Colony – S03E01

Épisode 1 – Maquis – 18/20
Le retour de la série se fait d’une très jolie manière avec ce qu’il faut de suspense et de tension pour scotcher à son siège. Côté technique, c’est impeccable ; côté intrigue, il y a un véritable renouvellement des enjeux qui fait beaucoup de bien. La série change aussi de cadre, ce qui lui fait beaucoup de bien et lui offre un peu plus de luminosité. Bref, ce sont 40 minutes que je n’ai pas vu passer et si ça n’a pas répondu à toutes mes questions, ça a lancé cette nouvelle saison sous de très bons auspices.

> Saison 3


Spoilers

01.jpg

Suppose you’re right and there is a war. We’d just be a bunch of cavemen stuck in the middle throwing rocks.

Des poules ! La saison recommence sur des poules ! La fille Bowman a bien grandi et vit paisiblement dans une petite maison près de ce poulailler. La famille s’est installée à la campagne et tout se passe bien : ils ont Snyder pour faire les corvées de ménage et cuisine, les enfants grandissent, tout se passent bien. Toutefois, rapidement, une alarme leur indique qu’il faut se planquer.

Un robot est en effet dans le coin pour effectuer sa patrouille de routine que les Bowman connaissent parfaitement. Le problème, c’est qu’il ne respecte pas sa routine : il arrive plus tôt que d’habitude et il passe la ligne de survie qu’ils avaient déterminé au préalable. C’est problématique, mais la vie est toujours belle pour eux.

À défaut d’avoir contacté la résistance, les Bowman vivent donc une vie paisible à la campagne. Je veux dire, ça va jusqu’à une scène où Will pêche avec sa fille, Gracie (qui m’apparaît encore et toujours comme une gamine insupportable) dans la rivière du coin, alors que Bram aide ses parents dans les tâches stratégiques. Le deuxième fils Bowan, Charlie, est toujours aussi insupportable lui aussi, et je dirais même qu’avoir vieilli ne l’aide pas. C’est fou cette tendance des personnages d’enfants qui sont juste des empêcheurs de tourner en rond.

Bram écoute les transmissions radio de la résistance, tentant de les déchiffrer. Il le fait toutefois en secret de ses parents. Enfin, ça, c’était dans l’entre-saison. Aujourd’hui, il leur en parle : il est prêt à prendre le risque de contacter une résistante pas très loin d’eux pour lui donner le gant, mais cela pose problème. En effet, ça signifierait trahir leur position.

Si Snyder est un véritable esclave pour les Bowman et que ça n’a aucun sens qu’il se laisse faire comme ça, même si c’est pour les espionner. Ils doivent bien se douter qu’il est dangereux quand même… Ou pas. Il propose même à Bram de l’aider à contacter la Résistance, et si Bram se méfie, ce n’est que pour quelques secondes car il est bien content de tomber sur quelqu’un qui est d’accord avec lui. Moi, j’espèrerais juste que ce soit un plan élaboré des parents Bowman pour piéger Snyder, mais comme on les voit hésiter à suivre le plan de leur fils, cela semble bien compromis.

Comme d’hab, Katie veut entrer à fond dans la résistance quand Will est plus réticent. Ce bel eldorado qu’ils se sont construits dans l’entre saison ? On peut lui dire adieu, j’imagine et j’ai passé les dix premières minutes à attendre le moment où ça partirait en vrille. C’est dommage, et avec ses doutes, le couple principal de cette série confirme qu’il en fait vraiment sa force.

Rapidement, la saison débute donc avec un nouvel enjeu dramatique : un vaisseau explose en plein ciel pas loin de la cabane et il se crashe tout autant à proximité. C’est d’autant plus intéressant que les drones se mettent à chercher des survivants… et mettent donc en danger nos héros car ils risquent fort de se trouver nez à nez avec un drone.

Will et Snyder partent à la recherche d’informations sur le crash pour savoir s’ils sont vraiment en danger. C’est un duo intéressant et la série se délocalise dans des zones vraiment très sympathiques. Autant la cabane est classique, autant la forêt alentour et l’observatoire sont magnifiques et font du bien visuellement à la série. Cela donne pas mal d’air et de lumière à une série dont la saison 2 était particulièrement sombre. Et puis, Josh Holloway dans une forêt, c’est toujours une réussite.

Les deux hommes découvrent ainsi un vaisseau ennemi… être bombardé par des drones ennemis. Snyder évoque des rumeurs qu’il avait entendu à la colonie : les envahisseurs de la Terre auraient également des ennemis dans l’espace, et ce serait donc à un de ces ennemis que ce vaisseau appartiendrait. Déjà qu’on ne sait toujours pas grand-chose des envahisseurs, nous voilà donc pris au sein d’une guerre spatiale beaucoup plus importante que prévu. Oups. J’aime beaucoup ce parti pris de nous laisser autant dans le flou que les personnages, et c’est même pour l’instant mieux cette saison avec aucun aperçu des forces de commandement.

De leur côté, Bram et Katie déterrent le gant. Ils savent que la zone risque d’être compromise et Bram en profite pour convaincre sa mère qu’il a raison. Pleine de doutes, Katie fait les valises pour toute sa famille et est confrontée à sa fille qui ne veut plus entendre parler du gant. Elle préférerait en toute logique le laisser à l’abandon derrière elle pour que sa famille soit en sécurité, et on ne peut pas lui en vouloir.

Bram parvient à intercepter une communication radio pas très rassurante alors que Snyder et Will découvrent effectivement que la cabane est bien menacée par des hommes armés – qui ont en fait été prévenus par Snyder, ce rat apeuré par le vaisseau qui s’est écrasé ! Par chance, les Bowman se sont entraînés depuis un moment à cette éventualité. Le plan de secours est imparable et heureusement car les gardes n’hésitent pas à mitrailler la cabane au point de la dévaster.

La famille s’enfuit dans la forêt et c’est sanglant pour les gardes qui les poursuivent. La série n’hésite pas côté hémoglobine, malgré la présence des enfants. Le côté technique de la série est toujours impeccable avec pas mal de caméras à l’épaule et une tension palpable à chaque instant. J’ai même cru qu’ils allaient nous débarrasser d’un des trois enfants à un moment, mais même pas. Les trois s’en sortent et se retrouvent au point de ralliement, une voiture qui leur permettra de s’enfuir.

Will se rend volontairement dans une zone de meurtre des machines extra-terrestres. Cela lui permet de dire adieu à leurs adversaires qui se font massacrer en deux secondes et révèle à Katie que son mari est intouchable. Le robot refuse en effet de le tuer, une fois de plus, même si on ne sait pas pourquoi. Cela reste une grosse prise de risque de sa part, mais elle est efficace.

Snyder profite de la panique pour s’échapper une fois les enfants en sécurité avec Bram, et ça craint beaucoup trop. Évidemment que ce rat a tout ce qu’il faut pour les trahir, il sait même où les retrouver… mais son job n’a pas changé en six mois : il doit retrouver l’alien manquant, récupéré par la Résistance en fin de saison 1 par Will et Katie. Par conséquent, il doit retourner auprès d’eux et n’activer son émetteur que lorsqu’ils auront retrouvé une base de la Résistance.

Loin de la fusillade, les Bowman comprennent qu’ils n’ont d’autres choix que de retrouver le camp de Noa maintenant qu’ils se sont fait chasser de la cabane. Snyder les rejoint, mais cette fois, les soupçons de Will sont bien plus élevés. Malheureusement pour lui, Bram le défend et explique qu’il a aidé Charlie et Gracie à être en sécurité. C’est simple cette manière d’endormir les soupçons de Will quand même.

Les Bowman repartent en voiture vers un nouveau refuge, et Bram tente cette fois d’entrer en contact avec la Résistance.

Contre toute attente, il y parvient et obtient un rendez-vous avec une femme de la Résistance dans 48h sur un pont. Ce sera pour l’épisode 2. De leurs côtés, les parents Bowman découvrent un vaisseau extra-terrestre qui leur donne un premier aperçu de ce qui est dans le costume des leurs ennemis. Ma foi, ça a juste l’air d’être un truc visqueux peu appétissant, et ce n’était pas leur meilleur cliffhanger.

> Saison 3

Les saisons terminées en avril

Salut les sériephiles,

Le mois de mai et son soleil beaucoup trop timides sont enfin là, donc il est temps pour moi de faire le bilan des saisons terminées en Avril. Et pour une fois, j’ai vu un peu plus de trois séries donc il y a pas mal de choses à dire ce mois-ci. Faisons le tour !

10-2

Série terminée

Scandal (S07) – C’est enfin terminé pour Olivia Pope ! Elle a déjà trouvé le moyen de me manquer, mais ma foi, je sais que ce départ est une bonne chose. La série n’a pas arrêté de perdre en qualité, et même au cours de cette saison quand je reprenais espoir de quelques bons twists, c’était pour mieux être déçu trois scènes plus tard. La conclusion est bâclée et pas crédible, mais elle a le mérite d’exister et de nous permettre de tourner la page sur sept années de scandales à la qualité malheureusement inégale. Mieux vaut tard que jamais, adieu Olivia ! (et Fitz, ALLELUIA !). Moyenne : 14/20

bonus.jpg

Séries renouvelées

9-1-1 (S01) – Pour elle aussi, mieux vaut tard que jamais : je l’ai terminée avec un mois de retard, mais ce n’est pas parce que la qualité n’y était pas. Au contraire même, j’ai trouvé ça plutôt sympa. Il ne faut pas attendre un procédural ni une série réaliste, mais juste un rush d’adrénaline plus ou moins bien géré à chaque épisode. Les personnages sont bons, le drama prend bien et ça vaut donc le coup de la regarder, ce qui est une bonne chose. Moyenne : 16,5/20

Future Man (S01) – Malgré un humour pas toujours hyper subtil (pipi caca, quoi), la série a su me convaincre avec un bon rythme et une écriture vraiment intéressante jonglant entre les concepts SF et les références à des films/séries. Clairement, le délire est souvent poussé à son paroxysme dans cette série, et c’est ce qui en fait la réussite. Moyenne : 17,5/20

Suits (S07) – Cela fait quelques saisons que je me suis lassé de la série, aussi parce que je n’arrive pas à retrouver les émotions de mon gros binge-watching des quatre premières saisons. Très clairement, cette saison 7 continue sur sa lancée et est très routinière, mais elle est malgré tout affectée par tout ce qu’il se passait hors tournage, à commencer par le mariage de Meghan Markle. C’était un peu roller-coaster par moment et ça a gâché pas mal de choses d’avoir été autant spoilé, Moyenne : 15/20

Unreal (S03) – La série a perdu de sa capacité à surprendre cette année, mais pas de son excellente verve, heureusement. Il m’a parfois manqué le petit truc en plus, mais c’est qu’il est difficile d’encore découvrir la critique acerbe de la télé-réalité ; surtout qu’on sait tous désormais qu’ils s’appuient sur les mêmes ficelles que celle-ci pour nous faire rester. Oui, mais c’est aussi ça qui fonctionne avec cette série. Le final m’a même rappelé à quel point elle était extrêmement pertinente en anticipant les gros scandales de ces derniers mois. Moyenne : 18/20

The Walking Dead (S08) – Malgré un gros choc de mi-saison, cette saison s’en tire à peine mieux que la précédente niveau qualitatif. On perd beaucoup de temps dans des épisodes longs et pas si bien menés pour arriver à un épisode final bâclé qui donne malgré tout envie de revenir, parce que ma curiosité est plus forte que l’ennui. Comme quoi, il faut parfois pas grand-chose pour faire de l’audience. Moyenne : 14,5/20

The Magicians (S03) – Énorme coup de cœur pour cette saison. Autant les deux premières saisons m’avaient laissé par moment sceptique face à ce que j’étais en train de regarder, autant là, je n’ai que des compliments à faire à cette saison qui prend le temps de développer chaque personnage, de surprendre beaucoup dans les dynamiques mises en place et d’avoir enfin une grande intrigue fil rouge claire pour relier tous les personnages et les sous-quêtes de la série. Hyper fluide, cette saison avait d’excellents épisodes (et guest stars), avec pas mal de réinvention et de tests… qui fonctionnaient tous, c’est dingue ! Moyenne : 18,5/20

Bonus Kristen & Ramon.jpg

Séries annulées

Here & Now (S01) – J’ai déjà dit plus d’une fois mon amour pour cette série qui nous laissera malheureusement dans le flou le plus total concernant certaines intrigues. Très bavarde, la série n’est pas à voir pour son histoire, mais pour sa capacité incroyable à aborder 150 sujets de société en dix petits élèves. Sans jamais apporter de réponses, elle pose de bonnes questions, qui n’ont justement pas de réponse. Et puis, elle a une ambiance bien à elle, souvent prise de tête, mais parfaitement addictive en ce qui me concerne. Elle m’aura laissé souvent intrigué, ne sachant même pas ce que j’en pensais par moment, mais dans l’ensemble, elle était malgré tout passionnante ; et qu’importe les critiques négatives, j’aurais aimé en avoir plus ! Moyenne : 16/20

> Vus en 2018

L’air de rien, c’était déjà un mois bien chargé… mais on est loin de ce que sera normalement le mois de mai… si je me remets à regarder des séries en tout cas, parce que je traîne sur mes articles plutôt que devant mon écran, c’est malin !

Ten Days in the Valley – S01E04

Épisode 4 – Day 4 : Below the Line – 13/20
Ah, ben, il ne faut pas perdre espoir, 7 mois après je n’attends plus grand-chose de la série (si ce n’est un point du Bingo Séries) et la voilà qui s’en tire avec un point de plus que lors des épisodes précédents. C’est toujours plein d’incohérences et le scénario n’est pas crédible, mais il y a quelques rebondissements que je n’avais pas vu venir en fin d’épisode. Cela relance la série et, ma foi, je vais peut-être prendre un peu de temps pour la terminer, finalement.

> Saison 1


Spoilers

04.jpg

What did you do, Jane? You crazy bitch.

Quand il ne me reste qu’un épisode de mi-saison, c’est-à-dire un épisode précédant un mois de pause, à voir pour me valider le dernier point du Bingo Séries et ENFIN réobtenir le St Graal du 20/20, je me révèle prêt à tout. Même à sortir cette série des oubliettes. Du coup, Bingo (en plus, ils parlaient même d’Halloween, c’est dire) !

En revanche, si l’idée de reprendre cette série sept mois plus tard est sympa, je suis complétement paumé, il faut bien le dire. En plus, ça commence par Jane recontactant Robbie afin d’avoir un peu de drogue, ce qui n’a aucun sens vu sa situation, mais admettons, on n’est plus à une incohérence près dans cette série.

De son côté, Casey surveille Lake tout en s’occupant de la femme enceinte qui la garde chez elle. C’est vraiment n’importe quoi tout ça. Les kidnappeurs, Lynn et Russ, font ça pour l’argent qu’ils extorquent à Casey pour assurer l’avenir de leur gamine à eux. Et ils ont bien compris que la famille de Lake avait de l’argent. Ils envoient Casey chercher encore plus d’argent, mais elle n’est pas très efficace dans sa tâche…

En revanche, on essaye de nous faire croire que Lake est maligne et demande des nouvelles de sa mère, parce qu’elle comprend enfin que ce n’est pas normal de rater l’école. Bien vu.

Chez Jane, Alie continue de s’inquiéter pour sa sœur et de tenter de tomber enceinte… mais elle n’est plus dans le mood pour autant : sa nièce a disparu depuis quatre jours quand même, il serait temps de se poser des questions. Il serait temps aussi de se poser des questions sur Casey qu’elle surprend en train de fouiller dans la barraque… mais non.

Elle préfère l’aider à trouver les relevés bancaires de Jane et critiquer Pete avec elle, ne se méfiant pas plus que ça malgré sa tendance à défendre Pete non-stop. La pauvre est occupée à tenter de vendre son mari à une de ses potes pour qu’elle lui trouve un job, parce qu’il s’est fait virer.

Jane est désormais persuadée que Lake est chez Pete, mais sa sœur n’en est pas si convaincue. Cela ne l’empêche pas d’aller la chercher là-bas, au cas où. Elle se perd dans ses souvenirs, puis essaye de faire parler son ex-mari qui n’avoue pas l’avoir kidnappé. En même temps, je ne suis pas convaincu qu’il soit dans la combine de sa maîtresse, révélée beaucoup trop tôt.

Jane grille sa vraie intention quand elle parle du fameux pull rouge, mais elle a en plus empoisonné le thé de son ex pour avoir le temps de fouiller sa maison. Du grand n’importe quoi, on voit bien qu’elle est scénariste la madame pour élaborer de tels plans tordus.

Avec son ex-mari endormi à portée de main, elle ne met pas longtemps à récupérer son portable et le déverrouiller grâce à son empreinte. Et c’est pour ça que je me garde un mot de passe uniquement, non mais oh. Malgré ça, elle ne découvre pas sa relation avec Casey, mais un simple sms réclamant de l’argent. Elle est sûre de tenir une piste, même si son ex n’est pas très coopératif.

Elle découvre qu’il est toujours lié à l’univers de la drogue, contrairement à ce qu’il prétendait.  Elle finit par comprendre grâce à une gourde qu’il couche avec Casey. Une gourde ! Non, je ne peux pas penser que ça soit une simple coïncidence, le jeu de mots est trop simple pour moi.

Ils sont finalement interrompus par un dealer à qui Pete devait de l’argent, l’émetteur du SMS. Il réussit à les balader et récupérer son argent. C’est Jane qui le paye après avoir retiré tout son argent, persuadée qu’il avait sa fille. Malheureusement pour elle, elle se fait balader comme une bleue ; et ça n’arrange pas non plus Casey qui ne peut plus lui voler son argent.

De manière incompréhensible, Jane comprend que Casey est responsable quand Pete lui explique qu’elle se réjouissait de partir vivre dans un beau château quand il aurait la garde. Elle prévient aussitôt les flics alors que Pete prévient Casey.

Notre enquêteur, Bird, continue son enquête en interrogeant l’amant flic de Jane, et ça ne mène nulle part. En revanche, la piste du dealer le mène à comprendre que Jane lui a menti et se souvient bien de sa présence. C’est de lui que vient l’information de la voiture postée devant chez Jane, en plus.

Robbie est donc arrêté : il s’appelle donc Patrick – et une partie de moi me dit qu’on le savait déjà. Les flics n’en ont rien à carrer de son trafic, préférant l’interroger sur la disparition de Lake (mais quel nom de merde). C’est intéressant même si pas très crédible et Patrick aide beaucoup l’enquêteur à faire son job, lui disant tout ce qu’il peut sur Jane.

Heureusement, Jane réussit à avancer plus vite que lui et débarque au commissariat avec les bonnes informations. Le problème, c’est que Casey a senti le vent tourner et que les ravisseurs aussi. Lynn, qui était donc la sœur de Casey, ne le vit pas apparemment pas bien. Ce qu’on sait en tout cas, c’est que Casey grille sa couverture en étant vu de Lake, puis qu’elle est apeurée par son beau-frère voulant tuer Lake, avant de l’être par quelqu’un hors écran.

Et en fin d’épisode, le beau-frère et Casey sont tous les deux morts lors de l’intervention policière (évidemment en présence de Jane pour que ce soit plus dramatique). Oups. Voilà donc que je perds ma raison principale de regarder la série (Casey) alors qu’Emily Kinney gérait plutôt pas mal le rôle. La série part dans une nouvelle direction alors qu’on avait enfin réussi à résoudre toute l’enquête, c’est con. Je suis intrigué de voir quelle énormité ils vont nous sortir maintenant !

Autrement, l’enquêteur révèle que Pete n’est pas le vrai père de Lake et en arrière-plan de l’épisode, Matt galère à maintenir le plateau de tournage en place, de même que le tournage en général. Mouais.

> Saison 1

Ten Days in the Valley – S01E01-03 (rediff)

Spoilers

> Saison 1

01.jpgÉpisode 1 – Day 1 : Fade In – 12/20
Real mother of the year.

La série commence mal avec une introduction faite de flashbacks qui sont censés intriguer et nous raconter l’enfance du personnage, mais ce n’est pas génial franchement. En plus, l’actrice principale, qui joue Jane, ressemble beaucoup trop à Elsa d’Atypical pour que je sois à fond dedans.

La série nous introduit les personnages assez rapidement et ça n’a rien d’exceptionnel : Jane est débordée de travail, ne gère pas bien son divorce d’un ex qui ne respecte pas les décisions de justice et confie sa fille à une nourrice qui gère toute la baraque. Très franchement, je me suis vite retrouvé à attendre le début de l’histoire, surtout lorsqu’on nous sert une scène de danse ou une berceuse, et donc beaucoup trop de longueurs.

Du côté du travail de Jane, j’en ai trouvé l’introduction vraiment sympa avec le deal de drogue que je voyais évidemment être une arrestation de police. Je me suis fait avoir comme un bleu par ce pseudo-rebondissement qui le révélait être une production de série télé. Il n’empêche que Jane doit écrire une scène à la va-vite pour le lendemain, parce que c’est bien connu, les producteurs ne délèguent jamais le moindre de leur boulot.

Très vite il est révélé que Jane abuse de l’alcool et travaille depuis une cabane au fond du jardin, dans laquelle elle se rend malgré la pluie torrentielle. C’est à croire qu’elle n’a jamais vu la moindre série télévisée : qui fait ça ?

Les flashbacks continuent lorsque nous voyons Jane s’endormir au beau milieu de son travail et pour se donner un coup de boost, elle fait appel à un jeune qui lui fournit de la drogue. C’est bien connu bis, la drogue libère la créativité des producteurs et donne une belle occasion pour des flashbacks dont il faudra voir la suite de la série pour pleinement les comprendre.

En une phrase comme en cent : Jane est débordée de travail. Je crois que c’est déjà la trois ou quatrième fois de l’article que je l’écris, mais c’est à peu près tout ce qu’on apprend d’une bonne moitié de l’épisode, si ce n’est plus. Elle finit de travailler vers 4 heures du matin, découvre qu’elle est enfermée à l’extérieure de chez elle (ce comble), casse une vitre pour rentrer et s’aperçoit que sa fille n’est plus là et le baby phone débranché.

Comme elle est alcoolisée et droguée, elle appelle d’abord sa sœur qui semble avoir pas mal de connaissance des enquêtes policières même si je n’ai pas bien cerné son job. En tout cas, elle est apparemment enceinte et protège sa sœur en effaçant les traces de la soirée alcoolisée. Jane n’est pas franchement inquiète de la disparition de sa fille : persuadée que son mari est responsable de l’enlèvement, elle se rend au travail comme si de rien n’était avec son assistante – assistante dont on découvre plus tard qu’elle a une liaison avec le mari de Jane et lui sert d’alibi alors qu’elle ne l’est pas.

À son boulot, Jane fait plein de merde et on découvre qu’elle raconte en fait des faits réels dans sa série, mettant un flic lui ayant tout raconté sur son commissariat dans la merde. Son commissariat est bien sûr celui chargé de l’enquête sur sa fille.

Reste à aborder l’inévitable scène où un scénariste suggère de faire enlever la fille d’un des personnages de la série, celle où la nourrice contacte son mec qui a perdu la clé de la maison ou celle où Jane et son ex en viennent aux mains et vous comprendrez que si la série est divertissante, elle ne traite pas avec beaucoup de respect l’intellect de ses téléspectateurs.

Nous sommes dans un drama quelque peu paresseux mais divertissant. Le cliffhanger voit Jane mentir sur l’identité de son dealer (qu’elle dit ne pas connaître) et avouer qu’elle a menti aux flics sur ses horaires de travail dans la cabane lorsqu’elle pensait son mari responsable de l’enlèvement.

Beaucoup de pistes à explorer dans les neuf autres épisodes, donc, mais rien qui ne devraient me retourner le cerveau. La succession de clichés n’en reste pas moins divertissante – et n’exige pas trop de concentration… Je pense la continuer, mais je risque vite de prendre du retard dans son visionnage. Nous verrons bien.

02Épisode 2 – Day 2 : Cutting Room Floor – 12/20
That’s a key to Jane’s house.

C’est parti pour la deuxième journée dans la vallée qui commence avec la bonne nouvelle de l’annulation certaine de la série. Les audiences du pilot étaient décevantes et ABC a confirmé qu’il s’agirait uniquement d’une mini-saison.

Jane rentre chez elle, accueillie par une reporter, en compagnie du flic très curieux sur « le gamin à vélo », le dealer de Jane, donc. Elle demande à tout le monde de virer de la maison pour le contacter, malheureusement, il a déjà changé de numéro, malin qu’il est. Quelle idiote de mentir. Je comprends qu’elle ne veuille pas se foutre dans la merde, mais il est tout de même question de la vie et la sécurité de sa fille.

En manque, elle s’échappe de la maison en lançant l’alarme de la voiture du voisin. Elle est vraiment brillante putain… C’est problématique de n’avoir aucune compassion pour le personnage principal à ce stade-là de la série. Elle mène l’enquête sur son dealer, PJ, de son côté. Le problème, c’est que celui-ci a disparu.

Elle retrouve son boss, mais pour le convaincre qu’elle n’est pas de la police, elle se fait une ligne de cocaïne. C’est la ligne la plus express de la Terre, hors écran parce qu’on est sur ABC. Ca la met KO pour la nuit, car ce n’est pas de la cocaïne.

Pendant ce temps, l’assistante continue sa relation avec l’ex de sa boss, Pete, envisageant carrément de démissionner quand leur fille sera retrouvée. Très inquiet par la disparition de sa fille, le père refuse de coucher avec, ce qui est le premier point logique de la série cette semaine. Tout finit par arriver – mais il reçoit aussi un message lui réclamant de l’argent, histoire de nous interroger sur son innocence.

Le lendemain, chez Jane, la baby-sitter ne sait toujours pas où se trouve la clé, mais elle finit par la récupérer et la donner au flic, occupé jusque-là à aider la sœur de Jane à faire ses injections pour tomber enceinte. Bienvenue dans un monde de logique scénaristique incroyable. La gamine disparue s’appelle Lake après tout.

Jane finit par retrouver PJ qui lui apprend qu’il a vu une voiture correspondant à celle de Pete. Forcément, elle se précipite chez lui avec son assistante pour fouiller la baraque et voir si la voiture a une rayure. La voiture n’est pas là, Jane est en larmes, l’assistante dans sa culpabilité, passionnant.

Bien sûr, l’assistante commence à culpabiliser de mentir à la police, mais elle se laisse manipuler par son copain, qui possède toujours sa propre clé de la maison. Comme je n’ai absolument aucune confiance en elle – qui pourrait tout à fait être en couple avec PJ ou une connerie comme ça -, je suis sceptique devant cette intrigue.

Le flic n’est pas si mauvais, comprenant que la productrice lui ment depuis le début (c’est pas sorcier en même temps) et lui raconte l’histoire qu’elle veut bien lui raconter. À mener l’enquête, il comprend aussi que la série est très réaliste ; ce qu’une assistante de police semble savoir aussi, puisqu’elle sort avec l’actrice principale. La babysitter et son copain sont tous les deux arrêtés, devenus premiers suspects par leurs mensonges : elle a en fait une fille qu’elle espère faire entrer sur le territoire américain. OK, c’est très clairement une fausse piste, mais il en faut bien.

L’épisode se termine sur un nouveau cliffhanger : Jane reçoit un message vidéo de sa fille. Sans ça, je n’aurais pas spécialement envie de revenir. Je ne peux pas dire que la série soit mauvaise, mais elle n’est en tout cas pas bonne. Son mystère est là et la promesse d’une vraie fin est intéressante ; mais très clairement, il n’y a rien qui rendra cette série inoubliable.

03.jpgÉpisode 3 – Day 3 : Day Out of Days – 12/20
Well, it could be intend to torture you.

Une série dont je ne me souviens même pas le cliffhanger final de la semaine dernière, voilà ce qu’est Ten Days in the Valley. Pourtant, il y a du potentiel dans l’envoi de cette vidéo. Jane et Pete sont interrogés séparément et répondent totalement différemment sur ce qu’ils analysent de Lake. J’imagine que c’est intéressant car l’on découvre mieux les personnages et qu’on apprend à les connaître.

Jane contacte alors Gus, le flic dont elle se servait pour la série et qui est désormais son amant, parce que… il faut bien qu’elle couche avec quelqu’un. Au réveil le lendemain, elle apprend que la vidéo a été envoyée de son studio de tournage. Joie.

John, le flic, vient donc la chercher pour aller enquêter sur place et lui demande de faire une liste des suspects, en partant du principe qu’ils sont tous coupables. Pour une scénariste, elle n’est pas très imaginative, d’ailleurs.

Tout le monde se retrouve donc coincé au studio et il est révélé que l’envoi de la vidéo a été réalisé par un des scénaristes : Matt. C’est forcément une fausse piste puisque nous en sommes à l’épisode 3. Je pense bien qu’on découvrira une histoire de chantage quelconque.

John est tellement doué qu’il suspecte rapidement Matt et décide de le piéger avec un appât hyper classique qu’aucun flic n’oserait faire dans la vie, tellement il est évident que le suspect en profiterait pour supprimer toutes traces de la vérité. Quant à Jane, elle se remet à travailler et consoler son actrice capricieuse, au grand désespoir d’Ali, sa sœur qui voulait la ramener à la maison.

En vérité, j’étais loin avec mon chantage, Matt a simplement piraté l’ordinateur de sa boss pour lire ses mails. Cela permet à John d’avoir une copie des e-mails en question : il peut ainsi deviner que Gus est la taupe qui informe Jane de tout ce qu’il se passe chez les flics. En voilà un qui est dans la merde.

De son côté, Pete s’amuse à agresser des adolescents qui collent des affiches sur celles de la disparition de sa fille. Bon, en même temps, l’ado n’est pas des plus malins quoi. Bon, Pete appelle les flics et se fait arrêter. Il demande à Kaythlin/Casey de s’occuper de sa voiture, celle-ci n’ayant toujours pas recontacté la police. Ce n’est pas du tout suspect, surtout que maintenant les flics les savent « amis ».

Quand elle se pointe, John comprend que Casey est en couple avec Pete, mais celle-ci s’en tire en lui parlant de PJ, le fameux dealer de Jane. Cette dernière est loin de se douter de la trahison de son assistante alors qu’elle se réconcilie avec Matt.

Hop, les deux parlent et comprennent subitement que le pull que porte Lake sur la vidéo est celui qu’elle avait emprunté au studio. Il n’en faut pas plus pour que Jane reparte en boucle sur « Pete a kidnappé Lake », mais John refuse de l’écouter. Comme elle n’est pas fichue de lui donner l’information importante et que John la voit désormais comme une droguée, Jane est forcée de parler à une assistante sociale.

Il est fort probable qu’elle perde la garde de Lake, donc cette dernière pourra bientôt être libérée, délivrée, ce que Casey s’empresse d’aller annoncer à la personne qui garde Lake. Voilà, je l’avais dit qu’elle était louche ma Kinney, je le savais.

Divertissant, mais toujours sans grande surprise ni saveur, c’est un nouveau 12/20 pour cette série qui ne parvient pas à me passionner avec ses méthodes peu crédibles.

> Saison 1