Vus cette semaine #27

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. 

Lundi

The Affair – Épisode 3 – 17/20
Vous ne rêvez pas, j’ai bien mis cette note à The Affair, mais je suis incompréhensiblement embarqué dans les intrigues de cette année. Cet épisode se concentre pourtant sur Noah, et ça c’était chiant, mais malgré tout, il y avait du bon. La deuxième partie est exceptionnellement réussie, même si je n’aurais jamais envisagé ça pour la série en saison 1. Non, vraiment, le renouveau de cette saison 4 fait beaucoup de bien, et j’espère que ça va continuer.
Preacher – S03E02 – Sonsabitches – 17/20
Eh bien voilà, c’est déjà un peu plus clair du côté du plan général de la saison cette fois : on sait ce que Jesse va vouloir faire pour un moment après cet épisode ; et en plus, on nous prouve enfin qu’ils sont capables de faire d’excellents épisodes faisant bouger l’intrigue sans pour autant que les personnages soient forcés de bouger. Le roadtrip me manque énormément, mais cette saison devrait pouvoir s’en passer ; il y a pas mal à faire où ils sont.

Mardi

Salvation – S02E02 – Detente – 12/20
La série enchaîne les rebondissements tous plus improbables (mais en même temps prévisibles – les répliques des cliffhangers surtout) les uns que les autres, ce qui permet de toujours bien rire devant ; et surtout de ne pas s’ennuyer. C’est bien la seule qualité que je lui trouve encore, parce que j’ai surtout l’impression qu’on me prend pour un idiot du début à la fin de cette histoire qui n’a ni queue ni tête. C’est fou ce que la curiosité me pousse à faire.

Jeudi

Colony – S03E10 – Sea Spray – 16/20
Continuer cette série est toujours autant un plaisir et j’espère vraiment qu’elle aura droit à une saison 4 parce qu’elle n’a fait que s’améliorer. Je ne suis pas prêt à dire au revoir à ces personnages et à ces intrigues, surtout maintenant qu’on a enfin quelques réponses qui donnent le sentiment d’avancer dans des intrigues entamées il y a bien longtemps.

Samedi

12 Monkeys – S04E10 – The Beginning (1) – 20/20
Improbable, mais la série y arrive : un condensé d’émotions tout aussi forte que dans l’épisode précédent, des rebondissements, des surprises, on ne voit pas le temps passé dans ces 49 premières minutes de la fin de série. J’ai adoré, tout simplement, et j’aurais aimé que toute la série soit à la hauteur de cet épisode, même si c’est déjà bien cool d’avoir au moins cet épisode !
12 Monkeys – S04E11 – The Beginning (2) – 20/20
Claque. Cet épisode final est une véritable claque et hisse la série à un très, très bon niveau. Malgré une première saison un peu bancale par moment, cette fin à elle toute seule suffit à ce que la série accède au panthéon des séries, rien que ça. Je n’en dirais pas plus dans ces quelques lignes pour ne pas spoiler, mais la fin est tellement parfaite qu’elle fait assurément partie de mes derniers épisodes de série préférés. Commencez la série si ce n’est pas déjà fait et le seul conseil que je puisse vous donner. Vraiment. Et pour les autres, et bien, il me reste à résumer l’épisode.
Quantico – S03E09 – Fear Feargach – 13/20
Franchement, ça pourrait être bien si ce n’était pas si convenu. Les épisodes sont hyper-prévisibles, avec des « rebondissements » visibles dès le départ, parfois à un point où ça en devient gênant : la simplicité d’écriture aurait été très pertinente il y a 15 ou 20 ans, mais en 2018, on peut faire un peu plus original. Heureusement, il reste les personnages, qui sont ceux qui me font revenir pour voir la conclusion de tout ça !

Rattrapage

Glow – S02E05 – Pervers are People, too – 18/20
#MeToo. Il fallait inévitablement que la série s’y frotte, surtout avec son ADN hyper féministe, et elle le fait avec brio, même si je ne sais pas encore les conséquences que ça aura pour la suite de la saison. Il est aussi temps de se concentrer sur un personnage masculin dont on sentait bien, dès la saison 1, qu’il avait de belles possibilités d’intrigues.
Glow – S02E06 – Work the Leg – 18/20
Encore un épisode palpitant et se dirigeant vers des eaux beaucoup plus troubles que je ne l’aurais attendu en début de saison. C’est toujours aussi top à regarder, même s’il y a quelques moments qui finissent par donner envie de regarder ailleurs. Et en plus, il y a beaucoup trop de scènes où on les voit faire du sport, du vrai, et c’est très culpabilisant quand on est confortablement installé !

 Challenge Arrowverse

Je vous jure que l’intention y est, bis…

> Vus en 2018

Stats de la semaine #27

Salut les sériephiles,

Pour changer, je vais commencer la semaine par dire « quoi ? On est déjà lundi ? ». Ah, ça ne change pas, oui, je sais, mais c’est encore pire cette semaine où je n’ai pas pris le temps de voir beaucoup d’épisodes, entre les sorties dignes de vacances pour profiter des moments à ne rien faire, des bars et barbecues entre amis et le boulot qui m’est tombé dessus sous la forme de démarches administratives en tout genre.

Il faut juste que je me réorganise un peu mieux pour voir mes épisodes, parce que ne pas tout voir, c’était inadmissible. J’ai donc terminé la semaine comme je pouvais, mais avec quatre jours sans épisode, c’était bien maigre (je publierai le « vus cette semaine » plus tard). En plus, la chaleur n’aide jamais à bien dormir, je ne vous raconte pas ma nuit à Paris à 29°C, hein !

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Comment je me sens en relisant ce paragraphe.

Vous n’êtes pas là pour m’écouter me plaindre (à moins que ?), donc il est temps d’entrer dans le vif du sujet et de vous communiquer les cinq articles les plus cette semaine :

  1. Bingo Séries #16 : 85 vues
  2. 12 Monkeys, une bonne surprise qui a pris le temps : 74 vues
  3. Lecture, blog, sorties : help ! : 59 vues
  4. Quantico – S03E08 : 57 vues
  5. Mon concours, mon déménagement, ma vie : 47 vues

Finalement, vous êtes peut-être là quand même pour m’écouter me plaindre, parce qu’il y a deux articles de blabla sur ma vie (je n’avais même pas percuté) et ils sont tous les deux dans ce top 5. En même temps, je n’avais pas grand-chose d’autres à raconter cette semaine, faute de temps pour écumer les news séries (j’ai dû passer à côté de certaines choses, j’imagine).

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Les bars et les barbecues, c’est parfois mieux que les séries, alors ? Tchin !

J’ai heureusement eu le temps pour la rédaction du Bingo (malgré un petit couac), mais pas encore pour celle du TFSA (promis, je vais l’écrire quand même… demain ? pas aujourd’hui non plus, en tout cas). L’article 12 Monkeys continue de cartonner et se hisse petit à petit parmi les plus lus du blog, on ne dirait pas comme ça, mais ça fait près d’un mois qu’il est là et il date déjà, donc ça se cumule, ça se cumule. Et tant mieux, parce que c’est un plaisir de faire de la pub positive pour la série.

La plus grosse surprise, cela dit, c’est ce succès de l’épisode de Quantico de la semaine dernière. Ca n’a pas trop de sens, mais je pense que la fin d’épisode en a choqué plus d’un et que c’est ce qui explique ce regain d’intérêt pour une saison 3 qui a malheureusement du mal à décoller malgré sa dose de scènes choquantes/déprimantes. Forcément, la série se hisse toutefois dans le top des saisons les plus consultées :

  1. 12 Monkeys (S04)
  2. Quantico (S03)
  3. Colony (S03)
  4. The Affair (S04)
  5. Glow (S02)

On sent quand même que ça a été une petite semaine série, avec la disparition des séries qui squattent le top depuis quelques semaines, mais entre les épisodes pas diffusés et ceux que j’ai vu en retard, ça n’a rien d’étonnant. Je suis content que cela laisse de la visibilité à Glow qui le mérite vraiment – c’est une série géniale et une saison réussie que je suis impatient de terminer. Pour être plus précis, je suis resté sur un énorme cliffhanger et je meurs d’impatience, je m’énerve d’être si long dans mon visionnage.

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Même discours pour The Affair qui est une bonne surprise cette année – bonne surprise toujours aussi lente dans son rythme et son exécution, n’exagérons pas. Colony et Quantico se retrouvent cette semaine dans un véritable mouchoir de poche, avec une petite vue d’écart, et c’est un peu frustrant : Colony mérite bien mieux et aurait probablement terminé première cette semaine… Si j’avais pris le temps de voir l’épisode. La critique de l’épisode de jeudi dernier est dispo depuis ce matin sur le blog, comme j’ai enfin vu l’épisode hier soir.

Enfin, c’est avec plaisir que je vois 12 Monkeys prendre la tête du top : la série se termine sur un double 20 parce que ses deux épisodes de fin étaient exceptionnellement bons (et je ne sais pas pourquoi je dis exceptionnel : l’épisode qui a précédé aussi avait eu un 20, et la fin de série précédente critiquée sur le blog était Sense8, avec aussi un 20). Vous allez croire que je suis biaisé et beaucoup trop gentil, mais non, je mets parfois de mauvaises notes aussi… C’est juste que, franchement, la fin était parfaite et riche en émotion.

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Cela s’est d’ailleurs senti dans les recherches menant au blog, avec beaucoup de questions sur l’identité du témoin – c’est un peu surprenant, je m’attendais à des recherches sur une autre identité. Quelqu’un s’est amusé à chercher de quoi regarder Salvation (et a dû passer son chemin), d’autres ont apparemment entamé la troisième saison de The Magicians et, surtout, quelqu’un a cherché… des théories sur la saison 6 d’Agents of S.H.I.E.L.D ! On se calme, il reste un an à attendre !

Enfin, malgré mon absence sur internet une bonne partie de la semaine dernière, il y a eu un total de 165 commentaires postés cette semaine, et pas mal de conversations lundi/mardi qui ont permis de gonfler ce nombre.

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Voilà pour le tour des stats, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine, trouvez la force en vous d’aller bosser (ou d’aller bronzer, c’est selon) ET de regarder vos séries !

Résultats Bingo Séries 15

Salut les sériephiles,

Vous avez bien failli vous retrouver avec les statistiques de la semaine dès aujourd’hui, parce qu’allez comprendre pourquoi, j’ai passé la journée d’hier à me croire dimanche. Y a des journées comme ça, faut pas chercher. C’est probablement l’absence de visionnage de séries qui fait ça et, mauvaise nouvelle, ça continue parce que je passe ma journée à un barbecue loin de chez moi qui nécessite quelques heures de transport, heures durant lesquelles je ne regarderai toujours pas Colony et Reverie.

Bref, dans tout ça, je n’ai pas encore commencé à parler du Bingo Séries du mois dernier ! Nouveau format pour les résultats de cette grille, que j’intègre donc aux 500 mots.

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Mois de la fierté : 4/4

Cf. mon article sur le sujet

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École : 4/4

J’avais prévu de recommencer Teachers et je n’ai pas eu à le faire, principalement grâce à la reprise de The Affair qui m’a bien aidé (point 8, validé avec le point bonus). Plutôt qu’une sonnerie, j’ai pris l’alarme du DEO de Supergirl, mais pour le reste, pas de détours : Bram parle bien à un professeur-formateur dans Colony et il est question d’une école dans Reverie (1×02).

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Art : 3/4

Impossible de trouver la moindre vente (ou achat, donc) d’œuvre d’art ce mois-ci… Tant pis, ça reste un beau score pour un thème sur lequel je pensais franchement me planter. Un peu de peinture dans 12 Monkeys et Westworld m’ont validé les points 9 et 10, alors que le 12 l’a été par un flashback de Sense8 (et aussi dans The Bold Type).

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Insolite : 3/4

Ce n’était pas un thème évident, mais je m’en suis finalement plutôt bien sorti, avec un épisode flashback de Life in Pieces – pas à la hauteur de mes espérances, mais spécial quand même ! La météo était la même chez moi que dans une rêverie (1×04, un beau soleil) et Jane a eu la bonne idée d’écrire un article sur sa vie sexuelle alors que j’étais en train de prendre des notes pour commenter la sienne dans The Bold Type. Reste qu’il m’a été impossible de trouver quelqu’un portant mon prénom, ou mon surnom, ou mes 2 et 3e prénoms. Sur ce dernier point, j’ai probablement manqué d’attention, parce que c’est étonnant. Tant pis !

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Actions 4/4

Vous le savez, j’ai donc entamé The Bold Type pour cette grille de Bingo. Pour valider l’action de rester debout, je n’ai pas repassé comme beaucoup, je me suis dit que j’allais regarder Ten Days in the Valley. Au moins, ça m’a tenu éveillé, ce qui n’était pas évident devant cette saison 1, franchement… Je n’ai rien mangé devant une série pendant 30 jours quand 7 aurait suffi et j’ai été harcelé par le Titanic dans quatre ou cinq séries, je me suis donc dit qu’il était évident qu’il fallait que je le revois. Et ben, le film est encore plus long que dans mon souvenir (j’avais oublié le quart d’heure d’intro parfaitement inutile) et semble également contenir encore plus de Rose criant « Jack » que prévu. C’était toutefois chouette de revoir ce film – une référence sympa quand même.

Tout ceci me donne donc une moyenne de 18/20, pas mal du tout vu le peu d’épisodes vus sur cette dernière semaine et sur la semaine de mon concours. À croire que la grille n’était pas si compliquée à gérer (non). Pour rappel, j’ai publié avant-hier la grille suivante, et j’ai intérêt à me remettre aux séries si je veux la valider ! Bonne fin de week-end à tous.

12 Monkeys – S04E10-11

Épisode 10 – The Beginning (1) – 20/20
Improbable, mais la série y arrive : un condensé d’émotions tout aussi forte que dans l’épisode précédent, des rebondissements, des surprises, on ne voit pas le temps passé dans ces 49 premières minutes de la fin de série. J’ai adoré, tout simplement, et j’aurais aimé que toute la série soit à la hauteur de cet épisode, même si c’est déjà bien cool d’avoir au moins cet épisode !

Saison 4


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The mission hasn’t change. Only our feelings.

Oui, je suis trop impatient ; oui, je vais me jeter dessus ; vivement que ça sorte et blablabla. Une annonce de déménagement plus tard et il n’y a plus personne pour être au rendez-vous devant ces deux derniers épisodes de la série. Et pourtant, avant d’être spoilé, il a bien fallu s’y mettre. 1h30 pile, voilà ce que promet ce dernier épisode au résumé repartant aux bases de la série et nous résumant tout en trois minutes. C’était long, mais passionnant, et ça donnait envie de se replonger dans toutes les quatre saisons.

Quoiqu’il en soit, on est ensuite reparti en 2037 où Katarina découvre leur QG et la base de la machine et… Athan ! Il essaye de raisonner Katarina de ne pas commencer à partir en vrille, mais il n’y a pas grand-chose qu’il puisse faire ou dire pour la faire changer d’avis. Il lui conseille donc, le jour où ça arrivera, de choisir de sauver une vie plutôt que sept billions. Il savait donc tout !

En 2043, on reprend exactement où on en était : Katarina comprend que le fait que Cole soit de sa famille explique que la machine s’est mise à fonctionner, comme elle partait de son ADN. Cole accepte son destin d’être effacé, Jennifer est effondrée, Cassie va probablement être chiante et s’y refuser, mais ce sera ce qui permet à la série d’avancer à sa fin.

Cassie s’oppose fermement à ce que Cole soit sacrifié, mais personne ne va dans son sens, la forçant à comprendre qu’il n’y a rien d’autre à faire. Elle a beau dire que le temps leur en doit une, ce n’est pas tout à fait vrai, et c’est juste bien trop triste à voir. Il est fort probable que cet épisode finisse par me faire pleurer encore, surtout que ça enchaîne sur des flashbacks de toute la relation Cole/Cassie, et je ne m’y attendais pas.

Avant de supprimer Cole définitivement, le groupe décide logiquement d’envoyer « future asshole » à la rencontre du Cole du passé, et c’est passionnant de revoir ces scènes de rencontre entre les personnages. Revoir toutes les interférences de « future asshole » est certes très répétitif par rapport au passé de la série, surtout quand il s’agissait de voir ce qu’on a vu cette saison, mais ça fonctionne bien.

Comme il faut bien combler l’heure restant dans l’épisode, Cole et Cassie découvrent à leur retour en 2043 que leur solution miracle de détruire l’existence de Cole ne peut fonctionner : il leur faudrait trois ans et demi pour accomplir la solution des Primaires, et ils n’ont que 12 ou 13 heures devant eux.

Heureusement, Cole a déjà un plan pour changer tout ça – alors que Cassie a toujours l’espoir de sauver le monde en tuant le Témoin. Elle est un peu têtue dans son genre, mais j’imagine que la série ne pourra pas mal se terminer pour autant.

Et la suite est plutôt très joyeusement horrible à voir : Cassie demande à Cole d’aller chercher Ramse parce qu’ils ont besoin de lui pour mettre en place le plan de Cole. Ainsi, donc, « future asshole » débarque l’année de la mort de Ramse pour l’embarquer avec lui dans le futur. Dur de ne pas avoir envie de pleurer lors de ces nouvelles retrouvailles entre Cole et mon personnage préféré. On me prend par les sentiments là.

Assez vite, les personnages irréconciables à l’époque se réconcilient en quelques minutes et Ramse accepte de suivre le plan de Cole jusqu’au bout : ils vont s’emparer de Titan ensemble. Une dernière mission pour les deux frères qui ne plaît pas trop à Katarina parce que bouhou la causalité. Au point où vous en êtes, mamie, ce n’est plus bien grave tout ça. Et puis, la réaction de Jennifer est beaucoup trop drôle.

Les deux frères partent donc chercher une voiture dont ils ont besoin sous l’orage rouge et Cole y trouve la bague de fiançailles de sa mère. Avant de partir pour son ultime mission, il téléporte donc Cassie dans une magnifique crique où il la demande en mariage, parce qu’il fallait bien une scène de plus pour briser le cœur de tous les fans, pas vrai ? NON. Et pourtant, ils ne se gênent pas pour la demande en mariage, non pas pour toujours, mais pour un moment. Ah, les frissons purée.

Ils sont malheureusement interrompus dans leur moment parfait et trop court par l’orage rouge qui arrive au-dessus de ce dernier coucher de soleil.

Pendant ce temps (en quelque sorte, ces mots de liaison ont un sens bien différent ici que dans mes autres critiques), Jennifer boit du thé rouge pour rencontrer le Témoin alors que de son côté, Olivia nous fait son petit discours d’entrée dans la forêt rouge avec le temps qui se supprime et tous les moments qui ne font plus qu’un. Un orage rouge se propage donc dans le temps sur tous les lieux marquants de la saison et la série.

Olivia est donc dérangée par Jennifer qui est elle aussi bien dérangée, d’une autre manière. Elle s’arrange pour attirer son attention, lui dire qu’il y a moyen d’avoir l’arme la tuant et… Olivia s’empare de son corps, se retrouve face à Katarina et découvre effectivement que l’arme est bel et bien présente en 2043. Aussitôt, Olivia arrête la possession de Jennifer et la phase finale de son plan pour emmener Titan en 2043 et les empêcher de la détruire.

Elle tombe dans un piège totalement grossier tendu par nos ennemis : Cole et Ramse se cherchent une chanson dans la voiture et finissent par trouver ce qu’il faut pour mourir, The Time of my life. J’ai éclaté de rire juste avant Ramse, mais c’était parfait : ils s’infiltrent dans Titan et dérangent Olivia dans un énième discours interminable, détruisant au passage leur voiture et quelques hommes d’Olivia, qui comprend trop tard qu’elle est tombée dans un piège.

Ramse et Cole perdent leur machine portative, mais ce n’est plus très grave (ce sera probablement juste gênant au pire moment) : Katarina téléporte leur QG en plein Titan. La machine du QG devient la seule arme de nos résistants, mais c’est assez pour faire flipper Olivia qui est loin de se douter qu’ils veulent simplement récupérer Titan, et qu’ils sont partis pour une mission suicide.

Cette dernière se passe bien – et passe bien vite aussi : je crois qu’on approche déjà de la fin du premier épisode et que je ne m’en suis pas rendu compte. Et à force de bien se passer, la mission se termine mal : les Filles ne parviennent à protéger la Machine, et leur scientifique est mort, et il ne reste plus que neuf minutes avant la fin du plan d’Olivia, alors que Cole et Ramse sont fichus eux aussi.

Katarina accepte de mourir à son tour, mais finalement, dans un ultime twist, Max (QUOI ?!!!) et la Jennifer du futur débarquent et la sauvent, avant de demander à Jennifer du passé de mettre une dernière chanson : Don’t you forget about me. Et hop, voici Deacon qui débarque pour sauver James et Ramse. WTF ? D’où sort-il ? Ou plutôt de quand ? C’est en tout cas un bon twist – même si je m’attendais à le voir débarquer depuis le milieu d’épisode où Cassie dit avoir besoin de toute la famille pour s’en tirer. Quel épisode final !


Épisode 11 – The Beginning (2) – 20/20
Claque. Cet épisode final est une véritable claque et hisse la série à un très, très bon niveau. Malgré une première saison un peu bancale par moment, cette fin à elle toute seule suffit à ce que la série accède au panthéon des séries, rien que ça. Je n’en dirais pas plus dans ces quelques lignes pour ne pas spoiler, mais la fin est tellement parfaite qu’elle fait assurément partie de mes derniers épisodes de série préférés. Commencez la série si ce n’est pas déjà fait et le seul conseil que je puisse vous donner. Vraiment. Et pour les autres, et bien, il me reste à résumer l’épisode.

Saison 4


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You and I. We didn’t have a lot of time… but we lived a lifetime together.

Le vrai épisode final prend le temps de revenir sur le twist de l’épisode précédent : Jennifer vieille débarque avec les Filles auprès du camp West 7, tombe sur Max et la force à la mener à Deacon, à qui elle raconte tout le futur. Son argument ? Le couteau de Deacon, bien sûr. Le truc, c’est qu’elle utilise un paradoxe pour les détruire et niveau causalité, je suis perdu : si elle le détruit, c’en est fini de son argument et de tout le reste ?!

Pas le temps de se prendre la tête cela dit, la bataille finale est là – et Deacon est dedans (donc il savait tout ce qui allait se passer depuis toujours ? Ou c’est l’événement qui change et nous sort de la boucle ? Ah, ces prises de tête temporelles). Deacon se réconcilie de manière express avec Ramse et Cole, ils sont tous West 7 après tout, alors que Cassie et Jennifer prennent la décision de se sacrifier et d’aller en salle de contrôle. Là-bas, Olivia les attends effectivement, et nous tabasse Cassie, oubliant un peu trop Jennifer à mon goût. C’est génialissime toutefois, parce que Cassie finit par se rebeller et enfin prendre sa revanche contre Olivia.

C’est elle qui la poignarde et la tabasse. Kiffant. Malheureusement, Katarina leur rappelle qu’ils n’ont plus trop le temps. De son côté, Cole parvient à convaincre Deacon et Ramse de mener encore une autre mission suicide : il faut détruire le cœur de Titan. Il ne reste que quelques minutes (4, en fait) pour annuler la séquence lancée par Olivia, et Cassie se fige dans ses souvenirs – de biens jolis flashbacks, encore et toujours.

Olivia débarque une dernière fois et prend le dessus sur Cassie utilisant la ruse pour la tuer définitivement : elle lui dégomme la moitié supérieure du corps dans un paradoxe temporel. Malgré tout, Cassie ne se sent pas capable d’arreter la séquence de la forêt rouge. Elle s’excuse auprès de James de ne pas être capable de faire mieux pour lui, mais elle ne veut pas le perdre, ni perdre ses souvenirs.

James se tape donc le sprint de sa vie vers la tour de contrôle… et ne met que deux minutes à y arriver. La probabilité est bien faible. Malheureusement, il arrive trop tard quand même : un éboulement l’empêche d’accéder à Cassie. Comme par hasard. Cela ne lui empêche pas de lui parler et d’être ultra-poétique surtout pour Cole : oui, ils peuvent avoir l’éternité… ou ils peuvent avoir un maintenant qui rend tout ça réel, un maintenant avec une fin, un maintenant qui se souvient du temps qui passent et des retrouvailles. Bref, il la supplie de donner une fin à la série, comme si les scénaristes connaissaient bien le texte à lui donner après avoir bataillé pour une saison 4. Admettons.

Cole est convaincant au point que Cassie change d’avis à la dernière seconde, comme dans une série. Elle arrête donc la séquence à une seconde de la fin et ce qui a pris des heures à se mettre en place ne prend qu’une seconde à s’arrêter. Plus de forêt rouge, une Jennifer qui se réveille et un happy end qui se profile.

La série part alors en vrille totale et nous ramène en… 894 pour mon plus gros fou rire : la moitié supérieure du corps d’Olivia qui finit en Antarctique avec la souche du virus… elle est le crâne de la saison 1. Bien joué. Il n’empêche que le but est toujours de supprimer Cole et qu’il reste plein de choses à faire, notamment renvoyer tout le monde au… début. Pour éviter la causalité, quoi.

La vieille Jennifer et Deacon repartent ensemble et se lient d’une amitié intemporelle, après un câlin Cassie/Deacon que celui-ci ne comprend pas. On ne nous reparle de Max, la pote de Cole et Ramse, mais bon, on imagine qu’elle s’en va avec Deacon aussi. Ramse, lui, accepte la triste réalité de se faire tuer par Cole… et ses derniers mots, « Je te vois bientôt », s’expliquent enfin. Jennifer est bien trop  nulle en au revoir, ou bien trop forte : comme d’habitude, elle est inimitable. J’adore ce personnage ! Elle préfère un salut final, une bonne nuit avant de tout recommencer, qui sent bon la dernière scène tournée pour l’actrice (je n’en sais rien, mais je suppose) où Cole, Cassie et Katarina l’applaudissent. La voilà donc qui retourne dans le passé, toute excitée de la vie qui l’attend.

Il faut ensuite des adieux entre Cassie et Cole. Des adieux du couple principal dans une série qui se termine après quatre saisons. Ils ne peuvent pas oser ? Et si. Cole rend à Cassie sa montre, les violons se font entendre et il lui fait de bien beaux adieux et un dernier baiser. Le courage de Cassie de monter les escaliers et s’asseoir sur cette chaise, c’est quand même quelque chose. Son départ de 2043 se fait au son de son message adressé à Jones, le fameux message lançant la mission.

Il ne reste plus que Katarina et James pour conclure la série : Titan est capable d’effacer l’existence de Cole et ils n’ont plus qu’à le faire. Avant ça, Jones se fume une dernière cigarette et remercie son petit-fils d’avoir tenu sa promesse : ils voient la fin ensemble. Il lui répond qu’il est heureux de l’avoir à la fin, mais la fin de Katarina est là plus tôt qu’il ne pensait… elle se laisse mourir en écoutant son petit-fils lui dire qu’elle a été une mère pour lui. Il écrase sa cigarette, et c’en est fait de Katarina.

Reste une dernière séquence à écrire, celle qui enverra Titan et James à la destruction totale et à l’effacement. James Cole la programme lui-même et accepte de s’autodétruire….

La série se mord la queue et revient à son premier épisode, sa première scène, en 2013. Quand Cassie monte dans sa voiture, Cole n’est pas là pour la braquer, mais elle se souvient soudainement des quatre saisons. Plutôt que de se lancer dans la plus grande aventure de sa vie, elle se rend à l’Emerson et demande à contacter James Cole, mais sa chambre n’existe plus. Elle n’a jamais été réservée à vie. Et le voyage dans le temps n’est plus jamais possible.

Voici donc une Cassie dévastée qui comprend que la vie sera différente de toute la vie qu’elle a connue pourtant connue. La série prend le temps de nous faire une fin parfaite à travers le temps : Jennifer est capable de nous créer la première licorne du monde, Ramse a un futur heureux avec son fils, Jennifer finit par se retrouver dans un bar possédé par Deacon où ils s’amusent bien, Katarina vit une jolie vie de famille, avec son mari et Hannah. Et si on en revient à Cassie, c’est pour nous dire qu’elle est un super médecin et qu’elle s’achète la maison, la fameuse maison.

Quelque part, quelque temps, Cole débarque sur une plage et retrouve une Jennifer jeune et souriante et délirante toute heureuse de le voir en vie. Eh oui, Jones a bien sûr trouvé le moyen de sauver son petit-fils, comme le lui avait demandé son arrière-petit-fils. Elle l’a effacé du temps, mais elle a trouvé le moyen de le ramener dans le passé, auprès de Cassie. Et c’est pour ça qu’elle se souvient de lui.

C’est une jolie manipulation du temps, qui permet à James et Cassie de se retrouver devant leur maison, ultime claque hyper efficace de la série qui se termine sur une réplique aussi prévisible après ce double-épisode que parfaite et insoupçonnée avant : Happily ever now. Et ils vivent heureux.

Saison 4

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EN BREF – Merci à LauraFrankie et Yodabor de m’avoir tellement parlé de la série que je me suis mis à la regarder, après un faux départ. C’est le syndrome Person of Interest, finalement, juger une série sur son pilot a beau être la technique de production de la majorité des chaînes américaines, elle n’est vraiment pas efficace en ce qui me concerne. Peut-être qu’il vaut mieux la juger à son épisode final, en fait. Bref, quoiqu’il en soit, j’ai trouvé la saison 1 très bonne, mais pas aussi exceptionnelle que cette saison finale.

Parce que bon, quand même, OK, il n’y a eu que onze épisodes cette année, mais ils étaient tous excellents : très peu de temps morts, énormément de rebondissements, cette saison 4 était brillante. Dans l’ensemble, la série s’en va donc en me laissant un excellent souvenir d’elle et en ayant réglé une bonne grosse majorité de ses paradoxes.

Je dirais qu’ils n’étaient pas bien au point au début, ou pas sûr d’eux, mais que plus le temps a passé, plus c’est devenu solide. Une fois leur plan bien clair et défini, il n’y avait plus qu’à se laisser guider. Écriture fluide, rebondissements improbables à chaque fois, excellents gags, paradoxes temporels gérés et SF tout comme j’aime, je ne manque pas de compliments à l’égard de la série. Et ce n’est pas le double épisode final qui me fait dire le contraire – j’aurais aimé une fin triste aussi, mais les choix faits sont pertinents et absolument pas décevants, au contraire.

Une série coup de cœur, il faudra que je la revois un jour !

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