De mon enfance, en quelque sorte. En 2001, M6 lance le Loft Story – et c’est une vraie boîte de Pandore qui s’ouvre avec l’arrivée de la télé-réalité d’enfermement en France. La série revient, en prenant ses libertés, sur la création du loft et de toute une génération de programmes voyeuristes qui fonctionnaient si bien avant que toutes les ficelles ne soient trop connues des candidats.
À l’origine, la série m’intéressait parce que j’y voyais l’occasion de nous proposer un Unrealà la française, mais je la considérais comme une production française qui risquait de ne pas être à la hauteur. J’avoue que j’avais aussi peur du résultat, parce que si j’ai vu le loft à l’époque, j’étais encore trop jeune pour comprendre tous les enjeux et tout ce qui se jouait dans cette piscine – même si bon, difficile de passer à côté, n’est-ce pas ?
Bref, j’avais – et j’ai toujours – peur de passer à côté de certains messages de la série ou de ne pas comprendre qui est censé être qui. Pour autant, la série m’attire depuis le premier jour. Il est temps de m’y mettre maintenant que je n’en ai eu que des échos positifs. J’ai envie de savoir si elle est vraiment si bien, six épisodes, ce n’est pas infaisable pendant les vacances et… ouais, c’est tout, en fait, j’ai peur qu’elle me soit survendue, mais je suis sûr que je vais accrocher. Normalement. Peur.
PS : j’ai vu la saison et écrit les critiques en février 2025. J’ai juste oublié de tout publier, apparemment ?
Rien à redire. Les choix musicaux, les galères de téléphone, Lycos, le bruit de l’ADSL, le walkman… On est en 2001 et c’est génial. La série est mieux que je ne l’envisageais et je sens que je vais la dévorer d’un seul coup tellement c’est bien foutu. Cela fait du bien d’avoir une production française…
Faites-nous des saisons de 22 épisodes ! Que c’est frustrant d’avoir un rythme qui accélère soudainement et des ellipses de semaines entières, sans développer tout ce qu’il y aurait à découvrir sur les coulisses d’une émission de télé. Je vois bien que le parti pris est de suivre des personnages plus que de faire un documentaire,…
C’est fou comme il se passe plein de choses dans cet épisode, l’air de rien. Il faut dire que le loft, ça a été vite. Le point d’orgue de la mini-série est donc LA scène la plus culte du Loft et ça paraît assez logique que cet épisode y arrive progressivement. Cela fonctionne plutôt bien…
On entre bien plus dans le vif du sujet et des décisions radicales qu’il faut prendre souvent en dernière minute – ou après la dernière minute. Gérer un tel succès d’audience, faire en sorte de le faire grandir, anticiper les problèmes… Clairement, la vie d’une production n’est pas simple. Certaines sous-intrigues plus fictives semblent tout…
Tout mène tranquillement à la conclusion de la série, mais j’insiste vraiment sur le format qui aurait été encore plus passionnant si on avait eu un épisode par semaine de jeu. Tout le monde nous parle du Loft et tout tourne autour de ce qu’il s’y passe, mais nous n’avons que la vision des coulisses…
Un dernier épisode qui surprend en poussant le vice parfois un peu loin dans la fiction et les choix faits comme marqueurs pour la fin… mais en même temps, pourquoi ne pas profiter un peu plus longtemps du succès ? Je ne sais pas si la série deviendra culte, mais elle retranscrit parfaitement l’époque et le…
Quatre ans déjà après Kaamelott : Premier Volet, je suis retourné au cinéma cette semaine pour voir, en avant-première, la première partie du volet 2. Et oui, je ne poste l’article que maintenant, parce que je n’ai plus l’habitude d’écrire et publier les jours. Avant ça, j’ai revu le premier film la veille. Bonne idée : c’était mieux que dans mon souvenir. Le rythme (bon, peut-être parce que je l’ai vu en x1,5 oups), les dialogues, la nostalgie : tout passe beaucoup mieux quand on sait où on met les pieds. Peut-être aussi et surtout qu’avec le recul, je savais ce que j’allais voir : pas franchement un retour de la série ultra-comique des débuts, mais une fresque ambitieuse qui posait des bases sérieuses.
Et cette suite, alors ? Eh bien, elle est longue. Très longue. Ce n’est pas forcément un défaut, mais on le sent passer. On a clairement affaire à une partie qui prépare la suivante : ça installe, ça déploie, ça connecte les fils, mais ça oublie un peu de raconter sa propre histoire. Le genre de film qui te fait sentir que tu regardes une “partie une” d’un diptyque et que ça aurait été tellement mieux si ça avait été monté comme une série ! Tout est pensé et construit pour amener la suite (quand ?) sauf que, très clairement, le film manque d’une histoire qui lui soit propre : il ne raconte pas une histoire avec un début, un milieu et une fin. J’ai eu l’impression qu’il nous racontait le milieu, et c’est tout. Et même pas le milieu qui suit directement le premier volet. Le milieu de nulle part, vraiment.
Les personnages se croisent, s’égarent, partent chacun dans leur quête (ou pas, justement, c’est toute la question) par petits groupes (et y a plein de nouveaux), et moi, spectateur, j’ai eu l’impression d’errer avec eux. Pas forcément perdu parce que tout est clair, mais j’ai traversé la même errance que les chevaliers de la Table ronde. C’est méta, oui, et normalement j’aime le méta, mais ça a ses limites. Et puis, ça donne parfois envie de regarder sa montre et j’ai eu le même sentiment qu’un groupe de personnages en découvrant qu’ils n’avaient pas encore fait le quart de leur voyage : QUOI ? Il reste plus d’une heure de film ?
En plus, il y a un vrai souci de cohérence temporelle qui m’a énormément sorti de ce qui était raconté. Pour schématiser et toujours sans trop spoiler : certaines intrigues se déroulent sur quatre jours, d’autres sur un mois et demi, sans que le montage ou la narration ne nous aident à recoller les morceaux. On passe d’un personnage à un autre sans savoir en combien de temps les événements se déroulent, et ça finit par donner une impression de grand fouillis, surtout quand on passe justement d’une scène où les personnages disent « quoi, on n’a fait que ça comme chemin ? » après ce qui paraissait être un bon quart d’heure de film à une scène, cinq minutes plus tard, où ils sont déjà au bout de leur chemin. Bref, ça donne une impression de puzzle dont il manque des pièces, alors que c’est déjà trop long. Transformez-moi ces 2h30 de film en six épisodes de 42 minutes, et ce sera incroyable.
Parce que oui, j’ai l’air de poster une critique 100% négative comme ça, mais c’est incroyable, évidemment. J’ai beaucoup ri, les dialogues font mouche, zéro souci de ce côté-là. Enfin… L’ambiance dans ma salle n’y était pas. Peut-être que le public de l’avant-première était plus concentré qu’enthousiaste, ou peut-être que le film n’a pas les moments qu’on attendait pour rire ensemble. Je ne sais pas. En tout cas, j’ai ri, mais souvent tout seul ou juste avec l’amie qui m’accompagnait.
Visuellement, c’est toujours splendide. Les paysages, la lumière, la musique : tout respire la maîtrise, Astier n’a plus rien à prouver côté technique, il est toujours au top. Le casting, lui aussi, est impeccable. On retrouve les visages qu’on aime, les personnages qu’on adore, parfois pour une scène, parfois juste pour un clin d’œil. C’est agréable dans l’ensemble, mais ça a pu être irritant : certains retours ne servent à rien d’autre qu’à rappeler que “regardez, il est encore là”. Parfois, j’étais content (une certaine scène avec Guenièvre au lit), parfois, j’ai levé les yeux au ciel (bordel, le départ de Clavier).
Ceci dit, l’humour reste fidèle à lui-même, toujours aussi fin et absurde, malgré l’absence de Perceval (c’est peut-être ce qui m’irrite le plus avec les autres retours inutiles !). C’est lui qui, d’habitude, équilibre l’univers d’Astier, qui injecte ce grain d’absurde nécessaire quand tout devient trop solennel. Sans lui, Karadoc perd sa moitié, et les dialogues perdent cette candeur si particulière qui transformait les scènes les plus banales en or. Kaamelott sans Perceval, c’est un peu comme la Table ronde sans Graal : on peut faire sans, mais ce n’est pas pareil. Ouais, c’est ma meilleure vanne désolé, je ne suis pas Astier moi et je n’ai pas envie de faire des blagues à base de « camelote » et « on en a gros ». Ce serait trop facile. Ceci dit, l’absence de Perceval est compensée de manière facile et plutôt maligne pour nous le faire entendre quand même.
Alors oui, j’ai passé un bon moment, j’ai ri, j’ai admiré la beauté du film. Mais j’en suis sorti un peu perdu, un peu frustré, comme si j’avais regardé un prologue de deux heures trente qui s’arrête, en plus, de manière abrupte et sans qu’on ne sache bien pourquoi ça s’arrête là. C’est beau, c’est ambitieux, mais ça manque d’un schéma narratif. Pardon, c’est peut-être moi le problème, on n’est pas en cours de français après tout. J’attendrai la suite, évidemment — avec l’espoir qu’elle donne enfin du sens à ce grand éparpillement…
De toute manière, tant qu’il y aura Guenièvre et sa mère, je serai au rendez-vous !
C’est une fin de saison qui fait son taf, pas plus, pas moins. Sans trop de surprise, le tout est un peu rushé pour que ça tienne en moins d’une heure, parce qu’il le faut bien, comme d’habitude : on a perdu tellement de temps dans les épisodes précédents ! Si les rebondissements sont pour la plupart prévisible, j’ai eu quelques petites surprises sur la fin de l’épisode. De là à pardonner complètement un moment complètement improbable et incohérent scénaristiquement ? Certainement pas.
Spoilers
Paz et Daryl se rendent à El Alcazar, Carol veut libérer Antonio.
It just got easier to stop thinking about the future.
Je termine une soirée où les séries étaient plutôt décevantes par une fin de saison, ça ne peut qu’améliorer ma soirée, non ? Eh bien, non, pas forcément, parce que cette saison 3 n’est pas franchement brillante. Les deux épisodes précédents étaient loin d’être incroyables – n’en déplaise aux gens qui regardent la série. Ils existent si j’en crois les statistiques du blog, avec un vrai pic de visionnage de l’article résumant mon avis sur l’épisode 6. Cela ne met pas du tout la pression qu’un des épisodes que j’aime le moins soit un des plus lus sur le blog.
Bref, on est ici pour parler de l’épisode 7 et c’st donc ce que je vais faire : on commence par une scène complètement improbable qui m’a fait mourir de rire ! En effet, on voit le garde français qui était contre Daryl mais qui avait fini par être pote avec avant d’être abandonné dans le tunnel sous la Manche retrouver le rubbik’s cube de Laurent, abandonné là par Daryl dans l’épisode précédent. Mais QUOI ? En Espagne ? Comment c’est ne serait-ce que possible ? C’est ridicule !
Au phare, Carol débarque avec Roberto et obtient aussitôt l’asile qu’elle espérait. Elle s’inquiète tout de même beaucoup pour Antonio, et elle a raison. En effet, en ville, Antonio est torturé par Fede qui souhaite savoir où est passé Daryl. Même si elle est inquiète, Carol ne fait pas demi-tour immédiatement : elle préfère papoter avec Roberto du monde d’avant. Son but est de le convaincre de retourner aider son père, mais Roberto ne veut rien entendre. Lui, il veut attendre Justina et se barrer aux USA, c’est tout.
Carol retourne donc seule en ville, se planquant exactement comme Roberto l’avait fait. Elle sait pourtant qu’elle n’est pas la bienvenue. La promesse du cul a ses raisons que la raison ignore, je suppose. En attendant, elle a déjà semé des graines de la discorde qui commencent à faire effet : Fede doit se justifier davantage de ce qu’il s’est passé quand il est remis en question. Il organise ainsi un petit discours pour justifier ses actions.
Carol revient pile à temps pour assister à ce discours qui est en fait une mise à exécution sans procès : Antonio est pendu en place publique en tant que traître ayant aidé les américains à tuer les soldats d’El Alcazar. Carol insiste impuissante à sa torture : il n’est pas pendu par le cou et tué, il est un peu écartelé, en fait. Soit. Fede veut en savoir plus sur sa trahison et les américains.
Il faut attendre la nuit tombée pour que Carol agisse. C’est ridicule. Aidée par quelques hommes du phare, elle vient libérer Antonio et y parvient sans que personne ne fasse rien. Ils ne se font tirer dessus qu’une fois qu’il est libéré et peut marcher. Franchement, c’est absurde ! Elle parvient à s’échapper de la place du village, mais pas du village. C’est problématique, parce que Fede lance aussitôt des chiens à leur recherche.
Pourtant, ils s’en sortent bien, en se réfugiant chez des alliés qu’ils ont encore dans le village, en passant par un tunnel puis en tuant quelques zombies en ville. Ils font alors confiance à un autre homme, et quelque chose me dit que c’est une mauvaise idée.
Pendant ce temps, Daryl et Paz sont en ville et s’approchent d’El Alcazar. Un petit flashback nous révèle que Paz y a été laissée pour morte, avant qu’on ne revienne dans le présent et qu’on la voit se faire embaucher avec Daryl pour aller bosser pour El Alcazar. Bon. Logique, je suppose, c’est dans la lignée de la saison, mais ça se fait si rapidement ! Je ne vois pas l’intérêt d’avoir perdu tout l’épisode du train pour ensuite rusher cette partie-là qui aurait pu être plus intéressante.
Nous les voyons arriver dans le palais, qui est très beau, et récupérer des masques. C’est pratique ça, personne ne les reconnaîtra juste parce que les riches ne veulent pas voir la tronche des esclaves qu’ils embauchent ? C’est si simple.
Au sein de la forteresse d’El Alcazar, on observe Justina se préparer : elle doit s’habiller bien et être la plus belle possible pour son futur parti. Elle pense plutôt à s’échapper, cela dit, espérant encore qu’elle pourra s’échapper si aucun homme ne pose les yeux sur elle. Elena lui fait un petit check de réalité : sa nouvelle maison, c’est Alcazar, et elle ferait mieux de s’y faire, car si elle ne trouve pas de mari, alors elle sera simplement battue – ou pire. Ben super, comme je dis souvent. Justina essaie bien de parler de Paz, mais Elena est claire : elles ne sont plus des enfants et les rêves, c’est néfaste pour elles. Elle sait que Guillermo est au courant pour Paz, en plus.
On enchaîne assez vite avec une étrange soirée au sein d’El Alcazar. Le roi, la reine, le prince et Elena assistent avec tout un tas de bourgeois à un spectacle ridicule et stupide où des marionnettes-zombies sont mises en scène. Vraiment, c’est ridicule et stupide, mais on connaît la tendance des riches à s’amuser avec les zombies dans cette franchise. Et, en vrai, ça peut se comprendre.
La deuxième partie du spectacle est plus fun : il s’agit de l’Offrande, évidemment. Quelques jeunes filles sont donc présentées aux riches hommes qui doivent les prendre pour épouses. Justina comprend qu’elle doit absolument être choisie et fait ainsi ce qu’elle peut pour (ce lâcher de cheveux, lol), tout en s’arrangeant pour récupérer un couteau et en trahissant au passage l’autre gamine de son village, mais bon… C’est un détail.
Daryl et Paz assistent à tout ça en tant que serveurs masqués que personne ne reconnaît. Ils voient ainsi Justina être choisie, sans pour autant envisager tout de suite un plan pour la secourir. Daryl finit par passer en coulisses et libérer tous les zombies qui étaient sur scène, tout simplement.
C’est un putain de bâtard. Les riches ne sont pas armés et ça se termine en « eat the rich », tout simplement : les zombies peuvent buter quelques bourgeois, un incendie se déclare et il n’y a plus qu’à aller récupérer les femmes qui les intéresse. Paz doit donc retrouver Elena, Daryl s’occuper de Justina. Simple, efficace, non ? Je suis partagé sur cette méthode, tout de même.
Paz retrouve sans trop de problème la future reine d’Espagne. Cette dernière lui fait confiance : Elena fait donc un câlin à Paz, câlin surpris par son fils. Et oui, Elena a eu un petit garçon ! Il faut bien que la lignée royale continue. C’est stupide que Paz envisage encore qu’Elena s’enfuira avec elle, du coup. Pourtant, Elena promet de faire ses bagages. Pardon, mais elle espère quoi Paz ? Qu’on va laisser s’enfuir un des futurs roi du royaume ?
Alors qu’elle se pense victorieuse, Elena se fait finalement avoir comme bleue : elle est assommée et trainée aux pieds de Guillermo. Celui-ci la menace et traîne un peu trop à la tuer : il papote, lui fait des menaces, mais il finit par se faire tuer en ne surveillant pas ses arrières. Elena n’hésite donc pas à planter une épée dans le dos de son mari. C’est un coup de traître. Si Guillermo ne meure pas sur le coup, on peut compter sur Paz pour abréger ses souffrances.
De son côté, Justina est sauvée de la catastrophe du théâtre par celui qui lui a été promis. Bon, elle a toujours un couteau sur elle, mais elle ne sait pas exactement s’en servir. L’homme n’a aucun mal à la maîtriser et est clairement sur le point de la violer quand Daryl surgit soudain de nulle part et l’égorge. Si on ne peut pas regretter ce meurtre, je regrette un peu que la série ne prenne pas plutôt le temps de nous développer vraiment la société d’El Alcazar et son fonctionnement. Ceci étant dit, c’est peut-être une bonne chose : je n’aurais pas voulu d’une énième série nous développant en détail une société patriarcale, sexiste et violente gratuitement envers les femmes. N’en avoir que la surface est une bonne chose !
Finalement, Justina est donc sauvée. Daryl l’emmène libérer les autres jeunes femmes et filles prisonnières avant qu’ils ne s’évadent. J’aurais aimé en voir plus de l’évasion et de la destruction d’El Alcazar, mais on a juste trente secondes de chaos puis une vision de la forteresse en flamme au loin. Cela ressemble à une mauvaise journée pour le royaume d’Espagne, je vous le dis, moi.
Si on voit les flammes de loin, c’est que nos héros s’arrêtent un temps pour se dire au revoir. Paz affirme en effet à Daryl que rien ne l’attend à Solaz, alors qu’elle a toute une vie à mener à Barcelone avec Elena, son fils et les autres jeunes sauvées. Daryl, lui, repart justement pour Solaz avec Justina. Bref, tout est bien qui finit bien de ce côté-là de l’intrigue. Nous pouvons suivre le petit road-trip en moto (il trouve toujours tellement de motos partout où il va, il me tue !) de Daryl et Justina, histoire de voir quelques paysages sympathiques de l’Espagne.
Une fois que c’est fait, on enchaîne sur tout autre chose : Daryl a toujours des flashbacks de son enfance avec Merle qui lui dit de fuir. Bordel, mais quel est l’intérêt de ces flashbacks ? Cela fait sept épisodes qu’on voit la même chose et qu’on ne sait rien de ce qui hante vraiment Daryl – et surtout de pourquoi maintenant, après 18 saisons à connaître ce perso qui n’a jamais été torturé par son passé.
Daryl et Justina finissent par rentrer au phare… mais c’est trop tard. Ils ont trop la confiance quand ils y arrivent, mais ils sont rapidement braqués par deux hommes qu’on ne connaît pas, mais qui sont leurs ennemis. Par chance, au sommet, il y a toujours notre super-héroïne du phare. Elle les sauve, mais n’a pas de bonnes nouvelles pour nos héros. Ainsi, elle révèle à Daryl que Carol n’est jamais revenue du sauvetage d’Antonio et que Roberto s’est fait arrêter par des hommes de Solaz. Elle a juste eu le temps de se cacher, quoi.
Quel bordel. Sans trop de surprise, Daryl se rend seul en ville, empêchant Justina de faire de même. Il fait bien, parce qu’elle ne survivrait probablement pas à Fede.
Ce dernier est enfin le bâtard qu’on attendait tous qu’il soit. Il a fait capturer Carol et Antonio sans trop de mal, mais c’est pour mieux les libérer. Il les dit libres, certes, mais il sait qu’ils vont rester en ville : quand ils quittent la mairie, ils tombent sur l’exécution publique de Roberto, rien que ça. Le pauvre a vu ses amis être abattus sous ses yeux, puisqu’il était enchaîné avec eux. Les deux hommes sont sur le point de se transformer en zombie et de s’attaquer à lui. Pire, il y a aussi une dizaine d’autres zombies dans la rue.
Carol et Antonio sont désarmés, Roberto enchaîné et personne ne peut leur venir en aide – même quand les villageois essaient, Fede donne l’ordre à ses hommes de tirer pour les empêcher de récupérer des armes. Par chance, super Daryl est là. Il sauve bien sûr Carol et Antonio de deux zombies, offrant une once d’espoir à Roberto également. Le tout tourne tout de même à la fusillade.
Justina débarque alors en centre-ville et… mort de rire, sérieux. Elle traverse les zombies sans trop de mal, Fede autorisant ses hommes à tuer tous les zombies autour d’elle pour la sauver. Le problème, c’est qu’elle balance à tout le village que Fede leur ment et qu’elle n’a jamais fait le choix d’aller à El Alcazar. Pardon, mais qu’est-ce que c’est claqué au sol. Je m’attendais vraiment à ce qu’elle meure sur place, et je crois qu’une part de moi aurait préféré ça. Là, la conclusion de cet arc est trop rapide : elle arrive, crie que c’est un menteur, et hop, tout le monde est content de la revoir et se retourne contre Fede, y compris ses hommes jusqu’ici fidèles.
On va dire qu’il faut savoir reconnaître sa défaite… mais je trouve que ça sonne faux. Justina révèle ensuite qu’El Alcazar est en cendres et qu’il n’y aura plus d’offrandes, grâce à Daryl. Pardon, mais c’est tellement risible ! Un petit incendie va bien sûr mettre à mal toute cette monarchie, mais ça ne peut pas suffire à détruire tout un système bien rôdé ! Ne me faites pas croire que le roi et la reine n’avaient pas un lieu de chute, par exemple.
Il reste aussi à gérer le cas de Fede : tout le village se retourne subitement contre lui et voudrait le voir être torturé. Ils le suivaient aveuglément jusque-là pourtant. Heureusement pour tonton Fede, Justina fait preuve de pitié et merci envers son oncle. Elle empêche donc sa torture et son exécution. Fede reste effrayé : en prison, il confie à sa mère déçue par son fils qu’il a peur d’être tué dès que Justina quittera l’Espagne. Mouais, sa présence n’est pas suffisante pour empêcher ça à mon sens.
Bref, cette fin de saison est à ça d’être une fin de série, en vrai. Justina, Roberto, Antonio, Carol et Daryl peuvent se préparer au grand départ pour les USA… Sauf qu’il est difficile d’oublier la première scène de cet épisode. Nos personnages ne sont pas encore au courant, bien sûr, mais nous si. Leur passé va les rattraper. En fait, il le fait déjà pour Daryl : il se rend compte qu’il n’arrive pas à se poser et qu’il a toujours envie de fuir chaque fois qu’il arrive quelque part. Mouais. Daryl et Carol peuvent partager un câlin sur la plage avant de quitter l’Espagne, c’est mignon.
Durant la dernière nuit en Espagne, avec un départ prévu le lendemain matin, Carol se réveille et se rend compte que Daryl n’est plus là. C’est une chance qu’elle se réveille : sur la plage, Daryl est tenu en joug par Fede qui s’est évadé de prison, merci maman. Celui-ci est à ça de tuer Daryl, mais Carol intervient à temps pour détourner l’arme. Le coup de feu part dans le bateau qui, c’est balo, prend feu aussitôt.
Les tirs réveillent tous nos héros qui viennent en aide à Daryl et Carol pour maîtriser Fede. Là encore, je m’attendais à une mort tragique, typiquement Roberto, mais finalement, ils s’en sortent plutôt bien. Bon. Ils voient que le bateau prend feu, notre frenchy du début d’épisode le voit aussi (ça va être ridicule de nous expliquer comment il est arrivé en Espagne exactement au même endroit que Daryl et Carol !), Fede s’enfuit, le bateau explose en plusieurs fois (il y avait de l’essence) et c’est la merde. Le rêve américain s’éloigne encore un peu plus. Le rêve de l’annulation de la série aussi, ceci dit. À dans un an pour une autre saison !
EN BREF
La saison n’invente pas la formule et ne la renouvelle pas particulièrement. Ce n’est pas un échec monumental, mais cette première partie de l’histoire espagnole est quand même bourrée des mêmes défauts que d’habitude. Ce n’est pas une surprise : la formule fonctionne assez pour que je reste et je sais que je ne suis pas le seul. C’est dommage de ne pas se démener pour tenter de nouvelles choses (outre les mutations habituelles de zombies), mais la série propose juste ce qu’il faut pour attiser ma curiosité : on a de jolis paysages (moins que sur les saisons françaises, ceci dit), de bons effets spéciaux et une organisation post-apocalyptique plus ou moins développée.
Par contre, j’espère vraiment que la saison 4 sera la dernière. Il est temps de voir Daryl et Carol rentrer au pays et y rester. On a fait le tour de ces personnages il y a si longtemps déjà !
La chute de la note pour cet épisode est aussi violente que le scénario est improbable, mais vraiment, je crois que les scénaristes sont allés trop loin cette fois. Autant j’ai l’habitude que la franchise propose l’impossible et nous régale avec, autant là, l’impossible est devenu tout simplement ridicule. La série sait pourtant manier avec habileté la limite très fine entre les deux d’habitude… Mais là, j’ai beau tenter d’y croire, il n’y a juste rien qui va dans ces intrigues. C’est si nul que c’en est risible. Et quand je ris au lieu d’avoir peur, c’est que c’est raté. Quelle déception !
Spoilers
Athena et Hen se préparent donc à aller dans l’espace, mais ce n’est même pas le plus ridicule dans cet épisode !
Non, mais sérieusement. On passe de la baleine au voyage dans l’espace. Pas merci Katy Perry d’inspirer les scénaristes. Vous me direz, on l’a fait en France aussi avec Fais pas ci, fais pas ça. L’épisode débute par une longue scène d’interview des personnages qui se retrouvent à devoir aller dans l’espace suite aux caprices d’un milliardaire : on a ainsi un acteur qui débarque tout droit de Wolf Pack, un autre riche très vieux et une certaine Tricia qui est juste-là parce qu’elle s’est fiancée au bon milliardaire. Franchement ? Je n’arrive pas à accrocher pour le moment. J’espère que le reste de l’épisode nous les rendra plus intéressants.
En attendant, on repart 18 heures plus tôt pour voir que Karen est tout aussi critique que moi sur les personnes qui ont obtenu le droit d’aller dans l’espace. C’était tout de même son rêve de toujours, elle a le droit d’être jalouse d’Hen, en vrai.
Karen n’est pas la seule à être énervée par la situation : Harry n’est pas très heureux de voir sa mère partir dans l’espace. Il est surtout énervé qu’on lui reproche d’arrêter les cours et de quitter l’école quand elle décide simplement de quitter la planète, elle. Moi, je suis content de le revoir dans la série juste parce que ça permet à May d’être de retour aussi. Bon, je préfèrerais la revoir dans un rôle de first responder, mais soit. Pour une fois qu’une série fait un truc un peu réaliste où toute la famille ne fait pas le même boulot, je ne peux pas critiquer.
Avant de partir dans l’espace, que font Hen et Athena ? Elles décident de passer la soirée dans un bar et de se taper six shots chacune. Rien que ça. C’est idiot. Cela dit, elles sont amusantes quand elles sont pétées : Hen assure avoir refait son testament et reconnaître que c’est une idée conne de demander à Athena de venir alors qu’elle porte la poisse.
Ce n’est pas elle qui est responsable de la catastrophe à venir, cela dit, c’est le milliardaire qui leur offre ce voyage dans l’espace. J’adore comment la série nous ramène le casting de plein d’autres séries d’ABC. À ce stade, ça devient drôle pour moi. Bref. Le PDG milliardaire de Macronova décide de maintenir le voyage dans l’espace quand un des jumeaux Scavo lui annonce qu’il risque d’y avoir une tempête géomagnétique heurtant Inara II, la navette d’Athena et Hen. Su-per. Il faut dire qu’il a un plan de com à maintenir, lui : il veut envoyer dans l’espace des héros de tous les jours – une flic, une pompier, un coach… Super, je vous dis.
Karen voit en tout cas son rêve de toujours devenir un cauchemar. Au moment du lancement de la fusée, mais juste avant qu’il ne soit trop tard, elle apprend qu’il y a un risque important pour la navette. C’est toutefois trop tard : la fusée s’élance dans le ciel, avec toute la caserne et tout Los Angeles qui suit ce qu’il se passe. C’est ridicule, je trouve. Tout ça s’est fait si vite. Il y a des gens qui passent une vie à se préparer à faire face à la gravité, et là on nous envoie n’importe qui ?
Bref. La série passe un long moment à nous montrer la joie que c’est d’être dans l’espace : il y a l’absence de gravité, la joie d’être dans l’espace, les gens devant la télévision heureux de les voir heureux… et finalement, la catastrophe finit enfin par arriver. C’est assez rigolo, finalement : ils se retrouvent en pleine tempête géomagnétique, avec des débris dans l’espace et surtout des satellites qui se percutent les uns les autres. Bien sûr, ils perdent la communication avec la Terre, puis se prennent un satellite dans la gueule. Tout va bien.
La capsule survit tout de même, mais elle est projetée dans l’espace et tourne énormément. Karen peut suivre le mouvement et le déplacement de plus en plus haut et loin de la Terre. Elle bosse heureusement pour une entreprise concurrente de celle de notre milliardaire, ce qui lui permet d’avoir les infos en direct. Elle en est plutôt heureuse, parce que Trip refuse bien sûr de lui parler. Il sait qu’il est responsable de ses conneries.
Franchement, la série est partie en vrille avec cette idée. Comme la capsule est loin de sa trajectoire initiale, Karen se rend compte que même si Trip n’a plus de contact avec, elle a peut-être un moyen de les contacter par elle-même. Ainsi, Karen se rend au centre d’appel du 911 : elle y emprunte un téléphone d’urgence qui est capable d’émettre jusque dans l’espace, mais seulement pour une douzaine de minutes par heure. C’est déjà ça.
Contre toute attente, elle décide de passer malgré tout par Trip et de le prévenir de son plan de contacter la capsule perdue dans l’espace. Elle a besoin de ses techniciens et autres experts pour savoir comment faire redescendre la capsule sur Terre.
Pendant ce temps, les pompiers sont toutefois mis en alerte : avec la tempête dans l’espace, il y a désormais des débris qui tombent directement sur Los Angeles – et toute une partie du monde, en fait. Pas du tout flippant de se dire que la fin du monde pourrait aussi venir du ciel, tiens ! Autant ça, ça me paraissait une bonne idée, autant le coup du voyage dans l’espace, ils m’ont perdu.
Bref. Avec les satellites qui se percutent les uns les autres, il y a un vrai problème : les voitures qui conduisent seules se retrouvent à faire n’importe quoi. On voit nos pompiers intervenir pour sauver un homme coincé dans une voiture qui tourne en rond… pour mieux se faire percuter par un impact de crash de satellite une fois sauvé. J’ai tellement ri.
Il y avait de bonnes idées avec cette pluie de satellites, mais cet impact était idiot. Les pompiers se rendent avec leur victime à l’hôpital, mais ce n’est pas le lieu de soin qu’il est censé être. Là aussi, il y a plein de choses qui sont gérés par satellite : on a des patients qui voient leur pacemaker leur annoncer qu’ils sont morts et des chirurgiens mis en danger par les robots chirurgicaux qui deviennent de vraies armes de science-fiction. Franchement, ça ne va pas bien ! Buck se retrouve ainsi seul face à un robot tueur qu’il finit par détruire. Des millions de dollars de l’argent public détruits, super.
Franchement, l’idée de base est bonne, mais c’est si idiot comme réalisation. Vraiment, la franchise nous habitue à des délires dingues, je sais bien. M’enfin, des robots tueurs et des voyages dans l’espace, je n’étais pas prêt. J’ai hâte de voir le prochain épisode et la pluie de météorites, parce que c’est ça qui me paraît le plus intéressant.
En attendant, il faut aussi se concentrer sur ce qu’il se passe dans l’espace. Histoire d’en faire toujours plus, la série nous propose donc un plan dans lequel les personnages paumés dans l’espace doivent trouver un moyen de stopper la spirale de la navette. Ce faisant, le jeune qui est avec eux se retrouve en arrêt cardiaque. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que l’on oublie un temps la panique d’être perdu dans l’espace.
Henrietta fait ce qu’elle peut pour sauver la vie de ce jeune, avec un massage cardiaque sans gravité assez improbable. Elle y parvient, tout est bien qui finit bien. Sauf qu’ils sont paumés dans l’espace. On sent le désespoir les gagner, jusqu’à ce qu’Henrietta reçoive un coup de fil du 911 directement sur son smartphone, qu’elle a bien sûr avec elle dans l’espace et qu’elle laisse flotter comme si de rien n’était autour d’elle. Foutue pour foutue.
Hen peut donc parler avec Karen, Maddie, puis Trip. Ce dernier explique aux astronautes en herbe comment relancer leur capsule pour qu’elle se dirige comme prévu vers la Terre. Cela prend un de temps mais ça finit par fonctionner. Super, tout va bien ? Eh bien, non ! La capsule prend feu et on termine sur un cliffhanger vraiment hilarant, avec le feu qui envahit petit à petit la capsule. Comme s’ils allaient les tuer.
Sauf que le fait qu’ils ne vont pas les tuer rend ça tout simplement ridicule.