Agents of S.H.I.E.L.D – S07E10

Épisode 10 – Stolen – 20/20
Sont-ils seulement sérieux à gérer leur saison comme ça ? C’est tellement satisfaisant comme intrigue. Je n’étais pas 100% convaincu avant de lancer l’épisode par les choix opérés autour de la mi-saison, malgré les notes précédentes, mais là, tout est impeccablement justifié et fonctionne très bien. Le niveau de maîtrise de la saison est tout bonnement impressionnant, tant du côté de l’écriture que du jeu d’acteur, en passant par la production. C’est merveilleux, tout simplement.

Saison 7


Spoilers

710

The past won’t leave us alone.

Après la parenthèse enchantée de la boucle temporelle de la semaine dernière, il faut repartir sur l’intrigue autour de Kora et Nathaniel, ce qui est une super nouvelle pour moi : je n’ai pas pris le temps de vérifier l’orthographe exacte des prénoms de ces deux-là… Mais bon, on va faire comme si. La série reprend dans son bar habituel avec un jeu de fléchettes qui n’a rien d’habituel, lui.

Nathaniel vient y défier un agent du S.H.I.E.L.D, avec une certaine manière de lui faire du rentre dedans que j’ai trouvé particulièrement inattendue mais qui fonctionne totalement sur cet agent qui se laisse facilement tenter par la voie du mal – ou la voix du mâle ? Il s’avère finalement qu’il s’agit de John Garrett. Superbe.

On les retrouve plus tard dans l’épisode à After Life, où Garrett a le droit d’obtenir quelques pouvoirs et de rencontrer Sibyl. Il n’est pas trop convaincu par l’ordinateur, mais le fait de pouvoir devenir immortel et tout puissant l’intéresse malgré tout particulièrement. Tu m’étonnes. Sa rencontre avec Sibyl lui permet de connaître son avenir et l’ensemble de ce qui lui arrivera par le futur, à savoir sa jolie manière de trahir ses idéaux pour devenir un membre influent d’Hydra, neutralisé par Coulson et son équipe qu’il aura infiltré avant ça avec Ward. À ce stade de la saison, je n’attends plus qu’un retour de Ward, honnêtement.

En attendant, Garrett découvre peu à peu la base du grand méchant, et nous avec, histoire de comprendre que Kora vient en aide à Nathaniel tout en le laissant continuer son brainwash d’un peu tout le monde. Honnêtement, même si on sait qu’ils sont méchants, je comprends à peu près pourquoi tout le monde se laisse embarquer par lui. Il a un charme naturel déconcertant qui fait son petit effet et qui m’a plus convaincu dans cet épisode que dans les précédents.

Finalement, Nathaniel demande à Kora de tuer Lee, le bras droit de sa mère depuis un bon moment, après lui avoir volé son pouvoir pour un de ses agents. Elle le fait après une bien courte hésitation, passant définitivement du mauvais côté de la force… Mince, quoi.

Pendant ce temps, nos agents sont donc coincés dans les années 80 eux aussi. Ils reviennent au Phare comme ils peuvent, avec les agents du S.H.I.E.L.D introduits il y a deux épisodes par Deke qui les a formés comme il pouvait. C’est assez dingue parce que tout se remet en place assez vite pour entrer directement au cœur de l’épisode, mais la série prend le temps d’évoquer tout de même les sentiments de chacun des personnages face à la situation, tout en faisant avancer son intrigue.

Ah, l’écriture de cette série, c’est d’une fluidité remarquable cette saison, ça paraît si simple à faire ! Daisy et Jemma sont déprimées d’être de retour au Phare, par exemple. Pas comme Daniel qui est impressionné par les locaux et le cerveau de Daisy, à qui il continue de faire la cour. C’est si mignon, surtout qu’ils sont observés par une Jemma loin d’être dupe de la situation. On apprend que le compte à rebours de la machine temporelle ne fonctionne plus, avec Jemma qui s’amuse à fournir une explication compliquée que seule Daisy peut comprendre. Elle revient de si loin notre petite hackeuse, j’ai adoré la scène.

Une fois Daniel parti avec ses affaires et celle de Daisy, on a aussi droit à un aparté entre les deux amies de longue date. Jemma ne se souvient de rien d’avant l’implant, mais Daisy est curieuse de savoir ce qu’il s’est passé après le choc de l’épisode précédent. Jemma refuse de savoir quoique ce soit des informations que son amie aurait pu apprendre quand elle n’avait plus l’implant, mais Daisy lui explique tout de même qu’elle était inconsolable, comme elle ne l’avait jamais vu. C’est si triste pour Jemma…

C’est sans surprise qu’elle va s’en confier plus tard dans l’épisode à son petit-fils. On note que Deke a un petit walkman qui le rend toujours aussi attachant à s’adapter à tout ce qui lui arrive, mais le but de la scène est surtout de le faire parler à Jemma qui doute à présent de la survie de Fitz. Suite à ce que Daisy lui a dit, elle commence à craindre le pire, d’autant que Fitz ne les aide pas à revenir à leur époque.

Tous les sauts temporels étaient dus aux Chronicoms ou à des bugs… Difficile de ne pas commencer à envisager le pire. Deke s’y refuse, mais l’interrogation autour de la survie de Fitz devient vraiment intéressante là.

Le retour au Phare est vraiment marrant parce qu’on peut faire la comparaison technologique entre les saisons. Il faut bien entrer toutefois dans l’intrigue de l’épisode, et cette intrigue est d’après Coulson de se fixer la mission d’aller protéger Jiyaing, puisque c’est ce que May a promis de faire.

Daisy n’a pas trop envie d’être confrontée à sa mère comme ça, mais elle comprend vite qu’il n’est pas possible de faire changer d’avis Coulson, qui souhaite encore et toujours protéger la timeline, même s’il est évident que cette timeline n’est plus la même. On est dans une nouvelle branche temporelle, comme dans Endgame, franchement. Je ne vois pas comment il serait possible d’envisager les choses autrement à présent…

En tout cas, May n’a pas trop le choix de devoir annoncer à Daisy qu’elle a bel et bien une sœur… mais elle n’a pas le temps de venir au bout de sa phrase que Jiyaing et son téléporteur, Gordon (comment j’ai pu oublier son nom la semaine dernière ?) débarquent au phare. Bon, ben c’est râpé : Jiyaing voit toute l’équipe avant qu’elle ne puisse se planquer. C’est tant mieux : je voulais absolument une retrouvaille entre Daisy et sa mère. Apparemment, les scénaristes aussi.

Les choses se mettent rapidement en place : Coulson et Gordon font équipe pour retourner à After Life protéger Kora, que Jiyaing veut sauver à tout prix des griffes de Nathaniel. Coulson refuse que Jiyaing vienne avec eux, mais ça intrigue Daisy de voir sa mère si acharnée à vouloir retrouver Kora… Comme une mère. Elle finit donc par découvrir la vérité au pire moment possible, et ça ne vient pas de May. Cela énerve particulièrement Daisy qui apprend que sa sœur s’est probablement suicidée dans la timeline originale. Ah. Ben oui, elle voulait se suicider avant que Nathaniel l’en empêche, et sa mort expliquerait que Jiyaing rencontre plus tard le père de Skye/Daisy.

Tout ça se tient, et bien plus que de voir Mack demander à Daisy de ne pas partir dans la mission sauvetage de sa sœur alors que lui nous a fait de la merde avec ses parents du début à la fin.

Bon, après, il a raison hein, ce n’est pas la question. Mack, Yoyo, Coulson et Gordon partent donc en expédition à After Life. Gordon embarque Coulson bien rapidement à After Life et ils se font capturés en à peu près trente secondes. Nathaniel les attendait, grâce au « time stream » (courant temporel donc ?) qu’il possède et qui lui permet de savoir les probabilités très précises des événements à venir dans le futur.

Coulson comprend bien vite que Gordon va se faire voler ses pouvoirs par Garrett. C’est terrible, parce que le jeune Garrett a eu le temps de découvrir tout son futur et tout ce que Coulson comptait lui faire… Coulson reste impuissant parce qu’il est clairement débordé par la situation, mais je le trouve bien trop en contrôle de lui-même quand Garrett récupère les pouvoirs de Gordon. Il fait plutôt bien : Garret décide de changer d’avis quand il a peur de perdre la vue, ce qui donne l’impression que Coulson va reprendre le dessus…

Sauf que ce n’est pas le cas : Garrett se téléporte tout simplement. Kora est bien trop heureuse de voir le pouvoir de Gordon récupéré par un autre, surtout que Garrett apprend bien vite à maîtriser son pouvoir, ça craint de fou. Bon, il met trois essais avant d’arriver au Phare, mais il me fait rire à être tout excité par son pouvoir, contrairement à Nathaniel qui est ennuyé par ça quand ils se rendent ensemble au Phare.

Cela nous laisse Coulson prisonnier avec Gordon qui insiste pour se servir de ses pouvoirs avant de les libérer. Cela n’a pas trop de sens de voir Coulson le laisser faire, même s’il fait semblant de vouloir l’en empêcher. Bien sûr, Gordon meurt de cette nouvelle utilisation de pouvoir. Je suis beaucoup plus triste de cette mort que je ne l’aurais pensé, parce que c’est un pouvoir que j’adore et un personnage qui est très iconique de la série, je trouve.

Pas le temps de faire son deuil, cela dit : Mack retrouve Coulson et ils sont rejoints par Yoyo dont l’absence de rebond permet finalement de se téléporter, à peu de choses près. Son pouvoir est vraiment cool, ma foi, et la petite mise à jour qu’elle a obtenu lui permet de libérer encore plus vite les inhumains prisonniers. Quant à l’écriture du personnage, c’est toujours aussi bon : Yoyo s’avère impatiente de partir à son tour sur le terrain, Mack refuse de la voir partir là-bas, mais elle est tellement au taquet qu’elle est immédiatement là quand il commence à l’appeler. C’est génial.

Dans tout ça, au Phare, Daisy explique à Daniel à demi-mots tout ce qu’elle ressent vis-à-vis de Jiyaing et de son incapacité à aller lui parler malgré son envie. Daniel est excellent : il explique à Daisy que la timeline est de toute manière déjà complètement foutue, et il a tellement raison que j’ai eu envie de traverser l’écran pour aller lui faire un câlin. Ou pour forcer un baiser entre lui et Daisy. Bref, je shippe comme je n’avais plus shipper depuis longtemps dans cette série !

Daniel lui rappelle qu’elle a une chance exceptionnelle de pouvoir parler avec sa mère décédée comme ça, et il ferait n’importe quoi pour parler lui-même à Peggy. Il réussit en tout cas à convaincre Daisy de parler à sa mère, et il n’y va pas par quatre chemins en révélant à Jiyaing que Daisy était elle aussi à After Life… Très rapidement, Daisy révèle donc à sa mère qu’elle vient du futur. Oooh !

Jiyaing comprend bien vite tout ce qui est en train de se passer avec Kora, mais aussi avec Nathaniel. Il paraît évident qu’elle se doute que Daisy est sa fille, mais elle ne dit rien, malheureusement. Elle préfère se consacrer à Kora, sa petite fille bien aimée qui mérite d’être sauvée et qui était inséparable d’elle quand elle était enfant. Jiyaing révèle finalement à Daisy que Kora était son plus grand cadeau dans la vie, ce qui est un peu con puisqu’elle parle à sa deuxième fille qu’elle n’a pas tout à fait aimé autant à vouloir se servir d’elle.

La scène est hyper puissante en émotions et vraiment bien géré par les deux actrices. En même temps, elles sont géniales toutes les deux, je ne sais même pas pourquoi je prends la peine de l’écrire… Daisy a le temps de faire des reproches à sa mère, sans révéler à Jiyaing l’identité de sa mère. Cette dernière n’a donc d’autres choix que d’essayer de justifier les actions de celle-ci, et ça permet une scène merveilleuse entre les deux femmes.

Dans le laboratoire, May tombe sur Garrett et découvre bien vite son identité, ainsi que son nouveau pouvoir qu’il ne maîtrise pas encore à la perfection. Elle comprend ce qui est probablement arrivé à Gordon, mais aussi que Garrett sera compliqué à gérer. Il s’enfuit bien rapidement, ce qui permet toutefois à May de prévenir Daisy juste à temps.

Oui, juste à temps : Nathaniel retrouve Daisy et Jiyaing bien rapidement et il est toujours aussi parfait dans cet épisode. C’est dingue : je n’arrivais pas à le trouver convaincant dans les épisodes précédents, mais là je trouve qu’il est brillant comme méchant et que l’acteur paraît bien meilleur. Je suis totalement à fond, comme à l’époque où Ward était le méchant… alors qu’on ne connaît pas spécialement Nathaniel.

Bref, c’est un bon méchant captivant à mes yeux… Grâce à lui qui balance tout ce qu’il sait, Jiyaing comprend donc que Daisy est bel et bien sa fille. Les deux ont le temps d’échanger quelques mots, Jiyaing comprenant qu’elle a fait souffrir comme jamais sa deuxième fille, qui s’excuse de ne pas avoir pu trouver les mots pour dire la vérité. Effectivement, c’est triste. Par contre, ce n’est pas le moment de parler : elles sont face à Nathaniel.

Ainsi, Nathaniel raconte toute la saison 2 à Jiyaing qui est bien choquée de découvrir une grosse partie de la vérité. Elle n’a juste pas le temps d’apprendre l’identité de son meurtrier, mais bon, la rapidité de Daisy à faire taire Nathaniel en utilisant son pouvoir parle d’elle-même. Le rappel du passé de la série est vraiment une bonne chose, de même que l’utilisation du pouvoir de Daisy comme ça.

Le problème, c’est que Nathaniel a eu le temps de contrôler les pouvoirs de Daisy pendant tout ce temps, et qu’il lui renvoie une réplique bien plus puissante. J’adore les effets spéciaux dans cette série, vraiment. Voyant sa fille en mauvaise posture, la mère utilise ses pouvoirs sur Nathaniel, persuadée d’être intouchable de toute manière.

Elle sait que sa fille viendra la voir dans trente ans à After Life et apparemment, Nathaniel en a clairement après son pouvoir. C’est du moins ce que nos héros ont répété pendant tout l’épisode et la raison pour laquelle ils voulaient protéger Jiyaing. Malheureusement, c’est un échec : Jiyaing se fait tuer par Nathaniel, sous les yeux de Daisy. What ?

Je suis révolté et tellement triste de cette fin pour Jiyaing… Daisy allait pouvoir avancer sur le sujet de sa famille (c’était une base de la série quand même), et voilà que finalement ce chapitre n’est rouvert que pour la faire souffrir. Pff. On a connu de meilleures idées de la part d’un super méchant, parce que ça réveille toute la colère de Daisy en tout cas.

Ses pouvoirs s’amplifient pour les retourner contre Nathaniel qui comprend son erreur, mais elle n’a même pas le temps de les utiliser que May débarque et nous tire sur Nathaniel… mais c’est trop tard, Jiyaing est morte, une fois de plus. Et sa mort me rend encore plus triste que celle d’Enoch la semaine dernière, c’est dire.

En plus, ça prouve que Nathaniel n’en avait pas après les pouvoirs de Jiyaing comme tout le monde le supposait. May comprend qu’ils ont fait une erreur stratégique, mais ne comprend que trop tard ce qu’il se passe : Jemma se fait enlever par Garrett, sous les yeux de Daniel impuissant. Cette fois, rien à faire, je me valide le point du Bingo Séries concernant les effets spéciaux bluffants : j’adore vraiment tout ce que permet le pouvoir de Gordon/Garrett. Puis, l’épisode en lui-même nous fait de sacrées démonstrations de pouvoirs, avec Nathaniel, Daisy, Yoyo, Kora…

Ah ben d’ailleurs, Coulson, quant à lui, retrouve Kora qui se dit impatiente de rencontrer Daisy. Oui, mais il ne compte pas lui laisser cette chance : il n’hésite pas à la mettre KO, ne sachant pas que Jiyaing est morte elle aussi. Bon, Coulson ramène Kora inconsciente (morte ? C’est ce que je pensais au départ, mais ce serait gros de la tuer quand même… en même temps, lui donner ce qu’elle veut, c’est bizarre) auprès de Mack, Yoyo et les inhumains dans le vaisseau.

Et puisqu’on parle de vaisseau, Deke est toujours dans le Zéphyr avec son fameux casque audio introduit plus tôt dans l’épisode, l’air de rien. Il n’entend pas les appels de May avant le décollage du Zéphyr. Nathaniel et Garret, avec Jemma ont décidé de voler le vaisseau. Heureusement, on a donc Deke pour sauver tout ça dans l’épisode suivant, mais pas avant de savoir ce qu’il est advenu de Fitz. J’aimerais bien avoir un épisode centré sur lui la prochaine fois, avec le retrait de l’implant de Jemma pour tout découvrir. Non ?

Ah oui, parce que le cliffhanger nous révèle que Nathaniel a un seul objectif : retrouver Fitz, qui est celui qui le fait perdre à chaque fois face au S.H.I.E.L.D dans les prédictions de Sibyl. Fluide, logique, parfait. Quelle saison !

Saison 7

Perry Mason – S01E06

Chapter 6 – 16/20
Donc si je résume, les cinq premiers épisodes servaient simplement à mettre en place ce qu’est censée être cette série depuis le départ ? Pas étonnant que ça paraisse long puisqu’on a eu l’équivalent des vingt minutes d’introduction de plusieurs séries en… cinq heures. L’avantage, c’est que cet épisode propose par conséquent un bien meilleur rythme dans les rebondissements et des répliques intéressantes, avec des personnages plus réactifs et une intrigue bien plus crédible. On avance, ouf !

> Saison 1


Spoilers

106

Find Emily Dodson guilty, because she is guilty.

Bon, j’aime me faire du mal, je continue et la série est renouvelée pour une saison 2, je sens que je vais continuer à souffrir un bon moment. En même temps, l’épisode de la semaine dernière était plutôt cool, alors j’ai bon espoir pour celui-ci, qui commence tout aussi bien. En effet, on reprend avec le début du procès d’Emily. Cela devrait être déjà plus intéressant : Perry Mason est connu pour être un avocat après tout.

Mr Barnes, l’avocat de la défense, est celui qui récite les premières répliques de l’épisode et qui accuse Emily face au jury. Pour le coup, il n’y va pas de main de main morte et affirme bien des mensonges pour enfoncer la cliente de Perry autant que possible avant même qu’il ne prenne la parole, dans une plaidoirie durant… deux heures. Ah, tout de même.

Malheureusement, une fois prêt à faire son propre discours, Perry montre clairement des signes de faiblesse par rapport à Barnes : il est bien moins prêt que lui, mais c’est tout à fait normal, c’est son premier cas. Et quel premier cas ! Sa première plaidoirie se déroule bien mal, puisqu’il s’étouffe… Tousser autant, c’est signe d’un empoissonnement pour Perry, mais personne ne semble s’en émouvoir outre mesure et c’est abandonné par la suite, alors même que l’on voit un gros plan sur sa carafe qui semble indiquer le problème – la carafe est vide, c’est le problème… mais tout de même, je trouve ça super étonnant comme manière de filmer les choses et de jouer ce moment où il s’étouffe.

Pas de poison, donc, mais non plus de percée fulgurante en faveur d’Emily. Après cet échec, on retrouve le héros chez Della, son nouveau bureau clairement. Hazel devient la secrétaire qu’était Della, alors que Perry devient EB. Il est obligé de confier le travail d’investigation et de regretter de ne plus pouvoir le faire. En tout cas, heureusement que Della est là pour faire le point et calmer les hommes qui bossent avec elle… Pour ne pas dire « pour elle ».

Le procès place Emily plutôt dans la merde : tout l’accuse aux yeux du public, mais il n’y a aucun vrai élément contre elle. Tout se joue sur la réputation facile à salir de l’accusée… Heureusement, c’est facile de faire exactement la même chose à son mari, Matthew. Perry n’hésite pas à y aller et le salir à son tour, faisant remarquer qu’il est un enfant illégitime et qu’il a caché son lien de parenté avec Baggerly à sa femme.

  1. Dodson s’énerve et ça ne donne pas une belle image de lui, parlant à plusieurs reprises directement à Emily pour l’enfoncer et dire qu’elle baisait – son mot, pas le mien – avec George pendant des mois… Pire, quand il demande si Charlie était vraiment son fils, je trouve qu’il s’accuse plus qu’autre chose : ça lui ferait un bon motif pour le kidnapping et la mort de son fils, à ce stade. Vraiment, il n’est pas un personnage que j’aime soudainement… Et je ne comprends pas pourquoi Matthew ne s’immisce pas dans cette faille pour gagner du temps.

Il aurait peut-être mieux fait, en plus ! En effet, le témoin suivant est Terrace Smith. Le problème de ce témoin ? Perry n’en a pas entendu parler avant, parce que le dossier a été donné à son prédécesseur, soi-disant. Et Emily non plus ne voit pas de qui il s’agit. Pas de bol, il s’agit finalement du gérant d’un hôtel dans lequel elle s’était rendue avec George pour vivre son adultère.

En soi, ce n’est pas bien grave… Sauf que pendant que ce charmant gérant matait ses clients sans qu’ils ne le sachent, il a entendu un bébé pleurer dans une chambre à proximité. Il s’agissait évidemment de bébé Charlie. Oups.

Emily ayant abandonné son bébé pour les plaisirs de la chair, ce n’est vraiment pas un retournement qui aide Perry. Il s’énerve donc contre sa cliente, en privé, parce qu’elle lui a caché des informations beaucoup trop importantes. Comme elle vit toujours chez Sœur Alice, c’est l’occasion d’une confrontation ensuite Perry et elle, qui a tout entendu. Si j’adore Tatiana Maslany dans ce rôle, ce n’est pas le cas de Perry qui lui demande de ne plus venir au procès car elle fait plus de mal qu’autre chose à l’image de sa cliente. Bim, voilà qui est fait. La conversation sur la foi était pourtant plutôt intéressante.

Lorsqu’il rentre chez Della, Perry est assommé de travail : inévitablement la défense décide de l’ensevelir sous les dossiers, ce qui est d’autant plus facile à faire qu’il a demandé lui-même à ce qu’on lui envoie les documents. On se croirait dans Suits, le rythme en moins. L’avantage, c’est que dans cet océan de dossiers, nos héros trouvent de nouvelles informations qui peuvent les aider.

D’abord, ils soupçonnent que George volait à l’Eglise finalement ; ensuite, ils trouvent des éléments qui pourraient être à charge contre Ennis. Malheureusement, ça signifie devoir enquêter davantage… Pete, le pote de Perry lui conseille cette fois d’utiliser la mâchoire retrouvée il y a quelques épisodes, malgré la promesse de Perry à Drake de ne pas utiliser cet élément. Pour Pete, c’est le seul moyen de venir en aide à Emily à ce stade du procès…

Perry s’en confie à sa copine, si on admet qu’elle est un peu plus qu’un plan cul, ce qui n’a pas toujours été évident, mais celle-ci ne voit pas le dilemme moral de la même manière que Perry, clairement. Le lendemain, Drake est en tout cas appelé à la barre, ce qui laisse Perry face à ce dilemme terrible : défendre Emily ou protéger Perry. Il hésite longuement, et ça se voit, y compris quand Barnes interroge Drake et fait en sorte qu’il aille dans son sens.

Au moins, Perry arrive plutôt bien à détruire l’argumentaire de la Défense. Malheureusement pour lui – et surtout pour Emily, il décide de s’arrêter pour ne pas exposer Drake face à sa hiérarchie et pour garder sa promesse. Il reste alors à explorer la piste du vol de l’argent par George. Della et Perry s’y collent, sans vraiment trop y croire. Cela mène à une scène plutôt amusante où ils fouillent les archives de l’Eglise, sans autorisation. Ils sont vraiment très doués à travailler ensemble, Della saisissant une opportunité fournie par Perry pour voler un document. C’est excellent à voir parce qu’ils parlent de vol et de voleur, alors qu’ils font exactement la même chose.

En parallèle, Drake reçoit une récompense pour ses mensonges par omission, alors que Ennis doit s’entraîner à être interrogé comme témoin. Par contre, Drake commence à culpabiliser vraiment de ne pas venir en aide à Emily. Il retourne ainsi auprès de Perry Mason pour lui venir en aide. La série fait enfin le travail que j’attendais désespérément qu’elle fasse depuis le début, mais ça paraît encore trop grossier désormais. Le discours sur le racisme dans la police, par exemple, aurait eu plus sa place dans certains épisodes précédents que dans celui-ci, où il ne sert à rien : on a déjà cerné le personnage de Drake et ses problèmes avec la hiérarchie ; là, on dirait qu’il tente juste de se justifier, sans qu’on ne lui demande rien… Et les gens qui se justifient sans raison, ils paraissent moins innocents que ce qu’est Drake.

En tout cas, Drake ajoute donc une enveloppe au carton des affaires envoyées par la Défense. Ce n’est pas tout à fait légal, mais qu’importe, ils peuvent tous les deux vivre avec cet acte si ça vient en aide avec Emily. C’est beau la culpabilité de Drake qui vient en aide à Perry. Les choses commencent donc à prendre une meilleure tournure pour l’équipe : Della et Pete continuent chacun l’enquête, dans l’espoir de trouver de nouveaux éléments.

Le problème, c’est qu’avant que Perry puisse prendre la parole au procès le lendemain, Barnes s’arrange pour que les témoins puissent voir les photos du cadavre de Charlie. En effet, c’est le médecin légiste qui est à la barre, alors ça paraît logique… Seulement, le procès paraît clairement à charge contre Emily quand on voit des retournements comme ça. Perry décide donc de faire un bon coup de poker, sortant enfin la mâchoire et la présentant comme un élément reçu dans les cartons de la défense.

Non, vraiment, pas exactement légal. Barnes réagit aussitôt et demande une consultation avec le Juge, ce qui laisse l’occasion à Perry de parler beaucoup trop fort à la barre en proximité des témoins. C’est ridicule. Perry fait des remous, là. Le juge n’apprécie pas du tout l’idée, alors il décide de faire en sorte que cette preuve ne soit pas reconnue comme une preuve pouvant être utilisée durant le procès. C’est un coup dur pour Perry, alors que Drake est forcé de mettre à l’abri sa femme. En même temps, Perry aurait pu jouer les choses plus finement : évidemment que ça ne passe pas !

Par chance, Della a eu plus de chance que lui dans son enquête. Elle a désormais des informations sur le vol par George et de quoi faire accuser le père de Matthew. J’avoue ne pas avoir tout bien suivi au milieu des noms qu’elle évoque, mais ça semble bon signe. Dans le même genre, Pete enquête sur Ennis et finit par trouver une information particulièrement croustillante, qu’on verra mieux développée dans le prochain épisode.

En attendant, au procès, ça se passe super mal pour Emily, surtout lorsqu’une gardienne de prison est interrogée. Si la gardienne faisait mal son travail de surveillance, elle témoigne sans hésiter qu’Emily a confessé le meurtre à Sœur Alice lors de sa visite, ce qui n’est pas exactement ce qu’il s’est passé. C’est en tout l’occasion pour nous de constater la violence de la presse et des manifestants… Tout cela ne fait pas perdre espoir à Emily pour autant : elle confie à Della qu’elle ne s’inquiète pas. Pour elle, Sœur Alice sera capable de ressusciter Charlie, et il ne sera plus question de meurtre. AH.

Dans tout ça, Ennis ne s’est pas pointé au tribunal, et ça énerve Gene Holcomb. Il pète littéralement un câble contre son partenaire et le confronte à coup de ferraille sur sa voiture. Ainsi, Ennis finit par avouer avoir été embauché pour faire quelque chose qui a un peu « dérapé ». C’est intéressant comme choix de mots, ça. Quant à Holcomb, il veut juste aider Ennis à continuer à tuer les témoins gênants, au cas où, pour éviter d’être éclaboussé par les dommages collatéraux. Ah tout de même.

Enfin, Sœur Alice, elle, continue d’avoir ses préoccupations : elle veut gérer l’Eglise seule, mais elle n’aime pas trop comment sa mère souhaite faire exactement la même chose et fuir face à la difficulté. Ce n’est pas exactement ce que prévoit la sœur, cependant, alors elle réaffirme son autorité sur sa mère. Mouais. Je sens que ça va mal tourner pour elle, cette affaire de résurrection !

> Saison 1

Vus cette semaine #30

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Perry Mason – Chapter 5 – 15/20
Ah ben c’est malin, je prévois de dire plein de mal de la série et l’épisode qu’elle propose cette semaine est l’un de ses meilleurs ! On se sépare enfin d’un paquet de problèmes inhérents à la série pour insister sur le point de vue de certains personnages qui étaient sous-exploités et pour nous faire avancer un peu plus rapidement vers la fin de saison. Bien sûr, ce n’est pas si simple et on a encore pas mal de moments bouche-trous, mais il y a du mieux, vraiment.

Jeudi

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E09 – As I Have Always Been – 20/20
Non mais alors là, je ne sais juste plus comment crier tout mon amour de la série et de cette saison finale qui est définitivement la meilleure de la série. Cet épisode à lui seul concentre tout ce qui fait que j’adore la série et nous prouve à quel point nous sommes attachés aux personnages, tout en nous préparant à la fin. Je n’étais pas prêt pour cet épisode, mais je ne le suis jamais pour ce type d’épisode de toute manière. C’était excellent.

Vendredi

Blindspot – S05E11 – Iunne Ennui – 20/20
Cette note n’est pas tout à fait mérité, mais c’est un épisode final qui m’a beaucoup plu dans la manière qu’il avait de dire adieu à la série. Je n’en dirais pas plus dans cet avis court pour ne pas spoiler, je vous laisse lire la critique si vous voulez savoir comment tout ça se termine et si la série a réussi à me faire verser une larme ou non. Quelle fin de semaine du côté de série, les amis ! J’ai eu tellement peur avec le titre de cet épisode, mais finalement, l’épisode contient tout ce que j’ai détesté et tout ce que j’ai adoré avec cette série !

Rattrapage

God Friended Me – S02E10 – High Anxiety – 17/20
Cet épisode porte bien son titre et a réussi à faire monter un peu l’adrénaline par rapport à d’habitude, même si on se doute que la série risque de choisir à nouveau le happy ending et les bons sentiments. Ce n’était pas le cas dans l’épisode précédent et ma foi, la série se décide à être moins dans les bons sentiments pour sa mi-saison. Il n’empêche que tout est en place pour relancer la série dans une direction intéressante pour ces dix derniers épisodes. Dommage qu’elle soit annulée !
The Rookie – S02E15 – Hand Off – 15/20
Toutes les intrigues ne sont pas aussi intéressantes les unes que les autres, mais l’ensemble est agréable à suivre. Bon, ça manque d’un fil rouge et des intrigues que j’ai envie de voir revenir depuis plusieurs épisodes maintenant, mais les personnages sont chouettes alors je peux leur pardonner, je pense. C’est un bon procédural toujours aidé par ses guest-stars, ça me fait plaisir de voir certains acteurs rendre visite à Nathan Fillion.
The Rookie – S02E16 – The Overnight – 16/20
Un autre épisode passe presque sans fil rouge, mais il y a tout de même quelques intrigues qui m’intéressent dans celui-ci, et de nouveau une guest-star que j’adore. C’est très bien comme ça, le temps passe de manière agréable devant la série. On enchaîne un peu les épisodes qui n’ont rien d’exceptionnels et certaines intrigues avancent du coup super vite d’un seul coup, sans qu’on ne sache pourquoi, mais ça me va.

Challenge Séries 2020

Riverdale – S02E03 – The Watcher in the Woods – 14/20
C’est reparti pour de belles tranches de fou rire avec le développement de l’intrigue fil rouge qui part totalement en vrille en moins de trois quarts d’heure. Ce fut du rapide… mais je ne peux pas me dire très surpris, tout le monde m’avait mis en garde. Malgré tout, le divertissement reste réel et bien présent, donc ça fonctionne bien, on va dire. Plus pour longtemps, je sais.

> Vus en 2020 

Blindspot – S05E11

Épisode 11 – Iunne Ennui – 20/20
Cette note n’est pas tout à fait mérité, mais c’est un épisode final qui m’a beaucoup plu dans la manière qu’il avait de dire adieu à la série. Je n’en dirais pas plus dans cet avis court pour ne pas spoiler, je vous laisse lire la critique si vous voulez savoir comment tout ça se termine et si la série a réussi à me faire verser une larme ou non. Quelle fin de semaine du côté de série, les amis ! J’ai eu tellement peur avec le titre de cet épisode, mais finalement, l’épisode contient tout ce que j’ai détesté et tout ce que j’ai adoré avec cette série !

> Saison 5


Spoilers

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‘mam, is this your trash can ?

Blindspot se termine donc aujourd’hui, sur son centième épisode qui a la bonne idée de nous indiquer clairement dès le départ que c’est la fin maintenant que la syndication est effective. C’est un joli générique de départ, donc, qui nous présente le réveil de Jane après avoir reçu une nouvelle dose de ZIP, encore.

La bonne blague, c’est que Patterson a donc eu le temps entre deux missions et une fausse mort de préparer un antidote contre le ZIP, ce qui fait que Jane se souvient de tout parce que l’antidote est évidemment efficace même si nous n’en avons jamais entendu parler. La série repart donc sur un dernier cliffhanger parfaitement zappé comme si de rien n’était et nous sort de sa manche une carte facilité, comme elle a toujours eu l’habitude de le faire. C’est abusé, mais ça passe pour lancer l’épisode vers autre chose, avec Ivy qui a réussi à s’enfuir.

La nouvelle directrice du FBI leur présente en tout cas les félicitations du président, mais elle ne leur redonne pas pour autant leur job. C’est n’importe quoi ce nouveau départ du FBI. Ils ont tous une immunité et un nouveau départ à organiser, mais elle les met à la retraite aussitôt. Ils ne pourront plus jamais bosser pour une agence gouvernementale.

Superbes ces félicitations ! Au moins, ça permet à tout le monde de faire ses adieux au FBI et à la série. C’est excellent de voir leurs réactions ensuite. Kurt veut protester, mais l’ordre vient du Président, alors que voulez-vous faire ? Patterson et Rich ont du mal à imaginer une vie sans les tatouages, quoiqu’ils en disent.

Ce qui est bien, c’est qu’ils ont déjà un plan : Patterson a son application, Rich a une envie de recherches et nous tease totalement en nous disant qu’il est prêt à faire son spin-off avec Patterson. C’est précisément ce que l’on cherche tous et qu’on attend désespérément, ça ! Une nouvelle (et dernière) mission leur est présentée cependant.

Ivy est toujours dans la nature et elle a encore une bombe ZIP contrairement à ce qu’ils pensaient. Kurt et Patterson s’arrangent donc aussitôt pour demander à la directrice du FBI de récupérer leurs accès et être une dernière fois les héros du FBI qu’ils ont toujours été. Bien sûr, elle accepte, à la condition qu’ils respectent les règles… mais ça se saurait s’ils en étaient capables.

En plus, ils ont affaire à une terroriste qui les dépasse : elle est trop douée et sait comment se cacher, même si elle laisse tout de même une trace derrière elle lorsqu’elle contacte un autre terroriste spécialisé dans la création de bombe. Ouep, elle veut amplifier la bombe ZIP qu’elle a déjà de manière à pouvoir attaquer toute la ville d’un coup.

Jane prend la décision d’indiquer qu’Ivy est à tel endroit sur une carte. Cela fait vriller la nouvelle directrice du FBI qui refuse de voir l’équipe partir en intervention, et les scénaristes révèlent pourquoi ils ont voulu utiliser le ZIP une dernière fois sur Jane : elle peut se mettre à avoir des hallucinations d’anciens directeurs lorsque la directrice l’engueule.

Je m’y attendais un peu, puisqu’en lançant l’épisode j’ai vu une photo de Roman. Oui, il est de retour pour ce dernier épisode, et c’est vraiment tant mieux ! Bien sûr, Jane commence d’abord par avoir une hallucination de Roman, avant d’enchaîner avec une d’Oscar, l’occasion pour moi de confondre à nouveau les deux acteurs interprétant Roman et Oscar parce que, désolé, ils ont un air de ressemblance tout de même (jusque dans la voix) et que le coup de la barbe n’a pas suffi immédiatement à me faire capter le changement aha. Je me suis senti moi-même en hallucination en ayant l’impression qu’Oscar avait été là depuis le début, et non Roman !

Jane a en tout cas peur d’être en train de mourir, mais elle se laisse tout de même manipuler par son frère qui parvient à la convaincre qu’elle sait très bien où est Ivy et qu’il est temps pour elle d’agir si elle ne veut pas qu’Ivy détruise New-York avec sa bombe ZIP.

Par contre, Jane est vraiment en plein délire dans cet épisode : elle papote ensuite avec Oscar, puis monte dans sa voiture pour aller arrêter Ivy, mais se retrouve dans un garage entouré de tous les méchants de la série, y compris Madeline, putain. Même si elle n’a pas eu son gros plan tout de suite, j’étais dépité de la savoir encore là. Moi qui me pensais débarrassé d’elle !

Tous les méchants, ça inclue la mère de Jane, mais aussi Roman. Ca me fait plaisir comme tout, même si ça ne dure pas longtemps. Jane finit par se mettre en route, Tasha et Kurt sur ses traces, et prend le temps de papoter avec… Reade ! C’est intéressant de le revoir, mais ça m’embête de me dire que si, si, il est vraiment mort comme ça pour lancer cette saison et n’a pas eu le droit à la dernière saison.

Je m’en suis remis bien sûr, et Jane aussi. De toute manière, elle a autre chose en tête, puisqu’elle doit retrouver Ivy et l’empêcher de faire exploser sa bombe. En parallèle, Rich ne se remet pas du fait qu’ils soient en train d’enchaîner leurs dernières fois. Les scénaristes gèrent toujours à merveille le duo et les répliques de celui-ci, particulièrement en fin de scène (the last got it, the last shup up !). Ils finissent par déterminer qu’Ivy est effectivement à l’endroit qu’indiquait Jane.

Celle-ci arrive justement dans l’Eglise en question. Elle y voit Patterson et Tasha en train de se marier, parce que ses délires au ZIP continuent. On a même le droit au mariage de Roman, puis à celui inattendu de patterson avec son amour du touuuuut début, puis Tasha enceinte ! On enchaîne sur une excellente scène d’action avec une chorégraphie de combat magnifique, en un seul plan, impliquant des flammes et une alarme anti-incendie.

Tout ça permet à Jane d’arrêter et tuer quelques terroristes, mais toujours pas Ivy qui s’est enfuie avec la bombe. Cela reste donc la merde pour eux, et Kurt et Tasha découvrent donc que Jane a de nouveau des hallucinations. Le médecin du FBI comprend que les dosages de l’antidote de Patterson ne sont pas les bons.

Hop, Jane est mise de côté pour la fin de cette enquête et c’est le reste de l’équipe qui s’occupe de retrouver Ivy et d’empêcher l’amnésie de millions de personnes. Pendant ce temps, Jane reçoit une nouvelle dose d’antidote et prend le temps de parler un peu avec son psy préféré. Oui, Borden est de retour lui aussi (en fait, j’ai l’impression qu’il ne va manquer que Mayfair, on a même eu droit à Blake se mariant avec Roman !), et c’est toujours très cool à voir.

Il lui permet de comprendre que l’on n’a pas tout vu en fin d’épisode précédent : Jane a entendu le plan d’Ivy et son complice, et c’est comme cela qu’elle a su où les trouver. C’est aussi comme cela qu’elle peut faire confiance à ses hallucinations pour savoir où est la bombe qu’Ivy n’a pas encore fait exploser… Le problème, c’est que si Jane fait ça et ne prend pas l’antidote, elle risque de mourir. Ah. Elle prend tout de même la décision de se sacrifier, parce que c’est Jane et qu’il ne peut en être autrement. Si je comprends pourquoi elle a besoin de temps avec ses hallucinations, je ne comprends pas pourquoi elle se balade sans surveillance dans le FBI franchement.

Cela lui permet de tomber nez à nez avec Nas ! J’avoue que j’avais oublié son existence, mais que je suis content quand même que la série la ramène pour cette dernière enquête. Elle n’est en effet pas une hallucination, elle veut vraiment revenir aider l’équipe. Et tant de retours, ça permet à l’épisode d’avancer à toute vitesse. Pendant que l’équipe, en compagnie de Nas, comprend que la bombe a désormais la taille d’une poubelle, Jane suit le lapin qui n’est pas blanc et qu’elle hallucine.

Cela la mène à nouveau à tous les grands méchants de la série avec qui elle doit communiquer pour obtenir l’information cruciale dont elle a besoin. Les méchants lui montrent ainsi une carte qui lui permet de se souvenir du moment où elle a été zippée. Elle se retrouve ainsi sur Time Square avec son sac.

Ouep, Ivy a prévu de mettre la bombe sur Time Square, mais ça on s’en doutait tous, non ? C’est évident que la série a besoin de faire sa boucle. Plutôt que de retourner à l’infirmerie du FBI pour son antidote, Jane se rend avec le reste de l’équipe sur place. L’avenue touristique n’est même pas évacuée pour l’occasion, contrairement au pilot de la série. Ce n’est pas grave : l’avenue est aussi pleine d’hallucinations pour Jane, avec un bon nombre de personnages marquants (ou pas pour certains) des saisons précédentes.

Ils lui indiquent tous la direction à suivre. J’ai trouvé que l’idée était excellente pour marquer un dernier épisode de série. Ce ne sont pas les premiers à nous faire un coup du genre, mais là ça marchait bien avec le suspense autour de l’explosion ZIP qui risquait d’arriver, même si je n’y ai jamais cru. Jane finit par retrouver la bombe au moment où Tasha met la main sur Ivy et parvient à la mettre K.O en deux temps, trois mouvements (littéralement, cette fois). C’est un peu décevant comme fin pour Ivy présentée jusque-là comme une mastermind, mais bon, admettons. Cela donne son dernier moment de gloire à Tasha qui a ensuite pour ordre de vider Time Square. Oui, bien sûr, EASY.

Comme il reste une dizaine de minutes, j’ai trouvé brillamment drôle d’avoir Kurt qui lui balance ça tout en regardant la bombe avec Jane. Ce dernier épisode en profite tout de même pour balancer plein de pubs : être sur Time Square, ça doit être l’occasion de placements de produits pour payer tous les acteurs que l’on a vu. Le temps de vider le lieu touristique, il ne reste plus que trois minutes pour désactiver la bombe. Rich en profite pour être heureux de leur travail en unisson avec Patterson et de toutes ces dernières fois.

Patterson est toute heureuse de la dernière engueulade qui suit, lorsqu’ils ne sont pas d’accord sur les fils à couper. Finalement, ils se mettent d’accord sur le fait que Patterson a raison, à quelques secondes de l’explosion. Jane et Kurt coupent ensemble sur un baiser ces derniers fils verts… Et on est bon pour le dernier acte. Ivy est arrêtée, la bombe stoppée, Jane a son antidote « juste à temps » et toute l’équipe peut se faire applaudir dans le hall du FBI. Si tout est bien qui finit bien, la scène est assez triste tout de même : si c’est certes une victoire, c’est aussi un adieu. Ils sont tous forcés de partir à la retraite par le Président après tout, puisqu’ils viennent de terminer leur dernière mission.

Mouais. Un revival sera toujours possible dans quelques années avec un nouveau tatouage, mais bon. En attendant, il faut dire adieu à la série. Les personnages sont bien tristes de devoir se réinventer et se disent de jolis adieux, même si l’on sait qu’ils se reverront quoiqu’il arrive.

J’ai aimé la scène où Rich, Tasha et Patterson s’avouent leur amour devant les portraits de Mayfair (ah quand même !) et Reade. C’était chouette à voir, et ça faisait monter les émotions. De son côté, Jane s’enferme dans la scène d’interrogatoire où Kurt vient la voir pour un dernier moment ensemble au FBI. Eh les cocos, vous êtes en couple, vous auriez pu être n’importe où et vous choisissez la salle d’interrogatoire du FBI ?

Heureusement, Kurt en arrive à cette même conclusion et les portes de l’ascenseur se referment sur l’équipe, avec chacun son carton symbolique des employés virés de séries américaines, entendant la nouvelle directrice emmener la nouvelle meilleure équipe du FBI sur l’arrestation de deux terroristes. La vie continue.

D’ailleurs, au Noël suivant (ou Nouvel An ?) on peut retrouver tout le casting en train de faire la fête. Tout le casting, ça comprend notre équipe de base, mais aussi le bébé de Tasha, le père de Patterson, la fille de Kurt (et son ex-femme bien sûr), mais aussi Boston par exemple. Ce dernier est en couple avec Rich, yaaay, alors que Rich et Patterson mettent au point une machine pour créer de l’or. Tasha est devenue détective privée (un spin-off que je peux regarder aussi, ma foi), alors que Kurt et Jane sont heureux.

Trop heureux pour les scénaristes apparemment. Contre toute attente, vraiment, Jane a en effet une hallucination à ce moment-là : elle se retrouve sur Time Square avec Kurt, au moment de couper les fils. J’ai crié, pour de vrai, parce que je ne m’y attendais pas du tout. La série nous a tellement habitué aux retournements permettant des fins heureuses à chaque épisode (y compris celui-ci) que pas une seconde je ne me suis dit qu’ils allaient nous manipuler pour la fin. Pour moi, la série ne pouvait avoir qu’un happy end.

Ce n’est pas la voie choisie par les scénaristes. Loin d’avoir reçu l’antidote à temps, Jane s’effondre donc sur Time Square et décède devant Kurt, impuissant. Ce sacrifice pour sauver le monde (enfin, New-York, quoi), c’est très Jane et c’est une fin osée pour le personnage. Osée, mais logique : elle finit dans un sac mortuaire sur Time Square, pour boucler la boucle de la série. Les scénaristes avaient leur idée en tête, c’est clair.

La série m’a complètement eu sur ce coup-là. Le happy end était ce que j’en attendais, mais en fait… Jane est morte. Ou pas. Comme il s’agit d’un choix osé pour une fin de série, les scénaristes laissent la porte ouverte à l’interprétation : le dernier plan voit Jane sourire auprès de Kurt dans un chalet à la montagne entouré du casting heureux. À nous de choisir si l’hallucination est cette fin joyeuse, au moment où elle meure (voire si c’est ça son paradis) ou si l’hallucination est ce moment où elle s’imaginerait mourir sur Time Square lors de sa dernière mission, par manque d’adrénaline probablement et parce que Kurt vient de lui dire qu’il est incroyable que tout finisse bien pour eux. Il y a un monde quelque part où la fin n’est pas heureuse pour eux…

Mon choix est fait, surtout que j’ai fini l’épisode au moment où une église à proximité marquait les douze coups de midi : Jane est morte et on nous ferme toutes tentatives de revival. J’espère… Cela nous bloque aussi les spin-offs, qui forceraient à faire un choix, cela dit. Et si mon choix est celui-ci, c’est parce que Jane est vraiment paniquée à cette idée… or si elle a eu son antidote anti-ZIP, il n’y a pas de raison de paniquer si longtemps après coup, hein. Je préfère cette fin triste, parce que j’ai toujours préféré les fins tristes et que c’est bien plus marquant comme ça !

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EN BREF – Je ne m’attendais certainement pas à un tel épisode final et c’est bien pour cela que j’ai décidé de le faire aller jusqu’au 20/20. La dernière scène m’a retourné le cerveau comme la série n’avait plus réussi à le faire depuis longtemps !

Concrètement, la série se termine sur une note très positive, la dernière saison étant pour moi sa meilleure, puisqu’elle ne perd plus le temps avec les petites intrigues à l’épisode, tout servant de manière beaucoup plus évidente le fil rouge. De série que je suivais de manière peu attentive sur une pause déj seul il y a cinq ans en sirotant un coca au McDo (véridique, c’est un de mes premiers souvenirs de la série aha) à cet épisode final prévisible jusqu’au dernier acte incroyable, Blindspot est une série qui marquera ma carrière de sériephile en étant une série vraiment capable du meilleur (cette fin osée, je l’adore tellement !) comme du pire. Elle m’aura ennuyé plus d’une fois, donné le mal de mer sur ses premières saisons caméra à l’épaule, fait péter des câbles sur certains épisodes (la mort de Patterson, oh !) et même fait verser une petite larme pour sa dernière minute.

Jamais une série au format procédural ne m’avait gardé sur un tel niveau d’incertitude : selon les épisodes, je pouvais avoir l’impression d’être devant une série géniale ou devant une série que je déteste. Elle a eu son ventre mou (la saison 2 surtout), elle a eu ses moments d’égarement (hum la saison 4), mais les personnages sont restés constamment ce qui donnait envie de revenir avec des répliques géniales.

Et contre toute attente… Elle me manquera, je crois !

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Belle ironie que cette fin tragique soit sponsorisée par une petite pub Disney + quand même.

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