The Outpost – S03E08

Épisode 8 – Dying is Painful – 17/20
La saison parvient à rester imprévisible en avançant drôlement vite et en changeant autant que possible les situations en cours à chaque épisode. C’est assez plaisant à suivre grâce à ça, même si ce n’est pas forcément évident de retenir tout ce qu’il se passe d’une semaine à l’autre, maintenant que je suis bloqué à ce rythme. Oui, oui, bloqué : j’aurais bien enchaîné sur un autre épisode, et ça, c’est très bon signe pour la série.

> Saison 3


Spoilers

In order for my kinj to bring someone back from the dead, I must absorb the life on another.

Cela ne fait qu’une semaine que je n’ai pas vu d’épisode ? J’ai l’impression que c’était il y a bien plus longtemps ! L’épisode reprend à la seconde où le précédent s’est arrêté, avec une Gwynn tellement vieillie qu’elle n’arrive plus à marcher sans tomber. Par chance pour elle, elle va pouvoir s’offrir une nouvelle jeunesse en refilant son kinj à une petite fille, qui une fois de plus joue ça différemment.

Seulement voilà, Gwynn est tellement affectée par le kinj qu’elle ne récupère pas la moindre énergie vitale en lui donnant son cadeau. Au contraire. C’est gênant. Talon et Garrett restent assister à ce terrible spectacle.

De son côté, Zed se retrouve encerclé de soldats dont il n’a aucun mal à se débarrasser. Il tente tout de même d’avoir quelques informations sur la localisation de Yavalla, mais il est évident que celle-ci a autre chose à faire que de se griller et donner des indices trop évidents. Tout ce qu’il reste à faire à Zed, c’est tout brûler sur son passage et se taper un plan au ralenti, pour jouer les badass. J’ai bien ri devant cette scène.

Cela permet toutefois de faire diversion suffisamment longtemps pour que Garrett et Talon réussissent à kidnapper le couple royal dans la salle du trône : tous les habitants de la capitale sont occupés à éteindre l’incendie, inévitablement. Nos héros emmènent le couple royal en prison où Garrett retrouve une vieille connaissance… que je n’arrive pas trop à recaser.

Il s’agit pourtant de Deux, tout simplement, c’est-à-dire la nana qui a soigné Garrett en saison 2. J’avais déjà oublié qu’il était mort à un moment, lui, mais il lui demande de ressusciter Gwynn comme elle l’a fait auparavant avec lui. Oui, le plan de Talon et Garrett est assez logique : ils veulent tuer Gwynn pour la ramener, de préférence sans Kinj. Le seul problème, c’est que leur contact est toujours avec les Trois, même s’ils sont détrônés. Elle est Deux après tout. Malgré tout, elle accepte de sauver la vie de Gwynn, en échange de la certitude de pouvoir se rendre à l’Outpost, le dernier sanctuaire face à la folie de Yavalla, qu’elle pense encore être le dieu de Talon et Garrett. Elle n’a pas tous les éléments en sa possession, la pauvre.

Les choses ne sont pas si simples pour autant : afin de sauver la vie d’une personne morte, elle doit en tuer une autre. Il est sympathique son kinj dis donc ! Ce détail est gênant pour tout le monde, mais ça n’arrête pas Garrett et Talon qui la libèrent. De toute manière, ils sont en prison et la peine de mort ne semble pas gêner Talon. Elle cherche juste à savoir qui est le pire prisonnier avec eux pour savoir qui sacrifier.

Garrett a pour devoir de sauver Gwynn quoiqu’il arrive de toute manière et aux grands maux les grands remèdes : Talon accepte de tuer un vieillard qui souhaitait de toute manière ne plus souffrir après avoir perdu la raison suite au meurtre de sa femme. L’homme est tué rapidement par Deux, ce qui force alors Talon à tuer Gwynn.

Elle s’assure auparavant que Gwynn soit réveillée, afin que Yavalla sache jusqu’où Talon est prête à aller. Par chance, Deux peut bien la ressusciter et tout est fait rapidement. Le kinj est détruit, Gwynn se réveille et… Tobyn attaque. Il était à peine cagoulé pour ne pas voir ce qu’il se passe et pas attaché, c’est tellement abusé ! Il n’est pas étonnant qu’il soit capable de se libérer bien rapidement.

Garrett n’hésite donc pas à le tuer et, heureusement, Deux se décide par elle-même à tuer un autre prisonnier pour ressusciter Tobin. C’est rapidement fait et tout est bien qui finit bien pour le roi et la reine. Si Garrett a bien envie de tuer Deux, Talon lui a promis un passage jusqu’à l’Outpost. Ils la déguisent donc en prisonnière et traversent tranquillement la capitale avec le couple royal.

Pardon ? Yavalla possède toute la ville et elle ne se rend pas compte que le couple royal qu’elle a vu mourir est en train de se balader comme si de rien n’était ? C’est gros. Heureusement, Zed empêche un infecté de s’en prendre à Garrett.

Malgré ça, Garrett n’hésite pas à déclarer Zed bien plus coupable que Gwynn quand celle-ci se met à culpabiliser. Ce que j’ai préféré dans cette scène, c’est toutefois Deux, qui n’hésite pas à insinuer, à raison !, que c’est en fait Talon qui est bien plus responsable que les autres de la situation. J’aime beaucoup l’idée. Reste alors à subir une scène entre Garrett et Tobin à propos du mariage secret de ce dernier, mais j’ai décroché à ce moment-là pour constater que la solution de facilité apportée par Deux ne suffira pas à désinfecter tout le monde. Puis, c’est gros de découvrir que ses résurrections ne se font sans la moindre autre conséquence que la mort de personnages secondaires dont on n’a que faire et qui sont vite oubliés, même par Talon !

Pendant ce temps, à l’Outpost, c’est toujours la merde. Les Blackbloods sont forcés de monter sur un ring où ils ont pourordre de s’entretuer, le tout en étant observé par l’espionne de Yavalla. Elle veut toujours refiler son kinj à d’autres, inévitablement, même si Yavalla n’est pas trop heureuse de la situation. En effet, il faut uniquement passer le kinj à sa fille selon elle…

Pour le coup, on l’a connue bien plus stratégique la Yavalla : il est facile de filer le kinj à sa fille en passant par un garde, non ? Ce n’est pas son plan apparemment, préférant se faire discrète dans l’Outpost. C’est bien le seul lieu où elle souhaite l’être, allez comprendre pourquoi. De toute manière, sa servante aura un autre kinj à refiler à Wren plus tard et en attendant, Wren et Janzo sont occupés à soigner comme ils peuvent les Blackbloods et à maintenir la situation… totalement catastrophique.

À la grille de l’Outpost, la nouvelle femme de Tobin débarque, exigeant de voir son mari. Ce n’est pas exactement ce qu’il va se dérouler toutefois. Elle est maltraitée par le nouveau dirigeant du lieu, qui veut vérifier si elle est infectée avant de la faire entrer. Elle finit par entrer et se rend aussitôt dans la taverne pour avoir des informations sur le sort de Tobin.

Janzo et Munt font pas mal d’humour, mais ils en arrivent à la conclusion que Tobin est peut-être mort à ce stade de l’infection. Oui, oui, ils balancent ça avec humour. Allez comprendre ce qui se passe ! Ils sont toujours censés être amis avec Tobin, tout de même, Munt revient juste d’une expédition avec lui, c’est fou. Oui, fou, un peu comme la situation de l’Outpost qui se replie définitivement sur lui-même quand Janzo découvre le garde infecté par Yavalla.

Cela ne plaît pas au nouveau leader qui comprend que le Kinj est entré dans l’Outpost. Il promet donc à Janzo qu’il sera le prochain à passer sur le ring, en représailles. Oui, c’est toujours un bon plan de se débarrasser des scientifiques au milieu d’une épidémie incontrôlable. La vie pour Janzo est bien merdique là, parce qu’il se retrouve à être supplié par des gens voyant des enfants mourir de faim. Oui, les Lu-Qiri ne parviennent plus à ramener de la nourriture à Janzo, et vu tout ce que bouffe Munt, ben… il n’y a plus de bouffe.

Heureusement, il reste toutefois des rats à donner à manger au peuple. C’est charmant, comme solution, mais ça fonctionne et c’est ça l’essentiel. Janzo réussit à peine à résoudre ce problème qu’un autre surgit : Wren est attaquée par Yavalla qui tente toujours de la convaincre de la rejoindre en passant par le dialogue. C’est un échec, ça termine en combat entre l’infectée et Wren, et le combat finit sur le ring.

Dès que j’ai vu Wren sur le ring, j’ai su que ça tournerait mal pour elle. L’infectée est rapidement tuée, sans trop de mal, par le nouveau leader de l’Outpost. Heureux de sauver Wren, il fait en sorte qu’elle le remercie… puis la défie publiquement. Oui, oui, il a promis de ne pas utiliser son pouvoir, mais il a envie de se battre contre quelqu’un absolument, alors Wren fait bien l’affaire.

C’est pourtant une femme, comme le fait remarquer celle de Tobin. Elle ne supporte pas de voir ce combat déloyal et fait en sorte qu’il s’arrête, mais c’est en vain. Le leader n’est pas prêt à ce que ça arrive. Wren se fait donc tabasser assez rapidement, même si elle parvient à faire une entaille sur la joue de son adversaire. Alors que tout espoir semble perdu, puisqu’il refuse même que Janzo prenne la place de Wren, la série fait ensorte que Wren soit sauvée.

Tant mieux ! Talon débarque donc à l’Outpost malgré les grilles fermées, et elle accepte de relever le défi lancé plus tôt par ce leader de pacotille. Elle monte sur le ring, s’assure que Wren soit évacuée et nous met KO le grand-méchant avec quelques coups bien placés et une chorégraphie très au point. La scène est belle à regarder franchement.

Une fois l’homme KO, tous ses gardes tentent de s’échapper, mais sans compter sur les soldats de Gwynn, tous au taquet pour les empêcher de fuir. Même Zed redébarque une fois de plus de nulle part pour tuer un soldat. Qu’est-ce qu’il m’a fait rire dans cet épisode, ça devrait être un running gag !

Loin de cet humour involontaire, sur le ring, Talon n’hésite pas à tuer le leader… et tant pis si ça détruit son kinj. Enfin, pour elle, c’est tant mieux, mais Deux, qui est bien à l’Outpost, ne le voit pas comme ça. Le truc, c’est que, contrairement aux autres kinj, celui-ci, rouge ne se détruit pas en touchant le sol. Au contraire, il est avalé par la terre… et ressort un peu plus loin pour entrer dans la jambe de la femme de Tobin. Ah.

Bon, cet épisode nous fait encore pas mal avancer dans les intrigues : l’Outpost reste finalement un refuge sans Kinj de Yavalla, ce qui n’était pas gagné au début de cet épisode, et il est récupéré par Talon. Il ne fait nul doute qu’elle redonnera son autorité à la reine, que même Zed semble apprécier désormais… Mais la situation géopolitique reste tendue avec Yavalla à la Capitale et la femme de Tobin dans l’Outpost. Ça devrait donc rester intéressant à suivre, tout ça !

> Saison 3

Vus cette semaine #48

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Fear the Walking Dead – S06E07 – Damage from the Inside – 16/20 – Mi-saison
Je suis heureux de retrouver dans cet épisode certains personnages qui commençaient à sérieusement manquer avec la structure de cette saison, surtout que cette fois, ça permet un bon épisode. La construction lente de l’intrigue est payante, puisque ça permet de voir où voulait en venir les scénaristes, un peu comme la semaine dernière. Je reste sceptique sur le choix du format de l’anthologie, puisque ça ralentit le rythme, y compris au sein des épisodes, mais ça commence à mener vers des intrigues savoureuses.
The Walking Dead World Beyond – S01E09 – The Deepest Cut – 14/20 Épisode de la semaine suivante
Une bonne fin ne peut pas sauver tout un épisode qui prend trop le temps de bavarder, mais ça me donne de l’espoir pour le dernier épisode de cette saison. La construction des derniers épisodes est plutôt bonne, mais on voit venir un certain nombre de choses dans cet épisode. Forcément, avec 35 minutes à papoter, les personnages nous laissent le temps de deviner les vraies intentions des scénaristes, c’est inévitable.
The Walking Dead World Beyond – S01E10 – In This Life – 15/20Épisode de la semaine suivante
Cet épisode est à l’image de la saison, avec assez peu de surprise, beaucoup de choses prévisibles et des personnages auxquels je n’arrive toujours pas à m’accrocher après quasiment dix heures. C’est embêtant, tout de même. La fin de saison fonctionne bien, rushe toujours le plus intéressant et bavarde longuement sur le reste, tout en apportant quelques éléments supplémentaires pour la franchise. C’est un peu la seule raison qui m’a fait rester toute la saison, parce que c’est vraiment, c’est juste de la teen sauce souvent bien fade.
The Outpost – S03E07 – Go Ahead And Run – 18/20
Bon, et bien, je suis une nouvelle fois bluffé par ce qui est en train de se passer avec cette saison 3. Je surnote probablement un peu, mais je la trouve beaucoup moins prévisible que les précédentes et surtout bien plus prenante ! Il se passe encore des twists que je n’ai pas vu arriver – alors que j’aurais dû ? – et qui remettent à plat toute la géopolitique de la série. C’est fluide, c’est logique, les personnages sont embarqués dans des situations nouvelles qui révèlent bien des choses du caractère de chacun… J’aime beaucoup, surtout que ça reste toujours aussi simple !

Mercredi

neXt – S01E05 – #File05 – 15/20
L’épisode est plutôt divertissant, même s’il est dans la lignée du précédent avec des lourdeurs pas très crédibles. Malgré tout, j’aime les tensions que la série parvient toujours à créer assez rapidement, même si c’est parfois trop rapide et même si ça joue sur la stupidité de certains personnages qui perdent aussitôt leur capital sympathie. Je n’en reste pas moins bien diverti, et c’est tout ce que je demande après tout !
NCIS – S18E02 – Everything Starts Somewhere – 14/20
400 épisodes ! Rien que ça. J’aurais aimé mettre une super note à l’épisode, mais la vérité, c’est que je l’ai trouvé long et que les scénaristes ont fait le choix de se concentrer sur des personnages et des éléments de la série qui ne sont pas ceux que j’apprécie le plus. Certes, on y apprend quelques éléments nouveaux, mais je m’attendais à mieux pour célébrer cet anniversaire. C’est fou d’avoir accroché à la saison 17, mais de ne pas y arriver avec celle-ci.

Vendredi

The Mandalorian – S02E05 – The Jedi – 18/20
Des révélations ! De la construction de personnage ! Une photographie magnifique ! Des dialogues ! Tout ce que j’attendais en saison 1 est enfin là, ce qui confirme que la première année n’était qu’une vaste perte de temps – euh pardon, introduction avec un générique exceptionnel et un gros budget. C’est juste beaucoup plus intéressant maintenant que c’est lié aussi à un bon scénario.

Rattrapage

Dix pour Cent – S04E05 – Sigourney- 19/20
Incroyable avant-dernier épisode pour la série qui nous montre tout ce qu’elle sait faire : une ribambelle de guests d’exception, de l’humour et bien des émotions, pas toutes joyeuses, autant vous le dire. L’humour est toujours au rendez-vous, les acteurs sont tous talentueux et c’est frustrant de me dire que je suis sur le point d’arriver à la fin. Je vais la garder pour plus tard, je refuse d’y arriver !
Dix pour Cent – S04E06 – Jean – 20/20
Départ réussi pour la série qui nous pond un épisode avec l’équilibre parfait entre humour et tristesse, fil rouge de la série et schéma classique du côté du guest, tout en donnant un aperçu de ce que pourrait être la suite. Bref, une vraie fin de série. J’ai quelques frustrations, mais c’est surtout parce que je n’ai pas envie de dire adieu à ces personnages et à cette agence de talents et d’agents que j’ai suivi avec beaucoup de plaisir tout au long de ces quatre trop courtes saisons !
Filthy Rich – S01E06 – Hebrews 9:15 – 13/20
Plus les épisodes passent, plus il y a des personnages que je n’apprécie pas. Certains sont mêmes en train de me taper de plus en plus sur le système. La série étant annulée, je me dis que je peux bien aller au bout, au moins pour les personnages de Ginger et d’Eric que j’apprécie pas mal ; mais je doute finalement qu’elle me manque une fois son dernier épisode achevé. Elle est bien pour le dimanche soir, je choisis les intrigues qui m’intéressent dedans et je n’écoute que d’une oreille les autres… Et d’un épisode à l’autre, j’ai totalement changé d’avis.

Challenge Séries 2020

> Vus en 2020 

Filthy Rich – S01E06

Épisode 6 – Hebrews 9:15 – 13/20
Plus les épisodes passent, plus il y a des personnages que je n’apprécie pas. Certains sont mêmes en train de me taper de plus en plus sur le système. La série étant annulée, je me dis que je peux bien aller au bout, au moins pour les personnages de Ginger et d’Eric que j’apprécie pas mal ; mais je doute finalement qu’elle me manque une fois son dernier épisode achevé. Elle est bien pour le dimanche soir, je choisis les intrigues qui m’intéressent dedans et je n’écoute que d’une oreille les autres… Et d’un épisode à l’autre, j’ai totalement changé d’avis.

> Saison 1


Spoilers

I’m not gonna be a part of the problem.

Cette série est plutôt pas mal pour terminer la semaine, non ? Je m’étais dit dernièrement qu’elle passait bien pour le dimanche, donc pas de raison de ne pas la continuer après la fin de Dix pour Cent. La barre est haute, en revanche. Et effectivement, l’humour a du mal à passer après une série française !

On retrouve donc Margaret en galère parce que plus aucune parfumerie ne veut produire son parfum dans l’Etat où elle vit : Virgil le gouverneur a des contacts bien placés un peu partout, évidemment. Le problème m’a laissé de marbre, et bien sûr elle trouve assez vite un moyen de le régler en faisant jouer ses relations et en parlant de Dieu, encore et toujours. Très honnêtement, ce n’est pas exactement passionnant comme intrigue.

De son côté, Ginger est énervée parce que son business est tombé à l’eau grâce à Margaret, qui veut maintenant l’embaucher. Elle s’en prend donc à toute la famille, y compris Rose cette fois, parce qu’elle considère qu’ils sont tous responsables de sa faillite. Voilà qui est fait, voilà qui est clair.

Rose est insupportable, forcément, parce qu’elle culpabilise de ce qui lui arrive. Heureusement, elle a tout de même une bonne nouvelle pour la détourner de tout ça : son frère s’est réveillé. J’avais oublié ce cliffhanger, ma foi. Elle se rend aussitôt avec Mark auprès de lui. Eh, il est plutôt mignon aussi le Jason. Rose l’assomme de paroles qui doivent donner encore plus envie de retourner dans le coma, mais bon.

Elle finit par laisser les deux frères ensemble, histoire que Jason confie à Mark qu’il a vu le Paradis. Le Paradis ? Non, il a juste vu son père biologique et senti son amour. Ouais, bon, c’est le moment où il s’est réveillé, quoi ; tout ça pour apprendre qu’il était handicapé. Il ne peut plus bouger les jambes, désormais, et comme il a eu un avant-goût du Paradis selon lui, il veut mourir. Vous voyez ? Ca, c’est l’effet Rose, clairement !

Pendant ce temps, au motel, toutes les filles de Ginger sont sans emploi et n’ont plus rien d’autres à faire. Allez, y a bien un ou deux clients qui doivent les aimer assez pour prendre le risque d’être filmés, non ? Oh, il y en a qui prend carrément le risque de venir les voir, mais c’est pour menacer Yopi. OK ? Je n’arrive pas à accrocher à ce personnage, c’est plus fort que moi.

Ginger se rend ensuite chez son journaliste, avec son demi-frère Antonio (pardon ?) pour fournir la vidéo de sa torture de l’épisode précédent. Ce n’est pas tout à fait suffisant pour Luke, mais le journaliste finit toutefois par appeler Franklin pour le prévenir du papier à sortir et savoir si Margaret a des commentaires à faire sur ses « amis ». Ah.

Finalement, tout ce qu’elle pourra commenter, c’est le réseau de Ginger qu’elle a coulé volontairement. Luke lui présente quand même toute son affaire et son cas complet, avec les petites casseroles et parts d’ombre des hommes avec lesquels Margaret bosse. Franklin veille au grain et l’empêche finalement de trop en dire, ce qui fait que la scène n’est qu’une impasse.

Ginger refuse de se laisser démonter pour autant, préférant aider Luke à avoir une interview de sa mère. Sa vie est facilitée par un faux pas de Margaret qui décide de l’appeler pour lui expliquer qu’avec de la patience, elles pourront démonter ensemble, brique par brique, l’empire ; histoire d’éviter de tout faire s’effondrer.

La patience n’est pas la qualité première de Ginger, ni de celle de sa mère. Il n’en faut pas plus pour que Margaret jette un coussin à sa télévision, que le monde entier voit la vidéo de l’agression de Ginger et que clairement l’empire familial soit en péril. Cela dit, Rose et Eric débarquent aussitôt au motel pour parler à Ginger et la soutenir.

Rachel espère bien qu’Eric soit là pour elle, mais non, il veut juste aider Ginger. C’est inattendu de sa part, contrairement à Rose. Antonio est là aussi, évidemment, et Margaret finit par débarquer elle aussi dans le bar pour assurer qu’elle est innocente. Ce n’est pas exactement ce que voit Ginger en Margaret, mais elle profite de l’occasion pour récupérer l’argent qu’elle lui doit.

Oui, Margaret a besoin d’avoir Ginger dans sa compagnie désormais, parce qu’il faut vraiment sauver l’image familiale. Ginger accepte, mais contre l’argent du 1% de la compagnie pour elle, mais aussi pour l’ensemble de ses frères et sœurs, qui sont bien nombreux, tout de même. C’est la ruine pour Margaret, tout ça.

Dans tout ça, Becky se sent coincée et elle s’en confie à son révérend préféré. Oh lala, était-ce vraiment obligé d’avoir cette scène ? Je suis sceptique, là. Le révérend réussit à la convaincre que Dieu voulait qu’elle se reproduise et que son bébé est une bonne chose, même dans un mariage sans amour, mais je crois qu’il lui manque une vraie partie du problème : Becky est clairement lesbienne, même si elle ne le sait pas encore.

Sinon, Eugène est toujours en vie… et se retrouve à devoir bosser sur le chantier de sa propre fondation. Une enfant le reconnaît, mais aucun adulte n’est capable de reconnaître l’investisseur de base de ce chantier ? Franchement, c’est gros, surtout qu’on sait bien qu’une grosse partie de la famille y passe régulièrement.

C’est apparemment le plan d’Eugène qui se sert de la gamine pour faire passer un message à Eric. Le but est de l’aider à progresser bien rapidement. C’est un peu chiant toutefois, parce qu’il finit par raconter sa vie à la gamine… Comment peut-elle garder le secret de qui il est ? Comment sa mère ne peut voir qu’un pervers en lui ? Pfiou.

Allez, tout ça mène enfin à Eric qui comprend que les amis de son père sont tous des bâtards ayant mis au point une énorme arnaque qui profite des désastres naturels du pays. Ouep, c’est comme ça que l’argent coule à flot dans la famille Monreaux. Comme ça et par quelques coups de pubs bien orchestrés. Dans cet épisode, c’est donc Ginger qui prétend avoir le soutien de Margaret depuis le début et surtout depuis son agression, par exemple.

Ben voyons. Ginger respecte le script qu’on écrit pour elle, ce qui est tout de même bien étonnant, surtout qu’elle vient de se faire embrasser par Becky. Wait what. Je l’avais dit qu’elle était lesbienne, mais elle capitule bien vite tout de même. Cela nous fait compatir encore plus envers Eric, qui n’hésite pas à retourner au motel pour embrasser Rachel. C’est original, ça, ce couple fonctionne sacrément bien et Eric s’impose dans cet épisode comme un personnage que je pourrais aimer.

Chaque fois, je le trouve plus cool, et chaque fois, Rose me soule un peu plus. Bizarre de voir alors Ginger choisir d’investir son nouvel argent dans la ligne de fringues de Rose ! Tout aussi incompréhensible sont à mes yeux les cliffhangers : à ne rien suivre des déboires de Margaret côté parfumerie, je n’ai pas compris exactement comment elle avait trahi son amie, pourquoi Franklin menace de tuer Luke ou pourquoi c’était si grave pour le révérend de retrouver un des oncles de la famille mort. J’ai plutôt envie de dire « bon débarras » moi.

> Saison 1

Dix pour Cent – S04E06

Épisode 6 – Jean – 20/20
Départ réussi pour la série qui nous pond un épisode avec l’équilibre parfait entre humour et tristesse, fil rouge de la série et schéma classique du côté du guest, tout en donnant un aperçu de ce que pourrait être la suite. Bref, une vraie fin de série. J’ai quelques frustrations, mais c’est surtout parce que je n’ai pas envie de dire adieu à ces personnages et à cette agence de talents et d’agents que j’ai suivi avec beaucoup de plaisir tout au long de ces quatre trop courtes saisons !

> Saison 4


Spoilers

C’est la nuit qu’il faut croire à la lumière.

Et voilà, je ne résiste pas pour le dernier épisode, je craque et je le vois un jour plus tôt que prévu. Bon, ça va, ce n’est pas grand-chose une journée. En plus, c’est dingue, la première seconde de l’épisode montre un magnifique sapin de Noël alors que j’ai passé ma journée à préparer le mien. Je regarde cet épisode à peu près la bonne semaine. Il ne fallait pas que j’attende beaucoup plus : l’épisode ne va pas tarder à être retiré de la plateforme de France 2 !

Et puis, ça tombe bien, des images de Noël quand je cherche ma vignette pour les 500 mots de décembre. Bien sûr, ce n’est pas exactement un épisode de Noël, mais juste un tournage de film de Noël où une petite chatte va accoucher de 1001 chatons. Raconté comme ça, ça passe. En revanche, quand c’est une actrice qui donne la réplique à Jean Reno qui parle de sa chatte et de son minou, ça marche tout de suite moins.

Jean est excédé. Il décide alors de quitter le plateau, mais moi, je suis tellement mort de rire que je n’en ai rien à faire. Par contre, après le générique, mon intérêt est à nouveau piqué à vif : ASK dépose bilan, ce qui nous ramène Hicham. Jean Gabin est malade, l’agence est en panique et ressemble au choix à la morgue ou au Titanic. Bref, ils sont tous de bonne humeur.

Colette est de retour, apparemment, puisque Camille affirme qu’Andrea lui laisse Flora et qu’elle arrivera ensuite, à temps, normalement, pour entendre le plan d’Hicham. Evidemment qu’Hicham a un plan. Andrea ne venant pas, Hervé craint le pire, mais non, elle finit par arriver au bureau… Et aussitôt, Mathias et Noémie débarquent également pour proposer une solution à tout le monde, mais pas à Arlette et Jean Gabin qui vivent mal tout ce qui est en train de se passer. C’est si mignon à voir Arlette qui s’occupe de son chien et le pose sur un plaid bien plié pour le Bingo Séries.

C’est mignon, mais ça ne solutionne rien. La solution de Mathias et Noémie ? Ils veulent produire un film. Ils ont quitté leur boîte, sans trop de surprise, après leur pétage de câble précédent, et ils veulent embaucher Jean Reno, qui est resté fidèle à Andrea. Cette dernière n’étant pas trop motivée pour rendre service à Matthias, il annonce que Noémie sera la productrice. Le seul problème, c’est qu’Andrea reçoit un appel étrange en pleine séance : celui de Jean Reno, qui veut arrêter le cinéma.

Ca pue pour ASK, tout de même. Camille et Hervé se retrouvent forcés d’imaginer la suite sans ASK. Ah, ça sent la fin de série, là, et je n’aime pas ça du tout. Camille veut monter une agence de jeunes talents et Hervé est évidemment motivé à la rejoindre. C’est mignon.

Mignon, une fois de plus, oui, mais ça ne règle pas le problème d’Andrea qui voit Jean Reno vouloir arrêter le cinéma. Et un tel acteur qui arrête le cinéma… ça se rend au Carillon pour boire des pastis à dix heures du matin. Ah, la France ! Andrea s’aligne sur son talent pour s’assurer de pouvoir lui parler. Evidemment, son envie de retraite tombe bien pour les scénaristes qui en profitent pour parler de la beauté de la fin. On a un joli faux raccord sur le pastis qui se remplit alors qu’Andrea le boit, mais c’est la fin pour Jean Reno.

Andrea le laisse mariner sur le magnifique rôle que voulait proposer Noémie. Ben oui, dans tout ça, il faut voir à ne pas oublier que Noémie se retrouve catapultée productrice. Mathias, lui, il est prêt à rester un peu plus dans l’ombre, et il a bien envie de bosser avec sa fille dans sa nouvelle agence. Cela dit, Camille a toujours ASK en tête et elle n’est pas prête à envisager de bosser avec son père. Tu m’étonnes !

Elle préfère… aller boire avec Sophia, elles aussi ! Décidément, ces français ! Sacrée journée avant 11h. Oui, vraiment sacrée journée, parce que Gabriel est contacté par Elise : elle lui propose de venir bosser avec elle dans son agence, parce qu’elle aimait bien son duo avec Andréa. La formule good cop bad cop, ça fonctionne toujours, même pour des agents de star.

Gabriel rentre tout perturbé à l’agence, et sa journée empire encore quand il croise Sophia devant. Elle a clairement du mal à faire la part des choses dans leur relation, alors que d’apprendre qu’il y a un problème avec son rôle, ça lui est égal. Bien sûr. Il monte faire un aller-retour rapide pour voir Andrea et comprendre que si Sophia n’arrive pas à décrocher son rôle, c’est à cause d’Elise. Quelle bâtarde, Elise.

Elle sait comment y faire pour manipuler tout le monde, et c’est une excellente méchante. Elle s’est imposée en très peu d’épisodes, et je l’aime beaucoup. En plus, sa manipulation fonctionne assez bien : Gabriel est absent à l’agence pour un énorme drame. Jean Gabin est mort. Ah putain.

Tout le monde (ou presque, donc) est réuni pour la fin de Jean Gabin, ce qui est terrible, mais on enchaîne sans répit avec l’arrivée de Jean Reno dans l’agence. C’est compliqué pour Andrea de devoir gérer la situation, mais elle le fait comme toujours avec énormément de classe et de lapsus géniaux pour nous faire rire après une scène qui a bien failli me mettre les larmes aux yeux.

L’air de rien, Jean Gabin était un peu l’âme d’ASK et le voir mourir, c’est super mauvais signe. Je ne m’attendais pas à ce que les scénaristes le tuent, en plus. Et comme ils sont aussi en train de tuer ASK, la priorité repasse sur le projet de Noémie et Mathias. Jean Reno accepte donc de lire le script, même si Hervé le massacre de manière bien drôle en se faisant passer pour ce qu’il n’est pas, avec un fluo rose. Hervé est complètement perturbé, mais bon, il a diagnostiqué la mort de Jean Gabin, on le comprend.

Arlette aussi a du mal à s’en remettre, forcément. Bon, Jean Reno accepte de lire le script, mais ça laisse un autre problème : il manque six millions pour le film. Noémie tente bien d’aller chercher l’argent auprès d’Igor, mais lui est occupé à larguer sa maîtresse et divorcer avec sa femme pour une autre. Et à se prendre des Césars dans la gueule de la part de sa maîtresse.

Noémie est heureusement là pour l’aider à s’en remettre – tout en engueulant Justine, ce qui me fait bien rire, mais ça ne suffit pas à financer le film. Noémie rentre bredouille à ASK, tout ça pour avoir affaire à nouveau à l’arrivée imprévue de Jean Reno à l’agence. Suite à un coup de gueule de Gabriel qui en a marre de voir tout le monde mentir, Andrea décide de montrer la vérité à Jean Reno : une agence calme, en train de sombrer. Oui, elle propose à Jean Reno de couler avec eux.

Couler avec eux, ça lui va. Dommage, j’aurais aimé voir Noémie péter un plomb une dernière fois, mais maintenant que Jean Reno accepte, ça me semble compromis. Une bonne nouvelle est vite chassée, cela dit. Elise appelle Andrea… et provoque une nouvelle réunion de crise à l’agence. Andra annonce donc qu’Elise sait qu’il manque six millions pour le film, et dans la tête d’Andrea, c’est clair : Elise se tape Igor. Voilà donc pour qui il quitte femme et maîtresse. C’est fou, quelle manipulatrice hors pair !

Elise ? Elle veut aider Andrea. Celle-ci prend encore le temps de prévenir tout le monde, pour mieux voir Hervé faire son coming-out en tant qu’acteur. C’est déjà ça de pris. Elise donne donc rendez-vous à Andrea dans son supermarché histoire de lui demander son avis sur ses achats de PQ. Bien sûr, Elise est heureuse d’annoncer qu’elle est celle qui bloque l’argent d’Igor, et moi, je suis fasciné par l’arrivée de ce personnage dans la série.

En fait, elle est vraiment une deuxième Andrea. Si Andrea avait fait tout ça, on kifferait, non ? Tout de même j’avais espoir qu’elle soit en train d’enregistrer Elise elle aussi, particulièrement quand celle-ci se dit ravie de tenir son amant… Mais non, ce n’est pas ce qu’elle fait. Andrea accuse les coups et comprend que sa nouvelle envie de dire la vérité ne pourra pas sauver l’agence.

Le dilemme est cruel pour Andrea, puisqu’elle perd dans les deux cas : elle doit convaincre Jean Reno de prendre Elise comme agent pour que le film de Mathias et Noémie se fasse… ou garder Jean Reno pour ASK, mais auquel cas, le film ne se fera pas. Dans les deux cas, l’agence coule et Elise gagne. Bâtarde. Noémie n’est pas de super conseil lors de la réunion qui se tient pour dévoiler tout ça.

Camille parle donc de son agence, Hervé veut être acteur, Noémie productrice, Arlette ne répond plus à personne et Gabriel préfère se taire. Andrea le force à parler, ce qui le fait fuir encore plus vite et qui nous déprime Andrea. Et moi avec. Je cherchais vraiment toutes les solutions possibles pour sauver ASK, mais cette fois, les personnages semblent manquer de motivation pour le faire.

Mathias demande alors à rester seul avec Andrea, ce qui est un brin surprenant pour Noémie, mais qui reste évident en ce qui me concerne. Mathias n’est pas qu’un égoïste après tout, et il aime Andrea et leur haine respective. Il veut s’assurer de récupérer l’estime d’Andrea avant la fin d’ASK (et de la série) et j’aime bien ça. J’aime aussi voir Colette débarquer dans l’agence.

Quel dommage de ne pas l’avoir vue plus cette saison ! On ne comprend pas bien ce qu’elle vient faire là avec Flora. Elle veut juste faire en sorte que Flora fasse un coucou à son autre maman qui en a bien besoin. C’est un moment dont Andrea avait besoin, et ça mène à quelque chose de fort : Andrea reconnaît enfin le problème, en même temps que son amour pour Colette. Cet amour n’est pas suffisant, parce qu’Andrea n’a pas envie d’être quelqu’un d’autre que ce qu’elle est.

C’est beau. Andrea dit la vérité, enfin. Un peu trop, peut-être, mais j’aime cette tournure pour un épisode final. On ne sait pas trop ce qu’il adviendra de ce couple et de Flora… Malgré tout, c’est une bonne conclusion, si ça doit s’arrêter là. Purée, je n’ai tellement pas envie que ça s’arrête là ! Andrea n’a pas encore confronté Gabriel en plus…

J’aime le fait qu’elle le fasse par l’intermédiaire de Sophia. Elle lui raconte tout le plan d’Elise, et ça choque Sophia de savoir tout ce que Gabriel est prêt à faire pour elle. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que ces deux-là se remettent à s’embrasser. C’est un tel plaisir de savoir qu’ils finiront heureux en couple, mais ça ne règle pas encore tout. En même temps, avec Andrea qui se lance dans une quête de dire la vérité en permanence, c’est très clair : on ne règlera pas tout, bien au contraire. ASK ne survivra pas plus que la série.

En parallèle, Camille doit donc monter son agence, et elle le fait avec les conseils de Mathias. Il lui explique qu’il a peur de ne plus être là pour bien longtemps et la conversation entre eux fonctionnent bien. De même que la scène suivante entre Andrea – qui prend l’air dans Paris – et Jean Reno : Andrea lui annonce son intention d’arrêter le métier d’agent avant de le pousser dans les bras d’Elise.

Il finit par accepter, alors qu’Andrea signe la mort d’ASK et de sa carrière. En parlant de mort, on retrouve finalement Arlette, toujours en larmes, dans Paris. C’est une marche funèbre cette fin de saison, je ne m’attendais pas à ce que ça parte autant en vrille si vite. Arlette revient à ASK pour constater que l’agence est déserte…

Ils sont tous en salle de réunon, à rendre un dernier hommage à Jean Gabin, mais aussi à ASK. Voilà, l’agence se meurt. Camille monte son agence et je veux bien un spin-off immédiatement sur cette agence CAM (pour Camille Arlette Mathias, pas juste Camille ; mais ça marche aussi pour Caméra), Sophia peut avoir son rôle dans un film avec Lucchini, Gabriel part de son côté pour se rendre chez Star Media avec Elise (et espionner afin d’aider CAM), alors qu’Hicham va poursuivre sa vie de beau-gosse riche ailleurs.

C’est un peu frustrant, mais il n’y a pas de temps pour lui, vu le nombre de personnages. Reste alors le futur d’Andrea… Elle ne sait pas quoi faire, mais elle veut reconquérir sa femme et rencontrer sa fille. Et peut-être écrire une série sur les agents. Noooon. Je ne veux pas que ça se termine. Tout le monde quitte ASK pour la dernière fois de la série dans un très beau travelling qui m’achève totalement.

Je pensais vraiment qu’ils allaient sauver l’agence, mais ce ne serait pas une fin française si tout terminait bien. Hicham est celui qui éteint les lumières, histoire d’avoir tout le casting réuni une dernière fois et la série se termine sur les trois lettres d’ASK. C’est si triste. Je finis un tout petit peu en boule de me dire que je ne reverrai pas ces personnages. Au moins, ça me fait un point du Bingo Séries.

EN BREF – Je suis bien triste que cette saison soit la dernière. Après un coup de mou en cours de série, je trouve que cette saison parvient bien à reprendre du poil de la bête et est géniale à suivre. On sent la fin arriver petit à petit et tout est bien mis en scène pour en arriver là. J’aurais aimé voir Elise chuter à un moment dans le dernier épisode, mais ce ne fut pas le cas.

Allez. Je suis motivé pour un spin-off, quand vous voulez les gars ! Il faut savoir partir quand tout fonctionne encore, et c’est clairement ce que fait la série avec un adieu en demi-teinte à l’image de ce qu’elle a toujours été, entre rire et nostalgie, sans pour autant regarder vers le passé. La vie d’agent semble terrifiante et est menée à fond la caisse, évidemment que ça se termine comme ça, sans se terminer pour autant.

La série a réussi son pari et va rester une référence pour un bon moment dans le paysage de l’audiovisuel français. Reste à vraiment espérer une suite sous une forme ou une autre, un jour ou l’autre. Nous sommes tous prêts pour ça, je crois.

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