NCIS – S20E02

Épisode 2 – Daddy Issues – 14/20
Autant Walker a pris tout son temps pour proposer à nouveau un épisode plutôt classique en ce début de saison, autant NCIS n’est pas confronté du tout à ce problème : ce second épisode nous replonge déjà dans la routine des agents – et ce n’est pas plus mal, parce que c’est tout à fait ce que j’avais envie de voir pendant mon repas. Peu de surprises, mais c’est efficace.

Spoilers

McGee se fait un nouvel ami à l’école de ses enfants.

J’ai du mal à me rendre compte que j’accumule déjà le retard au point d’avoir plus d’un mois d’épisodes à rattraper, mais c’est pourtant bel et bien le cas. Je ne sais pas, j’ai l’impression d’avoir quitté ces personnages il y a peu de temps pourtant. Cela me fait ça pour absolument toutes les séries, cependant, alors bon, il faut que je me fasse une raison sur le temps qui passe de plus en plus vite en « vieillissant ».

Quand on voit McGee sympathiser avec un père d’élève de l’école de ses enfants sans même qu’on ne voit les enfants en question, on comprend vite qu’il y aura un lien avec l’enquête de la semaine. Cela ne manque pas et la série s’avère toujours aussi prévisible, mais comme je le disais en introduction, ce n’est pas forcément désagréable de savoir à quoi s’attendre quand on regarde la série.

Le cas de la semaine est donc une effraction dans une base militaire surprotégée, et ça aussi on le devine facilement en début d’épisode. Ce que l’on devine moins, c’est que l’effraction a lieu grâce à un génie geek – le fameux papa insupportable pour McGee – et que celui-ci est en fait impliqué dans des affaires qui le dépassent, avec un bandit et du détournement d’argent de l’école. Franchement, la série fait quelques efforts avec cette intrigue alambiquée pour peu de choses (et avec sa conclusion totalement improbable sur l’argent récolté par l’école alors qu’il n’est pas à elle ?).

En revanche, si ce cas de la semaine se suit sans trop de mal et avec quelques petites surprises en cours de route, il y avait assez peu à grapiller du côté de la vie privée des agents. C’est logique : tout se centrait autour de McGee et de l’école, mais cette partie privée était finalement la partie pro. À la place de développer davantage le personnage de McGee, on insiste donc un peu lourdement sur les papas de l’école qui se font des (plusieurs, oui !) réunions entre papas pour… évoquer les sentiments qu’ils ont.

Vraiment, de l’humour lourdingue, mais c’était super bien vendu par une Jessica au top de sa forme. Toutes les mimiques qu’elle propose dans cet épisode sont géniales, même si ça donne un peu l’impression qu’on veut faire de la série une usine à memes. Il ne reste plus qu’à en faire, donc.

Ceci étant dit, Jessica a quelques avancées aussi cette semaine : son couple avec Jimmy tient toujours la route, même si tout continue de se dérouler hors écran. On sait toutefois que c’est le cas quand les deux s’avèrent avoir le même type d’humour – les jeux de mots sur le fromage étaient marrants, j’avoue – et les mêmes amis. Ils en sont à un stade de relation où ils rencontrent les amis de l’autre si l’on en croit cet épisode et la carte de l’humour (encore, décidément !) jouée avec l’amie des pompes funèbres un brin énervée par les méthodes du NCIS.

C’est une bonne chose de savoir que le couple continue de rouler et que l’école a récupéré son argent, mais c’est à peu près tout ce que je retiens de cet épisode. Vraiment, cette critique aura été express, mais que voulez-vous, l’épisode était divertissant, sans plus. J’espère qu’on ne reverra pas de sitôt Carter, parce que je ne l’ai pas apprécié plus que ça, n’en déplaise aux scénaristes qui tentent vraiment de le rendre sympathique.

A un moment, la naïveté excessive, ce n’est pas sympathique. Et ce n’est pas cette conclusion faisant l’apologie du café qui me donne envie de changer d’avis, en plus, c’était un point positif du personnage de proposer un bar à jus, ça change un peu, merde !

 

Walker – S03E04

Épisode 4 – Wild Horses Couldn’t Drag Me Away – 13/20
La date était parfaite pour un épisode d’Halloween… mais ce n’est finalement pas ce que propose la série. C’est bien dommage. Cela dit, avec cet épisode, j’ai l’impression que les scénaristes offrent enfin une vision d’ensemble de ce que chaque personnage peut devenir en saison 3 – il était un peu temps d’avoir l’impression qu’on avançait sur le sujet, parce que la saison est déjà bien entamée l’air de rien.

Spoilers

Stella ne sait pas quoi faire de sa vie, Liam se remet petit à petit de son kidnapping et Trey est sur le point de devenir ranger.

La série a tellement mis de côté son début de saison logique qu’il fallait bien qu’elle le rattrape à un moment ou un autre, et ça donne l’impression que c’est ce que fait vraiment cet épisode. Il est temps de rédéfinir le rôle de chacun dans la saison 3, et c’est exactement ce à quoi on assiste dans chacune des intrigues.

Commençons par Stella, parce qu’elle me les brise menu depuis quatre épisodes (pour ne pas dire depuis deux saisons). Après sa décision de ne pas aller à l’université, la voilà qui se rend compte qu’elle n’a absolument aucun plan de vie prévu. Forcément. Son père s’inquiète pour elle et la force donc à bosser au bar du coin avec Geri – l’occasion pour nous de voir le bar plus rempli d’étudiants que jamais auparavant. C’est surtout l’occasion pour Stella de se remettre une fois de plus en question.

Comme toujours, Geri se voit attribuer le rôle de la bonne conseillère avec les ados Walker. Elle prend sous son aile Stella pour l’aider à comprendre ce qu’elle souhaite devenir plus tard, tout en lui faisant relativiser sur son impasse du moment. Après tout, elle n’a pas à savoir si rapidement qu’elle souhaite faire de sa vie ; eh, sa mère non plus ne savait pas à son âge.

J’ai bien aimé le parallèle que Geri dresse entre l’adolescente et la vie de ses parents à l’époque, surtout que ça aide vraiment à avancer son orientation, l’air de rien. Stella veut aider des gens ; sa mère travaillait dans le social, mais à aucun moment elle ne semble penser à elle ? Sans commentaire, à ce stade. Allez si : Stella est débile.

Malgré tout, elle prend le temps de comprendre son frère, qui lui en veut énormément. August se comporte en vrai collégien alors qu’il est supposé être au lycée : il est jaloux que sa sœur reste au ranch familial parce qu’il ne peut plus récupérer sa chambre. Il trouve qu’elle lui ruine toute son année rien que pour ça, alors que ce boulet la ruine tout seul à voir tout en négatif. Et même quand sa sœur fait un geste pour lui en lui permettant de conduire sa voiture pour s’entraîner, cet abruti trouve le moyen de caler alors qu’il crânait devant ses camarades de classe. Mec, si tu n’es pas sûr d’assurer, ne crane pas, ça se passera mieux.

De son côté, Liam est toujours dans le mal après avoir été enlevé. On peut le comprendre ; mais ça ne l’empêche pas d’être sacrément chiant pendant tout l’épisode. Il souhaite absolument l’aval de son frère dans tout ce qu’il fait et, surprise, Cordell n’en a rien à foutre. Même sa psy équestre semble n’en avoir rien à foutre de ce que lui raconte Liam. Alors qu’il est censé aller mieux grâce au cheval qu’il gère, Liam préfère en effet raconter tous les problèmes qu’il a avec son frère à l’entraîneuse. Pas sûr qu’elle soit passionnée : elle lui annonce en fin de séance qu’il va devoir aller voir d’autres collègues car son ranch est sur le point de fermer. C’est une manière comme une autre d’annoncer à ses clients qu’on ne les suivra plus, j’imagine.

Autrement, la série se souvient finalement qu’elle est censée être une série au moins un peu policière. Il était temps. Dans cet épisode, nous suivons donc la formation loin d’être conventionnelle de Trey. C’est un peu sans surprise que ce qui lui arrive devrait théoriquement être impossible : on ne devient pas ranger sur un coup de tête après avoir été coach sportif pendant un an au lycée du coin.

Les scénaristes se débrouillent comme ils peuvent pour justifier leur choix et pour expliquer que l’on va pouvoir suivre sa formation pour de bon Par contre, ça en fait de l’argent jeté par les fenêtres : Cordell, Cassie et James sont tous les trois à suivre la nouvelle recrue dans sa première enquête solo. C’est n’importe quoi à ce stade : quatre salaires pour arrêter de simples voleurs de chevaux prêts à se rendre à l’abattoir ? Difficile de ne pas être d’accord avec Cassie quand elle fait remarquer que c’est bien du temps de perdu.

Moi, j’y remarque surtout des ressources perdues, surtout quand on nous dit que le FBI est également sur le coup. Beaucoup d’agents, beaucoup d’argent, aucun résultat. Malgré cette réflexion qui est revenue comme un vrai refrain pendant tout l’épisode, je suis bien forcé de reconnaître qu’il y avait de bonnes idées dans l’épisode et que l’intrigue était plutôt plaisante à suivre. Elle était hyper prévisible et tous les gags de bizutage qu’ils font sur Trey étaient attendus à un point où je me demande comment il peut se faire avoir, mais au moins, ça faisait ENFIN une enquête.

La course poursuite en cheval ? Pas dingue comme scène d’action, les combats avec Micki me manquent toujours. Une saison qu’elle est partie et son aura est encore là : difficile de ne pas penser à elle quand on voit Trey prendre ce chemin professionnel. Je me demande si l’actrice reviendra un jour.

Quoiqu’il en soi, Trey finit donc l’épisode en devenant officiellement un ranger, après un petit discours de James pour faire durer le suspense… DEVANT le type qu’ils viennent d’arrêter. Et qui, d’ailleurs, n’est même pas encore officiellement arrêté puisque personne ne lui lit ses droits ? Et les criminels enfermés dans un camion là, ils n’ont pas trouvé le moyen de s’enfuir quand ils étaient sans surveillance ? Et Cassie, elle ne pouvait pas courir AVANT le départ du camion ? Bon. Il y a beaucoup à redire, vraiment, mais ce n’est pas grave, l’intrigue est arrivée à son terme quand même.

En plus, ça donne l’occasion à Cordell de se racheter auprès de Liam. Au lieu de l’envoyer bouler comme il le fait depuis l’épisode précédent, Cordell décide en effet, en fin d’épisode, de lui offrir des chevaux. D’une pierre, deux coups : Liam décide d’ouvrir sur le ranch Davidson un centre de thérapie équestre. Il met aussitôt Stella sur le coup : au moins, elle pourra faire quelque chose qui l’intéresse davantage que de servir des verres.

Enfin, Cordell se confronte enfin à ses démons passés. On va dire que grâce à ça, c’est comme si c’était un épisode d’Halloween ? Bon, non. Il avoue à Cassie qu’il est encore remué par son enlèvement et sans aller jusqu’à lui parler de ses flashbacks intempestifs (quand il voit le drapeau du Texas, maintenant, on n’est pas sorti de l’auberge !), il évoque son meilleur ami dans l’armée. Bien évidemment, Cordell Walker a un meilleur ami qui est mort, sinon ce ne serait pas drôle. Cassie l’accompagne chez la mère du meilleur ami, mais Cordell est incapable de se confronter pour de vrai à sa mère.

Il fait l’effort, mais botte en touche au dernier moment. J’imagine donc que cette intrigue n’est pas encore terminée. Dommage.


Grey’s Anatomy – S19E04

Épisode 4 – Haunted16/20
La saison se poursuit en remettant peut-être un peu trop l’accent sur les intrigues des saisons précédentes. Il fallait bien que les couples reprennent leur droit sur la série, même si on est épuisé par une bonne partie d’entre eux. Heureusement, on continue d’avoir un soft reboot en parallèle, avec des intrigues plus légères – mais peut-être un peu trop cheesy. Et à Halloween, on veut des sucreries, pas du fromage !

Spoilers

Pour Halloween, les internes ont droit à une surprise de la part de Richard, puis de la part de Meredith, Nick et Winston. Et rien ne va dans ces surprises, mais ça fait un bon épisode.


Tinder, on Halloween ? What’s your costume ?

C’est parti pour un deuxième épisode d’Halloween dans le train, parce que tant qu’à faire, autant passer un joyeux Halloween comme le dit Owen. Tu m’étonnes que Teddy soit dégoûtée par son mari, il est horrible, franchement. C’est déjà Halloween si on commence par ces deux-là, et en plus, tout l’épisode se concentre par touches sur eux : il faut bien que les personnages se retrouvent autrement qu’avec le sexe, non ?

En parallèle, Miranda passe un excellent Halloween, contrairement à Levi apparemment. Le chef des résidents (le chef de lui-même, donc) croule toujours sous le travail quand Miranda, elle, prend la vie côté fun depuis qu’elle n’est plus cheffe. Elle gère tellement mieux son stress que désormais elle vient déguisée en princesse Leia pour Halloween. Normal.

Cela s’explique parce que Pru est sur le point d’arriver pour faire le tour de l’hôpital afin de récolter des bonbons. Bon. Pru a un sacré Halloween apparemment, entre la caserne et l’hôpital. Va falloir calmer ses parents, je crois (« écrit-il en mangeant des bonbons lui-même). Il faut calmer tous les parents apparemment, parce que Meredith aussi est toute excitée à l’idée d’aller faire le tour du quartier avec ses enfants alors que Jo a déjà fait celui de l’hôpital.

Cela permet de nous présenter un couple Jo/Lincoln qui est bien trop co-dépendant. Il est à peu près évident que Lincoln est en train de tomber sous le charme de Jo, et ça devient lourd de les voir se tourner autour en parlant désormais de rencards Tinder. Que ce soit Teddy qui le souligne pour nous à Lincoln ? C’est parfaitement inattendu, mais ça fait que je l’aime à nouveau. Pour trente secondes à peu près. Ensuite, elle se met à lui dire que coucher avec Jo est la pire idée du monde, parce qu’elle se projette dans la situation. Cela la fait réfléchir sur son couple, et on sent qu’elle est pleine de ressentiments et d’énervement envers son mari. Ce n’est pas gagné les réconciliations.

Comme d’habitude, nous retrouvons également les internes dans cet épisode. Là-dessus, les scénaristes ne manquent pas d’idée pour faire n’importe quoi comme dans les premiers temps. Ainsi, leur activité du jour n’est toujours pas d’opérer – à l’exception de Simone qui parvient à se retrouver aux urgences – mais de… tailler des citrouilles. Une nuit d’Halloween ? C’est n’importe quoi.

En tout cas, les internes s’éclatent bien apparemment. Les différents résultats sont plutôt intéressants, surtout quand on voit ce que propose Benson dans cet épisode. C’est impressionnant. On apprend aussi que Mika déteste les citrouilles, ce qui était plutôt marrant à voir.

Bon, sinon, c’est Halloween : après les citrouilles, les internes sont envoyés dans un laboratoire où Meredith, Nick et Winston ont préparé une petite surprise d’Halloween. Un vrai cadavre, du faux sang et hop, un cadavre à sauver d’une blessure mortelle. Une fois de plus, ça ramène aux débuts de la série – ou peut-être à la saison 5 avec Melissa George (c’était la 5 ?) – et ça fait toujours plaisir à voir.

Cela rend presque sympathique Owen quand, avec Winston, il s’amuse à faire peur aux internes et à tuer tous les faux patients qu’ils ont. En plus, les deux sympathisent en se plaignant de leurs femmes et même si c’est super cliché et chiant de voir ce sexisme, j’ai trouvé que c’était efficace. C’était surtout efficace de retrouver un peu d’entraînement médical pour une fois. Bien sûr, en 2022, les voir s’amuser avec des corps donnés à la science, c’est tout de suite moins fun qu’en 2002. Il fallait donc une interne pour s’énerver de la situation, et c’est Jules qui s’y colle car sa famille a donné son corps à la science elle aussi.

Forcément, Owen rétablit la situation, puis les laisse s’entraîner sur un deuxième cadavre. Concrètement, c’est le même trauma, mais sur un corps différent. Et ils sont tous à fond, parce qu’ils savent qu’ils ont un gain à la clé : une vraie opération. En attendant, ils travaillent en équipe et c’est top à voir.

Bien sûr, ça termine en scène inimaginable il y a vingt ans, car il y a trop de compétition dans le monde d’aujourd’hui. La série souhaite donc plutôt mettre en valeur l’entraide et la bienveillance entre les internes : Lucas gagne la compétition, mais il partage son prix avec tous les internes désormais.

J’ai bien aimé que l’épisode revienne aux sources en rappelant qu’Halloween est aussi une nuit où les urgences sont débordées. C’est Teddy et Maggie qui s’en plaignent et, bien sûr, je n’aime pas ces personnages, mais ça fonctionne vraiment bien. Elles se retrouvent à devoir gérer – avec Simone, donc – deux patients en état critique à cause de LSD. Bon, c’est un rappel rapide et efficace sur la dangerosité des drogues, au moins : ça leur donne envie de voler.

Et quand on a envie de voler, apparemment, on trouve ça drôle de sauter du toit d’une ambulance sur une femme enceinte sur le point d’accoucher, alors que notre père est en train de nous chercher partout dans les urgences car Teddy n’a pas su nous surveiller correctement. Vraiment, du classique pour la série. Le gamin s’explose la jambe, Jo se retrouve avec un poignet endommagé.

Le gamin se retrouve aussi avec Lincoln comme docteur, et je n’aimerais pas être à sa place : Lincoln est clairement énervé par son attitude irresponsable – ou par le fait que Jo a failli mourir, au choix. Il est toutefois forcé de se calmer quand il est temps de calmer le patient. Finalement, tout finit bien pour lui et c’est tant mieux. Son pote, c’est moins évident pour lui : il a de sacrées blessures et a besoin d’être soigné pour de longs moments.

Il est opéré par Maggie et Simone, ce qui est l’occasion pour les deux d’apprendre à se connaître. Nous, on en découvre plus sur Simone, qui a eu affaire à du racisme au cours de sa formation de chirurgienne. Cela l’a obligé à quitter son programme, soi-disant parce qu’elle était trop énervée. Evidemment, cela a finit par l’énerver et la faire péter un câble, au point de détruire du matériel. Le tout a été filmé, et ça a évidemment fini dans les mains des autres internes, sinon ce ne serait pas drôle.

Cela finit par l’être quand elle montre la vidéo à Maggie, cependant. C’est plein de bons sentiments d’un coup, surtout qu’elles sont interrompues par la scène la plus cheesy de tout l’épisode entre deux papas et que ça retermine avec bienveillance entre les internes quand Simone leur avoue la vérité après avoir évité en premier lieu de leur dire.

Sinon, Ben vient déposer Pru à Miranda et c’est encore pire que ce que j’imaginais : après une journée épuisante à la caserne, Pru doit donc parcourir tout l’hôpital ? Et changer de costume pour ça, en plus, parce que Miranda la veut en ewok ? Au secours. Et puis, en quoi une caserne ou un hôpital sont-ils des lieux pour un enfant un soir d’Halloween ? Franchement, Miranda emmène sa fille directement dans une pièce avec un cadavre, quoi, avant de se retrouver entre deux papas déprimés et prêts à s’entretuer en s’accusant l’un l’autre d’être responsable du LSD pris par les enfants. Miranda gère et aide les pères à avoir la bonne attitude envers les gamins, c’est plutôt cool ; mais ça termine donc en scène toute cheesy. Miranda est une super maman, encore et toujours, mais ce n’est pas nouveau, ça.

Autrement, les scénaristes prennent le temps d’approfondir un peu le personnage de Levi dans cet épisode, et c’est plutôt efficace, je trouve. Il est toujours débordé par son travail, bien sûr, mais on finit par comprendre que s’il se laisse affecter à ce point, c’est parce qu’il a peur de perdre un autre patient comme l’an dernier. Mouais. Cela ne l’excuse pas de tout comme il semble le penser, franchement, il parle super mal à une infirmière sans aucune raison.

Richard le voit bien et tente par tous les moyens de lui venir en aide. Il est toutefois dommage que le moyen soit de lui faire creuser des citrouilles, on a connu plus efficace quand même. Perso, ça aurait tendance à m’énerver d’être sous surveillance comme ça pendant que je tente de le faire, parce que ce n’est pas si évident, en fait ?

Cependant, c’est une bonne chose finalement : Richard tente de convaincre Helm de revenir, mais ça ne la motive toujours pas. Contrairement à sa précédente apparition, elle souligne désormais que l’argent pourrait la faire revenir, alors je ne doute pas que ça arrivera un jour ou l’autre. En attendant, Richard propose de venir en aide à Levi autant qu’il le peut en lui reprenant ses patients chaque fois que nécessaire – et en forçant les autres à le faire aussi.

Contre toute attente, Meredith est excitée par Halloween non pas parce qu’elle fera le tour du quartier avec ses gamins, mais parce que c’est l’occasion pour Meredith et Nick de se retrouver tous les deux à l’hôtel. Ils déposent Zola (super costume !), laissent les autres à Amelia (qui redevient une simple babysitter pour cet épisode, super) et vont se faire plaisir comme ils le souhaitent dans une baignoire. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu Meredith si souriante, franchement.

Malgré son bain, Meredith a toujours trois tonnes de fond de teint et son bon moment est interrompu : Zola fait une autre crise d’angoisse et appelle sa mère à la rescousse. Zola sera donc la raison pour laquelle Meredith quittera finalement Seattle cette saison : c’est bien logique et on s’y attendait. Son génie finit par la faire stresser beaucoup trop d’avoir Alzheimer un jour, ou de connaître quelqu’un avec. C’est bien malheureux comme tout, cette situation, et ça fait qu’elle devra être prise en main par d’autres experts. Bref, je sens qu’on va avoir nos huit épisodes avec Meredith d’un seul coup… et ne plus la revoir.

Il y a de toute manière d’autres intrigues qui occuperont beaucoup de temps. Owen et Teddy ne sont pas sur le point de régler les problèmes dans leur couple si Owen se met à s’endormir quand Teddy essaie de se confier à lui (choisis ton moment peut-être ?) ; Maggie et Winston vont traverser une crise aussi (parce que Winston ne supporte pas de bosser avec Maggie et envisage de changer de spécialité) ; Jo et Linc se tournent autour ; les nouveaux internes viennent d’arriver… Il y a plein de choses à faire !


 

Station 19 – S06E04


Épisode 4 – Demons – 15/20
Il y a de bonnes idées dans cet épisode, mais aussi beaucoup de potentiel gâché : c’est un épisode d’Halloween qui aurait pu réussir à nous faire bien plus peur s’il s’en était donné les moyens. Malheureusement, son but n’est d’être qu’une transition, et si c’est réussi, c’est un peu frustrant. Il y aura un avant et un après dans la majorité des intrigues, c’est déjà ça de pris.

Spoilers

Maya continue de se tuer au travail, Jack dans l’alcool. Et c’est Halloween.


I got you, Bishop. Not murder-got you, but I got you.

Un épisode d’Halloween, yihaa ! Bon, je ne m’emballe pas plus que ça non plus : on les connaît les épisodes d’Halloween du Shondaland ; c’est juste un prétexte et il n’y a rien de bien effrayant. Bon, après, Jack qui se bourre la gueule et se fait droguer par Eva, c’est peut-être un peu terrifiant quand même ; mais pour d’autres raisons. Il se met à halluciner Rigo, et ça ne promet rien de bon.

Ce n’est jamais une bonne idée quand les séries se mettent à nous ramener des fantômes, mais quand il s’agit en plus de fantôme de personnages qu’on déteste ; c’est mal barré. Ainsi, Rigo se retrouve à hanter Jack pendant tout l’épisode, y compris quand le pompier vivant essaie de coucher avec Eva. Forcément. C’était d’un naze assez incroyable ; ça se termine avec Jack qui se fait larguer par Eva quand il lui dit de dégager (enfin, il le dit à Rigo, mais bon, comme il n’est pas vraiment là…), puis qui se prend un coup de poing dans la tronche quand il essaie de la reconquérir dans un bar. Vraiment pas palpitant, et Rigo finit par disparaître en fin d’épisode quand Jack fait enfin un pas pour sortir de sa dépression… mais bon.

Comme c’est Halloween, tout le monde est motivé à décorer à la fois sa chambre et la caserne. C’est ridicule : je doute franchement que des pompiers perdent tant de temps en décoration ; surtout du temps libre comme ça. Après, Beckett est fan d’Halloween, alors pourquoi pas.

Cela donne toutefois l’occasion d’une scène un peu différente des autres épisodes, où les personnages peuvent se croiser. Ainsi, Theo et Vic continuent d’aider Travis à mener sa campagne, mais ça se transforme soudain en détournement d’argent quand ils le taxent chaque fois qu’il parle de Dixon alors que l’intrigue de Robert continue de tourner autour d’une de ses rencontres internet… Seulement, je n’y crois pas.

Andy l’écoute en parler comme si de rien n’était, mais moi, je suis sûr qu’il sort encore avec sa cheffe. Eh, c’est une série ABC, si on ne la voit pas ; c’est qu’on la connaît déjà. C’est ainsi sans surprise que c’est bien chez elle que Robert entend passer tout son temps libre, quitte à faire tout un service seulement avec Maya. Après, était-il vraiment nécessaire d’avoir des scènes entre Robert et Ross ? Je ne suis vraiment pas convaincu.

J’ai beau bien aimer cette nouvelle cheffe, je ne supporte toujours pas Robert et ce n’est pas de les entendre parler un français de quelques mots qui va me faire changer d’avis. Voir Robert se retrouver méga jaloux parce qu’elle lui avoue avoir eu quelques rencards, ce n’est pas tellement ce que j’espérais voir durant cet épisode. Après, je suis coincé, je suis en plein trajet en train, que faire d’autre de toute manière ?

Même l’appartement de la cheffe n’est pas dingue ? Je n’ai pas du tout aimé le look que ça avait. Quant à leur intrigue, elle consistait à les voir coucher ensemble, s’engueuler, coucher ensemble et recoucher ensemble. Ecoutez, super pour vous, hein.

En parallèle, Ben se plaint de Miranda à la caserne, parce qu’il n’est pas si heureux de la voir reprendre son job à l’hôpital. On savait déjà que c’était le cas depuis le dernier épisode de Grey’s, donc c’est vraiment un soft crossover. On apprend en tout cas qu’elle reprend son rythme de travail habituel, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour nous – mais pas pour Ben. Heureusement que Vic est là pour le remettre à sa place, ça fait du bien.

Cela recadre la conversation sur Pru qui est déguisée en pompier pour Halloween et Beckett s’amuse bien à se déguiser en clown pour effrayer toute la caserne. J’avoue que ça m’a plutôt fait rire, parce que la révélation était plutôt bien faite. C’est plutôt fun, mais l’amour de Beckett pour Halloween n’est pas exceptionnel non plus quand ça se termine en harcèlement sur Maya.

Je sais bien qu’elle a cherché la merde à faire son chantage, là, mais il ne faut pas abuser : lui balancer un seau de faux sang, c’était n’importe quoi. Après, j’étais plutôt heureux parce que Maya termine avec de jolis cheveux rouges qui lui vont bien. Ils font rire Carina qui a bien raison – par contre, Carina a pour costume d’Halloween… son ancienne tenue de travail ? Elle ne s’est pas foulée sur ce coup-là. – mais pas Maya.

Elle est insupportable et ça ne change pas d’épisode en épisode. Je trouve Carina d’une patience incroyable avec Maya. Ce n’est pas la seule : Théo se retrouve en duo avec elle et lui aussi semble faire bien des efforts pour la supporter et tenter de lui faire entendre raison sur son comportement. C’est peine perdue. Ils sont tous les deux en intervention ensemble, et l’intervention tourne mal quand un idiot de touriste fout le feu à un labyrinthe de paille.

Assez vite, ça tourne à l’Enfer : des gens sont coincés dans le labyrinthe, les pompiers font leur possible pour éteindre le feu et évacuer tout le monde, mais bien sûr, ce n’est jamais assez. Il y a un petit garçon perdu dans l’incendie et il n’en faut pas plus pour que Maya tente de se démarquer à nouveau des autres. Elle ignore les ordres de Beckett afin de grimper à une grande roue et réussir à avoir une meilleure vue sur la situation.

Elle serait pourtant utile pour le triage des patients, mais elle s’y refuse : elle sait bien que malgré les risques qu’elle prend à monter si haut sans permission ou sans sécurité, elle peut être utile pour sauver des gens. C’est effectivement le cas : elle aide bien à sauver des touristes, mais elle se met trop en danger pour cela. Elle se pète donc la cheville sur sa grande roue, ce qui ne l’empêche pas pour autant de se précipiter tête baissée dans le labyrinthe pour sauver le fils perdu et son papa pas plus capable de trouver la sortie.

Le père est blessé à la jambe lui aussi, alors quand elle les trouve enfin, Bishop est un peu coincée : elle doit s’occuper d’eux comme elle peut, mais le père lui demande clairement d’être sacrifié à sa place. Et ce n’est pas son petit extincteur de rien du tout qui pourra l’aider à éteindre l’incendie en vrai. Bon, très clairement, elle fait de la merde dans cet épisode ; et elle se met beaucoup trop en danger pour peu de choses ;

C’est en revanche vraiment une bonne intrigue cette idée d’un incendie dans un labyrinthe de maïs. Ce n’est pas assez mis à profit alors qu’il y aurait de quoi faire vis-à-vis d’Halloween, mais c’est mieux que ce que j’imaginais en début d’épisode déjà.

De retour à la caserne, Maya a donc la cheville tordue et une attitude de cow-boy qui déplaît à beaucoup de monde. Pourtant, Beckett ne lui fait aucune remarque ou réflexion tant que Theo ne prend pas les devants. Merci Theo ! Encore une fois, ce n’est pas bien logique d’avoir Theo qui s’énerve comme ça contre son chef, mais admettons que c’est parfaitement normal quand on a un chef incapable d’être un bon chef : Theo l’engueule et dit donc à voix haute ce que tout le monde pense. Maya est un danger pour tout le monde, y compris elle-même, quand elle est comme ça.

Bon, autrement, il est toujours question de la campagne de Travis. Il va vraiment y avoir des scènes à chaque fois sur le sujet à défaut d’avoir une vraie intrigue ? Bien sûr que non : dans cet épisode, Travis est approché par un certain Eli qui assure d’être son nouveau responsable de campagne. Cela supposerait de virer Vic, qui fait du bien mauvais travail. Tout le monde le sait, mais c’est Vic, ça ne donne pas envie de la virer.

Contre toute attente, je me suis mis à apprécier de nouveau Andy dans cet épisode : elle est plutôt de bons conseils avec Carina. Comme la semaine dernière, les scénaristes occupent le personnage de Carina (qui aurait juste dû être dans le dernier Grey’s plutôt que de servir à combler du temps comme ça) comme ils peuvent : elle se plaint donc auprès d’Andy de la situation avec Maya, en espérant avoir son éclairage. Sans plus.

Elle a au moins son soutien, c’est déjà bien. Cela ne dure pas pour autant : assez vite, Eli revient à l’attaque. Travis n’étant plus là, il force un peu Andy à lui venir en aide, en critiquant notamment la décoration immonde mise en place par Carina à la caserne – pour les enfants. D’ailleurs, Eli aussi a un enfant : il emmène sa nièce à la fête pour avoir l’occasion de parler de nouveau à Travis – ou à Andy ? Je n’arrive pas à savoir s’il est censé être un love interest de Travis ou d’Andy à ce stade.

Toujours est-il que la fête se déroule plutôt bien. C’est l’occasion pour Maya de reconnaître à demi-mot ses torts, sans les avouer pour autant : elle explique à Carina qu’il est temps pour elle de rentrer dormir dans un bon lit plutôt que d’enchaîner les journées de travail sans temps de repos. Pour Jack, c’est l’occasion de débarquer toujours dans un sale état et de faire un câlin à Pru. Celle-ci ne souhaite finalement pas se déguiser en pompier – elle préfère devenir plus tard une joueuse de foot. Super. Cela désespère Vic, donc je sens qu’il en sera de nouveau question plus tard.

Et alors que la fin d’épisode s’approche à grands pas et que Maya pleure à chaudes larmes sous la douche (enfin, on avance !), Ben nous fait la frayeur d’Halloween de l’année. J’avoue, je me suis totalement fait avoir par sa blague : il feint d’avoir fait un malaise et d’être à moitié mort dans la cuisine de la caserne. C’était super crédible après un tel épisode, alors ouais, ça m’a fait peur.