Future Man – S01E01-02

Épisode 1 – Pilot – 18/20
Ce pilot est une franche réussite, et c’est la deuxième fois que je le vois en l’adorant et en riant (un peu moins cette fois) : il présente une excellente histoire de science-fiction avec un tas d’excellentes blagues et de jeux de mots qui fonctionnent. Au-delà de ça, il se passe énormément de choses, les enjeux sont définis très rapidement et le premier épisode semble contenir l’équivalent de 40 minutes en seulement 30. Un vrai coup de cœur.

> Saison 1


Spoilers

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WE ARE FROM YOUR TIME !

La première scène nous plonge in media res dans une ambiance très futuriste avec un super-héros sauvant une famille de soldats armés jusqu’aux dents. Il s’agit en fait d’un rêve de Joshy, un gamer adulte qui vit encore chez son père lui faisant des pancakes le matin. Il y a comme une critique de ces jeunes vivants chez leurs parents sans jamais murir (oh wait !).

Il se rend racheter une manette car il a cassé la sienne et qu’il souhaite bien réussir à terminer un jeu que personne n’a jamais fini. La série se présente d’un coup comme une comédie avec des conversations geek sur les personnages de jeux vidéo qu’ils aimeraient bien mettre dans leur lit, et c’est une conversation qui n’hésite pas à être bizarres.

Après cet achat compulsif, Joshy se rend à son travail, un laboratoire ressemblant comme deux gouttes d’eau à la nouvelle aile de l’hôpital de Grey’s Anatomy ajoutée en saison 13 sans qu’on ne sache comment, ni pourquoi (ce n’est pas vraiment un spoiler, juste un lieu de combat). Bref, ce laboratoire, Kronish, souhaite combattre l’herpès, mais Josh n’est pas vraiment un expert scientifique, il se contente d’y faire le ménage et de jouer aux jeux vidéo.

Il réussit à se faire des ennemis malgré tout sans terminer son jeu et moi je découvrais en novembre que le casting était plein d’acteurs que j’adore, venu de Man seeking woman à Community. C’est excellent, les choses se passent bien vite et Josh est sauvé de son harceleur par le big boss, Elias Kronish lui-même. Le scientifique est un homme au grand cœur qui devient rapidement ami avec l’homme de ménage. Ce dernier n’en ’st pas moins affecté par les mots du scientifique qui l’a harcelé juste avant. Du coup, ses parents le réconfortent le soir quand Joshy commence à déprimer de ne rien faire de sa vie : ils sont excellents et dignes des meilleures comédies. Josh comprend que sa vie est un échec, et ce n’est pas les jeux vidéo qui le sortiront de là…

Joshy se décide d’aller jouer malgré tout aux jeux vidéo parce que c’est fun et il a l’idée qui lui permet d’enfin réussir à sauver l’humanité : il retire toutes ses armes, se faufile entre les gardes lui tirant dessus, tue le boss final et détruit le laboratoire qui détruit le monde. Joshy gagne donc pour la première fois… et comme il est seul chez lui, il décide de se masturber sur Tiger, l’héroïne de son jeu ; alors même qu’il affirmait ne pas le faire le matin même dans le magasin.

Qui débarque dans sa chambre, accompagnée de Wolf se prenant donc un jet de sperme à son arrivée. Le jeu vidéo qu’il vient de gagner devait permettre de découvrir un homme capable de sauver le monde grâce à ses excellentes capacités.

Tiger lui explique donc qu’ils doivent se rendre en 1969, en passant par un jeu de mot réussi et facile par la position sexuelle du 69. Les blagues fonctionnent aussi bien la deuxième fois que la première fois, et Joshy se retrouve donc quelques décennies en arrière. C’est légèrement traumatisant, de toute évidence, mais ce n’est que le début de ses aventures.

Tiger est surprise de voir Joshy se faire maîtriser par sa famille en deux secondes. Ah oui, ils ont réussi à remonter dans le temps sans le moindre problème, mais ils s’attendaient à voir Josh comme un véritable soldat, sauf qu’il n’est qu’un loser jouant aux jeux vidéo, forcément. Joshy s’enfuit de chez lui après s’en être fait chasser, et il est retrouvé par Tiger et Wolf sur un parking américain des années 60, avec tous les clichés qui l’accompagnent.

Cela comprend donc les bikers qui cherchent des noises à notre trio du futur et le regrettent bien vite. Si Josh est plutôt en mode « oh mon dieu, ils vont nous détruire », Wolf et Tiger se lancent dans un combat digne de jeux vidéo, annonçant tout ce qu’ils font à la manière d’un jeu, ce qui rajoute une bonne dose d’humour à la scène de combat ultra-violente.

Voilà donc le trio habillé pour l’époque et équipés de motos : ils sont prêts à… aller discuter dans un diner. Tiger est complétement déprimée de comprendre qu’elle s’est plantée sur toute la ligne, Josh n’a rien d’un sauveur et ses jeux n’étaient pas des simulations d’entraînement pour lui. Il ne sait rien faire pour les aider à venir au bout d’Elias.

À moins qu’il ne s’agisse d’Elias Kronish, le patron de Josh. Ce dernier comprend soudainement qu’il a peut-être un rôle à jouer dans tout ça : les recherches d’Elias vont aboutir à la résolution de toutes les maladies : en soignant l’herpès, il trouve donc de quoi créer une race de surhommes (les Biotics) qui se mettent à tout contrôler et provoquer l’apocalypse. Le but de Wolf et Tiger est donc d’empêcher Elias de parvenir au terme de ses recherches.

Par chance, Elias a expliqué à Josh en début d’épisode qu’il est devenu scientifique pour détruire l’herpès qu’il a contracté lors d’une fête le 20 juillet 1969, la date du jour où Tiger et Wolf l’ont emmené. Josh sait exactement par où commencer pour mettre fin à la fin du monde, mais il est malgré tout avec deux sociopathes, Wolf et Tiger qui n’hésitent jamais à tirer sur tout ce qui bouge. Quitte à tuer des policiers sur leur chemin, oups. Bienvenue dans la Résistance !


Épisode 2 – Herpe : Fully Loaded – 17/20
L’humour de la série prend toujours autant avec des situations tirées par les cheveux et un comique par l’absurde et la répétition très efficace. En parallèle, la série développe son intrigue et nous embarque dans ce qui risque de se révéler être une suite de missions capables de changer le monde – et de sauver l’humanité au passage. Ce deuxième épisode me plaît bien et je n’ai plus qu’à trouver du temps dans mon planning pour voir les onze prochains épisodes… Oups.

> Saison 1


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Dead men don’t get herpes.

Quatre mois plus tard, me voilà donc de retour devant la série pour découvrir ce qu’il va se passer dans la suite la série. L’épisode commence par une bonne scène de comédie où l’on découvre qu’un seul des policiers est mort : Jorge. Son partenaire est chargé d’annoncer sa mort à la famille, qui est d’abord constituée de la fiancée enceinte, puis des parents, puis de toute la famille, y compris le jumeau de Jorge. C’est un grand classique dans le quiproquo et l’humour.

De son côté, Josh empêche Wolf et Tiger de tuer Elias en proposant de simplement l’empêcher de sortir avec la fille qui lui refile l’herpès labial. Wolf est totalement contre cette solution et passe ses nerfs dans la boutique d’une station-service… puis sur les doigts du pauvre vendeur qui se croyait avec un ami biker. Cela fonctionne plutôt bien, mais il est clair qu’ils n’arrêtent pas de se faire des ennemis.

Tiger révèle quant à elle qu’elle n’a jamais vu de bébés et qu’elle est la plus jeune, avec Wolf, de la résistance car ils sont tous stériles. Elle essaye de kidnapper un bébé, mais Josh l’en empêche. Une fois de plus, la série parvient à créer de l’humour dans des situations qui n’ont a priori rien de drôle.

Le trio se rend ensuite à la fête de la fraternité d’Elias et découvre qu’il s’agit d’une soirée sur invitation seulement, et pour les noirs uniquement. C’est problématique, surtout quand Wolf rencontre Elias et souhaite la « mort de toute sa race ». Ah bah oui, forcément. En même temps, ça permettait une réflexion sympa sur le racisme, sa disparition dans un futur pas si lointain et l’évolution depuis les années 70 (avec Josh pas convaincu que ce soit vraiment mieux en 2017).

Une fois virés sans même se faire tabasser, ils doivent trouver une nouvelle solution. Josh décide de porter un déguisement d’astronaute (purée ça aurait pu servir pour un Bingo Séries ça) et de se faire passer pour un bizut de la fraternité afin de s’infiltrer de nouveau dans la fête, mais bien sûr, ça se traduit par un tas d’interruptions de la mission par tous les invités… et par les hormones d’Elias qui veut juste se faire Barbarella, peu importe ce qu’elle a. C’est problématique aussi.

Cela se termine par une compétition pour gagner l’affection de Barbarella, avec un concours de danse entre Josh et Elias jeune qui est assez sympathique. Josh gagne contre toute attente en faisant un moonwalk – qu’il invente au passage pour Michael Jackson, ben voyons – mais se fait finalement découvrir pour ce qu’il est. Il est tout de même persuadé d’avoir réussi son coup, puisque Barbarella a dit vouloir coucher avec lui plutôt qu’avec Elias.

Pendant ce temps, Wolf et Tiger établissent un périmètre de sécurité en détruisant au passage le quartier. Forcément, ça attire les flics, qui découvrent en plus qu’il s’agit des suspects ayant tué Jorge. Wolf et Tiger se débrouillent pour gagner du temps autant qu’ils peuvent avec des demandes improbables… et ça dérape encore plus quand les bikers débarquent et se mettent à vouloir tenter une percée dans la barricade.

Cela vire en baston générale, mais Wolf et Tiger sont un peu décevants à ne plus crier tout ce qu’ils font au fur et à mesure. Qu’importe : la baston ne dure pas bien longtemps car Josh demande une extraction et l’obtient…

Le trio redébarque le 12 décembre 2017 et est persuadé d’avoir sauvé le monde, mais comme nous sommes face à une saison de 13 épisodes, on sent bien que c’est trop simple… et effectivement. Josh tente d’embrasser Tiger qui le repousse, ne sachant même pas ce qu’est un baiser, et il découvre ensuite qu’Elias a toujours l’herpès et cherche toujours à s’en débarrasser. C’est con !

L’humour de la série prend toujours autant avec des situations tirées par les cheveux et un comique par l’absurde et la répétition très efficace. En parallèle, la série développe son intrigue et nous embarque dans ce qui risque de se révéler être une suite de missions capables de changer le monde – et de sauver l’humanité au passage. Ce deuxième épisode me plaît bien et je n’ai plus qu’à trouver du temps dans mon planning pour voir les onze prochains épisodes… Oups.

> Saison 1

Here and Now – S01E04-06

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur les épisodes 4 à 6 de la première saison d’Here and Now.

04Épisode 4 – Hide and Seek – 15/20
Nothing is far away in this apartment.

Trois semaines plus tard, me revoilà pour retrouver cette série, Portland et surtout les quelques personnages que j’aimais bien. On ne va pas se mentir, les trois dernières semaines se sont déroulées super rapidement, ça fait bien une semaine que je me dis tous les soirs qu’il faut que je regarde un épisode et que je ne le regarde pas, et j’ai du coup tellement attendu que 1) j’ai oublié certaines choses, c’est évident ; 2) j’en attends beaucoup trop et 3) je sais que je ne verrais pas tout en un visionnage car la série est trop bavarde pour ça.

Qu’à cela ne tienne, je me lance et on verra bien. Audrey et Greg débattent de la perte de job de celle-ci et des manières de réagir : ils ont besoin d’argent pour ça, donc ils décident de contacter un ancien ami qui a toujours eu envie de coucher avec Audrey pour lui réclamer de l’argent. OK.

À la piscine, Duc tourne une vidéo pour son travail, ou pour son instagram, ou les deux : le but est de se montrer plus sportif qu’il ne l’est pour convaincre les réseaux sociaux d’acheter son livre.

Ashley organise l’anniversaire de sa fille, c’est-à-dire qu’elle gère en disant à Malcolm de tout faire. S’il a tout fait, il a quand même demandé à ce que les réponses atterrissent sur la boîte mail d’Ashley, qui n’a rien reçu. Triste.

Farid s’amuse sur le jeu vidéo de Ramon pour mieux cerner son patient et reçoit un appel de sa femme qui lui demande de faire tout un tas de choses que l’on sait bien qu’il ne fera pas, tout absorbé qu’il est par l’étrange jeu de Ramon. Ce dernier est en plein travail, même s’il n’est pas évident de se concentrer avec Henry qui a d’autres idées en tête. Bon, il ne se passe donc rien dans ce début d’épisode.

Ils passent l’épisode dans l’appartement de Ramon à passer du bon temps ensemble… jusqu’à ce que Ramon commence à être trop curieux sur le passé d’Henry et se retrouve à lui faire la déclaration bien pourrie en mode « je sais ce que je veux et c’est toi ». Enfin, ça dure un temps, mais Henry a la mauvaise idée de critiquer un peu trop les jeux vidéos, et hop, voilà Ramon qui flippe de nouveau d’être instable sans les jeux, et d’être schizo (Bingo !) comme son oncle.

Ramon se réveille au milieu de la nuit suivante pour découvrir qu’Henry a disparu en laissant son portable derrière lui.

Greg continue de conseiller la vie de son étudiant, Michael, ce qui n’a aucun sens : si mon prof préféré pétait des câbles comme ça, j’arrêterais de l’écouter. Et il ne serait pas mon prof préféré, également, mais bon. Duc se pointe au bureau de son père pour lui demander d’écrire l’avant-propos de son livre, et la gêne est totale, surtout avec Michael présent dans la pièce.

Dès que Duc s’en va, Greg s’en plaint car il ne sait pas quoi dire. Michael accepte donc de lire le livre de Duc pour en parler et peut-être inspirer Greg.

Duc passe le reste de l’épisode à faire son boulot. C’est bien le seul à travailler dans cet épisode, mais son travail consiste surtout à maintenir ses réseaux sociaux actifs, alors ça va. Je sais bien que c’est contraignant et parfois épuisant, mais il y a tout de même des bons côtés.

Ashley passe la journée au téléphone à chercher quelqu’un pour la fête d’anniversaire de sa fille et est interrompue dans son non-travail par sa mère cherchant à créer un kickstarter pour relancer sa carrière. Malheureusement, c’est une idée pourrie, comme l’anniversaire d’Haylee.

Ashley décide finalement d’organiser un pique-nique familial pour sa fille, et c’est Audrey qui se retrouve à l’organiser alors qu’elle envisage de démissionner et de ne pas contacter son riche ami. Elle est en pleine crise car elle n’a rien à montrer au monde, contrairement à tout le reste de sa famille. Rien ? Si, sa vie bourgeoise. Bon, au moins, elle s’en rend compte.

Le couple envisage donc un voyage… bientôt, un jour prochain, etc. Mais pas tout de suite, parce que Kristen, parce que Ramon, bref, des parents.

Kristen se rend au lycée et se retrouve à se faire draguer par Navid sans s’en rendre compte et à tomber amoureuse du beau gosse pas si beau de sa classe, Spencer. Leur prof associe toutefois Kristen et Navid pour un exposé sur le monde qui les entoure, donc le rapprochement ne tardera pas à se faire : il serait temps pour elle, parce qu’elle est quand même sacrément seule.

Malheureusement pour elle, Spencer est aussi un connard : il l’invite à une soirée pour qu’elle lui fasse une pipe, qui se déroule mal quand elle y met les dents. Il lui demande donc de rester à distance, mais d’être malgré tout son objet sexuel et elle se casse donc. Belle vision de la sexualité – autant l’idéalisation américaine est souvent ridicule, autant on part là dans l’extrême inverse.

Le lendemain, elle se rend chez Navid qui l’accueille avec son voile et lui pose le milliard de questions que tout le monde voulait poser au personnage. Cela se passe drôlement bien et pour la première fois, ils ont une vraie conversation amicale qui fait du bien à l’un comme à l’autre, se sentant l’un et l’autre validé.

J’étais mauvaise langue avec Farid qui a fait tout ce qu’il fallait niveau courses pour satisfaire son hôte… mais aussi lui-même. Il ramène donc du vin à la soirée, puis psychanalyse leur pauvre hôte avant de critiquer les musulmans et faire honte à sa femme en buvant beaucoup trop et en critiquant la religion. Ah ben elle qui se faisait un plaisir de venir à ce dîner, elle est servie avec son mari critiquant la foi devant Chuck.

La fin de l’épisode se concentre sur le pique-nique familial qui commence mal : Kristen est coincée dans la voiture avec sa mère qui découvre le sextoy de son mari, et comme elles ne savent pas ce que c’est, Kristen envoie la photo à l’ensemble de la famille. Magnifique. Sinon, Henry est toujours aux abonnés absents.

La fête d’anniversaire se passe à merveille, avec la petite qui ose souffler ses bougies maintenant que le Bingo 11 est terminé, et de jolies images de tout le casting qui s’éclate avec des bulles et un drone. De beaux souvenirs pour tout le monde, jusqu’à ce que Greg avoue la vérité à sa femme sur l’utilité de l’objet qu’elle a trouvé. Elle le prend bien, pensant que c’est pour leur vie sexuelle. Dur de ne pas détester Greg à ce moment-là.

La famille se met alors à jouer à cache-cache dans les bois et Ramon trouve une chouette cabane dans laquelle il se cache. On sent immédiatement qu’on en arrive enfin à la partie la plus intéressante de l’épisode, avec l’intrigue 11h11 qui débute dès qu’il ferme les yeux.

Il se réveille en effet dans une caverne totalement différente où il entend un téléphone sonner ; téléphone qui le mène dans une cuisine où une femme déclare être sa mère, avant de se griffer le visage et de partir en flamme, alors qu’un soldat masqué le poursuit.

Ramon se met à hurler à la mort et toute sa famille se précipite sur lui, incapable de comprendre ce qu’il vient de se passer.

Grosso modo, la série réintroduit longuement, très longuement chaque situation pour mener enfin en fin d’épisode à ce qui nous intéresse vraiment. Si la série est intéressante et en profite toujours pour poser de judicieuses questions et d’importants débats, elle est aussi vraiment trop bavarde et prend trop de temps à arriver aux scènes véritablement intéressantes. Le mystère s’épaissit néanmoins, et rien que pour ça, j’ai envie de poursuivre. La fin d’épisode a piqué ma curiosité, quelques scènes en cours de route étaient bien écrites, et ça me suffit pour tout leur pardonner et mettre une note un tout petit peu trop gentille par rapport à l’épisode.

05Épisode 5 – From Sun Up to Sun Down – 16/20
Get a life, Portland!

Allez j’enchaîne, même si ma migraine, qui avait disparu avant l’épisode 4 est peu à peu en train de revenir.

Audrey et Greg s’inquiètent pour Ramon, lui-même en bien mauvais état et en train de raconter à son psy tout ce qu’il s’est passé depuis leur dernière séance – et son premier rêve, qui réveille quelques flashbacks pour Farid aussi : il a clairement vu sa mère s’arracher le visage avec quatre ongles, histoire de faire 11:11. La séance vire à la catastrophe quand Ramon refuse une fois de plus d’arrêter la drogue et qu’Audrey entre dans le bureau.

À l’école, Ashley rencontre la mère de Baldwin, présentée par une maîtresse un brin raciste, pour changer. L’autre mère a dans son sac une lotion capable d’apaiser Haylee, et Ashley se sent honteuse de ne pas être à la hauteur. Du coup, quand elle déjeune avec son père, elle craque. C’est plutôt intéressant de voir cette conversation entre les deux personnages, puisque ça enchaîne sur les différences entre eux concernant le racisme et la manière de vivre alors même qu’ils sont de la même famille.

La journée d’Ashley n’est pas prête de s’améliorer quand Malcolm est heureux de rencontrer les parents de Baldwin et accepte leur invitation à dîner un barbecue – qui finit par un dessert beaucoup trop classe.

Le dîner est toutefois une angoisse totale pour Ashley qui essaye de se montrer meilleure qu’elle ne l’est mais est définitivement beaucoup trop intéressante quand elle parle de mode – je veux en savoir plus. L’intérêt de toutes ses scènes, toutefois, était d’en revenir au racisme banalisé et à son ressenti difficile, avec une absence d’intégration et une incapacité à se sentir bien dans sa famille et face à un couple noir. Il est dur de trouver sa place en étant adopté, donc.

Pendant ce temps, Audrey se décide finalement à contacter son riche ami et le fait depuis l’ordinateur de son mari, où elle découvre le site de Famiko et les tromperies de Greg, par accident et pur hasard. La nouvelle la dévaste, tu m’étonnes, alors que je remarque surtout que la série se déroule en mai 2018. Le futur a l’air plutôt sympa. Je ne sais pas pourquoi ils diffusent la série si tôt du coup, elle est écrite pour respecter un calendrier.

Bref, Audrey rejoint Duc pour faire du sport, et elle ne lui dit rien évidemment, mais se défoule les nerfs avant de venir rencontrer son vieil ami millionnaire. C’est beau comme ils se retrouvent et partent immédiatement en débat politique qui lui permet d’obtenir un entretien où elle pourra défendre son projet de financement.

Ramon rentre chez lui et découvre qu’Henry l’attend tranquillement, sans la moindre idée des inquiétudes de Ramon et de ses délires récents. Il s’est absenté en oubliant son téléphone, et ne connaissant pas le numéro de Ramon, il n’a rien pu faire.

Alors qu’Henry part travailler, Ramon reçoit la visite de Duc, assez porteur de jugement sur son appartement dans un sale état et sa manière de vivre. Pour changer de sujet, Ramon avoue à Duc qu’il pense avoir vu sa mère biologique lorsqu’il a halluciné, et demande à Duc s’il se souvient de la sienne. Oh, oui, il s’en souvient de sa mère et Carmen choisit ce moment pour lui envoyer un message. Je me demandais où elle était passée elle, c’est cool d’avoir des nouvelles !

Il accepte d’aller prendre un thé avec elle, et c’est top de la retrouver dans la série. Dès qu’il se sent dragué, Duc ressort la carte du « celibate », chasteté à vie, mais il lit bien mal la situation, car Carmen non plus ne se sent pas de re-rentrer dans une relation amoureuse.

Kristen et Navid font leur projet scolaire et ont les mêmes idées que tout le monde, ce qui énerve Kristen. Elle embarque Navid dans un périple différent, avec une soudaine envie de manger ; mais c’est en plein milieu du Ramadan, d’où le titre de l’épisode.

Alors que Kristen raconte à Navid son amour du porno gay, elle aperçoit Henry et décide de le suivre, pour le découvrir dans un squat avec un autre homme qui lui fait un câlin. Mystère, mystère, mais c’est mal barré pour sa fidélité quand il dit à Ramon être en train de travailler.

Du coup, Navid et Kristen attendent 2h qu’Henry sorte de la tente du SDF, leur permettant d’apprendre à se connaître encore un peu plus et laissant Kristen incertaine de ce qu’elle doit faire ou non vis-à-vis de Ramon. Henry, lui, sait très bien ce qu’il doit faire : il retourne chez Ramon et couche avec. Une nouvelle fois, la série nous les présente comme un couple apprenant à se connaître, Henry est bien mystérieux, mais Ramon lui dit qu’il l’aime – sans attendre de retour. C’est frustrant tout ça.

De son côté, Greg pète un énième câble à l’université alors qu’Audrey est occupée à le ghoster. Quand il rentre chez lui le soir, il propose à Audrey un voyage vers une nouvelle destination : l’Antarctique. Et il est à fond dans son idée. Il ferait mieux de se calmer et d’écouter ce qu’Audrey a à lui dire, parce qu’elle est beaucoup trop forte.

Autant je la détestais dans les premiers épisodes, autant dans le précédent, j’ai commencé à l’apprécier. Au début de cet épisode, elle était insupportable de nouveau, mais cette révélation de la trahison de son mari est vraiment puissante et la rend beaucoup trop géniale- c’était inattendu. Elle fout donc Greg à la porte, ce que Kristen entend bien sûr alors qu’elle se repassait la vidéo d’Henry et du SDF. Et franchement, l’actrice joue grave bien la scène où elle entend sa mère mettre son père à la porte et où son monde s’écroule, en fait.

Enfin, Farid pète un câble à cause de ses séances avec Ramon, et je peux comprendre pourquoi, parce que les coïncidences s’avèrent énormes. Sa femme est plus rationnelle que lui (mal ?)heureusement et elle parvient à le calmer… un temps. Elle lui propose de recommencer à prendre ses médicaments et Farid s’inquiète de ce qu’elle a pu dire à leur fils sur son passé. Elle assure n’avoir rien dit, alors il s’isole pour… jouer au jeu de Ramon, bien sûr.

Dedans, il découvre un nouveau niveau avec des papillons et c’est un flashback de son enfance qui lui permet d’avancer le jeu vers… des hommes au dos mutilé, comme le sien. Sa femme s’inquiète de plus en plus pour lui quand elle le voit jouer comme ça et flipper de ce qu’il découvre, mais il faut dire que c’est troublant.

La série repart sur de meilleures pistes, même si je reste très frustré par son mystère principal diffusé par gouttes dans chaque épisode souvent trop long. J’ai aimé dans cette heure presque complète les approfondissements psychologiques et la manière plus réussie d’aborder les sujets de société. Cela paraissait beaucoup moins forcé cette fois et ça apportait de vraies originalités, avec un travail qu’on ne voit pas assez souvent fait à la télévision. Quant à la famille mise en avant par la série, je les aime de plus en plus et accroche en définitive à plus de personnages que prévu !

06.jpgÉpisode 6 – Fight. Death. – 17/20
Te conozco. Como te conozco ?

« Je ne regarderai pas trois épisodes ce soir » disait-il au début de l’épisode 4, « je n’arrive pas à rattraper la série » disait-il en rédigeant les 500 mots du jour, et le voilà à 1h du matin à commencer un épisode de 58 minutes. C’est malin. Et cet épisode commence bien, avec un rêve de Farid où il rencontre la mère de Ramon et parle espagnol. Si une phrase lui reste en tête, il n’arrive pas à l’écrire à son réveil, surtout qu’il tente de l’écrire en anglais, et ça ne fonctionne pas spécialement comme ça. Quant à moi, j’étais ravi, c’était un espagnol assez lent et ça me remettait dans le bain d’une langue qui me manque trop. Je suis plus doué que Farid en espagnol, heureusement, mais il perce assez vite le mystère du rêve où on lui reproche de manger tous les papillons.

Duc passe et repasse devant la maison de Carmen en faisant son « jogging » matinal, qui tient plus du sprint à son rythme. Greg, quant à lui, a dormi dans son bureau à l’université et Michael le réveille avec le manuscrit de Duc et la préface parfaite pour le livre. Il invite Michael à la salle de sport où il a rendez-vous avec Duc qui les entraîne. Michael dépasse totalement les limites et avoue avoir lu le manuscrit de Duc, qu’il aime et qui ressemble beaucoup aux écrits de son père.

Greg profite de ce temps avec Duc et Michael pour leur parler de son frère, tué pendant la guerre près du village de Duc. Et une fois cette scène plus ou moins triste passée, Greg déconne de nouveau en passant la préface de Michael à Duc, la faisant passer pour la sienne… Sympa et pas tordu du tout la relation Michael/Greg, ou la relation Duc/Greg.

En parallèle, Ashley est réveillée par un message d’une amie bienveillante lui envoyant l’interview d’Audrey passant pour une extrémiste blanche ridiculisant le racisme. Elle accuse sa mère dès qu’elle en a l’occasion, surtout vu sa situation actuelle et tous les reproches qu’elle n’a jamais fait sur son éducation.

Venant de sa fille, Audrey est blessée de voir qu’elle n’est ni écoutée, ni comprise, mais la conversation tourne court. Ashley se rend au Krav Maga, où elle se fait une nouvelle amie complétement cinglée avec un flingue dans son sac de sport. Ah les américains.

Une fois de plus, sa journée va encore empirer : elle récupère Haley à l’école et découvre que sa fille a subi des insultes racistes. Bien sûr, la mère de Chloé, l’enfant lui ayant dit qu’elle était un caca, refuse de croire Ashley sur le sujet… et appelle Malcolm dans son dos, mettant en plus Malcolm de son côté alors qu’il est évident que le problème vient de Chloé. En plus, j’ai trouvé Ashley super calme face à la situation, donc elle méritait vraiment que son mari la traite bien mieux que ce qu’il a fait ; même si elle se prend le revers du karma après avoir ignoré les explications de sa mère le matin même.

Ce matin-là, d’ailleurs, Kristen prend un café avec Ramon et lui avoue, avec vidéo à l’appui, qu’elle a vu Henry probablement le tromper. En toute logique, Ramon s’en prend à elle, refusant de voir la possible vérité en face. Je pense qu’il a plus raison que Kristen, mais avec les éléments que l’on a pour l’instant, il est plutôt en tort.

Ramon annule tout de même son rendez-vous avec Farid pour aller mettre la honte à Henry sur son lieu de travail, en bon adulte responsable. Comme il le comprend enfin SDF, il ne supporte pas son mensonge par omission et décide de rompre avec. Voilà qui est fait : il a le cœur brisé et ne sait même pas si Henry a été infidèle ou pas, mais bon. En ce qui me concerne, je reste persuadé que non, mais je suis pressé d’avoir des explications.

Après cette rupture difficile où il récupère sa clé, Ramon se rend dans sa chambre d’enfant où il retrouve ses dessins de quand il était gamin. Outre une obsession pour les papillons, il découvre un dessin de femme avec des traces de griffure sur le visage et un enfant ensanglanté. Étrange. Il préfère dormir dans son ancien lit que de s’en préoccuper toutefois, jusqu’à ce qu’Audrey rentre et console son fils au cœur brisé.

Audrey, elle, se fait embaucher sans le moindre mal par son ancien crush qui est clairement encore amoureux d’elle et lui tolère tout le budget qu’elle veut. Quand elle rentre, elle écoute son fils au cœur brisé plutôt que de se concentrer sur le sien, et lui ment sur sa relation avec son mari.

Pour préserver les apparences, elle demande donc à Greg de ramener la nourriture voulue par Ramon, sans avouer la vérité à ses enfants qui n’ont pas besoin de ça, évidemment. Audrey en profite pour lui dire ce qu’elle pense des gens aux relations adultères, devant Greg qui soutient que l’amour reste le plus important.

De son côté, Kristen vit mal la réaction de son frère et s’en confie à Navid, qui n’a pas spécialement le temps comme il se rend à la prière. Du coup, il embarque Kristen avec lui au minaret et celle-ci se découvre un intérêt soudain pour la religion qui lui permet un moment de calme et de bienveillance, surtout avec la mère de Navid qui s’occupe d’elle.

Pendant ce temps, Farid rend visite à un vieil oncle qui lui permet de prendre conscience que les papillons de son rêve sont bien les biscuits qu’il adorait quand il était enfant.

Le soir, il a le droit à un dîner de famille où Navid et sa mère débattent religion et serment. Farid les interrompt pour donner son opinion sur les rêves et la manière dont nous sommes probablement tous connectés grâce à eux. Il faut dire qu’il a de quoi être perturbé le pauvre.

En fin d’épisode, Duc débarque chez ses parents pour offrir une bouteille à son père, et il découvre au passage que son père trompe sa mère avec une prostituée. S’il y en avait bien un qui n’avait pas besoin de l’apprendre, et surtout comme ça, c’est bien Duc. C’est improbable quand même, parce que Ramon et Kristen sont à l’étage et n’entendent rien.

Duc décide donc de demander un délai supplémentaire pour la préface. Après avoir viré Greg une fois de plus, Audrey monte dans la chambre de sa fille, de nouveau en train d’écouter la Torah. Greg retourne à l’université où Michael l’appelle pour lui dire qu’il est enfin fiancé… et se prend une portière de voiture alors qu’il fonçait à toute allure en vélo. Si j’avais vu venir l’accident stupide pour ce cliffhanger, ça n’en reste pas moins frustrant.

Je viens d’enchaîner trois épisodes, et j’en verrais bien un quatrième. L’ambiance de la série est particulière, le mystère n’avance tellement pas que je doute avoir des réponses un jour, mais c’est prenant et j’ai une sorte de fascination pour ces personnages et ces vies totalement décousues. L’écriture est réussie et aborde des thématiques que je n’ai pas l’habitude de voir dans les séries que je regarde : cette originalité suffit en fait à maintenir mon intérêt malgré les longueurs et problèmes de rythme de la série.

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The Walking Dead – S08E12

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 12 de la huitième saison de The Walking Dead.

12.jpgÉpisode 12 – The Key – 15/20
So we may have a future from our past

Terrifiant comment n’importe qui souriant en gros plan a rapidement l’air neuneu : même Negan ne peut pas paraître intelligent quand ça lui arrive. Oui, la série est repartie sur son délire de gros plans en début d’épisode.

Negan rend une visite à Dwight, en plein doute sur sa fidélité après sa disparition de quelques heures ? jours ? Pas très longue en tout cas, bien moins longue que ne m’a paru duré cette saison. Negan poursuit son plan de récolte des organes de zombies pour soumettre la colline, même si je ne vois pas bien le rapport – et même si je suis passé à côté de la mise en place de ce plan la semaine dernière tellement la série m’a perdu en cours de route sur les scènes des Saviors qui tournent en rond.

Tourner en rond, c’est aussi ce que fait cet épisode, comme d’habitude, donc. Dwight aimerait prévenir la colline de ce qui est sur le point de leur tomber dessus, mais il est forcé de faire équipe avec Simon par Negan, qui décide de conduire tout seul pour fermer le cortège. Tout seul ? Non, il se permet aussi de draguer Lucille avec la phrase d’accroche la plus plate du monde.

Si Simon a annoncé à ses hommes qu’il ne fallait tuer personne à la Colline, il confie ses doutes à Dwight, lui apprenant que personne n’a peur d’eux, mais qu’ils se battent de plus en plus. Bien vu, le veau, comme dirait l’autre.

Rick et Michonne arrivent à leur tour à la Colline, sans Carl, donc. La série a la décence de nous montrer tout ça de loin. Oh, ça pourrait abréger les choses, mais non, ça prend du temps quand même – c’est juste pour éviter aux acteurs d’avoir trop à jouer j’imagine. Faudrait pas qu’on justifie leur salaire, non. Je sais, je me plains des gros plans, puis des plans larges, je ne suis jamais content, mais faut bien que je critique, c’est Walking Dead.

Daryl prend la peine de venir se réconcilier avec Rick, en train de se recueillir sur une tombe qui doit être celle de Glenn, j’imagine. De toute façon, Rick est de nouveau pote avec, surtout qu’il a emmené Judith en sécurité.

À leur poste de surveillance, Maggie et Rosita prennent le temps de parler comme si elles étaient super amies depuis longtemps, ce qui permet une réflexion sympa sur le deuil et le lancement d’une nouvelle intrigue. En effet, Maggie remarque qu’on leur a laissé un message à portée de vue. Le message vient de quelqu’un qui veut leur apporter de l’aide en échange d’une aide mutuelle.

Bien que pas convaincue, Maggie se laisse persuader par Michonne de prendre contact avec les nouveaux venus. C’est une vieille dame sympathique, Georgie, qui échange sa connaissance pour survivre contre de la musique et tente de trouver des communautés aussi gentilles que celle de Maggie, Michonne, Enid et Rosita. Bien sûr, cela n’arrive pas tous les jours.

Maggie décide de rester méfiante vis-à-vis de ces trois nouveaux visiteurs, et elle les emmène à la Colline, espérant bien récupérer leur bouffe. Michonne se retrouve donc seule à vouloir faire la paix avec tout le monde ; et même Enid ose se confronter à elle. C’est le moment de sortir le nom de Carl pour parler un peu d’espoir, mais bon, ça tourne surtout en rond en revenant en arrière sur les crises de foi des personnages.

De toute manière, il faut prendre une décision rapidement, car il y a des chances que les Saviors finissent par arriver tout de même. Maggie finit par se laisser convaincre par Michonne et fait bien : elle reçoit en échange de CD de la nourriture, beaucoup, et des connaissances pour construire un futur à partir du passé – mais le passé médiéval, hein. Rien que ça.

Rick voit les Saviors arriver, mais plutôt que de klaxonner pour avertir la Colline, il décide de se lancer dans sa propre vendetta. Quelle surprise dis-donc. Cela lui permet de rentrer dans la voiture de Negan et de provoquer un accident. Plutôt que d’y aller mollo et avec stratégie, Rick se décide à tirer dans le tas, ce qui autorise Negan à s’enfuir.

On notera que dans l’accident, il s’est retrouvé couvert de sang et d’organes, mais que sorti de la voiture, il est propre comme tout. Il se réfugie dans un immeuble où Rick finit par être à court de munition, ce qui ne l’empêche pas de désarmer Negan de Lucille et le faire tomber de plusieurs étages.

Est-ce que ça blesse Negan ? Pas plus que l’accident de voiture, évidemment, pas plus que les nombreux zombies qui se sont engouffrés dans l’immeuble et sont réduits à genre trois une fois dans le noir de l’immeuble.

Par conséquent, je n’ai plus rien vu de l’épisode, parce que ça instaure une ambiance d’être dans le noir complet, il paraît, mais quand tu vois l’épisode alors qu’il fait jour, il n’y a plus que de vagues formes à l’écran. Et je n’ai pas l’intention d’augmenter la luminosité et me péter les yeux sur cette série. Après, ça s’écoutait bien avec Negan s’écoutant parler – hurler – sans attirer le moindre zombie à lui, ni même Rick d’ailleurs.

Ce dernier lui apprend le sort réservé au peuple de la déchetterie, toutefois, et Negan n’apprécie pas trop d’avoir été trahi ; alors que Rick, lui, apprécie de tomber sur Lucille. Bien sûr. Il lui met le feu, puis libère tout un tas de zombies. Le combat qui suit est très sympathique, mais une fois de plus Negan et Rick échappent tous les deux à une mort certaine, et Negan s’enfuit avec Lucille, en plus. Quand Rick parvient enfin à sortir sans une morsure du nid de zombies dans lequel il était, il n’y a personne qui attend de le tuer.

En parallèle, Simon prend le commandement des troupes une fois Negan disparu, et ça lui permet de bloquer les Saviors pour partir en expédition avec Dwight à la recherche de Negan. Il confie tous ses doutes à Dwight, mais il en confie un peu trop pour être pleinement crédible. Ils tombent sur la voiture de Negan et comme celle-ci est vide, Simon envisage de s’enfuir et gérer les Saviors avec Dwight. La réponse de Dwight ? Fumer une cigarette le plus lentement possible pour faire exploser la voiture de Negan, et s’en aller.

De retour auprès des hommes, Simon fait un joli discours pour rappeler à tout le monde qu’ils sont tous Negan, et qu’il est temps de passer à la vitesse supérieure : il faut tuer tous leurs ennemis, car c’est le seul message qu’ils écouteront – et puis, il faut bien venger Negan. Dis autrement, Simon a manipulé Dwight pour le convaincre qu’il était un gentil comme lui, quand il est en fait un méchant pire que Negan. Moui. Bon, au moins, les choses avancent !

Le cliffhanger voit Negan se réveiller dans une voiture où Jadis l’assomme de nouveau. Difficile de ne pas exploser de rire devant un tel cliffhanger, mais la bonne nouvelle, c’est qu’elle a trouvé de quoi se changer et prendre une douche, apparemment.

Ce n’est pas l’envie d’y croire qui manque, mais la série nous prend vraiment pour des idiots par moment. Heureusement, l’intrigue avance dans cet épisode, il y a une ou deux scènes sur lesquelles le temps est passé vite, ouvrant même de nouvelles pistes. Et comme nous n’avions pas eu de vraies nouvelles pistes cette saison, c’est plutôt chouette. J’ai envie de croire que la saison 8 marquera un vrai tournant dans l’intrigue, mais c’est encore trop tôt pour se réjouir.

 

Retour à la liste des épisodes

 

Vus cette semaine #11

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. Et cette semaine, les affaires reprennent enfin avec pas mal de rattrapages que j’ai casé sur les jours de diffusion pour me simplifier la vie.

Lundi

The Walking Dead – S08E10 – The Lost and the Plunderer – 15/20
J’ai bien aimé cet épisode au découpage un peu artificiel par moment, mais à la structure en six segments qui permet de ne pas trop s’ennuyer. On change assez régulièrement d’intrigue pour être dedans du début à la fin ; mais j’aurais tout de même aimé un plus grand respect de la chronologie – ça aurait permis plus de surprises.
The Walking Dead – S08E11 – Dead or Alive Or – 13/20
Autant dans l’épisode précédent, j’avais l’impression d’avancer enfin dans certaines intrigues, autant dans cet épisode, j’ai eu la désagréable impression que la série recommençait à tourner en rond – pour ne pas écrire trop vite qu’elle recule ; ils peuvent sûrement faire pire !

Mardi

Unreal – S03E03 – Clarity – 17/20
Même s’il s’agit déjà du troisième épisode de la saison, on sent que celle-ci continue de se mettre en place et que les intrigues ne sont pour l’instant qu’effleurées. Qu’importe, il y a déjà assez à faire avec le développement de certains personnages, également mis en avant par la réalisation. Le fond et la forme s’accordent assez bien, et ça fait toujours plaisir de regarder cette série !

Mercredi

Rise – S01E01 – Pilot – 15/20
La série est chouette, mais j’en attendais vraiment beaucoup plus après la promo effectuée ces derniers mois autour d’elle. Les comparaisons avec Glee sont inévitables, même si l’ambiance est très différente et bien plus réaliste dans Rise. Malgré ce réalisme (ou peut-être à cause de ?), le pilot peine à convaincre en allant beaucoup trop vite en besogne et en ne développant pas assez ses personnages. Bref, la réalisation passe plutôt bien (malgré des filtres lumineux et zooms pas nécessaires), mais l’écriture n’est pas encore au point, et c’est dommage. Finalement, ce n’était pas si Glorious.
This is us – S02E17 – Big, Amazing, Beautiful Life – 15/20
Tout ceci constituait un bon épisode de début de saison, mais si proche de la fin, c’est un peu décevant je trouve, surtout que je n’ai pas eu toutes les émotions que j’attends de la série. Un épisode qui ne se concentre pas sur tout le casting, c’est étonnant si tard, mais au moins, ce n’était pas raté et ça permettait d’approfondir les dynamiques entre personnages. Oui, mais ce n’était pas à la hauteur de ce que j’en attendais quand même.
This is us – S02E18 – The Wedding – 17/20
Cette saison se termine sur un bon épisode conclusif, même si un ou deux épisodes supplémentaires auraient pu rendre le tout moins précipité. Je critique, mais tout ceci est drôlement bien mené malgré tout et les pistes pour la saison 3 sont là, bien plus intéressantes que celles sur lesquelles on nous avait laissé en saison 1, alors tout va bien. C’était une saison faite d’épisodes tous plus marquants les uns que les autres, alors chapeau bas.

Jeudi

The Magicians – S03E10 – The Art of the Deal – 16/20
Si j’ai bien aimé l’épisode, je l’ai toutefois trouvé beaucoup moins bon que le reste de la saison qui culminait à des notes surprenantes pour le moment. Cette fois, on est plutôt sur un épisode de transition et il ne se passe pas grand-chose dans la majorité des intrigues. Heureusement, il y a Julia pour garder la qualité de la saison, sinon, je crois que j’aurais fini par m’ennuyer et ça, ça, ce n’est pas possible dans une aussi bonne saison, je m’y refuse !

Vendredi

Grey’s Anatomy – S14E13 – You Really Got a Hold On Me – 15/20
Franchement, je m’attendais à une meilleure gestion de spin-off/crossover : ce « backdoor pilot » n’est pas du tout convaincant pour donner envie de regarder la série. Ils auraient pu commencer l’épisode par l’arrivée de l’équipe d’urgence sur place, par exemple, histoire de vraiment donner une idée de ce qu’on pourrait attendre. Si le personnage d’Herrera a de bons côtés, je ne la vois pas porter une série sur ses épaules. Quant au reste de l’épisode, il était plutôt bien, comme d’habitude, parce que Grey’s sait toujours faire de bons épisodes.
Grey’s Anatomy – S14E14 – Game People Play – 17/20
La saison repart sur un épisode qui sait rebattre les cartes juste comme il faut pour apporter du piment aux dix épisodes qu’il reste. Il y a des personnages qui retrouvent enfin leurs racines et pas mal d’avancées dans des intrigues qui trainaient trop jusque-là, alors c’est du tout bon, une fois de plus pour la série.
Grey’s Anatomy – S14E15 – Old Scars, Future Hearts – 15/20
Cet épisode était plein de bonnes idées et de bonnes intentions, mais ça finit en pétard mouillé avec quelque chose d’assez classique et prévisible. Je n’ai pas accroché particulièrement à cet épisode qui prend trop de temps pour faire avancer les choses – même si la dernière scène boucle une intrigue qui aura définitivement pris trop de temps à avancer. Bref, du Grey’s Anatomy un peu paresseux cette semaine : même s’il y aura eu du positif en cours de route, je reste beaucoup trop sur ma faim.
Scandal – S07E13 – Air Force Two – 13/20
Voilà un épisode qui n’était pas super intéressant à voir mais dont la construction est un vrai cas d’école avec une écriture parfaitement maîtrisée. À défaut de m’intéresser sur le fond, Scandal parvient encore à m’intéresser sur la forme, et c’est toujours ça de pris, mais pour une dernière saison, j’atteins un niveau de « on s’en fout » vraiment dérangeant.
Scandal – S07E14 – The List – 15/20
Sans surprise, la série aborde enfin la thématique du harcèlement sexuel et du #metoo, tentant de justifier ses errances passées (et ses réussites aussi, heureusement), mais en le faisant de manière par moment beaucoup trop grossière. En revanche, l’intrigue générale repart de plus belle : si elle va un peu vite en besogne, elle est engageante et pourrait sur un malentendu mener à un final réussi. Je croise les doigts !
HTGAWM – S04E14 – The Day Before He Died – 18/20
Une fois de plus, la série propose un avant-dernier épisode de saison qui semble prendre son temps dans les révélations avant de mieux accélérer dans son crescendo habituel. Une fois de plus, je reste totalement sur les fesses après les dernières scènes. Même si je les ai vues arriver pendant l’épisode, elles restent suffisamment fortes pour scotcher au siège et donner envie d’en savoir plus. Et c’est tout ce que j’en attends !
HTGAWM – S04E15 – Nobody Else is Dying – 18/20
C’était une jolie fin de saison qui faisait très fin de série, mais avait tout de même ce qu’il fallait pour rouvrir quelques pistes. Le dernier cliffhanger donne vraiment envie de revenir, mais la série n’est pas encore officiellement renouvelée. J’aurais préféré une fin un tout petit peu plus fermée, parce que j’ai toujours peur qu’ABC cherche à se venger du contrat entre Netflix et Shonda RhimesA priori, une saison 5 devrait voir le jour, mais c’est toujours générateur de stress quand une série n’est pas renouvelée.

Samedi

Agents of S.H.I.E.L.D – S0513 – Principia – 17/20
Après le centième épisode qui formait une sorte de pause, on repart de plus belle avec un épisode qui nous embarque dans… la bonne direction. Oh mais oui, c’est exactement ça qu’il faut en retenir, il ne fait pas des pas de géant, mais il les fait dans la bonne direction. C’est toujours aussi cool à voir du coup, et je trouve qu’on retrouve même l’ambiance des premières saisons qui avait disparu ces derniers temps.
Once Upon a Time – S07E13 – Knightfall – 13/20
Cet épisode n’était pas une franche réussite : en se concentrant sur des personnages que je n’aime pas, il m’a rapidement ennuyé, mais au-delà de ça, il reprenait des schémas beaucoup trop usés dans la série. Je me suis arrêté sans regret au bout de trente minutes, pour le terminer une bonne heure plus tard, mais franchement, si j’avais su, j’aurais peut-être privilégié le visionnage d’une autre série.

Rattrapage

Stargate Origins – S01E06 – 15/20
C’était clairement un épisode de transition qui, par conséquent, n’apporte pas grand-chose. Au moins, l’humour prend toujours, mais je n’ai pas tellement de choses à raconter sur l’épisode !
Stargate Origins – S01E07 – 16/20
Une fois de plus, un épisode qui fait figure de transition, en développant les personnages et les relations entre eux plutôt que l’intrigue. C’est franchement étonnant sur une saison de dix épisodes aussi courts, mais bon. Les scènes post-génériques sont beaucoup trop drôles en tout cas.
Stargate Origins – S01E08 – 16/20
Ce n’était pas mauvais côté scénario, mais alors le jeu de la scène finale laissait vraiment beaucoup à désirer et était plus comique que dramatique. Dommage. Cela gâche un peu l’épisode qui était autrement vraiment cool dans son scénario, même si un peu prévisible.
Stargate Origins – S01E09 – 17/20
Comme on a perdu un peu de temps dans les épisodes 6 et 7, la série se précipite vers sa fin de saison, mais ça fonctionne plutôt bien dans ces treize minutes qui ont le temps de mettre en place plusieurs intrigues en parallèle, de la romance et de l’action.
Stargate Origins – S01E10 -20/20
La série n’a plus de temps à perdre, avec 13 minutes pour tout conclure et pour rétablir sa mythologie qui a quelque peu dévié en cours de route. Contre toute attente, les scénaristes s’en sortent bien et proposent une fin de saison bien plus convaincante que les épisodes précédents. Et ça donnerait presque envie d’une suite, ou d’une autre série Stargate.

Challenge Arrowverse

Toujours pas craqué, priorité au direct comme dirait l’autre !

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