The Magicians – S03E12

Épisode 12 – The Fillioran Candidates  – 17/20
Cet excellent épisode dirige vers la fin de saison et la fin d’une quête qui dure depuis 12 épisodes. C’est toujours fait avec fluidité et humour, faisant de l’écriture de cette saison un véritable exemple de perfection, et j’exagère à peine quand je dis ça. Il se passe beaucoup de choses l’air de rien dans cet épisode, et je n’arrive pas à croire que j’ai pu être aveugle à tant de potentiel sur les premières saisons que je trouvais beaucoup plus en dents de scie. Cette saison (et cet épisode ehe) m’aura rendu la vue. I was blind and now I see

Saison 3

Spoilers

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This is our chance to unfuck magic.

Une fois de plus, la série propose l’un des meilleurs résumés possibles, en repartant carrément sur la saison 1. C’est Josh qui est chargé de la narration pour ce début d’épisode qui reprend absolument toute les bases de la série, et le fait bien, avec humour et rapidité. Ce pourrait être too much, mais comme toujours, c’est géré avec une bonne écriture : Josh raconte tout à Penny 23, oui, c’est comme ça que je voulais l’appeler, et c’est comme ça que Julia l’appelle. On notera que l’acteur intervient dans cet épisode avec une voix beaucoup plus grave, c’est très très cool.

Il faut dire qu’Arjun Gupta est très très cool lui-même, et je suis bien placé pour le savoir puisque j’ai eu la chance de l’interviewer. J’ai également pu poser quelques questions à Olivia Taylor Dudley, comme vous le savez si vous avez suivi le blog depuis février. Quoiqu’il en soit, si ça vous intéresse, la vidéo de cette interview est enfin disponible ici, sur le site du Sérigraphe. Vous y entendrez les acteurs vendre cette saison 3 en parlant des premiers épisodes et des épisodes qu’ils ont préférés. Et comme il n’en reste plus qu’un cette saison, ça permet d’avoir une vue d’ensemble et de mieux comprendre certaines réponses que quand j’ai posé ces questions, juste après la diffusion de l’épisode 4 !

Alice est renvoyée par Quentin à la Bibliothèque, mais cette fois, il est malin et demande à Julia de la faire surveiller par Penny 23. Cela se saurait s’ils avaient confiance en la Bibliothèque. Je les comprends, y a quand même un mur avec écrit « ferme ta gueule » dans toutes les langues là-bas, hein.

Alice y récupère un artefact que seule Julia peut utiliser et qui leur permettra de ramener la magie dans le monde. Cet artefact est capable de drainer la magie de Julia, et possiblement de la tuer, ce qu’Alice se garde bien de dire au groupe. Heureusement, Penny 23 veille au grain et leur explique qu’elle a un « cyphen », un artefact capable de maîtriser la magie si jamais elle revenait. Autrement dit, la Bibliothèque pourrait contrôler qui y a accès, ou non !

Quentin négocie avec Alice pour récupérer le Cyphen contre son gré, parce que c’est soit ça, soit la voir virer de la quête. Loin d’être idiote, elle rappelle à Quentin que son père mourra s’il ramène la magie. C’est problématique, et c’est une sous-intrigue que j’avais oublié il y a fort longtemps déjà !

Kady est en pleine dépression avec la rencontre de ce nouveau Penny qui n’est pas le sien. Elle tente désespérément, une fois de plus, de le contacter, mais ce n’est pas si simple. Penny 23 découvre donc Kady et les différences de sa timeline avec celle dans laquelle il est désormais coincé, de son plein gré. Et en bon touriste, Penny 23 a le recul nécessaire pour comprendre grâce au récit de Kady qu’il leur faut contacter Reynard pour récupérer Penny.

Julia partage ensuite une scène avec Fogg, où elle lui propose de réparer ses yeux avec sa magie divine. Il n’y a plus le risque d’alterner la personnalité de Fogg maintenant qu’elle est une déesse. Bref, elle continue de développer sa magie pour le meilleur et le meilleur, ce qui est plutôt intéressant. J’aime beaucoup la manière dont elle se sent désormais obligée d’aider les gens et de sentir leurs besoins.

À Fillory, Josh et Fen apportent les courses à Eliot et Margo, et Fen jure fidélité à Eliot car elle sait très bien que son village ne prendra pas des pincettes avec elle.

Ils veulent recontacter la reine des fées qui refuse bien évidemment de leur parler. Le seul moyen qu’ils ont d’entrer en relation avec elle est alors de passer par Frey, la « fille » d’Eliot et Fen. C’est beaucoup trop drôle, parce qu’elle travaille désormais dans un bar pour animaux, où elle est en couple avec un ours qui permet à Margo d’avoir quelques-unes des meilleures lignes de l’épisode, avant qu’Eliot ne lui vole la meilleure de toute en approuvant la relation entre Frey et l’ours.

Quoiqu’il en soit, ils parviennent à contacter la reine des fées. Eliot et Margo veulent donc passer un marché avec elle, surtout que Frey les informe que les fées n’ont plus d’enfants dans leur royaume. D’où le champ de champignons à Fillory, terre fertile pour eux. C’est passionnant de les voir récupérer du pouvoir, mais la Reine leur refuse la clé, car ils n’ont pas le pouvoir sur Fillory. Voici donc nos anciens rois qui organisent des élections en forçant la main à leur concurrent.

Eliot propose à Margo de se retirer de l’élection, car Fillory est beaucoup trop patriarcal pour qu’elle l’emporte. Cela l’énerve, mais elle est forcée de reconnaître que son royaume n’est pas prêt pour le XXIe siècle, ce qui est bien trop frustrant : elle mérite le pouvoir. On sent bien qu’elle en aura toujours, de toute manière.

Josh sent qu’il a besoin de l’aide de Julia, et cela lui suffit à se pointer à Fillory avec le désir de le servir. En un rien de temps, elle réussit à recréer une forêt qui avait été rasée, et ça aide immédiatement l’élection des Enfants de la Terre.

L’élection à Fillory est une source de fun pour les scénaristes qui parodient rapidement les élections américaines de la meilleure des manières. La guerre entre Eliot et Tick pour obtenir le vote des humains est pleine de promesses creuses qui rappellent bien des choses, mais c’est finalement Margo qui devient High King à la place d’Eliot et Tick, ce qui est tout simpelement excellent, depuis le temps qu’elle mérite plus de pouvoir.

Son élection alors qu’elle n’est pas candidate ? Oh, c’est parce qu’elle n’est pas trop contre la zoophilie tant qu’elle est consentie par les différentes parties du couple. Et comme il y a plus d’animaux parlant que d’humains à Fillory, la voilà qui prend la place d’Eliot à la tête du palais grâce au vote des animaux parlant. C’est extra à voir et évidemment, Eliot reconnaît vite son autorité et la sert immédiatement, expliquant à Tick qu’il ne sera pas exécuté car le Grand Roi Margo a besoin de lui, sous surveillance, comme conseiller. Quant à Fillory, je crois bien qu’ils viennent d’entrer au 23 ou 24e siècle, au moins.

La reine accepte de rejoindre elle aussi le rang des conseillers de Margo, et au passage, elle lui offre même un œil de fée. Et oui, Margo peut désormais regarder de ses deux yeux. Je me méfierais d’un cadeau des fées à sa place, mais elle a l’air trop heureuse pour lui gâcher son plaisir. Je ne sais pas si ça durera bien longtemps avec la quête qui touche à sa fin ! Oui, oui, la reine accepte de leur donner la dernière clé en échange d’un bout du territoire de Fillory.

Pendant ce temps, Kady et Penny 23 viennent contacter Julia pour lui demander de retrouver Reynard, et si elle refuse a priori, elle finit par les aider à contacter un Reynard vivant désormais dans une villa et malgré tout dans la pauvreté. Joli.

Reynard les informe sur le château de la fin du monde et sur un architecte qui ne l’a pas caché si loin pour rien. Maintenant que Julia a le pouvoir, et qu’elle a plus de pouvoir que Reynard n’a jamais eu, elle prend enfin le dessus sur lui et c’est génialissime de la voir devenir si impuissant. Il tente bien de tuer Julia avec la balle qu’elle avait forgée elle-même pour tuer un Dieu (et plus précisément Reynard, évidemment), mais ce n’est pas très efficace. Au contraire, cela permet à Julia et Kady d’obtenir une arme susceptible de les aider contre ce qui garde le château de la fin du monde.

Kady et Julia redeviennent beaucoup trop amies au passage prenant la décision de laisser Reynard figé et de ne pas le tuer, malgré les conseils de Penny 23 d’en finir avec lui. Je n’arrive pas à savoir si leur merci relative est une bonne chose ou non : j’ai surtout l’impression que la série se garde des cartouches pour la suite, alors je suis pressé de me lancer dans la lecture des bouquins – car ça y est, je me suis décidé à les lire et Laura en a profité pour me les offrir pour mon anniversaire, donc je n’ai plus qu’à !

Nous voici enfin à la fin de la quête : à Fillory, la sixième clé est récupérée, ce qui rend la communication entre tous lorsque l’un d’eux touche la clé d’unité, mais avec le twist de voir Penny remplacé par Penny 23. Pauvre Kady.

De son côté, Julia ne peut promettre à Quentin d’avoir le pouvoir de soigner son père une fois la magie de retour. Du coup, Quentin culpabilise et vient en parler à son père, qui fait un retour dans la série de manière inattendu et pas forcément nécessaire. Quentin explique à son père qu’il n’a pas besoin de sa permission pour restaurer la magie, mais simplement pour s’excuser de la faire revenir et de possiblement le tuer au passage. Sympathique.

Son père veut juste savoir comment son petit-fils s’appelait quand Quentin a vécu toute une vie à Fillory avec Eliot, et c’était une jolie scène d’émotion finale, mais je suis surtout pressé d’en savoir plus sur le château de la fin du monde, alors vivement la semaine prochaine (même si, du coup, la semaine prochaine, je serai en concours, fuck !).

Saison 3

 

Ces prénoms de personnages que je ne retiens pas

Salut les sériephiles,

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On se retrouve aujourd’hui pour parler d’un grand problème lorsque j’écris mes critiques de certaines séries : celui des prénoms. Il y a les gens, comme Ludo, qui dès le départ t’annoncent que de toute manière ils ne les retiennent jamais et il y a ceux comme moi, qui persistent à faire comme s’ils savaient tout sur tout et écrivent des critiques à rallonge avec les noms de tous les personnages. Il est largement temps après deux ans de vous révéler que, comme tout le monde, je me sers parfois de Google et/ou d’IMDB pour retrouver les noms de certains, et qu’en attendant, ceux dont je ne me souviens pas s’appellent XXX dans mes critiques.

Cela peut vous arriver de griller un de ces « XXX » lorsque je ne suis pas attentif ou n’ai pas le temps de me relire (95% du temps, donc), mais je crois que jusque-là ce n’est arrivé qu’une fois que quelqu’un m’en fasse la remarque (et je suis stressé par cet article, j’ai envie de tout corriger à cause de ces majuscules ehe). Et comme il y a certaines séries où il n’y a pas qu’un personnage dont le nom m’échappe, je n’hésite pas à abuser aussi des YYY, parfois des ZZZ (non, je n’ai jamais eu à me servir du début de l’alphabet, et je ne sais d’où vient mon obsession de la fin), et, évidemment, des périphrases, pour contourner le problème. Ma petite préférée, ça va être la périphrase en mode « la mère de », « le père de » et autres liens de famille tordus – n’est-ce pas Clary ??

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Et puis, à force de ruser, je finis par retenir les prénoms de ces affreux anonymes et l’épisode suivant je n’ai plus de problème. En théorie. En pratique, j’ai quelques irréductibles gaulois qui subsistent d’épisodes en épisodes, parfois d’années en années, et c’est d’eux dont il sera question aujourd’hui, parce qu’ils me prennent régulièrement la tête et parce que ça m’a posé souci en fin de semaine dernière avec toutes les saisons que je commençais et nouveaux prénoms à retenir. Non, parce que les castings à rallonge (je vous regarde Rise et Station 19), c’est bien, mais faut les retenir, quoi !

Par conséquent, les premiers épisodes d’une série sont parfois galère à critiquer parce que j’oublie les noms d’une semaine sur l’autre (surtout que ce n’est pas comme si j’en regardais qu’une seule !). C’est pour ça que j’essaye souvent de me trouver les sous-titres sur les premiers épisodes d’une série – et pour d’autres que j’aime moins d’une saison – car ça me permet de redécouvrir et retenir les noms (bon, ça permet aussi de s’adapter aux accents de certains, mais chut, n’allez pas révéler que je ne comprends que 90% de ce que marmonne Daryl Dixon ou de l’accent terrifiant d’Alice/Tilly).

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  1. La championne toutes catégories est incontestablement Erica de The Last Man on Earth. Sans spoiler, je dirais simplement qu’elle reste plusieurs saisons et que malgré ça, chaque année, je galère à retrouver son prénom. Elle est passée par tous les stades, de « XXX » à « Emma » à « la pote de Gail », rien n’y fait, je ne la retiens pas… alors que je l’adore, en plus, c’est un de mes personnages préférés dans la série !Image result for meliorn shadowhunters
  2. Meliorn de Shadowhunters : comment faire un article sur le sujet sans en parler ? Certes, c’est un personnage hyper secondaire, mais j’ai tendance à ne pas me souvenir son nom et à demander, dans chaque critique, à Yodabor de me le rappeler. Elle a beau me dire que c’est parce que je suis insensible à son charme, moi je persiste à dire que c’est parce que je fais un blocage sur son nom, parce que j’ai beau être très sensible au charme d’Erica, j’en oublie le nom, donc le charme n’a rien à voir avec tout ça (quoique… vu les scènes sur lesquelles je suis tombé en cherchant un gif, je me dis que c’est peut-être le charme d’Isa qui a détourné mon attention de lui).Image result for outcast megan
  3. Megan d’Outcast : c’est un cas un peu particulier, parce qu’oublier son prénom n’est pas une grosse perte surtout que la série n’a a priori pas de saison 3… Il n’empêche qu’elle m’a impacté sur plusieurs séries ! Je ne sais pas pourquoi, mais dans le pilot, je me suis persuadé que « la sœur de Kyle » s’appelait Karen. En plus, c’était facile à retenir ce fétichisme du K… Et donc, pendant tout le reste de la saison, je l’appelais Karen, même après avoir compris que je me plantais. Dans le même genre, dans Rise, il y a Gwen que j’ai entendu s’appeler Zoé dans le pilot – allez comprendre, j’ai corrigé la critique en me rendant compte de mon erreur lors de l’épisode 2 ! – et depuis j’ai du mal. Pour en revenir à nos Megan, j’ai ensuite eu du mal avec le prénom Megan au point de vouloir appeler Karen le personnage de Megan dans Colony. Les raccourcis bizarres du cerveau !Image result for bailey & weber
  4. Miranda Bailey et Richard Weber. On pourrait penser qu’après 14 saisons, je connais les noms de tous les médecins et infirmières du Grey Sloan Memorial Hospital (Olivia forever in my heart), mais non. Ces deux-là me font parfois de la résistance pendant que je regarde l’épisode. Cela ne dure jamais bien longtemps, parce qu’évidemment que je les connais !, mais ça m’arrive parfois de vouloir écrire une phrase où il est question d’eux… et de me sentir bête. Je ne m’explique vraiment pas ces bugs. Au moins, l’avantage des séries, c’est que c’est beaucoup moins gênant que quand ça t’arrive dans la vraie vie (vous savez, ce moment d’angoisse où vous tombez sur quelqu’un avec qui vous étiez au collège mais impossible de retrouver ce nom et vous faîtes genre ?).Image result for walking dead
  5. Et enfin, il y a les personnages dont je me fiche pas mal de savoir ou non le nom… genre dans The Walking Dead, les gardes du corps d’Ezekiel ou certains prisonniers récents. Parfois, je les aime bien ces personnages, mais… à quoi bon retenir leur nom puisqu’ils vont mourir trois épisodes plus tard. Et puis, je me retrouve au Comic Con à découvrir qu’un petit perso secondaire de rien du tout a quand même tenu trois saisons dans la série sans que je ne sache ni son nom, ni son rôle. Mais ne le dites pas à Laura, surtout !

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Cela dit, je vous rassure, ces amnésies ou bugs catégoriques sont très loin d’être des généralités et je suis parfois capable de vous sortir des noms de personnages de séries pas vues depuis des années : je suis à peu près incollable sur les persos de LOST et je viens de me surprendre tout seul avec Tom Baldwin, Diana Skouris et autre Maya ou Jordan Collier des 4400.

Et puis, je regarde tellement de séries, il est inévitable d’avoir du mal avec certains personnages, mais ça entraîne ma mémoire de tout retenir. Ironiquement, il y a aussi ces noms imprononçables ou théoriquement impossibles à retenir qui sont gravés à tout jamais, comme par exemple Robin Scherbatsky ou Asteroid Farnsworth. Comment ça, elle ne s’appelle pas Asteroid ?

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Unreal – S03E05

S03E05 – Gestalt – 18/20
La mi-saison fait avancer les différentes intrigues à grande-vitesse et semble proposer plus de résolutions que de problèmes. J’ai toutefois l’habitude d’être surpris par les épisodes 6 de cette série, alors je trouve que les personnages feraient mieux de rester sur leurs gardes tout du long, et ce n’est pas les cliffhangers qui me feront dire le contraire. Un excellent épisode, comme toujours, au titre énigmatique à première vue, mais très révélateur après quelques recherches Google.

> Saison 3

 


Spoilers

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I’m more than one pilot, I’m betting on you, I want you to bet on me.

Nous voilà déjà à la mi-saison, le temps passe vite, si vite (oui, je vais le dire toutes les deux semaines). Cette semaine entame par l’intrigue de Rachel qui veut désormais parler à son père pour obtenir la vérité sur son passé. Il n’est pas disponible pour lui parler, et elle passe le reste de l’épisode à louper ses appels à cause de son travail – elle voulait pourtant prendre un jour de congé, mais ce n’est pas toujours si facile.

Chet continue de vlogguer tout ce qu’il fait sur le plateau avec sa copine qui veut coucher avec lui, ce qui n’a pas grand intérêt pour le moment. J’ai eu peur de ce que sa caméra pouvait faire, mais ça ne donne finalement rien par la suite. Pendant ce temps, Quinn décide de virer Simon du cas Rachel pour qu’il s’occupe des candidats, comme n’importe quel psy, logique.

En début d’épisode, August vient également se plaindre à Quinn que Serena est au courant de leur liaison, et il la menace de porter plainte pour harcèlement sexuel. Voilà donc Rachel avec la mission de faire en sorte que personne ne croit ce qu’il puisse dire de Quinn.

C’est assez rapidement chose faite, puisqu’elle demande à la ranger présente sur le plateau ce jour-là de simuler une relation sexuelle avec lui, qu’elle s’arrange pour filmer devant Serena et les autres candidats. La nouvelle caméraman, Charlie, comprend dans quoi elle a mis les pieds et les pouvoirs de Rachel. Je sens qu’elle a du potentiel en tant que personnage cette Charlie, mais pour l’instant, elle est sous-exploitée et c’est drôlement frustrant.

Quinn et Jay ont cette semaine leur synopsis à présenter à Gary, ce qui fait une sous-intrigue toujours aussi intéressante qui pourrait en plus lancer un spinoff tant qu’on y est. Bien sûr, Gary les fait tourner en bourrique et refuse de les voir. C’est un coup dur pour Jay qui rentre désespéré chez lui auprès de son mec et un vrai déclic pour Quinn qui empêche toutes les équipes de travailler tant que Gary n’aura pas pris le temps de la recevoir ! Ce n’est pas du tout excessif, et ça brise un merveilleux rencard Jasper/Serena.

Madison reçoit aussitôt un appel de Gary qui lui demande de trahir Quinn une fois de plus, mais il a l’idiotie de ne pas avoir assez prêté attention à Madison et son pilot, ce qui ne peut que le desservir…

De son côté, Simon tente une approche auprès de Jeremy pour obtenir de nouvelles informations sur le double meurtre de l’an dernier, clairement. Jeremy préfère le mettre en garde contre le « vortex de Rachel » qui lui fait croire qu’il a le contrôle, alors qu’il est en train de se faire manipuler par elle, comme tous les hommes. Et c’est vrai qu’il est dur de savoir qui a raison.

Puisque Quinn refuse de travailler, Rachel en profite pour obtenir sa soirée de congés et enfin aller confronter son père. Avant toute chose, elle veut s’assurer que sa mère ne soit pas chez elle. Une fois que c’est fait, elle peut donc rendre visite à son père. Celui-ci se défend comme il peut, mais il reconnaît au moins qu’il était au courant et qu’il a bien tabassé Tom, l’homme avec qui Rachel a couché quand elle était adolescente, donc.

L’intrigue en elle-même est intéressante pour toutes les questions qu’elle aborde sur le consentement et le passé de Rachel. Cette dernière continue de détester sa mère alors que son père en est plus que jamais amoureux. Il est persuadé que sa mère l’a guéri, l’a soigné avec les médicaments et les séances psy, alors que Rachel voit bien qu’elle n’a fait que le manipuler.

Elle réussit à convaincre son père de sa vérité – et c’est dur de savoir ce qu’il en est. Rachel réussit en tout cas à extirper son père des griffes de sa mère, littéralement. Cette intrigue est sortie de nulle part l’épisode précédent, mais je trouve ça intéressant de nous expliquer les ravages de Rachel de cette manière. Une adolescence brisée, une mère tyrannique et avec une armoire à pharmacie bien remplie… ça explique pas mal de ses problèmes, en fait.

Sur le plateau d’Everlasting où plus personne ne travaille, personne ne songe donc à surveiller Serena et Jasper, ce qui est du grand n’importe quoi : bien sûr, elle se rend dans sa chambre pour lui proposer un rencard loin des caméras. Les choses se déroulent à merveilles, de la plus romantique des manières, exactement comme lorsque les caméras étaient là, mais sans aucun contrôle des producteurs sur le pari de Jasper. Celui-ci en profite sans surprise pour coucher avec elle, et il ne fait plus de toute que Serena sera vite mise au courant du pari.

De son côté, Quinn tombe sur Madison encore en train de travailler, et elle sait très bien ce que Gary tente de faire avec elle, donc elle se met aussitôt à faire le contraire. La manipulation de Quinn est hyper efficace, avec une grosse part de vérité dans ce qu’elle fait.

Le problème, c’est que Madison est entre deux requins et qu’elle est difficile à lire. Il est sûr qu’elle veut en tirer son parti, mais il n’est pas évident de savoir comment : elle file le mot de passe des mails de Gary à Quinn, elle affirme à Gary que Quinn n’a aucun soupçon, et c’est louche. A priori, vu l’épisode précédent, je me sentais plutôt rassuré pour Quinn, mais j’avais un peu peur d’une révélation finale inattendue, qui n’est heureusement pas venue.

Comme d’habitude, Quinn met en scène sa conversation avec Gary, qui commence par la virer devant tout le monde avant d’être ridiculisé publiquement par Quinn au courant de détournements de fonds qu’il orchestre grâce aux mails offerts par Madison. Celle-ci prend définitivement le parti de Quinn, qui négocie quatre pilots pour le reste de la saison, dont l’émission de Jay. Cela permet de relancer le tournage et de se débarrasser de Gary. Comme nous n’en sommes qu’à la mi-saison, cependant, j’ai comme un certain doute : il va bien trouver le moyen de se venger…

En attendant, Chet recommence de bien moches avances sexuelles auprès de Quinn car il est totalement excitée par sa prise de pouvoir. Evidemment, elle décline malgré ses insistances qui nous montre que le sexe dans cette série est vraiment néfaste, toxique et question de pouvoir plus que d’attirance : toutes les relations sexuelles exploitées dans l’épisode tournent autour de cette narration, il n’y a pas le moindre havre de paix et ça en dit long sur le monde dépravé de la télé et d’Hollywood.

Quant à Madison, elle prend enfin une décision et il était temps après trois ans de lutte contre Quinn. La voilà sa nouvelle alliée et, finalement, sa plus grande arme. Gary aurait mieux fait de ne pas la négliger… Maintenant, j’espère que Madison sait dans quoi elle met les pieds elle aussi et qu’elle évoluera correctement par la suite !

Rachel ramène son père sur le plateau et elle demande à Simon de le surveiller, car c’est toute l’aide dont elle a besoin. Elle ne peut le faire elle-même puisque Quinn vient de relancer le tournage, pour une cérémonie qui ne se passe pas comme prévu. Toujours loin des caméras, August débarque dans la chambre de Serena et lui révèle la vérité sur le pari. Le but est clairement de garder sa place dans l’émission, et ça fonctionne puisque Serena décide de ne virer personne.

Rachel et Quinn sont contre à première vue, mais quand elle voit Serena révéler qu’elle est au courant pour le pari et que Jasper l’a perdu, c’est juste à mourir de rire et elles décident de suivre la décision de Serena. Il est rare de voir tout ce casting faire la fête en même temps, mais c’est pourtant ce qu’il se passe en fin d’épisode avec Jay qui décroche son pilot. Quinn décide d’aller faire la fête, sauf que Jay a son copain, Rachel ses « papiers » (donc son père) et Madison… n’est pas assez intéressante pour Quinn. C’était une excellente scène bien drôle.

Après cette légèreté, on reprend ensuite dans la noirceur avec Rachel décidant de couper son père de tous les médicaments, contre tout avis médical, à commencer par celui de Simon, qui a toutefois pris le soin de mettre une caméra dans le camion de Rachel. Ah lala, ils sont tous sacrément pervers et perdus dans cette série !

En même temps, toute la réflexion lancée autour de Rachel et de son père permet de comprendre le titre de l’épisode, puisque « Gestalt » fait référence à une méthode de Merleau-Ponty, philosophe, distinguant la structure, la forme, des perceptions humaines. Autrement dit, c’est toute la structure psychique de ces personnages que la série se propose d’exploiter et d’explorer ; même si elle le fait cette semaine avec moins de recherches techniques sur le plan filmique.

De son côté, Quinn se rend dans un club où elle retombe sur une amie – et bizarrement, ça ne me dit rien qui vaille.

La fin d’épisode voit Alexi demander à Jay plus de drogue, en en profitant au passage pour lui tailler une pipe en échange. Je crois bien qu’il n’a plus trop le choix, ou en tout cas qu’il le sent comme ça, alors qu’on assiste au viol de Jay. C’était… inattendu.

> Saison 3

Silicon Valley (S05)

Synopsis : En saison 5, le succès financier de Richard et le brevet qu’il a obtenu de Gavin permettent à Pied Piper de grandir et rencontrer (peut-être) le succès. Pour le meilleur et pour le pire.

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

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Pour commencer, je ne suis pas très impatient de reprendre la série, dont la structure a fini par devenir prévisible en saison 4, avec toujours au moins deux rebondissements imprévisibles par épisode. Ce rythme fou m’avait lassé, surtout que l’humour un peu particulier de la série ne prenait pas toujours. Je garde un souvenir mitigé de la saison passée, avec un excellent début, une très bonne fin et un gros passage à vide dans son dernier tiers.

Qu’importe aujourd’hui : du temps est passé et a coulé sous les ponts, je repars certes sur un mauvais a priori, mais je suis aussi heureux de retrouver tous les personnages de cette série, en espérant qu’elle sache me surprendre encore de nombreuses fois cette année… et se diriger vers sa fin, car toutes les bonnes choses ont une fin, et cinq saisons pourraient peut-être bien leur suffire. C’était déjà mon avis à la fin de la saison 4 et le premier épisode de la saison 5 n’y change rien.

Je vais trop vite en besogne et avant d’envisager la fin, je vais déjà me concentrer sur le début de cette saison. Pas de spoiler sur cette page, la critique complète d’un épisode en cliquant sur son titre, bonne lecture !

Épisode 1 – Grow Fast or Die Slow – 16/20
La série revient sur son rythme de 150 rebondissements par épisode et avec son humour décalé. Cela fonctionne plutôt bien dans l’ensemble. Si j’avais fini la saison 4 lassé par tout ça, j’ai trouvé ce début de saison déjà plus à la hauteur : c’était rafraichissant en terme d’intrigue et ça continuait de jouer avec les clichés. Quelques rires et une intrigue qui accroche, on est reparti comme dans les beaux jours de la série, même si ça manquait encore de quelques blagues.

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