Felicitations : un podcast signé Felicia Day

Salut les sériephiles,

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Je sais que j’en ai déjà parlé quelques fois sur le blog (par exemple ici ou là), donc non, je ne me répète pas promis ! Et puis, voilà, s’il y a bien une personne dans ce monde que je peux écouter parler pendant des heures sans me lasser et suivre dans tous ses projets sans avoir aucune déception (malgré l’exception confirmant la règle bien sûr), c’est Felicia Day. Quand on me lance sur ce sujet-là, je ne m’arrête plus et je peux écrire des pages et des pages rien que pour vous vendre son autobiographie et pourquoi elle est absolument géniale alors même qu’elle l’a écrit avant d’avoir quarante ans.

Non, mais voilà, rien qu’un paragraphe et j’en fais déjà trop. Préparez-vous, c’est un article de fanboy ! Le sujet de cet article n’est pas Felicia Day, ça, je l’ai déjà fait. Le sujet, c’est son dernier projet, dont elle avait parlé il y a quelques temps sur sa chaîne Twitch : elle a enfin lancé son propre podcast, il y a deux semaines. Un podcast ? Oui, je vous ai dit que je pouvais l’écouter parler des heures, et ce n’est pas un hasard.

Tout le côté « je raconte ma vie » a commencé avec The Flog pour elle, et elle n’a jamais vraiment arrêté. Ses lives twitch commencent toujours par une demi-heure de blabla général sur sa vie et c’est bien ça qui lui a donné l’idée du podcast. Alors forcément, ce n’est pas toujours passionnant, mais dans l’ensemble, c’est drôle : elle se plaint de tout un tas de choses, des tracas quotidiens aux problèmes qu’elle rencontre maintenant qu’elle est maman, mais le fait avec toujours un esprit vif et un œil aussi geek que critique. C’est ce qui rend ça passionnant, elle a une personnalité magnétique et un point de vue qui rend ses plaintes drôles.

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C’est surtout que c’est toujours fait avec humour, donc.

Quand je dis que le podcast a commencé il y a deux semaines, je manque de précision : elle a lancé une version béta pour voir ce que ça donnait… Sans trop de surprise, cela donne une heure de blabla ; la première était un tour de chauffe, la deuxième déjà un peu mieux : elle improvise totalement ce qu’elle raconte autour de quelques sujets qu’elle prépare à l’avance, mais le long monologue ne manque jamais d’être intéressant. Et ça, même quand elle aborde des sujets dont je n’ai pas grand-chose à faire (notamment ses problèmes gastriques, quand même).

Bien sûr, c’est une expérience réservée aux anglophones, mais si vous comprenez l’anglais, je vous conseille d’y jeter un…e oreille.

Comme dans le Flog, elle a l’excellente idée de terminer ce podcast par des références à ce à quoi elle a joué (parce que c’est une gameuse), ce qu’elle a regardé ou lu dans la semaine, etc. C’était la partie la plus intéressante de son émission Youtube, et c’est aussi celle de son premier podcast. Pour le deuxième, elle propose une « interview » de son frère pendant 30 minutes, son frère que l’on connaît d’une autre émission où ils jouaient à d’anciens jeux vidéo. Leur relation est pleine d’amour fraternel et de blagues faites l’un à l’autre, ce qui rend certains passages de l’intro (et notamment l’intro) à mourir de rire. Oui, j’ai ri tout seul dans mon RER, et c’est ce qui m’a motivé à écrire un article dessus.

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Passer pour un psychopathe dans le RER, ça m’inspire, oui !

Felicia Day se refuse à fixer un programme clair pour le podcast, mais on sait qu’elle prévoit d’autres interviews (et avec tous les potes acteurs qu’elle a, ça peut être drôle !) et qu’elle continuera à faire le tour de ce qu’elle a consommé dans la semaine, tout en racontant sa vie.

Comme en plus elle commence une tournée de conventions en Europe (pour la première fois depuis son accouchement), cela promet d’être passionnant : si elle continue bien de les faire pendant son voyage, elle va forcément nous présenter son point de vue sur les différents pays qu’elle traverse ; et ce sera encore plus passionnant.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, j’arrête de faire mon fanboy, j’espère en avoir convaincu quelques-uns de tenter d’écouter au moins un podcast (et tant qu’à faire le 2e, il est un peu mieux, forcément).

 

Iceman (comic)

Salut les sériephiles,

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N’ayant plus trop d’idées en ce moment pour les 500 mots très généraux sur les comics, j’ai failli écrire un long article pour dégommer la Fox ayant annulé cette fois Lucifer qui n’aura pas de vraie fin, en plus des autres, puis je me suis dit que je n’allais pas céder trop vite à l’énervement – on peut toujours prier pour un rachat (surtout quand on voit la vitesse à laquelle est passée TT mondial hier soir, plus rapidement que Brooklyn 99).

Image result for battle of the atomNon, à la place je vais simplement vous présenter une mini-série de onze comics. C’est possiblement l’une de mes séries X-Men préférées, et pourtant elle partait très mal. Il s’agit d’Iceman et attention, ça va possiblement vous spoiler pas mal le personnage si vous n’avez pas suivi Battle of the Atoms et toutes les conséquences de l’arrivée des X-Men adolescents dans le présent.

En 2016, Marvel a lancé tout un tas de nouvelles séries visant une meilleure représentation globale des minorités, parmi lesquels on retrouvait Mosaic (un super-héros noir, dès 2016) et Iceman (2017). J’adore les deux séries, mais les deux ont eu une bien courte vie malheureusement ; Mosaic n’ayant tout simplement pas de fin (mais le personnage est passé chez les Inhumans – seule raison pour laquelle je ne serai pas contre d’autres saisons de la série ABC) et Iceman étant une très bonne série de comics avec début et fin. D’ailleurs, c’est bien pour ça que c’est celle que je vous présente aujourd’hui.

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Iceman, c’est-à-dire Bobby Drake, on le connaît tous de nom ; certains grâce à X-Men Evolution, d’autres grâce aux films (Shawn Ashmore et ses flirts avec Anna Paquin/Malicia et Ellen Page/Kitty, tout de même). Pourtant, il s’agit bien d’une série sur les minorités parce que lorsque Bobby a rencontré la version adolescente de lui-même, celui-ci l’a confronté à son plus gros secret : il est gay. Depuis toujours, si.

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Et tant pis pour mon adolescence.

J’ai eu beaucoup de mal avec cette révélation qui semblait sortir de nulle part à l’époque. Depuis tout petit, Bobby est clairement un de mes X-Men préférés et ses romances avec Malicia dans les films, avec Kitty dans les comics, font partie des choses que je préférais dans tout cet univers. Ajoutons à ça que son coming-out est quelque peu forcé par Jean Grey lisant dans ses pensées et j’ai trouvé le tout maladroit et j’ai boudé le personnage quelques années (bon, c’est aussi que je ne lisais plus tellement de comics, j’avoue).

J’aurais largement préféré qu’il soit révélé bisexuel, ce qui aurait été plus en accord avec des décennies de comics où jamais il n’a été question de sa sexualité autrement que comme hétéro, y compris lorsqu’il avait des scènes avec Jean qui, soi-disant, savait parfaitement qu’il était gay depuis toujours. Bon, bref, cette série se propose donc de donner des aventures solo à un Iceman célibataire, s’assumant nouvellement gay et… ma foi, c’est grandement réussi.Image result for iceman

L’humour et la réparti du personnage sont maintenus, mais sa grande confiance en lui est maintenant quelque peu remise en question par cette difficile acceptation, et j’ai trouvé ça super intéressant de le voir gérer son coming-out alors qu’il est déjà adulte, qu’il a des ex et des problèmes de super-pouvoirs. Cela renouvelle agréablement toutes les métaphores habituelles des mutants devant s’accepter, en remettant en question la société passée dans laquelle il n’était déjà pas à l’aise d’être mutant. Franchement, la série s’en tire extrêmement bien à créer un personnage complexe, mais toujours drôle et plein de vie – Bobby, quoi.

J’avais peur de ne pas reconnaître mon personnage préféré, mais finalement, je l’ai juste redécouvert sous un tout nouveau jour, et c’était cool. Si la série se concentre donc logiquement sur son coming-out qui se fait progressivement (mais qui est facilité aussi par le fait qu’il ait une version adolescente qui se promène au grand jour avec son mec) et son acceptation de sa nouvelle identité, c’est avant tout une quête de soi pour le personnage et en onze numéros les scénaristes arrivent à le faire passer d’un état à l’autre, à le faire grandir en fait. C’est une des rares séries X-Men où j’ai eu l’impression de vraiment approfondir un personnage que je croyais déjà connaître par cœur.

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Couverture très subtile sur le charme transperçant de Daken…

Et comme nous sommes dans l’univers X-Men, il faut aussi qu’il botte les fesses de quelques méchants ; ce qui n’est pas toujours aussi désagréable que ça pour lui, surtout lorsqu’il tombe sur Daken qui, lui, est bisexuel et aime jouer de ses charmes.

Oui, c’est classique le coup du méchant qui fait tourner la tête du héros, mais ça va, ils ne sont pas trop tombés dans les clichés non plus (enfin si, y a qu’à voir ci-contre, mais non, ça allait, ça aurait pu être bien pire, je pense) et ce n’est jamais qu’un tout petit arc narratif de ces onze comics – il a aussi tout un tas d’autres aventures à gérer.

C’est donc une série sympathique qui réactualise les thèmes de base de la franchise, l’acceptation de soi, la recherche de son identité, avec une touche moderne, quelques super-villains et, bien sûr, quelques-uns de mes personnages préférés dans l’univers Marvel. Et comme en plus il n’y a que onze numéro, ça se lit bien et ça a sa propre conclusion (un chouilla bâclée, mais bon, ils se sont fait annuler faute de ventes alors que ça aurait pu durer des années je pense). J’espère que tout ceci aura attisé votre curiosité et vous aura donné envie de les lire, parce que je suis enfin réconcilié avec Bobby depuis que j’ai lu tout ça et, vraiment, c’était une des meilleures séries que j’ai pu lire ces dernières années !

Les séries les plus hot

Salut les sériephiles,

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Voici un thème qui est fait pour attirer les audiences et je soupçonne Tequi d’être un peu en manque de population sur le blog après sa longue pause (qu’alliez-vous imaginer après le mot manque ?). Le problème de ce TFSA, c’est que je ne regarde pas franchement des séries pour qu’elles soient hot et je dirais même que ça a tendance à me faire déguerpir au plus vite quand ça va trop loin (coucou Game of thrones, évidemment que je profite de l’occasion pour te tacler). Et autant je dis ça, autant il y en a quand même qui envoient dans ce que je regarde, mais tant que ça sert l’histoire ou que je suis déjà largement accroché à l’histoire, je ne dis trop rien. Sinon, j’avais déjà fait le tour des personnages qui font fantasmer, ça peut déjà donner une bonne idée des séries hot, mais j’ai fait le choix de ne surtout pas reconsulter mon article avant la rédaction, parce que sinon, j’allais m’auto-saturer la tête.

Pour cette édition, j’ai ainsi pensé surtout à ces cinq-là :

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  1. How To Get Away With Murder

On dit parfois que “less is more” et c’est un peu le cas de celle-ci. Elle n’est pas spécifiquement faite pour être dans le hot, mais Shonda Rhimes adore caser quelques scènes érotiques dans ses séries qui ne sont pas Grey’s (en tout cas, ça n’a jamais trop marqué mes yeux chastes cette série-là). Comme Scandal et ses cunnilingus suggérés, HTGAWM n’hésite pas à envoyer des images qui suggèrent tout un tas de choses. J’ai souvenir d’une scène de la saison 2 (ou 3 ? J’ai un doute du coup) où tout le monde y passe. C’est toujours fait de manière suggestive et jamais dans l’excès ou le trash, mais ça fait que c’est super hot sans rien montrer – et parfois, ça insiste tellement que ça en devient excessif, et ce n’est pas Connor qui dira le contraire.

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  1. Altered Carbon

C’est tout le contraire pour cette série Netflix qui adore montrer, et tout montrer. À tel point que finalement more can be less. Les personnages sont tellement peu érotisés qu’il y a des scènes de full frontal qui finissent par n’être même si hot alors que putain, c’est du full frontal. C’est du coup la première idée que j’ai eu du côté du « hot », parce que tout de même, il y avait Dichen Lachman et que je l’adore depuis des années cette actrice alors c’était… hot !

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  1. Dear White People

Ne quittons pas Netflix et restons dans le full frontal avec cette série qui n’hésite pas à y aller quand il s’agit de sexualité. Je l’avais mise dans ce top rien qu’avec sa saison 1 et sa saison 2 était tout de même nettement moins marquante du côté de l’érotisme (là tout de suite, il n’y a qu’une scène du premier épisode qui me vienne en tête), mais la saison 1 était hyper hot, au point d’en être dérangeante par moment, mais juste parce que j’avais voulu regarder un épisode dans le RER ne m’attendant certainement pas à une telle nudité. Oups !

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  1. Westworld

Encore une série qui n’hésite pas à jouer avec la nudité de ses personnages en la banalisant tellement qu’on finit par ne plus y faire attention. D’accord, mais en fait si quand même. Les full frontal s’enchaînent et la série n’est jamais aussi hot que quand elle les évitent pour finalement montre les personnages en train de profiter du parc et de son libertinage inscrit dans sa Constitution. Bref, si on met de côté le fait que ce sont censés être des robots (ça, ça casse l’ambiance quand même), on ne peut pas dire que Dolores ou Maeve laissent indifférent. C’est particulièrement vrai pour Maeve d’ailleurs, parce que quand Dolores est nue, elle est tellement robotique que c’est plus crispant que sensuel. Mais c’est peut-être juste moi.

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  1. Sense8

Évidemment. Comme à peu près tout le monde regardant la série et participant au TFSA, je ne peux penser à une autre série qui est à fond dans l’érotisme et la nudité. Libération des mœurs et acceptation de soi sont clairement les thèmes principaux de cette série, et donc ça passe là encore par la nudité parce que Netflix. Si les scènes d’orgie sont les plus marquantes, ce ne sont pas forcément les plus hot pour autant – je trouve qu’il y en a avec les couples se cherchant qui sont hotement plus hot (jeu de mots de fou qui part d’une faute de frappe). Et puis, c’est tellement hot que le site Pornhub s’est quand même proposé de financer une saison 3 complète si l’équipe le voulait bien. Et c’est un site porno, quoi (voilà, si avec de tels mots-clés je ne suis pas bien référencé sur Google, je ne sais pas quoi faire).

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C’est tout pour les séries hot, mais comme je me suis énormément concentré sur la nudité et que je m’en rends bien compte, laissez-moi parler en bonus de Fear the Walking, parce qu’Alycia Debnam Carrey sera toujours hot même avec tout le sang et la boue et la crasse de la Terre sur elle. Dans le même genre, les teen shows du type The 100 ne sont pas en reste dans l’érotisme (Octavia, c’est un peu too much pour moi par moi, mais Echo, je craque, et ce n’est pas pour rien que j’aime le personnage, oups). Allez, je termine par Unreal qui sait comment mettre en valeur ses prétendantes (bon, et ses prétendants cette année).

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Bon, peut-être que ça aide qu’elle soit introduite à moitié à poil dans la série aussi.

Je pense que j’ai fait le tour pour cette semaine, bon week-end hot à tous – même si les températures extérieures dégringolent !

Ce que sont les upfronts

Salut les sériephiles,

La semaine prochaine auront lieu les upfronts pour les grands networks américains et, si ceux-ci ont quand même moins de gueule qu’il y a quelques années, il s’agit d’un grand moment annuel du calendrier des séries américaines qui se devait d’avoir sa fiche dans mon lexique du sériephile, et je me suis rendu compte qu’il ne l’avait pas encore !

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Alors c’est quoi exactement les upfronts ? C’est une semaine lors de laquelle les cinq grands networks américains vont révéler les grilles de programme qui occuperont la rentrée de septembre. Si je le dis autrement, c’est la période de l’année où les chaînes décident d’annuler certaines séries (parfois sans fin, soupir), d’en renouveler d’autres pour une saison supplémentaire et surtout, surtout, de nous présenter leurs nouveautés.

À une époque, c’était la semaine la plus importante de l’année. Depuis quelques années, en revanche, les séries annoncent avant, par surprise, les séries renouvelées – comme la CW il y a un mois par exemple. Du coup, ça fait le buzz et ça limite un peu l’impact des upfronts, qui font quand même le buzz avec une ou deux séries dont on attend désespérément de savoir le sort (par exemple, Agents of S.H.I.E.L.D cette année) et les dernières nouveautés pas encore annoncées.

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Je ne stresse pas. Du tout.

C’est quoi ce nom ? « upfront », c’est un terme qui se traduit grosso-modo par « en amont », parce que les annonces se font en amont de la saison prochaine. Ca et les transactions commerciales dont on va parler juste après.

Quelle origine ? Ce système s’est mis en place en 1948 (!), et c’est fou que 70 ans plus tard ça impacte encore autant le calendrier. À l’époque, ce n’était bien sûr qu’un micro-événement, avec seulement NBC, ABC et CBS pour proposer des séries… à la mi-février, et pendant deux semaines ! Le système de septembre à mai s’est mis en place plus tard, en 1962 pour ABC qui a voulu synchroniser le début de ses saisons avec la sortie des nouvelles voitures. Ouep, les séries sont l’occasion de faire de la pub, faut pas oublier.

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Et même encore aujourd’hui, elles adoooooooooorent faire des pubs de pouvoir (ne me lancez pas sur le partenariat Walking Dead/Hyundai !

Bon, depuis, toutes les chaînes se sont alignées sur ce planning et présentent en mai leurs futurs programmes, à New-York. Au cours de cette semaine sont aussi fixés les jours de diffusion, les horaires, pour les séries comme pour toutes les émissions des chaînes. La présentation se fait à la presse, mais aussi aux annonceurs qui décident à ce moment-là d’acheter ou non des espaces commerciaux pour ces programmes (les pages de pub, quoi).

Et afin de les convaincre, les chaînes sortent le grand jeu, avec tous les trailers et quelques annonces exceptionnelles. Bien sûr, les annonceurs internationaux ont aussi l’occasion de voir le premier épisode de chaque série, et c’est là-dessus aussi que se fixent les ventes internationales. C’est-à-dire que la semaine prochaine, on a aura des représentants des grandes chaînes françaises à New-York pour regarder ces pilots (c’est ce qu’on appelle les screenings) et décider, avec le budget de la chaîne qu’ils ont, quelles séries ils achètent ou non. C’est la même pour Netflix, c’est la même pour tous les pays, et c’est pareil pour les soaps, les dessins animés, les jeux, etc.

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En revanche, ce ne sont pas les chaînes qui fixent les ventes internationales, mais les grands studios. Après avoir vendu aux chaînes américaines, ils vendent à l’internationale ; et il y a des contrats privilégiés entre certains studios et certaines chaînes, des relations plus ou moins facilités par de précédents partenariats, etc, etc. Tout ça est donc une grosse opération commerciale pour tout le monde et c’est bien pour ça que les upfronts sont si importants. On saura bientôt quelle chaîne diffusera tel ou tel programme, y compris en France !

Bon, tout ne se joue pas à New-York pour la France, parce qu’il y a aussi un RDV à Cannes pour faire le marché international.

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Il faut que je renonce à mes espoirs de renouvellement pour ne pas être déçu…

Et la semaine prochaine ? Il reste quelques annonces de renouvellements/annulations à faire (et encore, depuis mon article, Blindspot et toute la franchise Chicago sont renouvelées… alors que Brooklyn 99 et The Last Man on Earth sont annulées…) et la présentation des trailers de toutes les séries de la rentrée (et de la mi-saison !), et les dates sont déjà connues. Le 14 mai, NBC entamera le bal le matin, suivi de la Fox l’après-midi. ABC prendra le relai le 15 après-midi, 24 heures avant CBS. Enfin, la CW ferme la marche de 17 mai au matin. Comme c’est à New-York, il faut grosso modo compter six heures de décalage, donc le matin pour eux, c’est l’après-midi pour nous, et l’après-midi pour eux, c’est notre soirée.

Évidemment, mes 500 mots de mardi à vendredi suivront tout ça de très près la semaine prochaine, ça va sans dire ! Quant à The Last Man on Earth, j’en reparlerai prochainement – en espérant que ce soit pour dire que quelqu’un a eu la bonne idée de la racheter parce que quatre saisons sans fin, c’est juste du foutage de gueule, merci la FOX.

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