au nom d’Hydra, alors qu’il n’avait absolument rien fait. C’est si triste.

Pendant ce temps, en Louisiane, Sam rend visite à sa sœur, Sarah. Bon, il a une sœur et des neveux alors ? Ils sont toutefois quelque peu en désaccord sur le bateau de leurs parents pour le moment. En effet, Sarah gère les finances familiales depuis la mort des parents, et elle n’apprécie pas tellement d’avoir son frère qui vient faire de l’ingérence et lui proposer de l’argent. Il a l’air assez chiant, franchement, et je ne sais pas trop vers quoi se dirige la série pour l’instant.

Autant la première scène était prenante alors qu’on ne savait rien de l’intrigue, autant tout ce qui suit pour le moment est tout de même moins efficace. Je ne sais pas trop quoi penser de cette intrigue familiale, mais j’imagine qu’on la met en place pour qu’on s’attache au héros… et pour qu’il puisse avoir des neveux à aller sauver d’un grand méchant les ayant kidnappés ou quelque chose comme ça.

En attendant, Sam essaie de profiter de sa notoriété d’Avenger pour aider sa sœur à avoir de nouveau de l’argent… sauf que même si le banquier est fan de lui, ça ne fonctionne pas comme ça. Ben oui, il a un trou de cinq ans dans ses propres finances, et déjà avant ça, ça ne semblait pas brillant. Pendant ces cinq années, sa sœur a dû se débrouiller seule pour élever ses enfants et est apparemment devenue veuve.

Marrant, j’aurais cru qu’on avait vu son mari plus tôt pourtant. J’aime bien l’idée d’un impact financier sur la disparition pendant cinq années et l’idée que le monde a du mal à se remettre de cette crise sans précédent, mais je trouve tout de même que tout va un peu trop bien. Franchement, on peut facilement oublier le bordel que ça a dû être.

Le frère et la sœur rentrent donc bredouille, mais bon, pas d’inquiétude, Sam va à nouveau pouvoir faire du bénévolat : il reçoit une vidéo de Torres, son pote vu en début d’épisode qui n’est pas peut-être pas aussi tunisien que je le pensais puisqu’on le retrouve cette fois en Suisse. Remontant la trace du réseau terroriste, il s’est en effet retrouvé embarqué via une application digne de Pokemon Go dans un mouvement de foule bien étrange. Tous les gens suivent la main rouge et les sifflements d’inconnus pour finir devant une banque où les attendent des masques.

Ces masques sont distribués pile à temps pour que tout le monde en mette un au moment où la banque est cambriolée. Forcément. Torres est un personnage qui risque d’être sympathique, parce qu’il fait un chouette héros ici, à tenter d’arrêter le vrai cambrioleur. Le malfrat s’en tire malgré tout en lui cassant la gueule, mais au moins Torres peut le filmer et envoyer sa photo à Sam.

Le criminel est toutefois masqué sur la vidéo, alors il y a peu de possibilités de faire quoique ce soit pour l’instant ? De toute manière, leur appel en visio est interrompu par Sarah qui vient prévenir Sam qu’il doit absolument allumer la télévision. En effet, on y voit un énième homme politique annoncer que les États-Unis ont besoin d’un nouveau héros incarnant les valeurs de l’Amérique dans cette période sombre post-Endgame. Il leur présente donc le nouveau Captain America, un anonyme… blanc, évidemment ; et avec le bouclier remis par Sam en début d’épisode.

« Ah les bâtards » fut ma réaction à voix haute, parce que pas un instant je n’ai vu ce twist arriver, et j’aime énormément cette idée qui va permettre d’aborder de front le racisme, déjà sous-entendu lors du rendez-vous à la banque. C’est une excellente idée et ça fait un bon cliffhanger.

The Falcon and the Winter Soldier (S01)

Synopsis : La série va suivre la vie de Sam Wilson et Bucky Barnes après Endgame, et la vie y sera tout sauf normale…

Pour commencer, je suis impatient de voir ce que ça va donner cette série parce que j’adore les Marvel, mais il faut bien reconnaître que je ne maîtrise pas autant le personnage de Captain America et toutes les ramifications qui l’accompagnent que je ne maîtrisais les personnages de Wanda et Vision. Par conséquent, j’attendais un peu moins cette série, même si je mise beaucoup – peut-être trop – sur le personnage de Sam depuis sa dernière scène sur grand écran.

Je vois de grandes choses pour lui, mais je sais aussi qu’il ne faut pas que je sois trop impatient : les six épisodes de cette saison seront diffusés au rythme d’un par semaine, et on sait ce que ça veut dire ! Il va falloir patienter entre chaque épisode, et il va clairement falloir supporter les deux ou trois premiers épisodes qui ne feront qu’introduire des éléments.

Cela ne pourra pas être pire que sur Netflix, j’espère. J’ai soigneusement évité toute la promo pour ne pas être spoilé et ne pas trop en attendre, alors j’aborde la série sans avis sur ce qu’elle pourra être, si ce n’est une série entre le film d’action et l’intrigue buddies… quand ils se retrouveront, parce que je sens que ce sera pour la mi-saison. Je n’ai pas oublié The Defenders.

Voir aussi : Le récap avant The Falcon & The Winter Soldier

Bref, c’est bien beau de dire tout ça, mais il faut peut-être voir l’épisode maintenant ? Le monde entier l’a déjà regardé, en plus, j’en suis sûr !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S01E01 – A New Order – 16/20
C’est un épisode introductif et il ne fallait de toute évidence pas trop en attendre. Côté personnages, je reste assez sceptique parce que je ne suis pas fan des principaux pour l’instant, mais je trouve qu’il y a de bonnes idées, notamment du côté de la fin de l’épisode. En attendant d’en voir plus, ça commence de manière plutôt solide, avec un budget qui promet déjà de belles scènes plus tard dans la série. Que demander de plus ?
S01E02 – The Star-Spangled Man – 17/20
Je suis heureux de voir que le schéma de la série est plus rapide que ce que j’imaginais, mais quelque peu surpris de constater qu’on a un deuxième épisode très différent de ce qu’avait vendu le premier. C’est beaucoup plus captivant entre ce qui me concerne, mais ça créé un déséquilibre par rapport aux attentes et perspectives ouvertes la semaine dernière. Étrange, mais pas désagréable.
S01E03 – Power Broker – 15/20
Je n’ai clairement pas revu les bons films pour cette série, qui prolonge tous les opus auxquels j’ai le moins accroché apparemment. Les scènes d’action restent des spectacles d’action incroyables et on avance vraiment vite dans l’intrigue, puisque nous sommes déjà à la mi-saison. Tant mieux, d’ailleurs, parce que c’est bien, mais pas à la hauteur des films que je préfère dans le MCU.
S01E04 – The Whole World is Watching – 17/20
L’épisode prend tout de même son temps, mais il va crescendo vers des pistes que je ne m’attendais pas forcément à voir exploitées comme elles le sont ici. L’intrigue commence à révéler sa force de frappe et l’on voit de mieux en mieux vers quoi on se dirige, avec une fin dont le ton était plutôt inattendu en ce qui me concerne. Nous sommes loin de ce qu’était l’épisode 1 et je me demande quel degré atteindra la série d’ici sa fin.
S01E05 – The Truth – 16/20
Sans trop de surprise, l’épisode prend le temps de mettre en place un tas de graines qui ne germeront que lors du prochain épisode. Je n’attendais pas autre chose, surtout que nous avons eu notre dose d’action tout de même cet épisode. Il y a beaucoup de conséquences à gérer après l’épisode précédent de toute manière, et ça se fait plutôt naturellement dans cet épisode qui, s’il bavarde un peu trop et ne donne pas tout à fait tout ce que je souhaitais, réussit bien me hyper pour la fin de la série la semaine prochaine.
s01e06 – One World, One People – 17/20
Beaucoup d’action dans cet épisode, mais aussi une conclusion plutôt naturelle aux intrigues ouvertes tout au long des six épisodes, avec des prolongements possibles pour le reste du MCU. Toutefois, la lisibilité des scènes d’action n’est pas toujours la meilleure, me laissant l’impression que ça aurait pu être mieux géré par moment. Autrement dit, j’ai aimé cette série, qui est excellente. Force est de constater qu’elle est une série d’action avec un très bon message… servant un peu trop de transition peut-être ? Je ne sais pas, cet épisode final m’a un peu déçu dans mes attentes, tout en étant très bon quand même.

This is us – S05E10

Épisode 10 – I’ve Got This – 14/20
L’épisode arrive davantage à me convaincre cette semaine parce qu’il reprend un schéma plus classique et développe l’ensemble des personnages de la série de manière à peu près équitable. Cela manque parfois de liens entre eux, avec toute une partie de l’intrigue isolée, et tout n’est pas également intéressant, mais l’ensemble est assez solide. Cela fait toujours plaisir de les suivre !

Spoilers

Les repas de famille chez les Pearson sont parfois plein de tension, surtout quand Toby vient de perdre son boulot et que la mère de Beth squatte chez sa fille.

Screw the dress, the entire country is on sweatpants. What did I miss ?

Ils sont une famille, tous, ça y est ! L’épisode commence par ce qu’il me manquait lors du dernier épisode, à savoir des scènes où l’on voit les parents s’occuper des bébés qui viennent juste d’arriver dans leur maison. C’est franchement ce qui me paniquerait le plus en tant que nouveau parent, bien plus que le premier trajet en voiture… mais malheureusement, la série nous montre juste que c’est facile pour les parents de s’ajuster à cette vie épuisante.

On nous case même une bonne blague où Madison est juste une vache laitière, et c’était marrant. Tous les personnages qui baillent et qui sont fatigués, en revanche, c’était un vrai clin d’œil à ma propre fatigue, non ? Comment ça, les scénaristes ne me connaissent pas ?

J’ai adoré cette scène d’introduction sur Kate et Toby avec leur nouveau bébé, Madison et Kevin avec les jumeaux et Rebecca et Jack avec les triplés. Ça fonctionnait bien. C’était un peu tout ce qui fonctionnait sur moi pour les scènes du passé, parce que j’ai eu du mal à accrocher au reste des intrigues de Rebecca et Jack. Ce dernier se retrouve forcé de payer l’ensemble d’un dîner d’affaire à 230$ parce qu’il ne veut pas paraître trop pauvre… mais bon, il a trois enfants, allô, laissez-le en paix. Evidemment qu’il propose de mettre sa carte, mais évidemment que tu insistes et refuses. Ou tu payes discrètement à sa place quand t’es son pote ?

Il n’y a pas que les nouveaux bébés dans la vie, il y a aussi les un peu plus anciens : Kate est donc vue en train de s’occuper de bébé Jack alors que Toby passe ses entretiens en caleçon dans un salon transformé comme il peut en salle de réunion. C’est un véritable échec, mais c’est bien drôle à voir, et surtout le fait que son fond s’effondre ne dérange pas du tout le recruteur qui trouve son profil intéressant.

J’ai aimé cette scène, c’est vrai que la réalité du télétravail, c’est aussi ça. Et trouver un job en pleine pandémie, c’est horrible, évidemment. Toby développe clairement des complexes par rapport à tout ça, surtout qu’il se fait refuser salement par mail alors qu’on lui a dit qu’il était un des candidats les plus appropriés pour le job. C’est d’autant plus dur pour lui qu’il reçoit le mail au moment où il arrive à un dîner chez Kevin et Madison.

Kevin est couvert de cadeau, il est riche et il a un job de rêve – même s’il vient de plaquer un contrat, ouais. Il n’est pas super malin Kevin, à fumer un cigare avec Toby et craindre l’arrivé de son ventre de papa. Il parle à Toby, oh ! Je ne sais pas trop… Kevin a toujours eu un côté égoïste bavardant sans réfléchir, mais quand même, il y a des limites.

Les gouttes d’eau s’accumulent et finissent par faire déborder le vase de manière logique et prévisible. Ainsi, c’est en plein milieu du dîner que Toby pète un câble quand il se rend compte que Kevin lui parle d’avoir une maison où ils pourraient vivre ensemble et lui offre des sushis hors de prix. Il est absolument certain que Kate a tout dit à son frère, même s’il lui avait demandé de ne pas parler de ses problèmes de boulot. Bim, il les révèle du même coup dans une scène qui nous montre bien qu’il est hyper affecté par la perte de son job et son incapacité à en retrouver un. Il se sent inutile, j’imagine, et déprimé par sa vie qui prend un tour sombre en pleine pandémie. Le pauvre.

Le pauvre me fait de la peine, mais pas autant que Madison qui rate tout et revient en pyjama pour mieux découvrir la gêne autour de la table. Alors que Kate envisage de reprendre le boulot pour aider Toby qui vient de lui balancer qu’il n’avait pas été pris à son entretien, Kevin propose aussitôt une merveilleuse idée pour lui, où il envisage de payer une nourrice supplémentaire. Toby pose alors des limites claires et douloureuses à entendre pour Kevin : ils ont chacun leur propre famille. Oui, ils sont de la même famille, mais non, ils ne partagent pas l’argent ou les mêmes murs.

C’est difficile pour Kevin qui voit toujours sa sœur comme la personne la plus proche de lui, je crois, mais ça marche drôlement bien. Toby est absolument atroce sur ce coup-là, dans la manière de dire les choses brutalement à un Kevin et une Madison qui s’en prennent plein la tronche alors qu’ils n’ont rien fait, et Kate m’a fait de la peine aussi à devoir faire face à ça. Kevin sort les rames comme il peut ensuite avec Kate, puis avec Toby qui a quand même la présence d’esprit de s’excuser. C’est déjà ça de pris.

Et ça marche bien, parce qu’il a ouvert les yeux de Kevin et ça se termine bien pour tout le monde. En fait, Kevin est même prêt à envisager sérieusement d’enfin prendre le temps d’être en famille avec Madison et les jumeaux. Sans surprise, c’est le moment que Nick choisit pour revenir dans la vie de son neveu. Quand je dis que c’est sans surprise, c’est uniquement que ça ne pouvait pas être quelqu’un d’autre qui frappe à la porte après une telle réplique de Kevin.

Quant à Toby, il se fait à l’idée que Kate va reprendre un travail à l’école de musique de Jack, histoire d’avoir un complément financier. Je pense aussi que ça la tente bien, en vrai. Et surtout, elle a eu sa mère au téléphone pour lui donner cette fabuleuse idée. J’ai adoré la scène entre Kate et Rebecca. C’est tellement chouette de les voir enfin s’entendre au point d’avoir ce genre d’appel où Kate remercie sa mère d’avoir été capable de gérer les finances comme ça sans que jamais les triplés ne s’aperçoivent des difficultés financières.

Pourtant, il devait y en avoir un paquet avec des triplés. La solution de Rebecca de mettre 10% du salaire de Jack de côté est une bonne idée, mais je ne sais pas si ça suffit pour mettre à l’abri des innombrables dépenses qu’impliquent des jumeaux.

Enfin, pendant que tous les autres Pearson font ce qu’ils peuvent pour s’habituer aux nouveaux bébés, Beth est en train de tenter de s’habituer à sa mère. Celle-ci s’est installée chez eux pour un temps qui arrive à sa fin… mais va rapidement se prolonger. Et ça fait péter un câble à Beth qui se sent jugée en permanence et n’aime pas l’idée d’avoir sa mère qui fouine et met son nez partout. La pauvre.

Elle est clairement énervée par la présence de sa mère, et il est évident que celle-ci fait beaucoup d’ingérence après juste une scène où on la voit gérer les trois filles de Randall et Beth bien plus que ne le fait Beth. C’est l’avantage de la grand-mère, j’imagine ? En plus, Beth est débordée par la crise d’adolescence de Tess qui continue et Randall par le copain de Déjà qui vient le voir pour quelques conseils.

C’est plutôt chouette comme relation, jusqu’à ce qu’il confie à Randall que la mère de Janelle veut revenir dans la vie de sa fille. Et tant pis si ça déglingue la relation de Déjà, qui est déjà plutôt mal barrée quand on voit comment son copain s’occupe d’elle et passe plus de temps avec son beau-père. Forcément, Déjà découvre au beau milieu d’un repas de famille où Beth a voulu confisquer les portables de tout le monde que Malick envoie des SMS à Jennifer, son ex.

Cela lui fait assez de peine pour qu’elle quitte la table bruyamment. Au moins, tout ça, ça mène à une bonne scène entre Déjà et Randall, avec la fille qui s’inquiète du retour de l’ex de son mec. C’est plutôt chouette à voir, surtout que Déjà lui explique qu’elle est énervée surtout de voir que son père a une relation avec Malick qui lui fait oublier que Déjà est censée être sa priorité. Cela termine par une petite séance de bitchage de Jennifer sur Instagram.

En parallèle, la table du repas se vide peu à peu : Tess balance qu’elle est en couple avec sa meilleure amie Alex, qui est donc un peu plus que sa meilleure amie et qui a pour pronom « they » (je me demande comment ce sera traduit en français, ce pluriel neutre), même si sa mère refuse de se faire à l’idée. Les choses tournent encore plus mal pour Beth quand elle découvre que Tess a parlé de tout ça à sa grand-mère ; et sans surprise, Tess quitte la table, suivie par sa petite sœur qu’on congédie sympathiquement à coup d’ipad.

Beth s’en prend logiquement à sa mère qu’elle ne supporte plus, alors que pour une fois, elle ne disait rien : la mère a beau dire qu’elle ne juge pas, Beth ne la croit pas trop et la fait fuir de la table, parce qu’elle est odieuse. Pourtant, quand elle retourne lui parler alors que la mère fait sa valise, tout change : la mère lui avoue en toute logique qu’elle est juste envieuse de la vie de sa fille. Ben oui, la mère a une grande maison vide et sans bruit, où elle s’ennuie clairement.

Elle adore la vie dans la maison de sa fille, forcément. Beth décide donc d’inviter sa mère à rester vivre chez elle de manière illimitée. Quelle angoisse. Elle est motivée, tout de même ! Après tout, c’est logique : Randall ne peut pas protester après tout ce qui a été fait ces dernières saisons pour sa propre famille.

 

The Walking Dead – S10E19

S10E19 – One More – 14/20
C’est un épisode qui me laisse un peu plus mitigé que la semaine dernière : il a trop de longueur et de blabla franchement inutile, mais il a aussi un message que j’aime bien concernant l’espoir. C’est redondant dans cette série, seulement, c’est un peu ce qu’on en attend aussi, et la vision du monde développée ici reste prenante pour du Walking Dead. Un épisode classique qui sera vite oublié, donc, mais qui n’est pas aussi mauvais que bien d’autres avant lui.

Spoilers

Aaron et Gabriel cherchent des vivres dans un monde dévasté un brin déprimant.


 

Evil people aren’t the exception to the rule. They are the rule.

Ah ben super, ce titre d’épisode qui donne l’impression que c’est fait pour mon blog, j’approuve à 100%. J’approuve moins la première miniature sur laquelle je suis tombé concernant cet épisode : j’ai vite compris qu’on allait se concentrer sur Gabriel et… merci, non merci ? Par chance, il y a aussi Aaron dans l’épisode, et je l’aime bien lui. J’aime aussi la scène d’introduction de cet épisode qui nous montre du sang giclant sur des fleurs. C’est une jolie scène, et ça aurait pu m’aider pour le Bingo.

Pour le reste, on est sur un début à la fois lent et classique, avec Aaron et Gabriel qui se promènent à la recherche de vivres, forcés de tuer quelques zombies au passage. Je suis plus surpris des méthodes employés, avec une alarme qui sonne et des zombies qui semblent inactifs… Depuis quand les zombies restent sans bouger et grogner ? C’est nouveau, ça !

J’imagine que c’est plus logique… mais tout le principe de la série, c’est quand même qu’il y a des marcheurs morts qui se déplacent en permanence et en meute, quoi. Je suis étonné, mais ça fait une jolie scène digne de Pokémon ces zombies qui surgissent des hautes herbes !

Concrètement, tout le début d’épisode nous montre Gabriel et Aaron en errance dans un monde post-apocalyptique bien triste et jonché de cadavres. J’aime bien l’idée, mais c’est assez paradoxal après dix saisons : on a compris. Et on a du mal à croire qu’Aaron puisse encore être affecté des familles mortes qu’il croise en chemin : il en a vu plus d’une quoi.

J’ai moins de mal à comprendre que Gabriel soit triste de voire une boîte de conserve éclatée par une balle de fusil, par exemple. La bouffe, c’est sacré, bordel, il faut la conserver. Surtout maintenant, après autant d’années. Ils décident donc d’aller sur le toit d’un supermarché pour y accéder, et c’est sacrément triste.

En effet, Gabriel y trouve un couple qui demandait de l’aide à la peinture sur le sol et qui est mort enlacé sur son lit… à côté d’un ou deux cadavres zombifiés et menottés ? C’est peu rassurant. Après ça, Gabriel fait ce qu’il peut pour garder sa foi et pour convaincre Aaron de le suivre vers un lieu supplémentaire, le « un de plus » du titre.

On découvre enfin ce qu’il en est de leur errance : Maggie leur a laissé une carte avec des indications précises de lieux dans lesquels il pourrait y avoir quelques ressources utiles. Ils essuient les échecs pendant tout l’épisode, et même avant celui-ci, mais Gabriel veut y croire. Le destin le lui rend bien en le faisant tomber dans la boue à cause d’un zombie. J’ai tellement ri de le voir recouvert de boue. J’approuve ce nouveau look.

Aaron beaucoup moins : il se retrouve aussi avec de la boue sur lui, et il découvre que la carte qu’ils suivaient est désormais illisible. Malgré tout, Gabriel veut continuer de mémoire, et ils n’ont pas trop le choix, parce qu’il se met à pleuvoir. C’est doublement utile : ça permet à Gabriel de se laver de toute sa boue, mais aussi d’avoir un argument pour ne plus faire demi-tour en suivant les traces.

C’est top. Les deux personnages continuent leur route jusqu’à un drôle d’entrepôt où Aaron est terrifié par un… sanglier. C’était rigolo : on a tendance à oublier les animaux comme ils ont tous été bouffés par des zombies, et je peux comprendre sa peur. Je déteste une fois de plus le personnage de Gabriel qui se contente de se foutre de lui alors que bon, il n’aurait probablement pas fait mieux.

Ils enchaînent sur un repas plutôt sympa au whisky, sur de futurs cadeaux pour la fille d’Aaron et sur une petite partie de poker. L’épisode est tellement lent, en fait, que j’en suis arrivé à me poser des questions sur le bras d’Aaron. Il a grave la classe avec sa prothèse mais… il dort avec ? C’est un peu dangereux quand même. Il pourrait s’empaler lui-même. Et puis, il n’a pas intérêt à se retrouver un mec aussi, parce que ça ne donne pas envie de dormir avec lui dans le même lit. Bon, de toute manière, avec cette épidémie, les gens devraient oublier l’idée de dormir ensemble : en cas de mort dans le sommeil, ça tourne mal, et on le sait.

Si je vous raconte tout ça, c’est bien entendu parce que j’ai totalement décroché de l’épisode quand on a mis à se concentrer sur Gabriel et sa vie particulièrement inintéressante. Franchement, déjà que les flashbacks, c’est chiant, mais alors les discours interminables sur le passé, là… Pfiou, je ne suis pas là pour ça. Encore pour Maggie, ça passait, parce qu’elle nous parlait d’une période intéressante où on ne l’avait pas vue… mais Gabriel, ben, déjà que j’accroche pas trop au présent de Gabriel, alors son passé, non merci.

Il se retrouve à prêcher alors qu’il ne croit plus du tout en un meilleur avenir, là où Aaron, au contraire, veut croire que tout est encore possible. Après tout ça, les deux personnages s’endorment dans l’entrepôt, sans même chercher à monter la garde. Cela me paraît la plus mauvaise idée du monde, et j’espérais au moins un personnage au lever du soleil à un moment… mais non.

En plein milieu de la nuit, Aaron se décide à aller pisser, et il ne revient pas. Au petit matin, Gabriel se lève avec une gueule de bois et sans son pote. Partant à sa recherche, il trouve finalement un homme armé qui lui réclame une bouchée de ce qu’ils ont préparé la veille. MOUAIS. L’homme dit évidemment qu’il habitait ici depuis le début et qu’ils lui ont volé à la fois son whiskey et sa bouffe.

Il est assez énervé par la situation et il est complètement cinglé, parce qu’il vit seul depuis trop longtemps : il ne croit pas que Gabriel puisse être là de manière amicale quand son pote avec une prothèse mortelle à la place de bras. Ouais, il a fait un otage d’Aaron apparemment, l’enfermant dans une pièce sur laquelle il tire sans s’inquiéter outre mesure de sa survie.

Soit. L’homme finit par avouer qu’il se torche avec la Bible et n’a pas trop de croyance religieuse, mais il teste la foi de Gabriel avec plaisir : il le met face à face avec Aaron, puis leur propose de jouer à la roulette russe avec un flingue. Plutôt que de se viser l’un l’autre, Aaron et Gabriel décident de prendre le risque de se suicider avec. Les deux premiers coups ne partent toutefois pas, alors ils survivent.

L’homme profite de la fin de ce premier tour – sur trois maximum – pour apprendre à connaître ses prisonniers, qu’il continue de menacer à la mitraillette. Ben oui : soit ils jouent à la roulette russe, soit ils se font tuer tous les deux. Pourquoi pas. Le suspense est plutôt bon, surtout que la balle suivante ne part toujours pas.

Le problème, c’est que quand Aaron reprend le fusil, il fait un bruit différent : il est clair qu’il y a une balle qui l’attend. Il hésite davantage et apprend donc à connaître le type qui s’est fait trahir par son frère. Son but est désormais de voir si Gabriel et Aaron sont si gentils et amicaux qu’ils le disent. Pendant la nuit, alors qu’il était bourré, Gabriel a assuré que les hommes n’étaient plus une exception dans ce monde, mais la règle. Leur nouvel ami veut vérifier si c’est bien vrai, et surtout leur prouver que c’est le cas.

En les confrontant l’un à l’autre, il espère ainsi prouver qu’ils ne vont pas hésiter à se trahir et se tuer l’un l’autre. Pourtant, même lorsque l’homme lui parle de sa petite fille, Aaron décide de se suicider plutôt que de tuer Gabriel. Ben putain, heureusement que l’homme l’arrête et le libère à ce moment-là, parce que ça m’aurait fait chier que le chemin d’Aaron s’arrête là après tout ce qu’il a vécu.

C’est finalement celle de l’homme qui s’arrête : il libère Aaron et Gabriel en étant persuadé qu’ils sont de bons hommes, gentils, prêts à l’accueillir dans leur communauté. Il a mal cerné cette famille : il leur a avoué avoir tué la famille de son frère, bien sûr qu’ils ne peuvent se permettre de le prendre avec eux. Du coup, la décision est simple : Gabriel le massacre avec la prothèse d’Aaron.

Aaron n’est pas ravi par la situation, mais il sait bien que Gabriel a probablement raison. On enchaîne ainsi avec une dernière scène où les personnages quittent l’entrepôt… mais le visitent de fond en comble avant : l’homme entendait tout ce qu’ils disaient la veille au soir, c’est donc qu’il doit y avoir un coin qu’ils n’ont pas trouvé.

C’est effectivement ce qu’il se passe : ils trouvent sa cachette dans le plafond, et ils y font aussi la découverte de la famille de l’homme… Sa belle-sœur, sa nièce (ou son neveu ?) et… son frère. Les deux premières sont mortes, le troisième est bien en vie et prisonnier de son frère depuis un bon moment. Il était vraiment cinglé ce type, mais ce n’était donc pas la solitude qui l’affectait. En tout cas, son frère réussit à dérober le pistolet des mains de Gabriel quand celui-ci le libère, mais c’est pour mieux se suicider. La balle de la roulette russe finit donc par servir. Ben super.

C’est un joli monde post-apocalyptique plein d’espoir décidément… Mais Aaron retrouve l’espoir malgré tout, et il est motivé à aller vérifier juste un endroit de plus sur la carte de Maggie. Au cas où.

> Saison 10