La fabrique des rêves est de retour à Disneyland

Salut les sériephiles,

Je rentre tout juste de Disneyland Paris (enfin, plus exactement, je suis en plein transit pour aller fêter l’anniversaire de Laura) et il faut absolument que je vous parle, déjà, du « nouveau » spectacle qui commençait aujourd’hui. Bien sûr, j’allais à Disneyland aujourd’hui surtout pour ça (j’adore la chanson du show Million splashes of colour, mais vraiment, c’est une parade pas dingue par rapport à d’autres propositions du parc) et j’avais tellement peur d’être déçu que je croisais fort les doigts pour ne rien regretter.

Si vous êtes fan du parc, vous l’aurez déjà compris : j’étais à Disneyland aujourd’hui pour découvrir dès son premier jour La Fabrique des rêves de Minnie. La deuxième séance était prévue à 14h15, ce qui collait bien avec mon arrivée sur le parc vers 13h15, puisque j’ai eu l’immense bonheur de travailler ce matin (non). Et autant le dire tout de suite : pour le deuxième spectacle de la journée, il y avait énormément de monde. Beaucoup d’attente dans la file, une vraie affluence, signe évident que le retour du spectacle était attendu après plus d’un an de fermeture. Et oui, ce n’est pas exactement un nouveau spectacle, c’est une réécriture et mise à jour d’un ancien spectacle.

Sur le papier, la durée annoncée tourne autour de vingt minutes, mais en réalité, il faut plutôt compter une bonne demi-heure, entre la petite introduction dans la file d’attente, le spectacle en lui-même, et le temps de sortie du Studio D. Et franchement, ça ne pose aucun problème : tout fait partie de l’expérience.

J’adorais la première version de La Fabrique des Rêves. C’est un spectacle qui me manquait vraiment. Autant dire que j’attendais ce retour avec impatience… et aussi avec une certaine appréhension. Cette nouvelle version est à la fois très différente et très similaire.

Différente, parce qu’elle met en avant des personnages bien plus connus : Minnie au centre, accompagnée de Donald, Daisy, Tic et Tac. Elle fait aussi une croix sur certaines chansons iconiques de la première version — Fancy Nancy, notamment, mais bon, qui la connaissait encore ? Sur le papier, ce sont des choix qui pourraient déstabiliser.
Mais dans le fond, l’ADN est intact.

La même fabrique, la même âme.

Le spectacle reprend la même construction générale, les mêmes thématiques fortes : le rêve, l’entraide, l’énergie collective, et cette idée très Disney de ce qu’il faut faire pour continuer à rêver, même quand tout ne se passe pas comme prévu. La chanson phare qu’est The Power of All of Us est toujours là, et elle fonctionne toujours aussi bien. Je suis à nouveau en train de l’écouter en boucle pendant que j’écris ces lignes…

Vrai coup de cœur aussi aujourd’hui donc, comme pour la première version du spectacle. Les bulles (et les bulles de fumée !) sont de retour, avec une nouvelle utilisation efficace. Le spectacle propose aussi de nouvelles manières de faire rêver, notamment grâce aux chorégraphies, très dynamiques, qui partent de tous les côtés et embarquent complètement le public.

Mon moment préféré reste sans hésitation l’ensemble du spectacle (peut-être un peu plus faible quand on essaie de convaincre le dernier de rêver en mettant du fun dans sa vie). Le fait de réentendre The Power of All of Us, de retrouver la Fabrique, d’y découvrir de nouvelles chansons, c’était parfait.

En plus, le Studio D reste l’une de mes scènes préférées de Disneyland Paris. Ce n’est clairement pas la salle la plus confortable pour le public, mais visuellement, elle reste incroyable.

La scène est toujours aussi magnifique : ses rouages, ses éléments mobiles, ses jeux de lumière. Un détail saute aux yeux cette fois-ci : la grande tête de Mickey qui dominait auparavant la scène porte désormais le ruban de Minnie. Un changement simple, mais très symbolique pour ce nouveau spectacle. Le décor évolue, sans perdre ce qui faisait son charme.

J’ai eu la chance d’être extrêmement bien placé, même si j’étais peut-être un peu trop bas pour profiter pleinement des bulles. Mais honnêtement, difficile de se plaindre tant l’ensemble fonctionne. Niveau énergie, ça bouge beaucoup. Ça part de chaque côté, ça vit, ça chante, et surtout, ça embarque complètement. Les messages restent simples et efficaces. Même si je n’ai pas toujours compris tout ce que Donald disait (ce qui est finalement assez logique quand on connaît sa voix) et même si j’ai parfois eu du mal à associer la voix de Minnie à un personnage dont les lèvres ne bougent pas devant moi, l’émotion était bien là. Pendant tout le spectacle, j’étais incapable de ne pas afficher un sourire d’enfant.

Bref, je l’ai dit, j’attendais beaucoup ce retour. J’avais même un peu peur d’être déçu, surtout après le très mauvais souvenir laissé par le passage du Studio D transformé en karaoké raté. Et pourtant : la magie a opéré. Ça valait bien l’attente, histoire d’oublier l’ancien spectacle pour profiter du nouveau.
Ça valait aussi le détour aujourd’hui. Mieux encore : j’ai déjà hâte de revoir le spectacle. Probablement très bientôt. La semaine prochaine, quoi.

Est-ce que la série Heated Rivalry est fidèle au roman ?

Salut les sériephiles,

La diffusion française de la série Heated Rivalry commence aujourd’hui grâce à HBO Max. Si comme moi, vous tombez dedans dès le premier épisode, la question va se poser bien vite : est-ce que cette adaptation respecte le roman Heated Rivalry ? Après lecture du livre, la réponse est étonnamment simple : oui, la série est fidèle. Très fidèle. Parfois même presque trop. M’enfin, ça ne fait pas un article très intéressant si je m’arrête ici.

J’ai lu le roman un mois après avoir terminé la saison 1 de la série. Je ne vais pas spoiler évidemment, mais mon ressenti, c’est que dès les premières pages du roman, une impression claire s’impose : c’est exactement ce que j’attendais et j’avais même l’impression de revoir la série. Bon, OK, le début réserve tout de même une légère surprise, avec un contexte hockey un peu plus développé. Les cinq premières pages prennent le temps d’installer cet univers, contrairement à la série je trouve (c’était d’ailleurs quelque chose que je reprochais à la série). Ensuite, le roman déroule une histoire que la série a repris presque intégralement et point par point : les scènes, les situations, les dialogues… on est souvent à la réplique près.

Heated Rivalry (S01)

#911onFox est de retour (2×01-02) et elle n’a rien perdu de son rythme, sa folie, mon addiction.

Forcément, l’accroche est immédiate si vous avez aimé la série. La lecture (toujours en anglais pour ma part, comme je le disais en faisant le point sur Game Changer il y a deux jours) se fait sans effort, non pas parce qu’il y aurait des révélations permanentes, mais parce que le récit fonctionne très bien. Il n’y a pas tant de suspense, c’est juste qu’on a envie de les voir finir ensemble et obtenir le happy end promis.

Le principal apport du livre par rapport à la série tient aux pensées des personnages. Être dans la tête de Shane et d’Ilya permet de mieux comprendre leurs hésitations, leurs contradictions, leurs peurs. Cela dit, la série s’en sort remarquablement bien sans voix off : les deux acteurs sont excellents, et chez Shane Hollander en particulier, les émotions et les conflits intérieurs se lisent directement sur le visage. Pour Ilya Rozanov, c’est encore plus simple : il dit tout ce qu’il pense, sans aucun filtre.

Le roman est long, mais il se lit facilement. Il partage toutefois avec la série le même petit défaut : le temps passe extrêmement vite. Les années s’enchaînent sans que leur poids soit toujours perceptible. On pourrait s’attendre à ce que le livre développe davantage cet aspect, mais en réalité, la série a déjà exploité quasiment tout ce que le roman proposait, parfois même mieux grâce à des montages montrant le temps qui passe.

L’étiquette enemies-to-lovers continue pour ma part de poser question. L’attirance sexuelle entre Shane et Ilya est immédiate, trop immédiate pour qu’on ressente véritablement l’antagonisme (mais eux aussi, justement). Le livre permet d’en comprendre un peu mieux les mécanismes grâce aux pensées internes, mais on n’a jamais vraiment le temps de les voir comme de vrais ennemis. Ils sont certes rivaux sur la glace, mais la glace n’est jamais trop développée dans le roman. Ce sentiment se voit finalement davantage dans les tomes suivants de la saga, à travers le regard des autres personnages, que dans ce roman précis. Parce que oui, je lis le reste de la saga aussi. Foutu pour foutu…

Faut-il lire Game Changer de Rachel Reid ?

Salut les sériephiles, Je sais que le début du mois de janvier où j’arrivais à tenir le rythme d’un article par jour ou presque est déjà loin, mais que voulez-vous, j’ai encore décidé de me laisser déborder par le travail. Enfin, c’est surtout que quand il empiète sur quelque chose, c’est sur le blog et…

À la lecture de la saga, une évidence s’impose très vite : Ilya Rozanov est le moteur du récit. Drôle par sa franchise désarmante, excessif, charismatique, parfois agaçant, toujours cinglant, je l’aime de plus en plus (et pourtant, j’aime déjà Shane). Plus les scènes s’enchaînent, plus le personnage gagne en épaisseur, et plus il devient clair pourquoi la série est devenue aussi culte. Le couple qu’il forme avec Shane dépasse largement le cadre de ce seul tome et s’impose peu à peu comme le véritable fil rouge de toute la saga — parfois ça me paraît même plus marquant que le couple mis en avant dans le tome 1 (pourtant je préfère la relation Kip/Scott de très loin, aussi fade paraisse-t-elle dans sa simplicité).

La comparaison avec Game Changer est inévitable, et elle est sans appel. Heated Rivalry fonctionne bien mieux pour sa tension sexuelle entre les deux rivaux, qui justifie sûrement bien plus tout le sexe trop omniprésent (ça me lasse bien vite). Là où le premier tome présentait un couple plat et prévisible, celui-ci installe davantage de tension, un vrai suspense émotionnel dans la relation, et ce petit piment qui manquait auparavant. On comprend immédiatement pourquoi c’est ce livre-là qui a été choisi pour une adaptation en série, et pas les autres.

À la lecture du roman, tout s’éclaire : le succès actuel n’a rien d’un hasard. Heated Rivalry avait déjà tout pour devenir un phénomène, et la diffusion française ne va faire que donner un nouveau coup de projecteur à une histoire qui fonctionne aussi parfaitement sur le papier.

Pourquoi Heated Rivalry a tant de succès ?

Salut les sériephiles, Il faut battre le fer tant qu’il est chaud, je suppose, alors parlons peu, parlons Heated Rivalry, la série qui se transforme depuis quelques semaines en phénomène et dont tout le monde parle. Bon, d’accord, j’exagère : mes réseaux sociaux sont submergés par la série, mais c’est mon algorithme qui doit jouer, surtout…

Alors, est-ce que lire le livre après la série a un intérêt ? Oui. Pas pour découvrir une autre histoire, mais pour approfondir : les pensées, les silences, les hésitations, certaines nuances de caractère. Et pour ceux qui n’ont pas encore commencé la série, lire le roman avant peut aussi être une excellente option, d’autant que la diffusion française se fait à raison d’un épisode par semaine. Une façon idéale d’alterner chapitres et épisodes, sans frustration (autre que la frustration sexuelle, peut-être, mais ça, ce sont vos affaires, maintenant, vous savez dans quoi vous vous embarquez je crois).

Allez, bon visionnage, bonne lecture et bon week-end !

Grey’s Anatomy – S22E10 – Strip That Down – 17/20

Un seul personnage vous manque et tout est dépeuplé. Deux personnages reviennent dans le même épisode et tout est repeuplé immédiatement. C’est un épisode qui fonctionne très bien. Bien sûr, nous n’avons toujours pas tout le casting, mais on se concentre ici sur les personnages que je préfère, je crois, et chaque intrigue est bien menée. D’ailleurs, il y a énormément de sous-intrigues l’air de rien, ça se croise beaucoup et les interactions entre les personnages sont vraiment chouettes. Du très bon Grey’s, donc.

Spoilers

Amelia n’a pas envie de reprendre le travail, mais Addison est là pour lui dire qu’il est temps !


We love fixing everyone’s problem.

Cela faisait longtemps que la série n’avait pas viré dans l’érotisme pur et dur, mais ce début d’épisode reprend les bonnes vieilles habitudes : nous suivons donc Simone et Bryant sous la douche, tandis que Kwan et Mohanty ont passé une jolie nuit ensemble. Le problème, c’est qu’au petit matin, Kwan se rend compte que Mohanty voit peut-être d’autres personnes que lui quand il se rend compte qu’elle passe des commandes de viande à 2h du matin alors qu’elle est végétarienne. Cela lui pose problème.

Il fait l’erreur d’en parler à sa coloc, ce qui fait que tout le monde est rapidement au courant au boulot. Franchement, j’ai adoré la scène où ils étaient tous dans les vestiaires le matin à se raconter les potins. Tout est fait à la va-vite, ça finit par la meilleure blague possible de la part de Jules, mais ça montre que ces personnages fonctionnent vraiment ensemble. Et, franchement, Mika ne manque déjà plus tellement, ce que je n’aurais pas cru possible. En tout cas, en fin d’épisode, Kwan et Mohanty décident qu’il est temps pour eux de reconnaître qu’ils sont en couple exclusif. J’ai aimé que ça se fasse vite et de manière plutôt fluide entre eux, avec une petite métaphore sur la bouffe, certes, mais c’était efficace.

Katie, la patiente qui drague clairement Lucas (ou inversement ?), est de retour à l’hôpital. Miranda, Ben et Lucas ont de bonnes nouvelles pour elle en plus. Elle va mieux, mais doit quand même continuer son traitement. Lucas semble l’oublier quand il lui propose un week-end à New-York et, même quand elle lui rappelle, il insiste pour qu’elle prenne du bon temps. Rah.

De toute manière, s’il commence à stresser sur les mauvais conseils qu’il donne, ça n’a finalement aucune importance quand il apprend par Ben que l’essai clinique auquel Katie participe touche à sa fin. Ben demande à Lucas de ne rien dire et ne rien faire tant que Miranda, occupée ailleurs, ne leur donnera une marche à suivre. C’est plus dur que prévu une fois qu’il est face à Katie : il y a tellement des sentiments qui s’installent. Et ça va mal finir, comme ça avait mal fini pour le « mari » de Teddy (qui ne me manque pas plus que ça sur ces deux épisodes) ou pour celui d’Izzie, hein.

Pour cet épisode, ça finit déjà plutôt mal : on aime déjà beaucoup Katie alors c’est terrible de voir Miranda devoir lui annoncer que son essai clinique a perdu son financement à cause du gouvernement. C’est une manière bien plus subtile que d’habitude de critiquer la politique américaine : je suppose que les scénaristes marchent désormais sur des œufs, parce qu’ils en font moins qu’avant.

En tout cas, Katie finit en larmes quand elle comprend que son cancer pourrait revenir alors que la journée commençait si bien pour elle. Lucas est trop attaché, Miranda est trop attachée. Ca ne peut que mal finir.

En parallèle, Jo est toujours sur son lit d’hôpital. C’est dingue comment je ne me suis même pas rendu compte qu’elle était absente de l’épisode précédent. Il est temps pour Winston de lui annoncer qu’elle peut enfin rentrer chez elle, le jour où Lincoln, lui, reprend le travail. C’est parfait pour la garde d’enfants, ça ! En théorie. En pratique, Jo se rend compte que tout le monde sortant de l’hôpital, il est peut-être temps de s’occuper, justement, de finir les préparatifs pour accueillir le bébé.

Cela dit, quand Lincoln reprend le boulot, c’est pour s’occuper d’un strip-teaseur avec Bryant et Simone. Je tiens à préciser que la coupe de cheveux de Simone est quand même bien mieux maintenant qu’elle a les cheveux longs, parce qu’on a tous lu les pires commentaires sur ses coupes de cheveux depuis un an… MAIS ça paraît si peu pratique de bosser dans un hôpital avec tant de cheveux qui lui tombent sur le visage.

Bon, bien sûr, Simone et Bryant sont coincés sur un cas de stripteaseur faisant des petits commentaires sur le corps de Bryant parfait pour être stripteaseur et bien sûr, Lincoln n’est pas encore tout à fait remis quand il s’agit de remettre une hanche en place en forçant sur sa propre épaule. Il est donc blessé pour le reste de l’épisode mais, par égo, il refuse de laisser sa place ou de repartir en congé.

Simone est assez observatrice pour se rendre compte qu’il ne parvient pas à tenir la longueur de l’opération. Elle voit bien que Bryant essaie de faire ami ami avec Lincoln, mais elle, elle se propose de prendre le lead de l’opération pour décharger un peu Lincoln. Ce dernier est ravi de pouvoir avoir de l’aide et remercie Simone en fin de journée. C’est juste dommage qu’au passage Simone doive rappeler à Bryant qu’elle est sa boss et qu’elle ne veut plus sortir avec lui s’il ne sait pas gérer ses émotions.

Tout est bien qui finit à peu près bien cela dit : Lincoln décide de prolonger son congé, mentant au passage à Jo en disant que c’est pour s’occuper du bébé avec elle ; Simone et Bryant se réconcilient autour d’un strip-tease de ce dernier, inspiré par leur patient du jour. Allons bon.

Une intrigue qui m’énerve particulièrement dans cet épisode est celle de Miranda, Owen et Kwan. À l’initiative de l’insupportable Owen, il est décidé en effet de mettre des chirurgiens au sein de camions de pompiers. Sérieusement. C’était déjà ce que proposait Station 19 avec Ben et la série passe tellement à côté de l’occasion de ramener des acteurs de Station 19 ! Même des rôles secondaires, franchement !

J’aurais tellement préféré voir le retour ponctuel de Vic ou Travis que ces deux nouveaux paramedics qui jouent aux cartes ! Et Bailey rappelle que Ben a été pompier et qu’elle sait à quel point il y a de l’attente dans ce job quand, en sept saisons complètes, il n’y a jamais eu la moindre partie de cartes, hein.

Ils sont finalement appelés pour s’occuper d’un petit accident entre deux sportifs. Bien sûr, comme il y a des chirurgiens dans le camion, ça tourne mal pour un des deux joueurs qui s’effondre brutalement et fait une crise type épilepsie totalement imprévisible. Dans une autre ambulance, Kwan, Bailey et Owen s’occupent d’une sportive qui fait une soudaine crise cardiaque. Le but est alors de la maintenir en vie assez longtemps pour aller à l’hôpital.

Le problème, c’est que ça suppose de ne pas tout faire de ce qu’ils pourraient faire pour la sauver. Cela énerve Bailey qui refuse de perdre une patiente et se lance donc dans une opération à risque. On dirait son mari il y a une quinzaine d’années, eh. On voit clairement qu’Owen n’approuve pas la décision de Bailey, ce qui est plutôt comique : c’est lui qui voulait des chirurgiens dans le camion, mais c’est lui qui se rend compte que c’est une erreur quand Bailey se met à jouer les héroïnes. Le pire, c’est que pour une fois, je crois que je comprends le point de vue d’Owen. Le problème, c’est que ça n’a jamais été son point de vue : dans le reste de la série, on le voit faire plein de choses sur le terrain et en urgences que personne ne devrait faire.

En tout cas, les deux personnages se disputent un moment autour de ce programme dont la pérennité n’est pas gagnée à ce stade. Miranda finit par approuver par le programme pour six mois tout de même : elle reconnaît que c’est elle qui faisait du zèle à cause de ce qui arrive à Katie.

Amelia est enfin de retour ! Officiellement, son congé est encore en cours, mais bon, je suppose que l’actrice aime bien être payée de temps en temps quand même. La voilà donc de retour en train d’essayer sans grand succès de faire la cuisine (elle n’a jamais su cuisiner quoique ce soit) tout en téléphonant avec Addison. Quel plaisir de les savoir toujours en contact. J’aime le fait qu’Addison revienne de temps en temps dans la série et j’aimerais que les scénaristes fassent de même pour les personnages de Station 19.

Ce serait bien, aussi, qu’Addison soit de retour de manière permanente et pas juste pour un ou deux épisodes par an là. En tout cas, elle débarque directement chez Amelia pour la convaincre de reprendre le travail au plus vite : elle a besoin d’elle pour s’occuper d’une patiente. C’est du moins ce qu’elle prétend jusqu’à ce que l’épisode finisse par révéler qu’elle est là parce que Jake veut la larguer. Elle veut juste voir Amelia donc.

Quel plaisir de voir Amelia et Addison enfin ensemble : Addison a besoin d’elle sur une consultation plutôt basique d’une patiente enceinte qui se révèle avoir une tumeur au cerveau. Au départ, Amelia fait juste une consultation, mais elle comprend vite qu’elle a besoin de Jules pour un scan, puis pour une chirurgie. Amelia recommence donc à opérer pour les beaux yeux d’Addison qui lui fait du chantage en lui parlant de sa rupture avec Jake.

Comme c’est le côté perso qui m’intéresse plus que la patiente, disons vite que la patiente s’en sort très bien dans l’épisode grâce à Amelia. Addison, par contre, a vraiment besoin de back up : Jake veut la larguer car il ne supporte plus qu’elle ne soit pas à la maison. C’est plutôt logique, son intrigue depuis le covid est quand même de parcourir les États-Unis… Le problème, c’est qu’elle amène ses soucis perso au travail et ça ne fonctionne jamais tout à fait.

Pendant l’opération, elle s’énerve donc contre elle-même, puis contre Amelia. Cette dernière est obligée de virer Addison de son bloc opératoire, laissant notre rousse préférée complètement perdue. Contre toute attente, c’est Richard qu’elle décide d’appeler pour se confier : ça nous permet de savoir que Richard est en arrêt post-op, ça lui permet de remonter le moral d’Addison. Cette dernière peut alors se réconcilier avec Amelia et ses biscuits ratés en fin d’épisode, ce qui est plutôt une bonne chose. J’espère tout de même qu’Addison reviendra vite dans la série, parce que c’est super frustrant qu’elle reparte déjà. Quant à Amelia, c’est bon, elle est heureuse de son congé sabbatique, mais elle comprend qu’il est temps de reprendre le boulot car elle est assez reposée pour ça. Et pas une fois dans l’épisode elle ne mentionne Beltran, comme quoi, elle s’en foutait vraiment d’elle, hein. Et les scénaristes aussi.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Faut-il lire Game Changer de Rachel Reid ?

Salut les sériephiles,

Je sais que le début du mois de janvier où j’arrivais à tenir le rythme d’un article par jour ou presque est déjà loin, mais que voulez-vous, j’ai encore décidé de me laisser déborder par le travail. Enfin, c’est surtout que quand il empiète sur quelque chose, c’est sur le blog et les séries plus que sur le reste de ma vie, parce que j’ai eu le temps d’aller une dizaine de fois au cinéma quand même… et de lire trois romans. Rien que ça !

Je reviens toujours à l’écriture à un moment ou un autre, cela dit, et j’ai plein d’idées d’articles qui me trottent dans la tête. Comme j’ai justement 25 minutes devant moi, j’ai envie de commencer par un petit bilan de lecture, parce qu’il me semble que j’avais dit que je le ferai. Bref, comme le titre l’indiquait, je suis là pour vous parler de Game Changer de Rachel Reid.

Oui, je me suis mis à lire la saga à l’origine d’Heated Rivalry. Je l’avais dit que la série me restait en tête et que, si elle ne m’avait pas convaincu du tout au premier abord, j’allais inévitablement y revenir d’une manière ou d’une autre. Rien de mieux que la lecture pour découvrir cette histoire comme elle a été écrite à l’origine. Oui, mais voilà, la série s’attarde sur le tome 2. Et avant ça, il y a le tome 1.

Ainsi donc,Game Changer, c’est le premier tome d’une saga de six (bientôt sept) romans, alors quand je me suis lancé, je savais que je m’embarquais dans une grande galère. Six romans, tous de la romance gay, tous dans l’univers du hockey auquel je ne connais rien. Bon, cette partie, évacuons-là tout de suite : le hockey a certes son importance dans les intrigues, mais ce n’est vraiment pas le cœur du livre et ne rien y connaître ne pose pas tant problème ; on nous explique ce qu’il y a à savoir et pour le reste, ma foi, on comprend quand il y a pénalité sans connaître les règles parce que le personnage est vexé d’aller sur le banc, par exemple.

Du côté de l’écriture, les chapitres sont assez longs pour que ça prenne plus de dix-quinze minutes pour les lire (je lis en anglais), donc j’ai fini par calculer que ça me prenait entre quatre et cinq heures pour lire les tomes de cette saga. Finalement, ce n’est pas tant que ça, pas vrai ? Game Changer raconte l’histoire d’amour entre Kip, un serveur de smoothie (en attendant de trouver meilleur job), et Scott Hunter, une superstar canadienne de hockey. Et grosso modo, les trois quarts du roman tiennent dans l’épisode 3 de Heated Rivalry.

Comme c’est l’épisode que j’ai préféré, j’étais plutôt content de découvrir ce roman. L’idée est assez simple et basique, avec une romance comme on en voit dans tous les livres du genre : les personnages se rencontrent, tombent amoureux, rencontrent quelques problèmes qui les éloignent un temps et paf, ils se remettent finalement ensemble pour un happy end. D’ailleurs, c’est bien simple, c’est publié chez Carina Press qui garantit le happy end ! Si on ajoute à ça le fait que je connaissais déjà l’histoire, il ne restait vraiment pas tant de suspense que ça.

Oui, mais voilà : Scott et Kip sont vraiment des personnages que j’apprécie. Et puis, j’ai eu la surprise de découvrir que François Arnaud n’avait rien à voir avec la description physique de Scott dans le livre – il est blond, mince, qu’est-ce qui s’est passé dans le casting ?

On est sur une romance toute douce, où chacun apprend à se connaître et où tout se passe bien et, finalement, ben ça fait du bien de lire ça parfois. J’ai beaucoup écrit sur l’importance de la représentation et sur le fait que ça faisait du bien de voir ça dans une série (particulièrement quand on les revoit dans l’épisode 5) : je vais répéter ici les mêmes idées si je m’étale plus ! Le fait d’avoir les pensées des personnages était sympathique. Bien sûr, la série saute inévitablement plein de choses, alors j’ai bien aimé avoir quelques infos de plus et voir comment tout s’enchaînait.

Le truc que je n’ai vraiment pas aimé et pour lequel il faut vraiment s’accrocher dans cette saga ? Les scènes de cul. Je ne peux pas dire que ce soit une surprise car je savais très bien à quoi m’attendre, mais j’ai vraiment eu le sentiment que la moitié du bouquin consistait à voir les personnages coucher ensemble dans toutes les positions. Au départ, ça se comprend, il y a même, toujours dans cette idée de la représentation, un intérêt à avoir certains détails de l’intimité du couple et de voir comment ça se passe quand tout est safe et fait avec le consentement (et l’excitation) des deux partenaires.

À part le sexe, j’ai vraiment eu l’impression de lire ce que j’avais déjà vu mis en image. Et c’était très bien comme ça.

Par contre, il y a un moment du livre où, vraiment, ça m’a fait trop. Genre, avançons dans l’histoire un peu, non ? Malgré tout, je crois qu’on peut dire que j’ai bien aimé ma lecture. Elle est complètement portée par ces deux personnages que j’aime beaucoup et ça m’a permis de me rendre compte à quel point la série était fidèle au matériel d’origine. Et ça m’a surpris un peu, parce que j’ai l’habitude d’adaptations prenant bien plus de libertés.

Bref, pour répondre à la question du titre si vous avez aimé Scott & Kip dans Heated Rivalry, vous pouvez y aller les yeux fermés (enfin… façon de parler) : vous aimerez aussi Game Changer. Les pages se tournent un peu toute seule, vous verrez. Si vous ne les avez pas aimé ? Eh, passez votre chemin, je crois. Et faut-il forcément lire le tome 1 avant de lire le tome 2 ? Absolument pas. Chaque tome est indépendant et peut se lire sans jeter un œil au reste. Après, si vous êtes complètement amoureux (bon, ou amoureuses, je sais) d’Ilya, il y a (aha) des miettes à se mettre sous la dent dans ce tome. Et oui, ce tome est un game changer pour les gens qui ne lisent pas tellement de romance, gay ou non, précisément parce que la représentation y est si réussie. Et ça fait plaisir.