Charmed (2018) – S03E07

Épisode 7 – Witch Way Out – 18/20
S’il y a toujours de grosses ficelles et facilités scénaristiques dans cet épisode, je trouve que la série propose ici un épisode plutôt sympathique avec un mystère prenant et une formule qui change de ce à quoi la série nous a habitués en faisant fi des duos habituels. Et c’est tant mieux, car ça parvient à brouiller les pistes et le temps qui passe comme les scénaristes semblaient le vouloir. Bien joué !

Spoilers

Alors que Maggie n’est pas très contente de sa séance de méditation, elle découvre vite qu’elle est bien seule dans le manoir… et dans la ville ?


Hopefully not here, wherever here is.

C’est reparti pour cette série, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu d’épisode dis donc… J’espère tout de même que ça m’énervera moins qu’hier avec l’intrigue de Maggie et Antonio. On reprend cependant avec Maggie en pleine méditation, et sa méditation se transforme à nouveau en prémonition de son futur mec à poil. Cela ne lui convient toujours pas par contre.

Alors qu’elle découvre des problèmes de plomberie dans la cuisine, Maggie se rend compte qu’elle est seule dans la maison. Entre ça et le flou de l’image tout autour d’elle, on comprend vite que Maggie est encore dans son état de méditation. D’ailleurs, on le comprend bien plus vite qu’elle, parce qu’il faut tout de même qu’elle se rende jusqu’à Safe Space pour comprendre qu’il n’y a personne d’autre en ville. Euh, je ne sais pas, et sur la route, Maggie ?

En parallèle, Macy se réveille à son tour au manoir, désert et se retrouve bien vite à Safe Space, rien qu’en passant la porte. Je me demande si le set est vraiment comme ça, mais le montage semble suggérer que non. En tout cas, elle a bien vite les réflexes de scientifique qui reviennent au galop : elle enregistre toutes les pensées qui lui passent par la tête, au cas où.

Rapidement, elle découvre toutefois des gouttes de sang au sol, même si elle y voit au moins un point positif : s’il y a du sang, c’est qu’il y a quelqu’un. Quand elle remonte la piste, elle se retrouve toutefois dans le jardin du manoir plutôt que vers le QG. C’est embêtant, parce qu’il y a encore plus de sang dans le jardin, avec une vitre brisée et un t-shirt maculé de sang qui inquiète Macy appelant désespérément ses sœurs.

De son côté, Mel est aussi seule dans un monde désert, et elle entre dans le manoir en utilisant aussi un t-shirt (à moins que ce ne soit un chiffon ?) maculé de sang, comme celui également ramassé plus tôt par Macy. Dans le hall de la maison, elle se concentre principalement sur un cadre photo… J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait de son père, sauf que finalement non, parce que Mel ne le reconnaît pas. Moi, j’ai oublié à quoi il ressemblait, franchement.

Elle est toutefois surprise par un bruit qui lui fait relever la tête et lui permet de se rendre compte que Macy est là elle aussi. Elle galère quelque peu à la rejoindre, parce qu’elle a la mauvaise idée de passer par une porte. Or, chaque porte les mène dans une nouvelle pièce à chaque fois, ce qui explique aussi pourquoi Mel a voulu casser une fenêtre pour rentrer dans la maison.

Un petit détour de labyrinthe plus tard, Mel arrive dans le jardin et les deux sœurs peuvent partager leur confusion sur l’endroit. Elles n’ont pas beaucoup de théorie pour expliquer ce qu’il leur arrive, mais elles suivent leur instinct et les bruits chelous qui se font entendre dans l’abri de jardin. Au moins, ça les mène directement à Maggie.

C’est une bonne chose, en théorie. En pratique, Maggie est devenue amnésique : elle ne se souvient pas de ses sœurs, a des goûts toujours aussi douteux qui s’expriment désormais dans ses vêtements et a oublié qu’elles étaient allergiques les unes aux autres. Pourquoi pas ? Cela perturbe complètement les sœurs, mais Macy reste méthodique et Mel fait ce qu’elle peut pour suivre les pensées incohérentes de Maggie qui leur assure qu’elles doivent se méfier des « tic, tic, boum » ; des flashs de lumière provoqués après un avertissement sonore.

Maggie mène ensuite ses sœurs dans une salle de réunion où elle leur présente ses amis – des objets. Ses deux sœurs tentent alors de lui rappeler qui elles sont et ça aide peu à peu Maggie à se rappeler de sa vie. Cela fonctionne tellement bien d’ailleurs que Maggie finit par créer un souvenir qui se projette devant les sœurs. Oui, la série nous fait un flashback qui leur permet de découvrir une scène où Jordan est dépité d’apprendre de Macy que leur projet ne se fera pas.

Le flashback est provoqué en grande partie par une étiquette indiquant « Macy Vera » sur un sac contenant le repas de Macy. C’est Maggie qui le tient et ne comprend pas pourquoi il est écrit « Vera » plutôt que « Vaughn ». Les sœurs parviennent tout de même assez vite à la conclusion qu’elles sont dans la fameuse prison magique évoquée dans le cliffhanger précédent – et ça nous donne l’impression d’avoir manqué un épisode, limite.

Seulement, ce n’est pas le cas : les scénaristes sont juste en train de se jouer de nous et ça fonctionne. Ils jouent aussi avec les sœurs qui décident de ne plus se séparer pour mieux l’être aussitôt par la prison qui semble comprendre d’elle-même que les sœurs risquent bien de réussir à s’enfuir. Mel se retrouve alors seule dans le salon de la maison, et c’est con quand la théorie était justement de ne plus jamais se retrouver seule.

Mel assure qu’elle pourra retrouver ses sœurs et s’échapper, mais c’est sans compter sur le sol qui se transforme en… parquet mouvant ? Elle est tellement stressée qu’elle en oublie son prénom – heureusement qu’elle développe tout à voix haute – et se fait aspirer par son parquet bien vite.

Macy, quant à elle, est toujours au QG et elle ressort aussitôt son portable pour prendre des notes audios. Si elle veut retrouver ses sœurs au plus vite, ce n’est pas mince affaire : les escaliers du QG sont infranchissables. Elle a beau les monter, la prison la renvoie toujours en arrière. Petit à petit, elle oublie bien sûr ce qu’elle fait là et finit par arrêter de tenter de monter les escaliers.

Pour se souvenir de ce qu’il se passe, elle décide donc d’écouter ses notes audio… pour mieux tomber sur de la musique qui la fait danser de la tête, et tout oublier du reste.

On retrouve enfin Maggie dans sa chambre, où elle trouve une photo d’elle et Antonio tout heureux dans les bras l’un de l’autre. Le seul problème, c’est que cette photo n’a jamais existé, et ce moment non plus. Cela permet à Maggie de comprendre un peu mieux le fonctionnement de la prison. Elle médite à nouveau, et ça la ramène en arrière dans un souvenir. Clairement, il s’est passé des choses depuis le dernier épisode.

Alors qu’elle parle avec Macy dans Safe Space, Antonio débarque pour lui proposer un nouveau rencard, ce que Maggie refuse, terrifiée à l’idée de perdre son année. Heureusement, Macy est de bons conseils avec Maggie, qui se réveille à nouveau dans sa chambre, mais qui, cette fois, entend Mel l’appeler au secours.

Par contre, quand elle descend l’escalier, elle retourne bien malgré elle au QG. Au moins, elle y retrouve Macy, la vraie cette fois, toujours à écouter sa musique. Il ne faut pas longtemps pour que Macy retrouve ses souvenirs grâces à Maggie et pour que les deux sœurs se concentrent à nouveau sur Mel. Celle-ci est sauvée in extremis par ses sœurs, mais bien simplement tout de même, grâce à une lampe.

Une fois que c’est fait, les filles décident de se concentrer au maximum sur tous les détails chelous pour trouver comment se barrer de la prison dans laquelle elles sont probablement. C’est bien trop simple : Mel a l’élément qu’il faut pour ça, la photo dans le hall. Il s’agit finalement d’un inspecteur qui avait pour charge d’effectuer un audit pendant son cours, ce qu’un souvenir de Mel nous révèle et révèle en même temps aux sœurs.

Celles-ci suivent toute la journée de Mel, qui se démerde pour être toujours plus clichée et pour perdre bien vite son job. Ben oui, elle se plaint à la doyenne de la fac d’avoir l’impression d’être attaquée parce qu’elle a refusé de faire étudier son cours. Il n’en faut pas plus pour qu’elle finisse par s’en plaindre publiquement, avant d’être dégoûtée que ça finisse sur internet. Euh ? C’est le principe d’un espace d’expression publique dans une fac, non ?

Sans qu’on ne sache trop pourquoi ou comment, le flashback mène ensuite les sœurs à découvrir la manière dont elles sont entrées dans la prison : chacune leur tour, parce qu’elles ont essayé ensemble une formule qui ne fonctionnait pas, alors qu’individuellement, ça le faisait. La formule, elles y sont parvenues grâce à la tablette d’écriture ancienne. La solitude, elle s’explique par Mel se disputant avec Macy juste après une première tentative, parce que Macy lui reproche d’avoir parlé en public si elle tenait tant à son job. Effectivement.

Maggie a donc essayé seule d’entrer dans la prison – et on doit en déduire que ses sœurs aussi. Ayant entendu la formule imprononçable, les sœurs se décident tout de même à la réciter au sein de la prison, dans l’espoir de pouvoir en sortir. Les trois sœurs se retrouvent aspirées bien vite et sont toutes heureuses de sortir de la prison si rapidement. Elles en oublient toutes les disputes et se réconcilient bien vite – mais Mel a perdu son job quand même. La musique en arrière-plan est sympa, mais Mel remarque soudainement une photo qui la fait douter.

On entend alors un « tic tic boum » supplémentaire et on comprend que l’épisode n’est pas terminé : elles sont encore au sein de la prison, et ça, ce n’était pas prévu. J’avoue que je me suis fait avoir aussi : j’avais l’impression que ça faisait bien quarante minutes, même si ça faisait bizarre comme fin.

En tout cas, la photo des sœurs et de leur mère fait de la peine à Macy qui se rend compte une fois de plus qu’elle n’est pas tout à fait de la famille. En même temps, ça vaut mieux, parce que les photos de famille sont des photoshops dégueulasses. Pas étonnant que Maggie en arrive à la conclusion qu’il pourrait être pas mal de le détruire.

Le but est de réussir à tordre la réalité au point d’être mis face à face avec les monstres qu’elles entendent. C’est expliqué bien rapidement et j’ai un peu l’impression qu’on nous force à se dire « OK pourquoi pas », mais franchement… OK pourquoi pas. Les sœurs parviennent vite à se téléporter sur ce qui semble être le toit d’une prison démoniaque dans une dimension parallèle, prison dans laquelle il y a de nombreux monstres.

Un autre tic tic boum leur permet de découvrir une nouvelle brèche, alors qu’elles sont clairement pressées par le temps. Je ne sais pas, ce sol m’a donné le vertige, mais elles ont réussi à courir comme si de rien n’était vers la brèche. Bien sûr, s’enfuir de prison n’est pas si simple : un démon débarque pour les empêcher de sortir. Cela ne fait pas peur à Maggie qui propose à ses sœurs de traverser le monstre au plus vite, parce qu’elles l’ont déjà vaincu une fois, donc il ne peut être là.

Et hop, elles traversent et se retrouvent sur Terre, dans un endroit inconnu où les attend… Harry, qui est fier de les retrouver et de leur annoncer qu’elles sont de retour à la maison, mais je ne suis pas si convaincu que ce soit si simple. Purée, il restait encore beaucoup de temps à l’épisode finalement ! Les sœurs referment la brèche vers la dimension de la prison, puis Harry les prévient que tout ça ne peut être que temporaire. Quant à la brèche, il a réussi à la trouver grâce à une formule de Fibonacci et quelques calculs.

En gros, la brèche s’ouvre selon des temps et coordonnées précis, donc elle peut être traquée. C’est une bonne chose pour pouvoir surveiller les monstres qui en sortiront, par contre, si c’est à chaque « tic, tic, boum », ça va faire beaucoup de monstres. Les sœurs sont toutefois déviées de ce problème quand les portables se mettent à sonner car elles ont un tas de notifications – on notera qu’elles sont censées avoir vécu 42 jours dans la prison, donc les portables sont extra niveau batterie ?

Harry les prévient qu’elles sont parties seulement quatre heures, mais qu’elles ont pu vivre le temps différemment. Les portables ont vécu ça comme quatre heures pourtant, apparemment. Ah, et si elles ont tant de notifications, c’est simplement parce que Mel est devenue une star des réseaux sociaux. Persuadée d’avoir perdu son job, Mel se rend donc à la fac le lendemain et y croise un tas d’étudiants tous contents de la saluer. Kevin, en particulier, est heureux de la retrouver et se comporte avec elle comme avec une amie plutôt que comme avec une prof.

Il lui annonce que la doyenne s’est fait mettre en congé grâce à Mel et au mouvement qu’elle a provoqué sur les réseaux sociaux. Il n’en faut pas plus pour que Mel comprenne qu’elle a gagné. C’est gros et trop simple, mais la série ne veut pas se prendre la tête, ce n’est pas nouveau. D’ailleurs, il se passe la même chose à Safe Space avec Macy, puis avec Maggie qui se remet à méditer pour claquer la porte au nez d’un Antonio toujours à poil et en serviette dans sa vision. C’est bien, j’espère que ça continuera dans ce sens, mais je n’en suis pas convaincu…

Les sœurs en arrivent à la conclusion qu’elles sont bien à la maison, et qu’elles sont contentes de savoir comment entrer et sortir de la prison. Loin de pouvoir fêter cette petite victoire en paix, Harry leur rappelle que la brèche vers la prison continue de s’ouvrir régulièrement et que des monstres en sortent tout aussi régulièrement.

Les filles en arrivent ainsi à la conclusion que de plus en plus d’anciennes menaces risquent de ressurgir. On frappe alors à la porte, comme dans la prison, mais il s’agit simplement de Jordan, terrifié. Cette semaine, la série nous quitte alors sur un excellent cliffhanger, avec un monstre qui hurle derrière la porte. Hâte d’en voir plus au prochain épisode – mais lundi prochain sera chargé en épisodes avec des retours d’autres séries, alors on verra bien !

The Walking Dead – S10E20

Épisode 20 – Splinter – 16/20
Eh mais… c’était beaucoup trop court ? C’est tellement rare que je dise ça de cette série dont les épisodes sont toujours super lents, mais là, pour une fois, je n’ai pas vu venir le cliffhanger car je pensais qu’il restait encore du temps. Pas convaincu au départ par le concept de l’épisode, j’ai fini par m’y faire et accrocher beaucoup en cours de route. La série nous propose en effet de suivre un personnage qui pourrait devenir l’une de mes préférées par la suite, parce qu’elle est drôle et touchante. Bref, un bon épisode. C’est vraiment une semaine sur deux…

Spoilers

Princess se retrouve prisonnière, isolée de ses nouveaux amis qu’elle cherche à rejoindre par tous les moyens.


Maybe that’s the only sane response to an insane world, you know what I’m saying?

Je ne croyais vraiment pas qu’on reviendrait un jour au cliffhanger de la saison, surtout pendant cette saison 10B, mais pourtant c’est bien ce qu’il se passe, avec un épisode centré sur Princess, apparemment. Bon, elle n’est pas mon personnage préféré à être un cliché sur pattes de personnage de comics, mais admettons, ce n’est pas si désagréable que ça de la suivre, je trouve.

L’épisode reprend exactement là où la saison 10 s’était terminé avec les personnages de Yumiko, Eugene, Ezekiel et (donc) Princess coincés au milieu d’un stade par des gardes. Ceux-ci n’ont pas du tout l’intention d’être bavards et nous séparent sans ménagement les personnages. Comme Princess résiste, Yumiko s’inquiète pour elle et tente de revenir vers elle. Je ne vois pas trop d’où une telle amitié existe entre les deux, Yumiko est plutôt du genre maligne d’habitude. À faire ça, elle s’attire juste la rage des gardiens là.

Rapidement, Yumiko est donc assommée et ça énerve encore plus Princess qui, malgré tout, se laisse faire et est emmenée dans une cellule. Ressassant en boucle ce qu’il vient de se passer, elle tente de compter le nombre de mètres carré de sa cellule, puis fait taire sa crise d’angoisse en récitant comme elle peut… ses capitales d’état, c’est ça ? Elle alterne l’anglais et l’espagnol, c’est perturbant.

En tout cas, la nuit promet d’être longue dans cette petite cellule. Elle observe comme elle peut ce qu’il se passe en-dehors de celle-ci, entendant Ezekiel (Eugène ?) être emmené au loin. Par chance, elle est confinée dans une cage en bois, ce qui lui permet de voir un peu l’extérieur, à travers les planches.

Elle essaie ensuite d’ouvrir davantage l’un des murs de sa cellule, mais c’est un mur intérieur qui mène a priori auprès de Yumiko. Mouais. Elle ne fait que l’entendre, et je sens que tout est dans sa tête. Yumiko est blessée, elle ne peut donc pas se lever pour se montrer à Princess… Tout est dit non ? C’est clairement une invention de Princess, surtout que Yumiko dit à Princess de juste faire ce que les soldats lui disent.

Mouais, mouais, mouais. Même si Yumiko lui demande de ne rien faire pour la rejoindre, Princess s’oblige à élargir autant que possible le trou dans les planches entre les cellules, lui racontant au passage sa vie. Comme dans chaque épisode depuis le début de cette seconde partie de saison, on a donc un long monologue pas bien passionnant en guise de flashback. Par contre, il faut bien reconnaître que ça passe mieux que les flashbacks ces papotages, surtout là où l’on voit Princess motivée à faire un truc impossible et improbable.

Petit à petit, Princess s’enferme en plus dans son roman, imaginant des choses qui ne sont pas là. Elle est vraiment un personnage particulier, et c’est étonnant d’avoir un de ces épisodes de cette saison 10B se concentrant sur elle. Il y a tellement à faire avec ce casting, pourtant. Bref, Yumiko finit par s’évanouir dans la cellule à côté, et ça fait flipper Princess.

Il faut dire qu’elle entend Yumiko se faire traîner loin de sa cellule, ce n’est jamais bon signe. Moi, je n’arrive pas à savoir quoi penser de Princess. D’un côté, l’épisode est lent et me soule pas mal ; de l’autre, j’ai envie de croire en son potentiel et j’accroche bien à son délire. En attendant, la nuit passe et on retrouve Princess une fois le soleil levé. C’est frustrant !

J’aurais aimé la voir au soleil levant pour de vrai, mais bon. La journée nous révèle donc que Princess est enfermée dans un wagon de train, ce qui avait possiblement été dit plus tôt, mais je n’ai pas les sous-titres et je n’ai pas bien entendu ce qu’avait dit Yumiko. Cela ne change pas grand-chose de toute manière.

En tout cas, au petit matin, Princess découvre que du côté opposé à celui où était Yumiko, il y a une ouverture mal camouflée dans le wagon. Elle peut facilement s’échapper de sa « cellule » qui n’a plus rien d’une cellule, mais ça ne plaît pas du tout à Eugène. Celui-ci est en effet dans le wagon d’à côté, et il la voit tenter de s’enfuir.

Il n’a pas envie qu’elle y parvienne, parce qu’il a peur que cela ruine leur possibilité de s’intégrer dans une communauté qu’il continue de considérer comme amicale. Ben voyons. Malgré tout, Princess retourne dans sa cellule, et juste à temps pour qu’elle puisse voir la porte s’ouvrir. On l’emmène alors passer un interrogatoire, mais pas avant de la dénuder complètement, allons savoir pourquoi.

Princess garde la face tout de même, demandant à ce qu’on s’occupe de l’écharde qu’elle a dans le doigt depuis la veille. La pauvre. Oui, cette écharde étant le titre de l’épisode, il faut tout de même souligner que c’est un point important, à la fois dans son passé et son présent. Celle-ci elle la sort de son wagon et de sa nuit à tenter de percer de la paroi qui pourrait la mener à Yumiko.

Yumiko est désormais son obsession pour tout l’épisode : elle refuse ainsi de répondre aux questions qu’on lui pose, préférant en poser à son tour sur le sort de Yumiko, dont elle ne donne pas le prénom. Si elle fait tout ce qu’on lui dit, elle refuse en effet d’être celle qui balance toutes les infos. Et puis, en plus, Yumiko lui a dit de ne rien dire.

À force de refuser de répondre et d’être chiante à ne parler que de Yumiko pour qui elle s’inquiète, Princess se prend une bonne droite, qui la laisse dans les vapes. C’est l’occasion pour nous de découvrir qu’elle est une ancienne femme battue, parce qu’elle s’en confie ensuite à Ezekiel. Oui, à son réveil dans son wagon, Princess est apeurée de voir que Yumiko n’est toujours pas de retard et qu’Eugene a été emmené à son tour, mais par chance, Ezekiel débarque miraculeusement comme le messie, en tombant du toit.

S’il est pressé de partir, il prend malgré tout tout son temps avec Princess, s’asseyant même au sol avec elle, histoire de partager une conversation intéressante sur la place de Princess dans le groupe qu’elle vient juste de rejoindre. Leur conversation est interrompue par un garde qui apporte à manger à Princess et qui va vite le regretter.

Ezekiel a en effet le temps improbable de sortir du wagon pour revenir par surprise et assommer le gardien, ce qui leur offre l’occasion parfaite pour questionner ce garde. Princess est heureusement un peu moins méchante et violente qu’Ezekiel, ce qui fait qu’elle incarne le gentil flic dans cette scène. Bon, le gardien n’apprend pas grand-chose à nos amis, mais il assure que la communauté est plutôt bienveillante et qu’ils doivent juste attendre le moment où ils seront prêts.

Le gardien assure n’être qu’un bleu et n’avoir pas plus d’informations que ça, cela dit, et il en profite pour signaler que son flingue n’a pas de munition, ce qui est suffisant pour déstabiliser un instant Princess. Le garde peut ainsi la frapper à nouveau, et tant pis si Ezekiel lui a promis que plus personne ne la blesserait jamais. Enervé, celui-ci s’acharne donc sur le garde… jusqu’à ce que Princess comprenne qu’il n’a jamais été là finalement.

Eh, ça fonctionne bien à partir de ce moment-là pour cet épisode qui nous révèle qu’en fait Princess est encore plus dans la merde que prévu : elle a tout inventé depuis le début… En effet, Ezekiel n’est pas avec elle : elle l’a inventée, comme elle a inventé Yumiko et Eugene. Elle est folle, même si elle assure que ce n’est pas ça qui explique ce qui vient de lui arriver. Elle a plusieurs problèmes de santé et le fait d’être enfermée comme ça ne l’a pas aidée à y voir beaucoup plus clair.

Je trouve ça intéressant comme intrigue, par contre je n’ai pas été fan de la scène où elle décide de faire demi-tour en parlant à un Ezekiel qu’elle sait imaginaire. C’était marrant de voir l’ex-roi tout pote avec des zombies, mais ça nous faisait perdre du temps inutilement. La scène où elle libère le garde dans le wagon est bien plus intéressante, parce qu’elle sympathise ensuite avec lui. Le libérer, c’est une première étape, mais elle lui rend ensuite son flingue et répond à toutes ses questions sur Eugene, Yumiko et Ezekiel.

Ces trois-là sont encore en vie, comme elle va le découvrir juste après… mais nous n’en saurons pas beaucoup plus : ils sont cagoulés, et elle aussi se fait encagoulée pour être emmenée ensuite on ne sait trop où. Et on n’est pas près d’avoir la réponse en plus, j’imagine !

 

Debris – S01E03

Épisode 3 – Solar Winds – 17/20
J’aime toujours les personnages mais, en plus, cette fois, j’aime également l’intrigue qui m’a vraiment passionnée avec son petit côté 4400, en quelque sorte. La série est une surprise perpétuelle pour le moment, je trouve que chaque intrigue est vraiment bien pensée pour être aussi inédite que possible, tout en faisant penser à d’autres séries ou œuvres de fiction. J’aime vraiment ce qu’elle peut être, même si elle semble pour l’instant être timide et ne pas trop se dévoiler. On sent l’ambition qu’il y a derrière, j’espère qu’elle sera renouvelée, car il y a de quoi faire, c’est évident !

Spoilers

Un étrange écran en deux dimensions apparaît au milieu d’un pré de l’Ohio.


I see your lights.

Avec un titre pareil, j’ai espoir de pouvoir avancer au moins un peu mon Bingo Séries, parce que les points sur le soleil, c’est la catastrophe là (et ça continue avec cet épisode, mais je ne le savais quand j’ai écrit ces lignes d’introduction) ! En tout cas, je me lance dans cet épisode avec plaisir, parce que la série arrive à me donner envie de revenir pour ses mystères, même si je ne suis pas encore à fond dans l’intrigue globale qui est proposée.

Cette semaine, l’épisode commence par l’apparition d’un étrange écran flou au beau milieu d’une prairie, et ça perturbe beaucoup la femme qui le découvre. Elle s’en approche, cherchant à comprendre ce qu’il se passe, envoie une pierre à travers et… est apeurée comme jamais quand elle voit une étrange silhouette venir se plaquer contre la paroi pourtant non solide qui se dresse devant elle. C’est surprenant, effectivement.

On retrouve Bryan dans un IRM au début de cet épisode, et c’est bien normal : il a été cloné par un débris la semaine dernière, il fallait bien vérifier qu’il était toujours parfaitement intègre. S’il l’est d’un point de vue biologique, il l’est aussi professionnellement et il s’enquiert autant que possible de ce qu’il se passe avec le père de Finola.

Il veut s’assurer que celle-ci pourra rentrer chez elle avant d’être retirée de l’affaire, parce qu’il est sûr que le MI-6 la retirera de l’affaire dès qu’ils apprendront la nouvelle de sa survie. Ce n’est pourtant pas le cas, mais ça, il ne peut le savoir. Son boss lui demande donc d’être encore patient quelques instants de plus. Voilà qui est fait.

Il est rapidement appelé pour une nouvelle mission en plein milieu de l’Ohio, et cela le pousse à se reconfronter à Finola… à qui il n’ose toujours pas parler de son père. C’est frustrant. Sur place, ils découvrent une étrange affaire où l’écran du début d’épisode a disparu, mais pas avant d’être filmé par leur équipe. Sur l’enregistrement vidéo, l’écran en deux dimensions laisse aussi entendre un étrange son, en plus des silhouettes tentant de sortir du carré.

C’est étrange comme tout, et ça ne fait que commencer, parce qu’alors que Finola enregistre ses notes audio, elle entend soudain une voix de femme qui parle sur l’enregistrement. Et la voix continue de parler aussi aux autres scientifiques une fois qu’elle en parle à Bryan : elle demande de l’aide et elle assure qu’elle peut voir les lumières.

L’enregistrement ayant eu lieu de jour, ils comprennent que la voix continue d’être émise au beau milieu de la nuit. Même s’ils ne voient plus l’écran, celui-ci est toujours là. D’ailleurs, il reparaît soudainement et sans crier gare, ce qui permet à Finola d’entrer en contact avec une certaine Nicole Hegmann. C’est flippant comme tout ce cadre, surtout que la femme affirme ne pas voir qui que ce soit avec elle, alors qu’il y a plusieurs silhouettes dans le cadre de fumée.

C’est intrigant, et ça ne fait que commencer : Nicole Hegmann a disparu en 2019… Malheureusement, l’écran de fumée disparaît avant que Finola ne puisse en apprendre sur elle. Cela laisse les agents complètement perplexes : ils n’ont aucune idée de ce que c’est que cet écran, surtout qu’ils n’ont toujours pas de débris. Ils imaginent que l’écran est toujours là, mais qu’ils ne peuvent pas le voir, ce qui rappelle à Finola une des théories de son père.

Elle fait donc regarder une vidéo à Bryan, mais c’est un peu trop pour elle quand même, parce que son père est mort, quoi. C’est difficile, mais ça l’est aussi pour Bryan. Leur théorie n’avance pas beaucoup en plus : l’idée est qu’il existerait des passages vers une autre dimension qu’on ne maîtrise pas bien, à travers lesquels des gens passeraient par accident – un peu à la Triangle des Bermudes, quoi.

Cela nous expliquerait quelques disparitions, mais maintenant, Bryan a bon espoir de trouver une explication convaincante. Finola, elle, aimerait trouver un moyen de ramener Nicole dans notre réalité… alors que Bryan lui confirme que la théorie de son père est la bonne : les coordonnées théoriques qu’il proposait menait bien à ce champ… et aussi au lieu de disparition de Nicole.

Ben ça alors. Bien sûr, on reste dans le champ de la théorie tout au long de l’épisode, mais comme Bryan et Finola sont des experts bossant avec d’autres experts, ils ont en général les bonnes intuitions et les bons réflexes. L’un des réflexes de cet épisode est de remarquer que Nicole semble avoir une voix plus forte et constante quand elle est dans un état de fortes émotions.

Bon, ben, plus qu’une solution : Finola décide de faire venir son père dans l’Ohio à coup d’hélicoptère, histoire de s’assurer que Nicole sera dans un bon état émotionnel pour que la communication dure plus longtemps la prochaine fois. Par contre, ça fait énormément d’informations à assimiler pour le père, le pauvre. Il a beau entendre la voix de sa fille, il doit forcément rester sceptique.

Par chance, quand il s’approche finalement de l’emplacement de l’écran, celui-ci apparaît à nouveau… ce qui lui permet de communiquer avec sa fille. Celle-ci pense n’avoir disparu que pendant quelques heures, alors que ça fait plusieurs mois, et elle était donc dans un parking avant de se retrouver dans ce champ qu’elle voit sans parvenir à y venir.

La théorie la plus simple est que le temps passerait différemment dans l’autre dimension, mais ça ne marche pas tellement parce qu’elle est capable de parler avec son père et de lui dire qu’elle l’aime quand elle sent qu’elle disparaît à nouveau. C’est tellement étrange cette série, elle fonctionne vraiment bien parce qu’on n’a vraiment aucune idée de ce qui nous attend au fur et à mesure.

Les personnages finissent par trouver un autre débris, et il est d’une taille assez conséquente. Il n’est toutefois pas découvert en premier par nos personnages, mais par les terroristes habituels, qui réussissent à échapper de peu à nos héros. Ces derniers insistent ensuite pour que le débris soit utilisé pour tenter de libérer Nicole de sa dimension parallèle étrange, même si ça ne plaît pas à tous les scientifiques présents.

Pourtant, c’est ce qu’ils finissent par faire, parce que Bryan a la bonne idée de trouver un moyen de satisfaire tout le monde en le vendant sous l’angle de la recherche scientifique. Le mot angle est d’ailleurs le bon : changer le débris de place permet de changer l’angle de vue du carré. Grâce à ça, Finola est capable de voir Nicole autrement que sous la forme d’une silhouette. Quand elle a l’idée d’utiliser un autre morceau de débris, Nicole peut enfin traverser l’écran.

Et avec Nicole, plein d’autres gens réapparaissent au milieu du champ. Ben alors ça, c’est étrange, surtout qu’ils ne sortent pas tous de 2019. Certains sont là depuis des années et des années. En tout cas, Nicole va pouvoir retrouver son père, et ça c’est plutôt très chouette.

En parallèle de tout ça, le boss de Bryan est de plus en plus intrigant. Loin de notre cas de la semaine, il se retrouve ainsi à fréquenter un homme louche dans une voiture pour lui vendre un bout de débris. C’est abusé si c’est un traître, franchement. Je n’arrive pas à accrocher à ce personnage et à le comprendre, en plus, parce qu’il a aussi des appels de sa famille, avec un enfant en fauteuil roulant, et des rendez-vous avec tout un tas de gens, dont un qui l’informe de la présence aux États-Unis de l’homme avec qui il avait rendez-vous.

C’est clairement un terroriste vu ce qui en est dit. Le cliffhanger est tout autre et attire à nouveau la sympathie pour ce personnage : on y suit le boss s’amuser avec une chaise qui se téléporte grâce à des débris, puis une vidéo qui change la donne concernant le père de Finola. À la morgue, celle-ci a récupéré la montre de son père en souvenir… mais lorsqu’elle s’en va de celle-ci, vingt minutes de la vidéo semblent être coupées au montage.

Plus tard, un médecin s’approche du corps pour remettre le bras du cadavre sous le drap qui le recouvre. Et à ce moment-là, il y a une montre au poignet du cadavre. Verdict ? Il y a bien un corps dans la tombe du père de Finola, mais l’ADN confirme que ce n’est pas celui-ci… Le mystère s’épaissit.

Resident Alien – S01E05

Épisode 5 – Love Language – 16/20
Ah, la voie choisie est intéressante pour la suite, je suis curieux de voir comment ça va se développer et comment le fil rouge va évoluer. Je le trouve particulièrement lent dans son avancée, mais c’est parce que la série se concentre davantage sur les histoires de chaque personnage que sur l’intrigue principale. Pour autant, l’épisode manque un peu de peps dans les dynamiques entre personnages par rapport au début. Bref, j’aime toujours, mais je commence à trop m’habituer à la formule et l’écriture de la série.

Spoilers

Harry doit gérer la découverte et la présence en ville de sa femme.


I thought we could at least talk about this like humans.

Eh, j’ai réussi à tenir une semaine avant de voir cet épisode ! Comme quoi, tout est possible… Même le renouvellement pour une saison 2, d’ailleurs ! Avant d’en arriver là, il faut déjà terminer cette saison cependant, alors notons que cet épisode commence par un étonnant flashback cinq ans plus tôt. Je ne m’attendais pas à ce que la série remonte si loin, mais il est intéressant de voir la rencontre entre Harry, le vrai, et sa femme.

Il va vraiment être temps d’avoir le nom de l’alien histoire de pouvoir faire une critique plus claire… mais bon, je vais faire comme si en vous parlant de la rencontre hyper prévisible et classique d’Harry et sa femme. C’est une artiste, alors il la rencontre lors d’un vernissage de son exposition où elle se faisait passer pour une simple serveuse.

On comprend tout de suite que ce n’est pas le cas, bien avant Harry, et ça mène à une jolie scène romantique un brin soporifique. Ce que l’on veut, c’est le présent… mais quand on l’a, c’est déceptif également. C’est assez évident qu’Harry l’alien ne peut pas tuer les enfants avec un témoin gênant chez lui. Par conséquent, il décide de déposer les enfants chez eux.

Bien sûr, Ben et sa femme avaient déjà signalé la disparition de Max, alors quand il est retrouvé dans son placard, ils se sentent un peu con. Malgré tout, ils prennent la défense de Max quand celui assure qu’il a une bonne excuse pour avoir fait du vélo loin de la ville et paniqué tout le monde : il est entré par effraction chez Harry pour prouver qu’il était un extra-terrestre, et il a vu ce qu’il fallait pour ça !

Le problème, c’est que s’il affirme avoir un témoin, sa nouvelle amie ne confirme rien de ce qu’il affirme. Elle n’a aucun souvenir de la pomme qui flotte, comme par hasard. C’est bien dommage, parce que ça aurait été intéressant franchement, même si en tant qu’enfants, personne n’aurait vraiment agi, j’imagine.

Qu’importe, on ne le saura pas, et on se retrouve donc à voir Harry rentrer au chalet pour tomber sur sa « femme ». Par chance, celle-ci est en fait là pour divorcer, et elle n’est pas au bout de ses surprises. Ouais, Harry s’est barré dès qu’elle était arrivée pour remettre les enfants chez eux, ne pouvant plus les tuer face à ce témoin. Comme il ne sait toujours pas mentir avec brio, il affirme donc être allé chercher du lait qu’il a déjà bu et signe bien rapidement les papiers de divorce.

Pas de bol pour sa femme : elle était là dans l’espoir de réparer leur relation. Si elle savait la vérité, la pauvre. Elle est en tout cas gênante comme tout pour Harry, puisque bien sûr, elle lui pique ensuite son lit. C’est bien le minimum.

Au réveil, sa femme fait du yoga et a toujours bien envie de parler avec son ex-mari. Pas de bol pour elle, ce n’est pas exactement ce que veut faire Harry : il veut juste continuer de chercher son vaisseau. Par conséquent, il se barre bien vite. En retard, il est forcé d’aller directement en ville et de s’y changer dans son camion, parce que ce n’est pas terrible de sortir de là en pyjama.

C’est plutôt marrant comme scène, parce qu’il est bien sûr surpris par D’Arcy immédiatement certaine que son nouveau mec est un SDF. Elle tente désespérément d’avoir son attention et d’être la femme parfaite pour lui, mais tout ce qu’Harry a en tête à ce moment-là, c’est de lui voler son café, ce qu’il réussit à faire dans un moment bien drôle, juste après avoir insulté bien malgré lui D’Arcy en lui disant la plus simple vérité.

La journée de boulot d’Harry peut alors commencer, et pour ça, on nous ramène le fil rouge dans l’histoire, avec la femme de Sam qui vient apporter les anciens dossiers de son mari. Elle le fait surtout avec l’intention de draguer Harry pour que son rapport d’autopsie, toujours pas terminé, affirme que Sam ne s’est pas suicidé. Ben oui, un suicide, c’est la certitude de ne pas avoir d’argent de l’assurance, et ça ne l’arrange pas.

Harry se débarrasse aussi vite que possible de la boîte, en la confiant à Jay. Cette dernière l’emmène à Asta, et elle en profite pour l’inviter à dîner chez elle car sa mère veut la remercier de l’avoir aidée lors de la soirée il y a deux épisodes. AHA. La tête d’Asta à ce moment-là, c’est quelque chose tout de même.

Pendant ce temps, l’ex-femme d’Harry découvre toutefois le cadenas sur la porte menant au sous-sol, et elle trouve ça super étonnant. Elle en profite donc pour fouiller la cave en forçant le verrou, et ça lui permet de trouver une des fringues de la pote de Max. Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit sûre qu’il la trompe. Et bien sûr, quand elle arrive en ville pour confronter Harry, elle tombe sur Asta au cabinet médical.

La scène permet à Asta d’apprendre que la femme (enfin, ex-femme) d’Harry est toujours en vie, contrairement à ce qu’il lui a dit dans l’épisode précédent. Elle semble bien peu vexée de découvrir ce mensonge, tout de même. Par contre, l’ex-femme, elle, est assez logiquement révoltée, renversant la fameuse boîte des affaires de Sam sur Harry. Je suis sûr que ça aura son rôle à jouer dans le fil rouge quand les dossiers seront rangés ensuite, mais avant ça, on a droit à une scène bien marrante où l’ex-femme se rend au bar de la ville.

Elle peut ainsi se plaindre de son ex-mari à D’Arcy, qui à son tour se plaint de lui en tant que petit-ami. Le truc, c’est en revanche qu’elles ne savent pas qu’elles parlent exactement du même type. C’était bien drôle, même si ça nous éloigne de l’intrigue en cours. Celle-ci est toujours prenante, avec les parents de Max forçant celui-ci à venir s’excuser auprès d’Harry.

Ce dernier n’accepte pas les excuses de Max tant qu’il n’a pas prouvé aux parents que Max est fou : il annonce ainsi aux parents qu’il est terraphobe, et qu’il voit des monstres partout. Pour le traiter médicalement, Harry conseille une école en Georgie, et pour confirmer que ce qu’il dit est vrai, il piège Max en essayant de lui faire deviner qui il est sur plusieurs photos. Bien sûr, Max se plante, puisqu’il n’a jamais vu l’apparence humaine de son médecin. Cela fonctionne si bien.

Les parents passent donc la soirée à parler du cas de Max pour savoir ce qu’ils doivent faire de lui, et j’ai de la peine pour Max qui entend ses parents dire qu’ils ne le trouvent pas normaux… Et c’est fou, ils changent de sujet immédiatement, préférant parler de perte de cheveux, parce qu’Harry est fort, très fort, pour faire peur aux humains.

En parallèle, la police tente toujours de résoudre les affaires en cours, mais le shérif et son adjointe ont du mal à trouver des pistes viables, surtout qu’ils ne sont toujours pas d’accord sur ce à quoi ils ont affaire. Le shérif aimerait bien un meurtre, parce qu’il se fait chier dans cette petite ville. Soit.

Bon, autrement, comme prévu, la boîte de Sam a un impact important pour l’épisode, mais pas celui que j’envisageais. Alors qu’Asta vient de trouver la solution à son problème et s’est décidé à virer Jay, Jay découvre qu’elle est la fille d’Asta. Oups. La révélation de cette maternité était arrivée vite dans la série, donc je suis content que ce secret soit déjà découvert.

Ce n’est pas cool pour Jay qui découvre au passage que son père est Jimmy, l’ex violent d’Asta qui n’est qu’un connard. Voilà qui est fait. Ce dernier revient justement dans la série parce qu’Asta a besoin de lui raconter tout ce qu’il s’est passé. Evidemment, Jimmy est persuadé qu’Asta veut juste remettre le couvert avec lui… mais finalement il est bien déçu d’apprendre que Jay est sa fille et que son ex est une cinglée qui a embauché sa fille sans le lui dire.

Effectivement, ce n’est pas un super angle pour Asta, ça. Elle invite Jimmy au diner de son père pour s’assurer d’avoir une certaine protection, et ça marche mieux que prévu quand Harry se montre protecteur avec elle aussi. Si ce n’est pas un extra-terrestre chou, ça… Il n’osera jamais tuer toute l’espèce humaine après tant d’attachement, si ?

Il ose en tout cas rentrer chez lui, et il est dégoûté de découvrir que sa femme y est toujours, malgré les papiers du divorce. Après une journée à se bourrer avec D’Arcy, l’ex-femme est plutôt en forme et lui prépare un chouette dîner avec de la viande trouvée dans le congélateur de la cave. Cela fait flipper notre Harry, mais il est évident qu’elle n’a pas vu ce qu’elle ne devait pas voir, hein. Nous, on a le droit de le voir : le cadavre frigorifié d’Harry est toujours là. C’est gênant.

Oh, ce n’est pas le plus gênant, par contre. Non, non, non, le pire, c’est quand D’Arcy débarque à son tour au chalet pour voir son copain. C’était obligé qu’on en passe par cette scène avec cette série, mais ça fonctionne tout à fait. J’aurais aimé cependant que D’Arcy frappe à la porte pour les confronter… À la place de quoi, elle préfère s’en aller et laisser sa nouvelle amie tenter de se réconcilier avec Harry. Le pire, c’est que ça fonctionne pour elle : l’alien a beau être un beau bâtard avec elle, elle s’accroche et se met à lui chanter une petite chanson.

Elle a une sacrée voix dis-donc, et ça charme même les extra-terrestres apparemment. Harry a même appris à embrasser correctement pour l’occasion ! L’épisode est surprenant de ce point de vue-là, surtout qu’on enchaîne avec une scène de sexe plutôt marrante où la jouissance d’Harry fait… peur à entendre ? Et au petit matin, l’ex-femme se rend compte qu’il a gardé son tableau et qu’ils seront ensemble pour toujours.

Pauvre Harry. Il fuit donc le chalet pour se rendre prendre son petit déjeuner en ville où Max et sa copine décident de le faire chier pour obtenir une trêve avec l’alien. Max ne veut pas aller en Géorgie alors il se débrouille avec sa pote pour trouver un moyen de faire du chantage à Harry. C’est suffisant, même, pour que leur haine se transforme en une sorte d’amitié improbable, mais très chouette. Les enfants peuvent ainsi lui poser un milliard de questions sur les aliens.

Ben c’est chouette ça. C’est aussi chouette que l’épisode se termine sur les flics confirmant que Sam a été assassiné ou sur Jay venant rencontrer son grand-père au diner. C’est un signe de paix et d’acceptation, non ? Un peu comme Harry acceptant de ne pas tuer sa nouvelle femme squattant le lit, ou comme D’Arcy qui se bourre encore une fois pour oublier sa vie misérable. La pauvre.