Rise – S01E01

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du pilot de Rise.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 15/20
I’m taking over the theater department

Petit montage musical habituel de base pour commencer la série avec notre professeur qui se rend en cours en voiture et l’introduction rapide des étudiants assez clichés pour des lycéens. Tout aussi cliché, le prof de littérature qui ne parvient pas à passionner sur Les Raisins de la colère réussit à obtenir la tête du département dramatique de son lycée. C’est parti pour la promotion qui se fait au détriment de sa collègue présentée comme insupportable par le proviseur…

… Et par sa première scène où elle détruit un excellent spectacle de Grease plutôt bien géré par ses étudiants. Elle marque toutefois des points en montrant que le lycée n’en a rien faire du théâtre, au point de diviser par deux le salaire du professeur en charge de ce département. Oups.

Sans trop de surprise, la culture musicale des scénaristes est au point avec les filles du professeur fan d’Hamilton et une femme, Gaelle, pas fan de voir son mari prévoir de s’absenter plusieurs soirs par semaine.

La présentation des personnages est totalement clichée… Au Diner de la ville, nous avons le droit à une étudiante qui paye ses études en travaillant et qui remarque son patron en train de harceler une autre employée, le sportif du lycée, Robbie, dort en cours, a une mère à l’hôpital et gère en rap, la bitch du lycée, déjà dans la production Grease, est heureuse de voir son père rentrer à la maison sous le regard dépité de sa mère et le prof rencontre l’étudiant chargé des lumières, Maashous, un grand timide. Au moins, cette partie de la série ne sera pas ignorée comme dans Glee, j’imagine. C’est plus fort que moi : la comparaison est inévitable, mais la série s’en tire bien pour l’instant.

La bitch du lycée, Zoe Gwen, déteste l’élève sérieuse, Lilette, pour ne pas dire la Gabriella d’High School Musical, parce que sa mère a couché avec son père. OK, OK. Sans trop de surprise, elles se retrouvent en compétition et c’est Lilette qui obtient le rôle alors que Gwen a toujours les premiers rôles habituellement. Bizarrement, la compétition entre les deux est oubliée pour le reste de l’épisode.

Simon aussi est déçu des auditions : il se retrouve dans le 5e rôle masculin de la pièce, gay en plus, alors qu’il défend trop fortement son hétérosexualité pour être crédible dans un rôle hétérosexuel et alors qu’il a une famille très catholique qui n’approuvera pas ce rôle. Il est surtout énervé de voir que Robbie va obtenir le rôle de Melchior, le rôle principal, alors qu’il n’est qu’un footballeur. Pour convaincre la star du lycée de devenir littéralement la star du spectacle, le professeur a la bonne idée de lui donner une note qui l’empêche de jouer une semaine, à moins qu’il accepte de passer l’audition.

Ce qui tombe bien, c’est qu’il est clairement attiré par Lilette, alors les auditions sont facilitées et se déroulent à merveille. Il obtient le rôle, sans problème, mais dit ne pas vouloir participer au spectacle. Le problème reste que c’est un joueur de foot, mais finalement sa maman parvient à le convaincre d’écouter la petite voix dans sa tête qui lui dit de faire le spectacle.

Le prof rencontre aussi ensuite, grâce à Maashous, Margaret, une fille qui souhaite devenir un homme et se fait désormais appeler Michael. Et juste comme ça, grâce aussi à l’aide de Jeremy, un autre lycéen sorti de nulle part, le casting est complet et les premières chansons du spectacle sont répétées dans un montage musical au top, qui rend même verte de jalousie l’ancienne directrice du département de théâtre, Tracy, qui a accepté de rester aider.

Lilette passe l’épisode à flipper que les rumeurs de Gwen sur sa mère soient vraies, et grâce à l’aide de Simon, elle découvre que c’est bien le cas : sa mère a une relation avec le coach du lycée, Sam, qui est aussi le père de Gwen et un connard qui refuse de voir Robbie diviser son attention et chanter plutôt que de jouer. Quant à Lilette, elle se retrouve en conflit avec sa mère dont elle est très déçue, forcément !

Lou a aussi des problèmes à la maison, avec un fils qui cache de l’alcool et qu’il veut emmener à une réunion d’alcooliques anonymes. Voilà qui promet, surtout quand il ramène Maashous chez lui après avoir découvert qu’il dormait à l’école – et il lui donne la chambre de son fils, normal.

La fin de l’épisode voit Simon avouer à ses parents qu’il veut jouer le rôle d’un personnage gay, contre leur avis, juste avant que Lou se fasse retirer son nouveau poste : à vouloir monter Spring Awakening, une pièce qui parle de suicide, de grossesse, d’homosexualité et tout un tas d’autres sujets problématiques, il se fait virer et Tracy reprend son poste.

Le truc, c’est qu’en si peu de temps, Lou a marqué tous les étudiants qui refusent le changement de spectacle qu’on veut leur forcer à faire. Les voilà qui brûlent tous les costumes du spectacle qu’ils auraient pu faire pour faire entendre leur voix et leur décision de ne pas être réduit à un spectacle mauvais. Même Robbie décide finalement de chanter plutôt que de jouer, même Tracy préfère voir Lou en poste plutôt qu’elle.

Du côté du casting, je n’ai rien à redire, avec des acteurs que j’ai tous trouvé plutôt très convaincants dans des rôles bien mal écrits. Oui, parce que non seulement tous les personnages sont clichés, mais je trouve qu’il manque beaucoup de choses dans ce pilot. Je parlais ci-dessus de la comparaison à Glee, et la première chose qui frappe ici est le réalisme puisque nous voyons les personnages auditionnés s’entraîner et répéter un spectacle. Ça, ça fait du bien à la série… mais alors autant le pilot de Glee terminait sur un « Don’t stop believing » très convaincant, autant le pilot de Rise se conclue sur un « I believe » qui sort de nulle part. Les doutes des personnages ont été à peu près montrés, mais on ne sait pas bien comment leur avis d’origine a changé si rapidement, ni comment ou pourquoi ils se finalement si soudés. Certes, ils sont une troupe, mais des moments d’amitié entre eux auraient été bienvenus. Bref, proposer autant de montages faisant défiler le temps était un pari risqué qui n’a pas trop pris sur moi. Je reste curieux de ce que ça va donner, et il y a de bonnes propositions malgré tout, mais ce n’est pas aussi génial que ce que le promettait les bandes annonces.

Bon, et sur le plan technique, la série est un peu perturbante avec des zooms dignes de mockumentary à la Park & Rec qui cassent un peu l’ambiance. J’attends d’en voir plus pour donner un avis définitif, mais ça n’est pas la série géniale que j’en attendais pour l’instant !

01-2

> Retour à la liste des épisodes

 

Grey’s Anatomy – S14E13-14

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur les 13e et 14e épisodes de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

13Épisode 13 – You Really Got a Hold On Me – 15/20
Now imagine you’re also holding a life.

Deux semaines et demi sans Grey’s Anatomy, c’est quasiment de la torture cette histoire de concours, mais je suis enfin prêt à voir cet épisode, et le suivant, parce que qui dit torture dit récompense – et la récompense ne peut pas être les news très spoilers de ces derniers jours, hein.

Maggie utilise ses neveux pour gérer son budget, mais je retiens surtout de la scène matinale entre les sœurs et leurs neveux que ces scènes sont beaucoup trop drôles et qu’Amelia galère à trouver une solution pour sauver la voix de sa patiente. Du coup, elle rappelle son chirurgien pour la sauver, et celui-ci peut passer son épisode à la draguer alors qu’ils essayent de trouver un laser capable de les aider.

Comme si cela ne suffisait pas à être amusant, il fallait en plus que Bello soit en plein crush sur lui, histoire de. J’aime énormément l’amitié Amelia/Alex, mais rajouter Koracick était une idée franchement pas obligatoire. Au moins, il est brutalement honnête avec eux, et même s’il s’entend super bien avec Kimmy, il leur rappelle qu’elle est sur le point de mourir.

Enfin, c’est ce qu’il pense au départ en tout cas, mais ça ne continue pas quand il a soudain une super idée en s’engueulant avec Amelia : puisqu’un laser chauffe trop la boîte crânienne pour détruire la tumeur tout seul, il suffit d’utiliser plusieurs laser et plusieurs angles. L’idée vient totalement d’Amelia, mais comme il est celui qui a le déclic en premier, il s’approprie l’idée, normal.

Je n’aime pas ce personnage, de toute façon, alors ce vol ne me surprend même pas et en plus, l’idée n’est toujours pas viable en fin d’épisode et reste trop risquée pour la patiente, donc il ferait mieux d’y aller mollo et d’être un peu plus modeste, cet idiot !

Pendant ce temps, Jackson découvre qu’April a beaucoup changé depuis leur relation : il la retrouve un matin en pleine gueule de bois… et se découvre jaloux de la voir heureuse et probablement amoureuse, surtout quand Arizona fait la gaffe de lui en parler. Cela empire quand il découvre que Maggie vit sa vie avec Clive et qu’April couche avec des internes qui s’en vantent à la cafétéria. Bizarrement, ça ne lui plaît pas plus que ça.

Et il a beau s’inquiéter pour April, être jaloux et s’inviter une vie avec « Pria », une « avocate », c’est beaucoup trop tard pour se permettre d’être un mari jaloux : Dr Party Kepner s’éclate bien trop avec les internes pour faire demi-tour. Le problème, c’est qu’Arizona finit par découvrir que Dr Party abuse vraiment trop avec l’alcool en fin d’épisode. S’éclater un peu, c’est bien, mais il faut voir à ne pas oublier modération quand on squatte le bar à côté de son travail…

C’est parti aussi, avec cet épisode, pour le spin-off qui débute avec un crossover pas bien réfléchi : Ben débarque à l’hôpital habillé en pompier et dans une ambulance, mais il prévient surtout Meredith et April d’attendre l’ambulance d’après où sa collègue, Andy Herrera, a la main dans un homme. Un cas classique de Grey’s Anatomy, quoi, et rien qui ne donne envie de regarder Station 19 pour le moment.

Ils auraient tout de même pu trouver plus original comme cas pour introduire une nouvelle héroïne de série dans nos vies, mais bon, c’est vrai qu’Herrera est plutôt cool, et ça permet à Meredith d’utiliser le surnom de son interne, Hellmouth, me validant au passage un point du bingo.

Ben a du mal à trouver son équilibre entre son nouveau job et l’ancien. Clairement être en salle d’examen de l’hôpital pour son premier jour, ce n’est pas franchement de la logique de pompier très bien appliquée. La preuve, même Andy l’engueule : parce que c’est non seulement sa collègue, mais aussi sa boss. Du coup, c’est suffisant pour qu’on adore immédiatement Herrera qui sympathise avec Meredith, cette dernière lui racontant ses problèmes avec le brevet qu’elle doit obtenir pour poursuivre ses recherches.

Il faut bien sympathiser avec la nouvelle avant de l’emmener au bloc où elle se retrouve à utiliser des instruments médicaux pour libérer sa main et… se faire virer du bloc aussitôt, puisqu’elle n’y a plus sa place.

De son côté, Bailey reprend le travail, enfin, et le fait en venant à l’hôpital en train, histoire de faire de l’exercice. Richard se décide à la suivre partout où elle va dans tout l’épisode, pour vérifier qu’elle va bien. Dans le genre énervant, on ne fait pas mieux, et c’est mal barré pour ne pas la stresser.

Comme personne n’est au courant de sa crise cardiaque, c’est totalement louche aux yeux d’Owen qui comprend immédiatement qu’on lui cache quelque chose, surtout quand même Ben se pointe pour prendre de ses nouvelles. Elle finit donc par avouer la vérité au milieu du bloc opératoire, histoire que

Ben tombe ensuite sur Herrera qui n’a plus sa main dans le patient, pour mieux sympathiser avec elle en l’emmenant dans la galerie d’où elle peut observer l’opération.

De là, elle peut récupérer à temps le coup de téléphone attendu par Meredith pour son brevet et le gérer dans un espagnol impeccable, malgré Weber tombant sur eux et les engueulant d’être dans la galerie. Finalement, les deux patients, deux frères adolescents, s’en sortent vivant grâce au bon travail de tout le monde ; April entend que Meredith a un coup de fil de l’Espagne, Herrera et Meredith sont amies, Herrera considère toujours Ben comme son bleu, malgré leur nouvelle amitié. Mouais.

Franchement, je m’attendais à une meilleure gestion de spin-off/crossover : ce « backdoor pilot » n’est pas du tout convaincant pour donner envie de regarder la série. Ils auraient pu commencer l’épisode par l’arrivée de l’équipe d’urgence sur place, par exemple, histoire de vraiment donner une idée de ce qu’on pourrait attendre. Si le personnage d’Herrera a de bons côtés, je ne la vois pas porter une série sur ses épaules. On a tout de même appris que son père était chef de leur station et tout un tas d’autres détails.

Quant au reste de l’épisode, il était plutôt bien, comme d’habitude, parce que Grey’s sait toujours faire de bons épisodes. J’ai beaucoup aimé une sous-intrigue qui voit Owen se rapprocher de Dahlia. Pour le deuxième épisode consécutif, l’interne voilée de Grey’s marque de très bons points et s’avère un personnage très réussi. C’est possiblement l’une de mes nouvelles internes préférées, tant pour son caractère et ses doutes ou craintes d’être faite pour ce métier que pour son niveau médical plutôt très au point pour une interne. Bien sûr, c’est une série et très fictionnalisé, mais ça passe bien à l’écran. Oh, et j’en oublie Jo qui ne sert qu’à soutenir Alex dans cet épisode.

14Épisode 14 – Game People Play – 17/20
I’m almost positive this constitutes a hostile work environment.

Maggie continue de coucher avec Clive, ce qui fait regretter très fortement le sexe à Amelia, qui est en plus collée à Owen dans l’ascenseur ; et histoire d’ajouter de l’humour, on nous balance April et ses remarques assassines. C’est horrible comment le personnage retrouve toute sa saveur depuis quelques épisodes : il était temps, et c’est frustrant de l’avoir perdue pendant si longtemps. Les internes entendent parler de la soirée jeux, et ils aiment bien l’idée. Ce sont donc eux qui vont propager au plus vite l’existence de cette soirée, qui promet immédiatement de partir en vrille.

On retrouve Kimmy qui demande de la marijuana pour apaiser ses vomissements. Alex fait ce qu’il peut pour trouver les autorisations pour que cela puisse se faire, pour mieux découvrir qu’en fait la grand-mère de Kimmy n’a jamais eu cette idée et est choquée de voir des médecins (Karev et Parker) l’envisager pour une enfant, et encore plus pour une fille de toxico. Merveilleux.

Finalement, Alex parvient à convaincre la grand-mère que l’idée n’est pas si stupide et que, après tout, lui aussi avait des parents toxicos et ça ne veut rien dire. Il finit l’épisode à jouer aux dames avec elle, parce que tout le monde joue aux jeux de société dans cet épisode – d’où le titre de l’épisode.

Cet épisode permet aussi de ramener Jo dans un vrai rôle où elle est heureuse de voir les tests de Meredith fonctionner bien. Hellmouth est toujours l’interne affectée à cette intrigue, et la voilà qui se met à dire qu’elle aime les robes de Meredith et qui essaye de s’incruster à toutes les soirées. Pardon, je me perds en route : l’intérêt de cette scène est que le brevet n’appartient plus au docteur espagnol qu’elle pensait, parce qu’il est mort.

Le brevet est désormais dans les mains de sa fille, qui n’est autre que la Cristina d’Ellis. Cela devrait simplifier les démarches, en théorie. En pratique, elle ne se sent pas de vendre à Meredith sans preuve concrète que la technique fonctionne… du coup, Meredith lui en apporte une car elle a utilisé le brevet sans utilisation. Et voilà la détentrice du brevet qui lui dit qu’elle est bien la fille de sa mère…

Jo prend ça comme quelque chose de positif, alors qu’il est évident que c’est trop simple : la meilleure amie d’Ellis ayant disparu soudainement de la vie de « MerMer » quand elle était petite, on se doute bien qu’elles se sont brouillées.

La tante disparaît avec tout ce qu’il faut pour exploiter son brevet et être richissime, et Richard la reconnaît. Il est surpris de découvrir qu’elle est en ville, parce que quand même, elle détestait Eillis. Ben voyons.

Aux urgences, une équipe de baseball débarque et ça part dans tous les sens avec April qui se retrouve invitée à la soirée jeux (qui promet d’être une énorme fête, du coup), une balle qui fait tomber l’oreille d’une patiente, Sarah, dans une cascade bien maîtrisée pour paraître accidentelle, DeLucas qui se fracasse la tête au sol à cause de la dite oreille et un Weber impuissant assistant à tout ça.

DeLucas a donc le droit à une jolie commotion cérébrale, mais tout ce qui l’inquiète est que Sam risque de l’avoir vue. Amelia en profite donc pour lui envoyer Sam aux basques et lui avouer qu’elle l’aime.

Sarah doit donc se faire réparer l’oreille par Jackson, mais comme elle a aussi un problème de cœur, cela oblige Maggie à intervenir elle aussi. Deux choses intéressantes pour cette intrigue : le père de Sarah est avocat, donc il entend bien faire un procès pour cette perte d’oreille et April n’écrit pas immédiatement le rapport d’incident, ce qui fait qu’Owen est forcé de la mettre à pied pour la journée. Et bien sûr, ça aura une conséquence pour la suite.

Déjà, parce qu’Owen prend la place de Kepner aux urgences et s’en sort très bien pour maîtriser l’équipe de baseball qui fait de la merde aux urgences. Cependant, il provoque lui-même la chute d’un patient, et on sait qu’il y a des caméras, donc c’est moyen. Personne ne semble cependant lui en tenir rigueur, alors ça va.

Quant au père de Sarah, s’il veut faire un procès, il est rapidement recadré par sa fille qui semble l’en empêcher – et je ne pense pas que ça aura de conséquences pour la suite, pas plus que le reste des patients de l’équipe qui squatte les urgences et n’est là que pour être débile afin qu’Owen reparaisse sexy aux yeux d’Amelia.

En parallèle, Carina se met à dos l’obstétricienne de l’hôpital, Kate, mais Arizona l’aide à récupérer le login nécessaire pour accéder à ses dossiers. Très franchement, j’avais déjà oublié cette étude lancée par Arizona, mais bon, c’est amusant de les voir revenir comme ça : elles mènent leur étude dans la chambre du pauvre DeLucas en pleine migraine. C’était marrant, autant qu’inquiétant : Carina découvre rapidement que l’obstétricienne qui refusait de donner ses dossiers utilise trop souvent la césarienne pouvant être dangereuse pour ses patientes afin d’être tranquille.

J’ai tout de même un problème avec la Kate en question, parce qu’elle a la même coupe que Lexie et évolue dans l’hôpital, et non, même après tout ce temps et des excuses de l’actrice, je n’ai toujours pas digéré la disparition de ce personnage.

C’est parti pour la soirée chez Meredith qui commence à merveille : Clive rencontre Jackson et Maggie rencontre Pria, qui existe vraiment, contre toute attente. Et April s’y pointe également, complétement bourrée après avoir passée la journée loin de l’hôpital. Je vous avais dit qu’il y avait des conséquences à son départ précipité et forcé de l’hôpital un peu plus tôt.

Koracick débarque ensuite et ça n’améliore absolument pas la situation d’avoir un tel invité horrible à la fête : les connards ne sont jamais les bienvenus, de toute manière. Cela termine en charade avec Koracick et April faisant équipe pour les charades, n’appréciant pas de voir les règles tordues par Pria et Clive être si rapide à comprendre Maggie. Les gens ne respectant pas les règles, encore,

Daphne débarque alors et annonce qu’elle est… la femme de Clive. Eh oui, Clive est marié et tant pis pour Maggie, qui le découvre en même temps que tous ses amis. Bon, ce n’est pas bien grave, ses sœurs ne sont pas là, Jackson est là mais s’en va avec Pria et Koracick ramène April chez elle, mais ça ne se fait pas sans un dernier fou rire communiqué par April – fou rire assez semblable à celui de Weber et Bailey buvant sa boisson verte (Bingo !) devant la vidéo de l’accident de l’oreille.

Maggie a le droit à la visite des internes, qu’elle refuse de voir, puis à celle de Jackson, qui lui fait un joli discours pour lui déclarer son amour maintenant qu’il a rompu avec Pria. C’était du vite fait et c’était utile de caster cette Pria, décidément. Elle paraissait moins chiante que Maggie, mais Jackson a fait son choix et il sait qui elle veut embrasser.

Ils sont toutefois interrompus par une Meredith paniquée qui a besoin des journaux de sa mère pour savoir ce qui est arrivé. Ce n’est pas comme si tout le monde les avait lus à un moment donné dans la série, quoi, mais ça fait un joli cliffhanger.

Et sinon, Amelia, elle, propose à Owen de coucher avec elle, parce qu’il recommence à la séduire violemment dans cet épisode. Je crois bien qu’on est reparti pour récupérer un couple dans la fin de cette saison.  Je suis mitigé, parce que je n’aime pas Owen, mais que je suis forcé de reconnaître que c’était bien écrit et assez sympa de les revoir ensemble comme ça.

Et puis, déjà qu’on a le droit à une jolie conclusion Maggie/Jackson et Sam/DeLucas… Cet épisode est décidément celui de tous les amours et de tous les fous rires, avec une très bonne écriture dynamique qui rebat quelques cartes l’air de rien. C’était prenant et engageant, du très bon Grey’s Anatomy une fois de plus.

> Retour à la liste des épisodes

 

The Walking Dead – S08E10 & 11

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 10 et 11 de la huitième saison de The Walking Dead.

10Épisode 10 – The Lost and the Plunderers – 15/20
And most of all, Rick, you fail as a father.

Vous savez ce qu’on dit : mieux vaut tard que jamais, et je n’ai jamais que deux minuscules épisodes de retard dans cette série. Ce premier épisode tente un nouveau format qui se divise en plusieurs personnages, et j’aime toujours autant ce type d’épisode qui me simplifie l’écriture de la critique à merveille : pas besoin de chercher comment faire pour l’écrire, la structure de l’épisode est évidente. Et ce n’est pas toujours le cas dans les séries que je regarde (oui, c’est toi que je vise How to get away with murder !). Bon, sans plus attendre, voici donc la critique de l’épisode.

Michonne – À la mort de Carlito, Michonne fait ce qu’elle peut pour gérer son deuil, sans envahir pour autant celui de Rick. C’est elle qui s’occupe des zombies au maquillage de plus en plus faux, je trouve. Ce sont tous les mêmes à force, et c’est bien dommage. Très clairement, il n’y a plus aucune sensation de risques avec eux, puisqu’ils sont tous semblables.

Bon, les premières minutes se consacrent donc à ce deuil et à l’abandon d’Alexandria, compliqué pour Michonne qui retrouve les mains dessinées à la peinture par Carl et Judith, puis qui voit partir en flamme le petit kiosque de paix que Carl aimait tant. Allez, pourquoi pas.

Par la suite, Rick et elle quitte Alexandria pour rendre visite à Jadis et ses hommes, mais celle-ci est loin d’être idiote et leur tend en fait un piège. Ils se retrouvent ainsi coincés dans la décharge désormais pleine de zombies. On notera au passage que Rick et elle ont fait le choix de ne pas lire les lettres d’adieux de Carl, et que celui a également écrit une lettre pour…

Negan – Le grand méchant de la série cherche à retrouver ses ennemis et n’a pas la moindre idée de la mort de Carl. C’est con. En tout cas, Rick n’a plus rien à perdre cette fois, parce que ce n’est pas comme s’il semblait aimer beaucoup Judith quand on le voit. Oui, je me retrouve à parler de Rick à la place du segment de Negan, mais c’est parce que ce segment ne m’a pas convaincu du tout.

Attention, ce n’est pas Jeffrey Dean Morgan qui ne me convainc pas : il est toujours aussi bon acteur… C’est l’écriture qui pêche, avec une scène où il découvre les doutes de Simon, son homme de main, qui préférerait se barrer que tenter encore une fois de s’en prendre aux tarés d’Alexandria, du Royaume et compagnie.

Il change vite d’avis en voyant le colis que Maggie leur a envoyé avec les 38 prisonniers qu’ils ont en stock et qui viennent tous de chez Simon.

Enid – C’est le retour de Briana Venskus dans une énième série, mais elle n’y fait cette fois que de la figuration. Enid et Aaron étant désormais dans le camp des femmes. J’avais oublié cette partie de l’intrigue dis-donc, mais ils sont prisonniers le temps de laisser Enid culpabiliser, avant d’être emmenés droit à leur exécution…

Ou pas. Enid parvient à faire changer d’avis Cindy et s’en sort la vie sauve : même si Enid a tué sa grand-mère, ce n’était pas parce qu’elle le voulait, mais parce qu’elle n’a pas eu le choix. Tuer Aaron et Enid, c’est l’assurance de se faire de nouveaux ennemis et de finir mortes. Mouais. Franchement, c’est moyen comme raisonnement, mais ça suffit à convaincre Cindy de les laisser partir.

Oui, sauf qu’Aaron refuse de partir sans convaincre quelques combattantes. Il abandonne ainsi Enid en lui demandant d’aller prévenir Maggie de ne pas venir de ce côté-là de la forêt, qu’il gère à lui tout seul.

Simon – Enervé par le colis de Maggie, Simon suit les ordres de Negan et débarque à la déchetterie où il demande une excuse pour le deal que Jadis a passé avec Rick. Celle-ci refuse de s’excuser et lui rappelle qu’elle a au contraire livré Rick aux Saviors, incapables de s’en occuper correctement.

Par principe, Jadis accepte malgré tout de céder toutes ses armes à feu aux Saviors. C’est d’une idiotie sans nom, et c’est presque drôle de voir des américains céder si facilement leurs armes. Sans trop de surprises, ça se termine par un Simon qui part en vrille et tue tout le monde, parce qu’il n’obtient pas ses excuses et parce que Jadis n’a pas assez de remords à son goût.

Vous vouez, j’avais dit que c’était une idiotie sans nom, surtout avec Simon qui est clairement parti en vrille dans le segment de Negan. Pauvre Jadis, je vais finir par avoir de la peine pour elle. Et cela tombe bien, parce le prochain segment est évidemment sur…

Jadis – Toutefois, on reprend sur Rick et Michonne coincés dans la déchetterie. IL n’est pas dur de comprendre qu’ils vont tomber sur Jadis. Elle a pris le temps d’enfiler une chemise de nuit et de nettoyer le sang sur sa tronche, mais pas de transformer tous ses potes en vrais cadavres… d’où les multiples zombies dans la déchetterie.

Rick et Michonne s’équipent de portières de voiture pour s’enfuir, mais ils le font sur Jadis qu’ils abandonnent derrière malgré ses appels à l’aide et son envie de s’enfuir. Pour s’en débarrasser, Rick lui tire carrément dessus, et rate son coup, pour la première fois si je ne m’abuse L’actrice n’a jamais été si convaincante que dans son désespoir, et ce n’est que le début.

Elle voit ensuite tous ses amis se faire broyer, car c’est la seule solution qu’elle a trouvé pour survivre. Oui, oui, elle fait de la confiture de zombies avec ce qu’elle trouve à la déchetterie, normal. Et si elle trouve un broyeur géant, elle semble incapable de trouver des chaussures pour autant.

Allez, qu’est-ce que le confort quand on a des boîtes de conserve en réserve ?

Rick – Après avoir laissé Jadis à son triste sort, Rick culpabilise et promet qu’il a tiré au-dessus de sa tête, et pas sur elle. Ben oui, on sait bien que tu vises à merveille et que tu n’aurais pas raté comme ça.

Il prend enfin le temps de lire les lettres, en s’éloignant de Michonne et en commençant par celle écrite à Negan. Il se débrouille ensuite pour contacter le grand méchant et lui dire que si la dernière volonté de Carl est de les réconcilier et de leur permettre de faire la paix, il compte bien le tuer malgré tout. Il est intéressant de les voir les deux hommes enfin communiquer, ou de voir Negan triste d’apprendre la mort de Carl.

Cela se termine par les menaces habituelles entre les deux hommes, avec Rick qui est obséder par la pensée de tuer Negan et ce dernier qui n’est pas effrayé du tout, mais explique tranquillement à Rick que toutes les morts sont de sa responsabilité, et particulièrement celle de Carl. Ah bah oui, ça va arranger vos affaires et vous réconcilier ça. Je crois bien que Rick n’a pas retenu la leçon de Carl et que l’humanité va vite disparaître dans cette série. En plus, Jadis reste une possible menace pour la suite…

En tout cas, j’ai bien aimé cet épisode au découpage un peu artificiel par moment, mais à la structure en six segments qui permet de ne pas trop s’ennuyer. On change assez régulièrement d’intrigue pour être dedans du début à la fin ; mais j’aurais tout de même aimé un plus grand respect de la chronologie – ça aurait permis plus de surprises.

11.jpgÉpisode 11 – Dead or Alive Or – 13/20
It’s gonna make me feel a hell of a lot better.

Heureusement que l’épisode précédent n’était pas trop lent, ça me permet d’enchaîner sans craindre de mourir d’ennui et devenir moi-même un zombie.

L’épisode commence par les réfugiés d’Alexandria faisant leur possible pour se rendre, à pied, à la Colline de Maggie et alors que les Saviors les cherchent. Ce n’est pas bien passionnant, je dois dire, avec une Tara énervée de voir Dwight en vie et faisant tout pour le sauver. Bon, c’était plus intéressant dans l’épisode précédent quand même.

Ce n’est pas que Tara qui n’aime pas trop Dwight : beaucoup d’entre eux ont peur qu’il les trahisse. En attendant, ils l’écoutent tout de même : il leur propose un chemin vers lequel se diriger et dans lequel ils ne tomberont pas sur les Saviors, car c’est bien trop dangereux : un gué plein de zombies les attend, ce qui permet de stresser vite fait sur le sort de Rosita.

Le vrai intérêt de cette intrigue est bien dans le duo Dwight/Tara, puisque celle-ci veut le tuer et s’arrange pour le faire. Elle n’en a pas conscience, mais elle est surveillée par Rosita, qui n’essaye pas pour autant de l’arrêter dans son envie de meurtre : elle sait bien que personne ne peut stopper une femme qui veut venger la mort de l’être aimé.

Ah oui, parce qu’en fait la haine de Tara vient de la mort de Denise, tué par Dwight il y a quelques années pour nous, quelques jours pour elle. Malheureusement, j’avais entièrement oublié ce personnage de Denise, malgré la jolie mort à laquelle elle avait eu droit. Il faut dire ce qui est, les scénaristes n’ont rien fait pour nous rappeler son existence ces dernières années et le nom semble sortir de nulle part quand Dwight l’évoque. Oui, oui, Dwight, pas Tara, qui n’en a jamais trop reparlé de toute façon.

Bref, Tara essaye de tuer Dwight mais rate son tir à quasi-bout portant (alors qu’elle tue des zombies à 15 mètres sans problème avec la même arme, parce que c’est LOGIQUE). Celui-ci s’enfuit, est rattrapé par Tara mais… ils sont interrompus par des Saviors qui passaient par là.

Comprenant que c’est là sa chance de survie, Dwight sort de leur cachette et rejoint de nouveau les Saviors, en prenant soin toutefois de vérifier que celle qui l’a vu tuer des Saviors n’a pas refait surface et que les Saviors ne tombent pas sur les rescapés d’Alexandria. C’était risqué de sa part, mais ça les sauve tous.

Il ne reste plus qu’à engueuler Tara pour son inconscience, ce que fait Daryl une fois que Rosita la ramène auprès des autres. Toutefois, Daryl se calme en voyant Judith, dans les bras d’un figurant, parce que bon, après tout, il faut bien dire qu’elle est là quand même, mais elle ne sert toujours autant à rien pour la série, donc on la fait être là sans être là, parce que c’est plus pratique.

Pendant ce temps, loin de tout le drama de cette petite randonnée en forêt, Gabriel est quant à lui en train de mourir à petit feu et chercher le chemin vers la Colline et Maggie. Son état médical empire et le laisse à moitié aveugle, avec son allié dont j’ai oublié le nom, le médecin des Saviors. Être aveugle lui permet d’entendre mieux quelques bruits, mais pas tous. S’il est capable d’entendre une cloche de très loin, il est incapable d’entendre un cadavre rampant dans la pièce d’à côté.

Par chance, la cloche de la maison qu’il entendait apportait surtout de bonnes nouvelles : tout un stock d’antibiotiques capables d’aider Gabriel à combattre son infection. Ben tiens, comme par hasard. Je veux bien le voir mourir moi.

Bon, les médicaments le guérissent mais ne lui rendent pas la vue. En revanche, son calme nouvellement légendaire lui permet de découvrir des clés de voiture et une carte. Ils peuvent donc retrouver le chemin vers la Colline et un moyen de transport, c’est merveilleux. Oh, il y a bien sûr un petit problème en cours de route, mais ils parviennent à s’en tirer malgré tout.

Et alors que tout va bien pour eux, ils sont faits prisonniers par les Saviors et le médecin choisit de se suicider en tentant de s’échapper, ce qui laisse Gabriel en larmes et avec une vraie tête de benêt. Je n’y arrive plus avec ce personnage, je le trouve de plus en plus stupide à chaque fois, et la tête d’ahuris de l’acteur un plan sur deux ne m’aide pas à accrocher.

Du côté de Maggie, les habitants du Royaume sont bien arrivés. Ah, c’était à croire que personne n’arrivait jamais là-bas ! Bon, et en même temps, ce sont les plus inintéressants qui y sont, avec Carol et Morgan qui ne sont pas d’accord sur la manière d’éduquer leur nouveau petit tueur en herbe – finalement, Morgan tente de le tenir en laisse en lui disant qu’il a tué le meurtrier de son frère, histoire de le calmer.

Quant à Maggie, elle les observe de loin pour oublier ses vrais problèmes : ils sont tous à court de provisions et Gregory a bien envie de lui parler. Les prisonniers veulent plus de liberté évidemment, à commencer par le gentil beau gosse d’il y a quelques épisodes.

En fin d’épisode, les groupes peuvent enfin se retrouver. Daryl porte cette fois dans ses bras Judith, pour le principe du plan badass où ils arrivent et annoncent à tout le monde la mort de Carl, y compris à cette pauvre Enid qui s’effondre. J’en avais presque oublié qu’elle se voyait déjà mariée avec, dis !

Siddiqh vient remercier personnellement Maggie pour son expérience et se présenter comme nouveau médecin pour le groupe. Un de moins, un de plus, tout va bien, comme toujours. Maggie retrouve espoir et décide donc d’autoriser du temps libre pour les prisonniers. Enfin, libres. Avec un quart de ration de nourriture, ils peuvent désormais travailler.

On termine l’épisode chez les Saviors, et c’est bien dommage, car ça recommençait à être bien, et puis en fait non. Eugène se fait draguer par sa rousse, une fois de plus, et la scène est tellement inutile qu’elle cache forcément quelque chose. La rousse est clairement énervée d’être traitée comme une simple serveuse, mais en fait, le but est d’introduire une nouvelle pièce où Eugène fabrique des balles.

C’est ici que Gabriel est ramené, car ses mains peuvent être utiles pour faire le tri dans les balles. À défaut d’avoir des yeux, il a ce qu’il faut pour ça et c’est bien peu intéressant franchement. La dernière scène voit Negan faire un discours à ses hommes, dont Dwight !, et leur dire que pour la Colline, c’est la vie, la mort… ou un bullshit entre les deux, donc l’état de zombie.

Bonjour, nous sommes à 12 épisodes du début de saison et, finalement, rien n’a changé : un ou deux persos de moins, un ou deux persos de plus, mais autrement, pas d’avancées dans l’intrigue. Autant dans l’épisode précédent, j’avais l’impression d’avancer enfin dans certaines intrigues, autant dans cet épisode, j’ai eu la désagréable impression que la série recommençait à tourner en rond – pour ne pas écrire trop vite qu’elle recule ; ils peuvent sûrement faire pire !

Retour à la liste des épisodes

 

Unreal – S03E03

Spoilers

Retrouvez ci-dessous mon avis sur le 3e épisode de la saison 3 d’Unreal.

03.jpgÉpisode 3 – Clarity – 17/20
Have you ever heard of network television?

Le temps passe drôlement vite et nous voilà déjà au troisième épisode de cette saison, et Quinn couche une nouvelle fois avec August qui n’a décidément pas beaucoup d’éthique envers Rachel qu’il croise deux minutes après. Il a au moins la décence de prendre ses distances avec, même si elle ne comprend rien à ce qui lui arrive.

Ce n’est que le début avec Quinn qui lui apprend ensuite que Madison est celle qui produit désormais Serena, surtout que l’émission remonte dans les audiences avec une bachelorette si entreprenante. Difficile de ne pas sourire de la situation de cette crise d’audience d’Everlasting quand, aux États-Unis, la saison du Bachelor vient de se terminer avec des audiences catastrophiques jusqu’à l’avant-dernier épisode où le Bachelor a rompu avec sa fiancée de quinze minutes pour retourner dans les bras de celle qu’il a viré en dernier, le tout filmé par les caméras… Et non, ce n’était pas un épisode d’Unreal cette fois, et ça permet de bien comprendre comment fonctionne ce type d’émission tout de même.

Bon, qu’importe, ce n’est pas l’épisode, et il y a des choses à raconter cette semaine ! Chet est de retour sur le plateau de l’émission, pour la produire, mais aussi désormais son propre vlog. Rachel en profite pour le manipuler lui et lui proposer de faire une interview d’Owen, qu’elle contrôle totalement, en le draguant… jusqu’à ce qu’il flippe de poser des questions dérangeantes. Rachel reprend en main les choses, mais comme toujours, Jeremy la coupe et détruit toute sa vibe manipulatrice qui prenait bien avec un Owen pas si féministe depuis que sa femme l’a trompé avec son meilleur ami et laissé avec ses enfants, alors qu’il revenait d’Irak. La belle vie, quoi.

Chet commence à, comme nous, trouver Jeremy parfaitement insupportable. Par chance, Jeremy vient de rencontrer une nouvelle membre de l’équipe de tournage, Charlie, qu’il va falloir que j’IMDBise vite fait pour voir d’où je la connais (a priori, nulle part, mais si j’assume jusqu’au bout, je l’ai vue dans « Snow Queen » à la télé il n’y a pas si longtemps – c’est un téléfilm pourri en plusieurs parties que ma tante regardait il y a quelques mois et qui date d’il y a 15 ans… les coïncidences, dans la vie). Du coup, Chet lui propose de la draguer, et ça fonctionne à merveille, parce que nous sommes dans une série après tout.

Pendant ce temps, Jay propose sa propre émission à Quinne, une émission qui proposerait alors une réflexion sur la place des hommes et l’homophobie. Cela ne plaît pas du tout à Quinn qui veut juste faire de l’audience pour un grand network. Forcément, l’idée de Jay ne lui plaît pas et je ne sais pas trop d’où il s’est dit que ça pourrait lui plaire.

Il n’empêche qu’il en parle à Alexi qui adore l’idée du twerk en caméra et se met à… draguer Jay ? Le voilà tout perturbé le petit Jay, il n’a pas l’habitude. En fin d’épisode, il empêche tout de même Alexi de boire de la vodka, et perd totalement le contrôle quand celui-ci l’embrasse. Cela dit, ça l’inspire pour proposer un nouveau concept à Quinn, qui consisterait à faire danser Alexis – bon, je simplifie, j’avoue. Il était temps de voir le personnage de Jay être développé, enfin ! Il obtient son premier vrai succès auprès de Quinn, et ça fait plaisir à voir, surtout que Madison n’a pas mis tant de temps que ça à l’obtenir, elle.

En effet, à cause de Madison, Serena se retrouve piégée dans un délire médiéval qu’elle ne supporte que quinze minutes avant de finalement péter un câble contre sa nouvelle productrice, puis contre Jasper, pour le principe. Rachel récupère son job auprès de Serena et parvient sans trop de mal à convaincre la bachelorette de se faire un rencard avec August. Grâce à ce dîner aux chandelles, Rachel comprend la relation en cours entre Quinn et celui-ci. Ce n’est pas bien compliqué quand il s’adresse à la caméra plutôt qu’à Serena.

Quinn en profite pour saboter Rachel une fois de plus en lui rappelant qu’elle veut un dragon, pas une accro d’ « essential honesty ». Elle-même en a marre de sa nouvelle philosophie, et il ne lui faut pas longtemps pour lui tourner le dos – assez clairement, on voit donc Rachel lutter cette saison contre son addiction aux mensonges et à la manipulation, et c’est un échec total.

C’est le moment que choisit Madison pour contacter Rachel et révèler son plan maléfique mis en place depuis deux épisodes : elle propose de faire virer Quinn, beaucoup trop alcoolisé, et Rachel se retrouve face à un dilemme entre protéger Quinn ou la brûler vive, grosso modo.

Rachel décide de protéger Quinn, forcément, même si on ne sait plus pourquoi elle la met sur un tel piédestal. Qu’importe, Rachel vire le barman qui en a trop raconté à Madison, puis gère une crise des candidats : dans le jaccuzzi, les participants se détendent, ce qui amène à un concours de « qui a la plus grosse » entre Owen et Jasper, où ce dernier finit par reconnaître qu’il n’est là que sur un pari… Il remportera 4 000$ s’il est le premier à coucher avec Serena (double gain, ma foi). Bien sûr, c’est déjà trop tard, mais il n’en a aucune idée – et le monde non plus.

Adieu les principes d’honnêteté de Rachel dans cet épisode : elle ment à Serena en disant qu’August est parfait pour elle, elle ment à Jasper en promettant de ne rien révéler de son pari, elle ment à Owen en promettant de le révéler le plus vite possible, et juste comme ça, elle se remet à mentir à tout le monde, malgré les conséquences. Comme la semaine dernière, la réalisation nous permet de comprendre l’addiction de Rachel, avec des gros plans fixes lorsqu’elle manipule les candidats. C’est bien joué, je trouve, simple & efficace à la fois.

Les conséquences de ses mensonges ? La plus directe concerne le barman qu’elle a viré sur un mensonge et qui se retrouve dans la merde car il n’a plus d’assurance pour soigner le cancer de son fils, d’après Madison en tout cas.

Et hop, Rachel se remet à douter et se retrouve à se confier au psy et avouer sa culpabilité dans tous les malheurs arrivés dans l’émission depuis deux saisons. Oui, cela inclut la mort du producteur et de Yael des mains de Jeremy. Oh, oh.

Tout ceci mène à la cérémonie où Serena se débarrasse de nouveau de certains candidats qui n’auront fait pour la plupart que de la figuration dans cette saison. J’ai l’impression d’en avoir vu moins que d’habitude, mais ça marche plutôt bien malgré tout, avec une cérémonie où Jasper est à deux doigts de révéler la vérité sur le pari quand il a peur d’être éliminé, mais ne le fait pas, alors qu’Owen est interrompu par Serena lorsqu’il veut la dire lui aussi. Et hop, Jasper est toujours dans la course, de même qu’Owen, Alexi et August, évidemment.

La fin d’épisode voit Quinn tenter de mettre fin à sa relation avec August. Si elle semble à peu près y arriver, il n’empêche qu’elle se trimballe tout l’épisode avec au mieux une infection urinaire, au pire, une MST, et le plan final où on la voit aux toilettes est assez clair là-dessus. En parallèle, le psy propose à Rachel de chercher l’origine de ses problèmes, et ce n’est pas bien compliqué à trouver avec Quinn. Elle refuse de le reconnaître et s’enferme dans sa culpabilité.

Quant au cliffhanger, ce n’est pas Rachel reconnaissant le meurtre qu’elle a provoqué, mais bien quelqu’un qui coupe les cheveux d’August pendant qu’il dort, ce qui promet certes un joli rebondissement pour la suite, mais ne semble tout de même pas avoir le même potentiel dramatique. Affaire à suivre.

> Retour à la liste des épisodes