Les séries qui oublient d’allumer la lumière

Salut les sériephiles,

Je sais que vous adorez quand je pousse un coup de gueule, alors je ne vais pas me priver surtout que je garde celui-ci depuis quelques temps déjà et que j’ai hésité à m’en servir dans l’article Les coups paru hier. Finalement, j’ai bien senti qu’il y avait le potentiel d’un article à part, donc le voici, tremblez séries !

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Aujourd’hui, je vais donc me plaindre des séries trop sombres inutilement, histoire de savoir si vous aussi ça vous agace ou s’il n’y a qu’à moi que ça pose problème ! Voyez-vous, on a de manière assez incompréhensible une semaine tellement belle qu’on se croirait au printemps (quoi ? Comment ça c’est normal mi-avril ? Mais il grêlait il y a sept jours !), voire en été – mais il y a trop de pollen pour ça ! Comme je suis toujours étudiant à distance, c’est la période de l’année que je préfère (bon, pas le pollen) car c’est le moment où je peux m’installer dans le jardin pour lire et bosser et profiter du soleil et boire des thés glacés faits le matin même et me sentir en vacances alors que je n’y suis pas. La belle vie, donc. Inévitablement, qui dit belle vie dit visionnage de séries à un moment ou un autre, et c’est là que se pose un gros problème : trop de lumière dehors, pas assez dans les séries que j’ai à voir.

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Notons que la lumière vacille, faudrait pas trop éclairer les acteurs. Peut-être que c’est parce qu’ils jouent mal et qu’ils ne faut pas que ça se voit ?

Par exemple, voyez, j’écris cet article à 16h (hier donc), heure où je m’accorde généralement une petite pause série. Oui, mais je voulais regarder Shadowhunters et avec ce soleil autant dire que je ne vais rien voir. Comme beaucoup d’autres, Shadowhunters a en effet décidé que les trois quarts de ses épisodes se feraient la nuit ou dans des pièces hyper sombres, ce qui fait qu’au moindre rayon de soleil, on est foutu : je me retrouve bien plus souvent à contempler mon reflet énervé que mon épisode tellement la photographie se prive de lumière.

Avant qu’on ne m’accuse de mauvaise foi parce que oui, quand même, Shadowhunters ça veut dire chasseurs d’ombres et que c’est dans le synopsis de la série que ça parle du monde des créatures nocturnes, je tiens à dire que c’est loin d’être la seule série à être confrontée à ce phénomène.

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Et en plus ça force les gens à faire des gifs surexposés, en plus !

 Je pense que tous ceux qui ont vu la saison 8 de The Walking Dead se rappelleront d’une scène où Rick s’attaque au méchant du moment (je ne nomme pas pour éviter le spoil, même si bon…) dans une cave. Qu’il n’y ait pas de lumière, c’est assez logique, mais on s’est retrouvé avec 15 minutes d’épisode où on ne voyait rien. Et déjà qu’il ne se passe pas grand-chose habituellement dans la série, là, il fallait se contenter de voir deux trois silhouettes bouger et faire des monologues dans le noir. C’est hyper frustrant, surtout quand ça commence à se battre et qu’on est bien incapable de savoir qui est qui ou ce qu’il s’y passe.

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Cela dit, là aussi, quand on voit les tronches, ça vaut peut-être mieux ?

Je zappe le retour de Fear the Walking Dead qui m’a forcé à fermer le volet, ne pas allumer de lumière et augmenter les contrastes de la télé (je n’étais même pas dehors, c’est bon quoi, c’est plus de la mauvaise foi de ma part ; surtout que j’avais une qualité d’images pas trop dégueu !). Suite à cette prétérition (coucou Gaelle), j’enchaîne ainsi sur Agents of S.H.I.E.L.D.

Si vous suivez le blog, vous savez que j’adore cette série. Oui, mais ça ne va pas m’empêcher d’être hyper critique de sa saison 2. Suite aux événements de fin de saison 1 qui font basculer la série dans un univers plus… sombre, ma foi ; la photographie de la série a décidé de suivre l’écriture. Si en soi, c’est une bonne chose, on s’est retrouvé avec une saison tellement sombre qu’il y a plein de scènes dans lesquelles je ne sais toujours pas ce qu’il se passe quand je les regarde sur mon lecteur DVD (merci Ludo).

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Vous voyez : pas de lumière sur tout le visage des acteurs, gif surexposé pour tenter d’y voir quelque chose…

La saison 5 est également assez sombre, mais je trouve pour l’instant la photographie mieux gérée. Je reste tellement frustré de certains combats de la saison 2 (avec Mack ou Skye notamment) où l’on ne voyait rien alors qu’on sentait un beau boulot de chorégraphie. Dans ces moments-là, j’étais bien souvent soulagé d’avoir Lincoln pour faire un peu de lumière (et pourtant, ce n’était pas une lumière ce garçon)…

Allez, pour terminer de cracher dans la soupe, je me sens forcé de parler d’American Horror Story (autant la saison 6 est la meilleure, autant bien souvent, ben… on ne voyait pas grand-chose) et des séries Netflix, particulièrement les Marvel.

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Quand il fait jour dans AHS… (bon, après, c’est vrai que ça aide à flipper quand tu vois pas ce qu’il se passe)

Je comprends bien que c’est censé instaurer une ambiance un peu angoissante pour la survie de nos héros (même si dans les Marvel, bon, on sait bien comment ça va se finir) ; mais bien souvent, ça me décroche totalement de l’épisode parce que je ne vois pas ce qu’il se passe. C’est bien beau de voir des silhouettes bougeant dans tous les sens, mais si on ne sait plus à qui elles correspondent, ni ce qu’elles font, je trouve que c’est de la perte de temps pour tout le monde. Ce genre de scènes coûte cher à tourner, prend du temps pour les acteurs, et tout ça pour que les téléspectateurs entendent vaguement deux trois coups de poings (d’ailleurs, d’où les coups de poing font ce bruit-là franchement ?) au milieu de cris.

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On ne risque pas d’oublier qu’il est aveugle au moins, mais il nous pète les yeux à nous forcer à augmenter tout le temps la luminosité… 

Je trouve ça frustrant, dommage et c’est pour ça que c’est mon coup de gueule du jour, même si je sais bien que c’est dans le vent. Histoire que ça ne le soit pas totalement, dites-moi… Vous aussi ça vous arrive de vous retrouver face à ce genre de scènes, pas vrai ?

Here and Now, série aussi originale… qu’épuisante

Salut les sériephiles,

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Hier, outre le crossover foireux de The Walking Dead et Fear the Walking Dead que j’ai détesté (pas moins), j’ai pu regarder la fin de saison d’Here & Now dont les audiences sont tellement catastrophiques que la probabilité de saison 2 est malheureusement bien faible : les audiences sont les plus mauvaises de HBO depuis des années, pour ne pas dire depuis toujours. J’ai en revanche accroché à la série sans jamais parvenir à la comprendre, alors il fallait que j’en parle dans un article aujourd’hui, histoire que ça sorte, et je vais le faire sans spoiler, évidemment, pour que chacun se fasse un avis sur la série et si ça vaut le coup ou non d’être vu.

Related imageUne famille contemporaine multi-raciale constituée du mari, de l’épouse, de trois enfants adoptés de Somalie, du Vietnam et de Colombie, ainsi que d’un enfant biologique voit ses liens être testés lorsque l’un d’eux commence à avoir d’étranges visions. Voir les critiques des épisodes de la saison 1.

Franchement, à la vue du synopsis, je m’attendais à un énième drama familial, avec une touche de fantastique en plus. C’était mal connaître Alan Ball (Six Feet Under, True Blood) qui a l’habitude de pondre des séries bien plus complexes que ça. Plutôt qu’un drama familial, il a fait le choix d’aborder les grands débats de société qui parcourent régulièrement notre quotidien, particulièrement exacerbés par la peur post-Trump : le racisme, la place de l’individu dans la société, la folie, la religion, le harcèlement sous toutes ses formes, l’identité (sexuelle, religieuse, etc.), la fidélité, le quête de vérité, l’ésotérisme, le surnaturel, la norme… sont autant de sujets que la série prend soin de ne pas contourner. D’ailleurs, je dirais même qu’elle se précipite vers eux pour les prendre à bras le corps dès qu’elle en a l’occasion, et des occasions, elle en créé à chaque épisode. Jusqu’à saturation.

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La série a aussi une jolie esthétique, tout de même.

C’est là que la série a commencé à perdre beaucoup trop de monde, et donc une grosse partie de son audience (déjà maigre au départ). Malgré un casting vraiment cinq étoiles (il n’y a pas un acteur qui ne soit pas remarquable dans son interprétation, à part peut-être Malcolm… mais il est là pour ça, justement), la série aborde trop de sujets sans jamais fournir la moindre réponse. Pire, elle s’écoute. Elle écoute ses personnages parler, elle écoute leur crainte interne (et tout tourne autour de cette peur finalement, de manière plus réussie que la saison 7 d’American Horror Story tentant de faire la même chose et s’étant gamélée au passage). La série offre aussi à ses personnages des monologues et des dialogues de sourds, constamment ; et quand il y a dialogue, il y a de toute manière des points de vue irréconciliables, et parfois malgré l’amour que se portent les personnages (c’est particulièrement vrai entre Ashley et ses parents). C’en est rapidement épuisant. On ne sait plus quoi en tirer. Parfois, ça donne même l’impression de parler pour ne rien dire, parfois au contraire, ça fait un incroyable travail de représentation (sur le racisme quotidien, sur l’homosexualité, sur la religion, sur les gender fluid).

Et puis, rien. C’est épuisant et c’est sans réponse, toujours. Ce n’est pas fait pour apporter des réponses.

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Et au milieu de tout ça, il y a aussi une place importante accordée aux rêves, évidemment.

En fait, le titre de la série, qui aurait franchement dû être Eleven Eleven ou 11 11 pour clarifier l’importance de son mystère, est une vraie clé de lecture. C’est une série de l’ici et maintenant – et c’est pour ça que je trouve d’autant plus dommage le décalage temporel réel/fiction (les épisodes étaient écrits pour être diffusés en mai prochain). Elle ne propose pas de réponse aux sujets de société qu’elle aborde, parce qu’il n’y a pas de bonne réponse. La série propose des confrontations de points de vue, une ouverture d’esprit, des ébauches de réflexion, tout le temps, en permanence, et c’est à chacun d’en faire ce qu’il veut : l’accepter, le rejeter, s’informer, s’identifier… Autant de réactions possibles et souhaitées. Le téléspectateur n’est jamais guidé au milieu de tout ça, il est simplement paumé, qu’il soit en posture passive (regarder pour regarder) ou active (regarder pour comprendre) dans son visionnage. On observe et on ne sait pas quoi penser, et on écoute, et chacun a une réaction personnelle vis-à-vis de ça, et je crois qu’il serait difficile de trouver deux personnes pensant exactement la même chose de chacun des détails de la série, tant elle est complexe, l’air de rien, et aborde des sujets qui méritent tous une réflexion personnelle.

Un truc qui nous connecte tous ? Ah, la peur d’un monde avec Trump président et la montée de l’intolérance, peut-être ?

En ce qui me concerne, je suis tombé dans la fascination, possiblement dans le voyeurisme même, de ces personnages. J’en voulais plus à chaque fois, même lorsque je ne savais pas quoi penser ou que je m’ennuyais. Il y a beaucoup de personnages que je détestais un épisode et que j’adorais dans le suivant, à commencer par Greg et Audrey, mais aussi Kristen. Il y a Ashley et les problèmes de racisme qui me fascinaient par leur traitement hyper réaliste et, de mon point de vue, juste (mais il faudrait vraiment confronter mon point de vue à la réalité du racisme, parce que je ne le subis pas). Il y avait le cas Navid, un mystère à lui tout seul, un personnage que j’ai dû mal à étiqueter réaliste – mais à quoi bon étiqueter/mettre dans des cases, justement ? Il y avait Layla, à l’amour fascinant, et Farid, au passé intrigant. Et puis, il y avait Ramon – et tout me fascinait dans le personnage de Ramon, au sens étymologique de fasciner d’ailleurs.

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Il portait sur ses épaules l’aspect le plus étrange de la série, avant de le partager ensuite avec Farid, le fil rouge mystérieux que je ne sais même pas comment qualifier – fantastique, probablement. Il continuait de vivre sa vie, avec un amour étonnamment pur dans sa représentation (et à l’évolution tellement bizarre !). Il était assez inhabituel pour attirer l’attention, et il était sacrément bien casté pour jouer la folie (mais était-ce vraiment de la folie ?).

Une série qui me permet d’évoquer dans mes critiques l’allégorie de la caverne, de faire des recherches philosophiques, de m’intéresser à plusieurs religions ; une série qui propose le dialogue, une série qui propose de l’écouter (et de s’écouter)… ça n’existe pas en 2018 ; c’est à contre-courant de tout ce qui se fait et c’était d’une richesse déroutante – ou alors pas du tout. Voilà tout ce qu’était la première saison d’Here and Now : une multitude de pistes de réflexion sur la vie, sur la société, avec un fil rouge dont nous n’aurons probablement jamais les réponses non plus car il est construit de la même manière.

Chaque épisode est un nid de questions métaphysiques effleurées par le script, mais chaque épisode prend aussi soin de montrer que malgré tout la vie continue avec ses petits tracas. Les épisodes étaient tellement riches que j’avais souvent l’impression de voir deux épisodes normaux en un et pourtant bien souvent, il ne s’y passait rien.

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Musulman et gender-fluid, une première à la télé américaine (une première tout court?)

Si je n’ai pas su quoi en penser pendant très longtemps, si je ne suis toujours pas sûr de savoir quoi en penser, si je ne sais pas si je projette trop d’intentions aux auteurs qui peut-être ne savaient pas ce qu’ils faisaient, il est très clair que la série m’a marquée par son originalité. En cela, c’est peut-être l’une des meilleures séries de la saison : c’est en tout cas une série que j’aimerais voir continuer car son mystère m’a happé, et ça dès le début, et ça, même quand je résistais et voulais descendre la note tellement il ne se passait rien. Je n’ai jamais réussi à m’y résoudre, j’ai toujours trouvé quelque chose à sauver.

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Finalement, la série a pour l’instant une fin extrêmement ouverte : aucune intrigue en cours n’est vraiment résolue et pourtant son épisode final a paru apporter des réponses et a redonné un sens cohérent à beaucoup d’éléments des premiers épisodes. Cette ouverture est voulue, elle est la signature même de la série et l’essentiel est qu’elle réussit à embarquer dans un voyage métaphysique et dans une quête de sens.

Bref, elle est une expérience que j’ai envie de communiquer ; une expérience que tout le monde devrait au moins tester, pour se faire une idée. Ou alors, elle est juste une série ratée. Et c’est ça qui est génial : chacun peut se faire son propre avis dessus et avoir raison, de toute façon. Après, j’ai l’impression qu’elle a réussi à épuiser tous ceux qui la regardaient, et c’est quand même une prouesse… mais pas forcément la prouesse espérée par les scénaristes.

Stats de la semaine #16

Salut les sériephiles,

Image result for shadowhunters raphaelComme chaque lundi, il est temps de regarder ce qu’il s’est passé du côté des statistiques du blog cette semaine. On reste sur un nombre de vues du blog assez stable dans l’ensemble depuis février dernier et c’est top de voir revenir les visiteurs, et d’en accueillir quelques nouveaux aussi, car ça fait qu’il y a toujours des choses à raconter dans ces articles ! Les séries se succèdent et je trouve toujours de quoi faire un petit commentaire, grâce à vous !

Le top 5 des articles les plus lus cette semaine sont :

  1. Les séries de cet été ? : 68 vues
  2. Les séries à ne pas annuler (et celles qui peuvent l’être) : 61 vues
  3. La grille d’anniversaire du Bingo Séries : 47 vues
  4. Les souvenirs marquants du Bingo Séries : 44 vues
  5. La playlist du moment sur le blog : 39 vues
  6. Ce que c’est qu’un « Jumping the shark » : 39 vues

Image result for rise nbcYep, il y a un peu moins de vues sur les articles les plus consultés, mais ça s’est équilibré avec les critiques, ce que je trouve assez beau en soi. Pas beaucoup de surprises cette semaine car les quatre premiers sont assez prévisibles, ce sont les types d’articles que je m’attendais à voir fonctionner (surtout celui avec un point d’interrogation, il faut bien le dire : les questions attirent, les plannings aussi, alors les deux ensemble, je ne vous dis pas !).

Le Bingo est un peu le fond de commerce du blog, donc bien sûr que ça attire du monde également. Je suis plus surpris par le succès de l’article sur la playlist. Je ne m’attends pas à le voir fonctionner, c’était surtout une idée en l’air, mais du coup, j’essaye de tenir les choses à peu près sérieusement et il y a déjà quelques nouvelles trouvailles depuis que j’en ai parlé ! Et sinon, grosse surprise de voir un article du lexique se hisser dans le top 5 et finir ex-aequo alors qu’il a été publié hier matin. En 14h, l’article sur les séries sautant au-dessus d’un requin a connu un gros succès alors que je l’ai écrit samedi soir après un repas de famille et sur un coup de tête. Comme quoi, les mojitos, ça peut avoir du bon !

Related imageEt le plus marrant de ce succès de la playlist, c’est qu’il a éclipsé le Bilan des saisons terminées en mars (33 vues) que je pensais bien voir dans ces statistiques. Comme quoi, on ne sait jamais tout à fait ce qui fonctionne ou non et vous me surprenez chaque semaine (je vous imagine souvent comme Margo dans le gif ci-contre).

Sur ce, il est temps de passer aux saisons les plus consultées du blog, et on notera l’absence de The Fades malgré son incompréhensible remontée dans les consultations  du blog de ce week-end !

  1. The Magicians (S03)
  2. Agents of S.H.I.E.L.D (S05)
  3. Grey’s Anatomy (S14)
  4. Rise (S01) 
  5. Shadowhunters (S03)

Pas de vent de renouveau dans le top 5 cette semaine, puisque The Magicians continue de s’assurer la première place avec une très grande marge, alors même qu’il n’y a pas eu de nouvel épisode cette semaine. En même temps, j’étais déçu de ne pas la voir à la première place lundi dernier, alors je suis bien content de cette remontée, surtout que j’ai lu une grosse partie du tome 1 cette semaine (oui, j’en ferai probablement un article).

Agents of S.H.I.E.L.D n’a pas beaucoup d’audience outre-atlantique, mais vous êtes nombreux à lire mes articles et ça me donne vraiment l’espoir naïf d’une saison 6 qui semble mal partie (l’épisode final de la saison 5 s’appellera « The End », ce n’est jamais bon signe). En tout cas, ça fait plaisir de voir qu’il y a plein de fans français malgré la diffusion chaotique de la série dans l’hexagone !

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Malgré la diffusion française et deux critiques d’épisodes, Grey’s a du mal à s’imposer cette semaine, mais elle s’en tire plutôt bien. Je ne préfère pas vous parler de Station 19 qui s’effondre d’épisode en épisode… À l’inverse, Rise nous fait une jolie remontée, mais c’est possiblement aidé par le succès de l’article playlist qui la prenait en exemple. Il faudra voir la semaine prochaine si ça continue sur cette lancée ou pas. Enfin, Shadowhunters est aidée par mon rattrapage de la série, je crois. Deux épisodes donc deux critiques pleine d’ironie cette semaine, forcément ça se voit dans les stats où elle pique la place de The Walking Dead à une vue près.

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Dans les termes de recherche menant au blog, j’ai eu deux petits coups de cœur qui en disent long sur ce que les gens cherchent sur Google : « girl orgasm forêt ensorcelée » (j’imagine que ça fait tomber sur les articles parlant de The Magicians où il est question d’un peu tout ça, mais c’est une recherche hyper étrange quand même) et « supergirl jeu d’alcool ».

Comme Supergirl revient demain, je propose à tous ceux qui le veulent de jouer à un jeu d’alcool et de boire une gorgée chaque fois que Kara change de look (particulièrement les lunettes), chaque fois qu’Alex joue avec ses lèvres, chaque fois que Winn tente une blague et chaque fois que James est inutile (pour vous aider : c’est chaque fois qu’il est à l’écran, en fait). De rien !

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Bon, n’oubliez pas modération quand même, même si les Networks en ont fait fi en programmant cette semaine avec le clap de fin de Scandal, celui de la première (et unique ?) saison d’Here and Now, ainsi que les retours de Supergirl et de FTWD.

Bonne semaine à tous, moi, je vais la commencer par le doublé The Walking Dead/Fear The Walking Dead et ça a intérêt d’être bien ! Tant que j’y suis pour un récap des derniers épisodes de FTWD, il suffit de cliquer sur ces quatre lettres majuscules 😉

Ce que c’est qu’un « Jumping the shark »

Salut les sériephiles !

J’espère que vous allez bien en ce dimanche matin où je suis probablement en train de roupiller, il faut bien se le dire. On se retrouve aujourd’hui pour analyser et expliquer une expression que je sais que j’ai déjà employée plusieurs fois sur le blog sans jamais prendre le temps de développer plus que ça : « Jumping the shark ». C’est parti !

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Oui, Olivia, tu fais bien de boire…

Alors ça veut dire quoi exactement « Jumping the shark » ? C’est lorsque les scénaristes commencent à ajouter des éléments hyper tirés par les cheveux à leurs intrigues, juste pour renouveler tant bien que mal les choses et au détriment de la qualité. Ouep, c’est une expression qui sert à marquer autant que possible le moment où une série est partie à la dérive. Le plus souvent, après ce genre de scènes, plus rien ne paraît crédible et c’est juste une souffrance de continuer à suivre la série tellement ça n’a plus aucune crédibilité.

Autrement dit, c’est le moment où les scénaristes à court d’idées font tout ce qu’ils peuvent pour se renouveler, au point que c’en est visible et souvent gênant.

Concrètement, ça peut se trouver dans n’importe quelle série, mais aussi dans n’importe quel dessin-animé ou même film, même si dans ce dernier cas, c’est souvent signe qu’il vaut mieux ne pas perdre son temps à le regarder parce que ne pas réussir à rester cohérent durant deux heures sans passer par un moment tiré par les cheveux, c’est plutôt mauvais signe. Pourtant, c’est souvent fait avec l’intention de récupérer les fans en leur proposant des scènes susceptibles de leur plaire, autant par le stress qu’elles procurent que par le plaisir de les voir.

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Yep, c’est étrange, mais c’est pourtant hyper cohérent quand on y réfléchit.

C’est quoi ce nom ? Il se traduit littéralement par « sauter le requin ». Bon, avant que vous ayez des images bizarres en tête, on parle bien de « sauter par-dessus le requin », hein ! C’est une expression assez imagée : vous vous imaginez bien que quelqu’un qui saute par-dessus un requin, que ce soit dans un film ou une série, c’est plutôt signe d’une qualité qui part en vrille.

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Quelle origine ? C’est un spoiler pour tous les fans de Happy Days, mais l’expression est tiré de l’épisode 3 de la saison 5 de cette série. Comme ça date de 1977, je pense que le côté spoilers est un peu éclipsé et qu’on peut en parler librement : Fonzie fait du surf dans cet épisode et malheureusement il y a un requin qui passe par là. Contre toute attente, il réussit à sauter par-dessus le requin, avec la musique bien dramatique qui va bien en arrière-plan.

Au visionnage de cette scène, les fans ont levé les yeux au ciel et compris que la qualité de la série n’était plus spécialement présente dans la série. Les audiences déclinaient depuis un moment et les scénaristes ont écrit cet épisode pour faire parler de la série et pour reconquérir leurs fans. Pas une grande réussite, mais au moins ils ont réussi à faire parler d’eux pour longtemps : c’était il y a quarante ans !

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Bien joué les gars !

Et aujourd’hui ? L’expression est connue de beaucoup de sériephiles et revient régulièrement dans la bouche des fans, malheureusement. Oui, malheureusement, puisqu’il est souvent question de séries dont la qualité a disparu en cours de route. Les exemples sont légions et le plus souvent les fans utilisent l’expression pour essayer de déterminer où exactement c’est parti en vrille. Personnellement, je pense souvent à Scandal quand je cherche un bon exemple pour expliquer cette série. C’est somme toute personnel, mais pour moi, la série est partie en vrille en fin de saison 2, ou au début de la 3 ; mais j’aurais probablement l’occasion d’en reparler.

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Grey’s a eu affaire à son requin dès l’épisode de la bombe en saison 2 pour certains ; pour moi, ça a tenu jusqu’à l’accident de ferry en saison 3 (puis c’est revenu, puis il y a eu la biche du début de saison 5, puis… en fait, je ne la regarde pas pour la cohérence, c’est tout). Station 19 n’a pas attendu plus de deux épisodes avant de proposer un épisode qui disait clairement qu’il ne fallait pas attendre quelque chose de cohérent alors que 9-1-1 m’a perdu avec son épisode de St Valentin.

La liste des séries qui perdent en qualité est longue comme le bras. Il faut toutefois noter qu’une scène farfelue et tirée par les cheveux n’est pas toujours synonyme d’un déclin qualitatif : The Magicians est composée à 90% de scènes de ce genre, et c’est ce qui fait son succès en ce qui me concerne. D’une certaine manière, je pourrais dire à peu près la même chose de Community ou Another Period. Parfois, ça fait du bien de sauter par-dessus le requin.

Et parfois, les séries parviennent à surfer sur la vague sans problème, un peu comme Agents of S.H.I.E.L.D qui malgré quelques scènes parfois moins bonnes a tout de même une qualité constante !

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Allez, bon dimanche à tous ! #ShakeItOff