9-1-1 – S05E11

Épisode 11 – Outside Looking In – 17/20
Le casting de la série est difficile à suivre cette année, mais je trouve que ça donne de bonnes idées de développement des personnages aux scénaristes. Le mouvement perpétuel permet à la série de redécouvrir certains personnages sous de nouveaux aspects, tout en restant un bon concentré d’action. Rien n’y est crédible, mais ce n’est pas nouveau. En revanche, pour une reprise de mi-saison, je trouve ça sacrément efficace !

Spoilers

Eddie et Chimney seront-ils remplacés un jour ?


Don’t ever hijack one of our calls again.

Il ne me reste qu’une quinzaine de jours pour finir la saison, il faut donc que je m’y remette avec plus de sérieux… mais j’étais obligé d’alterner aussi avec Lone Star car j’avais entendu parler d’un possible crossover pour la reprise des séries et que je suis un psychopathe qui veut bien tout voir dans l’ordre. Cela tombe théoriquement sur ce couple d’épisodes – qui commence loin de cette idée, avec un quinceañeros qui tourne mal. C’est plutôt bien fait ?

Le père de la gamine veut faire les choses bien, mais se la jouer montgolfière avec des ballons d’anniversaire pour sa fille, je ne suis pas convaincu de la sûreté de la chose. Quand le vent se lève, j’avais presque envie de voir l’accident inévitable arriver, mais ce n’est finalement pas le cas : non, la gamine voit au contraire ce qu’elle pense être un cadavre. Ce n’est pas le cas finalement : le type est bien en vie, mais c’est à se demander s’il ne préfèrerait pas être mort.

Je veux dire Hen et son nouveau collègue découvrent qu’il a les genoux complètement arrachés. L’enfer quoi. Nouveau collègue ? Eddie a décidé de quitter la caserne alors il faut bien le remplacer, surtout après le départ de Chimney. Il y a de moins en moins de gens dans ce casting, franchement. L’intervention est toutefois un succès, même si le succès, c’est surtout qu’ils arrivent à me faire détester Hen. Elle est horrible avec son nouveau collègue, préférant l’appeler Lundi ??

J’étais content de le revoir se pointer le mardi pour s’imposer et beaucoup moins de revoir Hen être la pire des collègues ? Genre, vraiment, connasse, désolé, hein. J’adore le personnage habituellement et ça ne lui correspond pas du tout de se comporter comme ça, c’était ridicule, même si elle s’attache aux retours de Chimney et Eddie.

Eddie ? Apparemment, sa nouvelle vocation est d’avoir une mortine routine pour qu’on puisse bien le voir à poil, ça manquerait autrement, avant de se rendre au centre d’appels. Yep. Il bosse désormais avec May, Linda et Josh : il gère le compte Twitter des pompiers de Los Angeles ? C’est une reconversion inattendue pour lui, mais ça semble quand même lui correspondre assez bien.

J’aime le fait que ça nous fasse découvrir un autre boulot plus ou moins essentiel, parce qu’il parle aussi à la presse, mais bon, la routine dure trop longtemps pour que ça ne fonctionne vraiment avec Eddie. Il s’enferme dans une routine qui doit manquer d’adrénaline après la vie qu’il a mené – mais au moins, il apprend à cuisiner. Cela fait plaisir à Buck et Taylor qui peuvent se régaler, au moins.

Buck n’est toutefois pas le plus top des potes sur ce coup-là : il conseille à Taylor de manger avant de venir et il insiste sur le fait qu’Eddie pourrait revenir à la caserne. Insupportable. Moi, j’aime bien Eddie dans ce nouveau job et le plus loin possible de la caserne – et de la série ? Je sais, ce n’est pas l’avis que je suis censé avoir.

Buck a beau être dégoûté, il doit continuer de faire son travail sans son meilleur pote et sans son beau-frère. Il reprend donc du service sur un appel au 9-1-1 vraiment surprenant : une famille reçoit un coup de fil pour leur indiquer que sous leur voiture, il y a un explosif. Ce n’est pas une idée bien originale car c’est tiré d’un film, mais la menace semble suffisamment crédible : le type de l’appel connaît toute la famille, il y a bien des fils étranges et ils se sentent en danger.

Les policiers sont aussitôt envoyés sur place pour vérifier la menace avec un drone… Et malheureusement, ils informent assez vite le père de famille qu’il va devoir continuer de rouler à 55 : en-dessous, la voiture risquerait d’exploser, car il y a une bombe sous la voiture. Il faut toutefois évacuer la famille aussi vite que possible. Pour cela, c’est aux pompiers de la série de passer à l’action.

L’intrigue est prenante avec juste ce qu’il faut de suspense et d’action pour nous maintenir scotchés à notre canapé. Comme la caserne est clairement en manque de pompiers, il est temps d’introduire une nouvelle d’une autre caserne dans les rangs de la série. Quel plaisir de retrouver à l’écran Arielle Kebbel. J’ai l’impression de la voir de plus en plus souvent dans des séries, et c’est top que sa carrière prenne comme ça.

Elle interprète dans cette série Lucy Donato, une femme pompier qui va être d’une grande aide à Buck pour évacuer les enfants du véhicule. Bien sûr, Eddie regarde tout ça depuis le centre d’appel, car cette situation fait la une des journaux télévisés. Il comprend soudainement qu’il ne faut surtout pas que la pédale de la voiture soit relâchée, car il y a sûrement une plaque de pression pour empêcher l’explosif de se déclencher.

Bon, j’ai tendance à regarder les pédales avant de démarrer une voiture, alors ça me fait rire que le père de famille ne découvre ça que maintenant, mais le vrai point central de ce moment, c’est qu’Eddie décide d’utiliser les lignes du 9-1-1 pour parler à ses collègues pompiers. Josh n’approuve pas du tout cette situation – ça casse la chaîne de commandement, Eddie n’étant qu’un invité dans les locaux et n’ayant pas les autorisations pour parler sur cette ligne sécurisée.

Cela faisait plaisir de voir Josh s’affirmer. En même temps, en face, tout ce qu’on avait, c’était une mère de famille prête à se sacrifier pour éviter de se brouiller avec sa belle-mère à la mort de son mari, alors bon. On fait avec ce qu’on a. Et finalement, la voiture n’explose même pas une fois tout le monde évacué et la voiture accidentée : la bombe était une fausse… Enfin, elle n’explose pas juste assez longtemps pour que tout le monde soit soulagé, avant qu’elle n’explose vraiment, comme je m’y attendais.

Pfiou. Après tant de pression (sans mauvais jeu de mots) et tant d’action déjà, je pensais que ce serait la fin de l’épisode. Pourtant, nous en sommes à peine au milieu : Eddie se rend compte qu’il n’a peut-être plus sa place au bar avec le reste de ses anciens collègues – et Lucy Donato ! – en train de faire la fête après une nuit difficile. Lucy se fait quand même légèrement réprimander car elle n’a pas respecté tous les ordres en prenant le risque de bouger le père de famille après avoir mis une cale sur la pédale… mais bon, c’est vite oublié.

Quant à Hen, elle se fait remettre en place aussi, ce qui force Hen à s’expliquer avec son possible nouveau collègue. Il n’est pas là pour remplacer Chimney en tant que meilleur ami d’Hen, mais il est bien forcé de faire son travail quand même, et Hen peut ravaler sa fierté à force. C’est plutôt une bonne chose. Bobby, lui, se rend compte qu’il faut vraiment qu’il remplace ses hommes : il se remet à regarder des CVs pour trouver un nouveau collègue.

Cela fait déjà trois mois qu’il cherche, alors Athena lui fait remarquer que c’est peut-être lui qui n’est pas prêt à changer d’équipe – pas tellement ses subalternes. J’ai bien aimé Athena dans ce rôle, franchement, elle est de bons conseils pour Bobby. Et pendant que ces deux-là parlent de boulot chez eux, Buck sympathise de plus en plus avec Lucy. Eh, elle en est au point où elle est carrément en train de flirter avec Buck.

Et bon. Je n’aime pas tellement Taylor, mais Buck est dans l’abus total à se laisser draguer sans l’arrêter – puis à se laisser embrasser. D’accord, il a bu, mais… Ca ne pardonne rien ? Franchement, c’est n’importe quoi. Et certes, Buck affirme ensuite à Hen qu’il a empêché Lucy de l’embrasser, mais lui-même ne croit pas ses mensonges. Hen lui conseille donc, malgré un moment d’égarement, de dire la vérité à Taylor pour simplifier sa vie personnelle. L’honnêteté est toujours un bon conseil, je pense, il faut savoir assumer ses conneries les plus débiles.

De son côté, la fin de soirée d’Eddie est compliquée. Il rentre chez lui et se rend compte qu’il regrette vraiment sa carrière de pompier. Christopher s’en veut désormais de ce qu’il a demandé à son père, au point de lui dire qu’il sait très bien qu’il doit être pompier.

Allez, le lendemain, c’est Athéna que l’on suit au travail. Elle a une sacrée journée qui l’attend : elle est appelée sur une simple affaire de voisinage, avec un type qui est bordélique au possible jusqu’à la pelouse de son jardin. Cela dérange bien sûr les voisins qui s’en plaignent, mais Athéna reconnaît assez vite parmi les voisins la famille à la voiture qui a explosé.

Eux, ils déménagent car l’homme ayant placé l’explosif en savait beaucoup sur eux. Athéna comprend vite que le voisin bordélique est leur suspect et l’arrête en bien peu de temps. C’est presque décevant. Dans le même genre, il est décevant de voir Eddie se rendre chez Bobby pour se faire rembaucher, trois mois après sa démission. A la réaction de Bobby, cependant, j’ai eu l’impression qu’il avait déjà embauché quelqu’un d’autre.

Finalement, ce n’est pas le cas : il veut simplement s’assurer qu’Eddie aille bien pour reprendre le travail. Ce n’est clairement pas le cas quand on voit sa tronche de déterré et Bobby fait bien de le remettre à sa place. D’accord, d’accord, je n’aime pas Eddie, mais eh ! Bien fait ? Il a ce qu’il mérite, au sens propre : il mérite d’aller bien.

La fin d’épisode est marrante, en tout cas. Buck n’arrive pas à avouer toute la vérité à Taylor, alors à la place, il lui propose d’emménager avec elle, espérant bien n’avoir jamais à revoir Lucy de sa vie. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que le cliffhanger soit justement que Bobby se décide enfin à embaucher deux nouveaux collègues pour la caserne : Jonah, le « Lundi » de Hen, et Lucy. Mouahaha.

> Saison 5

 

9-1-1 Lone Star – S03E10

Épisode 10 – Parental Guidance – 13/20
Ce n’est toujours pas grandiose pour cette saison dis-donc. Je ne sais pas, je trouve le scénario trop flemmard et le manque de cohérence dans ce qu’il se passe de plus en plus visible. Pire encore, les personnages ont eu tendance à m’énerver dans cet épisode parce qu’ils sont incapables de se parler comme des êtres humains normaux, et ça ne se justifie pas vraiment. C’est dommage, j’ai parfois l’impression d’être de retour en saison 1 – et ça ne m’aide pas à me mettre à jour dans la série.

Spoilers

Mateo reçoit un étrange coup de fil d’un barman, Paul ne sait pas s’il pourra reprendre du service.

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I think Captain Strand and I are going on a quest.

Comme c’est surprenant : l’épisode reprend sur la famille de débilos de l’épisode précédent, et j’avoue que j’ai rigolé de les retrouver. Le soldat rassure sa femme comme elle peut, assurant que ce n’est pas de sa faute si elle l’a écrasé (alors si, le téléphone au volant, hein) et il le fait tellement bien qu’elle se retrouve impliqué dans un autre accident. Cela faisait de bonnes blagues pour la suite, avec Grace qui reconnaît sa voix, puis bien sûr, les pompiers qui reconnaissent très bien le couple.

Finalement, tout ça mène à une petite quête pour la première impression parce qu’elle renverse un chevalier en armure qui insiste pour retrouver la princesse Arabella en danger selon lui. Grace, Owen et Tommy unissent toutes les forces et la logique qu’ils ont pour trouver finalement un restaurant qui pourrait correspondre au délire médiéval du type. Et ça ne manque pas, ils retrouvent tous les clients d’un restaurant médiéval, en plein jeu de rôle grandeur nature, et en pleine intoxication au gaz. Gênant.

C’était une bonne première intrigue, mais comme souvent avec la franchise, ils en font un pataquès pour finalement évacuer bien vite l’intrigue. En tout cas, ma conclusion reste la même : gardez vos yeux sur la route quand vous êtes au volant, putain.

Une fois cette intrigue mise de côté, on peut reprendre sur celle de l’épisode précédent, à savoir la dispute entre Paul et Marjan. C’est assez dingue de voir que Paul s’attendait à la voir débarquer à sa soirée de retour dans son appartement alors qu’il l’a dégagée comme une malpropre de l’hôpital. Les autres pompiers et ambulanciers qui font ce qu’ils peuvent pour la couvrir bien mal quand elle décide de ne pas y aller, mais j’ai du mal à saisir ce que Paul attendait d’elle.

La soirée est tout aussi vite mise de côté par les scénaristes, parce que Mateo est appelé par un bar afin d’aller récupérer son père complètement bourré. Il se doute bien qu’il ne s’agit pas de son père, mais il s’y rend quand même pour comprendre ce qu’il se passe : Mateo y retrouve finalement le capitaine Tatum, le capitaine de la caserne 129 dont il a fait partie quelques mois. Si le capitaine est complètement bourré, c’est parce qu’il a perdu récemment un de ses hommes, le lieutenant Darby.

L’ensemble semble peiné Mateo qui décide aussitôt de prendre soin de son ancien boss… Le truc, c’est qu’il est tellement bourré que ça finit avec Mateo forcé de ramener Tatum chez son boss actuel, pour la nuit. C’est très gros comme intrigue, mais admettons. Il y a des situations dans la vie qui sont comme ça, c’est vrai.

Le lendemain, Owen est ravi de retrouver un collègue bourré sur son canapé, mais il en est vite débarrassé : Tatum doit se rendre faire un éloge funéraire pour Darby. Il est bien trop bourré pour ça, mais il ne s’en sort pas si mal que ça quand il commence à le faire, sous la supervision de Mateo. Bon après l’alcool fait des ravages, l’éloge est donc un peu gênant à voir. On peut faire passer ça sur le dos du chagrin de Tatum cependant, et Mateo fait son possible pour le sortir de l’embarras. Je ne sais pas trop ce que les scénaristes essaient de nous raconter avec cette intrigue, par contre. On termine sur un Tatum qui est clairement victime d’un Alzheimer.

Malgré tout, il n’oublie pas ce qu’il doit à Mateo. Il n’attend même pas une journée pour rendre visite à Owen afin de lui expliquer qu’il souhaite offrir une promotion à Mateo et en faire un lieutenant de la 129. Mateo n’hésite pas longtemps à changer de famille – surtout qu’il vient de se faire engueuler par Marjan sans comprendre pourquoi. Je sais pourquoi, bien sûr : il lui pose des questions théoriques sur ce qu’il faut faire concernant un état de santé problématique d’un collègue… et Marjan s’énerve immédiatement, se sentant prise d’assaut.

Il faut dire que le matin, c’est finalement Judd qui s’est décidé à confronter Marjan pour savoir la raison pour laquelle elle n’est pas venue la veille à la soirée de Paul. C’est une occasion pour elle de rétablir la vérité, parce qu’en fait, absolument personne ne savait ce qu’il en était de leur dispute : tout le monde imaginait donc que Paul voulait revoir Marjan, quand c’est probablement l’inverse. En tout cas, tout ça inquiète Judd, puis Owen : ils perdent en peu de temps Matteo et Paul.

Ils ne sont pas bêtes, ils voient bien que Paul se laisse aller complètement et vire Marjan de sa vie, et ça fait beaucoup pour eux. Trois jours après la fête du retour de Paul chez lui, Owen et Judd décident donc de lui rendre visite. Ils trouvent un Paul complètement au bord de la dépression, persuadé de n’avoir aucun réflexe et de ne pouvoir faire confiance à son pacemaker.

Pour le rassurer, ils le forcent donc à se lever tôt le lendemain pour aller faire plein de sport dans la salle d’entraînement de la caserne. Le tout se fait sous la surveillance de Tommy, donc médicalement, ça permet de vérifier que Paul est toujours capable de faire son travail. Bon, avec le risque d’un défibrillateur interne pour permettre à son cœur de s’en remettre. Franchement, il s’en sort beaucoup trop bien pour un type qui vient d’avoir une chirurgie à cœur ouvert. J’ai mis tellement de temps à me remettre d’une simple anesthésie générale, il ne faut pas abuser comme ça là. Bon, tout le monde est heureux de voir Paul réussir son test là… mais moi, je lui en veux encore pour ce qu’il a fait à Marjan dans l’épisode précédent ?

En parallèle, Marj débarque chez Mateo (enfin chez Owen) pour engueuler ce dernier, une fois de plus. Je la comprends : elle est dépitée de voir que Mateo quitte la caserne sans même un au revoir pour elle alors qu’un an plus tôt, il a voulu l’empêcher (à raison cela dit) d’aller se marier à Miami. Pourtant, assez vite, Mateo trouve le moyen de retourner la situation. Il n’explique pas exactement pourquoi il tient se rendre auprès de Tatum faire son job et ça se termine en reproches – quoiqu’il en dise – parce qu’elle ne va pas aider Paul ?

Eh, mais vraiment, ils sont tous insupportables dans cette série quand ils s’y mettent ! Ne sont-ils pas capables de communiquer avec des mots ? Apparemment, non. Mateo débarque donc en tant que lieutenant à la 129, pour mieux tomber sur un Tatum qui ne se souvient plus ce qu’il fait là. Bien sûr, il fait semblant de blaguer quand Mateo lui rappelle ce qu’il en est, mais il est assez évident que tout le monde devrait remarquer le problème.

Je veux dire, il n’en est pas à de petits symptômes, hein : il se met à confondre des prospectus de pizza avec des rapports pour son travail ? Mateo n’en dit rien à personne, lui venant en aide pour trier l’ensemble avant d’embarquer avec lui sur une intervention – un incendie dans une usine de sauce pimentée.

C’est du grand n’importe quoi. Le pire est toutefois évité grâce à Mateo : quand Tatum demande à Owen, venu en renfort, d’envoyer ses hommes sur un toit qui risque d’exploser à cause des épices, il empêche le pire d’arriver. Il empêche Judd de mourir de peu sur ce coup-là, parce qu’Owen fait plus confiance à Mateo qu’à Tatum. C’est une bonne chose et ça se passe devant tout le monde, ce qui fait que Marjan comprend soudainement les raisons pour lesquelles Mateo a changé de job.

Elle peut enfin prendre du recul, et il en est de même pour Owen. Autant ce dernier en voulait à Mateo de l’avoir trahi en changeant de job, autant ça paraît évident que c’est ce qu’il fallait faire désormais. Durant la nuit, Owen réconforte donc son colocataire pour qu’il fasse enfin ce qu’il fallait. Et en tant que capitaine, il ordonne à Mateo d’aller reporter Tatum à leur hiérarchie. Et oui, Mateo se fait rembaucher à la 126, parce que Tatum l’a viré de toute manière.

C’est amusant comme manière de changer de job tout ça, je n’imagine pas la paperasse derrière, hein. L’épisode peut alors se terminer sur Paul essayant de passer à nouveau son examen physique pour prouver qu’il peut être pompier, mais de manière officielle cette fois. Allez savoir pourquoi, Marjan décide alors de se pointer et de le pardonner ; et Paul aussi ? Genre ? Il ne répond pas à ses SMS et il est content de la voir se pointer ? Mais en fait, y a pas à se comporter comme un gamin comme ça.

Le test physique ? Paul doit le passer devant toute la caserne, ce qui me paraît encore plus angoissant. C’est un peu sans surprise qu’il se prend donc une décharge de son défibrillateur en plein milieu de son test. Cela ne l’achève pas pour autant : il se relève et compte bien terminer le test. Après avoir perdu quasiment une minute ? Et alors qu’il avait réussi à quelques secondes près dans l’épisode ?

La toute fin d’épisode concerne toutefois Mateo plutôt que Paul : alors qu’il culpabilise d’avoir dénoncé Tatum, ce dernier débarque dans le bar où il se bourre pour le remercier d’avoir fait ce qu’il fallait. Grâce à lui, il n’a tué personne. Mieux encore, Tatum lui donne son porte-bonheur préféré pour lui prouver sa confiance.

Resident Alien – S02E12

Épisode 12 – The Alien Within – 19/20
Non seulement c’est un très bon épisode avec tout ce qu’il faut d’humour, mais en plus, les fils rouges avancent à toute vitesse l’air de rien et une scène de l’épisode m’a laissé bouche bée car je ne l’avais pas vu venir. Eh, ça m’apprendra à ne pas lire les comics, j’imagine ? En tout cas, la saison est vraiment bien gérée, cette deuxième partie est beaucoup plus prenante que la première, que j’avais déjà bingewatchée avec plaisir. Et ça cloture des intrigues de la saison 1 l’air de rien bien avant la fin de saison.

Spoilers

McCallister, Harry et Sahar continuent de chercher le bébé.


Every day you’re here, you become more human. It’s inevitable.

Je n’arrive vraiment pas à voir les épisodes de la série le jour de sa sortie, mais je veux faire attention autant que possible à ne pas prendre de nouveau du retard, parce que je l’aime vraiment beaucoup cette série. Après, sa première scène de cette semaine m’a laissé hyper perplexe : plutôt qu’un flashback, nous avons droit à un flashforward. Soixante ans plus tard, Harry est encore en vie, mais pas Asta, et il contemple un volcan en éruption juste devant sa cabane de Patience. C’est inattendu comme début d’épisode – mais ça l’est encore plus en fin d’épisode, vous verrez.

Dans le présent, nous retrouvons Harry à la recherche du bébé alien, ce qui permet toujours autant de comique. Alan Tudyk est dingue, mais il parvient très bien à nous faire croire qu’il parle l’alien, hein. Il n’a toutefois pas de chance et ne le retrouve pas, alors il laisse de côté cette affaire pour retourner au travail.

Là-bas, il s’éclate sur la déco d’Halloween (un épisode d’Halloween pour septembre, c’est logique ?) en s’amusant avec un faux squelette. Asta n’est pas trop d’humeur à faire la fête par contre, et elle gâche vite sa bonne humeur : elle commence par demander des informations sur l’autre espèce extraterrestre qui veut détruire les humains, ce qui fait qu’Harry se confie sur son incompréhension de voir que le bébé alien ne lui saute pas dans les bras quand il l’appelle.

Voilà comment détruire la bonne humeur d’un extraterrestre : Asta lui fait remarquer qu’il est de plus en plus humain. C’est parfois difficile à croire : il se retrouve par exemple à soigner D’Arcy quand elle vient le voir parce qu’elle a mal au genou – et se contente de lui dire qu’elle a un corps trop vieillissant. Pourtant, quand D’Arcy se met à lui confier ses sentiments et toute sa crainte de ne plus pouvoir skier alors qu’elle n’est bonne qu’à ça (c’est faux ça !), Harry la prend en pitié. Il lui donne ainsi courage, espoir et ordonnance, avant de remarquer qu’il est trop humain, définitivement.

Il décide donc d’aller s’exiler dans la montagne enneigée pour se retransformer en extraterrestre définitivement, là aussi. Bon, le définitif chez Harry est sujet à redéfinition assez rapidement : il a trop faim pour rester dans la montagne. Il retourne donc chez lui… pour mieux découvrir que la cabane n’est pas du tout adaptée à sa taille normale. Le voilà qui revient sur sa décision donc, mais ça se sera fait avec juste ce qu’il faut d’humour.

Pendant ce temps, Olivia et Mike continuent de mener l’enquête en pleine forêt et confirment la pollution de l’eau de la rivière qu’ils soupçonnaient (grâce à Asta et Liv) par des produits toxiques. Cela mène rapidement Liv à la bonne piste : il y a eu une fuite dans le stockage des déchets chimiques qui devaient rester bien en place dans un lac artificiel de Galvan/Powell. Dommage, hein ?

Le groupe industriel est dans la merde, mais ça innocente beaucoup la femme de Sam des charges pesant encore contre elle. L’affaire remonte vite aux oreilles du FBI, alors Olivia et Mike présentent le résultat de toute cette enquête à la femme de Sam et à Asta. Les deux femmes découvrent donc toute la vérité, et ça va tellement vite finalement qu’on a du mal à croire que c’est un fil rouge qui date depuis un an et demi qui arrive à sa conclusion. Et tu parles d’une conclusion pour la femme de Sam, en plus, parce que tout ce qu’elle y gagne, c’est une casquette de baseball offerte par le shérif. En échange, elle a perdu sa maison et a été en prison, quoi. Pas exactement la compensation dont on rêve.

Pas exactement non plus la réputation dont Ben a envie pour attirer son nouveau projet immobilier. Ce dernier continue d’attiser la haine de tout Patience, par contre, menant à de bonnes scènes où toute la ville – c’est-à-dire D’Arcy (elle m’a fait mourir de rire avec sa question), Asta et une inconnue, soutenue ensuite par Olivia – se montre ouvertement hostile à la station balnéaire. Bien sûr, ça renforce les doutes de Ben et entame sa confiance en lui, mais il a heureusement Kate pour le soutenir. Ils sont bien revenus de leur crise de couple avec ce bébé, c’est cool. Pour Ben, par contre, ça craint un peu d’avoir toute la ville contre lui – surtout qu’on découvre qu’il a été nommé maire avec juste 49 voix, dont 9 en-dehors de sa vie. Moins une voix parce qu’il a voté pour lui-même.

L’air de rien, cet épisode clôture donc l’enquête autour du meurtre de Sam, mais aussi autour du meurtre le soir de l’anniversaire d’Harry. Il n’en faut pas plus pour que la police se retrouve désoeuvrée. Ainsi, Torres est forcée de retourner à Jessup, espérant tout de même un rencard avec Mike avant que ça ne se fasse. Malheureusement pour elle, il ne semble pas motivé et fuit autant que possible cette possibilité, malgré les appels de phare incroyablement gênants de Torres et Liv. S’il le fait, c’est toutefois en pleine connaissance de cause pour une fois : Harry a décidé qu’il était temps pour lui de quitter Patience et de retourner à Washington. Pardon ? C’est étonnant comme choix, même avec son développement de cette saison.

En parallèle, à l’école, Max regagne la confiance de Sahar comme il peut. Il y en a une qui inquiète rapidement Sahar par contre, c’est la femme de cantine, Agnes. C’est logique : elle connaît le prénom de Max et elle porte une montre qui n’est pas une montre de cantinière selon Sahar. Le truc, c’est qu’elle a tout à fait raison : il s’agit de McCallister, et elle est suffisamment dingue pour avoir placé des caméras partout dans l’école.

Cela permet rapidement à son homme de main d’entendre – parce qu’il y a des micros aussi ! – Sahar et Max parler d’alien. D’ailleurs, Sahar qui essaie de faire l’alien prouve que, clairement, l’actrice a un potentiel de dingue. Je zappe quelques scènes quand même (parce que j’ai trouvé ça super lourd le coup du suppositoire qui ne sert à rien finalement ??) pour en arriver à la journée d’Halloween qui se justifie finalement pleinement pour que Bobby puisse errer librement en ville – il est déjà déguisé.

D’un côté, Harry en arrive à la conclusion de kidnapper Sahar pour retrouver le bébé alien. Sahar y voit une opportunité, car elle ne parvient pas à le retrouver non plus n’ayant pas la langue alien en LV3, alors ne résiste certainement pas. Cela dégoûte Harry de voir que Sahar est une fois de plus plus maligne que lui – la scène était excellente franchement, j’ai bien ri.

D’un autre, pendant que Sahar et Harry quittent l’école, Max retrouve le bébé alien dans les couloirs de l’école. Et c’est génial, parce que vu les habits qu’il avait en s’enfuyant, il est déjà déguisé pour Halloween, donc personne ne se doute de rien dans les couloirs de l’école ! Certes, Bobby est mort il y a des années, mais justement, il n’y a plus grand-monde pour s’en souvenir et le soupçonner d’être un extraterrestre… jusqu’à ce que la vidéosurveillance de McCallister porte ses fruits et que son allié forcé de l’aider ne découvre l’alien.

Aussitôt, l’armée se met en quête de retrouver ce Bobby. Max le ramène bien logiquement chez lui, où ses parents sont déguisés en Sonny et Cher, pour toujours plus d’humour. Ben et Kate rencontrent ainsi Bobby et ne s’inquiètent pas plus que ça de ne pas entendre le son de sa voix autrement que pour leur dire qu’il est un bébé. Il faut dire qu’ils n’ont pas le temps de s’occuper de Max qui entame sa crise d’ado en disant qu’il n’a pas envie d’aller chercher des bonbons chez les voisins alors que la maison du maire est ensuite envahie par Ellen et quelques potes à elle. C’est Halloween après tout : elle en profite pour venir faire peur au maire en étant déguisé en lui, et en déversant sa haine de sa politique.

Bordel, elle est excellente comme personnage, elle me fait rire à chaque épisode dans cette deuxième partie de saison. Pendant que la maison est envahie par à peu près toute la ville, l’air de rien, le bébé Alien s’enfuit. Cela force Max à quitter la barraque à son tour. C’est en revanche en vain qu’il se met à errer en ville à la recherche d’un bébé alien déguisé une nuit d’Halloween. Franchement, on est à ça du détour inutile dans l’intrigue, mais c’est logique car ça permet à l’armée de savoir où est le bébé.

Autrement, D’Arcy vient également chercher Kate pour faire la fête, et ça laisse Ben seul avec toutes les personnes qui le détestent. C’était plutôt drôle, mais je ne suis jamais très objectif quand on me met Don’t fear the reaper en fond sonore. Le but de rameuter Kate à la soirée d’Halloween est toutefois de la convaincre que la station balnéaire est la pire des idées. La pauvre est clairement prise en otage à ce stade : ses « amies » la mènent à un pont qui sera détruit par les travaux, mais où tous les enfants de la ville ont gravé leurs noms. C’est une belle manière de la prendre par les sentiments : elle y voit l’inscription de son mari et ses amies l’invitent à inscrire le sien aussi, comme elle n’a jamais eu ça pour son enfance.

Les filles ne s’arrêtent pas là : elles emmènent ensuite Kate dans le diner du père d’Asta pour la convaincre encore plus que la ville est exceptionnelle et qu’il ne faut pas que de grandes chaînes le chassent de là. Oh. Cela finit par prendre comme il faut sur Kate : elle affirme aux autres filles qu’elle est désormais de leur côté. Mais pauvre Ben, il va vraiment finir seul à vie.

Pendant ce temps, dans les bois, Bobby entend la voix de Sahar l’appeler vers sa caravane habituelle. Quand il s’y rend, il a toutefois une mauvaise surprise. Ce n’est évidemment pas Sahar comme on pouvait s’en douter puisqu’elle est avec Harry, mais bien l’armée qui organise le kidnapping de Bobby. Dans les bois, Sahar et Harry entendent l’hélicoptère qui vient retirer la caravane de son emplacement, mais ils arrivent trop tard : ils ne peuvent que voir bébé Bobby s’envoler dans les cieux. Sahar est traumatisée par ce qu’il se passe, surtout qu’elle se rend compte qu’elle ne pourra plus jamais voir son bébé et qu’elle en est responsable.

Harry continue d’affirmer que c’est lui qui l’est, mais il est tout de même terrifié de voir qu’il est touché par les larmes de Sahar. J’ai bien aimé cette scène d’humanité entre eux. Il n’empêche qu’Harry n’a plus rien à faire d’autre que rentrer chez lui pour chercher des idées afin de retrouver le bébé.

Il envoie au passage un texto incompréhensible à Asta qui est paniquée et débarque à toute vitesse chez lui – pour rien. L’urgence est passée après tout. Alors qu’Harry mange égoïstement sa pizza seul, Asta en profite pour voir les enveloppes qui s’entassent chez Harry car l’alien ne les ouvre jamais. Elle y trouve même une enveloppe venant de Violinda. Il s’agit d’un livre avec toutes les peintures de Goliath, et on se doute bien que ça va avoir son importance. Asta y découvre bien une peinture qui la perturbe (et je veux noter ici à quel point le scénario est brillant avec son « unless » qui revient après avoir été évoqué par Mike et Liv en début d’épisode !)…

L’épisode peut alors se terminer soixante ans lus tard, avec la cabane d’Harry en flammes – et le reste de la ville aussi. Pas de quoi s’inquiéter, cependant : 300 ans plus tard, Harry est toujours sur Terre et tout semble bien détruit. Il trouve alors un portail qui permet à quelques mouettes de venir se cramer. Cela confirme à Harry l’existence des ley lines et de l’énergie qu’elles renferment. Notre héros décide aussitôt de trouver un portail pour revenir en arrière et sauver la planète. Le Harry du futur, mais cette fois-ci 500 ans dans le futur, décide donc de passer un portail pour revenir dans le passé. Oh bordel.

La révélation est vraiment inattendue – et cette paire de fesses aussi, d’ailleurs – Goliath est donc… Harry lui-même ? Le bébé est bien le sien ? Non, vraiment, je ne m’y attendais pas. Pire encore : le portail déjà vu dans la série, bien plus tôt, menait à Goliath. Celui-ci étant Harry, il a pu peindre Asta et Harry dans la neige en saison précédente.

Mindblown. Reste à voir si la série va se lancer dans une théorie du paradoxe temporel où Goliath parvient vraiment à changer le passé… ou si tout est déjà écrit et que la planète est condamnée. À vue de nez, j’aurais tendance à penser que le futur va changer : je ne vois pas l’intérêt d’un Harry du futur revenant dans le passé pour tout changer et recommençant tout exactement pareil. Et en même temps, si tout n’est pas exactement pareil, il y aurait dû avoir d’autres impacts sur ce qu’il savait de Patience – l’effet papillon, tout ça tout ça, impossible qu’Asta se retrouve avec la même veste là.

Tales of the Walking Dead – S01E05

Épisode 5 – Davon – 14/20
J’aurais envie de mettre une meilleure note à un épisode qui a su me captiver, mais la vérité est que si je suis vraiment objectif, il devrait peut-être en avoir une moins bonne. J’ai accroché au mystère, mais sa résolution est plutôt décevante et il y a quelques entorses aux habitudes de la franchise pour y arriver, ce qui divisera à coup sûr les personnes regardant l’épisode. J’aime bien l’idée de base en tout cas et c’est une histoire plutôt intéressante, déjà vue plein de fois dans d’autres contextes, mais, en ce qui me concerne, jamais avec des zombies. Ca passe très bien pour un dimanche matin.

Spoilers

Devon se réveille amnésique, menotté à un zombie qui ne peut le mordre. Il n’a plus qu’à comprendre ce qui lui est arrivé.

Sometimes murder is mercy

Il y a des épisodes comme ça où ça commence mal – Internet qui plante, pas de sous-titres, le besoin d’aller faire une course alors que je viens juste de faire play qui s’ajoute à la liste des choses à faire avant de regarder et, bien sûr, un épisode vu ailleurs qu’au bord de la piscine contrairement au précédent. Cela faisait beaucoup, ce qui fait que j’abordais l’épisode avec beaucoup de mauvaise foi. Pourtant, il a su m’accrocher peu à peu.

L’épisode débute par un homme qui paraît sacrément chanceux : Devon, c’est son petit nom, est cherché dans les bois par tous ses potes, mais lui, il est occupé à être inconscient sous un zombie qui aurait bien envie de le bouffer. Cela dit, le zombie ne risque pas de le bouffer : il n’a pas de dents.

Bon. Très rapidement, on comprend que l’épisode prend le parti de nous balancer au milieu d’une situation catastrophique sans nous expliquer exactement ce qu’il s’est passé avant ; On aura donc droit à des flashbacks pendant que le personnage se remet de sa commotion cérébrale.

Ce petit côté flashback nous permet d’avoir une vibe film d’horreur dès le début, surtout que Davon est menotté à son zombie. Cela ne dit rien qui vaille, surtout quand il finit par halluciner un zombie doublement mort le traitant de meurtrier ou quand il comprend qu’il terrifie une petite fille. Finalement, ce ne sont peut-être pas ses potes qui le cherchent.

Terrifié, Davon essaie donc de se planquer, mais ce n’est pas évident quand on est menotté à un zombie. Il y parvient malgré tout. Une fois la battue le cherchant loin de lui, Davon peut donc sortir de sa cachette souterraine et traîner la femme zombie avec lui. Finalement, elle n’était pas doublement morte du coup, juste une fois. C’est déjà ça. Elle l’accuse d’être responsable de ce qui lui est arrivé, et il faut bien dire que ça permet d’ajouter une petite dose de mystère juste suffisante pour nous donner envie de voir la suite.

L’homme est clairement amnésique et ne se souvient de rien de ce qui lui est arrivé, mais il trouve dans ses affaires des photos et une clé – alors que la zombie lui donne un code chiffré. Il s’approche de ce qui ressemble à une petite ville bien gardée au milieu des bois. Bien gardée ? Non. Malgré des types avec des lanternes un peu partout, il parvient à s’y rendre et à retrouver la maison dont le numéro est soufflé en boucle par la zombie. Clairement, il la connaît assez pour s’infiltrer et retrouver le garage – ce qui semble indiquer qu’il est très familier des lieux.

Comme prévu, nous enchaînons alors sur un flashback. Sept semaines plus tôt, une femme s’est penchée sur lui pour savoir s’il allait bien. Française qui se contente de dire « ça va ? » et « bonjour » avant de passer à l’anglais, elle prend soin de lui en le ramenant chez elle et chez une autre femme. C’est l’occasion de découvrir que Devon était blessé à la jambe et qu’elles ont tout fait pour qu’il aille mieux.

Dans le présent, c’est toujours le cas apparemment : la zombie avec Devon est bien pratique pour le guider et lui indiquer son chemin. C’est marrant, cette affaire : ça aurait été dans une autre des séries de la franchise, j’aurais trouvé ce procédé d’hallucinations complètement débile. Pourtant, dans cette anthologie, tordre quelques règles ne fait pas de mal, surtout avec cette explication du coup sur la tête. Et puis, comme on ne connaît pas le personnage de toute manière, ça fait moins bizarre.

Bref, la zombie emmène Devon sur le lieu de son crime, là où il l’aurait tuée. Il n’y croit toujours pas, mais des flashbacks semblent confirmer que c’est possible quand il entend aussi Amanda lui rappeler que parfois le meurtre est une solution gentille pour abréger des souffrances. Or, vu la tronche du zombie, elle devait sacrément souffrir avant de mourir. Bien qu’il n’y croit toujours pas, il prend tout de même le soin de se séparer de la zombie avec une petite scie. C’est mieux.

Une fois que c’est fait, la zombie est de nouveau doublement morte, alors je me pose quelques questions sur la force du personnage qui a dû la trainer sur une belle distance. Un autre flashback nous révèle que la zombie est bien Amanda, mais aussi que Devon avait pas mal flirté avec celle qui l’avait sauvé. Bon. J’avoue avoir du mal à tout suivre des flashbacks (malgré une très jolie esthétique), parce que les deux femmes vivent ensemble avec un ado qui a perdu son père, mais je ne saisis pas bien les liens entre chacun.

Bien que nous sommes en pleine apocalypse zombie, Devon a pu apprendre le piano grâce à elle. S’ils étaient mignons tout plein, j’ai trouvé que la scène trainait un peu en longueur tout de même. C’était à peine mieux dans le présent où Devon erre dans la maison et se soigne, avant de récupérer un autre souvenir en voyant une affiche dans la maison.

Il se souvient de ce qu’il s’est passé avant la scène du piano, quand Amanda et sa future copine à lui se sont mises à s’occuper de lui et lui ont retrouvé des lunettes. Cela permet de mieux connaître les deux femmes, et principalement Amanda. Elle a une petite haine des américains tout de même, et elle semblait pas mal chiante de son vivant.

Dans le présent, Devon se met alors à attendre la voix d’un enfant en train de réciter des noms de fruits en français. Au moins, l’accent français est suffisamment bon pour qu’on reconnaisse la langue qu’il parle. Pourtant, l’enfant est mort – c’est un zombie. Devon l’achève avant d’avoir une autre hallucination d’Amanda qui lui rappelle que le meurtre peut être fait par merci avant de l’encagouler.

Bien, pourquoi pas ? Comme le personnage est assommé, on peut enchaîner sur un petit flashback tout mignon à base de fraise et d’amour avec sa copine – Nora.

Le problème, c’est que c’est elle qui l’a encagoulé finalement : elle le ramène sur la place du village où toute cette communauté semble vouloir mettre Devon à mort. Il faut dire qu’il est vu comme le meurtrier d’Amanda, et qu’Amanda était la leader du groupe. Forcément, ça ne donne pas envie d’être à la place de Devon.

En plus, il ne se souvient de rien lui, alors c’est encore plus compliqué d’être accusé de ce qu’il est sûr de ne pas avoir fait. Il se prend plein de haine en pleine face : le fils d’Amanda l’accuse du meurtre avant que tout le peuple ne se mette à demander où sont les enfants et où il les a cachés. Ah. Il n’est pas seulement le meurtrier d’Amanda, il serait aussi un kidnappeur et tueur d’enfants.

On devine assez vite et bien que ce n’est pas le cas, par contre : c’est Amanda qui a fait tout ce mal, c’est à peu près certain. Devon met trop de temps à le percuter cependant : il est condamné à mort avant. Pas de chaise électrique post-apocalypse, mais de quoi être écrasé dans un van avant d’être bouffé – encore en vie de préférence ? – par des zombies. Bon, tout ça, ça ne donne pas envie du tout.

Un flashback fait qu’il se souvient soudainement de la vérité sur Amanda, et c’est juste à temps pour le crier. En plus, il sait désormais qu’un des enfants est en vie car il s’est échappé, alors ça l’aide bien aussi de crier son prénom. Nora souhaite soudainement que la machine censée l’exécuter s’arrête, parce qu’elle voit bien qu’il ne ment pas. Enfin, en tout cas, elle veut le croire. Petit à petit, la foule se divise et ça part en mêlée générale quand certains essaient d’empêcher l’exécution tant voulue par d’autres. En attendant, notre personnage principal à de la chance et parvient à s’enfuir.

Une fois en-dehors du van, il peut s’enfuir et se rendre dans une cabane dans les bois où il retrouve le fils adolescent d’Amanda en train de s’occuper du fils de Nora. AH. C’est donc lui le vrai kidnappeur et meurtrier ? Bon, je le vois plus comme un travail d’équipe, mais c’est ce que la série affirme.

Dans une autre série de flashbacks, Devon se souvient donc avoir entendu des enfants réciter la liste des fruits depuis sa chambre grâce à la ventilation. C’est ainsi qu’il a trouvé deux enfants prisonniers dans le sous-sol d’Amanda, qu’il a libéré le fils de Nora et qu’il s’est fait choper par Amanda en train de le faire. Les deux se sont battus, il a réussi à se menotter à une Amanda qui voulait s’enfuir mais il l’a aussi tué bien malgré lui au passage. L’accident qui voit la mort d’Amanda est plutôt réussi.

Par contre, je ne comprends pas trop la suite : le fils adolescent et meurtrier d’Amanda retrouve Devon et sa mère, assomme Devon… mais ne le tue pas ? Il voulait sûrement l’accuser de tous les crimes, mais c’est quand même risqué comme plan puisqu’il sait la vérité. Il y a un truc qui ne va pas dans cette résolution du mystère.

Toujours est-il qu’on peut revenir dans le présent pour la conclusion réussie de l’épisode : Devon se confronte à l’adolescent, se bat avec, retrouve deux zombies d’enfants et a toutes les preuves nécessaires pour l’accuser. Il est bien aidé par le fait que le fils de Nora soit encore en vie. Les motivations de l’adolescent pour tuer ? Il sait que grandir dans un monde de zombies est compliqué et force les enfants à agir différemment – à agir de manière tordue. Il les épargne donc en les tuant – parfois, le meurtre, c’est faire preuve de merci.

On a connu mieux comme motivation, mais pour un épisode de 45 minutes, difficile de développer autre chose. Devon appelle donc Nora et le reste des villageois pour qu’ils condamnent l’adolescent comme ils étaient prêts à le condamner lui. Bon, il faudra vivre avec, mais en soi, ils ne font jamais que tuer un meurtrier d’enfants qui pourrait facilement recommencer dans un monde post-apocalyptique où les prisons ne sont jamais 100% sûres. C’est un procès « œil pour œil » que je n’aime pas bien, mais dont on sait l’être humain plus que capable.

La conclusion de l’épisode voit ensuite Devon s’éloigner de tout ça, et j’aurais presque envie d’avoir quelques minutes de plus pour savoir ce que fera vraiment le personnage après un tel enchaînement d’événements.