The Mandalorian – S03E01

Épisode 1 – The Apostate – 16/20
J’ai apprécié ce début de saison qui parvient à nous présenter des enjeux assez clairs pour la suite et de très beaux effets spéciaux, mais j’y retrouve les défauts des saisons précédentes. Revoir les personnages fait plaisir après un an sans eux – on aurait pu nous redire qu’ils étaient passés par une autre série en attendant par contre, parce que vraiment, l’intrigue a bien avancé depuis la fin de saison 2. Elle continue d’avancer ici, au moins, même si je ne sais toujours pas exactement ce que la série souhaite vraiment raconter.

Spoilers

Le Mandolarian veut récupérer son honneur, et il est prêt à faire plein de kilomètres et l’impossible pour cela.

Il faut probablement revoir avant :

You are no longer Mandalorian.

Moi qui comptais sur le résumé pour me remettre dans l’ambiance, je suis servi : on nous sert une image de la fin de saison 1, puis on nous rappelle l’intrigue sur le casque retiré de Mando. Deux éléments dont je me souvenais déjà. J’avais un peu zappé qu’il cherchait toutefois une rédemption impossible, puisqu’il doit se rendre dans des mines déjà détruites. J’imagine que ça aura son importance pour la suite.

Le début d’épisode nous présente une personne masquée en train de forger quelque chose. Pas sûr que ça me donne des points de Bingo Séries tout ça – oui, je me suis rappelé que j’avais un score tout à fait honteux pour l’instant. Ce qui est forgé ? Un casque de Mandalorian, qui ne devra donc jamais être retiré. Oui, la saison commence par un flashback. Par principe, j’ai envie de dire qu’elle commence mal.

Pas de Pedro Pascal à l’horizon pour l’instant : dans ce flashback, Mando est encore un préadolescent, au cerveau totalement brainwashé par une secte. Non ? Vraiment, difficile de voir ça autrement : il y a tout un tas de Mandalorians qui assistent à la cérémonie d’intronisation de ce petit garçon après tout.

La cérémonie, qui ressemble fortement à un baptême, est interrompue par l’arrivée d’un monstre marin gigantesque sur les lieux. Le crocodile géant se régale de quelques Mandalorians avant d’être mis à mal par toute la troupe. Ce n’était pas la meilleure de ses idées d’arriver un jour où ils étaient tous réunis comme ça, franchement. En tout cas, même si l’épisode dure à peine plus d’une demi-heure (ce format m’avait vraiment manqué !), les effets spéciaux sont toujours très au point pour cette production.

Nous sommes loin des Power Rangers de Boba Fett ! Je trouve ça bien plus intéressant à regarder. Le spectacle est impressionnant et beau. OK, on ne va pas se mentir, ça me manquait ce genre de scènes, surtout avec tout ce que je regardais dernièrement dont les effets sont loin d’être aussi qualitatifs.

Bref, vous n’êtes pas là pour que je raconte ma vie, mais pour que je critique l’épisode. Reprenons, donc : la scène prend une tournure très inattendue. Ce n’est finalement pas un flashback : Din Djarin débarque avec Grogu et sauve tout le monde de ce croco géant grâce à son vaisseau. Vraiment, l’enchaînement saison 2-saison 3 ne doit pas fonctionner si on n’a pas vu le reste. Tant pis. La musique est toujours aussi fun à écouter.

En guise de remerciement, le Mandalorian se voit simplement rappelé qu’il n’en est plus un. AH. Charmant le sens de l’hospitalité. Pour sa rédemption, il a besoin de se rendre aux mines de mandalore, supposée détruites. Il a toutefois une inscription, grâce aux Jawas, qui prouve que la surface de Mandalore a été complètement cristalisée. C’est une bonne nouvelle pour lui : cela signifie que l’eau sous les mines n’a peut-être pas été empoisonnée comme tout le monde le pensait. Partant de là, il peut aller s’y baigner et rapporter une preuve de son bain pour enfin obtenir sa rédemption en tant que Mandalorian.

C’est qu’il faut se faire chier pour rester obligé de porter un masque à vie, dis donc ! Notre héros est vraiment motivé et bien brainwashé par sa secte, même s’il ne s’agissait finalement pas de lui dans ce qui n’était pas un flashback.

Son nouvel objectif défini, Din Djarin ne traîne pas et part aussitôt avec Grogu en direction de Mandalore. Si le personnage ne traîne pas, la série si : elle nous montre le voyage en vaisseau, mais ça n’a pas vraiment d’intérêt. On nous confirme que Mando est assez en confiance avec Grogu pour dormir au volant, mais bon, dans un épisode d’une demi-heure, ça me paraît bien inutile de consacrer une minute à ça.

Je suis peut-être mauvais public, une fois de plus, j’ai pu rater un élément de détail important. M’enfin, ce qui est sûr, c’est que Mando et Grogu retournent à Nevarro pour revoir le Haut Magistrat Karga. Mando est perturbé par les très nombreux changements qui ont eu lieu en ville, mais on le sent fier de voir une statue à l’effigie du robot qui s’est sacrifié pour lui et Grogu en fin de saison 1.

Rapidement, le Haut Magistrat Karga propose à Grogu et Din Djarin de s’installer à proximité de chez lui, probablement parce que c’est pratique d’avoir un Mandalorian à portée de main, même s’il n’est plus un Mandalorian. Après tout, à Nevarro, il restera un Seigneur, il n’a pas vraiment besoin d’une rédemption. Mouais. Cela n’est pas trop convaincant pour Mando – et moi, comme beaucoup de faux fans, je suis ravi de voir Grogu jouer sur la chaise de bureau.

L’entretien est rapidement interrompu par l’arrivée de pirates dans la cour de la magistrature. Cela embête beaucoup Karga, surtout parce que les pirates veulent boire dans leur bar favori… qui est devenu une école. Sympa l’histoire des murs de l’école du tout. Personnellement, j’ai passé un bon moment de la scène à me demander qui était l’acteur incarnant le pirate : c’est une créature de l’espace, mais malgré le maquillage, j’avais vraiment l’impression de connaître la voix. Alan Tudyk ? Non, pas du tout : Marti Matulis… plus connu sous le nom de George dans Evil. Ton maquillage ne me trompe pas, mon coco !

L’acteur est habitué à jouer des rôles où il se cache sous des tonnes de maquillage (d’ailleurs, il a joué de nombreux démons dans Evil), mais j’ai l’impression de le reconnaître de plus en plus souvent (déjà dans Smile, j’avais cherché pour savoir si je le connaissais bien ou non). Il fait un travail de dingue avec son personnage dans cet épisode, en tout cas, parce qu’on voit très bien les émotions du pirate quand il parle et on comprend bien qu’il représente le passé d’une Nevarro qui aimerait pouvoir se débarrasser des pirates.

Ce n’est pas le plus important, de toute manière. Ce qui compte, c’est que Vane, le pirate, est ridiculisé par Karga lors d’un duel au pistolet. Un vrai western ! Vane est toutefois un pirate, alors il n’accepte pas facilement sa défaite. Grâce à lui, tous ses hommes sont tués rapidement par Mandalorian qui n’apprécie pas de les voir avoir un honneur plus que questionnable : ils étaient prêts à s’attaquer à Karga.

J’imagine que cette scène ne servira pas à rien pour la suite – mais ça assure également que Karga soit bien redevable à Mando. C’est une bonne chose parce que la demande de ce dernier est inhabituelle : il demande à récupérer les restes d’Ig-11, le droid s’étant sacrifié en fin de saison 1 et dont les composants retrouvés sont désormais partie intégrante de la statue à son effigie, pour pouvoir le ranimer.

En effet, il a besoin d’un robot de confiance pour se rendre à Mandalore. Contre toute attente (de Karga en tout cas, parce que moi, je ne suis pas surpris), Mando réussit effectivement à ranimer Ig-11. Les scénaristes jouent toutefois la carte de la nostalgie pour mieux nous torturer : l’Ig-11 qui revient à la vie n’est pas du tout le robot qu’on a connu. Au contraire, il est revenu à son programme par défaut – celui qui consiste à trouver et tuer Grogu.

C’est gênant comme tout, surtout que ça mène à une scène d’action où Mando n’arrive pas à le tuer, même en lui tirant dessus. Une statue de Karga qui passait par-là suffit toutefois à lui écraser la tête comme il se doit. Pour autant, Mando n’abandonne pas sa quête : il veut vraiment récupérer son ami et il est prêt à tout pour ça.

Ainsi, il rencontre des mini-créatures, les Anzellans, pour leur demander de réparer Ig-11. Ce n’est toujours pas possible : Ig-11 a la carte mémoire complètement grillée. Avec un peu d’aide à la traduction de Karga (ça se voulait humoristique, je crois, mais rien ne vaut Grogu pour la carte de l’humour, ça m’a fait plus rire de le voir s’en prendre aux Anzellans, désolé pour eux), Mando parvient rapidement à comprendre que la mission n’est pas totalement impossible. Il lui suffit de retrouver une carte mémoire comme celle d’Ig-11. Le problème, c’est que c’est une pièce qui ne se fait plus beaucoup.

Franchement, ça prouve que ce n’est pas si compliqué que ça de donner des enjeux clairs à une saison et des épisodes. Il faut croire que les scénaristes ont pris des cours depuis la saison 1. Cela fait beaucoup de bien de comprendre de quoi il en retourne et ce que fait Din Djarin. Il reprend donc la route à bord de son vaisseau.

Malheureusement pour lui – et pour Grogu qui prenait une leçon de vol – il est rapidement pris en chasse par Vane, à bord d’un vaisseau, et quelques autres pirates. La course-poursuite était sympathique, mais menait de manière bien prévisible à la victoire de Din Djarin. Il se fait toutefois un nouvel ennemi au passage, un pirate plus important nommé Gorian Shard et qui n’apprécie pas de voir quatre de ses chasseurs être détruits dans la course poursuite.

J’espère qu’on le retrouvera plus tard dans la saison. En attendant, l’épisode se termine sur la planète Kalevala, du système Mandalore, où Din Djarin vient rendre visite à Bo-Katan. Son but devrait être de trouver la pièce manquante pour Ig-11, mais il fait apparemment un énième détour dans son périple. On ne sait pas exactement ce qu’il attendait de Bo-Katan, probablement son aide et celle de ses hommes, mais il ne l’obtient de toute manière pas. Bo-Katan n’est pas complètement dupe : elle a abandonné l’espoir de retourner sur Mandalore.

Elle insiste donc auprès de Mando pour lui faire comprendre que les eaux des mines n’avaient aucun pouvoir et qu’il ne s’agit que de rumeurs et traditions stupides… mais il en faut plus que ça pour détourner Din Djarin de son chemin favori. This is the way, mais this is not a great cliffhanger : Mando et Grogu repartent de Kalevala, tout simplement. Heureusement qu’il y avait le générique de fin, toujours aussi top !

The Mandalorian (S03)

Synopsis : Pour ce début de saison 3, Disney + nous indique que le Mandalorian entame un nouveau périple. C’est tout. On va faire avec, hein.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Pour commencer, j’ai hésité à me lancer dans une énième saison en cours de diffusion puisque je suis déjà en retard partout. En vrai, j’étais bien posé devant Wolf Pack, mais bon, la qualité n’était pas optimale, alors un ou deux épisodes par semaine, ça m’ira très bien. A l’inverse, du retard dans The Mandalorian, c’est très désagréable : la série a tendance à être spoilée partout (quoique son retour fait peu de bruit pour le moment dans mes notifications) et j’ai plus de mal à en voir deux épisodes d’un coup.

Ceci étant dit, son retour se fait par surprise en ce qui me concerne. Le calcul ne me semble pas forcément idéal à cette période de l’année, surtout que The Last of us est encore en diffusion (oui, encore une qu’il faudrait que je rattrape, je sais) alors ça fait beaucoup de Pedro Pascal d’un coup. Apparemment, personne ne s’en plaint.

Quand je dis que le retour est une surprise, c’est aussi parce que ça fait tellement longtemps que la saison 2 s’est terminée que je ne pensais plus du tout à la série dernièrement. Je n’ai même pas vu toutes les séries Star Wars encore… et très honnêtement, je n’ai plus trop de souvenir du dernier épisode de la saison 2. Pas grave, vous me direz, le dernier épisode de The Mandalorian était clairement dans Boba Fett après tout…

Ceci étant dit, je compte donc sur le résumé des épisodes précédents de Disney + pour comprendre ce qu’il se passe. Nous verrons bien si ça me réussit ou non…

Spoiler alert : j’ai finalement relu ma critique de l’épisode 5 de Boba Fett,
puis celle du 6e au milieu du premier épisode.

Note moyenne de la saison : 16/20

S03E01 – The Apostate – 16/20
J’ai apprécié ce début de saison qui parvient à nous présenter des enjeux assez clairs pour la suite et de très beaux effets spéciaux, mais j’y retrouve les défauts des saisons précédentes. Revoir les personnages fait plaisir après un an sans eux – on aurait pu nous redire qu’ils étaient passés par une autre série en attendant par contre, parce que vraiment, l’intrigue a bien avancé depuis la fin de saison 2. Elle continue d’avancer ici, au moins, même si je ne sais toujours pas exactement ce que la série souhaite vraiment raconter.
S03E02 – The Mines of Mandalore – 15/20
J’étais peut-être trop fatigué pour me lancer dans cet épisode et j’aurais dû attendre un autre jour pour le voir. Par peur des spoilers, j’ai quand même pris la décision de le regarder. Si je ne le regrette pas, j’ai trouvé qu’on retombait dans un rythme très lent pendant une bonne partie de l’épisode, avec le problème que j’aime les dialogues dans les séries et que celle-ci ne nous sert que des monologues lents et sporadiques. Heureusement qu’elle reste un bijou visuel et que cette saison semble vouloir raconter vraiment quelque chose.
S03E03 – The Convert – 13/20
Cet épisode me laisse un énorme goût de « tout ça pour ça » en ignorant le cliffhanger précédent et en étant drôlement long à s’attarder sur des points très secondaires de l’intrigue, pour l’instant en tout cas… J’espère que les épisodes suivants parviendront à tisser du lien pour la suite de la saison, parce que je n’ai pas tellement accroché aux enjeux présentés dans celui-ci, à défaut de bien les comprendre.
S03E04 – The Foundling – 17/20
J’ai largement préféré cet épisode qui, l’air de rien, approfondissait aussi bien le passé d’un personnage qu’il mettait en valeur l’évolution d’un autre. C’était réussi, visuellement toujours aussi magnifique à regarder et l’action fonctionnait vraiment. Bon, une fois de plus, les enjeux sur le long terme sont oubliés, ce qui est un peu gênant après l’épisode précédent qui semblait introduire des éléments dont on ne nous parle plus aujourd’hui, mais c’était top.
S03E05 – The Pirate – 18/20
Enfin ! Bordel, il était temps que la série se décide à nous dire où elle voulait en venir cette saison, et je crois qu’elle le fait enfin avec cet épisode. Certaines scènes paraissent encore artificielles, mais ça fait plaisir de voir des bouts d’intrigues prendre enfin sens : le puzzle se reconstitue et avec lui de nouvelles voies se dégagent. C’est bien plus intéressant comme ça.
S03E06 – Guns for Hire – 15/20
Si je souhaite regarder un bête épisode de série procédurale, je sais quoi regarder et, normalement, ce n’est pas cette série. Pourtant, c’est un peu le ressenti que j’ai eu devant une longue partie de cet épisode. Ce n’était pas mauvais, loin de là, mais c’était beaucoup trop convenu et pas bien intéressant à suivre pour du long terme. En plus, vraiment, ça donne envie de renommer la série, comme la semaine dernière. À ce stade, le personnage principal n’est plus celui auquel on pense.
S03E07 – The Spies – 16/20
Un avant-dernier épisode qui finit par être prévisible précisément parce que c’est l’avant-dernier : on sent bien que toutes les longueurs ont vocation à nous emmener vers un point précis qui lancera le dernier épisode de la saison, peut-être même de la série. Cela n’empêche pas que l’épisode souffre justement de ses nombreuses longueurs et d’une construction de saison qui m’interroge vraiment sur ce que voulaient faire les scénaristes. Pas grand-chose apparemment, parce qu’on passe à côté de toutes les bonnes intrigues en les traitant à une vitesse expéditive. Après, le budget est toujours là, il y a des scènes réussies, on se marre et on est bluffé par la beauté des images. This is the way.
S03E08 – The Return – 18/20
Désolé, je n’irai pas plus haut dans ma note de cet épisode final, même si je l’ai vraiment beaucoup apprécié et qu’il devait avoir le budget d’un film – à défaut d’en avoir la durée. La raison ? Eh bien, je trouve que ces quarante-deux minutes vont trop vite pour tout conclure. Tout l’est, bien sûr, mais c’est frustrant de voir que les six premiers épisodes ont ouvert plein de pistes qui auraient pu être développées sur du long terme et qui sont explorées bien rapidement dans ce dernier épisode.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Wolf Pack – S01E04

Épisode 4 – Fear and Pain – 13/20
Si j’aime l’ambiance que la série parvient parfois à instaurer – par accident ? – je trouve que l’ensemble reste trop superficiel pour vraiment accrocher. Le cahier des charges commence déjà à se voir de manière assez évidente, parce qu’il faut bien attirer l’audience adolescente, et j’espère que la série réussira à gagner en qualité. Pour l’instant, c’est vraiment moyen, mais j’ai appris à m’y attendre.

Spoilers

L’école rouvre ses portes alors que les adolescents se transforment de plus en plus, bien malgré eux.

I don’t know if silver bullets actually kill werewolves, but I have a feeling we’re gonna find out.

La série n’a pas eu ma priorité ces derniers temps, parce qu’elle n’est vraiment pas super qualitative, mais bon, il y a Sarah Michelle Gellar, tout de même. Je vois déjà les épisodes commencer à s’accumuler, alors je préfère m’y remettre avant qu’il ne soit trop tard. Il faut toutefois se réhabituer aux effets spéciaux, hein.

La première scène voit un certain Austin – le pote du héros, donc – se confier à Ramsey sur ce qu’il a vu lors du tout premier épisode quand les animaux sortaient des bois pour charger les pauvres gens présents sur place. Au départ, Ramsey semble totalement le croire : il dit avoir vu un monstre et est persuadé que celui-ci a tué Connor également.

Ramsey lui fait toute la description du monstre… avant de dire qu’il s’agissait probablement d’un bélier lui fonçant dessus et qu’elle comprend bien que ça fait peur. AHA. WOLF, RAM ? HART. Coucou les fans de Buffy et Angel. Bon, reprenons la critique : Austin est frustré que la flic ne le prenne absolument pas au sérieux et se barre.

Ramsey poursuit cependant son enquête sur la disparition de Connor, se rendant de nouveau sur le lieu de sa disparition pour se mettre à sa place. Littéralement. L’ironie du sort veut alors qu’elle soit surprise par un bélier sauvage – en pleine ville. Celui-ci est toutefois blessé à mort. Il meurt devant elle, qui est bien impuissante.

Après le générique, nous reprenons l’intrigue où elle en était : les ados sont terrifiés parce que Garret n’est toujours pas revenu après être parti à la recherche du flic (ou du loup) qui vient de les attaquer. Finalement, tout va bien : Garret revient sans avoir trouvé la moindre chose intéressante.

La confrontation avec ses adolescents peut donc reprendre : Harlan prend mal de savoir que son père adoptif avait un fusil avec une balle en argent depuis tout ce temps. Sa justification est pourtant assez logique : il avait peur du père des deux bébés recueillis. Je le comprends – et nos héros aussi, en fait. Eux aussi sont paniqués par l’existence de ce loup-garou. Même s’ils ont compris qu’ils étaient probablement de la même meute et que le loup avait plutôt eu tendance à les protéger, la peur est plutôt légitime.

Malgré tout, et même s’il reconnaît également que le loup-garou semble protéger les ados, Garret rappelle à Everett et Blake de bien faire attention le lendemain à ne plus répondre aux numéros de téléphone qu’ils ne connaissent pas. Le lendemain ? Il veut les voir retourner à l’école comme si de rien n’était, car même si l’incendie est énorme, les écoles rouvrent. Su-per. Une fois dans leur lit, chacun se rappelle ce qu’il s’est dit – pour cela, Everett avait besoin d’être torse nu, alors que Blake se retrouve juste avec le numéro de téléphone de Luna sur le bras.

Sans trop de surprise, Harlan profite de l’absence de son père pour se rendre à nouveau en boîte, même si Luna le lui interdit. Le but est encore et toujours de proposer quelques scènes avec des zooms sur des acteurs à moitié à poil en train de se draguer. Harlan retire donc bien vite son t-shirt pour danser et attirer un ou deux mecs qui lui plaisent. On retiendra surtout de la scène ses yeux qui virent à l’orange.

Le lendemain, les ados peuvent donc retourner à l’école. La série en profite pour nous rappeler que la mère d’Everett le déteste – même si elle dit le contraire – avant de nous montrer que les profs sont des grands méchants qui font des contrôles surprises quand les ados viennent juste d’être à deux doigts de mourir et que Connor est encore aux abonnés absents.

De son côté, Luna interroge Harlan pour savoir ce dont il se souvient de la première nuit où ils ont rencontré Blake et Everett. Le problème, c’est qu’elle, elle ne se souvient pas de grand-chose et qu’elle sent qu’elle a été forcée de se rendre sur place, sans pouvoir rien y faire. Leur conversation est toutefois interrompue par des symptômes de stress et d’anxiété bien visibles.

Les mains des quatre adolescents se mettent à trembler – et le prof qui surveille deux d’entre eux ne voit rien et les laisse se rendre aux toilettes ensemble en plein contrôle. Bien sûr. Bon, bref, les quatre ados se retrouvent dans les toilettes et la tension est palpable. Everett est stressé par toute cette histoire de loup-garou, alors qu’Harlan déteste l’utilisation du mot loup-garou. Forcément.

Everett s’amuse donc à provoquer Harlan, mais ça termine plutôt mal : Harlan plaque Everett contre un miroir, en lui montrant ses… crocs. Ah. La transformation en loup semble donc commencer pour notre meute. C’est un problème car aucun d’entre eux n’a envie de se mettre à tuer pour le plaisir, hein. Sans trop de surprise, la scène entre ces quatre adolescents se termine par une énième rupture entre eux. Ils commencent vraiment à me saouler, j’espère que ce ne sera pas le scénario de chaque épisode, car c’est déjà répétitif.

Après tout ça, nous voyons Austin se rapprocher de Luna. Il sait qu’elle est capable de bien dessiner et il compte sur elle pour lui dessiner le monstre qu’il a vu. Voilà qui promet. Cela permet aux deux adolescents de passer du temps ensemble et de clairement se rapprocher – ce qui ne semble déplaire à aucun des deux, jusqu’à ce que Luna se mette soudainement à voir des gouttes de sang tomber sur le dessin qu’elle est en train de faire.

C’est gênant comme tout : elle voit carrément une blessure dans le cou d’Austin et se met donc légitimement à flipper de ce qui lui arrive. Ce n’est pas bien subtile comme métaphore de l’adolescence, vu qu’ils ont embauché des adultes pour jouer les adolescents… mais bon. Luna prend tout de même le temps de lui dire qu’elle le croit et qu’il devrait courir si jamais il voyait à nouveau ce monstre.

On comprend finalement pourquoi elle est si flippée de tout ce qui arrive en fin d’épisode, lorsqu’elle parle avec son père : alors qu’elle était enfant, son cheval lui a donné un coup un soir de pleine lune… avant de se faire déchiqueter par Luna. Oui, oui, elle a eu des griffes à la place des ongles et s’est comportée comme un loup.

En parallèle, Garret retrouve la secouriste des épisodes précédents, ce qui est l’occasion de comprendre qu’elle a un rôle plus important que ça dans tout ce qui arrive. Prisha, c’est son nom, est une secouriste, certes, mais elle bosse avec Garret depuis un moment. Elle le connaît bien – au point d’avoir des informations sur les adolescents et sur la situation…

Garret propose ensuite son aide à Ramsey, assurant qu’il en sait plus qu’elle sur ce qu’il se passe. Le type est immédiatement hyper suspect, en vrai, mais on va dire que ce n’est rien. Ramsey décide toutefois de lui faire assez confiance pour lui montrer le bélier blessé, et Garret assure que c’est par un ours qu’il l’a été.

Il explique aussi à Ramsey qu’il sait qu’elle cherche une deuxième source de l’incendie. Non, vraiment, il est suspect. En plus, il y a tout de même un flic qui a disparu, mais ça ne semble pas du tout inquiéter Ramsey. Il faut dire que Miller n’est pas exactement son meilleur élément.

De retour chez elle, Blake essaie assez logiquement d’effacer le numéro de Luna, toujours sur son bras. Elle a utilisé un marqueur indélébile en même temps… Son père l’interrompt pour lui demander de surveiller son petit frère et lui offrir un portable. En effet, son père ne veut plus la voir répondre au téléphone du motel car un pervers l’utilise, mais il veut tout de même pouvoir lui parler.

Un pervers ? En interrogeant Danny, le petit frère, Blake comprend qu’il a parlé à l’homme qui les contacte depuis le début de la saison. Celui-ci a un nouveau message : tu ne survivras pas sans eux. Allons bon. Comme son portable tout nouvellement acquis se met à sonner à ce moment-là, Blake prend la décision de se rendre au travail, malgré l’interdiction de son père, avec son petit frère.

Oui, parce que Blake a un travail. Cela permet de mettre en scène quelques moments de suspense et d’angoisse bienvenus pour sauver l’épisode. Avant ça, on nous ramène Phoebe, ce qui n’était pas une obligation, vraiment. On découvre en tout cas que Blake travaille dans un parking de cinéma et que ce n’est pas tous les jours l’éclate. Les gens l’ignorent pour la plupart, Danny est assez ingérable avec elle – allant jusqu’à la frapper – et elle doit supporter des débiles comme Phoebe de manière régulière.

Toutefois, le vrai problème se pose quand elle commence à avoir peur que Phoebe et sa pote soient agressées : elle ne les voit pas redescendre de l’étage de parking où elles sont et trouve ça bizarre, surtout après le passage d’une voiture étrange dont le conducteur n’a pas montré son visage après s’être arrêté un moment devant elle. J’ai bien aimé l’ambiance qui se dégageait de ces scènes, même si elles ont trainé vraiment beaucoup en longueur.

Blake laisse donc son frère seul cinq minutes, ce qui est la pire des idées : le loup-garou profite de ce laps de temps pour se pointer et venir menacer Danny. Mieux que ça, même : il enlève Danny. Quand Blake s’en rend compte, il est trop tard et elle ne peut que paniquer. Elle part d’abord à la recherche de son frère dans les (cinq ?) étages du parking, en vain, avant de crier son nom depuis le toit du parking.

Son premier réflexe en redescendant ? Appeler son père, bien sûr. Pourquoi ne pas appeler le 9-1-1 ? Mystère. A part perdre un temps précieux pour retrouver son frère, je ne sais pas trop quel est son but. Tout est bien qui finit bien cependant : Everett est celui qui lui ramène Danny. Cela n’a aucun sens : chez lui, Everett voit à la télé les vidéos de surveillance, puis il entend Blake crier le nom de Danny – enfin, ce n’était pas un cri, c’était un hurlement. De loup.

En parallèle, Harlan continue de draguer, se trouvant un nouveau coup pour la nuit – ou un petit ami puisqu’on l’a vu à plusieurs reprises et que leur relation est pour l’instant plutôt cool. Leur rencard est toutefois interrompu puisqu’il entend Blake hurler et se pointe aussi vite que possible au parking, lui aussi.

Comme Luna y est également et qu’il est donc tout seul désormais, Austin a l’occasion de donner le dessin de Luna à Prisha – pour Ramsey. Eh, j’ai vraiment appris tous les noms des personnages cette fois. Le cliffhanger de l’épisode est toutefois ailleurs : Ramsey continue de mener son enquête et trouve un arbre plein de sang, alors que le loup-garou entraîne le cadavre de Miller tout en haut d’un échafaudage pour mieux s’en débarrasser ensuite et le mettre sur un tas de cadavres. Charmant.

9-1-1 Lone Star – S04E06

Épisode 6 – This Is Not A Drill – 16/20
Il semblerait que cet épisode vienne conclure le premier arc de cette saison et il le fait plutôt bien, même si ça manque globalement de finesse pour répondre à toutes les promesses de ce fil rouge. Je me suis laissé surprendre par quelques scènes de l’épisode, l’ensemble était plutôt fluide et, mis à part une tendance à vouloir tout surdramatiser pour rien, c’était un bon épisode.

Spoilers

Le menace d’une attaque à la bombe inquiète de plus en plus Owen – et l’ensemble des autorités.

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Dead sexy.

Marjan a-t-elle bien fait de se barrer ? L’épisode commence par une mise en situation bien prenante niveau adrénaline : l’équipe de pompiers intervient pour gérer une situation de crise dans un immeuble où deux bombes ont explosé. Je sais bien que le titre de l’épisode nous disait que ce n’était pas un exercice, mais j’ai rapidement eu l’impression que c’en était un.

Je ne me trompais pas, bien sûr. C’est toutefois triste parce que toute l’équipe se fait tuer sur une décision d’Owen qui n’était pas la bonne. Bon, je dis que c’est triste, mais nos héros ont tendance à le prendre à la rigolade, surtout que ça permet quelques selfies marrants. D’ailleurs, Nancy a beaucoup plus de peinture que pendant l’exercice, bizarrement.

La situation est pourtant loin d’être risible aux yeux d’Owen : il s’inquiète de savoir qu’une menace plane au-dessus d’eux avec son gang de motards et toute l’histoire de bombes dont il a été témoin. Il s’en confie à Judd – qui venait juste le voir pour lui dire qu’il était bien d’accord avec lui après avoir perdu toute son équipe dans une intervention foirée -, lui raconte toute l’histoire de ce début de saison et se rend ensuite… au bar du groupuscule terroriste. Et Judd doit agir en tant que capitaine en son absence.

C’est un grand n’importe quoi. Je suis bien content de voir que le FBI débarque en plein milieu du meeting entre Owen et les Underdogs pour y couper court, mais ils arrivent un peu en retard quand même : Owen a eu le temps de révéler tout ce qu’il savait. Il se rend compte que les motards n’ont pas la moindre idée de ce dont ils parlent. Cela n’empêche pas Rose, notre agent de FBI préférée, de le placer en état d’arrestation pour obstruction de justice.

Owen n’a toutefois pas le temps d’être emmené au poste : il est à peine sorti du bar que le club explose. La scène était bien surprenante, je me suis laissé totalement balader par l’épisode. Il était cool de voir ensuite Judd donner les ordres à tous les pompiers, parce que ça fonctionne vraiment bien et qu’il y a six épisodes, il était supposé être arrêté pour un moment.

Malheureusement, ça ne fait pas tout non plus : je suis beaucoup plus suspicieux de voir autant de survivants d’une double ou triple explosion. Les effets spéciaux étaient surprenants et voir autant de miraculés, ça casse l’effet dramatique. Pour accentuer ce dernier, les scénaristes font survivre Rose, qui demande ensuite à Owen de rester avec elle dans l’ambulance.

C’est bien pour cela que je connais son prénom, parce que je ne l’ai pas retenu dans les épisodes précédents. Je suis triste malgré tout de voir une actrice que j’aime bien être virée comme ça : elle meurt dans l’ambulance. La faire survivre à l’explosion et mourir des suites de ses blessures, c’était vraiment juste une idée de merde pour le drama. Je suis déçu de ce qu’ils font de cette intrigue…

En effet, les scénaristes mettent de côté une grande partie des personnages pour se concentrer sur Owen et… O’Brien. Et bordel, je n’aime pas cet acteur. Bon, grâce à eux, le FBI peut avancer dans son enquête et l’on découvre que le suspect principal n’est autre qu’Andy, le fameux neveu d’O’Brien. Loin d’être l’innocent que son oncle aimerait qu’il soit, il est bien le psychopathe qui a parlé à Marjan la semaine dernière. C’est un tueur et il a bien préparé son coup : il a récupéré sa famille avant de commencer à semer ses bombes.

Cela ridiculise encore plus O’Brien, je trouve. Andy aussi n’est plus si terrifiant quand on apprend que ses actions sont bien tracées par le FBI, qui a trouvé le bus scolaire carbonisé. Aussitôt, toutes les forces policières disponibles se mettent à la recherche d’Andy à la ferme. Cela permet aux scénaristes de se souvenir de l’existence de Carlos. Dites-nous où en est son divorce, merde, le reste on s’en fiche ! Bon, je suis content de le revoir en service, en vrai, mais il se retrouve à faire équipe avec O’Brien, alors bof.

Toutes les équipes sont toutefois rappelées en urgence au Capitole d’Austin : une menace anonyme à la bombe y a été faite, ce qui rameutent absolument toutes les équipes en service – police comme pompiers. Euh ? Faire venir toute la caserne sur place alors qu’il ne s’est rien passé, ça ne me paraît pas une idée brillante. Concrètement, ça ne peut que mal se passer pour la suite : soit une bombe sera placée à la caserne, soit un attentat aura lieu autour du Capitole, non ?

Carlos et O’Brien restent toutefois à la ferme dans l’espoir de retrouver Andy. Oh, ils tombent bien sur un suspect, mais pas le bon : il s’agit de Mikey, qu’on avait déjà vu il y a quelques épisodes. O’Brien retrouve sa famille, se fait tirer dessus mais a un gilet pare-balle et est finalement sauvé in extremis par Carlos. Franchement, Carlos a pris tout son temps alors qu’on savait déjà comment ça allait terminer.

L’avantage, c’est que ça permet d’apprendre qu’Andy fait tout ça pour protéger sa famille : il est en fait pris en otage et forcé d’agir. Bon, en attendant, au Capitole, la situation est pleine de stress et d’angoisse : tout le bâtiment est évacué, une fois de plus, mais Owen comprend rapidement que ce n’est pour rien. Comme on s’en doutait dès le départ si on a un peu de jugeotte, il s’agissait en effet d’un appât.

Owen prend son temps pour le prouver, toutefois, heureusement qu’Andy n’est pas un terroriste professionnel très efficace, parce qu’il me semble qu’il a eu quasiment une heure pour faire son coup sans l’avoir fait. En vrai, il arrive bien après la majorité des secours et attire l’attention de Tommy en ayant pas la meilleure couverture possible : il débarque en ambulance, tout seul…

Quand Owen lui explique qu’il imagine que le leurre avait pour but d’évacuer le Capitole car l’attentat aurait lieu à l’extérieur, elle peut donner toutes les informations du véhicule qui permet rapidement de le retrouver. En attendant, Judd gère comme il peut l’évacuation de l’extérieur du Capitole vers l’intérieur. C’était amusant de constater le mouvement de foule : il était très bien géré par les pompiers, mais il y a une figurante dont c’était apparemment vraiment la journée, parce qu’elle est à deux endroits en même temps et avec un faux raccord sur un troisième plan, en plus.

Cela n’empêche pas l’intrigue d’être intéressante : Owen retrouve Andy avant le FBI et réussit à le convaincre d’abandonner son projet. Il lui fait entendre sa femme au téléphone et le fait sortir de l’ambulance piégée dans laquelle il est. Une fois que c’est fait, Owen a un peu moins de trois minutes pour appeler Grace et trouver un lieu le plus désert possible pour éviter que la bombe n’explose en pleine ville.

Grace comprend bien vite que le plus simple est d’immerger l’ambulance, car l’explosif utilisé est inoffensif sous l’eau. Cela permet un bon moment de stress dans l’épisode ; Judd est finalement celui qui parvient à sauver la ville en fonçant dans l’ambulance qui s’était arrêtée plus vite que prévu, avant de plonger dans l’eau.

Tout est donc bien qui finit bien : Owen peut passer une bonne soirée à parler mariage chez son fils, tandis qu’Andy est tout de même arrêté et envoyé en prison, mais sans avoir tué personne. En fait, il était totalement l’otage de Mikey, qui tenait en otage sa femme et sa fille. Soit. C’est quand même largement décevant après nous avoir fait miroiter une nouvelle destruction de la caserne et une menace planant beaucoup plus au-dessus d’Owen. Tout semble pourtant terminé pour l’instant… Tout ça pour ça, donc ?