Charmed (2018) – S03E06

Épisode 6 – Private Enemy No.1 – 15/20
Si l’épisode est plutôt sympathique, il choisit des directions qui ne me plaisent pas tellement du côté de la vie personnelle des sœurs, et particulièrement en ce qui concerne Maggie. Je l’ai vue arriver il y a plusieurs épisodes cette intrigue, mais tout de même, je sens que ça va être lourd dans ceux à venir. Autrement, le fil rouge avance peu à peu, comme il se doit, et j’accroche bien à cette saison.

Spoilers

Mel ne sait pas si elle aime les muffins, Harry est obsédé par une petite boule et Abi a quelques problèmes de sommeil.


Friends with muffin benefits ?

Attendez, j’ai une semaine de retard sur cet épisode ? Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé, mais c’est inadmissible. L’épisode reprend en plus sur une première scène vraiment sympathique où Abigail s’attaque à deux démons sous-fifres et n’hésite pas à les passer par la fenêtre de son immeuble. Un petit meurtre pour se mettre dans l’ambiance, c’est toujours bien, non ?

Notre pauvre Overlord a toutefois un problème une fois qu’elle se couche. Elle a en effet un ennemi invisible qui s’attaque à elle chaque fois qu’elle s’endort, et de manière toujours différente. Bon, en même temps, elle est clairement vulnérable quand elle dort, parce qu’elle ne se réveille même pas quand on l’a fait tomber de son lit quoi.

En parallèle, Elliot Larson est de retour avec sa théorie sur les extra-terrestres, comme dans l’épisode précédent. Maggie continue de regarder son programme, et elle fait bien : il trouve en effet une deuxième rune, ce qui fait que les sœurs commencent à le soupçonner d’être derrière tout ça. Elles décident donc de lui rendre visite… sauf qu’il n’y a que Macy, directrice de Safe Space, qui trouve le temps pour faire ça.

En effet, Mel continue de vouloir vivre sa vie amoureuse avec Ruby, et tant pis si c’est une relation où elles ne se touchent pas. Cela manque énormément à Ruby, et ça n’arrange pas la jalousie de Mel quand elle voit qu’elle a aussi une amie de muffin très présente pour elle. Je n’insiste pas sur la métaphore du muffin, hein, je préfère me concentrer sur l’intrigue de l’épisode qui nous ramène ensuite Abigail.

Cette dernière vient en effet voir Mel parce qu’elle est la seule en qui elle peut avoir confiance : elles se détestent, mais Mel ne l’a jamais trahie. Bon. Ce n’est pas bien discret ce qui est en train de se passer là, il est très clair qu’on essaie de nous faire comprendre qu’il faut les shipper. Mel se retrouve quand même à devoir observer Abigail en train de se coucher à travers un miroir pour tenter de la sauver de son esprit invisible, c’est quelque chose.

Elle est bien incapable de l’aider en plus, parce qu’elle est trop occupée à stalker l’instagram de Bella, la pote de Ruby, et à répondre au SMS de Ruby… En théorie. En pratique, elle n’a pas le temps de répondre et doit aller sauver Abigail des flammes allumées par le démon. C’est quelque chose tout de même, et je crois que je tiens l’un des pires effets spéciaux du mois quand Mel balance de quoi éteindre les flammes… alors même qu’elle ne pouvait pas le faire dix secondes plus tôt ?

Elle invite finalement Abigail à dormir chez elle, parce que c’est sûrement la meilleure solution pour lui venir en aide. Malheureusement pour Mel, ça n’arrange pas trop ses affaires : Ruby, inquiète pour la vie de Mel, débarque et les voit ensemble. La jalousie la frappe aussitôt, surtout qu’Abi en joue évidemment. Ruby se barre donc, en précisant bien qu’elle a compris que Mel cherchait un moyen de fuir leur relation, surtout que Mel balance sans la moindre raison le sujet Bella. Je veux dire, elle est clairement en tort aux yeux de Ruby à être avec Abigail toute la nuit, alors pourquoi parler de ça ? C’était n’importe quoi.

De son côté, Maggie est censée avoir rendez-vous avec des volontaires… mais elle tombe finalement sur Jordan. ENFIN. Il était temps. Je ne le trouve toujours pas crédible dans ses études, lui, je trouve que ça ne colle pas tellement avec le personnage. Il est heureusement assez malin pour faire remarquer à Maggie que ses volontaires ont des noms tellement stupides qu’il s’agit forcément de faux noms, et ça suffit à ce que Maggie comprenne qu’Antonio lui a fait un sale coup.

Maggie est totalement énervée, et ça sent vraiment le très mauvais ship… Franchement ! Elle se retrouve tellement énervée qu’elle utilise la magie plutôt qu’une imprimante pour changer le numéro de téléphone sur les flyers d’Antonio cherchant des volontaires pour ses propres recherches. Elle est assez stupide, en plus, pour s’en vanter ensuite auprès d’Antonio, qui lui apprend donc que son sabotage est l’œuvre d’une fraternité (ou sororité ?) sur le campus.

Et la manière dont s’en veut Maggie ? Ca sent tellement le ship… Elle s’en plaint finalement à Jordan, qui passe lui aussi une bien mauvaise journée. Il découvre qu’être l’avocat d’une grande entreprise, c’est de la merde car il doit s’en prendre à des victimes qui ont bien raison de porter plainte. Le but pour Jordan et Maggie est donc de trouver un moyen de rester eux-mêmes tout en obtenant ce qu’ils veulent.

Par contre, ce qu’ils veulent, ce n’est toujours pas clair, surtout du côté des sentiments. Jordan prend enfin le temps d’en parler avec elle, mais la réponse qu’il obtient n’est pas exceptionnelle : elle insiste pour lui dire qu’elle veut une année qui soit centrée en elle et pour lui assurer que les relations avec des êtres magiques, c’est trop compliqué si elle en croit ses sœurs.

Voilà donc Maggie qui préfère finir l’épisode en rencard avec Antonio, même si ce n’est pas présenté exactement comme ça. Elle lui offre un verre pour s’excuser et lui dire qu’elle le considère comme sa Némésis, là où le type lui assure que c’est en fait l’inverse. Pauvre Jordan. Il observe cette bière partagée entre eux, et ça me rend triste. Cela me rend d’autant plus triste que Maggie a évidemment une vision où elle se voit au lit avec un Antonio très dénudé. Pff.

Avant d’aller voir Elliot, Macy se rend tout de même au QG où elle tombe sur Harry, dont le dos craque une nouvelle fois. Le pauvre est clairement en train de vieillir, et ce n’est pas un flashback nous disant qu’il ne vieillira pas qui suffira à me le faire croire. Macy et lui partent en tout cas dans le Nevada pour rencontrer Elliot, afin de voir s’il s’agit ou non d’un être magique.

Ben oui, deux runes en si peu de temps, c’est étonnant tout de même, on dirait vraiment qu’il a un lien magique avec les démons anciens qui attaquent les sœurs. Le problème, c’est que Macy est capable de le toucher sans être rejetée… S’il n’est pas un être magique, il est toutefois en possession d’une pierre en forme de boule qui semble bien magique.

Contents de leur trouvaille, Harry et Macy se téléportent donc avec et se mettent à bosser ensemble pour percer les mystères de cet orbe. Malheureusement, Macy est rapidement appelée ailleurs, parce qu’évidemment, il faut gérer Safe Space, et Harry se retrouve donc possédé par le globe.

Quand Macy finit par revenir auprès de lui, Harry est donc absorbé dans ses recherches et est à fond, mais un petit trop : elle comprend qu’il a pété un câble et n’est plus lui-même quand elle jette un œil aux notes qu’il a prises et qui ne sont que des symboles. Il lui explique que tout était simple à traduire et que les nombres contenaient des informations précises sur les lieux où trouver les prochains démons.

Oui, bien sûr. Macy remarque vite qu’il a toujours l’orbe en main et elle l’invite donc à le poser, par tous les moyens. Il est clairement en train de criser et perdre pied avec la réalité, alors elle cherche un moyen de le forcer à se reposer, avant de retourner dans le Nevada interroger Elliot. Elle ne regrette pas son voyage : elle trouve la maison sans dessus dessous et Elliot devenu aveugle dès la disparition de l’orbe.

Elle cherche donc à en savoir plus dessus, et Elliot lui assure qu’il l’a trouvé grâce à l’appel d’un ami et a pensé qu’il s’agissait d’un morceau d’OVNI. Nope. Ce n’est pas exactement ça, mais l’homme s’en veut à présent parce qu’il est devenu aveugle à cause de ça. Il avertit tout de même Macy que l’orbe agit comme une drogue sur le système nerveux.

S’il a oublié tout ce qu’il a écrit grâce à elle, l’homme demande à Macy de s’occuper d’Harry et de l’en éloigner le plus vite possible. Et une fois qu’il a dit ça, il a dit tout ce que le personnage pouvait apporter comme information, alors hop, il meurt d’un coup. C’est gros. Macy rentre en urgence au QG pour s’occuper d’Harry… et se fait menacer de mort par son copain. Enfin, c’est ce qu’on pense à l’origine, mais pour être plus précis, il lui dit simplement qu’elle va mourir, alors que lui est immortel.

L’orbe semble accentuer encore plus les insécurités d’Harry que l’on a déjà découvertes dans l’épisode précédent et qui continuent de le frapper cette semaine. Macy fait ce qu’elle peut pour venir en aide à Harry, mais ce n’est pas si simple. L’amour est finalement le pouvoir qui lui permet de libérer Harry de l’influence de l’orbe, et si c’est simple dans l’idée, ça fonctionne plutôt pas mal en vrai.

En plus, ça permet à Harry d’expliquer qu’il a été possédé parce qu’il a fait le vœu de trouver toutes les réponses à ses problèmes. À défaut, il a aidé Macy à mettre au point un programme sur son ordinateur pour traduire les chiffres correctement, menant à la conclusion hyper logique qu’il y a une sorte d’Alcatraz magique pour les pires démons… et que c’est de là que viennent tous les démons de cette saison. Ah ben ça fait un super cliffhanger.

Je n’ai toutefois pas terminé la critique de l’intrigue d’Abi, puisque c’est celle qui finit par réunir le pouvoir des trois au cours d’une même scène : Maggie rentre chez elle – à plus d’une heure du matin donc ? – pour mieux tomber sur un démon que Mel finit par maîtriser comme elle peut avec ses pouvoirs. Alors que Macy arrive à son tour et que le pouvoir des trois est sur le point de détruire ce démon, Mel se rend compte de quelque chose qu’on avait déjà remarqué : ce démon est en fait Abigail.

Heureusement qu’elle a joué avec sa bague plus tôt Abi, parce que sinon, elle aurait été dégommée par le pouvoir des trois en un rien de temps. En tout cas, tout ça ne change rien à la menace qui plane sur Abi, mais on s’arrête là pour le moment avec cette intrigue.

Reste alors à Mel de se réconcilier avec Ruby, ce qu’elles font autour d’un muffin… et là encore, la métaphore, franchement, on a connu plus subtile que ces moments de muffins dégustés. Bon, maintenant que j’ai écrit ça, c’est bizarre de signaler que j’ai faim et envie de me faire un muffin, alors je vais me contenter d’un goûter plus classique. Bon appétit.

Walker – S01E07 (express)

Épisode 7 – Tracks – 12/20
J’ai envie d’y croire parce que la série offre de super scènes à des acteurs que j’aime beaucoup, mais bon dieu, qu’est-ce que je viens de regarder ? Cela n’avait aucun sens et c’était hyper lourd dans les bons sentiments qui n’ont aucune crédibilité. Bref, il faut vraiment que j’arrête de trop en attendre.

Spoilers

Micki et Cordell enquêtent sur la mère de cette première, Adriana, après son arrestation surprise à la fin de l’épisode précédent.

Qu’est-ce que je suis en train de regarder ? Qu’est-ce que je viens de regarder ? 

Voilà vraiment les deux questions qui me sont passés par la tête devant cet épisode qui enchaîne les moments absolument incroyables, mais pas dans le sens positif du terme. Non, non, dans le sens littéral du terme : je n’y crois pas une seule seconde, même si vraiment j’essaie de garder l’esprit ouvert et d’être bienveillant avec la série qui, après tout, ne me sert qu’à me faire manger (c’est un point du Bingo !) et à manger devant.

Je ne sais même pas par où commencer. L’intrigue concernant Adriana était bien prévisible, même si j’imaginais que Micki allait reprendre contact avec une tante plutôt qu’avec une mère biologique. Le fait qu’elle se retrouve à découvrir qu’elle a eu une autre identité avant la sienne et que sa mère biologique a préféré la vendre à sa sœur, c’est gros ; beaucoup trop. Autant je suis content de voir l’actrice avoir ce rôle à jouer, parce que j’aime l’actrice et que ça fait plaisir de la voir avoir un rôle lui permettant de développer son talent et ses possibilités, autant je trouve qu’en ce qui concerne le personnage, ça n’a aucun sens. 

En plus, c’est encore tôt pour la série pour avoir ce besoin de réécrire le personnage et de nous pondre une idée comme celle-ci. Je me demande comment les scénaristes en sont venus à considérer cette idée, parce que ça la met face à une révélation qui change absolument tout son caractère et toute sa manière de voir le monde. Pour ne rien arranger, toutes les scènes de l’épisode où elle était avec Cordell – il a un prénom, autant que je l’utilise – m’ont vraiment posé problème, parce que ça y est, on dirait un vieux couple. Là encore, c’est tôt dans la série pour en être là, et c’est super dérangeant parce que j’aime bien Trey.

Franchement, le barbecue chez la mère de Micki et celle de son nouveau mec (elle a combien de secrets Adriana ?), c’était bien trop gros. Et le pire, c’est que Trey appelle Walker, et ce dernier ne lui dit même pas où il est ? Leur amitié est… étrange. Trop de secrets et de non-dits, mais la série ne les explorera pas car ce n’est pas son but.

Non, son but, c’est de nous faire une série familiale et tant pis si ça perd toute crédibilité pour cela. Vraiment, les intrigues sur les adolescents ont tendance à me faire lever les yeux au ciel… August qui offre des feux d’artifice à la meilleure amie de sa sœur et ne voit pas en quoi ça le met dans la position de son petit-ami, sérieusement ? Dans quel monde on peut organiser une telle soirée pendant un voyage scolaire ? Où et quand a-t-il acheté le feu d’artifice ? Comment est-ce que Stella peut accepter que son frère drague aussi lourdement sa pote ? 

Tu parles d’une critique express, si je continue, je vais remplir une page word de questions rhétoriques pour prouver à quel point c’était débile comme intrigue. Avant d’en arriver là, je vais donc passer à Trey qui « perd » les adolescents et en est surpris alors que pas un instant on ne le voit les surveiller. Qu’il soit leur entraîneur fait plus peur qu’autre chose, et même sa relation avec Stella était bizarre quand il lui demande des nouvelles de Trevor en début d’épisode.

Et Trevor ! Ainsi donc, on a droit à un flashback tellement mal joué et inséré que j’ai failli recracher mes pâtes (j’ai dit que je faisais de la cuisine, pas que je me concoctais le plat du siècle) où l’on apprend que sa mère est morte à cause de Duke. Soit. Mais qu’à la fin, il appelle Cordell Duke pour lui tirer dessus, c’était risible à soit. À aucun instant Walker ne semble réagir ensuite ou s’inquiéter du fait qu’il a très clairement entendu « Duke » ? Genre il lui fait juste une petite conversation amicale de beau-père là ? Et Trevor le laisse l’appeler « fils » alors que clairement il a tué sa mère ?? Ben purée.

Sinon, vous aurez bien compris que je passe sous silence l’intrigue totalement bidon et toute pétée des mecs de quarante piges qui débarquent pour faire chier des adolescents. Cela n’avait aucun sens, on ne sait pas vraiment ce qu’ils venaient foutre là ni pourquoi ils avaient l’air d’avoir envie de violer tout le monde juste pour le principe – comme si ça n’allait pas les mener en prison. C’était chouette d’avoir Cordell qui gère mieux sa colère, même si pas bien subtil, et chouette d’avoir Trevor qui joue les héros… mais bon, je ne sais toujours pas ce que j’étais en train de regarder exactement.

Entre ça et les conseils drague que reçoit August, je suis perplexe. Il y en a un autre qui a besoin de conseils drague par contre : le capitaine de Micki et Cordell se retrouve à draguer la nièce d’un type qu’il a envoyé en prison en menant une enquête pour trouver le vrai assassin d’Emily qui n’est pas qui l’on croit. Pas de bol, il se pense discret et ne l’est pas du tout. Le cliffhanger consiste donc à voir sa voiture – et celle du frère de Cordell qui mène l’enquête avec lui à Mexico – se faire cramer. Fun.


The Falcon and the Winter Soldier – S01E01

Épisode 1 – A New Order – 16/20
C’est un épisode introductif et il ne fallait de toute évidence pas trop en attendre. Côté personnages, je reste assez sceptique parce que je ne suis pas fan des principaux pour l’instant, mais je trouve qu’il y a de bonnes idées, notamment du côté de la fin de l’épisode. En attendant d’en voir plus, ça commence de manière plutôt solide, avec un budget qui promet déjà de belles scènes plus tard dans la série. Que demander de plus ?

Spoilers

Quelques mois après le retour d’un Steve Rogers bien âgé, Sam Wilson s’est vu proposer le bouclier de Captain America et Bucky doit s’adapter à sa nouvelle vie solitaire.

Je viens de voir un homme sur le pare-brise.

Oula, 50 minutes d’épisodes ? Nous ne sommes plus du tout habitués, je me sens décontenancé. L’épisode commence plutôt bien, avec Sam s’habillant et récupérant le fameux bouclier sur son lit, même s’il a l’impression de ne pas le mériter. Il ne l’utilise donc pas et préfère mener une mission « subtile » dans l’espace aérien tunisien : pour cela, il saute donc d’un avion avant de déployer ses ailes.

Pourquoi pas ? C’est étonnant comme début de série, parce que ça fait longtemps que nous ne l’avons pas vu en action ce héros, et j’ai bien l’impression qu’il n’a jamais eu la moindre mission solo avant. Là, il est là pour venir s’attaquer à des francophones luttant pour supprimer leur accent et qui ont pris pour cible un avion américain. C’est qu’ils ne sont pas très gentils les francophones.

Au moins, ça nous permet de découvrir une excellente scène d’action pour commencer cette série, et ça change vraiment de WandaVision : cette fois, nous sommes directement dans l’ambiance super-héroïque, avec des scènes incroyables à regarder. J’en oublie donc d’écrire une critique construite faute de notes, mais disons que Sam parvient à s’infiltrer dans l’avion sans le moindre souci, et qu’une fois que c’est fait, ça se tape dans tous les sens.

On a des balles de flingues qui ripostent, un héros qui a des gadgets cool et un bouclier qu’il forme avec ses ailes ou des plans qui semblent vraiment avoir été filmés au saut d’un avion. Il y a des caméras qui ne trompent pas ? Le script est improbable, mais ça fait une série d’action digne d’un film pour le moment.

Visuellement, c’est magnifique, ça explose de tous les côtés, il y a des balles tirées sur Falcon depuis une combinaison qui permet de voler, des hélicoptères qui explosent et sans cesse une menace de franchir les frontières de la Lybie. Et ça, ce n’est pas possible. Par chance, Falcon finit par trouver la solution pour sauver le capitaine américain qui avait été kidnappé dans le premier avion, mais c’est bien après cinq minutes d’action.

Et là-dessus, il n’y a pas à dire : le budget Disney fait vraiment la différence avec les séries de network – mais là, ils ont un budget de fou pour seulement six épisodes. Cela va être compliqué pour les autres concurrents de rivaliser avec un script pareil. Enfin, un script… L’idée est vraiment ici de nous faire une série d’action, hein. Côté scénario, c’est encore maigre : on retrouve ensuite Sam en Tunisie, attablé avec un certain Torres qu’on ne connaît pas il me semble, mais qui a un sourire tout sympathique. Il nous introduit quelques éléments d’intrigues avec un groupe terroriste qui veut abolir les frontières dans le monde et les scénaristes s’amusent bien avec des rumeurs sur Steve qui serait à surveiller le monde depuis une base sur la Lune.

Rapidement, pourtant, Sam se retrouve à faire un discours en l’honneur de Steve à Washington, et on ne sait pas bien ce qu’il foutait en Tunisie finalement. Pourquoi pas, hein ? Le discours de Sam ? Il nous permet de savoir que nous sommes quelques mois après Endgame et que Sam refuse le bouclier de Captain America. Définitivement.

Oh, c’est ce qu’on veut nous faire croire avec un bouclier mis sous verre et un Sam qui est remercié par l’armée pour ça. D’accord, mais bon, ce bouclier est une arme inestimable franchement… Qui peut croire que ça va être laissé dans un musée ? Et ce musée, c’est totalement une idée d’attraction pour les Disneyland, non ? Franchement, je vois bien une attraction « musée » comme le StudioTour Harry Potter. Il ne faudrait pas grand-chose pour me convaincre d’aller dans le musée en l’honneur de Captain America dans lequel Sam se déplace.

Même quelques mois après le retour de bien des personnes – Sam compris – sur Terre, on sent bien que c’est encore un peu le bordel, mais comme Sam reste dans un musée désert, on a du mal à saisir où on est exactement dans le monde d’après, comme dirait l’autre.

Ailleurs dans ce même monde où un filtre jaune dégueulasse semble être la norme, nous suivons Bucky assassiner des gens dans un hôtel. Oui, il semble être retombé dans ses travers, puisqu’il dit carrément « Hail Hydra », avant de tuer un pauvre innocent tremblant trop pour réussir à ouvrir sa porte de chambre d’hôtel. Le pauvre.

Tout ça n’est heureusement qu’un cauchemar, à moins que ce ne soit un souvenir. En tout cas, Bucky se réveille soudainement, et ça nous permet de découvrir qu’il s’est coupé les cheveux et dort au sol, sans lit. Pourquoi pas. On voit que je n’ai vraiment rien suivi à la promo de la série parce que je suis surpris de la coupe de cheveux de Bucky, non ?

En tout cas, ça lui va bien mieux… mais ça ne veut pas dire qu’il va mieux : il a toujours besoin de voir une psy, parce que quand même, il a une sacrée vie d’une centaine d’années, l’air de rien, et il a enchaîné les combats encore et encore. Bref, il se fait chier quoi, et il essaie de trouver une voie pour se repentir. On découvre ainsi qu’il a trois règles pour avancer dans une liste de repentance : rien d’illégal, pas de victime, et l’assurance d’assumer sa vraie identité de James Barnes.

En flashback, il s’attaque à une femme politique qu’il a aidé à obtenir du pouvoir en tant que soldat de l’Hiver. La série nous maintient quelque peu dans le doute : il assure n’avoir rien fait d’illégal quand on le voit pirater une voiture électrique, il assure ne pas avoir fait de victime, alors qu’il frappe un assistant et… Il est finalement bien le super-héros gentil que l’on va pouvoir suivre.

Il n’a pas forcément une vie qui va être super intéressante par contre : sa psy vérifie son portable pour constater qu’il n’a toujours pas de vie sociale. Il refuse de répondre à Sam, n’a pas d’ami et n’a de contact qu’avec sa psy. On nous laisse en tout cas croire ça, avant qu’on ne le suive rendre visite à un  certain Yori.

Je ne pense pas savoir qui il est, mais je vais avoir un vrai problème dans les critiques de cette série, parce que je n’ai jamais suivi ni Falcon, ni le Winter Soldier dans mes lectures de comics. En tout cas, Yori est un vieil homme bougon qui refuse de partager ses poubelles vides avec son voisin (Unique – c’est un nom bon pour les comics, ça, non ?) et qui force Buck à accepter un rencard avec une serveuse méga sexy dans leur restaurant favori. Yori a aussi un fils mort, mais nous n’en saurons pas beaucoup plus pour l’instant, parce qu’il ne sait pas comment il est mort. Ah.

Dans la soirée, Bucky se rend donc à son rencard et offre des fleurs à la jolie serveuse qui n’a pas tout à fait terminé son service. C’est l’occasion ensuite de découvrir qu’il a tenté les rencontres en ligne, mais qu’à 106 ans, ce n’est pas si évident de comprendre le monde. Tu m’étonnes. La serveuse est loin de savoir dans quoi elle s’embarque, surtout qu’il lui ment sur la raison pour laquelle il porte des gants.

C’est toutefois chouette de les voir ensemble et de les voir jouer à la bataille navale en mode jeu d’alcool. Malheureusement, la serveuse parle à Bucky de son passé, de ses parents (des questions plutôt banales) et… du fils de Yori.

C’est chouette de voir que Bucky passe du temps avec Yori d’après elle, mais il ne faut pas être un génie pour rapidement deviner que Bucky est juste coupable de la disparition de son fils. Et ça ne manque pas : le fils est l’homme qu’il a tué à l’hôtel, au nom d’Hydra, alors qu’il n’avait absolument rien fait. C’est si triste.

Pendant ce temps, en Louisiane, Sam rend visite à sa sœur, Sarah. Bon, il a une sœur et des neveux alors ? Ils sont toutefois quelque peu en désaccord sur le bateau de leurs parents pour le moment. En effet, Sarah gère les finances familiales depuis la mort des parents, et elle n’apprécie pas tellement d’avoir son frère qui vient faire de l’ingérence et lui proposer de l’argent. Il a l’air assez chiant, franchement, et je ne sais pas trop vers quoi se dirige la série pour l’instant.

Autant la première scène était prenante alors qu’on ne savait rien de l’intrigue, autant tout ce qui suit pour le moment est tout de même moins efficace. Je ne sais pas trop quoi penser de cette intrigue familiale, mais j’imagine qu’on la met en place pour qu’on s’attache au héros… et pour qu’il puisse avoir des neveux à aller sauver d’un grand méchant les ayant kidnappés ou quelque chose comme ça.

En attendant, Sam essaie de profiter de sa notoriété d’Avenger pour aider sa sœur à avoir de nouveau de l’argent… sauf que même si le banquier est fan de lui, ça ne fonctionne pas comme ça. Ben oui, il a un trou de cinq ans dans ses propres finances, et déjà avant ça, ça ne semblait pas brillant. Pendant ces cinq années, sa sœur a dû se débrouiller seule pour élever ses enfants et est apparemment devenue veuve.

Marrant, j’aurais cru qu’on avait vu son mari plus tôt pourtant. J’aime bien l’idée d’un impact financier sur la disparition pendant cinq années et l’idée que le monde a du mal à se remettre de cette crise sans précédent, mais je trouve tout de même que tout va un peu trop bien. Franchement, on peut facilement oublier le bordel que ça a dû être.

Le frère et la sœur rentrent donc bredouille, mais bon, pas d’inquiétude, Sam va à nouveau pouvoir faire du bénévolat : il reçoit une vidéo de Torres, son pote vu en début d’épisode qui n’est pas peut-être pas aussi tunisien que je le pensais puisqu’on le retrouve cette fois en Suisse. Remontant la trace du réseau terroriste, il s’est en effet retrouvé embarqué via une application digne de Pokemon Go dans un mouvement de foule bien étrange. Tous les gens suivent la main rouge et les sifflements d’inconnus pour finir devant une banque où les attendent des masques.

Ces masques sont distribués pile à temps pour que tout le monde en mette un au moment où la banque est cambriolée. Forcément. Torres est un personnage qui risque d’être sympathique, parce qu’il fait un chouette héros ici, à tenter d’arrêter le vrai cambrioleur. Le malfrat s’en tire malgré tout en lui cassant la gueule, mais au moins Torres peut le filmer et envoyer sa photo à Sam.

Le criminel est toutefois masqué sur la vidéo, alors il y a peu de possibilités de faire quoique ce soit pour l’instant ? De toute manière, leur appel en visio est interrompu par Sarah qui vient prévenir Sam qu’il doit absolument allumer la télévision. En effet, on y voit un énième homme politique annoncer que les États-Unis ont besoin d’un nouveau héros incarnant les valeurs de l’Amérique dans cette période sombre post-Endgame. Il leur présente donc le nouveau Captain America, un anonyme… blanc, évidemment ; et avec le bouclier remis par Sam en début d’épisode.

« Ah les bâtards » fut ma réaction à voix haute, parce que pas un instant je n’ai vu ce twist arriver, et j’aime énormément cette idée qui va permettre d’aborder de front le racisme, déjà sous-entendu lors du rendez-vous à la banque. C’est une excellente idée et ça fait un bon cliffhanger.

The Falcon and the Winter Soldier (S01)

Synopsis : La série va suivre la vie de Sam Wilson et Bucky Barnes après Endgame, et la vie y sera tout sauf normale…

Pour commencer, je suis impatient de voir ce que ça va donner cette série parce que j’adore les Marvel, mais il faut bien reconnaître que je ne maîtrise pas autant le personnage de Captain America et toutes les ramifications qui l’accompagnent que je ne maîtrisais les personnages de Wanda et Vision. Par conséquent, j’attendais un peu moins cette série, même si je mise beaucoup – peut-être trop – sur le personnage de Sam depuis sa dernière scène sur grand écran.

Je vois de grandes choses pour lui, mais je sais aussi qu’il ne faut pas que je sois trop impatient : les six épisodes de cette saison seront diffusés au rythme d’un par semaine, et on sait ce que ça veut dire ! Il va falloir patienter entre chaque épisode, et il va clairement falloir supporter les deux ou trois premiers épisodes qui ne feront qu’introduire des éléments.

Cela ne pourra pas être pire que sur Netflix, j’espère. J’ai soigneusement évité toute la promo pour ne pas être spoilé et ne pas trop en attendre, alors j’aborde la série sans avis sur ce qu’elle pourra être, si ce n’est une série entre le film d’action et l’intrigue buddies… quand ils se retrouveront, parce que je sens que ce sera pour la mi-saison. Je n’ai pas oublié The Defenders.

Voir aussi : Le récap avant The Falcon & The Winter Soldier

Bref, c’est bien beau de dire tout ça, mais il faut peut-être voir l’épisode maintenant ? Le monde entier l’a déjà regardé, en plus, j’en suis sûr !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S01E01 – A New Order – 16/20
C’est un épisode introductif et il ne fallait de toute évidence pas trop en attendre. Côté personnages, je reste assez sceptique parce que je ne suis pas fan des principaux pour l’instant, mais je trouve qu’il y a de bonnes idées, notamment du côté de la fin de l’épisode. En attendant d’en voir plus, ça commence de manière plutôt solide, avec un budget qui promet déjà de belles scènes plus tard dans la série. Que demander de plus ?
S01E02 – The Star-Spangled Man – 17/20
Je suis heureux de voir que le schéma de la série est plus rapide que ce que j’imaginais, mais quelque peu surpris de constater qu’on a un deuxième épisode très différent de ce qu’avait vendu le premier. C’est beaucoup plus captivant entre ce qui me concerne, mais ça créé un déséquilibre par rapport aux attentes et perspectives ouvertes la semaine dernière. Étrange, mais pas désagréable.
S01E03 – Power Broker – 15/20
Je n’ai clairement pas revu les bons films pour cette série, qui prolonge tous les opus auxquels j’ai le moins accroché apparemment. Les scènes d’action restent des spectacles d’action incroyables et on avance vraiment vite dans l’intrigue, puisque nous sommes déjà à la mi-saison. Tant mieux, d’ailleurs, parce que c’est bien, mais pas à la hauteur des films que je préfère dans le MCU.
S01E04 – The Whole World is Watching – 17/20
L’épisode prend tout de même son temps, mais il va crescendo vers des pistes que je ne m’attendais pas forcément à voir exploitées comme elles le sont ici. L’intrigue commence à révéler sa force de frappe et l’on voit de mieux en mieux vers quoi on se dirige, avec une fin dont le ton était plutôt inattendu en ce qui me concerne. Nous sommes loin de ce qu’était l’épisode 1 et je me demande quel degré atteindra la série d’ici sa fin.
S01E05 – The Truth – 16/20
Sans trop de surprise, l’épisode prend le temps de mettre en place un tas de graines qui ne germeront que lors du prochain épisode. Je n’attendais pas autre chose, surtout que nous avons eu notre dose d’action tout de même cet épisode. Il y a beaucoup de conséquences à gérer après l’épisode précédent de toute manière, et ça se fait plutôt naturellement dans cet épisode qui, s’il bavarde un peu trop et ne donne pas tout à fait tout ce que je souhaitais, réussit bien me hyper pour la fin de la série la semaine prochaine.
s01e06 – One World, One People – 17/20
Beaucoup d’action dans cet épisode, mais aussi une conclusion plutôt naturelle aux intrigues ouvertes tout au long des six épisodes, avec des prolongements possibles pour le reste du MCU. Toutefois, la lisibilité des scènes d’action n’est pas toujours la meilleure, me laissant l’impression que ça aurait pu être mieux géré par moment. Autrement dit, j’ai aimé cette série, qui est excellente. Force est de constater qu’elle est une série d’action avec un très bon message… servant un peu trop de transition peut-être ? Je ne sais pas, cet épisode final m’a un peu déçu dans mes attentes, tout en étant très bon quand même.