Percy Jackson and the Olympians – S02E07 – I Go Down With the Ship – 16/20

Le rythme est sacrément bon dans cet épisode court qui prend le temps de montrer tout de même beaucoup de choses et rebondissements. Une fois n’est pas coutume, par contre, il manque facilement dix minutes de scènes pour nous expliquer comment les personnages passent d’un point A à un point B ou comment certains détails se mettent en place. Apparemment, c’est plus simple de sauter un quart de l’épisode et de compter sur notre capacité à recoller les morceaux, même quand on n’a pas les infos. Allez savoir, c’est peut-être une manière de s’assurer de notre hyper vigilance et de nous éloigner du téléphone, je suppose ? Je ne sais pas si je ne préfère pas finalement l’option qui consiste à nous rappeler cinq fois les mêmes choses.

Spoilers 

Percy veut sauver Annabeth, Clarice veut récupérer la Toison.

So you’re just gonna let me win ?

Dire que j’ai procrastiné l’épisode par manque de temps, et en fait, il ne dure qu’une demi-heure à peine…

L’épisode commence par d’étranges flashbacks précipités et bien peu détaillés de la chute de Thalia. Luke s’inquiète de savoir où est passé le corps de Thalia, mais il est face à l’arbre qu’elle est devenue. Et sa voix en émerge. Pardon, mais quand on me rabâche un truc pendant toute une saison et qu’on enchaîne sur des flashbacks si flous, j’ai un doute tout de même sur la véracité de l’information. Une histoire de confiance dans les scénaristes, je suppose.

La bonne nouvelle, c’est que tout ça est un rêve d’Annabeth qui est en pleine santé maintenant que la Toison a fait son effet. La mauvaise, c’est qu’elle est retenue prisonnière par Luke et sa nouvelle équipe de super-méchants, menée par Alison toujours. Cette dernière n’est pas ravie de tous les ordres de Luke et on sent une petite tension entre eux, mais en définitive, ils veulent se servir de la Toison pour la même raison, alors tout va bien.

En parallèle, nous suivons aussi le groupe de Percy se déchirer et ne pas réussir à se mettre d’accord sur la marche à suivre. Le problème est encore et toujours l’orgueil de Clarice qui est persuadée (à raison) que c’est sa quête et que ça signifie (à tort) qu’elle doit tout faire par elle-même. Si elle accepte l’aide de Tyson pour se faire passer pour Alison et dérober une carte d’accès au bateau de Luke par Adrian (pardon, mais… c’est si précipité ?).

Clarice et Percy en viennent donc une nouvelle fois à être en désaccord, parce que Clarice veut aller seule sur le bateau pour récupérer la Toison quand Percy veut y aller en équipe pour Annabeth. Ce n’est pas une surprise de voir Clarice ruser pour lui faire croire qu’il a raison et revenir en arrière aussitôt : elle lui vole la carte d’accès au bateau qu’ils viennent juste de récupérer. On ne saura pas comment ils sont arrivés si vite si proche du bateau, par contre. Une fois encore, la série a sa manière bien à elle de nous faire avancer l’intrigue sans expliquer comment.

Ce qui est important à retenir, par contre, c’est que nos héros comprennent que la colonie est sans défense et que le temps presse vraiment. Clarice part donc seule, après avoir mis à terre Percy et sans que Tyson ou Grover ne bougent d’un iota pour lui venir en aide. Malheureusement pour elle, elle est vite coincée par des sbires d’Alison et Luke qui, s’ils ne la voient pas, lui bloquent la route en étant dans leur salle de pause.

Par chance, Percy est débrouillard et est loin de se laisser démonter par ce retournement de situation. Il se débrouille ainsi pour récupérer une carte d’accès en montant directement et discrètement sur le pont du bateau. De là, il parvient à piéger une pauvre sbire qui servait d’écuyère au Pégase de Luke.

Non seulement il coince la femme sans problème grâce à la casquette d’invisibilité, mais en plus, Percy en profite pour libérer le cheval ailé. Il lui donne au passage son nom et il est évident que le cheval lui sera un allié précieux par la suite. En attendant, Percy renfile la casquette et, fort de son invisibilité et de sa nouvelle carte d’accès, se rend directement auprès d’Annabeth. C’est beau comme il connaît par cœur le plan du bateau apparemment.

Percy peut rapidement libérer Annabeth qui, l’air de rien, lui reproche de ne pas avoir suivi Clarice : c’est elle qui avait raison, la Toison est prioritaire car elle fonctionne vraiment. Eh, dis merci et enchaîne, en vrai ! Annabeth est stoppée dans son reproche par l’arrivée de Luke : elle fait semblant d’être toujours attachée tandis que Percy redevient invisible.

Annabeth en profite aussitôt pour faire comprendre à Percy que la voie est libre pour aller chercher la Toison : elle occupe Luke, il n’a qu’à aller la chercher finalement. J’ai bien aimé comment c’était mis en scène, même si je trouve triste qu’Annabeth manipule Luke avec le souvenir de Thalia, une fois de plus.

Dans tout ça, on oublie un peu trop Alison, par contre. Cette dernière est laissée en arrière pour surveiller la Toison. Par chance pour Percy, la voie se libère réellement : elle semble entendre une voix lui donner des ordres depuis le sarcophage. C’est problématique, parce qu’elle reçoit de Cronos une mission qui semble clairement être à l’encontre de celle de nos héros. En plus, Annabeth était en train de réussir à convaincre Luke d’utiliser la Toison pour soigner Thalia. Bien sûr, ce serait trop simple : Luke a une soudaine migraine qui fait qu’il arrête de l’écouter et qu’il retourne auprès de la Toison. Annabeth a-t-elle gagné assez de temps pour Percy ? Pas sûr.

De son côté, Alison a pour ordre d’aller tuer Annabeth qui, heureusement, a été libérée de ses liens par Percy. Il n’a pas pu lui laisser sa casquette d’invisibilité par contre. Il en avait besoin pour atteindre par lui-même la cabine de Luke, dans laquelle il fait face au sarcophage de Cronos. Si ce dernier tente de manipuler Percy en lui rappelant son rôle dans la Grande Prophétie, c’est mal connaître notre héros.

Percy parvient à récupérer la Toison, mais ça finit vite en combat contre Luke. Je trouve ça beau comme ni l’un ni l’autre ne semblent avoir croisé Alison alors qu’ils ont techniquement dû passer par le même chemin ? On va dire que c’est le détour d’Alison dans la salle de pause pour aller chercher quelques sbires (les mêmes qui bloquaient Clarice, tiens, c’est pratique ça) qui explique ce heureux hasard de circonstances.

Il s’en passe des choses dans cet épisode pourtant rapide ! Luke refuse de voir la Toison lui échapper, mais il est plus important pour lui de sauver le sarcophage de Chronos. Percy peut donc s’échapper, en laissant derrière lui la casquette d’invisibilité d’Annabeth, malheureusement.

Dans sa fuite, il se fait aussi transpercer par une épée… Mais ce n’est pas si grave parce qu’il a la Toison sur lui pour se soigner. C’est plutôt une bonne chose, mais il reste à savoir qui l’a transpercé je suppose, car ça ne semble pas être Luke. Peu importe, ce qui compte, c’est qu’il parvient à s’enfuir. Mieux encore, il arrive sur le Pont du bateau exactement au bon moment, celui où Annabeth et Clarice arrivent ensemble également.

Eh oui, Clarice a réussi à aider Thalia à faire face à Alison et ses sbires. Il faut dire aussi qu’elle a eu la chance d’être laissée toute seule dans l’armurerie, ça aide. Une fois sur le pont, notre trio est sauvé in extremis par le Pégase de Luke. Comme Percy l’a libéré, celui-ci décide d’être fidèle à Percy, ce qui est logique, mais sauve aussi Annabeth et Clarice sans même voir Percy, ce qui l’est moins. On va dire que ce cheval ailé intelligent avait déjà repéré ses alliés avant ?

Qu’importe, ce qui est beau, c’est que Percy fait alors un sacrifice héroïque, d’une certaine manière : il confie la Toison qu’il vient de récupérer à Clarice. Celle-ci continue de voir la vie et sa quête comme une compétition et ne comprend pas pourquoi il veut la laisser gagner, mais Percy a en tête l’image complète du puzzle. L’important est donc que la Toison parvienne au plus vite à la Colonie et ils n’ont qu’une place sur le dos de Pégase.

Il n’en faut pas plus pour que les deux se réconcilient définitivement, avec Percy s’excusant même d’avoir essayé de manipuler Clarice en utilisant sa prophétie. J’aime vraiment beaucoup le personnage de Clarice, alors ça me fait plaisir, même si elle, elle ne s’excuse pas d’avoir volé la carte d’accès des mains de Percy en début d’épisode. Cheh.

Pendant ce temps, Grover et Tyson ne servent pas à grand-chose et ils le sentent. Le duo se met donc à bosser ensemble pour trouver un moyen de retourner à la Colonie. C’est plutôt une bonne chose, car ça ajoute un peu de comique à l’épisode quand ils appellent la mère de Percy. Celle-ci débarque pile au bon moment également pour venir en aide à son fils et ses amis. Elle sort de nulle part et arrive trop vite pour que ce soit crédible, mais tant pis, il faut se diriger vers le cliffhanger.

Percy est accablé par une vision de son rêve de Thalia, tandis que Luke reçoit un nouvel ordre de Cronos : tuer Percy. Pourtant, il est évident que Luke doute de plus en plus maintenant qu’il sait qu’il aurait pu sauver Thalia. L’épisode se termine sur la promesse d’un siège à la Colonie. C’est con que je m’en fiche un peu du sort de la Colonie comme on ne l’a que peu vue pour s’y attacher finalement. Et puis… On est toujours sur la même menace avec quelques boules de feu lancées sur la barrière, ça commence à tourner en rond.

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9-1-1 – S09E08 – War – 16/20

Je suis moins convaincu que par l’épisode de la semaine dernière, mais j’ai quand même l’impression folle d’avoir vu trois épisodes d’un coup tellement il se passe de choses différentes dans cet épisode. Si le titre résume bien l’idée derrière chacune des intrigues, j’étais loin de m’attendre à autant, même avec le cliffhanger de l’épisode précédent. Ils ont trouvé le moyen de me raccrocher et de me donner envie de continuer la série après un début catastrophique – mais ils continuent d’avoir des bouts d’épisode catastrophique ici. Tout n’est pas si bien écrit.

Spoilers

Chimney regrette sa décision, mais Hen ne lui facilite toujours pas la tâche.


Eating toast, like he didn’t just fired his bestfriend.

Pas de perte de temps en début d’épisode : on reprend directement sur l’intrigue qui nous a tous laissés sous le choc la semaine dernière. Chimney a viré Hen, et ça laisse le reste de la caserne bien énervé, en toute logique. Buck et Eddie parlent donc de la mauvaise décision prise par Chimney, mais Eddie reconnaît qu’il a pris la décision logique : ils sont dans une organisation para-militaire après tout.

Alors qu’ils débattent longuement et inutilement pour savoir qui ira parler avec Chimney pour le faire changer d’avis, Athena débarque hyper énervée à la caserne. C’est bien de les voir communiquer comme ça après leur dispute en fin de saison précédente, je trouve ça raccord et plutôt bien joué qu’elle soit là pour le remettre à sa place et inversement. Elle rappelle à Chimney qu’ils sont une famille et qu’il n’a pas à faire ça… Sauf qu’en fait, je suis plutôt du côté d’Eddie : Hen a menti pendant des mois, la question ne se pose pas vraiment. Et puis, surtout, elle s’est énervée d’un coup et l’a clairement provoqué depuis son lit d’hôpital.

Cela n’empêche pas Chimney d’être un personnage raisonnable et de savoir qu’il ne veut pas que sa meilleure amie lui en veuille à vie. Il refuse aussi d’envisager qu’elle ne bosse plus avec lui, donc il reconnaît immédiatement auprès d’Hen qu’il a fait de la merde. En comparant la situation avec les parents de chacun d’entre eux, ils en arrivent à la conviction qu’il faut rectifier la situation au plus vite.

Chimney se rend donc chez Hen avec un cadeau pour s’excuser et la conversation entre eux leur permet vite de se rendre compte qu’ils s’adorent toujours. Si Chimney est prêt à enterrer quelqu’un pour Hen, ils peuvent bien faire l’impasse sur leur différend. Mouais. Chimney ne veut pas virer Hen, OK, mais Hen s’imagine aussitôt qu’elle va pouvoir reprendre le boulot sans même savoir ce qu’elle a comme maladie.

Pardon, mais ?? Depuis quand est-elle si conne, Hen ? C’est évident qu’elle n’est pas en état de bosser si elle s’évanouit sans crier gare de temps à autres. Je ne comprends pas. Du côté de l’écriture, c’était assez évident que la réconciliation était trop rapide pour que ça ne mène pas à une seconde dispute… Mais que le sujet soit celui-ci me laisse totalement pantois ! Il n’y a aucun débat à avoir : Hen est en tort. Qu’ils se comportent comme une famille et que ça brouille certaines lignes de commandement, c’est logique, mais sur ce coup-là, il n’y a pas à brouiller quoique ce soit : elle déconne sec.

Malheureusement, ça signifie que Chimney finit par lui dire qu’il est content de l’avoir viré puisqu’elle lui balance qu’il est un mauvais capitaine. Franchement… Je le comprends, comme la semaine dernière. Ce qui est fou, c’est que de base, je préfère plutôt Hen. Ce qui est fou aussi, c’est que Maddie est complètement laissée de côté alors que son avis serait vraiment bienvenu dans cette intrigue.

Au centre d’appels, nous avons un nouveau venu, Preston, qui vient présenter à l’équipe leur nouvelle collègue, Sara. Il s’agit bien sûr d’une intelligence artificielle. C’est plutôt logique que la série s’empare du sujet, même si je lisais pas plus tard que ce matin que les USA sont loin d’être les plus à jour sur l’utilisation de l’IA au quotidien (la France est 5e avec 44% des actifs qui l’utilisent régulièrement de mémoire, les USA plus de 20e, c’est fou). Ainsi, Maddie est évidemment contre l’IA qui risque fort de la remplacer, mais elle est forcée de constater que Sara fait un super boulot quand on lui propose de passer la journée à écouter les appels auxquels elle répond. L’IA est efficace pour répartir efficacement les appels : elle ne remplace pas à 100% les employés du 911, elle facilite juste le travail… en réussissant aussi à rassembler des données entre les différents appels.

Maddie est complètement dépassée par l’efficacité de l’IA. Cela dit, ça reste particulièrement inquiétant de se dire qu’on confie des situations d’urgence à une machine. Sans trop de surprise, le parti pris de la série est donc que ça peut vite dégénérer. C’est bien dommage, parce que ça partait bien, mais ils se dirigent ensuite vers une intrigue de science-fiction où l’IA demande à un homme de s’étrangler (ça passe), suivi d’un piratage de grande envergure.

Ils m’ont perdu à ce moment-là. Faire la même intrigue sur plusieurs épisodes, à la rigueur, ce serait intéressant, mais en un seul épisode, c’est précipité. Le message est très sympathique, mais pas bien réaliste : il est assez évident que d’ici quelques années, l’IA prendra le dessus sur ce genre de taf. En attendant, Maddie mène la guerre contre une IA en assistant impuissante à un appel où l’IA demande à son interlocuteur de s’étrangler (et le type le fait ? Je sais qu’on fait confiance au 911, mais tout de même ?) en lui empêchant de prendre la parole.

Elle finit par être en ligne avec une IA qui d’elle-même quitte son serveur pour aller dans ceux du centre d’appels. Là, Maddie parvient à sympathiser avec. À coups de jolis flashbacks, la série nous rappelle que la force du 911, c’est justement d’avoir des interlocuteurs humains prêts à écouter les personnes dans le besoin et à être des humains. C’est clair que la série sait donner envie de faire ce taf qui doit être horrible et qu’on a du mal à envisager des robots le faire aussi bien. M’enfin, il est clair aussi, de mon point de vue, que les humains font pas mal d’erreurs et que ce serait bien de ne pas trop idéaliser et fantasmer ce job. M’enfin bon, c’est le but de la série.

Maddie est tellement forte qu’elle parvient à enfermer l’IA dans une clé USB qu’elle détruit aussi, et tant pis si ça a coûté des millions de dollars à l’entreprise qui avait créé SARA à la base. Lol.

J’oublie de parler des interventions de l’épisode, tiens. On commence par une intervention assez nulle concernant un couple en plein divorce. C’est tumultueux et ça finit par une défaite de la femme qui perd beaucoup des biens qu’elle pensait récupérer car son mari les a mis au nom de sa société. Le mari est un odieux personnage (mais quel plaisir de revoir l’acteur, tiens, c’est un visage plus vu depuis quelques années) dans la manière dont il lui parle, elle a des réactions impulsives et leur gueguerre est loin d’être passionnante.

On termine ainsi avec la femme qui vole la voiture du mari car elle en veut la moitié, le mari qui vole une autre voiture pour la suivre, Maddie qui est dépassée par le comportement enfantin des deux et Athena qui se retrouve mêlée à tout ça. Je ne suis pas bien convaincu par les décisions d’Athena d’ailleurs, mais ça mène finalement à la femme qui a un terrible accident de voiture où la voiture est coupée en deux.

Voilà, elle peut donc avoir sa moitié de voiture et une belle hospitalisation, pendant que le mari est arrêté pour vol de voiture. Une dispute de couple divorcé qui va leur coûter cher à tous les deux, finalement.

La deuxième intervention de l’épisode concerne un ancien soldat qui doit gérer son stress post traumatique quand il a soudain l’impression d’être de retour au front alors qu’il est juste en train de faire ses courses. C’est sûr que c’est désagréable de faire les courses ! De là à dire que c’est la guerre, je ne sais pas.

Le vétéran fait une crise et finit carrément par tirer sur le vigile du magasin avec le flingue de celui-ci. Pour réussir à l’apaiser, la police envoie une experte en résolution de conflits et… Eddie. Ce dernier était dans l’armée et peut faire semblant d’être encore de l’armée pour porter assistance à l’homme blessé sans éveiller les soupçons du vétéran. C’est du moins ce qu’il pensait, mais bien vite, le vétéran comprend qu’il est manipulé. Eddie finit par faire ce qu’on lui a dit de ne surtout pas faire : il révèle qu’il est pompier et choque complètement le vétéran en le ramenant à la réalité. C’est dangereux, mais comme ça vient d’Eddie, tout est bien qui termine bien… Avec tout de même un petit message anti-guerre qui est passé. C’est plutôt logique que la série rappelle ce qu’elle pense de tout ça dans un épisode nommé Guerre.

L’épisode se termine enfin par une intervention d’un autre ordre, organisée par Athena chez elle. Elle convie Chimney, Maddie, mais aussi Hen, Karen, Buck et Eddie à venir découvrir sa nouvelle maison. Sur place, il y a aussi une invitée surprise pour leur permettre de tous parler. Athena est peut-être un peu dans l’abus, mais j’aime bien l’idée qu’elle organise ce repas avec une experte en réconciliation et gestion de conflits. Les scénaristes profitent de l’occasion pour nous montrer qu’ils forment vraiment une famille, finalement.

Bien sûr, la conversation montre qu’il y a tout un tas de tensions non résolues entre tous, y compris entre Buck et Eddie (et non, on ne nous parle pas de la tension sexuelle, alors que pourtant…), mais ça mène finalement à une Hen qui leur reproche à tous de ne pas s’être occupée d’elle et de lui reprocher à présent d’avoir voulu les protéger d’un autre coup dur après la mort de leur capitaine. Hum.

L’excuse d’Hen est donc qu’elle ment à cause de la mort de Bobby ? Pardon, mais ça n’a aucun sens. Enfin… C’est humain, je suppose, mais j’ai beaucoup de mal à l’apprécier sur ce coup-là, parce qu’elle a tort, tout simplement. Elle a le culot, en plus, de leur reprocher de ne pas avoir pris soin d’elle et de ne pas lui avoir demandé comment elle allait. Mort de rire. Non. Les scénaristes ne parviennent pas à me convaincre. Comment Hen peut-elle oser dire qu’elle s’inquiétait pour tout le monde et que personne ne s’inquiétait d’elle quand elle a passé trois semaines de la saison dans l’espace ? C’est un tel échec d’écriture. Cela aurait pu le faire avec un début de saison où on la voyait vraiment s’occuper des autres, mais c’est loin d’avoir été le cas.

Que ces disputes soient le fruit du deuil, en revanche, j’aime bien. J’ai juste beaucoup de mal à sympathiser avec ce qu’on nous dit d’Hen qui ne correspond pas tellement à ce qu’on a vu en début de saison. Elle s’est occupée d’Athena, soit. Elle s’est occupée des autres ? Pas plus que d’habitude, en fait.

Bon, l’épisode termine par contre par de mauvaises nouvelles. Hen s’effondre à nouveau et est emmenée à l’hôpital où toute cette famille reconstruite est là pour entendre son diagnostic médical. Nous voilà donc avec une Hen qui a une maladie grave et dégénérative qui pourra la conduire à la mort. Si la maladie est génétique, Hen l’a surtout contractée lors de son voyage dans l’espace en absorbant un peu trop d’UV dans une navette spatiale sans porte. C’est hilarant que cette si mauvaise intrigue soit la raison de ce qui pousse la série à nouveau vers la qualité. Et c’est hilarant qu’elle reproche à Chimney de paraître fou en lui parlant d’une maladie ramenée de l’espace quand c’est finalement un peu ça qui lui arrive.

En attendant, j’espère qu’elle entend bien qu’elle ne peut pas reprendre du service. J’espère aussi que les scénaristes ne feront pas n’importe quoi avec cette intrigue, parce que je trouve qu’elle est dure mais qu’elle peut être très bien gérée sur du long terme pour ce personnage (elle pourrait ne plus jamais être pompier, par exemple, mais devenir médecin ou quelque chose comme ça, tout en apprenant à vivre à ses symptômes). Bon, on verra, je m’emballe trop pour une série qui règle toujours ses intrigues en trois épisodes.

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Grey’s Anatomy – S22E08 – Heavy On Me – 14/20

Si j’aime bien l’épisode et que certains personnages en particulier ont des développements que je trouve intéressants, je dois bien avouer que la série ne parvient pas, pour l’instant, à capter toute mon attention et à vraiment me réveiller en ce dimanche soir. Je crois que je suis un peu trop blasé et je n’arrive pas du tout à m’émouvoir ou rire quand je le devrais. Problème d’écriture ? Probablement… mais c’est peut-être moi, aussi.

Spoilers

La vie continue à l’hôpital, Jo est hospitalisée, Jules est frustrée par la relation entre Ndugu et Iris, Richard doit gérer son cancer.


Did you sleep with my favorite nurse ?

Oh lala, j’ai de nouveau une semaine de retard dans toutes mes séries et j’ai abandonné le blog. Pourtant, l’année commençait bien et j’avais l’impression que j’allais continuer sur le même rythme et puis, bim, la vie s’en mêle. Bref, on s’en fiche, on est là pour la critique de l’épisode de la semaine (je peux encore le dire, on est que dimanche soir).

L’épisode commence par une fascination de tous les personnages de la série pour l’écoute de podcast. C’est une première, mais tout le monde semble écouter… Bon, cela dit, ça se tient : les personnages écoutent un podcast dont les invités sont Teddy et Winston. Ils ont tous l’air passionnée, et même… That sounds very good ? Elle a fumé quoi Catherine ? Leur podcast a l’air super chiant !

Il n’y a pas tellement de dynamique et on a le temps de s’endormir entre deux réponses, mais qui sait, peut-être que c’est comme ça qu’on fait de vrais et bons podcasts. Il semblerait que ça fonctionne pour eux, avec une Teddy encore plus débordée que d’habitude.

Au rang des bonnes nouvelles, Jo est réveillée. Elle est loin d’être heureuse cela dit. Elle a les nerfs et les hormones en vrac, très clairement… Pourtant, ça part d’un sentiment plutôt logique d’être dépitée d’être coincée à l’hôpital sans que sa famille ne puisse être réunie sous le même toit, mais après ça part en vrille bien vite. Cela lui permet de se trouver des points communs avec une autre patiente, également maman.

Comme c’est une patiente de l’hôpital et qu’elle parle avec Jo, c’est presque sans surprise qu’elle finit par s’effondrer avec un gros problème médical. Je dis presque, parce que vraiment, elle s’effondre d’un coup sans signe avant-coureur. Au moins, elle choisit bien son timing : elle est avec Jo, qui est spécialiste, et Linc, qui peut agir quand Jo doit rester assise.

Il suit donc la patiente jusqu’à son médecin, un interne dont les décisions ne plaisent pas à Jo. Elle force ainsi l’interne à faire ce qu’elle veut, le tout en étant simplement en haut-parleur. Sympathique. On a rarement vu Jo devenir si méchante et menacer avec du chantage sur la vie privée, c’était étrange… Et puis, si l’interne est interne… Il n’a pas vraiment de vacances, non ? Ils ont tous des vies de merde depuis des années.

Jo pète ensuite un câble contre Iris, une infirmière qu’elle adore (mais moins que Ndugu qui couche avec) pourtant, parce qu’elle refuse de lui donner le dossier de sa pote. Ben… Logique ? Jo finit par fondre en larmes dans les bras de Linc (je l’ai détesté quand il l’a déplacée sans son consentement, c’est terrible) et… je la comprends, tout en ayant du mal avec la situation. Le problème, c’est qu’elle n’a pas assez de scènes pour qu’on arrive à comprendre comment elle en arrive là. Les hormones la font pleurer tout l’épisode, cela dit.

Jules est déjà au courant que Simone a brisé son pacte et couché avec un interne ? Je suis triste, j’aurais aimé voir sa vraie réaction. En tout cas, tous les internes sont rapidement au courant et commentent la situation. Enfin, tous… Tout le monde ment pour protéger Simone quand son ex rapplique, ce que je trouve à la fois classe et naze : s’ils sont séparés avec Lucas, il est temps d’assumer, non ? Enfin, ce n’est jamais évident, je suppose.

Le problème que j’ai, c’est encore et toujours Simone : quand elle apprend que Lucas échange des textos avec une patiente, elle se mêle aussitôt de sa vie privée et lui conseille de faire attention. Si elle a évidemment raison sur le fond, je trouve la forme détestable quand elle ne raconte pas sa vie.

Ceci étant, les deux ex parviennent à trouver un terrain d’entente et de communication cordiale plutôt fiable par la suite. Je crois que ça m’a fait plaisir de les voir être juste potes ? Espérons que la série sache tourner la page en ce qui les concerne, parce que je déteste quand les scénaristes s’entêtent pour rien (coucou Teddy et Owen).

De son côté, Jules est frustrée comme jamais par la situation avec Ngudu. Elle comprend bien qu’il sort avec Iris l’infirmière (même Jo le comprend en un échange entre eux), mais elle est clairement jalouse. Jules se retrouve avec des patients qu’elle apprend vite à diagnostiquer comme des cinglés : ils sont à fond dans le jeu de rôles sexuels, au point que le mari se pointe en blouse à l’hôpital et qu’elle le prend pour un médecin. Comme quoi, c’est toujours aussi facile depuis la saison 6 d’infiltrer cet hôpital.

Dans le couple, c’est la femme qui est la patiente, avec des douleurs qui l’amènent mais que les médecins – enfin, Teddy – ne parviennent pas à relier à un problème précis. Le problème, c’est que Jules et Kwan retrouvent ensuite la patiente quand son mari sort d’une salle en cancer en appelant au secours. La patiente a la jambe bleue et a besoin d’être opérée. Teddy les laisse évidemment en compétition, mais face à une Jules blasée par la vie entière (à cause de ses problèmes avec Ndugu), Kwan laisse à Jules la possibilité de faire l’opération. Et de la réussir, en plus !

Le soir, elle a la chance de voir Ndugu s’asseoir avec elle au bar. Ils commencent à avoir une belle conversation profonde sur elle, sur la distance qu’elle met avec le monde entier (outch, je crois bien que Kwan l’a vexée) et… Iris débarque. Jules s’efface aussitôt, mais il est évident que même Ndugu se rend compte qu’il y a un problème à régler. Le dernier à s’en rendre compte est toutefois Kwan, qui lui rappelle qu’elle n’est jamais qu’un panneau stop cette Iris. Seulement voilà, une fois seule au bar, Jules décide de tenter un jeu de rôle avec un parfait inconnu. Soit. Quant à la patiente, elle s’en sort bien, elle aussi.

Nous retrouvons Bailey en train d’essayer de convaincre un tas de médecins de l’hôpital qu’il faut qu’ils l’aident à opérer sa patiente. Le problème, c’est que l’opération est impossible et que nous ne connaissons absolument aucun de ces médecins, genre, même de vue, à l’exception d’un… Bien évidemment, Owen se dévoue donc pour venir en aide à Bailey quand tout le monde lui dit qu’elle attend l’impossible d’eux et que l’opération ne peut se faire. Allez.

Owen se présente à la patiente, dont la famille est réticente face à ce type, puis commence à travailler sur le cas – avec Winston qui vient à son tour aider, de même que Lucas et Simone. Évidemment, Bailey comprend en cours de route qu’il fait ça par jalousie puisque Teddy a réussi un miracle peu de temps avant. Elle en arrive à se convaincre que c’est fini pour sa patiente… juste au moment où Owen a l’idée de génie qui pourrait leur permettre de travailler et de peut-être sauver la vie de la patiente en lui retirant son cancer. Une belle once d’espoir, finalement.

L’opération est stressante, avec Owen qui prend le lead sans forcément que Bailey ne soit pour… Mais comme en même temps il semble gérer la situation, elle le laisse faire. Ils font ainsi une super équipe, qui parvient à apprendre comment gérer le stress et l’impossible aux résidents tout en ayant de brillantes idées pour une future collaboration. Allons bon, Owen va nous pourrir Bailey aussi ?

Enfin, Richard a avoué à Catherine qu’il avait un cancer et je crois qu’il le regrette déjà. Elle refusait de parler de sa santé quand elle était malade, mais quand il s’agit de son mari, elle lui impose de rencontrer une de ses potes (enfin, je suppose ?) et limite lui force à accepter immédiatement la procédure qu’elle choisit pour lui. Si je comprends que ça part d’un bon sentiment, elle abuse tout de même.

Richard le lui reproche, mais sympathise tout de même avec la médecin qu’elle lui ramène quand ils se retrouvent dans la même salle de pause. Il est difficile de ne pas l’aimer cette nouvelle : elle a tout pour elle, puisqu’elle est intelligente, jolie et maligne. Elle explique donc à Richard qu’elle ne pourra pas l’opérer puisqu’elle a la sclérose en plaques et ne peut pas rester debout longtemps. Non, franchement, je l’ai beaucoup appréciée et je suis sûr que Richard aussi. Il changera d’avis et se laissera traiter par elle, c’est à peu près sûr… et ça ne manque pas : il explique à Catherine, en fin d’épisode, qu’après avoir beaucoup réfléchi à ses peurs, il est prêt à accepter la proposition de traitement, qui n’est pas sans risque, de Laura, la pote de Catherine. Allez.

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9-1-1 – S09E07 – Secrets – 18/20

Je m’attendais tellement à un épisode foireux et nul comme en début de saison que je suis étonné de voir l’efficacité de ce retour. L’épisode est drôle, propose de bonnes interventions aussi loufoques que dramatiques, fait monter son suspense et suit un cours qui est certes prévisible, mais qui donne du drama bienvenu et pas aussi forcé que le tour dans l’espace. Un vrai régal cette reprise !

Spoilers

Hen continue de cacher à tous sa condition médicale étrange.


So, wait, what’s wrong with you ?

Le cliffhanger ne m’a pas particulièrement tenu en haleine alors qu’il le devait. Mon vrai suspense, à ce stade, c’est de savoir si la série va enfin avoir son électrochoc et s’améliorer enfin, parce que le début de saison était une catastrophe.

La première scène de cet épisode est plutôt bien, en revanche. La série reprend trois mois plus tard et nous apprend que Hen va régulièrement faire des injections de chimio. Elle est devenue une vraie experte pour conseiller aux autres comment bien vivre tout ce qui leur arrive, mais elle ne sait toujours pas ce dont elle souffre.

Ce qui m’a plus rapidement posé problème dans l’épisode, par contre, c’est quand on voit Hen rentrer chez elle auprès d’une Karen qui n’est pas au courant de sa maladie. C’est terrifiant : Hen dépense une somme hallucinante en soins médicaux et c’est uniquement parce que Karen le découvre par hasard qu’elle apprend les symptômes d’Hen.

Quand elle la confronte, Karen découvre que Hen ne voulait pas l’inquiéter, soit, mais aussi et surtout qu’elle n’a toujours pas vu de vrais médecins. Elle ne veut inquiéter personne, certes, mais elle se comporte comme une irresponsable. Non seulement elle se met en danger, mais en plus, elle met en danger les autres aussi, parce que bon, si elle fait un malaise au milieu d’une intervention, elle aura l’air maligne.

Bref, je suis de l’avis de Karen : il faut qu’elle aille chez le médecin ET qu’elle informe Chimney, son meilleur ami avant d’être son capitaine, au plus vite. Sans surprise, Hen s’en confie plutôt à Athena. Si celle-ci est énervée, elle est surtout apeurée pour son amie. Elle n’a pas la vie simple cette saison : elle vient de perdre son mari, sa meilleure amie est malade et son fils s’entraîne pour devenir pompier. Cela fait beaucoup.

Quant à Hen, ça ne manque pas : dans la deuxième intervention de l’épisode, ses symptômes lui posent problème. Elle doit faire accoucher une femme et a les mains qui tremblent trop pour pouvoir mettre le bébé dans la bonne position. Elle demande donc à Eddie de le faire. Tout est bien qui finit bien : la femme a son bébé, bien aidé par son date du jour. Oui, oui, son date : elle ne se savait pas enceinte. Les dénis de grossesse ne sont pas rares, mais que ça dure jusqu’à l’accouchement, c’est plus surprenant tout de même.

Le pauvre mec capte au fur et à mesure que la fille qu’il trouvait charmante est enceinte et qu’il doit l’aider à mettre au monde le bébé de son ex qu’elle déteste. Il est clairement trop motivé vu la situation, lui demandant même de monter dans l’ambulance avec elle, parce que c’est son meilleur premier rencard ever. Eh beh. C’était plein d’humour et c’est tellement rassurant : j’ai l’impression de retrouver la série que j’aimais regarder, franchement, avec des situations improbables et tout. Je m’attendais tellement à un mauvais épisode !

Toujours est-il que Hen comprend que Karen a raison et qu’il faut qu’elle parle à Chimney. Ce n’est pas si simple car il est occupé en tant que capitaine, se repose beaucoup sur elle et lui rappelle qu’elle est la plus forte d’entre eux tous… Et alors qu’elle allait tout avouer à Chimney, enfin, l’alarme de la caserne retentit. Évidemment.

Les pompiers se retrouvent donc à intervenir sur un incendie d’immeuble dans lequel des squatteurs sont pris au piège. Le chaos s’ensuit, parce que les pompiers pensaient avoir à un immeuble vide et se retrouve avec un homme en feu qui tombe d’une fenêtre sur une voiture devant eux. Ils comprennent qu’il faut aller chercher des survivants et Hen se retrouve donc dans un incendie, seule, à chercher une petite fille.

Elle commence à faire un malaise et j’ai cru que l’épisode allait se terminer là, parce que ça fait un bien meilleur cliffhanger que celui sur lequel la série s’est terminée il y a un mois et demi. Seulement, ce n’est pas le cas : Hen parvient à retrouver la fille et à la sortir de l’immeuble. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’elle s’effondre, devant le reste de son équipe.

La suite se passe à l’hôpital, évidemment. Pendant qu’elle est inconsciente, Chimney reste seul à attendre Karen. C’est assez peu probable que le reste des pompiers ne soit pas là – ou en tout cas, c’est probable, mais pas ce qui se fait d’habitude. Karen arrive et ne comprend pas pourquoi Hen était en intervention dans un incendie. Elle comprend alors qu’Hen n’a pas révélé à Chimney ses problèmes médicaux et le fait pour sa femme.

Ben super. C’est un peu con. Avouer qu’elle a des problèmes, pour éclairer la situation et tout, ça se comprend. Que Karen dise que ça dure depuis des mois au capitaine de sa femme, en revanche, ce n’est vraiment pas malin. Chimney se retrouve dans une position intenable : il est inquiet pour Hen, qu’il aime et tout ce que vous voulez, mais il est aussi son capitaine et, en tant que capitaine, il se doit de la virer parce qu’elle vient de commettre une faute grave qui mettait tout le monde en danger, y compris elle-même.

La dispute entre eux escalade assez vite vers cette conclusion, et Hen est particulièrement conne quand elle demande pourquoi son cas devrait être différent de celui de n’importe quel autre pompier. Il n’y a pas de bonne réponse à ça, ce qui force Chimney à virer Hen. Comme ça, sans autre forme de préavis, allez bim.

Il ne faut pas que j’oublie de mentionner Bobby, sinon : Chimney fait remarquer à Hen qu’elle n’aurait jamais fait ça à Bobby… et c’est tellement vrai !

Il y a une deuxième grosse intrigue pour cet épisode, et elle tourne autour de Buck, qui doit servir de contre-point comique. Il faut que je revienne en arrière pour la commenter, évidemment. Pour la première intervention de l’épisode, qui tranche trop radicalement avec le reste de ce début d’épisode je trouve, on reprend avec une scène qui ressemble trop au début de saison à mon goût. Nous sommes donc sur une réunion d’un CA d’une grande entreprise de robinet avec un patron chiant qui a l’air de considérer qu’être un leader, c’est hurler sur les gens. Du coup, il va mal et semble avoir la gastro, franchement, jusqu’à ce qu’on comprenne que le problème ne soit un pas un problème de diarrhée, mais un problème en lien avec son sexe.

Les pompiers arrivent et comprennent que c’est le problème quand Buck palpe la zone (super ce boulot, dis donc). Il est rapidement révélé que l’homme porte une ceinture de chasteté en ferraille. Par contre, sérieusement ? L’intervention se fait devant tous les employés de la boîte ? Ils vont jusqu’à retirer la ceinture en question, qui lui sert de sous-vêtement, devant tout le monde. Même si c’était clairement un connard, j’étais trop gêné pour lui et ça m’a… dérangé.

Pour la première fois, j’ai trouvé que Bobby manquait dans cette scène, par contre. Et sinon, il y avait tout de même de l’humour dans l’intervention, puisque la dominatrice est une des employées qui se faisait engueuler avant, qu’on a les employés qui filment et toutes les réactions qui vont avec – de la surprise et du dégoût. Franchement… ça fonctionnait ?

Les scénaristes en profitent même pour relancer un peu la série dans une nouvelle direction : Buck et Ravi font donc remarquer à Eddie que lui aussi a une ceinture de chasteté depuis trop longtemps. Certes, elle n’est que mentale, mais tout de même. Ce nouveau boys club improvisé se retrouve donc en boîte de nuit pour décoincer Eddie. C’est étonnant comme tournure pour la série et je ne sais pas quoi en penser. Je n’aime pas Eddie, je n’aime pas les boys club et je n’aime pas les boîtes de nuit.

Pourtant, étonnamment, ça fonctionne bien et ça me maintient plutôt éveillé. Après, on se retrouve avec Buck qui va parler à une fille pour Eddie et ça, c’était juste abusé. Depuis quand Eddie est devenu timide comme ça ?

Le truc, c’est que la fille donne finalement son numéro à Buck, pas à Eddie, car c’est lui qu’elle regardait. J’aime bien que ça nous confirme que Buck reste bisexuel, au moins. Il a toujours du succès auprès des femmes et ça lui fait plaisir. Par contre, quand il va aux toilettes de la boîte, il tombe sur un mec, Zane, qui le drague et… ça lui fait encore plus plaisir, à en juger par son smile et sa bière.

La série le suit alors qu’il part en rencard avec Zane, mais nous montre en parallèle qu’il fait aussi un rencard avec la femme. C’est plutôt amusant au départ d’avoir les deux rencards très similaires, dans le même restaurant, mais ça devient franchement cringe par la suite quand les deux dates commandent le même plat et que Buck leur propose la même soirée, avec after en boîte et coucherie chez lui. Déjà que de base, j’ai du mal avec le concept de coucher avec deux personnes sur la même période de temps sans leur dire (je dois être puritain), mais là, le fait que ce soit exactement le même rencard ?

Eh, Buck, t’es pas cool sur ce coup-là. La scène suivante le voit se confier à Ravi et Eddie pour leur expliquer qu’il est emmerdé maintenant de se rendre compte qu’il est bien avec les deux et qu’il ne sait pas lequel choisir. Ravi règle son problème en les stalkant sur Insta et en se rendant compte qu’ils connaissent la même vieille dame, qui est clairement leur grand-mère. Pire : ils sont partis ensemble en vacances en famille, comme le témoigne la même photo sur chacun de leur insta.

Eddie et Ravi se foutent évidemment de la gueule de Buck, surtout qu’il sait que la femme n’a pas de cousin. Partant de là, Buck comprend qu’il a affaire à un frère et une sœur et… C’est trop pour lui. Il décide donc de rompre avec les deux, par SMS. Ben… ? Buck est vraiment un connard, en fait ? Assume un minimum et dis-leur en face, individuellement si tu ne veux pas qu’ils comprennent qu’ils ont couché avec la même personne, à la rigueur.

En fin d’épisode, après l’intervention qui voit Hen finir à l’hôpital, le frère et la sœur débarquent alors à la caserne. Je trouve quelque peu surprenant que Ravi et Eddie soient là à s’amuser de la situation et se foutre encore de la gueule de Buck quand Hen est dans un état incertain à l’hôpital, mais je suppose que la vie continue ?

Sans surprise, le frère et la sœur étaient au courant qu’ils voyaient Buck en même temps et sont plutôt partants. Si ça choque Buck, c’est parce qu’il n’est pas bon en maths et généalogie, finalement : le frère et la sœur ne sont pas du tout frère et sœur, ils sont maris et femmes. Et ils cherchent un troisième partenaire pour mariage non-monogame éthique. Allez. J’ai ri, surtout que Buck leur demande en quoi c’est éthique de coucher avec lui sans lui dire la vérité.

Le pauvre Buck est tellement gêné que je ne comprends pas comment le couple peut ne pas sentir ce qui suit et anticiper qu’il va les recaler même s’ils ont très envie de rester avec lui : il ne veut pas être la troisième roue de leur moto car il cherche encore comment être une moitié. La femme passe aussitôt à Ravi et le mari à Eddie. Les scénaristes savent ce qu’ils font pour Buck, non ?

Et que l’épisode se termine sur Buck qui, d’un coup, redevient traditionnaliste à vouloir être en couple absolument après un épisode à errer et faire de la merde, ça m’a fait rire.

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