Charmed (2018) – S03E06

Épisode 6 – Private Enemy No.1 – 15/20
Si l’épisode est plutôt sympathique, il choisit des directions qui ne me plaisent pas tellement du côté de la vie personnelle des sœurs, et particulièrement en ce qui concerne Maggie. Je l’ai vue arriver il y a plusieurs épisodes cette intrigue, mais tout de même, je sens que ça va être lourd dans ceux à venir. Autrement, le fil rouge avance peu à peu, comme il se doit, et j’accroche bien à cette saison.

Spoilers

Mel ne sait pas si elle aime les muffins, Harry est obsédé par une petite boule et Abi a quelques problèmes de sommeil.


Friends with muffin benefits ?

Attendez, j’ai une semaine de retard sur cet épisode ? Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé, mais c’est inadmissible. L’épisode reprend en plus sur une première scène vraiment sympathique où Abigail s’attaque à deux démons sous-fifres et n’hésite pas à les passer par la fenêtre de son immeuble. Un petit meurtre pour se mettre dans l’ambiance, c’est toujours bien, non ?

Notre pauvre Overlord a toutefois un problème une fois qu’elle se couche. Elle a en effet un ennemi invisible qui s’attaque à elle chaque fois qu’elle s’endort, et de manière toujours différente. Bon, en même temps, elle est clairement vulnérable quand elle dort, parce qu’elle ne se réveille même pas quand on l’a fait tomber de son lit quoi.

En parallèle, Elliot Larson est de retour avec sa théorie sur les extra-terrestres, comme dans l’épisode précédent. Maggie continue de regarder son programme, et elle fait bien : il trouve en effet une deuxième rune, ce qui fait que les sœurs commencent à le soupçonner d’être derrière tout ça. Elles décident donc de lui rendre visite… sauf qu’il n’y a que Macy, directrice de Safe Space, qui trouve le temps pour faire ça.

En effet, Mel continue de vouloir vivre sa vie amoureuse avec Ruby, et tant pis si c’est une relation où elles ne se touchent pas. Cela manque énormément à Ruby, et ça n’arrange pas la jalousie de Mel quand elle voit qu’elle a aussi une amie de muffin très présente pour elle. Je n’insiste pas sur la métaphore du muffin, hein, je préfère me concentrer sur l’intrigue de l’épisode qui nous ramène ensuite Abigail.

Cette dernière vient en effet voir Mel parce qu’elle est la seule en qui elle peut avoir confiance : elles se détestent, mais Mel ne l’a jamais trahie. Bon. Ce n’est pas bien discret ce qui est en train de se passer là, il est très clair qu’on essaie de nous faire comprendre qu’il faut les shipper. Mel se retrouve quand même à devoir observer Abigail en train de se coucher à travers un miroir pour tenter de la sauver de son esprit invisible, c’est quelque chose.

Elle est bien incapable de l’aider en plus, parce qu’elle est trop occupée à stalker l’instagram de Bella, la pote de Ruby, et à répondre au SMS de Ruby… En théorie. En pratique, elle n’a pas le temps de répondre et doit aller sauver Abigail des flammes allumées par le démon. C’est quelque chose tout de même, et je crois que je tiens l’un des pires effets spéciaux du mois quand Mel balance de quoi éteindre les flammes… alors même qu’elle ne pouvait pas le faire dix secondes plus tôt ?

Elle invite finalement Abigail à dormir chez elle, parce que c’est sûrement la meilleure solution pour lui venir en aide. Malheureusement pour Mel, ça n’arrange pas trop ses affaires : Ruby, inquiète pour la vie de Mel, débarque et les voit ensemble. La jalousie la frappe aussitôt, surtout qu’Abi en joue évidemment. Ruby se barre donc, en précisant bien qu’elle a compris que Mel cherchait un moyen de fuir leur relation, surtout que Mel balance sans la moindre raison le sujet Bella. Je veux dire, elle est clairement en tort aux yeux de Ruby à être avec Abigail toute la nuit, alors pourquoi parler de ça ? C’était n’importe quoi.

De son côté, Maggie est censée avoir rendez-vous avec des volontaires… mais elle tombe finalement sur Jordan. ENFIN. Il était temps. Je ne le trouve toujours pas crédible dans ses études, lui, je trouve que ça ne colle pas tellement avec le personnage. Il est heureusement assez malin pour faire remarquer à Maggie que ses volontaires ont des noms tellement stupides qu’il s’agit forcément de faux noms, et ça suffit à ce que Maggie comprenne qu’Antonio lui a fait un sale coup.

Maggie est totalement énervée, et ça sent vraiment le très mauvais ship… Franchement ! Elle se retrouve tellement énervée qu’elle utilise la magie plutôt qu’une imprimante pour changer le numéro de téléphone sur les flyers d’Antonio cherchant des volontaires pour ses propres recherches. Elle est assez stupide, en plus, pour s’en vanter ensuite auprès d’Antonio, qui lui apprend donc que son sabotage est l’œuvre d’une fraternité (ou sororité ?) sur le campus.

Et la manière dont s’en veut Maggie ? Ca sent tellement le ship… Elle s’en plaint finalement à Jordan, qui passe lui aussi une bien mauvaise journée. Il découvre qu’être l’avocat d’une grande entreprise, c’est de la merde car il doit s’en prendre à des victimes qui ont bien raison de porter plainte. Le but pour Jordan et Maggie est donc de trouver un moyen de rester eux-mêmes tout en obtenant ce qu’ils veulent.

Par contre, ce qu’ils veulent, ce n’est toujours pas clair, surtout du côté des sentiments. Jordan prend enfin le temps d’en parler avec elle, mais la réponse qu’il obtient n’est pas exceptionnelle : elle insiste pour lui dire qu’elle veut une année qui soit centrée en elle et pour lui assurer que les relations avec des êtres magiques, c’est trop compliqué si elle en croit ses sœurs.

Voilà donc Maggie qui préfère finir l’épisode en rencard avec Antonio, même si ce n’est pas présenté exactement comme ça. Elle lui offre un verre pour s’excuser et lui dire qu’elle le considère comme sa Némésis, là où le type lui assure que c’est en fait l’inverse. Pauvre Jordan. Il observe cette bière partagée entre eux, et ça me rend triste. Cela me rend d’autant plus triste que Maggie a évidemment une vision où elle se voit au lit avec un Antonio très dénudé. Pff.

Avant d’aller voir Elliot, Macy se rend tout de même au QG où elle tombe sur Harry, dont le dos craque une nouvelle fois. Le pauvre est clairement en train de vieillir, et ce n’est pas un flashback nous disant qu’il ne vieillira pas qui suffira à me le faire croire. Macy et lui partent en tout cas dans le Nevada pour rencontrer Elliot, afin de voir s’il s’agit ou non d’un être magique.

Ben oui, deux runes en si peu de temps, c’est étonnant tout de même, on dirait vraiment qu’il a un lien magique avec les démons anciens qui attaquent les sœurs. Le problème, c’est que Macy est capable de le toucher sans être rejetée… S’il n’est pas un être magique, il est toutefois en possession d’une pierre en forme de boule qui semble bien magique.

Contents de leur trouvaille, Harry et Macy se téléportent donc avec et se mettent à bosser ensemble pour percer les mystères de cet orbe. Malheureusement, Macy est rapidement appelée ailleurs, parce qu’évidemment, il faut gérer Safe Space, et Harry se retrouve donc possédé par le globe.

Quand Macy finit par revenir auprès de lui, Harry est donc absorbé dans ses recherches et est à fond, mais un petit trop : elle comprend qu’il a pété un câble et n’est plus lui-même quand elle jette un œil aux notes qu’il a prises et qui ne sont que des symboles. Il lui explique que tout était simple à traduire et que les nombres contenaient des informations précises sur les lieux où trouver les prochains démons.

Oui, bien sûr. Macy remarque vite qu’il a toujours l’orbe en main et elle l’invite donc à le poser, par tous les moyens. Il est clairement en train de criser et perdre pied avec la réalité, alors elle cherche un moyen de le forcer à se reposer, avant de retourner dans le Nevada interroger Elliot. Elle ne regrette pas son voyage : elle trouve la maison sans dessus dessous et Elliot devenu aveugle dès la disparition de l’orbe.

Elle cherche donc à en savoir plus dessus, et Elliot lui assure qu’il l’a trouvé grâce à l’appel d’un ami et a pensé qu’il s’agissait d’un morceau d’OVNI. Nope. Ce n’est pas exactement ça, mais l’homme s’en veut à présent parce qu’il est devenu aveugle à cause de ça. Il avertit tout de même Macy que l’orbe agit comme une drogue sur le système nerveux.

S’il a oublié tout ce qu’il a écrit grâce à elle, l’homme demande à Macy de s’occuper d’Harry et de l’en éloigner le plus vite possible. Et une fois qu’il a dit ça, il a dit tout ce que le personnage pouvait apporter comme information, alors hop, il meurt d’un coup. C’est gros. Macy rentre en urgence au QG pour s’occuper d’Harry… et se fait menacer de mort par son copain. Enfin, c’est ce qu’on pense à l’origine, mais pour être plus précis, il lui dit simplement qu’elle va mourir, alors que lui est immortel.

L’orbe semble accentuer encore plus les insécurités d’Harry que l’on a déjà découvertes dans l’épisode précédent et qui continuent de le frapper cette semaine. Macy fait ce qu’elle peut pour venir en aide à Harry, mais ce n’est pas si simple. L’amour est finalement le pouvoir qui lui permet de libérer Harry de l’influence de l’orbe, et si c’est simple dans l’idée, ça fonctionne plutôt pas mal en vrai.

En plus, ça permet à Harry d’expliquer qu’il a été possédé parce qu’il a fait le vœu de trouver toutes les réponses à ses problèmes. À défaut, il a aidé Macy à mettre au point un programme sur son ordinateur pour traduire les chiffres correctement, menant à la conclusion hyper logique qu’il y a une sorte d’Alcatraz magique pour les pires démons… et que c’est de là que viennent tous les démons de cette saison. Ah ben ça fait un super cliffhanger.

Je n’ai toutefois pas terminé la critique de l’intrigue d’Abi, puisque c’est celle qui finit par réunir le pouvoir des trois au cours d’une même scène : Maggie rentre chez elle – à plus d’une heure du matin donc ? – pour mieux tomber sur un démon que Mel finit par maîtriser comme elle peut avec ses pouvoirs. Alors que Macy arrive à son tour et que le pouvoir des trois est sur le point de détruire ce démon, Mel se rend compte de quelque chose qu’on avait déjà remarqué : ce démon est en fait Abigail.

Heureusement qu’elle a joué avec sa bague plus tôt Abi, parce que sinon, elle aurait été dégommée par le pouvoir des trois en un rien de temps. En tout cas, tout ça ne change rien à la menace qui plane sur Abi, mais on s’arrête là pour le moment avec cette intrigue.

Reste alors à Mel de se réconcilier avec Ruby, ce qu’elles font autour d’un muffin… et là encore, la métaphore, franchement, on a connu plus subtile que ces moments de muffins dégustés. Bon, maintenant que j’ai écrit ça, c’est bizarre de signaler que j’ai faim et envie de me faire un muffin, alors je vais me contenter d’un goûter plus classique. Bon appétit.

Walker – S01E07 (express)

Épisode 7 – Tracks – 12/20
J’ai envie d’y croire parce que la série offre de super scènes à des acteurs que j’aime beaucoup, mais bon dieu, qu’est-ce que je viens de regarder ? Cela n’avait aucun sens et c’était hyper lourd dans les bons sentiments qui n’ont aucune crédibilité. Bref, il faut vraiment que j’arrête de trop en attendre.

Spoilers

Micki et Cordell enquêtent sur la mère de cette première, Adriana, après son arrestation surprise à la fin de l’épisode précédent.

Qu’est-ce que je suis en train de regarder ? Qu’est-ce que je viens de regarder ? 

Voilà vraiment les deux questions qui me sont passés par la tête devant cet épisode qui enchaîne les moments absolument incroyables, mais pas dans le sens positif du terme. Non, non, dans le sens littéral du terme : je n’y crois pas une seule seconde, même si vraiment j’essaie de garder l’esprit ouvert et d’être bienveillant avec la série qui, après tout, ne me sert qu’à me faire manger (c’est un point du Bingo !) et à manger devant.

Je ne sais même pas par où commencer. L’intrigue concernant Adriana était bien prévisible, même si j’imaginais que Micki allait reprendre contact avec une tante plutôt qu’avec une mère biologique. Le fait qu’elle se retrouve à découvrir qu’elle a eu une autre identité avant la sienne et que sa mère biologique a préféré la vendre à sa sœur, c’est gros ; beaucoup trop. Autant je suis content de voir l’actrice avoir ce rôle à jouer, parce que j’aime l’actrice et que ça fait plaisir de la voir avoir un rôle lui permettant de développer son talent et ses possibilités, autant je trouve qu’en ce qui concerne le personnage, ça n’a aucun sens. 

En plus, c’est encore tôt pour la série pour avoir ce besoin de réécrire le personnage et de nous pondre une idée comme celle-ci. Je me demande comment les scénaristes en sont venus à considérer cette idée, parce que ça la met face à une révélation qui change absolument tout son caractère et toute sa manière de voir le monde. Pour ne rien arranger, toutes les scènes de l’épisode où elle était avec Cordell – il a un prénom, autant que je l’utilise – m’ont vraiment posé problème, parce que ça y est, on dirait un vieux couple. Là encore, c’est tôt dans la série pour en être là, et c’est super dérangeant parce que j’aime bien Trey.

Franchement, le barbecue chez la mère de Micki et celle de son nouveau mec (elle a combien de secrets Adriana ?), c’était bien trop gros. Et le pire, c’est que Trey appelle Walker, et ce dernier ne lui dit même pas où il est ? Leur amitié est… étrange. Trop de secrets et de non-dits, mais la série ne les explorera pas car ce n’est pas son but.

Non, son but, c’est de nous faire une série familiale et tant pis si ça perd toute crédibilité pour cela. Vraiment, les intrigues sur les adolescents ont tendance à me faire lever les yeux au ciel… August qui offre des feux d’artifice à la meilleure amie de sa sœur et ne voit pas en quoi ça le met dans la position de son petit-ami, sérieusement ? Dans quel monde on peut organiser une telle soirée pendant un voyage scolaire ? Où et quand a-t-il acheté le feu d’artifice ? Comment est-ce que Stella peut accepter que son frère drague aussi lourdement sa pote ? 

Tu parles d’une critique express, si je continue, je vais remplir une page word de questions rhétoriques pour prouver à quel point c’était débile comme intrigue. Avant d’en arriver là, je vais donc passer à Trey qui « perd » les adolescents et en est surpris alors que pas un instant on ne le voit les surveiller. Qu’il soit leur entraîneur fait plus peur qu’autre chose, et même sa relation avec Stella était bizarre quand il lui demande des nouvelles de Trevor en début d’épisode.

Et Trevor ! Ainsi donc, on a droit à un flashback tellement mal joué et inséré que j’ai failli recracher mes pâtes (j’ai dit que je faisais de la cuisine, pas que je me concoctais le plat du siècle) où l’on apprend que sa mère est morte à cause de Duke. Soit. Mais qu’à la fin, il appelle Cordell Duke pour lui tirer dessus, c’était risible à soit. À aucun instant Walker ne semble réagir ensuite ou s’inquiéter du fait qu’il a très clairement entendu « Duke » ? Genre il lui fait juste une petite conversation amicale de beau-père là ? Et Trevor le laisse l’appeler « fils » alors que clairement il a tué sa mère ?? Ben purée.

Sinon, vous aurez bien compris que je passe sous silence l’intrigue totalement bidon et toute pétée des mecs de quarante piges qui débarquent pour faire chier des adolescents. Cela n’avait aucun sens, on ne sait pas vraiment ce qu’ils venaient foutre là ni pourquoi ils avaient l’air d’avoir envie de violer tout le monde juste pour le principe – comme si ça n’allait pas les mener en prison. C’était chouette d’avoir Cordell qui gère mieux sa colère, même si pas bien subtil, et chouette d’avoir Trevor qui joue les héros… mais bon, je ne sais toujours pas ce que j’étais en train de regarder exactement.

Entre ça et les conseils drague que reçoit August, je suis perplexe. Il y en a un autre qui a besoin de conseils drague par contre : le capitaine de Micki et Cordell se retrouve à draguer la nièce d’un type qu’il a envoyé en prison en menant une enquête pour trouver le vrai assassin d’Emily qui n’est pas qui l’on croit. Pas de bol, il se pense discret et ne l’est pas du tout. Le cliffhanger consiste donc à voir sa voiture – et celle du frère de Cordell qui mène l’enquête avec lui à Mexico – se faire cramer. Fun.


Grey’s Anatomy – S17E08

Épisode 8 – It’s All Too Much – 17/20
Écoutez, l’épisode porte bien son titre et oui, c’est vraiment trop tout ça. On a beau avoir l’habitude avec cette série, force est de constater qu’il y a des scènes et des pertes qui fonctionnent pour venir titiller le canal lacrymal. L’épisode ne réinvente rien, mais il est exactement ce qu’il fallait après la frustration et l’énervement de la semaine dernière. Allez, la série continue… pour le moment.

Spoilers

Les médecins gèrent leur deuil comme ils le peuvent, tout en gardant l’espoir d’une amélioration de l’état de santé de Meredith.



No one ever imagined we would make it this far…

Oui, personne n’imaginait que la série tiendrait aussi longtemps, Meredith, mais c’est horrible tout de même que cet épisode commence par tous les personnages gérant le décès d’Andrew comme ils peuvent. On avait bien besoin d’un autre retour de Derek et du sourire de Mer pour gérer tout ça. Quel plaisir de revenir à la plage avec ce couple culte, honnêtement.

Si tout est beau à voir, on sait toutefois que c’est signe pour Meredith qu’elle va devoir faire un choix entre revenir à la vie ou rester sur la plage avec lui, de qui elle ne peut approcher. Elle a les pieds coincés dans l’eau maintenant qu’elle voit son mari faire de la pêche, et ça fait de la peine à voir. La scène est bien écrite tout de même, avec Derek parlant de ses enfants, et particulièrement cet enfant qu’il n’a jamais pu voir, le pauvre.

De scène en scène, Derek se rapproche peu à peu d’elle, ce qui fait de belles scènes d’éclats de rire tout de même. Dans la réalité, les choses sont moins belles, tout de même : Owen fait le carton des affaires d’Andrew, et je trouve ça bizarre, mais pas autant que Teddy qui a l’impression de voir Andrew quand Cormac vient lui parler. C’est abusé, mais on nous avait dit qu’on reverrait Andrew à l’écran. Après, c’est abusé, mais elle l’a tué sur sa table d’opération, ça peut se tenir.

Enfin, ça, c’est le point de vue de Miranda, hein. Elle demande un rapport d’autopsie pour savoir ce qu’il s’est passé exactement, et ça fait choque un peu tous les médecins qui l’apprennent. Il faut dire que ceux qui l’apprennent sont Owen, Teddy et Richard. Tous ont été liés à son cas médical et Miranda leur en veut : elle a appris ce qu’il se passait trop tard pour faire quoique ce soit.

Richard a toutefois autre chose à faire que de s’opposer à Miranda : il a du mal à vivre la nouvelle du décès de son étudiant préféré, et il s’en confie à Catherine puisqu’ils sont de retour ensemble. Leur couple est chiant, mais quand il est question d’Andrew, ça marche toujours sur moi, même lorsque Catherine insiste pour dire que la vie (et la mort surtout) n’a aucun sens : elle n’a toujours pas de retour de son cancer, alors qu’elle vit avec ce risque désormais.

La bonne nouvelle redonne des forces à Richard : il se rend auprès de Miranda pour lui souligner qu’elle abuse à demander un rapport d’autopsie et forcer les médecins à devoir témoigner sur ce qu’il s’est passé dans le bloc opératoire. Franchement, ça fait partie de ce qu’il faut faire pourtant, ne serait-ce que pour leur tranquillité d’esprit aussi. Richard n’a pas envie de revenir sur tout ça, pourtant, ça fait partie des choses importantes, je trouve, y compris pour la tranquillité d’esprit des médecins concernés.

D’ailleurs, on voit bien que Teddy n’en peut plus du tout. En parallèle, elle cherche vraiment les bonnes nouvelles autant qu’elle peut. Ce ne doit pas être simple de s’occuper de proches : Teddy soigne toujours Meredith, et elle a les bonnes nouvelles qu’elle cherche : son test Covid est revenu négatif et son état s’améliore sensiblement, mais il faut maintenant que son corps résiste à toutes les conséquences et à l’arrêt de la machine qui l’aidait à respirer. Le problème, c’est que Meredith passe du bon temps avec Derek, alors elle ne réagit pas aussi bien que prévu à la baisse des sédatifs. Teddy refuse de prendre le moindre risque, au grand dam de Cormac : pourtant, c’est Meredith et elle vient de perdre Andrew, c’est bien logique.

La vie peut encore être belle, heureusement. Bizarrement, Jo a eu tellement de tristesse dans sa vie qu’elle n’a pas de quoi pleurer pour Andrew, alors que franchement, ils ont été assez proche pour qu’elle soit encore plus au fond du trou, non ? C’est totalement abusé, mais j’ai aimé la scène qui la voit nue dans son lit alors que Jackson est à poil dans son canapé, juste à côté. C’est logique : ils ne veulent pas dormir ensemble, ils sont juste des sex friends après tout. C’est du grand n’importe quoi.

Les enfants de Meredith dansent dans le jardin, loin de se douter de tout ce qu’il se passe dans le monde des adultes. Maggie a bien du mal à donner le change, mais elle a heureusement un mec qui donne tout ce qu’il a pour occuper les enfants et les éloigner des crises de larmes de leur tante.

Si tout va bien pour ce couple-là, ce n’est pas le cas pour Lincoln et Amelia quand cette dernière trouve une bouteille de whisky caché dans la maison, au sein d’une bouteille de vin rouge en plus. Lincoln lui explique qu’il fait ça pour boire un verre de temps en temps dans le garage, en fin de journée, pour décompresser en jouant de la guitare.

Humph, boire seul, ce n’est jamais bon. Le faire en cachette, c’est le début d’un problème… mais puisqu’il vit avec une alcoolique potentielle, je peux comprendre son point de vue. Amelia est quelque peu dans l’abus parce qu’elle lui tombe dessus et ne lui laisse pas vraiment le temps de s’expliquer ; elle le juge directement et le confronte comme alcoolique.

J’imagine que puisqu’elle est dans le programme et marraine elle-même, elle devrait connaître des tactiques moins invasives pour faire prendre conscience du possible problème, non ? Forcément, Lincoln prend très mal cette attaque frontale et se barre, mais pas avant d’avoir assuré qu’il reviendrait. Il a bien du bol, en pleine pandémie, de pouvoir se barrer comme ça. Après tant d’épisodes enfermé chez Meredith, toutefois, je comprends pourquoi il crise aussi vite…

Bien sûr, il se rend aussitôt chez sa meilleure amie, et ça fait du bien d’avoir ce genre de relations et scènes à l’écran : Lincoln y débarque avec sa bouteille de whisky et fait une blague sur Jackson avant même de savoir que Jackson est justement là, elle aussi. Jo est bien ravie de le voir débarquer en tout cas.

Elle vient d’annoncer à Jackson qu’elle voulait changer de spécialité, et elle le fait à présent aussi avec Linc. Jo insiste pour dire qu’elle est heureuse de ne pas être bientôt enceinte, ce qui était une bonne perche humoristique comme Jackson est là, et le trio est plutôt marrant à voir.

En revanche, la bouteille passe de Linc à Jo un peu trop rapidement au goût de Jackson, même s’il ne dit rien. Ces personnages, particulièrement Jo, ont toujours été enclin à se bourrer un peu trop facilement, après tout. Cela va poser problème avec Amelia, c’est inévitable, et il faut souligner tout de même qu’il y a problème avec ces personnages et leur manière de gérer leur consommation d’alcool.

Ce ne sera toutefois pas évoqué plus frontalement que ça par Jackson ou par le reste de l’épisode… mais les scénaristes se gardent des cartouches pour plus tard, je pense. Cela se termine en effet par une scène où Linc et Jo se font un concours de vie la plus triste. Si Jo n’évoque pas directement Alex, elle nous montre bien qu’elle n’est pas loin de la dépression à faire le tour de sa garde-robe toute nouvelle parce qu’elle avait renouvelé tout ça pour faire quelques rencards. La pauvre.

De manière très chouette, Amelia s’occupe l’esprit bien autrement : elle prend soin de Zola et l’aide à faire face à une réalité difficile et horrible. Elle lui propose ainsi un visio avec Meredith, ce que j’ai trouvé tout touchant. Par contre, la tablette qui fonctionne encore sous plastique alors que le médecin l’utilise avec des gants, j’ai du mal à y croire.

Après cette scène, c’est Cormac qui prend le relai et parle à Meredith pour lui dire que ses enfants lui passent un appel chaque jour. Cela perturbe Meredith dans sa conversation avec Derek : elle préfère en effet avoir des nouvelles de ses enfants, et Cormac les lui apporte. C’est à son tour de faire un détour par la plage avec Meredith : après tout, c’est le dernier love interest de Meredith encore debout ou en état de respirer, hein.

Il demande donc à Meredith de se battre pour rester en vie et de revenir à lui. Meredith fait donc le choix de s’éloigner de Derek, et c’est bien triste à voir. Cormac parvient à nous la ramener petit à petit à la vie. C’est déjà ça… Mais ce n’est pas suffisant : il passe tout de même une vidéo du mémorial d’Andrew, évidemment qu’elle préfère rester sur la plage à parler à Derek si Andrew est mort…

Et oui, pendant ce temps, les médecins font ce qu’ils peuvent pour réconforter Carina autant que possible – et se réconforter les uns les autres. Les internes envisagent donc une vidéo d’hommage, mais Helm a du mal à tourner son propre message et elle semble avoir de plus en plus de mal avec la pandémie : elle vit seule, elle n’a pas de love interest, c’est un personnage désespérément seule honnêtement. L’intrigue de cette semaine le montre bien.

Nous suivons aussi Maggie et son nouveau mec qui s’occupe d’un patient effrayé par la pandémie. Il a bien du mal à être à l’hôpital, par peur de choper le virus. L’intrigue a surtout une vocation comique, à nous montrer Maggie en concurrence avec son mec possiblement plus brillant qu’elle (oh, les futurs problèmes !) et un patient qui finit par courir nu dans l’hôpital. Ce potentiel comique insiste toutefois sur l’amour de ce nouveau docteur qui vient d’obtenir quelques droits à l’hôpital grâce à Maggie : il est à fond sur Maggie et il l’observe avec beaucoup d’amour en train de réconforter le patient pour qu’il accepte de se faire soigner, ou en train de consoler Helm.

Ben oui, Helm déprime et a peur de finir comme ce patient car elle n’a plus eu le moindre contact physique avec qui que ce soit depuis deux mois. Maggie force alors Helm à se lever et à se mettre dos à dos avec elle, histoire de déjà la réconforter un peu. Je ne sais pas si l’effet peut être si grand que ça aussi rapidement, mais tant mieux pour elle puisque ça semble faire effet. Si ça peut inspirer aussi les audiences qui regardent ça en plein confinement (possiblement). On sait bien qu’il y a là un véritable enjeu sanitaire et psychologique, les confinements successifs font des dégâts importants, et c’est bien que la série prenne le temps de le souligner.

En attendant, Levi doit gérer son deuil comme il peut, et il le fait en en parlant à Niko pour évacuer sa rage. Celui-ci aussi a du mal à gérer les choses, par contre. Il a pourtant Levi pour parler, mais il se refuse toujours à le faire. Les deux restent en couple malgré tout, mais j’ai vraiment toujours autant de mal avec Niko qui ne semble pas fait pour recevoir tout l’amour que peut lui apporter son mec.

Tant pis pour lui. Levi peut au moins le faire avec Miranda : il la retrouve en train de se cacher au lieu d’aller à la cérémonie organisée pour Andrew. À défaut d’un enterrement, parce qu’il y a le covid qui l’empêche, Andrew a au moins un mémorial. Oh, c’est un mémorial bien particulier, tout de même, avec tout le monde sur le parking de l’hôpital, forcés de garder les distances.

C’est absolument triste à voir, et c’est l’un des pires enterrements de séries je crois, parce que ça en rajoute encore avec la pandémie et avec les manières dont on ne peut plus enterrer les gens aujourd’hui. Tout le monde regarde donc une vidéo où les médecins lui adressent un dernier message vidéo. Un mémorial, quoi.

Certains patients sont là aussi pour voir ce qu’il se passe, et la série fait le bon choix de couper le son pour nous mettre simplement une petite musique qui suffit bien à voir les réactions de tout le monde. Bon alors par contre, les boulets qui prennent une vidéo de ce moment, j’ai du mal. La vidéo se termine par un extrait d’Andrew faisant son entretien d’embauche.

Il y parle de Carina, histoire que ce soit encore un peu plus atroce pour nous, surtout qu’elle est là. L’épisode manque sacrément en intensité de ce côté-là, d’ailleurs, mais c’est parce que Carina a géré sa peine dans Station 19, et je ne peux que vous conseiller l’épisode de cette semaine, ou au moins ces scènes-là, parce que ça rajoute à l’émotion de cet épisode, je trouve. Les personnages pleurent tous en écoutant ça, et il faut bien reconnaître que moi aussi, hein. Cela termine quand même par Andrew qui assure qu’il donnera le meilleur de lui-même…

Après tout ça, la série prend encore le temps d’une réconciliation entre Amelia et Linc, et c’était bien nécessaire. Amelia ne veut plus de secret entre eux, et Linc lui promet de ne plus en faire. J’espère bien.

Sur le parking de l’hôpital, Owen retrouve aussi Teddy, toujours assise sur un trottoir. Elle est complètement déconnectée de la réalité et en phase totale, et il y a de quoi après cet épisode, ma foi. C’est triste de finir sur elle, l’impact aurait été plus grand sans les dernières scènes de l’épisode, si on avait simplement terminé sur le mémorial. Mais bon.

Concernant le deuil de Carina :

Station 19 – S04E07

Épisode 7 – Learning to Fly – 17/20Vraiment, cette saison me plaît beaucoup plus que les précédentes, c’est assez dingue. L’intervention de la semaine est complètement naze, mais elle permet d’avoir pile ce qu’il faut pour que les personnages évoluent et pour que l’épisode soit passionnant de ce point de vue-là, qui reste mon préféré…

Station 19 – S04E07


Épisode 7 – Learning to Fly – 17/20
Vraiment, cette saison me plaît beaucoup plus que les précédentes, c’est assez dingue. L’intervention de la semaine est complètement naze, mais elle permet d’avoir pile ce qu’il faut pour que les personnages évoluent et pour que l’épisode soit passionnant de ce point de vue-là, qui reste mon préféré dans les séries. En plus, dès les premières secondes, on a aussi ce qu’il faut en émotion avec les conséquences de la semaine dernière.

Spoilers

Les pompiers viennent en aide au gourou d’une secte persuadé qu’il peut voler, alors que Maya prend quelques jours pour aider Carina à faire son deuil.


Cet épisode fait suite au crossover de la semaine dernière :

If you don’t put your mask back on, you’re gonna be high on covid.

Carina est en pleine dépression et ne parvient pas à trouver de position confortable pour elle. Quand c’est trop confortable, elle a envie de pleurer, et elle n’en peut plus de pleurer. L’actrice joue si bien son deuil. Maya l’oblige alors à crier, ce qui est bien une manière hyper américaine de gérer les choses, mais qui ferait du bien à Carina – en plus, les pleureuses italiennes aussi existent, donc ce n’est pas si américain comme gestion du deuil.

J’ai tellement de peine pour elle, et pour Maya qui ne sait pas comment lui venir en aide, parce qu’aucune aide n’est possible. Bon, en revanche, Carina est hyper inactive alors qu’on sait bien qu’en cas de décès il y a un milliard de démarches administratives. Et en temps de pandémie + à l’étranger, je ne sais pas comment elle peut faire.

Elle non plus elle ne sait pas comment faire : elle n’a pas encore prévenu ses parents. Comment on annonce à son père le décès de son enfant, par meurtre, comme ça, à distance… En fait, Carina prend soudainement conscience de tout ce qu’elle doit faire, de son envie de crier et de son incapacité à le faire. Bref, elle finit à nouveau dans la douche.

Maya prend donc le relai autant qu’elle peut et passe un tas d’appel, tout en tentant de lui faire un sandwich parce qu’il faut bien que Carina mange un peu. Elle ne dort pas, elle ne crie pas, et elle a bien besoin de Maya pour passer tous les appels annonçant le décès d’Andrew. Le seul problème, c’est qu’elle ne peut pas appeler les parents de Carina pour autant – et aussi que bon, il faudrait commencer par le père quoi.

Le problème, c’est que Carina traverse toutes les étapes du deuil et Maya a bien du mal à la comprendre et la suivre. Elle la réconforte trop, et Carina ne veut surtout pas être dans une position trop confortable par crainte de se remettre à pleurer. C’est horrible pour Maya qui se retrouve en permanence rejetée alors qu’elle ne veut qu’aider. Elle fait tout bien comme il faut Maya, c’est étonnant venant d’elle, mais ça fait un sacré épisode touchant.

Sans trop de surprise, Carina passe par une phase où elle se blâme pour ce qui est arrivé à son frère, parce qu’elle n’a pas réussi à l’empêcher de monter dans le train. Je comprends un peu mieux pourquoi cette intrigue était casée dans l’épisode de la semaine dernière finalement, parce que ça marche bien pour le développement de Carina, qui fait désormais partie du casting de cette série. Elle est tellement touchante, et Maya aussi.

Carina finit par passer le coup de fil à son père, et ça se passe encore plus mal que prévu : son père est déjà au courant, depuis deux jours, mais il ne l’a pas appelé. On en arrive alors aux grands remèdes pour les grands maux : Maya emmène Carina à la caserne, déclenche l’alarme du camion (bon dieu, elles vont finir sourdes) et la force à hurler. La scène a fonctionné sur moi, peut-être parce que je suis fan de Carina depuis le départ, mais c’est tellement triste, franchement. En tout cas, grâce à tout ça, Carina trouve enfin le sommeil – et Maya prend le risque insensé de lui faire un câlin à ce moment-là ? Beaucoup trop mignon, certes, mais aussi beaucoup trop risqué.

Loin de tout ça et de ce deuil atroce qui mériterait tout l’épisode tellement l’actrice est incroyable, Vic est déprimée elle aussi, mais pas tellement pour Andrew, donc. Elle le connaissait, mais pas apparemment pas assez. Elle est plutôt obsédée par ce qu’il s’est passé à la mi-saison, et pour se changer les idées, elle préfère faire du jogging et être réconfortée par son beau pompier heureux de lui annoncer qu’il vient de passer sa matinée à courir en espérant la croiser à nouveau.

Cela marche pour lui autant que pour elle qui lui confie qu’elle avait bien envie de le croiser pour accepter son rencard cette fois, et il n’en faut pas plus pour qu’il tende la main vers elle. En temps de pandémie, c’est déjà quelque chose d’assez énorme.

Quand elle revient à la caserne, elle est en tout cas heureuse de l’annoncer à Travis et Emett. Oui, Travis se fait tester à l’hôpital par Emett, ça tombe bien dis donc. J’ai eu du mal à le reconnaître avec sa tenue, mais j’aime bien le fait qu’il soit encore hyper impliqué dans la vie de la caserne. En plus, ça aide aussi à normaliser énormément le PCR d’avoir ce genre de scènes (c’est plutôt un antigénique, cela dit ?).

Cela normalise aussi énormément l’amitié entre Travis et Emett. Ils sont ex, mais ils ont l’air de bien vivre tout ça, partageant leurs anecdotes de vie et les facilités à mentir ou se convaincre des mensonges de ses proches. Cela tombe bien, parce que la série nous ramène justement le père de Travis. Il tente de se faire pardonner et d’évoquer son mensonge de vie à travers plein de prétextes, ce qui ne plaît pas du tout à Travis. Le fils envoie donc son père se faire voir et part en intervention.

En parallèle, Andy et Robert sont toujours bien heureux au lit, et c’est un peu abusé parce que j’imagine qu’ils sont toujours chez Maya où Carina est en pleine dépression. Enfin, laissez-moi reformuler : ils ont raison et droit d’être heureux, mais ils pourraient être plus discrets, peut-être. Je ne sais pas, un peu de respect pour le mort ? C’est perturbant, j’imaginais un peu plus de focus sur Andrew. Bon, bref, on a ce qu’il fallait avec Carina.

Leur couple fonctionne bien en tout cas, même s’il y a toujours des problèmes : Maya reste avec Carina, laissant ainsi Andy en charge de la caserne, ce qui place Andy en boss de son mari. Et c’est toujours perturbant quand elle lui rappelle qu’il n’est qu’un bleu, quoi. Il est de retour en bas de l’échelle après tout, donc c’est bien normal que Jack insiste pour qu’il soit remis à sa place par Andy.

C’est bien. Et c’est important pour Jack qui est déjà assez énervé de constater que lui aussi est lieutenant mais ne peut être mis en position de capitaine lorsque Maya est absente. Le pauvre. Il passe une sale journée en plus, parce que du coup, c’est lui qui se retrouve dans le feu de l’action pendant l’intervention. Et quelle intervention. C’est quelque chose, tout de même : cette semaine, il se retrouve ainsi forcé de « danser plus fort » pour plaire à un gourou menaçant de se suicider en sautant d’un toit devant tous ses disciples dansant bizarrement aussi.

Cela amuse Vic de voir Jack danser comme ça, alors elle le prend en photo avant de s’occuper d’un disciple qui se blesse en tombant d’un arbre. C’était marrant à voir, surtout que l’homme voulait continuer de danser, et les scénaristes ont bien fait de choisir Jack, parce qu’il avait bien besoin de ça pour décompresser.

Oh, il est pourtant plutôt dans une position de vie relativement chouette, puisqu’en début d’épisode on l’a vu avec sa nouvelle famille en visio avec la grand-mère, et tout allait bien. Le problème, c’est qu’il s’empêche d’être heureux et que le gourou le sent bien. Dès qu’il en a l’occasion, le gourou saute donc et se fait acclamer par ses disciples heureux de le voir survivre à sa chute. En effet, il saute pour prouver qu’il est capable de voler, mais seulement une fois que les pompiers ont mis en place ce qu’il fallait au sol pour le sauver.

En revanche, il y a un autre problème avec cette intervention, souligné dès le départ par Robert : ils ont besoin de bosser avec la police. Ce n’est pas bien grave en théorie, et ça commence plutôt normalement, mais inévitablement, le collègue du sale flic raciste absolument atroce introduit il y a deux épisodes finit par arriver lui aussi sur place – précisément au moment où Dean se fait lécher le front par un disciple.

Dean est inévitablement énervé, surtout qu’il voit les flics se comporter bien différemment avec les disciples de cette secte, blancs. Les excuses du collègue du flic ne suffisent pas tellement pour Miller, même s’il apprend que le flic raciste est suspendu. Robert fait ce qu’il peut pour tenter de convaincre Dean de rebosser avec le reste des flics, mais il a du mal à s’y faire malgré tout. C’est une scène qui fonctionne bien : bien sûr que ça pose des problèmes pour travailler ensemble tout ça.

Pourtant, le flic semble faire tout ce qu’il faut, mais bon, ça n’empêche pas Dean d’entendre les autres flics appeler les membres de cette secte « monsieur » quoi. Cela change beaucoup de la manière dont il a été traité, et ça le refait changer d’avis sur ce qu’il veut faire face à tout ça, même lorsque Vic et Ben font ce qu’ils peuvent pour le convaincre de tenter de changer le système. Dean en a marre d’être celui censé faire les efforts pour changer le système cependant. Effectivement.

Suite au décès d’Andrew, Ben a envie de reprendre le travail, mais en y allant le plus lentement possible, évidemment. Andy lui permet donc de rester à l’accueil de la caserne, ce qui n’est pas la garantie d’une journée pépère, loin de là. Ben se retrouve ainsi à enfreindre les règles une fois de plus pour venir en aide à un homme atteint du HIV qui s’est salement coupé le doigt.

L’homme est terrifié à l’idée d’aller à l’hôpital alors qu’il est immunodépressif, alors Ben fait ce qu’il peut pour lui venir en aide à l’intérieur de la caserne, évidemment. L’intrigue était principalement bavarde, mais elle fonctionne bien, avec un homme très sympathique et donnant ses conseils comme il peut à Ben pour qu’il gère le covid, le stress, ses deuils.

Celle qui est pourtant la plus à-même de tout gérer est cependant Vic, apparemment : son flirt avec son pompier se déroule à merveille dans cet épisode. Elle brise les protocoles pour obtenir le numéro de celui qu’elle espère voir devenir son mec et il l’envoie balader parce qu’il est sur le point de rencontrer quelqu’un… et ça tombe bien, parce que ce quelqu’un, c’est Vic ; et il lui ramène des fleurs.

Malgré tout, ils décident d’attendre le mercredi suivant pour se voir, histoire d’avoir eu un test covid avant. Mouais, ils en font toutes les gardes, sont-ils vraiment à ça près quand Vic en a fait un le matin même ?