What if…? – S01E07

Épisode 7 – What if… Thor Were an Only Child ? – 16/20
Un épisode vraiment sympathique et léger, parfaitement dans le ton de ce que je souhaitais voir en cette fin d’après-midi. Eh, ça fait du bien de moins se prendre la tête parfois et d’avoir des histoires  comme celles-ci, pour rire un coup malgré des enjeux gigantesques. J’ai apprécié l’épisode, et je me dis qu’au moins ma semaine série n’est pas entièrement perdue, même si je n’ai rien vu !

Spoilers

Sans Loki pour le forcer à être responsable, Thor ne vaut pas mieux que son petit demi-frère.

We’re not gonna kaboom him?

J’ai toujours dit que j’adorais les notes du générique de Marvel Studios, mais après la semaine que je viens de passer, bordel, que ça fait du bien de les entendre à nouveau ! J’ai l’impression qu’un siècle entier s’est écoulé depuis mon visionnage de l’épisode précédent, et je suis bien content d’avoir un épisode de la série à voir en ce dimanche. Mieux vaut tard que jamais pour se remettre aux séries, hein !

L’épisode promet clairement de revisiter toute l’histoire de Thor sans la moindre existence de Loki dans la vie de son grand-frère, et ça change absolument tout. En effet, comme le Watcher nous l’explique rapidement, ce qui fait un héros, ce n’est pas tant ses actes héroïques, mais bien les liens avec ses proches. Sans son frère pour le responsabiliser bien malgré lui, Thor s’avère donc être… un gros fêtard.

C’était plutôt sympathique comme idée, et j’ai aimé que l’épisode recommence tout à fait ailleurs, avec Jane tentant d’expliquer que l’invasion extra-terrestre est sur le point de commencer, sans personne pour la croire, évidemment. Après, elle est terrifiée de l’arrivée des extra-terrestres sur Terre, mais en fait, ça va, il ne s’agit que de Thor. Loin d’être une invasion pour détruire la Terre, il s’agit en fait d’une grosse fête organisée par le prince d’Asgard.

L’idée était super marrante, mais par contre, je suis perplexe face à la représentation du physique Hemsworth là. En tout cas, on s’amuse bien dans ce début d’épisode, avec Darcy qui finit par se marier à un canard (bordel, mais il est partout dans ce dessin-animé) et Jane qui craque pour Thor, même s’il est un macho ridicule et fêtard. Je simplifie vachement les dix premières minutes de l’épisode, mais franchement, tout ce qu’il faut en retenir c’est que Jane et Thor partagent un tatouage, alors que les scénaristes s’amusent à nous montrer de nombreux clins d’œil pour le reste de la fête à Las Vegas.

Ben oui, quitte à venir sur Terre pour faire la fête, autant le faire à Las Vegas. Ce début d’épisode est efficace, et c’était marrant de voir certains visages connus en train de s’éclater. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que la série a pour habitude de nous montrer la fin d’univers, et cet épisode ne déroge pas à la règle évidemment : Jane en a bien conscience, l’arrivée de Thor sur une planète il y a peu a fini par la faire complètement disparaître.

Et le problème, c’est que l’invasion pour faire la fête sur Terre finit par virer au même désastre, parce que nous ne sommes pas exactement faits pour résister aux fêtes asgardiennes. Ainsi, Nick Fury se fait dégommer par accident, forçant Maria Hill à agir comme directrice par intérim du S.H.I.E.L.D. Si je trouve ça vraiment trop gros qu’elle soit au courant de l’existence de Captain Marvel, je me dois de souligner à quel point le casting vocal de l’épisode est cool : Darcy, Coulson, Hill… Autant de voix que je reconnais immédiatement, et que j’adore.

Bon, Brie Larson n’est pas de la fête, il me semble, mais ça faisait plaisir de revoir Captain Marvel. C’est juste dommage que ce ne soit pas une série, parce que j’aurais aimé voir Chris Hemsworth et Brie Larson dans les rues de Paris. Tom Hiddleston n’aurait été qu’un fond vert, puisque Loki est un géant là. Oui, Thor a continué la fête à Paris, bien sûr, et Loki a fini par l’y rejoindre. Jamais adopté par Odin, Loki est devenu prince de sa planète ; et il adore faire la fête avec son demi-frère.

J’adore l’idée de les voir être si potes et si chaotiques. Ce n’est toutefois pas une bonne nouvelle pour la France d’avoir les deux frères réunis, alors heureusement que Maria Hill fait bien son taf et nous ramène dans l’équation Captain Marvel. Celle-ci est à la hauteur de toutes nos espérances, menant à un duel Thor/Marvel assez jouissif à voir, à travers plusieurs continents. L’humour de l’épisode prend bien sur moi, avec les différents coups reçus par Thor ou Stonehedge détruit juste pour le fun.

En revanche, je suis sceptique de voir Captain Marvel perdre son combat contre un Thor qui n’a clairement pas l’habitude de se battre autant que la version que l’on connaît. Je veux dire, elle est censée être surpuissante elle quand même : elle met Thanos à l’amende en trente secondes, mais Thor, elle n’y arrive pas ? En plus, c’était gros de nous faire finir ce combat à Las Vegas, encore. On s’amuse toutefois bien à suivre tout ça et à voir Maria Hill ne pas hésiter une seconde à engueuler Captain Marvel pour son échec quand elle était censée être la meilleure, et probablement leur seule chance de rétablir l’ordre alors que la fête planétaire virait à la catastrophe.

On assiste au cours de l’épisode à pas mal de destruction, mais les meilleurs gags viennent une fois de plus de Darcy, notamment quand il est question du chat de Captain Marvel. Attendez, Darcy est tellement mignonne, 2021 lui fait du bien. Je l’avais aimée dans les films, mais j’avais oublié son existence. Cette année, elle déchire tout, son retour dans le MCU apporte une bonne bouffée d’air frais.

Elle est aussi celle qui a la solution pour mettre un terme à la fête : alors que Hill et Marvel envisagent de nous fracasser Thor en le faisant exploser en plein milieu d’un désert glace (euuuuuuuuh la planète ne peut survivre sans son équilibre avec les pôles ??), Jane et Darcy se retrouvent larguées dans les rues de Las Vegas à nouveau. C’est là que Darcy a l’idée du siècle sans s’en rendre compte : il faut appeler à la rescousse la mère de Thor.

Et comme la mythologie nordique est parfaitement maîtrisée par Jane, elle n’a aucun mal à le faire et à expliquer le problème à Frigga. Elle le fait juste à temps, alors que le S.H.I.E.L.D s’apprêtait à larguer une tête nucléaire sur Thor… et Captain Marvel, mais elle peut encaisser le coup il paraît. Maria Hill, je t’adore, même si on a rarement vu ce côté bitchy du perso dans le MCU auparavant.

Bref, Frigga intervient au moment où tout allait déraper sévère pour Thor. Au moins, Captain Marvel finit par rire sur ce coup-là. Bordel, j’adore cette idée, ça marche à fond la caisse de voir Thor se faire engueuler comme un ado autant que ça marchait de le voir sortir toutes les critiques machistes que le film Captain Marvel s’est pris dans la tronche sur Brie Larson ne souriant pas assez dans le rôle.

Et si l’épisode aurait pu s’arrêter là, avec la menace de l’arrivée de Frigga, il faut encore stopper la fête. Thor a bien du mal à y arriver, mais les scénaristes ont encore quelques blagues en tête, notamment quand Loki explique calmement que si la fête est terminée, il n’a nullement l’intention de rester pour le ménage. Même Nebula préfère retourner auprès de Thanos plutôt que d’aider Thor à tout nettoyer. Celui-ci réussit pourtant à se faire entendre de la foule quand il utilise ses pouvoirs.

Il n’en faut pas plus pour lancer un bon gros nettoyage planétaire, avec tout ce que l’on a vu être détruit… réparé, tout simplement. C’était même trop simple, comme certains clins d’œil aux Gardiens de la Galaxie, mais l’essentiel aujourd’hui était de nous faire rire. Je veux dire, Thor finit même par réparer Pise avant l’arrivée de Frigga. C’est bien drôle et ça fonctionne parfaitement. Ce What if nous montre une facette plus comique de l’univers et de ces personnages, avec Captain Marvel qui prend même en pitié Thor et finit par l’aider à faire croire à Frigga que tout se déroule parfaitement bien dans son « voyage d’étude ».

Avant de s’en aller, Thor décide quand même de passer faire un tour dans le désert pour voir Jane.  S’il lui en veut un peu de l’avoir balancé à sa mère, il est clairement en train de tomber sous le charme, alors il l’invite à un rencard. C’est plus rocambolesque et moins crédible que dans les films cette histoire d’amour, mais allez, une touche de romantisme ne fait pas de mal dans cette série. Un happy end non plus.

Enfin, tout pouvait bien finir… mais c’était sans compter sur les pierres d’infinités réunies par… Vision ?? Alors là pour un cliffhanger inattendu, c’était bien senti. J’ai éclaté de rire, et j’aime bien ce cliffhanger wtf pour empêcher un happy end qui convenait pourtant pas mal à l’épisode. Et ça me laisse perplexe parce que même le Watcher semble surpris de ce qu’il observe en fin d’épisode ? Affaire à suivre.

Tudum 2021 : mouais

Salut les sériephiles,

S’il fallait encore une preuve que je suis totalement à la ramasse en ce moment, ce serait facile : je suis passé totalement à côté de Tudum, l’événement mondial de Netflix qui fait énormément parler de lui sur cette fin de journée. Ben oui, je ne sais pas, un événement mondial, on pourrait croire que j’en aurais entendu parler avant, surtout qu’il est question de séries, mais non, ce ne fut pas le cas. Pire encore, j’ai pris le wagon en cours de route et… meh !

Grosso modo, je suis déjà assez fasciné de découvrir que ça a lieu sur Youtube. Les types ont une plateforme de streaming payante et ils proposent à leurs abonnés d’aller découvrir les nouveautés à venir sur une autre plateforme. Alors OK, ça peut être l’occasion d’engranger ensuite de nouvelles inscriptions, mais je pense que la logique fonctionnerait aussi avec un accès à Tudum depuis la page Netflix, y compris pour les non-abonnés, non ?

C’est étonnant, mais ça permet d’avoir un chat… histoire que tout le monde spoile toutes les séries et tous les films encore plus que ne le font les bandes-annonces qui sont diffusées. Ouais, le CM de Netflix France doit être aux anges ce soir, il y a eu plein de spoilers sur le chat. Déjà que je lis de moins en moins les tweets de Netflix à cause de ça ces derniers temps, là, ça m’a vacciné et j’ai continué de faire totalement autre chose. Ce fut un fail, donc.

Et sinon, quoi de neuf du côté de Netflix alors ? Ben écoutez, pas grand-chose à vrai dire. Il a été question de Stranger Things, bien sûr, mais même après tout ce temps, on ne nous donne toujours pas de date, juste des spoilers. C’est dommage. À l’inverse, Emily in Paris a eu droit à ses photos promos, sa bande-annonce et sa date de sortie de saison 2 aujourd’hui. Nous retrouverons les aventures françaises de l’instagrammeuse la moins crédible de la télévision le 22 décembre pour… son exploration de la côte d’Azur ensoleillée. Mouais. En décembre, je suis plus chocolat chaud et séries sombres, mais bon, la vitamine D ne fait pas de mal, j’imagine ?

On notera que les vacances de Noël sont devenues un moment privilégié pour la plateforme, qui avait l’habitude d’y sortir de You et sortira aussi cette année Cobra Kai, le 31 décembre. Quelle date naze pour diffuser une série – sortez le 30 décembre ou le 1er janvier, sérieux, mais évitez –nous les spoilers pour le nouvel an, je sais pas. Que je suis critique aujourd’hui ! Cela arrangera ceux qui ne savent pas quoi faire de leur réveillon – j’en fais probablement partie, en plus.

Quoi d’autre ? Eh, pas grand-chose en ce qui me concerne. OK, un film avec Gal Gadot et d’autres grands noms du cinéma, je veux bien, mais bon, ce n’est pas comme si j’allais regarder la bande-annonce pour me spoiler non plus. Après la sortie très confidentielle de Dear White People cette semaine, je n’attends plus grand-chose de cette plateforme.

Ouais, je commence sincèrement à bouder Netflix ces derniers temps… Entre l’augmentation des prix et les nouvelles séries qui ne me hypent pas plus que ça, ce n’est plus l’amour fou entre nous. Et si nos jours étaient comptés ? Je trompe bien souvent Netflix avec Prime Video et Disney +. Mais bon, je reste pour l’instant, ils ont Riverdale, et ça, ça vaut le détour (bordel, je déprime à l’idée de devoir rattraper deux épisodes d’un coup, merde).

Ah et avant de vous quitter, bonne nouvelle : j’ai récupéré un ordinateur vieillot, poussiéreux (je ne compte plus mes éternuements à l’écriture de cet article), en clavier qwerty allemand* (heureusement que je connais par cœur mes touches Azerty), plein de bugs et sans logiciel pour les captures… mais eh, c’est un ordinateur, je vais pouvoir reprendre du service en attendant que l’assurance en finisse avec mon ordinateur – mais pas aujourd’hui, c’est bien aussi les articles sans image, non ? Et ça, c’est une bonne nouvelle pour commencer la soirée. À 22h parfaitement. Bonne soirée !

* Franchement, zéro excuse de ne pas commencer Dark immédiatement, du coup.

Je n’aime toujours pas les films DC (#37)

Salut les cinéphiles,

C’est officiel : me voilà sans ordinateur pour quelques jours, et même probablement pour quelques semaines. C’est embêtant et je ne sais pas du tout comment gérer les stats de la semaine pour l’instant. Bon, je dis ça mais je finirai bien par passer par chez moi récupérer mon ancien ordinateur à l’écran cassé pour remplacer temporairement l’ordinateur à l’écran cassé qui est en réparation. Je ne suis qu’une suite d’écrans aussi cassés que moi, apparemment. Et le timing est bon en pleine rentrée des networks : je n’ai encore rien vu pour l’instant. Super.

Bon, pour ne pas vous laisser sans rien de ma part aujourd’hui, et parce que je tiens à des 500 mots qui ne soient pas que du blabla, c’est parti pour une revue de quelques films de super-héros.

Aquaman

J’ai vu le film il y a quelques mois déjà, et si je ne l’ai pas encore évoqué sur le blog, ce n’est pas pour rien évidemment. Je suis loin d’être convaincu par le film, en grande partie parce que c’est du DC, je crois. En effet, comme toujours avec eux, j’ai trouvé que l’intrigue était trop simpliste et manichéenne, avec des gentils forcément gentils et des méchants forcément méchants. J’aime bien avoir quelques nuances pour accrocher aussi aux méchants.

En revanche, gros plaisir de retrouver Jason Momoa dans un rôle qui lui va vraiment super bien : le casting de tout le film est bien pensé pour proposer un divertissement de qualité, et je ne peux pas lui retirer que j’ai passé un plutôt bon moment devant. Franchement, le film vaut surtout le coup pour les effets spéciaux et les jeux d’acteurs, là ou à l’inverse le scénario était trop plat pour être vraiment prenant. Ce n’est pas si grave.

Après, je regrette de ne pas l’avoir vu sur grand écran pour en prendre encore plus plein la vue, et ça dès la première scène.

Wonder Woman 1984

Voilà un autre film que j’aurais aimé voir sur grand écran pour ses feux d’artifice et parce qu’il en met plein la vue. C’est Gal Gadot, et je suis amoureux d’elle, alors sur grand écran, je dis oui ! Elle ne parvient malheureusement pas à sauver le film malgré tous les efforts qu’elle fait, parce que c’était encore pire qu’Aquaman, sérieusement. Ce n’est donc peut-être pas si grave de ne pas avoir pu voir le film sur grand écran en France, hein.

Scénaristiquement, c’est une catastrophe sans nom qui semble sortir des années 80 au moins : il y a un potentiel de dingue dans cette histoire de vœux qui se réalisent, mais rien n’est exploité comme ça devrait. Personne ne comprend pourquoi ou comment l’assistante maladroite se transforme en chatte (son vœu est d’avoir plus de pouvoirs ???) et le méchant est d’une stupidité incroyable. Désolé, mais son but est quand même d’être le plus puissant du monde, et sans qu’on ne sache comment ou pourquoi, il se retrouve à deux doigts de détruire le pouvoir car ça lui permettra d’être le plus puissant ? Et son but est de dominer le monde ? Quel est l’intérêt de dominer un monde détruit ? Et pourquoi voir son fils lui donne-t-il envie de sauver le monde soudainement, il avait oublié qu’il l’avait quand il était insupportable pendant le film ? Et pourquoi est-ce qu’on remonte le temps ? Et pourquoi fallait-il avoir un plan où un putain de mec aide Wonder Woman à marcher quand en sens inverse jamais on n’aurait vu une nana soutenir un mec blessé parce que gnagnagna le mec est un super-héros ???

Bon, vous aurez compris, ça m’a énervé plus qu’autre chose.

Verdict, j’aime bien les films DC pour leur casting superbe et pour les effets spéciaux, mais il y a un problème majeur : c’est du DC, donc on a des gentils gentils et des méchants méchants, et le reste on s’en fout tant que le gentil gagne parce qu’îl est gentil et que le méchant perd parce qu’il est méchant. Honnêtement, j’aimerais être en train de caricaturer, mais après ces deux films, une fois de plus ma conclusion est la même : c’est sympathique à voir tous ces enfants spéciaux, mais qu’est-ce que le scénario est naze et pas crédible…

Sur ces très bons mots… Bonne fin de soirée à tous !

Quelques autres films encore en salle (#36)

Salut les cinéphiles,

C’est une semaine décousue, mais rien qui ne m’empêche de vous parler de quelques films vus récemment et encore en salle, je crois. Je ne suis pas sûr et je n’ai pas le moyen de vérifier, mais on va partir du principe que oui. En salle, malheureusement, je n’ai pas l’occasion pour le moment de voir Dune ou Boîte noire, mais si elle se présente, je ne manquerais pas de vous le faire savoir. Mon objectif du week-end sera plutôt de dormir, regarder mes séries et… travailler en fait, car je suis en arrêt au moment où vous lisez ces lignes (rédigées il y a quelques jours, chut) mais bon, il faut bien que je rattrape mon retard.

Bac Nord

Détour dans la vie de policiers marseillais confrontés au trafic de drogues dans les cités des quartiers nords.

Je suis partagé, mais le film a fait tellement parler de lui que je ne pouvais pas ne pas le mentionner au moins sur le blog après l’avoir vu. Si je suis partagé, c’est parce que je suis inégalement convaincu par le jeu d’acteurs. Certains sont géniaux (j’ai aimé la relation flic/dealeuse}, d’autres m’ont paru franchement moins dedans. Du côté du scénario, c’était dans l’ensemble sans grande surprise du côté des rebondissements, mais j’ai trouvé que c’était en revanche très bien amené.

Le parti pris fonctionne totalement : on est plongé dans la vie de flics de la Bac Nord, tiraillés entre les convictions, la nécessité de remettre de l’ordre pour donner un sens à son métier et la réalité du terrain et des moyens alloués à la protection des civils. Un service public en perdition donc, et des flics qui se retrouvent à jouer avec les règles et faire tout ce qu’il faut pour parvenir à l’arrestation désirée.

Le message du film est toutefois peu clair, et je comprends largement pourquoi et comment il a pu être récupéré par l’extrême-droite : sincèrement, le film parle d’insécurité sans montrer de vraies solutions et les pistes ouvertes laissent libre court à l’imagination la plus nauséabonde. Bref, vous aurez compris qu’il est loin d’avoir gagné mon cœur, ce film. La comparaison avec d’autres est inévitable et, pour le coup, j’ai préféré largement Les Misérables puisque le film tentait de montrer les deux côtés de la situation, sans jamais rien justifier.

Ici, au contraire, nous n’avons qu’un côté auquel nous raccrocher, et l’acharnement que subissent les héros ne permet pas vraiment la prise de recul. Eux non plus ne peuvent pas prendre ce recul, et c’est important de nous le montrer, mais ça leur donne par moments des airs de héros américains increvables et à la moralité sans faille… alors que c’est forcément plus compliqué que ça. Inspiré de faits réels, déformé par une fiction qui ne parvient pas à faire passer un message clair. Au fond, en une question comme en 500 mots : quel est le but ?

Malignant

Une jeune femme à la vie pourrie se retrouve étrangement connectée psychiquement à un serial-killer sanglant.

Un film d’horreur dont je ne sais encore rien en entrant dans la salle au cinéma, j’ai l’impression que ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Le nom du réalisateur est présenté comme un gage de qualité, alors j’y suis allé les yeux fermés et… uh ?

Je n’ai pas aimé le film, pour plein de raisons. J’ai passé un bon moment, en revanche, parce que le divertissement est là et la construction du film est sympa, avec un concept qui marche bien et est surprenant. Le problème vient alors de l’écriture, avec des moments incohérents au sein même du concept. J’ai aimé les personnages et l’humour parodiant clairement certaines situations de films enfin, j’espère que c’était volontaire), avec des échanges de répliques ridicules très savoureux.

Cela dit, si j’ai bien aimé le moment que j’ai passé devant ce film, la résolution est rapide et m’a sorti de ce que j’étais en train de regarder : j’aurais aimé une fin un peu plus développée et surtout plus cohérente avec ce qui venait de se passer immédiatement avant. En plus, on ne va pas se mentir, j’ai deviné la fin et l’ultime rebondissement bien avant sa révélation, ce qui casse toujours un peu l’entrain.

Bref, c’était un film très sympathique, mais je ne suis pas sûr que ça vaille le coup de le voir en salle… Il mérite toutefois d’être vu pour son méchant qui ne manquera pas de traumatiser certaines personnes, je pense. C’est très particulier comme concept quand même (mais ça marche !)…

Run

La vie d’une mère célibataire qui s’apprête à voir sa fille handicapée par de nombreuses maladies quitter le domicile pour se rendre à la fac. Sauf que la mère est interprétée par Sarah Paulson.

Allez, tant que j’y suis, j’en parle parce que dans le genre « j’aurais aimé une fin plus développée », celui-ci se place là : j’ai détesté le rebondissement final, non pas tellement pour son contenu, mais pour son manque de logique dans le choix des informations que l’on nous donnait. J’aurais aimé d’autres choix, mais bon, je n’ai jamais écrit de films, tant pis pour moi.

Concrètement, nous avons affaire ici à un thriller plutôt efficace, malgré quelques scènes qui sont trop dans l’excès pour être parfaitement crédibles… mais allez, ça passe dans l’esprit du film. L’esprit ? C’est-à-dire que l’on retrouve au casting une certaine Sarah Paulson, et elle nous fait du Sarah Paulson tout du long. Elle est toujours une excellente actrice, mais ça a, il faut bien le reconnaître, quelque peu cassé les surprises du film. Je la connais trop pour tomber encore dans les pièges tendus par le scénario… J’ai quand même été surpris par certains choix, et je trouve ça franchement chouette d’avoir un film dont la grande majorité des personnages est féminin. C’était cohérent et ça fonctionnait, ça m’a offert un bon moment et, pour le coup, celui-là, j’aurais trouvé sympa de le voir en salle. Ah, un dernier point étonnant : j’ai trouvé partout un synopsis qui ne raconte pas ce qu’il se passe dans le film, mais autre chose ? C’est bien la première fois que ça m’arrive !