The Walking Dead – S11E03

Épisode 3 – Hunted – 16/20
Malgré un rythme qui se pose quelque peu pour la deuxième partie, j’ai retrouvé dans cet épisode une partie de ce qui fait que j’aime la série. Eh, même l’intrigue chiante de l’épisode avait ses bons moments et ses bonnes trouvailles, je ne suis plus habitué ! Ainsi, aussi schématique que cette saison semble s’acharner à être dans les thématiques et les relations, je pense que ça peut fonctionner sur du long terme.

Spoilers

Le groupe de Maggie et Negan se retrouve chassé par la nouvelle menace quand, à Alexandria, Carol chasse les chevaux qui se sont récemment enfuis.

God isn’t here anymore

Ecoutez, l’épisode 3 est déjà là, je ne vais pas faire semblant de ne pas le voir comme la semaine dernière, car je suis curieux de ce que va donner cette nouvelle menace. Un résumé de l’épisode nous rappelle qu’ils n’attaquent que de nuit et de manière quasi-invisible. Je voyais mal comment cela allait être possible, mais la première scène me le démontre assez bien. Les mouvements de caméra vont tellement vite, on ne voit effectivement rien, si ce n’est que les hommes de Maggie se font démonter super rapidement.

Il y a pas mal de sang et de mort dans cette scène d’intro, mais ça touche principalement le groupe de Maggie, qui est dépitée de ce qui lui arrive. Moi, j’étais content de voir Gabriel être blessé à la gorge, car ce n’est pas un personnage que j’aime, et pas surpris de voir Daryl s’en sortir sans mal. J’étais plus surpris de voir Elijah être attaqué au moment où il sauvait Maggie, parce qu’il est un personnage qui a la classe et sur lequel les personnages ont insisté. Maggie se retrouve ainsi isolée dans les bois, et j’aurais presque de la peine pour elle si je ne l’avais pas détestée dans l’épisode précédent.

Elle parvient tout de même à s’échapper dans un move carrément badass qui nous la sépare de son assaillant silencieux. Cette menace fonctionne vraiment bien, parce que le silence et l’obscurité permet de prendre par surprise, comme on le revoit un peu après dans l’épisode. En effet, si Maggie s’échappe, c’est pour mieux être piégée dans ce qui ressemble, de l’extérieur, à un entrepôt, de l’intérieur, à un centre commercial désert.

Poursuivie, elle use de ruse plutôt sympa pour entendre ses assaillants lorsqu’ils essaieront d’ouvrir les portes, mais c’est sans compter sur les zombies qui l’attendent dans la cage d’escalier. Il en faut plus que ça pour tuer Maggie, cela dit. Elle y perd sa lampe torche, toutefois, et celle-ci tombe de plusieurs étages, donc c’est vraiment mort mort pour la récupérer. Maggie manque alors de se faire tuer par un des assaillants silencieux, mais elle est sauvée de justesse par un de ses pièges qu’elle entend, au loin.

Malheureusement, elle tue son agresseur avant même de pouvoir le questionner. C’est bien dommage. En plus, sans lampe torche, Maggie est tout de même bien handicapée par la situation. Cela ne l’empêche pas de retrouver Alden, juste à temps pour… se faire attaquer par un de ses ennemis. Alden aussi, hein. Les nouveaux méchants sont géniaux, j’aime beaucoup les armes qu’ils ont.

Maggie les aime beaucoup moins, et je n’aime pas trop les dégâts que font ces armes à Alden. Celui-ci finit très mal en point, alors que Maggie s’en sort de justesse, notamment grâce à l’aide de… Negan ! Allons bon. Il ne manquait plus que lui pour nous proposer un trio savoureux : Alden blessé va se retrouver à jouer les arbitres comme ça. Quant aux méchants, ils ont beau être blessé, une grenade aveuglante leur permet de s’échapper comme si de rien n’était.

Maggie, Alden et Negan font en tout cas un trio sympathique, surtout que Negan était à mourir de rire dans l’épisode. Il ne perd pas son sens de l’humour malgré la situation dramatique, ni le sens du sarcasme, pour être plus juste. Il y a de quoi faire en même temps, avec Maggie qui se dirige vers tous les dangers possibles quand elle entend des cris.

Il s’agit de ceux d’Agatha. Si c’est une bonne chose de la savoir en vie, c’est tout de même problématique de la retrouver car elle est accompagnée d’un Duncan vraiment mal en point. Il a tout juste le temps de derniers mots pour Maggie qu’il meure déjà. Ce fut rapide sa participation dans la série. Tellement, en fait, que l’impact est beaucoup moins fort que si Alden était mort par exemple. Après, Alden, il est excellent, il parvient même à tuer un zombie malgré ses blessures.

Bon, ça n’empêche que le plan de Maggie n’est pas exceptionnel, mais elle n’en démord pas : elle veut continuer de se rapprocher des ennemis pour trouver des munitions et surtout des provisions. C’est assez con comme idée, elle ferait mieux d’écouter Negan plutôt que d’insister pour dire qu’il n’est pas de leur groupe. C’est pourtant le cas, et elle va vite s’en rendre compte quand il lui sauve une fois de plus la vie quelques instants plus tard.

Ils trouvent toutefois avant ça un cadavre carbonisé qui n’est pas vraiment bon signe, surtout qu’il est sous un panneau l’appelant Judas quoi. C’est gênant comme tout, mais pas autant que le fait qu’ils se retrouvent juste après ça encerclés par des zombies. On perd ainsi Agatha, alors que j’ai bien cru qu’elle allait gagner le droit d’être amputée, comme tout le monde dans la série. La pauvre.

Maggie refuse de la voir mourir, forçant Negan à intervenir pour la tirer de là. Bon. J’avais l’impression que tout le monde pouvait s’en sortir en vie, mais bon, admettons. Une fois de plus, Alden se retrouve seul avec ses deux anciens leaders, et la position n’est vraiment pas chouette pour lui, surtout qu’il est blessé, hein.

Et même s’il est censé s’occuper d’Adam à Alexandria, Alden fait le choix de demander à Maggie de le laisser en arrière. Il ne perd pas de vue l’objectif principal, qui est que Maggie puisse rentrer avec de la bouffe pour toute la ville. C’est loin d’être un choix facile pour Maggie d’abandonner Alden après tout ce qu’ils ont vécu il y a quelques saisons, et ça l’est encore moins quand Negan semble la narguer à lui rappeler qu’elle a un choix à faire.

Effectivement. L’échange entre ces deux-là fonctionnait vraiment bien pour une fois et je vois pourquoi la série persiste à les mettre dans les mêmes scènes, car la tension est efficace. M’enfin, pour cette fois encore, j’ai pu être du côté de Negan. Elle a beau lui dire que c’est facile pour lui, on sait bien que non ; et surtout, c’est ridicule de dire ça alors même qu’il est en train de faire le choix pour elle. Ainsi, Maggie se décide à laisser Alden derrière elle.

Bon, elle ne le fait pas sans lui laisser de provision ou sans lui laisser le couteau de Negan, toutefois, elle n’est pas complètement folle. Et alors que la nuit tombe, voilà donc Alden laissé en arrière dans un abri de fortune ; Negan et Maggie qui reprennent la route ensemble. Et merde, l’épisode est déjà fini ? J’aurais bien aimé une ou deux scènes de plus pour une fois. Et pourtant, j’ai vu deux épisodes aujourd’hui…

Ailleurs, nous retrouvons Gabriel blessé au genou et à la gorge, mais toujours en vie. Et merde. Bon, il semble souffrir pas mal tout de même, mais il n’est pas le seul. Resté dans les bois, il aperçoit un autre homme s’enfuir pendant qu’il prie. Il s’agit apparemment d’un de ses adversaires, alors il décide aussitôt de le chasser pour en savoir plus.

Il le retrouve péniblement, lentement, et est clairement face à un type qui ressemble beaucoup trop à Rick pour être un acteur dans cette série. Bon, il n’y fait pas long feu : Gabriel refuse de prier pour lui, même s’il est un homme de foi, parce que Dieu n’est plus là. Allons bon. Il est vraiment imblairable le personnage de Gabriel. Et hop, il nous tue le Rick du pauvre.

Après le générique du début d’épisode, nous retrouvons également Magna en surveillance pour s’assurer de la survie de leur campement de fortune. La menace est encore loin de toute manière, même si elle a peur un quart de seconde quand elle perçoit du mouvement du côté de Carol et Kelly. Après, la proximité de Carol et Kelly par rapport à la barrière ? Magna ne doit pas être une très bonne gardienne – et elle a maigri de ouf, l’actrice, non ? Ou alors, c’est à cause de ses cheveux tirés en arrière ? Elle arrive à me convaincre que les personnages sont en train de mourir de faim, en tout cas.

De manière prévisible, la série insiste à nouveau sur le personnage de Carol. Elle est toujours aussi chiante que dans la saison précédente, se mettant cette fois en quête de chevaux disparus. Elle n’a aucune chance de les retrouver d’après Aaron, qui se retrouve à faire son boulot sans elle, et elle embarque en plus Kelly dans ses aventures, ce qui n’est pas une bonne idée pour Kelly, entre la disparition de Connie et la perte de son audition.

Qu’importe, parce que Carol entraîne ensuite Rosita avec elle, et ça, c’était une bonne nouvelle. Nous ne la voyons plus jamais Rosita, quand même. Elle était pourtant sacrément badass… Après, elle est devenue maman, elle prend peut-être moins de risques aussi. D’ailleurs, j’ai aimé la scène entre les enfants, c’était rigolo : on y voit Hershel et Judith parler de l’absence des mères, et ça marchait bien.

Les voir se faire à la nourriture dégueulasse était marrant aussi, surtout qu’Hershel était à mourir de rire. Le gamin s’éclate, ça fait toujours plaisir à voir. Et puis, pour une fois, on a des gamins pas trop chiants dans une série, je ne vais pas m’en plaindre. Surtout dans cette série où même les adultes le sont !

D’ailleurs, puisque j’en parle, Carol a toujours pour obsession d’attraper les chevaux qui se sont enfuis, et ça se fait désormais avec Kelly, Rosita et Magna. Si la quête est un brin désespérée, je trouve que ça marche plutôt pas mal cette association. Il y a trois personnages que j’aime pour un que je déteste, c’est peut-être ça qui fait que ça m’a convaincu. Bon, après, elles ne sont pas excellentes avec des lassos et les chevaux parviennent à s’enfuir.

En chemin, elles se rendent compte aussi qu’une bonne partie des chevaux a été bouffée par des zombies, quoi. C’est vraiment gênant. Cela déprime Kelly, principalement, mais aussi Carol. Elle ne dit trop rien, mais c’est visible quand elle veut persister dans la quête alors que tout est perdu. Tout ? Pas forcément. Magna lui fait un câlin pour la réconforter – Magna n’est pas forcément la mieux placée pour ce câlin, mais ça reste efficace comme idée – avant que Rosita ne capte que les chevaux se dirigent vers une ferme où il sera facile de coincer les chevaux dans un enclos.

Sur place, elles se rendent alors compte, grâce à Kelly, que les chevaux n’ont pas l’intention de les fuir. Au contraire, ils veulent rentrer à la maison. Eh, ça tombe bien, ça devenait gênant à voir cette chasse des chevaux – même si c’est le titre de l’épisode.

Elles peuvent donc ramener les chevaux en ville, pour le grand plaisir de tous, avant que Magna ne demande à Carol d’arrêter de donner de faux espoir à Kelly concernant Connie. C’est loin d’être le plus déprimant en ce qui concerne Carol, par contre. Le plus déprimant, c’est qu’on la voit ensuite tuer un cheval – probablement pour apporter de la bouffe à tout le monde. Je ne m’attendais pas trop à ça.

Carol finit son épisode continuant de donner de faux espoirs à Kelly, sous le regard réticent de Magna. C’est emmerdant, parce qu’on sait que Carol a raison… Toujours pas de Connie à l’horizon cependant, et pas de Commonwealth non plus dans cet épisode. Dommage ! Par contre, l’absence de Daryl suite à l’attaque nocturne ne m’a pas posé le moindre problème, hein.

The Walking Dead – S11E02

Épisode 2 – Acheron, part. 2 – 15/20
Il y a un léger mieux dans cet épisode qui a réussi à capter mon attention avec plus d’efficacité que le précédent, mais on sent tout de même que les scénaristes veulent juste nous retourner le cerveau concernant certains personnages. Pourquoi pas… s’il n’y avait pas tant de longueurs. La division de l’intrigue en deux me fait perdre certains personnages que j’aime, et tout ça est moins prenant à force. Il est peut-être temps que ça s’arrête, cette série, finalement.

Spoilers

Maggie se retrouve en fâcheuse posture sans l’aide de Negan, alors que Yumiko cherche à obtenir la vérité sur le Commonwealth.

If they’re alive, there must be food here.

Après un cliffhanger pareil, on pourrait penser que je me serais précipité sur l’épisode suivant, mais la vérité, c’est qu’une petite semaine d’attente ne fait aucun mal dans ces cas-là. Le premier épisode ne m’avait pas assez convaincu. Sans la moindre surprise, Maggie survit sans mal à sa chute et finit grosso modo dans la même situation que Glenn sous sa poubelle à l’époque.

L’abus est total. Contrairement à l’épisode précédent, quand elle tombe, il n’y a d’abord qu’un zombie, avant que d’autres ne surgissent et ne l’engloutissent. La série modifie donc son cliffhanger pour revenir finalement au même cliffhanger avant la lancée du générique. Tout un concept.

Les sous-terrains utilisés par nos héros ne sont finalement pas des égouts, mais des métros. Je ne m’y attendais pas trop. Après les zombies endormis de l’épisode précédent, nous passons désormais aux zombies assis dans le métro. De quoi faire un hit en littérature, peut-être. Du côté de la série, j’imagine que tout ça leur permet de limiter le nombre de figurants ?

C’est la seule explication plausible à mes yeux. En attendant, dans le métro, tout le groupe se rend compte que personne ne descend dans le métro après l’arrivée de Negan, et Alden s’inquiète aussitôt de l’absence de Maggie. Ils sont bien forcés d’enterrer Maggie plus vite que nécessaire afin de continuer leur exploration, mais c’est sans compter sur sa persistance à survivre.

La voilà donc qui débarque par en-dessous le métro avec un petit message en morse, et personne ne cherche à nous expliquer comment elle a survécu. Par contre, quand il s’agit de taper sur Negan parce qu’il l’a laissé mourir de sa belle mort, là, il y a du monde. Heureusement, il est plutôt malin quand il s’agit de parler et de s’extirper des situations problématiques, alors il souligne que Maggie voulait le tuer et qu’il a simplement refusé de prendre des risques pour l’aider.

Tout le monde semble rester contre lui, mais alors que Maggie s’apprête clairement à ordonner son exécution, voilà que le jeune qui a décidé de faire demi-tour dans l’épisode précédent se pointe à son tour dans la rame à côté de la leur. Poursuivi par des zombies après s’être perdu dans les tunnels, Gage, c’est son nom, supplie désespérément ses amis de lui venir en aide. Si Alden est évidemment partant pour ça, il est bien le seul.

Maggie souligne en effet qu’ils n’ont pas les munitions pour venir à bout des zombies derrière lui, alors qu’ils avaient largement le temps d’ouvrir la porte et de la refermer derrière lui, honnêtement. Gage se retrouve obligé de se suicider pour éviter de se faire bouffer par les zombies – ou du moins pour éviter de sentir les morsures. Cela doit être si douloureux, en même temps. Le plus énervant dans l’affaire ? Gabriel qui propose à Alden de laisser tomber le jeune parce qu’il est trop tard.

La scène est prenante psychologiquement, parce qu’on se retrouve aussitôt du côté de Negan et tant pis pour Maggie. Elle a beau nous faire un petit discours sur les horreurs qu’elle a eu l’occasion de voir pendant son absence, cela ne prend pas du tout sur moi. C’est juste une scène supplémentaire dans la série ou quelqu’un murmure une histoire atroce, mais même si j’adore Maggie, je n’ai pas accroché. Et puis, est-ce que je l’adore encore si elle est prête à laisser mourir un ado sans tout tenter pour le sauver ? Elle a changé. Et je n’ai pas tout écouté de son histoire, on a compris qu’il y avait des psychopathes partout dans cette série, c’est bon. Dommage que Maggie en soi devenue une.

Au moins, l’avantage, c’est qu’elle en a conscience. L’inconvénient, c’est qu’elle n’a pas l’intention de changer, parce qu’elle est persuadée que c’est un avantage. Et tout ça la rapproche grandement du personnage de Negan. Hâte de voir cette nouvelle évolution entre ces deux-là être piétinée par les scénaristes à la moindre occasion.

En attendant, Maggie et ses hommes sont coincées dans une rame de métro dont ils ne peuvent partir, alors que les zombies du côté de Gage sont de plus en plus près de défoncer la porte. Forcément. Ils finissent par y arriver, pas assez vite mon goût car on savait que ça arriverait donc à quoi bon perdre du temps avant la fusillade, hein ?

De son côté, Daryl continue son exploration en solitaire, même si je ne vois vraiment pas l’intérêt d’avoir foncé tout seul comme ça. Il a toujours son chien, c’est déjà ça. Dans les sous-sols, Daryl trouve en tout cas un repaire qui a servi d’abri à un homme devenu squelette depuis. Il y a toute une histoire intéressante à en tirer apparemment, avec une mallette pleine de billets, des menottes à son poignet et une fresque racontant la vie d’un roi déchu par ses sujets – ou des zombies.

L’histoire du squelette semble assez triste et mériterait presque un épisode flashback avec eux, puisqu’on découvre un homme qui a abandonné plus longtemps que prévu ses enfants. C’est triste. Dans un sac de couchage, le chien trouve également un autre zombie toujours incapable de se lever. C’est bien cette évolution des zombies cette saison, ça simplifie les choses. Pour avoir de l’action, il faut alors compter sur le chien de Daryl qui pète un câble et s’enfuit en courant, sous les cris de son maître. Que ça doit être ridicule en VF de l’entendre crier « chien ! chien ! ».

Il aurait pu le nommer quand même. Le voilà en tout cas parti à se faufiler dans une bouche d’aération… Il y est poursuivi par des zombies et manque de mourir une fois de plus, mais puisqu’on sait déjà qu’il survivra, tout va bien, hein. Il peut continuer de chercher son chien, encore et encore, jusqu’à retomber sur l’homme qui accompagnait Gage dans l’épisode précédent.

Je ne l’ai pas reconnu tout de suite, mais lui aussi se retrouve à mourir, après avoir perdu Gage et les munitions. C’est con. Daryl nous débarrasse de lui, en tout cas, avant d’entendre la fusillade qui a lieu dans la rame de métro où sont nos héros. Il se précipite aussitôt pour leur venir en aide. Il n’est pas bien rapide, cependant, car les autres sont pris en sandwich. On en est au point où Maggie donne carrément son flingue à Negan pour qu’il puisse aider d’un côté pendant qu’elle s’occupe de l’autre.

Negan est ainsi du côté où Daryl arrive, traversant une rame de métro dans une scène sympathique, et tout est bien qui finit bien, avec Daryl faisant exploser une grenade dans une rame de métro. Je ne suis vraiment pas convaincu que ce soit une bonne idée, mais admettons.

Il n’y a pas de conséquence désastreuse ou d’effondrement du tunnel, alors tout va bien. Tout le monde peut survivre en paix, et Negan peut même rendre son flingue à Maggie. De la confiance entre eux, c’est inattendu. Et une fois de plus, le groupe se retrouve à faire confiance en Negan pour le conduire jusqu’à Meridian, en passant par Arbor Hills pour faire une recharge de munitions. Admettons. Le problème, c’est que sur place, l’homme qui accompagnait Gage et que Darryl avait finalement sauvé se fait tuer par une flèche bien placée. Oui, nos héros finissent l’épisode attaqués par une nouvelle menace bien humaine… Ils sont forcés de se mettre à couvert.

Au Commonwealth, Yumiko a donc décidé de rester en arrière pour retrouver son frère, qui est celui qui avait la photo dans son portefeuille dix ans plus tôt. C’est un pari comme un autre de vouloir rester pour un frère perdu de vue depuis si longtemps dans cette apocalypse, mais bon. Princess a tout de même peur de la réaction des gardiens, persuadée qu’ils savent qu’ils ont failli s’enfuir.

Le problème, c’est qu’elles découvrent au même moment qu’Ezekiel s’est barré, ou en tout cas qu’il a disparu. Le choix de rester apparaît soudainement mauvais et alors qu’Eugène pète les plombs et qu’elle lui demandait de rester calme, c’est finalement Yumiko qui s’énerve contre une gardienne pour savoir où se trouve Ezekiel.

Grâce à ça, Yumiko est interrogée à nouveau par les deux mêmes personnes que dans l’épisode précédent, mais elle renverse complètement la situation en leur faisant remarquer qu’elle a profité de tout ça pour les tester, eux aussi. Elle est ainsi capable de leur montrer qu’elle a compris qui ils étaient, à la fois maintenant et dans leur vie passée, avant de souligner qu’elle sait qu’ils utilisent des dollars américains comme moyen de paiement. Soit.

Elle y gagne un café, ce qui prouve bien qu’elle est en train de s’en tirer comme il faut. C’est la conclusion logique de Princess, qui stressait malgré tout et en a marre d’attendre sans pouvoir soulager sa vessie. Elle me fait vraiment rire elle, c’est une addition sympathique au casting et j’ai éclaté de rire de la voir être excitée à l’idée de pouvoir utiliser du papier toilettes. Eh, ça fonctionnait bien.

Par contre, elle nous laisse Eugène seul. Pendant que Yumiko demande à voir son frère, Eugène attend, encore et encore. Seul. Et il y perd la boule quand les gardes lui disent soudainement qu’il n’y a personne dans la salle où était Yumiko et qu’il n’a jamais eu d’amie avec lui à attendre. Le Commonwealth a clairement compris qu’il était le point faible de ce groupe et le leader en tenue rouge en profite aussitôt pour l’interroger à nouveau, espérant cette fois obtenir la vérité.

Le suspense consiste à savoir s’il osera dire toute la vérité ou non. Je déteste tellement ce personnage que plus rien ne peut me surprendre venant de lui. Il finit donc par expliquer qu’il n’a pas dit toute la vérité, mais il élude malgré tout les questions du commandant pour simplement expliquer qu’il était amoureux de Stéphanie. Putain, mais quel enfer ce personnage. Il finit par reconnaître qu’il est toujours puceau dans son discours, mais allez savoir pourquoi. Au moins, il dit la vérité sans dire toute la vérité. Il est plus malin que prévu, c’est inattendu.

Tout ce qu’il y gagne, c’est qu’il est ramené à nouveau dans le wagon avec les autres, encore en vie eux aussi. Ezekiel s’est endormi après avoir pris du sirop pour la toux, les filles ont été emmenées auprès de lui et Eugene a eu droit à un test de plus parce que pourquoi pas. Les voilà en tout cas prêts à obtenir le droit d’asile dans le Commonwealth. Ce fut rapide, et ça mène à la rencontre entre Eugène et Stéphanie. Elle est sacrément canon la Stéphanie, il ne se fait pas chier Eugène !

Morgan Krantz (#154)

Salut les sériephiles,
Un nouveau lundi est arrivé, et il s’agit de celui de tous les dénis. C’est aujourd’hui ou jamais, en même temps. Alors que j’ai obtenu dans la journée un horaire pour ma pré-rentrée (et c’est à peu près tout), je décide d’imaginer que les vacances se poursuivent. Encore quelques heures au moins, s’il vous plaît. Et pour la peine, hop, un nouvel article, avec une performance de la semaine que j’ai mis du temps à trouver – alors même qu’elle était évidente.

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Morgan Krantz

La série : In the dark L’épisode concerné : S03E08 – Power Trip – 16/20

Pourquoi ? Ben déjà parce qu’il n’a pas encore eu droit à son article quand bien même que ça fait trois saisons que je trouve l’acteur impeccable dans le rôle de Felix. Cela me paraît une raison suffisante pour décider d’en parler sur n’importe quelle semaine, mais l’épisode de cette semaine était à nouveau un condensé de tout ce qui fait que Felix est Felix. Et c’est problématique. In the Dark' Season 2 Episode 3: As Felix's arc sees a serious twist, fans wonder if 'dark Felix is rising' | MEAWWEn effet, il commence l’épisode en nous faisant pitié lorsqu’il découvre qu’il ne pourra pas remettre le flingue de sa sœur à sa place. Je sens qu’il manquera ! Une fois de plus, Felix apparaît comme la victime de sa vie, surtout que c’est Tray qui ne lui rend pas et qui est un bien meilleur chevalier servant qu’il ne le sera jamais lui-même. Là-dessus, pas de surprise, Morgan Krantz est toujours aussi doué pour faire la moue et nous montrer à quel point Felix est torturé dans ses sentiments pour Murphy ou pour faire face à la vie en général. Si on a pitié de lui, tout change bien vite quand on nous rappelle qu’il est également parfaitement détestable. Sa panphobie vis-à-vis de sa propre sœur était irritante au plus haut point, et n’était que le reflet d’un personnage qui a souvent eu des sorties LGBTphobes et une absence totale d’empathie pour les autres – et surtout pour ceux qui sont le plus victimes de la société. Il est pourtant une victime lui-même, il pourrait faire des efforts pour être appréciables, merde.Felix is Blue - tall - In The Dark Season 3 Episode 5 - TV Fanatic Et si ce n’est pas facile comme rôle, Morgan Krantz parvient à toujours faire tout ça avec assez de subtilité pour gommer les défauts de son personnage, qui reste malgré tout attachant. C’est impressionnant : il parvient à la fois à être insupportable et attachant, dans une ambivalence qu’il doit beaucoup à l’écriture, mais qu’il maîtrise aussi parfaitement. Ainsi, quand il s’énerve en fin d’épisode de ne pas avoir eu l’héritage qu’il espérait de son père et qu’il explique le tout à Murphy, je me sentais sincèrement triste pour ce personnage. Morgan Krantz sait faire le chien battu, au fond, et c’est ce qui suffit à obtenir cette performance de la semaine !
Aussi vu dans : Je m’attendais sincèrement à écrire « dans rien du tout ! », comme souvent dans cette catégorie… Mais j’étais bien mauvaise langue : il a un CV long comme le bras, avec une toute première expérience dans un court métrage en 1995. Bon, il ne devait pas être bien vieux et son rôle suivant n’est qu’en 2009, donc autant dire que c’était juste comme ça, mais ça méritait d’être souligné. Sincèrement, il semble surtout faire de la figuration quand il décroche un rôle, avec à chaque fois un petit rôle de guest star. 01.jpgIl est pourtant littéralement parfait pour le rôle de Felix ! Pas évident de trouver un rôle qui colle aussi bien à son air de chien battu, peut-être ? En 2019, juste avant de découvrir la série qui le rendra peut-être célèbre, j’ai eu l’occasion de le voir dans un épisode de You’re the Worst, mais il n’a pas dû y faire forte impression car je ne m’en souvenais pas du tout… Il est pourtant sur la capture d’écran que j’avais choisi pour cet épisode, le tout premier de la saison 5 ! Il y incarnait un vendeur « hipster avant l’heure » de VHS dans les années 90 tombant amoureux d’une de ses acheteuses…
Neurotica (TV Series 2012–2018) - IMDbL’info en + : Je trouve ça super drôle et raccord avec le personnage de Felix d’avoir appris en écrivant cet article que l’acteur avait également participé à une websérie de deux saisons (14 épisodes en trois ans, on se croirait sur la BBC), allant jusqu’à écrire certains épisodes de celle-ci puisqu’il en était… le co-créateur. A priori, le synopsis est super similaire à ce qu’est aujourd’hui le rôle de Felix… Dingue ! Bref, si contrairement à moi vous avez l’occasion d’y jeter un œil, ça s’appelle Neurotica, les épisodes hyper courts sont sur Youtube. Moi, je préfère me dire que Felix n’a jamais été que Felix, je n’ai pas encore envie de voir l’acteur dans un autre rôle car il incarne tellement bien Felix que ça me sortirait trop de mes habitudes.

Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Vus cette semaine #35

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

The Walking Dead – S11E01 – Acheron, part. 1 – 14/20
J’ai peut-être regardé cet épisode trop tard dans la nuit pour être à fond, mais j’ai trouvé qu’il manquait sérieusement d’enjeux pour entamer une nouvelle saison, avec assez peu de surprises bien amenées et des moments laissant vraiment songeur quant à la mythologie de la série elle-même. On a vu pire et ce n’était pas si mal, mais on a vu bien mieux aussi. J’en attendais plus !

Mercredi

What if…? – S01E03 – What If… The World Lost its Mightiest Heroes ? – 18/20
Chaque épisode semble s’obstiner à vouloir être meilleur que le précédent, et force est de constater qu’ils y arrivent très bien pour le moment. Je suis ravi de découvrir cet épisode qui se regarde vraiment comme un film, avec plein de bonnes surprises du côté du casting – et parfois même du côté des voix du casting. J’ai adoré cette variation de l’histoire, mais il me manque toutefois une précision pour vraiment aller jusqu’au 20/20… surtout que je ne suis pas sûr de voir ce qu’ils ont voulu démontrer avec cet épisode : beaucoup de fan-service, mais c’est à peu près tout ?

Jeudi

In the Dark – S03E08 – Power Trip – 16/20
L’héroïne de cette série a toujours été problématique par moments, mais cet épisode souligne à de nombreuses reprises toute la toxicité dont elle est capable sans même s’en rendre compte. J’en arrive à préférer les personnages secondaires aux personnages principaux, et j’espère qu’ils parviendront à rétablir l’équilibre par la suite. C’était autrement un excellent épisode se concentrant sur les personnages plus que l’intrigue, quitte à ce qu’on perde du temps et une occasion d’avancer.
Riverdale – S05E13 – Reservoir Dogs – 09/20
C’est fascinant comme la moitié de l’épisode semble ne pas savoir quoi raconter alors que l’autre moitié vise juste à trouver un moyen de faire saliver les audiences masculines. Toutes les intrigues lancées suite au bond dans le temps semblent être totalement oubliées au profit de développements incohérents et illogiques. Et encore, avec une diffusion à la semaine, j’oublie probablement plein de choses !

Vendredi

The Outpost – S04E07 – The Power of the Masters – 16/20
Les avancées dans l’intrigue permettent de revenir un peu en arrière dans l’histoire et la mythologie de la série, et je trouve que ça fonctionne bien d’avoir des réponses et quelques retrouvailles dans cet épisode. Si tout ça me laisse plutôt satisfait de l’épisode, il n’empêche que certains moments – et surtout certains personnages – me plongent rapidement dans une torpeur et un ennui dont je n’arrive ensuite à m’extraire que grâce à d’autres scènes qui me rappellent qu’il y a parfois des intrigues de qualité. Bref, c’est un entre-deux tendant vers le positif cet épisode.

Dimanche

Evil – S02E07 – S is for Silence – 19/20
Cet épisode est tout simplement fascinant, parce qu’il va au bout de son vœu de silence à bien des reprises. La série joue clairement dans la cour des grands quand elle parvient à livrer un épisode intéressant, hyper drôle et un brin flippant sans le moindre mot, avec quelques minutes supplémentaires que l’on ne voit pas passer. Grandiose. Un retour hyper plaisant, donc.

Je n’ai rien vu d’autre que mes hebdos la semaine dernière, parce que j’étais en vacances.

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