Riverdale – S04E05

Épisode 5 – Witness for the Prosecution – 13/20
Ils tentent vraiment de faire un épisode horrifique, mais quel échec ! Je continue de bien me marrer devant la série, mais c’est à peu près tout ce qu’il y a à retenir de cet épisode – ça, et sa drôle de scène finale qui me rend curieux de ce qu’ils vont nous pondre comme intrigue totalement perchée cette fois-ci. Je pensais être prêt à tout, pourtant.

Spoilers


Aren’t you guys senior?

Oh putain, rien que les premières lignes de scénario de cet épisode devraient être récompensées d’un award du plus mauvais scénario ever. Archie y est présenté comme un super-héros, et c’est trop drôle. Il vient au secours d’une femme dans une allée sombre en train de se faire voler son sac à main. La simple vue d’Archie masqué fait peur à l’homme… et à la femme qui n’hésite pas à le gazer sans la moindre raison. J’ai tellement ri.

Le lendemain, Archie est fatigué, mais ce n’est que le début d’un long épisode pour lui : non seulement, il n’y montre pas ses abdos, mais en plus, il se retrouve à gérer des préados boutonneux qui volent des comics book le jour et des enjoliveurs la nuit. C’était bien drôle, surtout quand le préado se met à en vouloir à Archie parce qu’il est un lycéen qui risque de se barrer à l’université.

Archie l’ignore et est a priori heureux de le voir partir, mais c’est avant d’avoir la visite du shérif lui signalant des plaintes sur sa salle. C’est si insupportable cette série : le shérif donne ensuite des conseils de chef de gang à Archie, parce que pourquoi pas ? Fort de ce conseil, notre rouquin décide d’organiser une conférence de presse : on lui dit de sympathiser avec les habitants du quartier qui se plaignent de lui, alors il est logique d’appeler la presse (Alice) pour faire un discours tout pété annonçant qu’il va lancer un programme de parrainage pour aider les jeunes désormais, avec l’aide des équipes sportives de Riverdale High.

Alice est toute fière d’Archie… et je cherche encore à comprendre pourquoi ? Bon, on va dire que c’est pour nous faire croire que son speech est exceptionnel quand c’est un tas de nullités. Vraiment, que c’est mal écrit. Archie finit toutefois par découvrir un gros problème : Dodger paie les habitants du quartier – enfin certains – pour avoir la paix ensuite, et en échange de son paiement, il propose à présent de faire en sorte que la salle soit critiquée.

C’est blasant. L’épisode se termine sur Archie menaçant un type qui le menace à son tour de mort, mais comme Archie est déguisé en justicier, personne ne le reconnaît. Pas même les gamins de sa salle de sport. Ca n’a aucun sens.

De son côté, Kevin tente de se trouver un mec dans les toilettes des hôtels, si l’on en croit une réplique qu’il balance à Betty lorsqu’elle cherche à l’inviter à… pardon, j’ai mal entendu ou compris ? Non. Elle veut devenir recrue au FBI et elle emmène son meilleur ami à une sorte de cours mené par son frère. Pourquoi pas.

Elle y découvre qu’elle est capable de reconnaître les serial-killers rien qu’en regardant des photos – ça aurait pu être pratique de reconnaître son père dans ce cas ? – et que, si, les gènes du serial-killer existent. Comme elle est censée les avoir, c’est embêtant. Elle se fait aussitôt une visite médicale pour être certaine de ce que sa mère lui a annoncé, et c’est évidemment le cas. Elle a les gênes d’un serial killer, ça nous fait une belle jambe.

Inquiète, elle n’en parle pas à Kevin… mais passe le reste de l’épisode à ressasser son passé et le possible meurtre de son chat Caramel. C’est rigolo. Elle en arrive à se souvenir avoir utilisé une pierre pour le tuer, ce qui fait qu’elle se réveille. Le lendemain, elle révèle donc à Kevin qu’elle a tué son chat – parce que oui, elle ne lui dit pas pour les gènes, mais moins de 24h plus tard, elle lui révèle tout, allez comprendre ce personnage.

Je sais, je sais. Mes amis du podcast doivent être traumatisés par ce chat mort, mais alors moi, le montage m’a fait vraiment rire, surtout avec le bruitage tout à fait atroce et peu crédible. Tout ça mène Betty à prendre la décision de démissionner de son stage. Elle ne veut plus faire partie du FBI parce qu’elle a les gènes du serial-killer, lol.

Pour la convaincre de rester, Charles lui annonce alors qu’il a lui aussi les gènes. Euh. Il n’a pas le même père que Betty, qui avait lui aussi les gènes, donc ? On se fout de nous ? Puis n’était-elle pas censée être capable de reconnaître les serial killers à vue d’œil ? Je me marre tant. Bon, le pire, c’est encore qu’elle décide d’assister désormais au cours de Charles afin de savoir si son frère est un serial-killer. Elle a la conviction qu’il lui cache des choses, alors elle le prend en filature et embarque à nouveau Kevin dans son délire.

En parallèle, Veronica est débordée par sa vie d’adolescente, autrement : deux dissertations à rendre, le procès de sa mère, le procès de son père. Non, ce n’est pas une ligne de ma critique, c’est une réplique de la série, et je ne pouvais pas la laisser passer comme ça. Les procès à venir posent bien des problèmes à Veronica, puisqu’elle a demandé à Pop de trafiquer les comptes du diner et que les avocats d’Hiram le savent bien.

Ils le convoquent donc pour le procès, et Veronica accepte finalement de témoigner. C’est elle qui organise toute la défense, pas la procureure chargée du cas, hein. On commence toutefois par le procès d’Hermione, où une femme mystérieuse assiste à l’audience dans une tenue qui ne fait qu’on voie qu’elle. Tout ça se passe mal pour Hermione, puisqu’elle est soudainement accusée d’être la propriétaire de la cabane où a eu lieu le meurtre dont elle est bien coupable, mais ça, elle ne veut pas le reconnaître pour ne pas aller en prison.

Tout ça donne donc à Veronica l’idée de la faire gracier par le gouverneur, puisqu’elle le connaît : il suffit donc qu’Hermione reconnaisse ses crimes, soit condamnée (probablement à vie), avant d’être graciée. Vu comme ça. Veronica fait donc son petit chantage, Hermione se reconnaît coupable et… Putain, mais non en fait ? C’est tellement évident que ça va mal tourner.

Pourtant, ça se passe relativement bien pour Hermione. Le seul problème, c’est que la femme mystérieuse finit par révéler sa véritable identité : elle est détective privée, mais elle est aussi Hermosa, la (demi ?) sœur de Veronica. Et elle, elle est fidèle à son père, dont elle sauve le procès grâce à ses écoutes des conversations entre Veronica et la procureure. Cette dernière laisse tomber les charges contre Hiram, consciente qu’elle n’a pas assez pour l’envoyer en prison.

L’intrigue est ridicule, mais ce n’est rien comparé au jeu d’Alice, qui est tellement drôle et dans le surjeu permanent. Elle apprend ainsi l’existence d’une autre fille d’Hiram et nous fait une super grimace, mais elle ne lui pose pas la moindre question dessus alors que ça semble pourtant être un scoop ? À la place, elle se contente d’une question sur l’avenir de l’ex prévenu – qui est censé lui faire peur, en théorie, non ?

Hiram déclare donc qu’il veut devenir maire à présent, et bordel, on peut s’en passer. En plus, ils viennent juste d’avoir des élections, comment c’est possible ?

Pendant ce temps, dans la fac d’écriture de Jug… ben on se fait toujours chier. Jug est désormais totalement fasciné par son prof qu’il semble avoir envie de prendre sur son bureau maintenant qu’il sait qu’il est l’un des auteurs de sa saga préférée. EUKE. Il déterre donc les livres en question chez son père histoire de pouvoir passer la nuit à lire à la lampe torche. Super.

Le lendemain, il apprend qu’il est possible pour lui d’écrire le livre suivant dans la série : tous les auteurs sont passés par cette fac, et Mr. Dupont qui chapote tout ça à présent cherche quelqu’un pour écrire le prochain. Il a pour devoir d’écrire trois chapitres dessus… mais préfère découvrir que son grand-père était lui-même écrivain et connaissait le fameux Dupont.

Jughead se place donc, mais ça ne plaît pas à son père : le shérif de Riverdale n’a pas les meilleurs souvenirs concernant son propre père (putain mais comment est-il passé de chef de gang à shérif ?) et refuse donc de rejoindre Jug à une cérémonie entre écrivains. Enfin, cérémonie. Grosso modo, ils y jouent à un jeu que j’adorais quand je faisais du théâtre, où on peut devenir serial killer en clignant des yeux. Jug y est un super mauvais meurtrier, commençant par tuer la personne à qui il parle, seul.

Comme il est super mauvais, c’est sans la moindre surprise que les scénaristes décident de le faire gagner, même lorsqu’il est seul contre Bret. Ce dernier le vit mal, le prend mal, s’énerve contre Jug et les deux adolescents en viennent aux mains. Finalement, Jug se calme, apprend que son grand-père tenait à lui puisqu’il lui envoyait les livres qu’il adorait quand il était enfant et trouve même un message caché dans un des livres. GENRE. Quand je dis message caché, c’est juste que FP a arraché une page de manière hyper visible et que ce qui était écrit dessus l’était avec tant de force que ça avait marqué la page en-dessous.

C’est d’autant plus ridicule que les traces d’écriture sont limite lisibles à l’œil nu… En tout cas, Jug apprend que son grand-père tenait à lui et lui laissait le conseil de ne jamais laisser personne lui prendre quoique ce soit. Fort de cette information, il décide donc de participer au concours d’écriture pour le tome suivant, sous le nom de Forsythe, 3e du nom.

Je n’en ai toujours rien à taper. Le problème, c’est que Jug est au cœur du fil rouge de cette saison : un flashforward nous indique que dans quelques mois, FP viendra interrompre un cours des trois meilleurs amis de son fils (ah ils vont donc encore en cours ?). Là, il les arrêtera pour le meurtre de Jug. Et c’est tellement mal joué… Je veux dire, il n’y a pas un acteur pour le jouer de manière crédible, et on a des ralentis sur tout le monde à moitié mort de rire face à la médiocrité du scénario. C’est triste pour eux.

Et drôle pour nous. Le concours d’écriture ayant pour thème « meurtre parfait », il y a de fortes chances pour que tout ça ne soit que supercherie, je vous rassure. Enfin, vous êtes sûrement plus loin que moi dans la série, cela dit. Ce n’est jamais que ma petite théorie, échafaudée bien trop tôt avec cette série !

Compteur d’Archie à poil : … Toujours rien ?? Je ne vais quand même pas perdre mon pari !

Saison 4

This is us – S05E09

Épisode 9 – The Ride – 14/20
L’épisode n’est pas tout à fait exceptionnel pour être honnête, il ressemble fort à un épisode bouche-trou, qui permet de faire la transition vers une nouvelle étape. Le synopsis officiel lui-même ne dit pas autre chose de toute manière : plusieurs trajets en voiture mènent les familles de la série vers une nouvelle étape de la vie. C’était bien. Ca aurait pu être mieux, probablement.

Spoilers

It’s babies, it’s not that complicated.

A la maternité, Jack et Rebecca sont en pleine galère avec les bébés, mais ils finissent par s’en sortir avec les triplés… Comme ils peuvent. Rebecca est clairement stressée, et je peux la comprendre : trois enfants, ce n’est pas rien du tout, et ça fait peur côté charge mentale.

Même pour Jack, ce n’est pas si évident, parce que bonjour la galère d’installer un siège auto pour un bébé… imaginez pour trois ! Un officier de police lui souhaite bon courage, Rebecca regarde avec inquisition l’état de la voiture, et hop, c’est parti. Ils sont à peine sortis de l’hôpital que Rebecca se met à stresser énormément. Tu m’étonnes.

La série avait tendance à trop nous aseptiser certains aspects de la vie des jeunes parents, et cet épisode va nous rappeler la réalité, avec trois bébés qui hurlent à l’arrière de la voiture. Quelle horreur cet épisode, c’était compliqué à supporter comme scène… et ça l’était encore plus de voir Jack à bout de nerfs et prêt à se fighter avec le premier mauvais conducteur venu – mais il faut dire que c’était un sacré mauvais conducteur franchement.

Il s’énerve, fait le plein… et achète du whisky. Comme ça commence bien ! Il boit directement la petite bouteille avant de retourner à la voiture. J’ai cru qu’il allait conduire comme ça, honnêtement, mais heureusement, ce n’est pas le cas. Il laisse donc Rebecca conduire jusqu’à chez eux, où les triplés sont enfin endormis.

Ils n’osent donc pas sortir de la voiture, et ça permet à Rebecca d’expliquer à Jack que sa mère a fait une fausse couche quand elle avait cinq ans, ce qui lui fait craindre à présent de ne pas être une bonne mère, se souvenant que sa mère avait été triste pendant très longtemps. Face à cette honnêteté, Jack la réconforte, puis décide lui aussi de lui avouer la vérité sur sa bouteille de whiskey.

C’est au tour de Rebecca de le rassurer, avant d’apprécier pleinement le moment avec une petite chanson à la radio qui leur permet de savourer leur nouvelle famille… ce que la série utilise bien sûr comme un excellent moment pour nous rappeler que les Pearson sont une famille vraiment géniale, avec plein de tours en voiture tous ensemble.

Un autre flashback nous montre Randall et Beth à la maternité après l’accouchement de leur deuxième fille. C’est super chouette ce genre de flashbacks, parce que j’adore ces personnages et ça fait toujours du bien de les voir en forme comme ça, au plus fort de leur couple et tout. On les retrouve donc le jour où ils quittent la maternité, et c’est vrai que c’est important, l’air de rien.

Bien évidemment, Randall et Beth sont parfaits aussi pour la sortie de l’hôpital ; ils ont tout prévu et sont déjà au taquet comme les pros qu’ils sont. Certes, l’intrigue n’apportait rien de nouveau, mais bon, j’aime ces personnages. Je n’aime pas trop l’idée de nous présenter Randall comme un type super relou en revanche : il veut déjà un troisième enfant et il emmerde Beth dès le premier tour en voiture, sérieusement ?

Oh, l’histoire est joliment formulée avec Randall qui explique à sa fille bébé qu’elle aura intérêt à lui faire beaucoup de petits-enfants, parce qu’il est le point de départ d’un nouvel arbre généalogique. Effectivement, il ne connaît pas véritablement ses racines, alors son obsession d’un troisième enfant peut mieux se comprendre. Beth ne dit plus rien, savoure sa glace et c’est très bien comme ça, franchement.

Dans le présent, Kevin est tout autant en galère que Jack à l’époque pour mettre en place les sièges auto de ces jumeaux. Un de ses fans choisit ce bon moment pour prendre une photo de lui sans lui demander son avis, et c’est franchement totalement abusé de sa part.

Kevin agresse donc ce fan qui prend des photos de lui, et il raconte beaucoup trop de choses, je trouve. Je sens que ça va mal tourner pour lui, même s’il est assez sympa pour faire un selfie. Quand il re-rentre dans l’hôpital, il est surpris d’apprendre que Madison est déjà prête à rentrer à la maison. Kevin est fatigué et stressé, mais il prend tout de même le volant, ce qui finit par inquiéter Maddison.

Elle n’est pas au bout de ses peines : Kevin repère une voiture qui les suit, et il est sûr qu’il s’agit d’un paparazzi. Ben oui, c’est une star, on a trop tendance à l’oublier.

J’ai beaucoup aimé cette part de l’intrigue et la manière dont Kevin s’énerve, parce qu’il est dur de rester calme dans ce genre de situation. Bizarrement, Madison semble beaucoup plus reposée que lui et parle bien plus calmement avec le paparazzi, lui promettant une photo de Kevin plus tard en échange de sa tranquillité immédiate.

Elle est géniale, Madison ! Elle décide même de conduire à la place de Kevin – décidément, il est bien comme Jack, finalement – qui peut donc se reposer. En dormant, il s’imagine parler avec son père, ce qui lui permet de lui demander quelques conseils pour apprendre à gérer les enfants qui pleurent. Il est épaté de comprendre que Jack a survécu à trois bébés à la fois, et son père lui prodigue de bons conseils pendant ce rêve : Jack était terrifié d’être comme son père, Kevin est terrifié de ne pas être comme son père. Cela fonctionne plutôt bien, mais c’est presque trop tôt pour nous le dire, je trouve… Après, j’ai aimé cette scène touchante où Kevin fait face à l’absence de son père pour un événement aussi important.

À son réveil, il est toutefois face à l’absence de Madison et des jumeaux, rentrés sans lui dans la maison, parce qu’elle ne voulait pas le réveiller et parce qu’elle gère toute la situation. OK, cette scène où Kevin regarde Madison gérer à merveille ? Elle m’a fait fondre pour ce couple. Encore. D’ailleurs, Kevin était en train de fondre lui aussi, c’est pour ça qu’il choisit ce moment pour demander plus officiellement Madison en mariage, parce qu’il veut être une vraie famille et passer sa vie avec elle. C’est clair que ce couple fonctionne tellement bien, c’est dingue !

En parallèle, Toby est enfin prêt à rencontrer Hailey, sa fille, et ça se fait d’une jolie manière. Par contre, le retour d’Allie dans leur vie n’est pas si fou que ça : la mère-porteuse n’a pas la force de rester dans la vie d’Hailey finalement. Elle annonce donc à Kate et Toby qu’elle n’a pas trop l’envie, pour l’instant, de tenir sa part de l’adoption ouverte, parce que c’est trop compliqué.

C’est clair que c’est dur à vivre… mais ça l’est encore plus pour Kate de savoir que sa fille ne connaîtra peut-être pas sa mère biologique, alors que ça avait été si dur pour Randall, et que ça l’est encore. Elle a du mal à se faire à l’idée, mais elle peut au moins faire une confiance aveugle (sans le moindre mauvais jeu de mots, promis) à Toby qui l’aide bien à faire face à cette nouvelle.

Il a pourtant sa propre mauvaise nouvelle à affronter : il vient d’être viré, merci le covid. Kate réagit plutôt bien à la nouvelle, ne lui reprochant certainement pas la situation et décidant d’y faire face le lendemain. En attendant, ils peuvent être une famille, à quatre. Yay.

Enfin, la série reprend une fois de plus par des personnages qu’on ne connaît pas vraiment, avant qu’on ne comprenne que, si, il s’agit de Déjà adulte. C’est fou comme l’actrice embauchée ressemble comme deux gouttes d’eau à Lyric Ross, l’adolescente qui joue Déjà : elles ont le même sourire et le même timbre de voix. C’était bluffant et ça permettait de comprendre qui elle interprétait avant que ça ne soit un peu plus clair dans la scène suivante.

Déjà est donc une future médecin et elle commence un stage au service maternité d’un hôpital, ce qui ne lui plaît du tout. On sent bien qu’elle n’est pas fan de bébés et la série ne tarde pas à nous révéler pourquoi : elle est enceinte, ce que sa sœur Annie nous apprend en venant la chercher à l’hôpital et en lui offrant Sophie la Girafe.

Les deux filles se rendent alors chez leur oncle Kevin où Tess et Randall les attendent. Bien, on progresse dans les scènes nous montrant le futur, mais on n’est pas encore tout à fait au point, quoi. En attendant d’en savoir plus, on nous laisse sur un cliffhanger où une voiture (une limousine ?) blanche débarque à son tour et donne un petit coup de klaxon. Reste à savoir qui sera dans la voiture, et à quel moment Déjà annoncera à son père qu’elle est enceinte. C’est sûr que le jour probable de la mort de sa grand-mère, ce n’est pas la meilleure des idées.

 

9-1-1 Lone Star – S02E06

Épisode 6 – Everyone and Their Brother – 15/20
Je passe plus de temps à me demander ce qu’il se passe hors écran qu’à l’écran à ce stade, ça devient embêtant. Les intrigues de l’épisode étaient sympathiques, mais un peu trop longues et négligeant trop certains personnages que j’aime. Je suis donc mitigé face aux choix d’écriture de ces quarante minutes, mais le divertissement restait plutôt bon.

Spoilers


Is this my son or mister Vin Diesel?

C’est un sacré début d’épisode cette semaine avec des jumeaux bien particuliers qui appellent Grace : ils sont reliés par la tête l’un à l’autre. La situation n’est déjà pas facile, mais ils ne sont pas aidés non plus par le fait qu’il y en a un des deux qui s’étouffe. La scène est prenante et il est dur de ne pas retenir son souffle pour ce jumeau. Bien sûr, tout est bien qui finit bien, après un arrêt cardiaque de près de deux minutes et un aspirateur qui aide bien à ressusciter. Rien que ça.

Une fois de plus, c’était impressionnant à voir et plutôt bien exécuté dans l’ensemble. J’adore vraiment Grace, en tout cas, elle est vraiment un personnage réussi… Et c’était là sa seule scène de l’épisode. Ben super. J’aurais aimé que ce soit un peu plus en plein milieu d’épisode tant qu’à faire – en plus Maddie manquait également cette semaine dans la série-mère, alors c’est frustrant.

Une fois ce sauvetage expédié, on peut reprendre sur la vie plus habituelle de nos pompiers : TK essaie d’apprendre à conduire un camion grâce à l’aide de Judd, mais il est trop déconcentré par le fait que ses parents ont eu la bonne idée de lui annoncer qu’il allait être grand-frère.

C’est vachement tôt pour annoncer la nouvelle – à TK encore, admettons, mais à Judd ? TK abuse, et j’ai aimé l’analyse de Judd qui lui explique qu’il a peur de ne plus être le bébé de ses parents lui-même. C’était une conversation entre potes un peu étonnante, parce qu’ils ne sont pas potes, mais ça marchait bien, bizarrement.

En tout cas, ça nous laisse TK dans son problème, parce qu’Owen lui fait ensuite signer des papiers faisant de lui sa personne d’urgence pour l’hôpital : Owen va en effet se faire opérer une dernière fois pour son cancer, et il se décide à le faire enfin parce qu’il va être papa. Outch. Owen sent bien que son fils prend mal la nouvelle, et il s’en plaint à Vega, assurant qu’il le trouve bizarre depuis. Certes.

L’épisode nous introduit ensuite la famille de Paul de la manière la plus étonnante qui soit : sa mère et sa sœur débarquent en RV en marche arrière dans la caserne des pompiers, interrompant une scène tout aussi étonnante où Mateo apprend à ses collègues comment plier des t-shirts. Allez, j’adore Mateo, c’est déjà ça.

Quant à la famille de Paul, elle apporte de bonnes choses avec elle : Paul ne parle plus à Naomie, sa sœur, depuis sa transition et il n’aime pas du tout l’idée de savoir qu’elle et sa mère ont pour envie d’aller à Mexico en pleine période de pandémie. On a tendance à la zapper, celle-ci, surtout dans cette scène où personne n’a de masque pour les embrassades des retrouvailles.

On s’en fiche pas mal par rapport à ce qu’il se passe entre Paul et sa sœur : Naomie lui reproche d’avoir tué la sœur qu’elle adorait alors qu’elle n’avait neuf ans. Elle ne lui a pas dit au revoir, Paul est revenu à sa place et le trauma semble ne pas encore avoir été géré par Naomie. Ah oui, tout de même.

Finalement, le frère et la sœur peuvent se réconcilier, mais alors que Naomie est sur un lit d’hôpital. Cela fait trois ans qu’on lui a diagnostiqué une sclérose en plaque, ce que Paul ne savait pas, et après sa crise de nerfs, la voilà qui fait une poussée le lendemain. Je déteste cette maladie, honnêtement. Ici, les scénaristes s’en servent comme un moteur de l’intrigue pour provoquer des réconciliations rapides, et je trouve ça un peu naze de leur part. Mais bon, c’est une série.

Le discours sur la transexualité est toutefois le bon, c’est déjà ça : Paul rappelle à Naomie qu’il n’a pas tué sa grande sœur, mais qu’elle n’a jamais existé. C’est une bonne chose et c’est bien écrit, avec en fin d’épisode un départ de Naomie et sa mère sous les yeux d’un Paul réconcilié avec sa famille. C’est meugnon.

Dans tout ça, on en oublie qu’on a perdu un paramedic dans la lave il y a quelques épisodes. Vega doit désormais embaucher un nouvel employé, et elle fait les choses correctement en en parlant à Nancy d’abord. Elles choisissent ensuite les trois meilleurs candidats sur le papier avant de leur faire passer un entretien. C’est du grand n’importe quoi, mais on se marre bien : les trois meilleurs candidats sont loin d’être bons.

On en a un qui enchaîne toutes les catastrophes possibles, allant jusqu’à s’évanouir en pleine intervention à la vue du sang et à rouler sur le pied de Nancy et une qui n’hésite pas à foutre un coup de boule à un homme s’approchant trop près du lieu d’intervention. Ben oui, bien sûr, on y croit. C’est totalement abusé, mais forcément, Pierce, le dernier, paraît miraculeux après ça.

Il l’est un peu, malgré la très bonne méfiance de Nancy : il n’a jamais perdu un seul patient et il est exceptionnel dès sa première intervention, à comprendre le malaise que fait la femme est provoqué par les fleurs qu’elle transportait. S’il est parfait sur le papier et sur le terrain, il a tout de même un gros défaut : il n’aime pas le danger.

Ainsi, quand il s’agit de risquer sa vie en traversant à pied un champ de mines, il refuse de le faire, même si ça peut sauver celle d’un adolescent grand-frère blessé mortellement par l’explosion du type possédant le champ de mine. Ah oui, tout de même, cet épisode y va fort en nous faisant sauter l’homme, qui avait aussi un flingue, était un énorme complotiste et se protégeait du gouvernement en tirant sur des drones d’adolescents.

L’ensemble de cette intervention était plutôt intéressante, avec TK et Owen prenant tous les risques. Pourquoi pas… Par contre, je n’ai toujours pas compris pourquoi ce n’était pas Vega qui y allait ? Elle était prête à le faire, mais ne le fait pas juste parce qu’Owen lui dit que c’est de la folie ? Je veux dire, quel rapport ? Et pourquoi envoyer son fils ? Et pourquoi pas elle dont c’est le boulot ?

L’intervention se passe bien, malgré une petite explosion pour la forme, mais ça mène Pierce à la démission. Il est absolument horrible à parler syndicat et avocat à Vega alors même que celle-ci se comporte comme il peut, puis à dire qu’il n’est pas fait pour cette caserne où l’on promeut une attitude de cow-boy.

Ce n’est pas entièrement faux, bien sûr que dans cette série, ils y vont fort, c’est une série. Par contre, on a dû mal à voir comment Pierce peut trouver un job qui lui convienne dans une caserne de pompiers s’il ne veut pas le moindre danger – c’est malheureusement un boulot dangereux.

En tout cas, il faut lui trouver un remplaçant qui mette Nancy et Vega d’accord… et ça tombe bien, elles en ont un sous la main : TK est tout désigné pour ça. Lors de l’intervention sur le champ de mine, il a été un paramedic génial, et il a tous ses diplômes à jour. En plus, il a fait une crise existentielle le faisant hésiter à rester pompier il y a à peine six épisodes, alors c’est plutôt logique. On le voit venir dès qu’il prend la place de Vega sur le champ de mines, franchement.

Vega prévient tout de même Owen de la nouvelle, et il le prend plutôt bien. Il confronte toutefois son fils sur sa décision, et ça permet à TK d’être plus en paix avec sa propre vie, sa décision et celle de ses parents qui vont élever son petit frère ensemble. Peut-être. Oui, c’est un petit frère, et rien que ça c’est déjà fou : Owen ne voulait pas connaître le sexe, Gwyn si, alors voilà, ils le connaissent ?

Et franchement, on en parle de l’absence de Carlos encore cette semaine ? C’est quoi la logique d’avoir TK traverser deux crises majeures dans sa vie – un petit frère et un nouveau job – sans avoir son mec pour le soutenir ou juste en parler ? Je sais bien que tout ça se déroule hors écran, mais je ne comprends pas pourquoi c’est hors écran, franchement. On ne peut pas tout avoir dans la représentation LGBT+ j’imagine, alors on va se contenter de Paul cette semaine.

Saison 2

 

9-1-1 – S04E06

Épisode 6 – Jinx – 16/20
L’épisode développe principalement un personnage que je n’aime pas, mais il le fait plutôt bien, entre deux interventions. Enfin, deux… J’aime beaucoup le postulat de départ de cet épisode qui possède grâce à ça un rythme infernal, avec tous plein de petits moments plus ou moins explosifs qui se succèdent sans nous laisser respirer. Difficile d’attendre autre chose de la part de cette série !

Spoilers


At least someone eat today

L’épisode commence par une course poursuite parfaitement inattendue : Athena est en poursuite d’un camion de pompier de la caserne 118, celle de nos pompiers. C’est bien embêtant sans explication et on recommence probablement ensuite par un « 24h avant »… mais la durée n’est pas très claire. Les scénaristes évacuent assez rapidement le problème en se concentrant à nouveau sur Buck.

Il faut bien évoquer les conséquences des épisodes précédents sur lui, et on apprend ainsi qu’il va en thérapie avec ses parents et est persuadé d’être une nouvelle version de lui-même – un Buck 3.0. Très mature et sympathique, ce Buck 3.0 n’hésite pas à parler à une nouvelle recrue de la caserne pour lui demander comment se passe son intégration.

Il va vite le regretter, puisque le bleu annonce que sa première journée fut plutôt calme – et ça provoque la rage de Buck, Chimney et Hen car c’est un mot qui leur porte la poisse. Evidemment. On nous rappelle donc que la dernière fois que Buck a utilisé ce mot, hors contexte par rapport au lave-vaisselle, les pompiers ont subi une journée atroce ; et c’est plutôt marrant à suivre, notamment avec les doutes d’Eddie sur tout ça.

Pourtant, c’est suffisamment connu pour avoir été le sujet d’un épisode d’une autre série il n’y a pas si longtemps (voir ci-contre).

The Rookie – S02E19

Épisode 19 – The Q Word (1) – 14/20 C’est franchement dommage : tout ce qui passe dans l’épisode est super en théorie,…

Athena n’y croit pas du tout non plus et se moque de Bobby lorsqu’il lui confie la superstition de la caserne – en s’en détachant autant que possible. Ils sont en effet amenés à travailler ensemble par une première intervention qui permet aux pompiers d’aider deux victimes d’un accident de voiture causé par un type s’étant scotché à un panneau publicitaire.

Comme la journée est censée être maudite, j’ai soupçonné que ça allait mal se passer pour lui… Mais la série a détourné mon attention avec l’ancienne maîtresse de Christopher : elle a démissionné et s’est brûlée avec du café. Un pompier s’est occupé d’elle, bien sûr, mais elle explique à Eddy qu’il vient de la caserne 47. Oh. C’est louche, ça sent le faux pompier qui volera le camion en fin d’épisode.

En attendant, Eddie drague la maîtresse et ne se méfie pas assez de ce pompier qui a fait de la merde sur sa brûlure, ce qui est une erreur évidente. Quant à l’homme qui est scotché au panneau publicitaire, il finit par tomber, nu devant toute la foule qui le filme, car le scotch ne tient pas et que Buck rate un barreau de son échelle.

Tout ça nous permet d’enchaîner plus rapidement sur la journée interminable et maudite de nos pompiers. Buck qui se fait vomir dessus ou se brûle la lanuge avec du café, un poulpe sur la tronche en allant aux toilettes, un homme coincé sous son siège de cinéma, un homme coincé dans un arbre, un gamin enfermé dans une machine à laver… Vraiment, une belle journée pour les pompiers qui, en plus, n’ont jamais le temps de manger des macaronis qui finissent par être cramés.

C’est plutôt cool à suivre comme montage, le tout sur Don’t stop me now de Queen, et on enchaîne sur un magasin de farces & attrapes avec des clowns coincés sous des bouteilles d’Helium. C’est encore drôle, au moins, et ça force Eddie à penser que vraiment leur station n’est pas sous l’emprise d’un sort. Il n’en fallait pas plus pour qu’un poteau électrique tombe sur le camion. C’était plutôt marrant, tout ça.

En plus, ça permet aux pompiers de contacter le 9-1-1, et ça fait rire le patron sur place de les voir se sentir maudits. Dans le camion, ça tourne au débat entre mauvais sort et malédiction, avec la recherche désespérée d’une solution pour sortir de cette mauvaise passe – et cette mauvaise journée. Bobby a pourtant dit tout ce qu’il fallait en dire : les pompiers sont moins précautionneux et font plus facilement des erreurs.

Certes. De là à avoir un poteau électrique qui leur tombe dessus, hein… J’ai bien aimé tout ça, avec une bonne idée de la part des scénaristes de nous faire échanger l’ensemble des pompiers. Eddie devient insupportable, une fois de plus, à assurer qu’il n’y a aucun mauvais sort ; mais en même temps, je suis de son côté. C’est juste que c’est chiant de le voir être seul contre tous.

Il était plus intéressant d’avoir un développement sur sa vie sentimentale : il s’en confie à Buck qui le balance ensuite à toute la caserne, permettant à Bobby de lui affirmer qu’il est important de réussir à passer à autre chose. Oui, il a perdu son ex-femme, morte de manière tragique, mais il doit prendre le temps de vivre à nouveau – comme lui l’a fait avec Athena.

La conversation a lieu de manière plutôt fluide et agréable, et ça fonctionne d’autant mieux que ça suit une intervention exceptionnelle vraiment sympathique avec des feux d’artifices explosant dans un garage. Rien que ça. Il est surtout intéressant d’avoir Eddie qui y rencontre Ryan, le fameux faux pompier de la 147 – ce qui est confirmé par Bobby qui informe Eddie que la 147 est fermée pour le moment.

L’intervention suivante est également provoquée par Ryan qui affirme à un homme qu’une fuite de gaz risque de faire exploser son restaurant. L’homme le croit sur parole et explose une fenêtre, provoquant l’arrivée de la police, mais aussi des pompiers. Ryan est un peu con : il vient assister aux conséquences de son appel téléphonique ; ce qui fait que Bobby et Eddie le remarquent tout de suite.

Cela n’empêche que l’homme parvient à s’enfuir, en montant dans le camion de pompiers qui l’attend sagement sur le bord de la route.

Comme Buck vient juste de faire le plein, Ryan se retrouve avec 4h de course poursuite possible, rien que ça. Il manque d’écraser une joggueuse qui n’a rien demandé et toutes les voitures de police le suivent à toute allure, menant ainsi à une scène vraiment sympathique. Athena y joue les héroïnes, une fois de plus, et c’est assez logique que ce soit elle qui s’en charge : elle était sur les lieux lorsque le camion a été volé.

Bon, cette histoire de camion volé, c’est gros, parce que je vois mal des pompiers oublier les clés pour aller se chercher à manger en plein milieu d’une journée de garde. Allez, admettons. C’était rigolo à suivre et ça faisait de jolies images, notamment avec des voitures éclatées au passage, juste parce que c’est joli de faire exploser des voitures.

En vrai, l’épisode a dû couter assez cher à produire tout de même, ça fait beaucoup d’explosions et de moments pyrotechniques à mettre en place. Finalement, c’est Eddie qui parvient à raisonner l’homme en lui demandant son aide pour apporter le camion de pompiers sur les lieux d’un incendie où il pourrait sauver des vies.

Oui, même sans leur camion et rien qu’avec une ambulance, les pompiers sont encore déterminés à aller éteindre un feu d’importante envergure. Après tout ça, ils se retrouvent autour d’un brunch payé par Bobby pour les remercier de cette longue garde… et ça se termine mal pour eux, avec une femme faisant un malaise au moment où ils allaient manger. L’humour autour de ce « jinx » fonctionne bien.

Cela dit, il fonctionne encore mieux quand, en fin d’épisode, Eddie s’organise un rencard avec l’ex-maîtresse de son fils et qu’ils prononcent en même temps une réplique pour ne pas avoir de café… Aux USA, quand on dit la même chose en même temps, on dit en effet : « jinx ». Et tous deux le font. C’est qu’ils sont choupis, dites !

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