Scandal – S07E15

Épisode 15 – The Noise – 15/20
Après sept saisons, les scénaristes ont du mal à surprendre dans une intrigue convenue, mais au moins, la série n’est plus aussi aberrante que plus tôt dans la saison. Elle est sur un chemin de rédemption qui la mène à son épisode final, et la dernière intrigue qui se profile est à la hauteur d’une conclusion de série… Toutefois, elle n’est pas à la hauteur de ce qu’a été cette série dans le passé. Mais bon.

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Spoilers

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The problem is I don’t trust my gut anymore.

Le début d’épisode se fait assez rapidement et met en place la situation de cet épisode : Charlie est arrêté par le FBI, QPA est fouillé par le FBI, outch. Bien sûr, il ne parle pas, habitué à la torture, et puisqu’il n’a rien fait. On lui propose une porte de sortie sympathique : dire qu’il a été embauché par Mellie pour tuer Cyrus. Merveilleux. Il préfère refuser pour le moment, et c’est là qu’on sait qu’on est parti pour un épisode à débattre de cette question autour de nombreuses manipulations.

On reprend ensuite sur le cliffhanger d’il y a deux semaines : Quinn rendant visite à Olivia. Elle lui avoue qu’elle n’aurait pas pu prendre le cas si elle avait su que c’était pour Olivia, et si elle fait désormais équipe avec, c’est contre Cyrus, et rien d’autre. Du moins pour l’instant, mais on devine bien que maintenant qu’Olivia est sur son chemin de rédemption, la série finira sur sa glorification habituelle.

Le rendez-vous suivant se fait à l’institut Grant, avec également Marcus, Fitz bien sûr, mais aussi Abby et David. Hop, Cyrus est devenu le nouveau grand méchant à abattre pour tout le monde. De manière discrète, Huck place du papier sur toutes les fenêtres du bureau pour que personne ne les espionne. C’est tout de même grillé mais bon.

Le meeting de QPA/OPA/l’institut est plutôt drôle. On reprend les réunions habituelles, mais Quinn veut aller trop vite et Abby est dépassée par le changement de lieu, avec une réplique sympathique. Malheureusement pour Quinn, elle est forcée de quitter la réunion pour s’occuper de sa fille. C’est en tout cas ce qu’elle dit au reste du groupe.

En fait, Cyrus reçoit la visite du remplaçant de David qui lui apprend que Charlie a refusé de signer l’accusation contre Mellie et il décide donc de contacter Quinn. C’est en faisant pression sur elle qu’il a une chance d’obtenir ce qu’elle veut. Et il le fait bien : quand le chantage « tu préfères Mellie à Charlie » ne prend pas, il lui explique que c’est pour agir contre Olivia qui souhaite récupérer du pouvoir.

Fitz contacte Mellie et la prévient de la vérité. Le problème, c’est qu’elle ne le croit pas car l’information vient d’Olivia. Elle est tout de même au courant de cette possibilité et Fitz est plutôt convaincant quand il lui rappelle les vraies intentions d’Olivia.

Il n’empêche qu’elle ne l’écoute pas, et c’est donc Marcus qui prend le relai. La scène n’est pas dingue, puisque les deux anciens amants ont toujours une dent contre Olivia, mais savent au fond d’eux qu’elle leur veut du bien. Malgré les mensonges d’Olivia, il est évident que Mellie la regrette, et elle finit par l’avouer à Marcus, qui se montre bien convaincant.

À l’institut Grant, Quinn débarque et annonce la vérité au reste du groupe à propos du deal de Cyrus, et elle est très sérieuse car elle veut que Charlie signe le papier qui mettrait fin à la présidence de Mellie. Cela ne plaît pas du tout à Olivia, et il était chouette d’assister à cette dispute entre les deux anciennes amies, d’autant que la dispute se fait en présence d’Abby et Huck qui refusent de prendre parti. À trop refuser de prendre parti, ils se retrouvent donc à soutenir Quinn qui reprend le dessus en lui rappelant que tout cela concerne sa famille à elle, et non celle de Liv. Bim.

Toutefois, Huck entend bien qu’Olivia semble être de nouveau l’ancienne Olivia, la gentille pas trop assoiffée de pouvoir. Il s’en confie à Fitz, dans l’espoir de savoir comment réagir vis-à-vis d’elle.

De son côté, Cyrus répond à la presse et le fait à merveille… Un peu trop à merveille, même. Mellie est pleine de doutes (parce que oui, elle regarde la télévision, elle n’a que ça à faire) et force Jake à lancer une enquête sur son vice-président. Bien évidemment, Jake ne veut pas le faire quand il apprend que l’information vient d’Olivia, mais dès qu’il commence à le faire, il trouve des informations intéressantes.

Il confronte ainsi Cyrus qui avoue tout sans problème, espérant bien convaincre Jake de rejoindre sa cause. Il le fait bien en montrant à Jake comment il a toujours été le second choix de Liv et de Mellie. Pire : en confirmant la théorie d’Olivia, il lui redonne du pouvoir et perd le sien, alors qu’en aidant Cyrus, il se fait un chemin vers la gloire. Comme ça ne donne pas envie d’être proche du pouvoir que de regarder ce genre de séries. Du coup, Jake ne prend pas sa décision immédiatement, et il y réfléchit sérieusement. C’est là qu’il espionne le rapprochement Mellie/Marcus…

David contacte son remplaçant pour le confronter à son tour, et celui-ci avoue qu’il a largement ce qu’il faut pour faire tomber Charlie, bien informé sur le passé de la série. Notre grand méchant révèle qu’il a lui aussi un passé dans lequel son fils s’est fait assassiner et que c’est pour ça qu’il agit contre Mellie, en gros.

Olivia est en pleine dépression suite à sa dispute avec Mellie. Après un petit moment à pleurer face à la Maison Blanche, Olivia donne rendez-vous à Quinn à QPA, malgré les scellés. La conversation se fait autour du fameux chapeau blanc piétiné en début d’épisode. Un joli symbole bien trouvé par les scénaristes. Cela permet une scène de rédemption pour Olivia, et d’excuses sincères de la part d’Olivia. Cette dernière finit par reconnaître qu’elle est du côté de Quinn quoiqu’il arrive, car son instinct est beaucoup trop déglingué depuis une saison.

Elle a cru faire le bien pour la démocratie, mais elle se trompait. Difficile de ne pas penser qu’Olivia est une fois de plus en train de manipuler Quinn. Cette dernière ne semble pas de cet avis et prend la décision de ne pas aider Cyrus à convaincre Charlie de signer…

Oui, sauf que Cyrus a désormais l’aide de Jake (du moins, c’est ce qu’on nous fait croire) et n’a donc pas besoin d’elle. Elle reste stupéfaite et sans nouvelle de Charlie. Ce dernier découvre que Jake aussi est tombé dans la conspiration et qu’il est le premier à avoir l’intelligence de le torturer efficacement, c’est-à-dire en menaçant Quinn et Robin. Logique, quoi. Il fait peu de doute que Charlie se retrouve à envisager de signer.

Marcus prend décidément du bon temps en ce mois de mars car le voilà dans le lit de la présidente quand elle apprend que le plan de Cyrus est entré en exécution. Elle vient s’en plaindre à Jake qui la reçoit calmement alors qu’elle lui explique qu’elle a la justice sur le dos… et elle découvre qu’Olivia avait raison depuis le début, que Jake n’est qu’un connard de plus la trahissant et qu’elle est bien dans la merde.

Au même moment, toute la presse explique calmement aux citoyens que leur présidente a possiblement ordonné la mort de Cyrus. Forcément, Mellie recontacte donc Olivia pour lui demander de reprendre son poste de commande… et tuer Cyrus Beene. C’est logique de vouloir faire ce dont elle est accusée après tout !

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Grey’s Anatomy – S14E17

Épisode 17 – One Day Like This – 17/20
Coupe budgétaire ? Économie ? Voilà un épisode qui tourne avec un casting extrêmement réduit, mais qui tourne bien quand même. On sent un scénario qui s’éclate à faire parler les personnages, et les faire parler encore plus. Après 14 saisons, la série peut se le permettre et réussit à ne pas être trop ennuyante malgré ce rythme lent et très différent de ce dont on a l’habitude. Il ne se passe pas grand-chose, mais c’était passionnant malgré tout – ou alors, c’est parce que j’ai accroché aux personnages mis en avant.

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Spoilers

 17

Some things just happened and we don’t get to know why.

April se réveille bourrée dans un bar… et reprend aussitôt le service aux urgences. Elle maîtrise plutôt bien la gueule de bois et tombe sur un patient de Bailey qui revient avec bien pire une semaine plus tard. Bien pire ? Oui, Bailey lui a prescrit un médicament qui provoque des réactions secondaires lui faisant tomber la peau.

Du coup, le voilà entre la vie et la mort pour quelques heures, et April en veut personnellement à Bailey pour ça. Elle lui fait rapidement savoir et part une fois de plus en vrille, refusant de la laisser s’occuper du patient.

Ces scènes sont clairement moins passionnantes que le reste de l’épisode, avec Bailey qui espionne Kepner et son patient, et Kepner qui sous-entend que Bailey a fait une connerie devant le patient. On sait comment ça va finir tout ça, surtout quand elle commence elle-même à se confier sur sa vie auprès du patient. Certes, il est sur son lit de mort, mais je vois d’ici l’intrigue où il survivrait et lancerait quelques procès contre l’hôpital… même si ce n’est pas la direction que semble prendre l’hôpital.

En effet, on explore une fois de plus la crise de foi d’April, et il était très sympa de la voir sympathiser avec patient qui la recadre sur ce qu’est la foi : clairement pas une garantie de bonheur même en respectant tout ce que la Bible dit de faire. Cela se saurait si ça suffisait à vivre une vie heureuse, et toute la Bible n’est qu’une suite de vies malheureuses.

April finit par craquer devant lui et la scène était sacrément prenante et forte. Il s’agit d’une longue conversation qui se termine par la mort du patient dans les bras d’April qu’il prend pour sa femme. Au moins, il aura réussi à lui redonner une grosse partie de sa foi et il lui aura demandé avant de dire à Bailey qu’il la pardonne.

Ainsi, April et Bailey se retrouvent dans la chapelle de l’hôpital à se réconcilier autour du souvenir d’Eli, ce patient mort des effets secondaires d’un médicament qui aurait pu et dû lui sauver la vie. C’était sympathique, mais loin d’être ma partie préféré de l’épisode.

Pendant ce temps, Owen se rend voir Teddy en Allemagne, ce n’est pas nouveau, mais ce qui est nouveau, c’est que la série le suit dans son périple et nous ramène à nous aussi Teddy. J’en suis comme à chaque fois beaucoup trop heureux, surtout que le couple se reforme immédiatement avec un baiser et une nuit au lit.

C’est beaucoup trop chouette de les retrouver après tout ce temps, et puis Teddy, quoi ! Elle a toujours fait partie de mes personnages préférés bien trop sous-exploités. Malheureusement, quand on enchaîne avec un montage de scènes aléatoires sur eux, je n’ai pas pu m’empêcher d’envisager le pire pour eux. C’est assez clair que ça va partir en vrille, et ça ne tarde pas : oui, Teddy aime Owen, oui, Teddy déteste l’Allemagne, mais Owen ne fait pas partie du paysage.

Il veut bien en faire partie, mais Teddy ne veut pas le priver de sa sœur et de sa mère, et elle ne veut pas quitter son job, et les voilà coincés à s’aimer sans savoir comment résoudre leurs problèmes. Et alors que tout commence à s’améliorer, Owen avoue que c’est Amelia qui lui a dit de revenir vers Teddy. Voici cette dernière qui flippe et creuse pour découvrir que la conversation Amelia/Owen a eu lieu la veille (euuuh faire le voyage USA/Allemagne, passer plusieurs heures en Europe, et tout ça en moins de 24h ?? Il est fort).

Teddy le prend super mal de voir qu’il se précipite une fois de plus dans les bras d’une femme après une rupture, comme il fait depuis qu’il est dans la série. Ne voulant pas être un lot de consolation, elle fait ses bagages et le vire de son appartement.

Une fois plus, ça aura été une fausse joie de la voir revenir dans la série, surtout que plus encore que d’habitude, la page semble se tourner. En même temps, je n’aime pas Owen, alors ce n’est peut-être pas plus mal. Quoique. S’il y a bien des moments où j’apprécie Owen, c’est quand il est dans les bras de Teddy, justement.

Enfin, dans une dernière intrigue, Meredith croise dans les couloirs un collègue qui vient d’avoir une greffe de rein et qui s’effondre devant elle. Difficile de ne pas rapidement imaginer une romance entre eux, parce qu’il n’est pas moche ce nouveau docteur/patient. Et très sympa dans sa nouvelle relation.

Il refuse d’appeler sa famille, sa nièce ou sa sœur, pour passer plus de temps avec Meredith, qui se laisse faire avec beaucoup de plaisir. Voir Meredith rire et sourire comme ça, ça faisait bien plaisir. On ne va pas se mentir, l’épisode fait clairement des économies avec de longues scènes de discussion entre les personnages, sans mouvement, sans chirurgie, sans maquillage improbable : tout est fait pour qu’on accroche à fond à cette nouvelle relation. Reste à savoir s’il va survivre ou pas, parce que ça rappelle beaucoup trop Denny et Izzie pour être rassuré. Oui, même 12 ans après je suis encore là-dessus.

Il n’y a franchement pas grand-chose à écrire pour cette critique, parce que les personnages se racontent leurs rêves, leurs plans B et leur futur idéal. Enfin, c’était intéressant de découvrir certaines pensées de Meredith que nous n’avions jamais eu l’occasion de découvrir en 14 ans.

Finalement, le patient a besoin d’être opéré en urgence. Il se pense sur le point de mourir, mais Meredith le sauve. Ils sont beaucoup trop mignons, mais comme c’est son patient, elle se ferme rapidement. Elle retrouve Alex au bar (une scène très bienvenue, l’air de rien) et lui fait comprendre que pour la première fois depuis Derek, elle a ressenti quelque chose. Allez, dans tes dents Riggs ! Bon, en même temps, je suis forcé de constater que j’ai préféré ce patient à Riggs, hein.

La fin d’épisode nous informe donc clairement que Meredith est prête à aimer de nouveau, avec un petit flashback à ce moment où elle s’est retournée un milliard de fois dans ce même bar dans l’espoir que Derek franchisse la porte après avoir largué Addison pour elle. Pick me, choose me, love me. De nouvelles perspectives romantiques s’ouvrent pour Meredith, même si ce ne sera pas forcément avec ce patient, et je suis impatient de les voir ouvrir ce nouveau chapitre – même si c’était bien aussi d’avoir cette saison où elle était célibataire et où ça lui suffisait : on a rarement l’occasion de voir ça à la télévision, et ça fonctionnait bien.

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Rise – S01E03

Épisode 3 – What Flowers May Bloom – 15/20
Franchement, je ne peux pas dire que ce soit mauvais, mais tout est très convenu : c’en est au point où j’ai du mal à croire que ce soit inspiré d’une histoire vrai tant c’est prévisible. Les personnages ne sont pas très originaux, l’histoire elle-même semble réchauffée, et pourtant, il y a un aspect réaliste des coulisses de l’organisation d’un spectacle qu’on ne voit nulle part ailleurs. Je reste mitigé après trois épisodes, mais je continue d’avoir envie de la regarder et c’est déjà ça.

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Spoilers

03

This is high school, OK?

Je n’arrive décidément pas à regarder de séries le mercredi en ce moment, et je me retrouve toujours à me rattraper Rise beaucoup trop tard le jeudi, d’où la publication encore plus tardive. Faut pas m’en vouloir !

La cohabitation de la famille de Lou avec Maaschous ne s’arrange pas cette semaine, parce que le SDF ronfle trop fort et empêche Gordy de dormir dans sa chambre. Ah oui, quand même. C’est un thème récurrent de l’épisode, avec Maaschous établissant peu à peu une relation avec la femme de Lou qui s’attache à lui, même si elle voulait préalablement le virer.

Forcément, elle s’attache à lui quand il raconte sa vie chaotique, et nous sommes comme elle : il est hyper attachant à avoir mûri trop vite. En plus, on voit Lou contacter sa famille d’accueil en parallèle, et on ne peut pas spécialement parler de famille : c’est juste une femme paumée dans ses responsabilités, préférant fumer dans sa voiture que s’occuper des enfants qu’elle a chez elle.

Lou doit tout de même se débarrasser de Maaschous, mais il n’a pas le cran de le faire, ce qui se comprend très largement et, malgré les tensions avec Gordy, la femme de Lou aussi comprend bien qu’il ne peut pas rentrer chez lui, et qu’il ne doit pas rentrer (surtout quand il lui rend service en installant des lumières dans le jardin). Chez Gwen, l’ambiance est tout aussi tendue que chez Lou, sa mère, Denise, refusant toute approche de son père.

Les répétitions continuent cette semaine, mais elles se font sans Simon, qui annonce son départ à ses amis et ses profs en même temps. Lilette le prend super mal, évidemment, parce qu’il n’a pas pris la peine de lui dire avant. Super, le meilleur ami, effectivement. Les profs s’inquiètent de son futur et le voient donc en entretien personnel. Simon donne assez le change pour qu’ils puissent faire semblant de le croire, mais ils savent très bien ce qu’il en est.

La série se concentre sur la création de l’ensemble du spectacle, à commencer par les réunions de profs, élèves et parents représentants l’équipe créative. C’est plutôt réaliste, mais je continue d’être perturbé par cette série : ce genre de scène n’aurait jamais lieu dans les ¾ des séries musicales, et je comprends un peu pourquoi, parce que ça ne mène pas vraiment quelque part.

Enfin, si, Denise découvre qu’elle aime bien Lou finalement… Forcément, c’est mieux que ce soit lui qui y travaille plutôt que Tracy, avec qui elle ne s’entend clairement pas. Il y a une certaine logique : Tracy veut respecter son budget et faire des compris, de manière logique, mais Lou n’est pas encore prêt pour ça. Il ne veut pas d’un spectacle pourri comme ceux de Tracy, et Tracy se le mange dans les dents alors qu’elle vient d’apprendre le départ de Simon. Pas facile, la vie au lycée !

Enfin, pas facile, mais ils ont tout de même un sacré budget costumes : malgré le feu de joie du premier épisode, ils ont encore la masse de costumes et d’accessoires venant du passé du lycée et d’autres spectacles de Tracy. Elle profite d’un petit rangement de ceux-ci pour reprocher à Lou le départ de Simon – parce que c’est totalement de sa faute s’il quitte le théâtre.

Dans la plus pure tradition des séries musicales, Simon chante alors sa chanson pour le départ du théâtre, et c’est émouvant.

Robbie ne comprend pas pourquoi Lilette refuse de lui parler cette semaine – mais il tente plusieurs fois, alors que nous découvrons un flirt caricatural, mais marrant, entre Gwen et Gordy. D’ailleurs, le père de Gwen passe son temps à hésiter à rappeler la mère de Lilette et à s’occuper de Gordy, le fils de Lou. C’est fou toutes ces connexions dans le casting, c’est vraiment une toute petite ville. À défaut d’appeler Vanessa, il lui rend visite pour prendre de ses nouvelles alors qu’elle vient juste d’apprendre que sa fille flirtait avec Robbie.

Franchement, ça aussi, ça mène un peu nulle part : il lui offre une coque de téléphone, en gros, qu’elle lui retourne le lendemain car elle ne veut rien de lui, car elle ne veut pas continuer à penser que tous les mecs sont les mêmes et qu’elle en a marre de donner une mauvaise image des hommes à sa fille. OK.

Finalement, Lilette accepte de voir Robbie pour réviser leurs répliques ensemble, et Robbie en profite pour tenter de comprendre ce qu’il a fait de mal. Comme elle est totalement fermée à ses tentatives de réconciliations, on peut dire qu’il est sauvé par un coup de téléphone… qui lui apprend toutefois une mauvaise nouvelle concernant sa mère hospitalisée. Lilette se rend là-bas avec lui, et elle craque totalement, comme dans n’importe quelle série lycéenne. Dans la vraie vie, c’est le genre de situation qui fait fuir plus d’une personne, mais ici tout se passe bien, avec un moment de gêne entre eux quand il la raccompagne. Ah, les ados.

Dans le même genre, Gordy essaye de parler sentiments avec son coach, parce que c’est tout ce qu’il a connu comme éducation, et il découvre qu’en fait il n’y a rien d’obligatoire à ça. Oui, c’est aussi passionnant que ça paraît (en tout cas, c’est aussi cliché).

Lou se rend auprès des parents de Simon pour les convaincre de changer d’avis. La conversation se passe à merveille, comme n’importe qui l’imaginait, avec un père fermé et une mère plus facile à convaincre qui ferme tout de même la porte au nez de Lou. En tout cas, cela confirme à Lou que c’est bien de sa faute si Simon se rend dans un autre lycée.

Pourtant, Simon lui demande vraiment de ne pas changer une ligne de texte pour le faire rester, car il est trop important de ne pas déformer la vérité du texte. Sans trop de surprise, la fin d’épisode voit la mère de Simon recontacter Lou, directement chez lui où pour la première fois de la série toute sa famille est en train de s’amuser (au beau milieu de la rue à la nuit tombée, normal). Elle fond en larmes en lui demandant ce en quoi il croit : la vérité, les étudiants à qui il enseigne. Et elle se barre en le remerciant, et c’est tout. C’est faible comme cliffhanger quand même.

Shadowhunters – S03E02

Épisode 2 – The Powers That Be  – 13/20
Le plaisir de retrouver la série passé, Shadowhunters redevient plutôt médiocre cette semaine où les économies se font déjà sentir : une grosse partie du budget a dû y passer dans le premier épisode, et si ça rendait bien visuellement, maintenant, ça rend plutôt bof. Cette semaine voit se développer une intrigue un peu molle et des quiproquos dignes de télénovelas. Ce n’est pas un épisode qui restera marqué dans ma mémoire, mais ça fait toujours son taf de divertissement me faisant lever les yeux au ciel, alors tout va bien !

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Spoilers

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It’s not weird, it’s not weird at all.

Je pensais que Netflix avait des algorithmes pour me connaître, mais il me propose Black Lightning et The Punisher avant ce deuxième épisode de mon guilty pleasure hebdomadaire. Evidemment que je préfère me jeter sur les aventures de Clary, non mais allô quoi !

La série commence cette semaine avec un événement mondain pour les sorciers qui ne meurent désormais jamais. Magnus y traîne Alec histoire d’avoir quelqu’un à qui parler, à défaut d’assumer pleinement le fait qu’il ait perdu son titre de Grand Sorcier au profit de Lorenzo Rey, introduit au passage comme un jeune sorcier arrogant de 484 ans. Ben voui.

Le type est insupportable et promet à Alec des rendez-vous mouvementés à l’institut, mais ils sont rapidement occupés par d’autres choses, avec Madzie qui débarque pour voir Simon et un accident magique qui lance l’intrigue de l’épisode : les sorciers sont soudainement incapables de contrôler leur magie, et l’un d’eux se fait désintégrer par son propre portail. Heureusement, Magnus sait comment protéger son copain et Madzie, alors on s’en fiche pas mal, mais Lorenzo jette un regard noir à son prédécesseur qui lui a piqué la vedette à sa propre soirée. C’est con.

Chez Magnus, on découvre ensuite que l’acteur interprétant Alec n’est plus au top de sa forme quand le scénario prévoit de lui faire mettre un t-shirt plutôt que de rester en caleçon pendant toute la scène. Les choses ont changé entre deux saisons, mais ils sont toujours aussi niais dans ce couple à s’extasier pour une bouteille de shampoing.

L’intérêt de la scène est que Lorenzo débarque pour prévenir Magnus qu’Asmodeus s’est probablement évadé d’Edom, et qu’il sait parfaitement que notre sorcier aux coupes de cheveux improbables est derrière tout ça. Oh, Magnus dit que ce n’est pas le cas, mais en fait, Asmodeus est un grand sorcier qui n’est nul autre que… son père. Mamamia, c’est reparti pour des histoires de familles.

Alec se débrouille ensuite pour entrer dans le manoir de Lorenzo, soit disant pour le protéger, mais en fait pour enquêter sur les lignes énergétiques corrompues qui ont provoqué l’accident de la soirée de la veille. Tout en faisant cela, il en profite pour déverrouiller une porte-fenêtre par laquelle Magnus s’introduit. Ah ben heureusement qu’il voulait s’introduire illégalement dans la maison, hein.

Et puis, Alec a encore beaucoup à apprendre en politique, clairement : il a toutes les chances de se mettre à dos définitivement ce qui aurait été un allié clé, mais bon. Finalement, les choses se passent plutôt bien quand Alec fait semblant d’apprécier l’art exposé partout chez Lorenzo alors que Magnus jette ses sorts de manière pas discrète. Ils ne se font pas prendre, mais Magnus est super inquiet : tout ça ne vient pas de son père, mais de quelqu’un de bien pire qu’Asmodeus.

Faut-il vraiment faire comme s’il y avait eu le moindre suspense ? La série enchaîne immédiatement avec un plan de la mère de Jonathan qui sacrifie quelques-uns de ses possédés ayant eux-mêmes tué leurs proches pour lui prouver leur loyauté. Et c’est bien le sang de ses possédés qui provoque les crises magiques, dont une arrive à l’hôpital sur ce personnage secondaire déjà vu la semaine dernière, pote avec Magnus et ayant conseillé Alec dans sa relation avec le sorcier. Finalement, avec cette explosion de magie, Catarina, c’est son nom, culpabilise de tuer un de ses patients, mais tout le monde s’en fout royalement.

Dans leur hangar, Maia tente de comprendre ce qui est arrivé à Simon, et le couple est plus crédible que le Simon/Clary de l’an dernier avec des références toutes pourries à Indiana Jones qui passent bien. Si ça passe bien, ça n’empêche que leur scène n’apporte aucune réponse et rien de bien intéressant, hein, faut pas abuser.

On les retrouve ensuite en train de déjeuner, mais on nous rappelle gentiment que Simon ne peut pas manger, puisque c’est un vampire. Pendant qu’il s’étouffe avec la bouffe qu’il a tenté d’avaler malgré tout pour impressionner Maia, celle-ci se rend compte que les loups garous ne sont pas du genre à accepter un inconnu dans la meute. Oh, bah ça alors, quelle surprise ! Simon en fait l’expérience aussi, parce qu’avec sa super-ouïe digne d’un Clark Kent des années 90, il ne perd pas un mot de la conversation de Maia avec l’autre loup-garou.

Pendant ce temps, à l’Institut, Clary a repris la peinture quand elle ferait mieux de s’occuper d’apprendre à se servir d’une machine à coudre vu l’état de son jean. Oui, c’est une réflexion de vieux, mais entre ça et ses écouteurs avec de la musique à fond, elle se comporte comme une adolescente des années 90, alors bon. Jace débarque pour lui proposer un rencard, mais pas avant qu’elle ne lui propose de devenir son modèle, surtout s’il veut bien se déshabiller.

Jace préfère la laisser là avec son modèle tout pourri pour aller demander des conseils de rencard à Isabelle, ça en dit long. Celle-ci est plus blasée qu’autre chose, et on sent bien que son célibat la ronge. Cela ne devrait pas trop durer, son médecin finira bien réapparaître. Quant à Jace, il finit par obtenir une adresse de Simon, ce qui crie le faux pas. Certes, c’est le meilleur ami de Clary, mais c’est aussi son ex, hein.

Cela ne manque pas : Jace ne prend pas de réservation et ils se retrouvent à devoir s’asseoir à une table commune, à côté de… Simon et Maia. Franchement, c’est mieux qu’une télé-novela. Ils essaient de s’ignorer pendant une douloureuse minute où Simon est forcé d’aider Jace à choisir une entrée pour Clary, puis Maia décide de boire et de considérer ça comme une opportunité de passer du temps à 4. Au point où ils en sont de toute façon !

Cela permet aux filles de sympathiser sur des questions futiles de vêtements (mais lié à la transformation, attention) et à Maia de critiquer le physique des Shadowhunters avec tant de tatouages.

Cela fait bien marrer Jace qui sait qu’elle a un tatouage de papillon, parce qu’après tout, il a couché avec, hein. Une information que ni Clary, ni Simon ne savait encore et qui fournit un bon moment de comédie, à défaut d’être un moment brillant d’écriture. J’aurais aimé plus de moments gênants (ben quoi, tant qu’on y est !), mais finalement, c’est vite expédié, surtout du côté Maia et Simon.

Ce n’est pas le cas avec Clary qui ne comprend pas pourquoi Jace refuse de coucher avec elle alors qu’il couche avec tout le monde. Il lui explique que c’est bien de sa faute à elle, parce qu’elle est spéciale et qu’il n’a jamais tenu à personne comme ça. Le voilà mon moment où mes yeux montent au ciel et où Jace ne s’arrête plus de faire sa déclaration amoureuse avec petite envolée lyrique de la musique et cette pauvre Clary qui ne sait pas quoi faire. Pour défendre l’actrice, ce n’est sûrement pas évident de rester silencieuse à attendre que Jace finisse sa petite déclaration, mais en même temps, si les scénaristes ne lui donnent pas de réplique, c’est aussi parce qu’elle n’est pas si bonne actrice. Un bon cercle vicieux, donc, qu’elle rompt en embrasse son Jachinouchet.

Et sinon, en parallèle, Luke débarque à l’institut, on nous le balance avec une scène inutile de Clary heureuse d’aller à son rencard, et il finit par apporter à Isa du travail. Les deux se mettent à enquêter sur Tim, le possédé de la semaine dernière, pour savoir quand il a été possédé exactement. Autrement dit, on tient là une vraie intrigue de saison…

Et une relation bizarre entre Luke et Isa. Le loup en profite pour s’inquiéter de la santé d’Isa, et surtout de son moral clairement dans les chaussettes. Il est plein de bons conseils, du genre qu’il faut prendre du temps pour elle pour trouver l’amour, parce que c’est bien connu, ça se fait en un claquement de doigts. Non, non, ce n’est pas le cas, mais comme nous sommes dans une série, Iz aura probablement de la chance – et on note qu’ils ont eu à retourner à l’hôpital dans cet épisode, comme par hasard.

Tout le monde rentre à l’Institut pour s’occuper du problème des lignes énergétiques qui continuent de poser problème à tous les sorciers utilisant leur magie en ville, les attaquant sans prévenir et provoquant des explosions magiques qu’ils ne peuvent contrôler. Alec a un plan qui implique évidemment la magie de Magnus, et qui pourrait très bien sauver la situation, comme l’empirer en faisant exploser, a minima, l’institut. Évidemment.

Il rencontre immédiatement l’opposition d’autres Shadowhunters, puis ça part en vrille, puis Alec fait entendre son autorité. Du coup, Magnus peut mettre à exécution son plan et gesticuler de manière débile devant le cœur de l’Institut (je donnerai cher pour voir les plans sans effets spéciaux – enfin, non, je ne paierai pas réellement pour ça, mais vous voyez ce que je veux dire).

Magnus se lance dans son rituel, mais Raj a réactivé la sécurité, ce qui provoque des problèmes avec le sort, et risque de tous les faire exploser. Izzy ne peut rien y faire, mais Alec décide de jouer les électriciens pour sauver tout le monde. Manuellement, il parvient à débloquer la sécurité et Magnus réussit à recadrer les lignes d’énergie avant d’endommager le cœur. Autant je m’extasiais la semaine dernière sur les effets spéciaux et les combats, autant cette semaine, c’était de retour à la normale, hein.

On termine avec une scène Magnus/Alec parlant d’Asmodeus et des craintes de Magnus qu’Alec le voit différemment désormais. Comme Maia s’en fout de savoir avec qui Simon a bien pu être avant, Alec s’en fout pas mal de la famille de Magnus. C’est bien connu, le passé ne construit pas du tout une personne et n’est pas important dans une relation, hein !

Sinon, Jace continue de faire des cauchemars où il assassine Clary, Izzy découvre qu’elle ne connaît pas le démon qui a possédé Tim et Simon se fait expulser par les loups garous qui ne veulent plus de lui… à moins que le pouvoir donné par les fées la semaine dernière ne se manifeste et propulse un vilain pas beau de plusieurs mètres en arrière. Yep, on a connu des cliffhangers mieux gérés, mais tout ça se passe devant une Maia pas tellement inquiète de l’attitude de sa meute envers son mec, alors ça aura une continuité intéressante.

Saison 3