The Orville – S02E06-09

Épisode 6 – A Happy Refrain – 19/20
Certes, l’intrigue de fond n’avance pas vraiment dans cet épisode, mais c’était autrement très exactement l’épisode que j’attendais depuis un moment pour deux de mes personnages préférés de cette série. Il y avait de l’humour et des idées originales, et on sent que les scénaristes prennent plus de liberté qu’en saison 1. C’est tant mieux, car c’est efficace !

Saison 2


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You have modified the configuration of your hair.

Un mois sans épisode, c’est la promesse de bons moments à venir au sein de pas moins de quatre épisodes à regarder. J’aime beaucoup l’idée, surtout que ça commence dans cet épisode par un rapprochement très attendu entre Bortus et Claire. Oui, cette dernière a besoin de son aide dans ses recherches, et il est ravi de lui apporter, tout en remarquant qu’elle s’est coupée les cheveux. Bref, le classique moment pseudo-romantique des séries, mais entre un robot et une humaine.

Claire rappelle à tout le monde que son fils, Tyler, jouera au piano durant la soirée, et c’est l’occasion de féliciter Isaac aussi, puisque c’est lui son professeur. Ah lala, elle est grillée à mille kilomètres dans la manière dont elle développe des sentiments pour lui. Claire s’en confie finalement à Kelly, d’abord simplement sur ses sentiments pour « un membre de l’équipe ». Après tout, elle est avec Cassius, elle est mal placée pour dire quoique ce soit. En fait, elle se retrouve même à conseiller à Claire de faire confiance en son jugement. C’est super choupi et je suis vraiment super heureux d’avoir tout un épisode là-dessus, car c’est un couple que j’adore, même si c’est perché. Surtout parce que c’est perché.

Ainsi donc, Claire propose un rencard à Isaac qui… demande de l’aide pour s’y préparer aux autres hommes de l’équipe. C’est du grand n’importe quoi, avec certains qui sont jaloux et surtout l’envie d’aller partager le potin avec l’ensemble du vaisseau. Cela mène à de bonnes scènes plutôt marrantes, entre l’équipe qui ne comprend pas le choix de Claire et Isaac qui… s’habille. Perso, je le trouve ridicule, mais Claire semble être touchée par l’attention, alors.

On les suit donc en plein rencard à un concert de la Symphonie, de la musique classique donc. C’est apparemment un événement important pour l’Union, parce que tout le monde s’y rend. Bon, c’est sûr que c’est un concert gratuit de « Singing in the rain » avec vue sur l’espace… moi aussi je serais à fond dedans.

Le rencard se poursuit donc dans le simulateur, où Isaac révèle qu’il connaît absolument tout de Claire : son repas préféré, son film préféré, sa boisson préférée, etc. Si cela manque de spontanéité pour Claire, elle passe tout de même une super soirée, en apprend plus sur la planète d’Isaac et décide de l’embrasser, même s’il n’a pas de bouche.

Le lendemain, il raconte à tout le monde la soirée qu’ils ont passé ensemble, et il pense que c’est gagné pour leur relation. Malheureusement pour lui, ce n’est pas vraiment le cas, car si la soirée était bien, Claire se rend compte aussi qu’elle ne peut pas être amoureuse d’un robot. C’est là que les scénaristes commencent à développer leurs meilleures idées de la série, notamment avec le simulateur.

Le simulateur ? Il permet à tout le monde de s’éclater et ça devient de plus en plus dingue : cette fois, on suit donc Isaac rejoindre Lamaar et Gordon en pleine partie de… bowling. Ce simulateur manquait en saison 1, finalement : cette année, il permet de varier les décors sans même se prendre la tête. Les scénaristes peuvent inventer ce qu’ils veulent comme lieu et l’avoir : les fantasmes de Bortus, le restaurant préféré de Claire, le bowling… C’est très efficace comme idée, et c’est pourtant tout simple.

Sur les conseils de ses coéquipiers, Isaac prend donc la décision d’un nouveau rencard où il invite de nouveau Claire dans le simulateur. La différence ? Cette fois, il prend l’apparence d’un humain et peut donc embrasser Claire. Il supprime aussi tout ce qu’il sait d’elle et qu’il avait téléchargé, car c’était too much. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Claire tombe complétement amoureuse, et je trouve ça encore plus cool comme relation entre robot et humaine, parce qu’on découvre l’acteur qui joue Isaac, et il va plutôt bien avec Claire.

Elle lui demande donc de coucher avec lui, et c’est merveilleux pour elle : elle le raconte aussitôt le lendemain à Kelly et Talla, alors qu’Isaac lui… pense ne pas pouvoir accumuler plus de data que ça sur leur relation. Autrement dit, il veut rompre avec elle, et il demande de nouveau conseil à Lamaar. C’est d’une tristesse !

Claire finit avec le cœur brisé (et moi aussi ?) : elle comprend les manipulations peu subtiles d’Isaac pour rompre avec elle. Elle est extrêmement blessée de voir que le robot ne faisait qu’accumuler des données pour sa planète, et elle termine en dépression dans le simulateur, qui décidément sert vraiment à tout dans cette saison. Yaphit, lui, profite de la situation pour tenter de coucher avec Claire : il se rend à son tour dans un simulateur, avec une apparence humaine, pour la draguer lourdement. C’était un rappel sympa de la saison 1 et de sa lourdeur habituelle.

Isaac se rend compte tout de même que quelque chose ne va pas quand le reste de l’équipage se met à faire tout plein de commentaire à son encontre, ou quand Claire le vire peu à peu de sa vie, le remplaçant même pour les leçons de piano. Le vrai problème ? Isaac découvre surtout qu’il ne parvient pas à oublier Claire, qui est tellement dans son système qu’il se retrouve à faire des erreurs, parce qu’il essaye d’oublier Claire qui, elle, ne veut plus avoir affaire à lui et lui dit.

Ed se rend tout de même compte qu’Isaac est amoureux – et les scénaristes gèrent bien leur coup avec cette relation. Il conseille à Isaac de surprendre Claire grâce aux données qu’il a en faisant quelque chose d’inédit… Tout cela mène à un baiser sous la pluie, parce que Claire adore la pluie et que ça lui permet de lui faire réécouter Singing in the rain. C’était une très belle conclusion d’épisode et j’ai tout simplement adoré l’idée. En plus, je le vois quelques jours après la mort de Stanley Donen, alors ça rend ça encore plus beau.

Bref, cet épisode a réussi à titiller mon romantisme et j’étais vraiment heureux de le voir. C’est tout à fait le genre d’intrigues que j’attendais de la série cette année, et c’est chouette comme tout. Autrement, une deuxième intrigue voit Bortus demander à obtenir une moustache à Claire, sur les conseils de Gordon. C’est parfaitement ridicule comme sous-intrigue, mais ça apportait un bon humour malgré tout, tout en poursuivant le développement de sa relation avec Klyden. Juste, ce n’était pas le cœur de l’épisode, et ce n’est pas ce que j’en retiendrai, clairement.

Épisode 7 – Deflectors – 16/20
L’épisode est plutôt sympathique, mais je trouve dommage qu’il soit quelque peu répétitif par rapport à d’anciens épisodes de la série. C’est quand même embêtant de voir le même schéma se répéter chaque fois qu’il est question du même sujet, et surtout quand on en est à peine au vingtième épisode de la série.

Saison 2


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The galaxy is full of so many unhappy people…

Pour changer, on reprend avec cet épisode dans… le simulateur. C’est original, ça. Cette fois, l’idée est de suivre Kelly et Cassius sur la Terre des années 20, parce que décidément, ils sont tous fans de la Terre et du XXè siècle sur ce vaisseau. S’ils sont dans les meilleures conditions possibles pour un rencard, Kelly se rend malgré tout compte que leur relation n’est pas super fonctionnelle… Elle décide donc de rompre. C’est triste.

Elle s’en confie finalement à… Ed. Bien sûr, il se dit désolé, mais l n’est clairement pas si triste que ça pour autant. En plus, il finit avec le bouquet de cookies de drague que Cassius envoie à Kelly pour la séduire. Il est extrêmement insistant le Cassius, et Ed trouve ça presque marrant. C’est pourtant triste, j’insiste, j’aimais bien le couple Cassius/Kelly, moi !

Pour changer bis, cet épisode voit l’Orville se rapprocher une fois de plus de la planète de Bortus, Moclus. Ils ont en effet besoin d’un nouvel ingénieur, qui s’avère être Locar… un ex de Bortus. Bien, l’épisode est clair : il va foutre la merde dans les couples. Et en effet, Locar aimerait pouvoir parler avec Bortus d’autre chose que le travail. Malheureusement pour lui, Bortus n’a pas vraiment l’intention de sympathiser.

Locar n’hésite toutefois pas à être insistant et à se pointer au beau milieu d’un dîner de famille de Bortus pour lui dire qu’il veut rester ami avec lui. C’est du grand n’importe quoi. En même temps, c’est bien le cas, puisque la vérité est qu’il est attiré par… Talla. Voilà qui est inattendu, surtout pour une espèce censée être amoureuse uniquement des males. Talla lui dit qu’elle ne le connaît pas, mais on sent bien qu’elle est toute affectée par cette déclaration de Locar.

Il faut dire que de toute manière celui-ci risque la prison à vie pour être amoureux d’une femme. Le problème ? Talla se laisse séduire peu à peu, surtout qu’elle est en manque d’amour – ce qui est dit de manière ridicule quand on la voit vouloir Kelly et Ed ensemble en couple.

Malheureusement pour Talla, alors qu’elle essaye d’être discrète dans son début de relation avec Locar, qui s’avère en plus un grand romantique voulant apprendre à danser comme sur Terre, ils sont surpris par quelqu’un qui n’apprécie pas ça du tout. Alors qu’ils s’embrassent, Talla est appelée par Kelly pour régler un énième cadeau de Cassius. Klyden, qui est la personne les ayant vus ensemble, en profite pour débarquer dans le simulateur.

Quand Talla y revient, elle découvre toutefois que ce pauvre Locar s’est fait tuer dans le simulateur, par une silhouette floue. C’est horrible de voir ce développement, franchement, et je ne comprends pas trop comment ou pourquoi on en est arrivé là si vite. Talla se retrouve donc dans de beaux draps, à devoir résoudre elle-même le meurtre. Par chance, Lamaar et Isaac font ce qu’ils peuvent pour réparer le simulateur, et c’est super simple à faire. Cela révèle que Klyden est responsable du meurtre, mais ni Talla, ni Bortus n’y croient vraiment.

Le crime haineux est pourtant logique, surtout que Klyden a déjà été violent sur le vaisseau. Talla mène son enquête envers et contre tout, et elle en arrive à la conclusion logique que Locar est encore en vie, mais feint sa mort pour vivre en paix. C’est un excellent ingénieur, il a donc les connaissances pour créer un faux playback et pour se rendre invisible.

Une fois de plus, la culture des Moclans est bien compliquée à suivre : mieux vaut se faire passer pour mort que d’avouer son hétérosexualité là-bas. Au départ, cela provoque un différent important entre Talla et Bortus, mais ils finissent par bosser ensemble. C’est dommage, parce que je trouvais ça intéressant d’avoir pour une fois une dispute entre deux membres de l’équipage. En plus, la culture de Bortus est tellement complexe que ça passait bien comme sujet de mésentente, donc c’est dommage que ça se termine bien vite avec Talla acceptant la culture Moclan.

Oui, parce que Talla retrouve bien sûr Locar et n’a d’autres choix que de le dénoncer à son capitaine : c’est ça ou laisser Klyden en prison pour un crime qu’il n’a pas commis. Ainsi donc, elle le livre alors qu’elle n’est pas Moclan et que leur culture lui échappe totalement. C’est abusé comme schéma d’épisode qui revient pour une fois de plus faire perdre l’Union et ses valeurs positives face à un extrémisme d’une autre culture. C’est aussi à l’opposé de l’épisode 5 où l’Union faisait tout pour faire prévaloir ses valeurs… Apparemment, une fois la planète dans l’Union, on change totalement de stratégie, quoi.

La pauvre Talla avait donc enfin trouvé l’amour, mais c’est pour mieux le perdre aussitôt en le balançant à des autorités qui ont de fortes chances de le condamner à mort ou à la prison à la vie pour ses simples relations. Cela devient lourd à force : à chaque fois, la culture Moclan l’emporte sur celle de l’Orville, c’est bon, on a compris, mince. En plus, là, il est question de se débarrasser d’un ingénieur brillant, c’est quand même n’importe quoi que l’Union laisse faire sans réagir !

Talla ? Elle réagit en exprimant sa haine de Klyden, une haine qui semble à nouveau partagée par Bortus. Bon, ben, vivement qu’on en arrive à les voir se poignarder à nouveau ces deux-là…

En fin d’épisode, Cassius apparaît de nouveau auprès de Kelly pour insister une fois de plus et lui redire son amour. Mais plutôt que de faire ça, il demande si elle est encore amoureuse d’Ed. Elle contourne totalement la question, et c’est juste super triste pour Cassius qui prend la décision de demander sa mutation. Oui, c’est plus simple d’être muté dans l’espace d’un vaisseau à l’autre que dans

Ah, sinon la série insiste de nouveau sur l’introduction de personnage de Jenny, qui flirte avec Lamarr depuis l’épisode précédent. Je ne sais pas trop d’où elle sort, mais c’est un personnage qui a l’air intéressant à développer. Quitte à insister, ils pourraient commencer à la développer plus que ce qu’ils ont fait jusque-là.


Épisode 8 – Identity (1) – 20/20
Ah oui, vraiment ? Voilà un épisode que je n’ai pas vu arriver tant il semble vouloir réécrire toute une partie de la mythologie de la série. C’est concrètement ce que j’attendais depuis deux saisons qui se produit l’air de rien dans cet épisode et je suis hyper curieux de voir ce que sera la série après ça. Bien sûr, je ne peux pas être heureux de toutes les décisions prises dans cet épisode, mais elles sont logiques.

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Because they love you. You were there to observe. Didn’t you observe that ?

Ah, cet épisode commence super bien avec Claire et Isaac qui avouent enfin aux enfants qu’ils sont amoureux l’un de l’autre et se voient de manière sérieuse. En plus, la scène suit un moment marrant où Isaac joue avec eux. En revanche, elle précède un horrible malaise qui laisse Isaac pour mort. Bon ben non, là, je viens à peine d’être heureux de les voir en couple.

Bien évidemment, cela pousse Ed et Kelly à demander à aller visiter la planète d’Isaac, Kaylon. Il est à bord du vaisseau pour décider si sa planète peut ou non rejoindre l’Union, alors ce n’est pas vraiment une surprise de voir Ed réussir à convaincre son supérieur d’autoriser un voyage vers cette planète qui se tient toujours à l’écart de tout, tout le temps.

Les enfants de Claire ? Ils sont tristes de voir Isaac aussi inactif. Ils se comportent drôlement bien étant donné la situation, et il est super triste de voir Claire gérer un deuil qui n’en est pas un : elle n’est même pas sûr de la mort de son amant robotique.

L’arrivée sur Kaylon pose évidemment un tas de problème géopolitique, mais l’Orville est rapidement scanné par les contemporains d’Isaac qui accepte finalement que le vaisseau vienne se poser dans leur monde futuriste et ultra-urbain. La série se fait plaisir dans les effets spéciaux sur ce coup-là, avec un atterrissage qui n’en finit pas et de nombreux écrans verts tout du long. Quant à la population, nous avons plein de robots ressemblant à Isaac, tout simplement.

Ils demandent à ce que celui-ci, l’émissaire, soit rapidement amenés sur la planète pour être désintégré. Ben oui, il a fini sa mission et collecté assez de données, tout simplement. Malheureusement, le reste de l’équipage d’Orville ne le voit pas comme ça et ils veulent récupérer leur officier. C’est triste comme tout : Isaac n’a pas envie, lui, de revenir au sein de l’Orville, parce qu’il sait que sa mission est terminée. Oui, il balance ça à Claire comme si de rien n’était. Eh, oh ! On a déjà perdu Alara, si on peut s’éviter un autre au revoir, je suis preneur.

D’un autre côté, Isaac a tout l’épisode pour dire au revoir aux autres, et c’est déjà ça. C’est super triste de le voir quitter les fils de Claire, surtout que le petit ne le prend pas si bien de perdre son nouveau papa. Le pauvre Ty fait tout ce qu’il peut pour toucher Isaac, mai sil n’est pas évident de toucher une machine. Il finit donc bien triste, alors qu’Isaac rejette carrément le dessin qu’il lui a fiat. C’est triste, mais triste !

Le reste de l’équipage, en revanche, organise une fête de départ pour Isaac. C’est mignon à voir, notamment Gordon qui lui chante une chanson, parce que tout le monde est attaché à lui, mais bon, on sait que ce n’est qu’un robot quoi. Et les Kaylon veulent-ils joindre l’Union ? Ce n’est pas si évident que ça : c’est une Union qui connaît l’esclavage ou la guerre, par exemple. Cela fait beaucoup de morts et de risques pour eux. Les arguments d’Ed et Kelly sont bons, mais les Kaylon ne font que gagner du temps tout le temps. Cela frustre pas mal Ed qui comprend que quelque chose ne tourne pas rond, sans savoir exactement quoi.

Claire ? Elle galère beaucoup avec Ty, qui est un gamin intelligent, mais extrêmement frustré et blessé par le départ d’Isaac. Il l’est tellement, en fait, qu’il finit par s’enfuir de l’Orville et se rendre directement sur la planète Kaylon pour y retrouver Isaac. Je trouve ça tout mignon, et c’est cool de voir l’épisode prendre le temps de suivre un enfant. Pour une fois qu’on a des acteurs enfants qui sont doués, ça s’apprécie.

Malheureusement, si l’acteur est doué, son rôle reste celui d’un enfant dans une série américaine, et ce n’est jamais brillant. Son idée est de se balader sur Kaylon pour retrouver Isaac et lui donner son dessin qu’il a retrouvé par terre dans le couloir. Loin de cette idée, il se retrouve à explorer la planète et l’un de ses sous-terrains. Seul.

Heureusement, l’Orville n’a aucun mal à trouver sa trace de vie sous la planète, et Claire, Bortus et Talla se rendent aussitôt à sa recherche. Ouep, sans la moindre autorisation, ils se baladent sur la planète et retrouvent un Ty qui leur annonce qu’il y a « quelque chose de mauvais » dans le sous-terrain. Et effectivement, Talla et Bortus découvrent dans le sous-terrain un énorme cimetière avec plus de 50 000 ossements. Ouep, c’est une planète de robots, mais il y avait auparavant des êtres biologiques sur la planète : les créateurs des robots.

Choqués de découvrir tout ça, Claire, Talla, Kelly et Ed confrontent Isaac et lui expliquent qu’ils retirent la proposition de l’Union, parce qu’ils comprennent bien que rien ne va plus entre eux. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Isaac prenne l’équipe en otage alors que le vaisseau est rapidement envahi lui aussi. Les robots ne veulent pas coexister avec les êtres biologiques, et ils on besoin de s’étendre sur d’autres planètes.

Je ne m’attendais tellement pas à ce genre d’épisode. Il n’y a que peu de surprises dans l’intrigue générale : c’est logique d’avoir une armée de robots contre la vie biologique, c’est le sujet d’un tas de films ! Seulement, tout ça se fait tellement rapidement que j’étais vraiment surpris. Et en plus l’épisode se termine sur un énorme cliffhanger avec une invasion en cours de la part des Kaylon envers le reste de l’univers. C’était totalement inattendu de finir l’épisode là-dessus : on a enfin un vrai fil rouge qui se dessine, et il se dessine en plus en s’appuyant sur un de mes personnages préférés passant du mauvais côté. Il a intérêt à rechanger de camp en cours de route !


Épisode 9 – Identity (2) – 19/20
Eh bien, quelle soirée ! Je suis bien content de mon rattrapage de la série qui m’a prouvé en quatre épisodes à quel point elle pouvait être géniale. Dès lors qu’elle se concentre sur des intrigues suivies et de possibles fils rouges, elle se développe vers du space opera extrêmement réussi, et j’en suis très heureux. J’espère que la suite sera réussie de la même manière, parce que là, j’ai tout simplement adoré ma soirée !

Saison 2


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They’re gonna kill us anyway.

Je voulais me coucher tôt avant la rentrée, c’est foiré : comment ne pas regarder le quatrième épisode manquant, quitte à finir à 23h30 ? Franchement, ce n’est pas cool du tout ça : habituellement, je n’ai aucun mal à m’arrêter entre deux épisodes de cette série, mais là, il a fallu que je tombe sur un double épisode de mi-saison qui n’a pas vraiment de sens du côté de la diffusion (parce qu’il n’y a aucune pause là où on sent bien que c’était un épisode fait pour être diffusé à Noël avant une pause de plusieurs semaines… enfin bref).

L’épisode reprend avec tout l’Orville pris en otage, et Gordon qui tente d’obtenir des réponses des copains d’Isaac. C’est peine perdu, mais ce n’est pas le seul à avoir des réactions un peu connes. Pour ça, on peut compter sur Ty, une fois de plus, qui ne comprend pas comment Isaac peut être devenu si méchant et qui veut le voir. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Talla se fasse tirer dessus à cause de lui. Cela l’isole elle, Claire et Ed du reste de l’équipage car elle a besoin d’assistance médicale au plus vite.

Très rapidement, Talla est remise sur pied et elle reçoit la visite d’Isaac qui est là pour l’escorter dans une salle de réunion où elle et les autres recevront leurs instructions. Bon, ce n’est pas très surprenant : les robots veulent détruire les vies biologiques pour étendre leur domination. Claire tente bien de ramener Isaac à la raison, mais ce n’est pas gagné du tout. Quoique ?

Bien sûr, on apprend qu’Isaac a été créé après l’extermination des êtres biologiques de Kaylon, il n’est donc pas si inhumain que ça : lui n’a aucun souvenir des malheurs de son espèce et il n’est pas d’accord avec tout ce que fait son supérieur. Le Primary, le chef des Kaylon, lui demande alors de changer de prénom pour réduire sa sympathie envers les humains lorsqu’il essaye de sauver la vie de l’un d’entre eux.

Oui, parce qu’un humain est tué par le Primary en représailles à une tentative d’Ed pour faire comprendre que la flotte Kaylon n’était pas si pacifique que ça. Le problème, c’est qu’il le fait en utilisant un code de l’Union dont Isaac a eu connaissance. Le vaisseau ami est donc aussitôt détruit, et un membre de l’équipage de l’Orville est tué, pour le principe et malgré les tentatives d’Isaac de le sauver. Bon, après, j’ai toujours du mal avec ce genre d’épisodes et de chantage : l’Orville aurait dû accepter le sacrifice et le suicide plutôt que d’aider les Kaylon à s’en approcher. La ruse, c’est bien, mais après l’échec, c’est bon quoi…

Non, après tout ça, Kelly n’a d’autres choix que d’envisager de son côté de faire une alliance avec… les Krill. Rien que ça. Ben oui : c’est la flotte la plus proche, et les Krill sont aussi menacés par les Kaylon puisqu’ils sont des êtres biologiques. La logique voudrait que l’équipage se sacrifie, mais ils s’y refusent et considèrent donc ce plan complétement perché. La logique voudrait aussi qu’Ed s’enfuit et retrouve sa pote Krill, mais ce n’est pas possible puisqu’il est le capitaine. Kelly décide donc d’y aller, avec Gordon en plus. Pour cela, elle demande l’aide de Yaphit qui fait ce qu’il peut et est l’un des rares à pouvoir échapper à la surveillance des robots.

Il récupère une arme qui permet à Gordon et Kelly de s’enfuir à bord d’un vaisseau aussitôt pris en filature par les Kaylon. Le voyage n’est de toute manière pas facile pour eux : sortir de l’Orville était déjà super risqué, mais il leur faut encore réussir à rejoindre l’espace spatial des Krill, ce qui n’est pas si facile.

Pourtant, ils arrivent assez vite à rejoindre les Krill malgré tout, et à communiquer le message qu’ils voulaient. Bien évidemment, les Krill ne les croient pas immédiatement, mais puisqu’un vaisseau Kaylon débarque peu de temps après eux pour les tuer, il n’a d’autres choix que de les croire.

Du côté des otages, Ty se propose pour une mission périlleuse : tout comme Yaphit, il est assis petit pour s’échapper par l’aération du vaisseau. Claire est en panique, évidemment, mais elle sait bien qu’elle n’a pas le choix d’accepter. En plus, ils sont de nouveau surveillés par des gardes plus nombreux, alors bon.

Malheureusement, ça ne se passe pas bien : Ty et Yaphit arrivent à envoyer un message pour prévenir la Terre, mais ils sont aussi surpris par des robots. Yaphit finit en très mauvais état et Ty est fait prisonnier, ce qui n’est pas bon signe du tout. Sans trop de surprise, cela permet de tester Isaac, qui doit tuer Ty, tout simplement. Le seul problème, c’est qu’il en est bien incapable. Voilà donc comment Isaac revient du bon côté de la force : plutôt que de tuer Ty, il décide de tuer le Primary, puis les autres gardes.

Il reprend ainsi le contrôle du vaisseau très rapidement, en expliquant à Ty comment libérer les autres prisonniers. Ben oui, reprendre le contrôle du vaisseau, c’est une chose, mais il désactive aussi tous les Kaylon à bord, y compris lui-même. C’est triste putain. Après Alara, nous perdons donc Isaac aussi, qui s’en va sur un mot d’excuse et avec l’amour de Ty.

Malgré tout ça, l’Orville arrive en orbite de la Terre avec pas mal de vaisseaux Kaylon, et ça part aussitôt en grosses batailles spatiales. Y a du budget dans cet épisode quand même… ça part dans tous les sens et la Terre est réellement en danger, malgré la flotte de l’Union. Il n’y a que des vaisseaux terriens, et ils ont du mal à stopper correctement les Kaylon. Franchement, les dommages dans la perte de l’U.S.S sont énormes, et ça fait beaucoup de personnages qu’on ne connaît pas qui y passent dans cet épisode.

Fort heureusement, les Krill finissent par débarquer, sous le commandement du capitaine Dalak. Les Krill prennent donc la décision d’aider l’Union et c’est quand même assez dingue du côté du fil rouge de la série d’en arriver à ce genre d’épisodes. Moi, c’est tout ce que j’attendais depuis le début. Chaque fois qu’on nous sortait un épisode « à la semaine », je me disais qu’il y avait le potentiel pour quelque chose comme ça. Et là, ça s’est fait tellement rapidement qu’ils prouvent que leur mythologie est super efficace.

C’est une guerre spatiale à laquelle on assiste, et ça fait bien longtemps que je n’avais pas vu quelque chose comme ça. Finalement, les Kaylon finissent par battre en retraite face à la puissance de l’Union et des Krill réunis. Ces derniers acceptent de renvoyer Kelly et Gordon à bord de l’Orville.

Finalement, Yaphit a survécu et c’est une bonne chose : il a la solution pour réactiver Isaac. Oh, évidemment, il n’était pas sûr de lui, mais on se doutait bien qu’on allait pas perdre encore un membre de l’équipe – même si la confiance ne pourra plus régner désormais. Le suspense dure malgré tout un certain temps avant qu’il ne s’éveille. L’Orville essaye alors de le sauver auprès de l’Union : ils acceptent de prendre la responsabilité d’Isaac quoiqu’il arrive, persuadés à présent qu’il est de leur côté. Il s’est retourné contre sa planète après tout.

Ed obtient l’accord de l’Amiral, et c’est drôlement réussi. Du côté d’Isaac, on le voit une dernière fois dans ce qui ressemble fort à une dépression. Claire arrive donc pour l’aider, à base de clichés et de sages mots, mais c’est beau de voir que malgré sa haine de sa trahison, elle est prête à le pardonner. Bon, il a sauvé la vie de Ty après tout… mais quand même, c’est gros de pardonner si vite.

Une chose est sûre, j’ai hâte de voir la suite (comment ça je n’ai pas arrêté de dire ça dans tout l’article ?).

Saison 2

HTGAWM – S05E15

Épisode 15 – Please Say No One Else is Dead – 16/20
Eh bien, voilà, la prise de tête s’arrête là pour cette année – ou plutôt, elle continue en attendant d’apprendre que la série est bien renouvelée pour une saison 6 (ce n’est pas possible autrement à ce stade-là). Les réponses pleuvent dans l’épisode, les questions aussi, et finalement, on se retrouve avec un épisode qui a du mal à obtenir tout l’impact qu’il devrait avoir tant ça part dans tous les sens. J’attendais mieux, mais ça reste bon comme fin de saison.

Saison 5


Spoilers

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I don’t want to hate anyone. I just want my life back.

Une heure d’épisode ? C’est une blague ? Nope, c’est bien la longueur de tous les liens que je trouve, parce que j’ai le droit aux pubs et, en plus, avec une qualité pas terrible. Ca promet ! Et je suis heureux de ne pas être américain quand je vois la dose de pub et l’absence de transition entre ça et l’épisode.

Allez, l’épisode reprend par un flashback nous permettant de découvrir la rencontre entre Nate Sr et le frère de Laurel, et bien évidemment ça se passe moyennement bien : Nate Sr refuse l’aide de ce nouvel avocat.

Dans le présent, Annalise s’énerve après Laurel, parce qu’elle la tient responsable de tout ce qui arrive. Faut dire que ça commence à faire beaucoup après la mort de Wes tout ça, surtout qu’on en est toujours qu’à la première année après le meurtre de Sam, donc forcément, ça craint. Laurel passe en tout cas une bien mauvaise journée, entre ça et la mort de sa mère.

Elle décide donc de préparer des documents pour laisser la garde de Christopher à Coliver au cas où quelque chose tournerait mal pour elle. Son argumentaire est plutôt logique : ils ont l’amour, qui est justement ce qui a manqué à Laurel dans son enfance.

Pendant ce temps, Telesco recontacte Gabriel qui refuse de bosser avec elle. Elle n’est pas du genre à se contenter d’un non, cependant, et elle insiste donc autant que possible en menaçant de mettre en prison la mère de Gabriel s’il ne l’aide pas à arrêter Annalise. C’est mal barré pour cette dernière face à un tel argument.

Gabriel décide donc de faire appel à Michaela, qui était en pleine conversation avec Asher. Bon, ce duo me perd de plus en plus, ils se font une confiance aveugle malgré tout, et Michaela continue d’y privilégier Gabriel, ce qui est certes une bonne chose, mais qui manque parfois de crédibilité. Michaela apprend rapidement que Laurel a envisagé un deal avec Telesco pour l’immunité, et ça part en vrille bien rapidement : elle confronte Laurel devant les autres colocataires. Malgré de bons arguments, Laurel peine à les convaincre qu’elle n’a pas l’intention de tous les trahir. Pour ce faire, elle décide même de brûler la putain de couverture avec le sang de Miller. Il était temps de la détruire !

Finalement, Asher propose d’apporter les cheveux de la mère de Laurel au FBI pour faire en sorte que Telesco soit virée et arrête de faire pression sur Gabriel et sa mère. C’est perché et Laurel n’approuve pas du tout, parce qu’elle voit les cheveux de sa mère comme un avertissement qu’il faut faire profil bas ; certainement pas comme une preuve qu’il faut passer à l’attaque.

Annalise, elle, recontacte la Gouverneur pour lui dire qu’elle a conscience que les papiers fournis lors de leur dernière entrevue sont faux. Bon, elle me soule cette Gouverneur. D’où sort-elle, concrètement ? Elle a couché avec le frère de Laurel, c’est ça ?

Pendant ce temps, évidemment, elle fait arrêter Emmett, devant une Tegan qui apprend qu’une fois de plus les Castillo sont responsables de tout ce qui arrive. Elle se retire aussitôt de l’affaire, sentant que le vent pourrait tourner pour elle. Bien sûr, Annalise devient aussitôt l’avocate d’Emmett. Elle lui explique tout concernant Xavier, le frère de Laurel. Elle en parle aussi aux autorités, mais ils ont du mal à la croire, parce qu’ils ont l’enregistrement audio de Tegan et Annalise avouant qu’il est coupable. C’est gênant, mais pas vraiment une preuve franchement.

Finalement, Tegan prend le risque de se rendre à son tour au FBI pour innocenter Emmett comme elle peut, lui révélant au passage qu’elle est Jane Doe. Franchement, ils finissent par me perdre à partir dans tous les sens comme ça, c’est terrifiant. Emmett est finalement libéré et tous les deux se rendent à la firme pour célébrer cette libération, ce qui sentait mauvais dès le départ.

De son côté, Nate s’énerve de voir qu’il s’est trompé sur toute la ligne. Miller était un innocent, le pauvre ; et il a bien sûr eu droit de rencontrer aussi le frère de Laurel il y a bien longtemps, avant de devenir DA. Pas si innocent ? Bonnie passe l’épisode à se poser la question en tout cas, en se remémorant les bons souvenirs avec lui, quand elle lui racontait son horrible quête de bébé perdu et qu’il hésitait à devenir DA, sentant bien que ça risquait de mal tourner pour lui et son portable à clapet d’une autre époque.

Bonnie a tout de même réussi à le convaincre de poursuivre sa carrière en tant que DA, et c’était une bien mauvaise idée parce que ça l’a poussé à recontacter le frère de Laurel. C’est à cause de celui-ci que Miller a voulu précipiter le transfert de Nate Sr, parce qu’il ne voulait justement pas que Nate Sr se fasse tuer, même si ça aurait sécurisé sa position de DA pour de bon, grâce à l’argent des Castillo… Franchement, ces flashbacks étaient assez inutiles et ont plombé la fin de saison, parce que j’ai trouvé ça bien peu clair quand quelques lignes de dialogues finissaient par tout éclairer.

Cela dit, en menant son enquête, Nate s’énerve une fois de plus, cette fois contre le directeur de la prison et… il se fait donc arrêter. Il contacte Bonnie comme avocate, et celle-ci continue d’avoir un milliard de doutes concernant Miller. Moi, perso, c’est Nate qui commence à me souler sérieusement, mais l’ensemble de cette intrigue part en vrille : c’est au tour de Frank de faire de la merde ensuite en s’en prenant à la gardienne de prison de Nate, qui finit par avouer qu’elle a été achetée par Xavier Castillo.

Une fois au courant de tout ça, Annalise décide de confronter directement ce dernier, avec l’aide et en présence de Laurel. On avance enfin grâce à tout ça et c’est plutôt pas mal : Laurel n’hésite pas à parler de la mort de leur mère, par exemple, et il n’a pas l’air très au courant le Xavier. La confrontation ne mène nulle part quand c’est Laurel qui la gère, mais dès qu’Annalise reprend la parole, on avance de nouveau : elle a tout compris des actions de Xavier pour faire de Miller le DA.

C’est à cause de Xavier si Nate Sr est mort, puisqu’il a payé les gardiens de prison, et Miller était un pauvre innocent qui avait voulu protéger Nate Sr. Tu parles d’une protection – il est bien indirectement responsable de ce meurtre, et Xavier lui a fait comprendre que vouloir le transférer dans son dos n’avait pas était une bonne idée. Et après la confrontation avec Annalise et Laurel (qui du coup découvre au passage l’innocence de Miller), que fait Xavier ? Il appelle la Gouverneur évidemment, pour lui dire de passer au plan B. Pff, cette prise de tête – c’était à me faire croire que ma blague, plus haut, était véridique.

En parallèle, Michaela veut aider Gabriel quand il la recontacte. Même si Laurel n’est pas d’accord, tout ça finit par convaincre Asher qu’il faut passer à l’action et apporter au FBI le « cadeau » reçu par Laurel en fin d’épisode précédent. Bon, oui, j’avoue que le passage d’un sujet à l’autre m’a laissé un peu sur les fesses moi aussi, on a connu plus fluide.

En plus, Asher se rend directement au FBI et fait du vieux suspense sur le colis, avant d’accuser directement Xavier du meurtre. Grâce à ça, Telesco est virée du FBI et Michaela est toute heureuse de se rendre auprès de Gabriel pour lui raconter tout ça. Heureux de savoir sa mère hors de problème, Gabriel embrasse aussitôt Michaela, loin de se douter que Telesco n’a pas dit son dernier mot : elle appelle la mère Maddox, évidemment, tout en faisant ses cartons.

L’absence de tous les autres étudiants permet à Coliver de jouer les baby-sitters de Christopher, et c’est plutôt mignon, même si je le sens mal. Finalement, tout ce qu’ils font, c’est découvrir l’identité du père de Michaela parce qu’ils lisent ses mails. Nous n’en saurons pas beaucoup plus, si ce n’est qu’Annalise est au courant ?? Est-ce qu’on va enfin se débarrasser des Castillo pour passer à la famille de Michaela et ses multiples secrets ? Pas si sûr. Et puis, ça commence à faire beaucoup du côté des familles de ces étudiants !

Bien sûr, la Gouverneur fait une petite allocution télévisée pour dire qu’elle n’est pas responsable de la mort de Nate Sr. Au même moment, Bonnie apprend de la gardienne de prison que Miller était bien coupable – parce que Frank et Annalise ont fait en sorte que Bonnie n’apprenne jamais la vérité. Elle ne peut savoir qu’elle a tué un innocent, alors c’est plus facile de faire croire que Miller était coupable. Sympa.

La Gouverneur ? Elle accuse Emmett à la télévision des meurtres de Nate Sr et Miller. Tegan appelle aussitôt Annalise qui est dans la rue avec Laurel pour lui annoncer ce qui est en train de se passer – loin de se douter qu’à l’étage, Emmett nous fait une petite crise cardiaque (empoisonné par le Gouverneur ?). Pour ne rien arranger, Laurel se fait soudainement enlever sous le nez d’Annalise (de toute manière, je ne le sentais pas à partir du moment où elles étaient dans la rue). Pire encore : Frank découvre que Christopher aussi a été enlevé, sous les nez de Coliver et Asher, persuadés qu’il allait bien grâce à une vidéo passant en boucle et le montrant en train de dormir dans sa chambre. Oh, la prise de tête ! Voilà un cliffhanger beaucoup plus efficace que l’an dernier – et ils ont intérêt à être renouvelé maintenant…

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EN BREF – La saison 4 semblait boucler beaucoup plus que ça les intrigues de la série, et finalement, il n’aura pas fallu longtemps pour que les scénaristes repartent dans tous les sens. Ainsi donc, nous n’en avons pas fini avec la famille de Laurel, et il va maintenant falloir se taper celle de Michaela ! Je trouve que plus on avance, moins ça donne envie de tout comprendre, parce qu’à chaque fois, on en revient à l’intrigue du passé familial complexe. Un peu comme avec Scandal, c’est donc la même formule qui est exploitée re-exploitée, alors que ça pourrait être intéressant de changer de temps en temps… mais bon, j’en demande peut-être trop.

En attendant, la saison 5 aura fait avancer les personnages (le mariage !) et leurs relations (Bonnie/Nate qui finissent meilleurs potes ??), donc tout n’est pas perdu. Les scénaristes ont prouvé qu’ils maîtrisaient bien tous les rebondissements de leur intrigue, avec de quoi nous prendre la tête un milliard de fois, encore et encore. Difficile d’en demander plus, je crois, le travail de divertissement est (bien) fait cette année encore !

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Saison 5

 

The Gifted – S02E14-16

Épisode  14 – calaMity – 16/20
Je peux m’estimer heureux, je pense, de ne pas avoir été spoilé, car cet épisode contenait pas mal de surprises l’air de rien. On sent qu’on approche à vitesse grand V de la fin de saison et les enjeux dramatiques prennent un nouveau tournant. Ils osent beaucoup plus que je ne l’imaginais dans cet épisode, et c’était réussi grâce à ça !

> Saison 2


Spoilers

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I didn’t have a choice

Est-ce que la saison s’est terminée sans moi ? Oui ! Il faut donc que je rattrape ça, et c’est sans complexe que je le fais. La série reprend dans cet épisode avec un flashback d’il y a quatre ans, pour nous montrer une fois de plus le passé de Reeva. Cette fois, c’est pour la voir convaincre un journaliste radio anti-mutant de bosser pour elle, malgré ses pouvoirs.

Et dans le présent, on les retrouve tous les deux à Washington où elle lui donne un nouveau job, pour les Purifieurs. Afin de faire en sorte que tout se déroule comme prévu, le journaliste se voit forcé de convaincre Turner d’agir. Autant dire que j’ai décroché face à tout ça, parce que j’ai connu plus passionnant que cet imbécile se laissant manipuler une fois de plus et armant tout un tas d’extrémistes pour attaquer, une fois encore des mutants.

En parallèle, Lauren vit mal la suppression de ses pouvoirs. Elle est en manque, clairement, et on dirait moi avec mes 40°C de fièvre l’autre nuit. Bon, juste moi quand je suis malade comme je me mets pas à murmurer en allemand comme elle. Caitlin découvre tout ce que son mari lui cachait depuis quelques temps et elle ne l’apprécie pas trop. En plus, quand elle se réveille, Lauren avoue à sa mère qu’elle aimait bien son pouvoir, surtout qu’elle voyait que ça lui plaisait aussi.

C’est vachement rassurant tout ça, et Caitlin n’est pas au bout de ses surprises, puisque c’est seulement après tout ça que Reed lui avoue à son tour avoir vu ses pouvoirs se manifester de nouveau. Malgré tout ça, Lauren finit par prendre la décision de ne pas se priver de ses pouvoirs : elle veut résister d’elle-même à l’appel qu’elle ressent pour rejoindre le côté du mal, parce qu’elle sait qu’elle a besoin de ses pouvoirs.

Marco, lui, se remet doucement mais sûrement de sa blessure par balle de l’épisode précédent. De son côté, Clarice est toujours aussi insupportable : elle essaye de convaincre Erg d’ouvrir ses portes à d’autres mutants. Je ne la comprends pas : l’intérêt n’est-il pas de vivre caché ? S’ils acceptent tout le monde, la cachette a toutes les chances d’être compromise. Bon, de toute manière, je n’aime pas cette intrigue.

En plus, les scénaristes continuent de la rapprocher peu à peu d’Erg de manière vraiment pas subtile, la faisant le surprendre à moitié à poil par exemple. Bon, finalement, tout ça est interrompu par l’intervention de Jace et des Purifieurs : ils envahissent le repaire, que Clarice considère apparemment comme sa maison, pour la première fois depuis longtemps. Ben voyons.

Quand elle découvre l’attaque des Purifieurs, elle est terrifiée par le fait que la situation est trop risquée pour les innocents qui vivent dans le repaire avec elle. Elle appelle donc Marcos au QG et ensemble, ils mettent au point un plan pour sauver tout le monde, avec John (vexé d’être mis de côté) et avec les Strucker, évidemment. Ceux-ci se rendent aussi vite qu’ils peuvent vers une ruelle où Clarice évacue tout le monde au fur et à mesure.

Au passage, elle se rend compte qu’elle a été conne et s’excuse auprès de John parce qu’elle avait tort, mais c’est un peu tard. Sa lucidité lui vient en effet uniquement quand elle comprend que Jace est en train de gagner : il feint le repli pour mieux prendre par surprise tous les mutants, qui sont prêts à se laisser cueillir. C’est comme cela que pas mal d’entre eux se font tuer. Erg lui-même se fait tirer dessus, mais Clarice parvient à l’évacuer de justesse.

On ne peut pas en dire autant pour elle : elle se fait tirer dessus au moment où elle s’apprêtait à prendre la fuite et rejoindre John. Je l’ai vu venir à des kilomètres au cours de l’épisode, mais ça craint quand même de voir qu’ils n’hésitent pas à la sacrifier – bon, rien ne nous dit qu’elle va mourir pour autant, puisqu’on ne la voit pas expirer à l’écran. Pff, c’était bien la peine que John reste en arrière n’empêche.

Sinon, il faut noter aussi que Caitlin est très en forme dans cet épisode : coincée par la police dans une voiture pleine de mutants impuissants, dont sa fille, elle n’hésite pas à sortir un flingue et tirer dans le tas pour prendre la fuite. Rien que ça !

Au Cercle, les triplées se sentent bien bêtes de ne pas avoir réussi à rallier Lauren à leur cause, mais la situation est plus grave encore puisque Max a disparu. La situation commence à être tendue pour Lorna, qui prend malgré tout le risque de contacter Marcos avec son portable… sauf qu’il n’y a plus de réseau, et plus d’ascenseur pour quitter le Cercle non plus. Suite à la disparition de Max, Reeva renforce en effet la sécurité, ce qui donne même quelque chose à faire à Sage.

Pour ne rien arranger au stress de Lorna, le corps de Max est rapidement retrouvé, mais les triplées ne savent pas comment analyser la situation, parce que personne n’a rien vu. En revanche, les triplées ont bien vu qu’elles pouvaient compter sur l’informatique pour résoudre la situation. Grâce à ça, elles se rendent compte que Sage a mené son enquête sur Max, et elle est ainsi considérée comme responsable de trahison envers le Cercle. Oups.

Comme les triplées ne peuvent pas lire son esprit, Sage se fait tuer par Reeva qui n’a plus confiance à elle. Euh ? OK. Deux saisons pour ça, c’est pire encore que la mort de Dreamer en saison 1 franchement. Et cette pauvre Lorna est laissée à sa culpabilité quand Andy lui annonce, sans cœur, la mort de Sage, qu’il semble comprendre sans problème.


Épisode 15 – Monsters – 17/20
Les conséquences de l’épisode précédent sont vraiment bien traitées dans cet épisode qui conduit vraiment à la résolution des différentes intrigues commencées cette saison. Tout se fait de manière fluide et c’est chouette à suivre, même si on sent bien que certaines décisions sont précipitées pour le principe de pouvoir dire que c’est réglé.

 

> Saison 2


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If you’re a monster, son, so am I.

J’enchaîne les épisodes et la série n’hésite pas à tout de suite jouer la corde sensible en nous enchaînant Clarice qui se fait tirer dessus par un flashback où elle est au lit avec John. Pff. C’est de l’écriture assez classique pour nous faire regretter un couple, mais le problème, c’est qu’ils ont rendu ce couple tellement insupportable avant que je n’arrive pas à être aussi triste que je ne le devrais. En plus, un flashback d’il y a deux mois, était-ce bien utile ?

Dans le présent, l’action n’est pas terminée : Caitlin et Lauren sont forcées de se séparer du groupe de mutants qu’elles secouraient, parce que les flics sont toujours à leur trousse. Elles se font tirer dessus et Caitlin s’avère un véritable cerveau de la fuite. Par exemple, elle fait en sorte que les plus faibles ralentissent les flics : ils n’ont pas l’habitude de s’enfuir, alors ce sont des proies faciles pour la police qui s’occupent d’eux à la place.

Lauren n’a toujours pas de pouvoir, et il faut alors se contenter de la détermination de Caitlin pour les sauver. Celle-ci n’hésite pas une seule seconde à envisager de se sacrifier pour sa fille, mais lorsque celle-ci apprend que sa mère veut l’abandonner et possiblement se suicider au passage, elle récupère ses pouvoirs. Joli calcul de la part de Caitlin tout ça.

Dans la ruelle, John est énervé comme tout de la mort probable de Clarice. Il décide donc de s’en prendre physiquement à Erg, parce que c’est rigolo. Le combat est finalement arrêté par la petite fille que Clarice a sauvé in extremis. Forcément, il se retrouve ensuite à s’en prendre à un mur, parce qu’il la sent encore, partout, même si elle est morte. C’est plutôt sympa comme intrigue, mais pas autant que celle qui attend Reed…

Après avoir tué tout le monde, les Purifieurs sont plutôt contents d’eux, mais Jace commence à culpabiliser sérieusement d’avoir tué des mutants qui s’occupaient apparemment d’enfants, parce qu’il a trouvé une peluche. Il laisse donc ses collègues chercher d’autres mutants dans les rues et pour une fois, l’un des purifieurs se retrouve à patrouiller seul, à cause de Jace l’ayant abandonné.

Il se retrouve surtout nez à nez avec Reed qui perd le contrôle de ses pouvoirs et… le tue. Ouep, Reed devient un meurtrier de Purifieur, comme si de rien n’était. Il récupère ensuite John (toujours réticent à quitter la ruelle) et Marcos et les ramène chez lui. Là-bas, John peut se morfondre en paix, Marcos sentir que Reed est en train de dérailler et Reed apprendre que sa femme et sa fille sont possiblement encerclées par les flics.

Sans trop de surprise, Reed et Marcos partent aussitôt à la rescousse. C’est aussi rapide qu’efficace : avec ses pouvoirs, Reed parvient à infiltrer le bâtiment qui est censé être encerclé par les forces de l’ordre, et le sauvetage se fait bien rapidement. Les filles sont donc secourues pour mieux apprendre la mort de Clarice. Sympa.

Du côté du Cercle, l’action continue également : c’est le lendemain que le plan aura lieu. Lorna contacte donc Marcos qui, heureusement, est avec Reed. Celui-ci lui demande de faire ce qu’il faut pour tirer Andy de ce pétrin, mais ce n’est pas gagné vu comment il est sans cœur. En plus, quand elle essaye de le faire changer d’avis, il la remercie de lui avoir appris à être sans cœur.

Après ça, la mission peut reprendre pour le Cercle et Lorna prend bien des risques à questionner Esme sur sa conviction et son rôle dans la révolte programmée par Reeva. C’est plutôt sympa dans l’ensemble, et on comprend que l’attaque des Morlocks était un bon moyen pour Reeva de pouvoir accéder aux tunnels pour son plan.

Lorna prend donc la décision de se barrer pendant la nuit, parce que tout ça, c’est trop, même pour elle. Elle regrette toutefois de devoir abandonner Andy au passage, et elle finit par tout lui avouer, par culpabilité de l’abandonner. Celui-ci doit donc prendre une grosse décision, et pour ça, il demande à parler à son père. Cela tombe bien, parce que celui-ci est libre justement : il vient tout juste de sauver sa femme et sa fille.

Peut-il en faire autant de son fils ? Ce n’est pas gagné ! En effet, il n’ose pas revenir car il se sent monstrueux après avoir attaqué Lauren et après avoir vu les yeux de son père, terrifié par son fils. Celui-ci décide donc d’avouer le meurtre dont il s’est rendu coupable en début d’épisode, histoire de le convaincre qu’ils sont aussi monstrueux l’un que l’autre.

Cela nous conduit vers les dernières scènes de l’épisode où Caitlin et Reed font ce qu’ils peuvent pour attendre aussi patiemment que possible de connaître la décision de leur fils. John, lui, est en pleine dépression d’avoir perdu une autre petite-amie, et il s’en confie à Marcos, aussi motivant que possible.

Enfin, Jace se rend auprès de Benedict Ryan, le journaliste radio anti-mutant, pour l’accuser de lui avoir donné de mauvaises informations. Il lui avait promis un camp terroriste, pas un camp de réfugiés. Il envisage de démissionner, mais ce n’est pas possible quand il apprend la mort de son co-équipier. Forcément.

La toute fin d’épisode nous réunit finalement les Struckers et le couple Lorna/Marcos, parce que Lorna et Andy n’ont eu aucun problème à quitter le Cercle apparemment. C’est un peu gros. De son côté, John est en plein deuil, mais il entend la voix de Clarice lui parler… avant de retrouver l’ensemble de ses alliés. Voilà qui fait un bon cliffhanger… alors que Reeva apprend le départ catastrophique de ses deux poulains : elle comptait sur Lorna et Andy pour être les faces de son mouvement, car ils représentaient deux puissantes familles mutantes.

Qu’à cela ne tienne : maintenant qu’ils l’ont trahis, ils peuvent toujours être tués.


Épisode 16 – oMens – 18/20
Voilà une bonne fin de saison qui, même si elle ouvre un univers de possibilités pour la saison 3, prend le temps de conclure les intrigues entamées. C’est presque trop hâtif de ce point de vue-là, je suis curieux de voir comment ils rebondiront face à tout ça en cas de renouvellement. J’espère que la série le sera, parce qu’elle est sympa et qu’elle a encore des choses à dire, c’est évident.

> Saison 2


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– You can’t build a nation on the murder of innocent people.
– Read your history books. That is the only way that you can build a nation.

Et voilà, c’est donc parti pour la fin de saison qui reprend cinq ans plus tôt. Pour une fois, il est question de l’attentat dont on a tant entendu parler depuis deux ans. Les Strucker découvrent l’attaque et partagent un bon moment en famille… loin de se douter qu’ils deviendront part intégrante de tout le chaos qu’ils observent à la télévision. Et c’est suite à ça que Reed envisage de travailler pour le Service Sentinel. Une fois de plus, ce n’était pas un flashback utile, mais en plus, les scénaristes ont décidé de le filer durant tout l’épisode.

Ainsi, on voit ensuite Reed recevoir un appel de Lauren la nuit où ses pouvoirs se sont révélés. Plutôt que de lui dire la vérité, elle parle simplement d’une attaque de mutants, ce qui n’est jamais bon signe. Reed se précipite donc pour aider sa fille et il lui explique qu’il n’y a pas besoin de s’inquiéter des mutants : il se charge personnellement de leurs cas désormais. Et il est tellement convaincu que Lauren n’arrive pas à lui dire la vérité. Une dernière scène voit Reed et Caitlin parler de tout ça, mais ce n’est pas extrêmement passionnant quand même.

Maintenant qu’elle est de retour au QG, Lorna raconte tout le plan de Reeva et envisage de demander aux enfants Strucker de détruire un immeuble pour stopper le Cercle. Les ados sont évidemment d’accord pour le faire, mais ça ne peut pas être trop précipité. Il faut d’abord présenter la situation et régler ce qui est en cours : Andy vient tout juste de revenir, par exemple, donc il faut qu’on le voit s’inquiéter pour son père. Et il a raison, parce qu’il a du mal à contrôler son pouvoir le vieux.

De son côté, Reeva refuse d’abandonner son plan et elle fait des pieds et des mains pour s’assurer qu’il puisse continuer comme si de rien n’était. Elle réveille donc Mr Ryan de manière à ce qu’il appelle de nouveau les Purifieurs et les envoie contre le QG, dont elle connaît l’adresse apparemment. Les mutants voient donc les Purifieurs s’amasser dans la rue devant leur hôtel, et ce n’est pas une bonne chose. Evidemment, il s’agit d’une diversion qui fonctionne : pendant que Reed et Caitlin partent chercher des flingues, les sœurs Frost s’infiltrent dans l’immeuble grâce au mutant invisible. Et elles s’attaquent immédiatement aux ados Strucker.

Avec leurs pouvoirs, les Frost n’ont aucun mal à les récupérer et leur faire faire tout ce qu’elles veulent. Bien sûr, les parents Strucker ne tardent pas à découvrir la disparition de leurs enfants. Flippés, ils font appel à John qui a bien du mal à traquer tout le monde, préférant sentir Clarice partout. Finalement, il se sacrifie pour que tout le monde puisse s’enfuir et partir à la rescousse des ados Strucker. C’est plutôt sympa.

La scène d’action voit John se battre contre les Purifieurs et se prendre pas mal de balles pour s’assurer que tous les autres puissent bel et bien se barrer, et franchement c’était marrant à voir, parce qu’il s’est fait un masque de peinture tout pourri. Bien sûr, il finit par s’enfuir lui aussi… et il obtient alors l’aide d’Erg. Ouep, Erg sort de nulle part à nouveau, et il propose son aide à son ennemi, à qui il propose simplement d’être frappé pour que son pouvoir soit activé.

Très vite, cela mène à Jace qui se retrouve complétement en position de faiblesse face à John, lui-même confronté à un choix. Doit-il tuer ou non Jace ? La réposne est évidente, c’est une série : bien sûr qu’il va nous le garder en vie, ça se saurait si c’était un méchant. Même la mort de Clarice ne peut pas changer ça.

Pendant ce temps, les triplées font ce qu’elles peuvent pour forcer les Strucker à coopérer et utiliser leur pouvoir. Le but est de les faire détruire un immeuble contre leur gré. Cela n’est pas évident et Esme culpabilise assez clairement de s’en prendre à des ados comme ça. Les Strucker détruisent donc l’immeuble avant d’être retrouvés par le reste du QG.

Bien sûr, les triplées essayent de retourner les Strucker contre leurs parents, Marcos et Lorna, mais cette dernière est plus maligne que ça : elle s’adresse directement à Esme. La munition est toute trouvée : elle sait que les triplées étaient torturées et forcées d’utiliser leurs pouvoirs quand elles étaient plus jeunes. Or, c’est précisément ce qu’elles font aux Strucker.

Esme accepte donc de relâcher la pression qu’elle maintenant sur eux et voit ses sœurs être mises K.O bien rapidement par Marcos. Pas de temps à perdre pour le QG : ils abandonnent les triplées (oui, même Esme) pour vite aller empêcher la mise en place de la partie deux du plan. L’action part rapidement dans tous les sens et on voit Caitlin réussir à tuer le mutant invisible par exemple.

Ensuite ? Eh bien, Reed prend la décision de se sacrifier pour sauver sa famille, évidemment. C’est gros – et presque trop gros même : il sait qu’il est en train de perdre le contrôle de son pouvoir et qu’il est voué à mourir de toute manière. Il veut juste que son sacrifice soit utile. Cela commence à faire beaucoup de sacrifices pour la soirée cependant.

Quoiqu’il en soit, il se retrouve à faire face à Reeva et à tenter de lui faire conscience du mal qu’elle provoque. Le dialogue est de courte durée avant qu’elle ne tente de tuer Reed, lui faisant perdre le contrôle de ses pouvoirs, quelques étages au-dessus d’une féroce bataille entre Cercle et QG. Reeva est surprise de voir qu’elle ne parvient pas à tuer Reed… mais celui-ci explose et l’emporte au passage.

La fin d’épisode voit les Strucker découvrir la mort de Reed et « l’enterrer » en haut de leur immeuble, John être avec Erg, Lorna et Marcos être heureux avec Dawn, Esme forcer Ryan à parler de ses crimes en tant que Purifieur et Jace être en vie à l’hôpital. Tss.

La toute fin ? Eh bien, contrairement à l’an dernier, il est l’heure d’unifier les mutants tous ensemble : Erg, Esme, le QG… tout le monde est réuni pour voir débarquer Clarice, qui veut leur montrer quelque chose, qui ressemble fort à un monde chaotique, à travers un portail. Clarice en vie ? Je n’y crois pas vraiment : je pense plutôt que c’est une Clarice du futur ou quelque chose comme ça. On verra bien, si saison 3 il y a.

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EN BREF – Cette saison 2 était plutôt sympathique et dans la lignée de la première. J’ai eu du mal avec une partie de cette deuxième année qui a séparé les groupes, mais dans l’ensemble, les épisodes ont su continuer d’être plein d’actions. Certains détours n’étaient pas forcément utiles – l’intrigue de Clarice, pff – mais l’ensemble était assez solide. En fait, je n’ai pas grand-chose à dire pour conclure sur cette saison : elle était à la hauteur de la première sans être beaucoup mieux. Ni mieux, ni moins bien, c’est une saison qui a réussi à me captiver un mois de plus que l’an dernier.

Le cliffhanger ? Il me vend un peu moins de rêve qu’en saison 1, mais ce n’est peut-être pas plus mal. Toutes les intrigues en cours sont à peu près terminées et on en rouvre une pour le principe d’avoir une fin ouverte. On verra bien quelle décision prend la FOX concernant la série… mais les audiences étant plutôt catastrophiques, il n’y a que peu de doutes, ça sent l’annulation.

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> Saison 2

The Haunting of Hill House – S01E08-10

Épisode 8 – Witness Marks – 18/20
Ah voilà, je retrouve la série qui m’a passionné il y a quelques semaines avec cet épisode. Les réponses continuent de tomber au goutte à goutte, mais cette fois, il n’est plus question de perdre du temps : la fin de saison approche et les personnages sont tous plus passionnants les uns que les autres grâce à un paquet de névroses pas facile à bien cerner. Bref, un très bon épisode, quoi.

Saison 1


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Just take the fucking candy and go.

La série reprend pour cet épisode par un flashback de Steve et Leigh chez le médecin, cherchant un moyen de concevoir un bébé. Le problème, c’est que Leigh est bien plus motivée que Steve apparemment, et qu’ils ont un sacré nombre de problèmes de couple. Steve est plus fasciné par une forme de femme l’observant à travers une vitre floue que par les nombreux tests à passer. Et puis, il avoue avoir éjaculé sans sa femme, aussi. C’est mal barré pour le couple.

Shirley appelle sa banque pour bloquer sa carte de crédit, mais Theo s’inquiète surtout que Luke puisse envisager le suicide, et elle sait de quoi elle parle puisque c’est son métier. Bon, elle en veut aussi à son père de ne pas parler de ce qu’ils ont vu. Bien.

Hugh et Steve se trouvent ensuite coincés dans la même voiture à chercher une trace de Luke en ville, dans les squats réputés pour leur accès facile à la drogue. Cela les force à se parler, et Hugh insiste pour parler du mariage battant de l’aile de son fils. Angoisse. Il lui explique que lui aussi a eu ses doutes quand Steve était encore enfant et Shirley n’était pas encore née. C’est un moment père/fils intéressant, mais je dois reconnaître que ce n’est pas pour ce genre de scène que je suis devant la série.

Steve finit par reprocher à son père de l’avoir abandonné quand il était enfant, et c’est plutôt pas mal ça pour le coup : il y a des histoires de famille qui continuent d’avoir besoin d’être explorées dans tout ça. On apprend en tout cas que la mère a fini rouée de coups avant de passer par-dessus la balustrade de la maison. Hmm.

De son côté, Shirley regarde son mari partir faire la tournée d’Halloween avec leurs enfants, et elle est sacrément douée pour ignorer celui-ci qui tente de lui dire avec insistance qu’il l’aime. Je l’aime beaucoup, mais la pauvre va encore avoir une sacrée soirée pour elle. En effet, elle nettoie les dégâts de la maquette et entend sonner à la porte, puis elle entend frapper.

Le problème, c’est qu’il n’y a personne derrière la porte quand elle y laisse des bonbons, et qu’assez vite, le tout prend des allures sacrément angoissantes. C’est insidieux : des coups frappés à la porte, puis à la fenêtre, juste ce qu’il faut pour virer dingue quand elle ne voit personne. Oh, bien sûr, elle finit par tomber sur Theo qui voulait juste venir s’excuser.

Les deux femmes en viennent rapidement aux mains et, alors que Shirley voulait virer sa sœur de la barraque, elles sont interrompues à nouveau par de nombreux coups, malgré l’absence de qui que ce soit. Loin d’être leur seul souci, cette drôle de malédiction s’accompagne d’une bien mauvaise nouvelle : Luke utilise la carte bleue de sa sœur dans une station-service en direction de… la maison. Evidemment.

Hugh demande à sa fille de ne pas s’y rendre, mais il souhaite s’y rendre avec Steve, toujours aussi sceptique sur la malédiction. Pour lui, ils ont tous une même maladie mentale et c’est pour cela qu’il a eu une vasectomie. Ah oui, ils pouvaient essayer un bon moment d’avoir des enfants après ça… Quel connard ! On a beau essayé de nous le faire passer pour un gentil ayant pris des décisions difficiles, il a surtout passé sa vie à mentir à Leigh, quoi.

Bon, dans tout ça, ils arrivent rapidement à la station-service où Hugh apprend que son autre fils a en fait l’intention de brûler la maison. Et cette fois, il est carrément flippé, bien plus que lorsqu’il pensait que son fils allait juste se suicider. C’est super rassurant, tout ça. Hugh commence alors à expliquer à son fils tout un tas de choses qui ressemblent fort à des réponses… mais avant ça, il faut en revenir aux flashbacks.

En flashback, on reprend sur les nombreux travaux de la maison et sur Steve trouvant sa mère qui parle seule dans la chambre des jumeaux. C’est mauvais signe tout ça. Il décide malgré tout d’aller jouer eux jeux vidéos, parce qu’il reste un gamin après tout, le tout en passant devant un homme réparant une horloge. Il finit par trouver une commode qu’il veut redécorer pour sa mère, et il en parle à Mrs Dudley qui le garde.

Elle lui parle donc de la propriétaire de la commode, Poppy Hill, une jeune femme charmante mais cliniquement folle. Du coup, le laisser redécorer tout ça tout seul ne paraît pas être la meilleure des idées dans la barraque, mais bon. Il le fait et une fois qu’il l’offre à sa mère, celle-ci pète un câble alors qu’elle se disait ravi, préférant exploser le miroir de la commode à la main que d’en profiter comme n’importe qui.

Bien sûr, Steven adulte, dans le présent, prétend qu’il s’agit là d’une crise de folie de sa mère… mais Hugh lui apprend alors qu’il n’y a jamais eu personne pour réparer l’horloge, pas plus qu’il n’avait construit une cabane dans le jardin pour Luke… Nope, Steven a halluciné tout ça et il faut qu’il en prenne conscience, car la maison est dangereuse pour lui, comme pour tous les autres.

Oui, et évidemment, comme Steven le souligne, Theo et Shirley ne restent pas en place non plus. À la place, elles se rendent vers la maison tout en discutant de ce que Theo a vu, et surtout de ce qu’elle a ressenti. Elles sont interrompues toutefois par le fantôme de Nell qui m’a bien fait sursauter en surgissant de nulle part pour hurler entre elles deux.

On frôle l’accident pour les deux sœurs, mais ça permet à Theo de craquer totalement et de révéler à quel point elle est bonne actrice. Ainsi donc, quand elle a touché Nell, elle n’a plus rien ressenti d’autre que du vide, le néant, et ça pour tout l’épisode qui a suivi. Effectivement, elle a couché avec sa nana du moment et passé le reste du temps à boire, alors ça se tient qu’elle dise ne plus rien sentir.

Et une fois dans le noir à ne plus rien sentir, il n’est pas étonnant qu’elle se retrouve à tenter d’embrasser son beau-frère, qui était sa seule lueur d’espoir dans ce monde de néant. Cette fois, Shirley l’écoute et accepte de la croire, étant même touchée par la panique qui émerge de sa sœur. Ce n’est pas rien ce qui est en train de se passer, effectivement. Finalement, les deux sœurs se dirigent à nouveau vers la voiture comme si de rien n’était…

Luke ? Il arrive bien à la maison et fait en sorte de la détruire en l’aspergeant d’essence, mais quand il y met le feu… rien ne se passe. Sa mère lui apparaît alors, lui tendant la main et alors qu’il commence à être fasciné par sa présence, un autre fantôme surgit derrière lui et lui attrape le visage. Gloups, comme dirait l’autre.


Épisode 9 – Screaming Meemies – 18/20
Les réponses soulèvent tout un tas de questions, mais cet épisode finit par apporter plus de pièces du puzzle que je ne pensais. Je suis intrigué d’enchaîner avec le dernier après celui-ci, mais j’ai l’impression de déjà mieux comprendre les épisodes précédents. L’écriture de cette série est une vraie réussite en tout cas, j’adore !

Saison 1


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But are we safe with you mommy ?

Le flashback de début d’épisode reprend avant la tempête avec la mère endormie avec ses enfants sur elle. Et elle ne sent même pas quand son mari prend Steven dans les bras. Après la tempête, Olivia se retrouve à nettoyer le couloir avec Mrs Dudley, et elle lui raconte sa vie. C’est l’occasion d’apprendre qu’elle a perdu son père quand elle était jeune, et qu’elle n’a pas pleuré avant quelques jours. Quand elle a enfin craqué ? Elle s’est retrouvée au milieu d’une tempête : d’abord la pluie, puis la grêle et enfin des pierres.

Bref, elle est traumatisée par les tempêtes, et la Mrs Dudley est super rassurante à parler de l’Apocalypse pour faire une comparaison avec la pluie de pierres de l’enfance d’Olivia. Une fois de plus, on sent bien qu’on avance sans trop savoir comment ni pourquoi, mais il est intéressant d’avoir Olivia qui nous explique sa culpabilité d’enfant d’avoir provoqué cette tempête.

Elle s’isole ensuite pour lire et enchaîne bien évidemment avec une migraine. Elle se rend donc prendre de l’aspirine, passant au passage devant l’horloger fantôme et se retrouvant face à ses enfants se disputant, parce que Luke veut prendre les vêtements de Shirley pour son amie « imaginaire ». C’est gênant comme tout, mais Olivia a trop mal à la tête pour s’en occuper.

Quand elle remonte dans la pièce où elle lit, c’est pour mieux se retrouver dans le funérarium de Shirley et y découvrir le corps de Nellie adulte, puis celui de Luke, au sol. Oh. Luke est donc bien mort ? En tout cas, Nellie se relève et pleure en suppliant sa mère de l’aider. Olivia tombe et… se réveille.

La nuit, elle raconte tout à son mari avant de se coucher, et celui-ci culpabilise encore d’avoir foutu sa main dans un ventilateur. Cette série est quand même drôlement bien foutue et l’intrigue en cercle qui est train de s’écrire là est géniale. Et je crois bien qu’il s’agit de la dernière nuit dans la barraque en plus.

Olivia s’y réveille et y voit une fille dans l’encadrure de sa porte. Comme elle n’arrive pas à réveiller Hugh, elle s’aventure seule dans le couloir, pour mieux tomber sur Poppy quand elle se retourne vers Hugh. Celle-ci emmène finalement Olivia dans sa pièce à lire, pour mieux parler de ses souvenirs de la pièce dont elle avait fait une nursery. Et elle est aussi cinglée que ce qu’on nous avait promis : elle raconte la mort de sa fille, dont elle avait rêvé, et celle de son fils, passant une petite paralysie. L’actrice est brillante pour raconter ce cauchemar…

On comprend ensuite qu’il s’agit de la même femme fantôme que celle qui s’est attaquée à Luke. Un coup jeune, un coup vieille et en décomposition ? C’est magnifique. Poppy affirme ainsi à Olivia qu’il faut qu’elle garde ses enfants en sécurité ; et qu’en cas de cauchemar, il faut les réveiller. Pour ça, elle lui confie un secret, un secret qui réveille Olivia, tournevis en main, prête à tuer Hugh.

L’intrigue se recoupe de plus en plus, mais ce n’est pas pour autant que c’est super clair. Les migraines continuent pour Olivia en plus, et il y  a tellement de monde dans la barraque qu’on ne sait pas bien qui est réel et qui est halluciné. La nuit suivante, les jumeaux racontent leur crainte de faire des cauchemars de psychopathes, craignant que leur mère ne les envoie dans le noir où ils sont bon à mourir. Ouep, Nellie comme Luke ont vu leur futur et accusent leur mère, mais bien sûr tout ça mène à Steven surprenant sa mère debout dans la chambre vide des jumeaux, comme dans l’épisode précédent. Bizarre, vous avez dit bizarre ?

Olivia se planque ensuite dans la maison et est retrouvée par Mrs Dudley qu’on compare tout aussi bizarrement à un ange. Si elle révèle la surprise à venir de Steven, elle demande aussi à Olivia de ne pas laisser le monde lui dicter sa conduite : si elle craint le pire pour ses enfants, elle doit se faire confiance.

Elle révèle ensuite qu’elle ne met plus les pieds dans la barraque la nuit et qu’elle sait que la maison est « spéciale », différente durant la nuit. Clara encourage ensuite Olivia à s’enfuir de la maison, pensant que c’est une bonne chose d’aller chez Janet dès le lundi suivant. Et quand Steven lui offre la commode ? Elle voit dans le miroir non seulement elle, mais aussi Nellie et Luke adultes, morts.

Pauvre Steven : il voit donc son père se mettre la main dans un ventilateur et sa mère se l’exploser contre un miroir ? Pas étonnant qu’il finisse psychopathe. En tout cas, c’est intrigant tout ça, et ça laisse Olivia complétement perdue. La nuit suivante, elle révèle à Hugh qu’elle est terrifiée, et qu’elle a notamment peur que quelque chose ne tourne pas rond chez elle. Oups. Elle décide donc de s’enfuir dès le lendemain de la maison… mais elle aurait mieux fait de le faire immédiatement, je sens.

Annoncer son départ d’une maison hantée ? Je ne sais pas, ça ne me paraît pas un bon plan. Pourtant, elle réussit à le faire, autorisant Luke à inviter Abigail à dormir dans sa chambre. Pas la meilleure des idées, ça, Olivia. Elle laisse donc Hugh seul avec la maison et les cinq enfants, et… s’exile dans un motel ? Elle ment même et dit qu’elle est chez Janet, alors que c’est faut et que Hugh a plein d’autres problèmes à régler, notamment celui du mur toujours aussi humide.

La nuit suivante, Olivia retourne donc dans la maison et surprend son mari endormi sur le canapé, probablement épuisé par sa journée. Oh la la, là encore, on dirait bien qu’on se dirige vers la dernière nuit de la maison. Il faudra bien qu’on la voit à un moment ou un autre de toute manière.

Olivia se dirige donc vers la cave avec la mort au rat, alors que Shirley se réveille et descend vers la cuisine. Elle y trouve sa mère en train de se servir de la mort au rat dans un service à thé qu’elle amène auprès des jumeaux. Et ceux-ci… dorment avec Abigail, qu’Olivia voit cette fois. Elle emmène donc les enfants dans la pièce rouge avec son service à thé pour une fête surprise où elle compte bien leur servir la mort aux rats ; le tout pour s’assurer qu’ils sont en sécurité pour toujours.

Hum. On a connu mieux comme sécurité. Heureusement, Shirley réveille son père à temps pour lui raconter qu’elle a croisé Olivia. Hugh trouve la mort aux rats dans la cuisine et cherche aussitôt à retrouver ses enfants au plus vite. Il le fait juste à temps, alors qu’Abigail a bu la mort aux rats et est déjà en train de mourir. Il renverse au plus vite le thé des jumeaux, et il se retrouve à assommer sa femme, bien malgré lui.

C’est alors qu’il évacue tous les enfants un à un pour quitter la maison et laisser derrière lui sa femme, parce qu’il ne sait comment la récupérer. Au passage, il voit une bonne armée de fantômes (mais qui sont-ils tous ?) et Luke aperçoit bien Abigail aux fenêtres de la maison, alors même qu’Olivia l’a tué. L’idée de Poppy est simple : la vie tue les enfants quand ils vieillissent, alors il faut les tuer pour les réveiller de ce cauchemar. Moui.

L’angoisse est réelle pour Olivia qui ne sait plus qui croire, et tout est super bien écrit. La cohérence de la série est parfaite : Olivia est donc à deux doigts de surprendre Hugh et Steven quand ils sont sur le point de s’enfuir, poussée qu’elle est par Poppy. Oui, mais la malade de l’autre chambre, celle qu’entend Luke, lui explique que Poppy ment, laissant pile le temps à Hugh de s’enfuir avec les enfants.

Toujours poussée par la voix de Poppy, Olivia envisage ensuite le suicide, après avoir vu le cadavre d’Abigail et son fantôme avec sa mère. Elle se suicide pour mieux se réveiller et retrouver ses enfants. Quelle angoisse.

La fin d’épisode ? Elle voit la famille arriver dans la maison pour la première fois. Tout le monde est absolument ravi d’être là, à l’exception de Theo qui a déjà froid. Et Olivia laisse Hugh gérer toute l’excitation familiale.


Épisode 10 – Silence Lay Steadily – 18/20
Jolie conclusion pour la saison 1 qui voit se terminer définitivement l’intrigue de Hill House. Cet épisode boucle la boucle, d’une certaine manière, mais ils gardent tout de même une grande part de mystère là où j’aurais aimé le voir tout résoudre. Il n’empêche que malgré quelques facilités, la série accomplit de jolies prouesses en seulement dix épisodes. Ca valait le détour !

Saison 1


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The rest is confettis.

Une heure dix pour tout conclure ? Je ne sais pas si ça peut être suffisant franchement, surtout que ça reprend encore par un flashback qui voit Shirley et Nellie essayer d’ouvrir la fameuse porte rouge. Alors qu’elle essaye d’actionner la poignée… celle de la pièce dans laquelle est Theo se met à bouger. Oh la ! Le mix de ces deux flashbacks que l’on avait déjà vu fonctionne grave bien, mais il pose tout de même un tas de questions.

La suite de l’épisode voit Steven se remettre à écrire chez lui, la suite de son roman Hill House. Il est rejoint par une Leigh enceinte jusqu’au cou de… leur petite fille, qu’ils vont appeler Eleanor, comme Nellie. On est dans le futur, donc, et Steven a survécu à l’étrange nuit d’Halloween, qu’il raconte dans son roman. Je n’en dirais pas autant de Hugh, cela dit.

Nous revoilà donc en pleine nuit d’Halloween : Hugh et Steven arrivent dans la maison, où ils tombent sur Abigail, assise dans l’escalier. Steven aperçoit aussi le fantôme du géant avec sa canne et son chapeau, et celui-ci est intrigué par la présence de Steven, qui ne le regarde pas, sur ordre de son père. Les deux grimpent donc l’escalier interminable qui mène à la porte rouge, qui ne s’ouvre que pour Steven, révélant Luke, en vie. Steven s’y précipite et…

On revient dans le futur où Steven avoue à Leigh ne pas se souvenir ce qu’il s’est passé ensuite. Il ne se souvient pas de la mort de Luke, pas plus qu’il ne se souvient être revenue auprès de Leigh… Tout ça le mène donc au pire des cauchemars, où Leigh lui reproche d’être un parasite qui mange tout, exactement comme leur future fille. Et juste comme ça, elle se transforme en cadavre devant un Steven impuissant, en plein cauchemar. Forcément.

Il se réveille dans la pièce rouge, où Luke est en pleine overdose et où il retrouve aussi ses deux sœurs inconscientes. Oh, cet épisode va être un Enfer à comprendre, je sens. On revient en effet en arrière pour découvrir Luke en train d’essayer de foutre le feu sans y parvenir.

Il se retrouve donc lui aussi en plein rêve/cauchemar : il tombe sur sa petite amie droguée alors qu’il est au téléphone avec le centre, le coup de téléphone qui lui apprend l’arrivée de Steve au centre… Oui, il est dans une rêverie complétement cinglée où Joey est bien rassurante et finit par se droguer devant lui… pour mieux qu’il réalise qu’il est celui en train de se droguer. Tout cela n’a aucun sens, mais il finit par voir les yeux de Joey couler et se réveiller dans la pièce rouge, où il est rejoint par Steven. Le fantôme de Poppy touche alors le front de Steven, qui s’écroule au sol.

La porte se referme et Hugh essaye de rentrer, pour mieux être attaqué par une sorte de virus noir qui s’étale le long de sa main et de son corps. Avant de tomber inconscient, il peut toutefois entendre les filles arriver ; et il n’hésite pas à les appeler. Oh… Fuyez la maison. En chemin, Shirley est détournée par la vision d’un homme à un piano, homme qu’elle a déjà aperçu chez elle…

Elle se retrouve aussitôt dans un bar où l’on voit James Lafferty, car c’est bien lui, la draguer avec un verre offert. En échange, elle lui offre de la nourriture. Ils passent pas mal de temps à bavarder, jusqu’à la fermeture du bar, en fait, où elle se rend compte qu’il a une bague lui aussi. Elle refuse donc ses avances… enfin, c’est ce qu’on croit. Finalement, il revient pour lui dire qu’elle ne l’a pas rejeté. Oh, non, comme il était marié, il avait autant à perdre qu’elle, alors elle a couché avec. Merveilleux. La culpabilité lui fait donc voir tout ça, avant qu’elle n’hallucine sa propre cérémonie d’enterrement et ne voit son propre corps décédé.

C’était plutôt pas mal dans la manière dont c’était écrit et joué, franchement, avec notamment le mari de Shirley analysant sa peur qu’il ne découvre sa trahison à elle. C’était bien foutu et ça mène au réveil de Shirley, grâce à Nellie, dans la pièce rouge où Luke est en train de mourir, avec Steven qui veut le ranimer et affirme que ce n’est pas un rêve. Shirley se précipite donc pour l’aider, sans tenir compte de Theo dans un coin de la pièce elle aussi.

Theo ? Elle monte l’escalier, trouve son père et se fait attaquer elle aussi par Poppy. Elle se retrouve donc dans son propre rêve où elle parle avec Trish d’une bêtise faite enfant ; avec sa mère lui donnant la fessée en représailles. J’aurais aimé que sa partie soit aussi intéressante car j’adore l’actrice, mais la vérité, c’est que c’était drôlement bavard pour pas grand-chose. Enfin bon, Trish finit par la faire taire pour s’occuper d’elle, alors que des mains de cadavres interrompent toute cette partie sexuelle entre elles. Nell aussi débarque, et elle aide Theo à se réveiller…

Celle-ci se réveille donc pour mieux assister au décès de Luke, que Shirley et Steven ne parviennent pas à réveiller. Quelle angoisse ! Luke se réveille alors auprès de sa mère, de Nell enfant et d’Abigail, toutes les trois étant autour d’une table pour prendre le thé. La mère est tout heureuse de retrouver son fils et elle lui propose de porter un chapeau, le fameux chapeau.

Nell lui conseille de s’enfuir alors que la mère veut qu’il reste, et c’est super triste de voir Olivia lui dire qu’il est réveillé quand il lui demande. Par chance, il écoute surtout Nell enfant et finit par tomber sur Nell adulte qui le ramène à la vie. Oui, il se réveille auprès de Shirley, Steven et Theo, juste à temps pour leur dire qu’elle l’a sauvé.

Il pointe du doigt une Nell adulte qui est là et qui leur explique que le temps n’est pas une ligne droite, mais plutôt de la pluie, de la neige, des confettis. Et ils ont tous été dans la pièce rouge plusieurs fois selon elle, même si aucun ne s’en souvient. Selon elle, cette pièce est l’estomac de la maison : pour chacun, elle représentait quelque chose de différent. Théo y voyait une pièce à danser, Steve une pièce à jeux vidéos, Nell une pièce à jouer, Shirley une pièce de famille, Luke une cabane et Olivia une pièce à lire. Voilà donc ce qu’il en était de cette pièce mystérieuse : elle était là depuis le début.

Tout le monde s’excuse auprès de Nell, parce qu’ils ont tous des choses à se reprocher vis-à-vis d’elle, mais elle leur dit être amoureuse de chacun d’eux. C’est beau comme tout, et elle leur assure qu’elle est comme des confettis pour eux, qu’elle est donc toujours là pour eux. C’est… perché. Et ça ne répond pas à toutes les questions.

Pour ça, il faut se concentrer sur le réveil de Hugh, de l’autre côté de la porte. Il tombe sur le fantôme cadavérique de Poppy, qui lui raconte les morts successives de la maison avant d’être interrompue par Olivia qui refuse de la voir s’en prendre à son mari. Bien, admettons. Elle lui reproche toutefois de l’avoir oubliée et d’être restée loin de la maison, et elle confirme que ce n’était pas elle qui lui parlait dans les épisodes précédents.

Le vrai problème, c’est surtout qu’elle est ravie d’être morte Olivia, parce qu’elle n’a plus de douleur. Par conséquent, elle lui en veut d’avoir emmené les enfants loin de la maison, où ils ont souffert à cause de lui. Elle ne veut plus les laisser partir, parce qu’elle ne veut pas qu’ils souffrent et vivent, parce que la vie est cauchemardesque. Elle est perchée la Olivia. Hugh lui demande malgré tout d’ouvrir la porte rouge et de laisser les enfants s’enfuir, parce qu’ils ont besoin de vivre et qu’en tant que parents, ils ne veulent pas voir mourir leurs enfants.

C’est efficace : Hugh finit par ouvrir la porte et les enfants peuvent sortir de la pièce rouge. Ils emmènent au plus vite Luke hors de la pièce, et Shirley et Theo sont chargées de l’emmener à l’hôpital. Hugh et Steven ? Ils restent en arrière parce qu’ils n’ont pas fini le travail évidemment. Ils restent des choses à faire. Plein.

Ils rentrent dans la maison pour voir le jeune Hugh y pénétrer de nouveau et trouver le cadavre de sa femme, qu’il pleure. Les Dudley sont là eux aussi, parce qu’ils sont à la recherche de leur petite fille, Abigail, pas si imaginaire que ça. C’est triste comme tout. Oh, ils retrouvent bien leur fille, mais c’est un cadavre…

Le jeune Hugh veut détruire la maison, mais les Dudley le refusent : leurs deux filles sont encore là, des fantômes qui peuvent encore leur parler. Plutôt que de détruire la maison et laisser d’autres innocents tomber dans son piège, les Dudley demandent donc à Hugh de garder la maison, de ne jamais la vendre, et d’empêcher d’autres innocents de s’y rendre. Quant à Abigail, ils l’enterrent eux-mêmes, car personne d’autre n’était au courant de son existence.

C’est violent tout ça, mais ça n’est pas encore tout à fait fini : la promesse faite par Hugh doit être tenue à présent par Steven qui, en sortant de la maison avec Luke et les filles, a aperçu… le cadavre de son père. Eh oui, Hugh est mort dans la maison, il reste donc dans la pièce rouge avec Nell et Olivia. Et la porte se referme sur eux pour un Steven qui se retrouve propriétaire d’une bien horrible maison. Horrible, certes, mais quand même pleine d’amour. D’amour et de secrets que je reste frustré de ne pas connaître alors que touts les fantômes regardent Steven partir une dernière fois de la maison.

Il se rend alors à l’hôpital où Luke se réveille, puis chez lui où il demande à Leigh de le récupérer, parce qu’il a pris conscience des fantômes qui vivaient avec lui. De son côté, Shirley décide de dire toute la vérité à son mari aussi. Theo ? Elle déménage, mais avec l’aide de Trish. Et elle abandonne aussi ses gants derrière elle.

Oh, et l’on voit aussi Clara demander à mourir dans la maison Hill, pour retrouver le fantôme de ses filles. C’est une fin toute jolie pour eux, comme pour la famille qui célèbre les deux ans de sobriété de Luke.

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EN BREF – La série est très clairement à la hauteur de toutes les attentes que Twitter avait su générer en moi. Je m’attendais certes à ce qu’elle soit un peu plus horrifique que ça, mais ça marche merveilleusement comme intrigue. J’aurais aimé aussi plus de réponses parce que le dernier épisode, tout aussi poétique soit-il, n’apporte pas toutes les réponses. Dans l’ensemble, l’intrigue est toutefois bouclée et ça ne m’étonne pas que la saison 2 se concentre à présent sur une nouvelle histoire de maison hantée.

Il faudra voir ce que vaut le format d’anthologie pour une série comme celle-ci, mais cette saison 1 possède d’excellents épisodes. Je ne suis pas prêt d’oublier les deux meilleurs, en milieu de saison, parce qu’ils étaient de véritables prouesses d’écriture et de jeux d’acteurs. Bref, je suis fan tout simplement, et je lui pardonne ces quelques défauts, car c’était l’une des meilleures saisons de l’année 2018, tout simplement !

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Saison 1