The Watchful Eye – S01E01

Épisode 1 – Henn in the Fox House – 17/20
Pfiou. C’est un premier épisode très chargé que propose la série. En effet, il nous faut intégrer un tas d’informations, tout en rencontrant un casting bien fourni. De nombreuses questions se posent déjà, des dynamiques originales se dessinent, des intrigues plus prévisibles pour une série se mettent en place. Franchement, c’est un épisode qui fait très bien son travail pour nous introduire une ambiance et un monde dans lequel il faudra évoluer par la suite, mais c’est aussi très chargé et ça ne laisse pas le temps d’intégrer tout ce qu’il se passe. Mieux vaut être bien réveillé pour tout suivre. Je l’étais et la série me plaît bien pour l’instant.

Spoilers

Elena Santos cherche à se faire embaucher comme nourrice au Greybourne, un immeuble dont les riches résidents semblent cacher bien des secrets.

She looked so happy, why scare the girl ?

Pourquoi est-ce que la série commence par un plan sur de la neige qui tombe ? Elle ne fait qu’attiser ma jalousie car la neige me manque. Nous nous retrouvons donc en période de Noël dans un grand hôtel qui m’a renvoyé des vibes saison 5 de Charmed ou d’American Horror Story. Ce n’est pourtant pas le but de la scène, qui met simplement en scène une femme extrêmement riche qui rédige sa lettre de suicide avant de se jeter par la fenêtre.

Sympathique. On enchaîne sur un titre bien mis en valeur par un œil mystérieux qui sera probablement le titre de la série, puis sur une scène se déroulant six mois plus tard. Nous y suivons une jeune femme, Elena, qui se rend dans ce même hôtel où réside les Ward, la famille dans laquelle elle espère être embauchée comme nourrice. Assez vite, on apprend que ça fait six mois que Matthew, le mari de la suicidaire, souhaite trouver une nouvelle nourrice pour Jasper, son enfant.

Il a du mal à en trouver une, et on comprend assez vite pourquoi : il a une belle-sœur absolument insupportable, interprétée par Amy Acker. Par conséquent, j’adore déjà ce personnage de Tory : une richissime bitch ? C’est fait pour moi. Alors que l’entretien se déroulait bien pour Elena, l’arrivée de Tory marque un gros changement d’ambiance. Elle déteste d’avance Elena et n’hésite pas à lui faire sentir qu’elle n’est pas assez bien pour son neveu.

Cela dit, Elena continue de dragouiller gentiment le papa, en précisant bien qu’elle est célibataire, qu’elle a perdu sa mère jeune aussi et qu’elle parle trois langues. Tory a prévu dix autres entretiens tout de même, donc le déménagement d’Elena dans l’immeuble n’est pas pour tout de suite.

Elle rentre donc bredouille chez elle, même si elle considère que l’entretien ne s’est pas mal passé. Comme pour toutes les séries désormais, cela nous permet d’en arriver à la nécessaire scène de sexe pour les audiences. Oui, il est rapidement révélé qu’Elena n’est pas du tout célibataire comme elle voulait bien le faire croire. Elle raconte donc à son petit-ami très excité par la présence de sa copine l’ensemble de l’entretien.

On sent bien qu’Elena veut être embauchée chez les Ward pour de mauvaises raisons, mais nous ne savons pas encore lesquels, évidemment. En tout cas, elle reçoit un coup de fil indiquant qu’elle est bien embauchée malgré les dix autres candidates.

La scène suivante la voit donc s’installer dans l’immeuble, nommé Greybourne. Et si l’immeuble est plein de riches, Elena est dans une chambre de bonne sous le toit – ça ne fait pas rêver. L’immeuble est plein de bruits chelous en plus, mais bon, il paraît que c’est normal dans un vieil immeuble. Histoire que ça continue de ne pas faire rêver, Elena se retrouve seule à son étage, et elle rencontre malgré tout des voisins peu sympathiques. Outre Tory, il y a donc une certaine Mrs Ivey, vieille acariâtre qui fait bien sentir à Elena qu’elle ne l’aime pas.

Par chance, Bennet et Darcy, deux jeunes femmes très sympathiques et cousines éloignées de Jasper, lui font la visite. J’imagine qu’elles auront leur importance pour la suite, mais nous n’y sommes pas encore : pour l’instant, on nous les présente comme deux sœurs qui se disputent facilement mais passent tout leur temps ensemble.

Le problème de ce genre de pilot est qu’il doit introduire beaucoup trop de personnages d’un coup. Après Bennet et Darcy, on enchaîne donc sur une scène où Elena rencontre Elliott. S’il vit dans l’immeuble, il vient se réfugier au dernier étage pour fumer un joint loin de ses parents. Il donne quelques pistes à Elena pour que sa première journée se passe bien, lui expliquant que Tory est une psychopathe et que le Greybourne a connu quelques morts suspicieuses avec le temps. Il est aussi question du créateur de l’immeuble, qui hanterait les lieux.

Cette petite présentation faite, Elena peut enfin commencer son travail en tant que nourrice. Elle s’occupe donc correctement de Jasper sous l’œil avisé de Tory qui veut trouver un prétexte pour la virer et de Matthew, le hot dad qui fait tout ce qu’il peut pour que Jasper s’entende bien avec Elena. C’est toutefois par elle-même qu’elle réussit à gagner la confiance du petit, à base de trois anecdotes marrantes et mignonnes sur elle et de référence à Peppa Pig.

Elle l’emmène aussi au parc, gardant son simple t-shirt alors qu’il est censé pleuvoir. C’est l’occasion pour Elena de rencontrer d’autres nounous, Kim et Alex – les deux en savent beaucoup sur la famille Ward, sur l’immeuble, sur Matthew qui a sécurisé sa place dans la famille avec le suicide de sa femme et sur un secret dont elles ne souhaitent pas parler.

Bien. Admettons. Cela fait un bon suspense j’imagine, mais c’est vite évacué par un autre mystère : Elena qui rentre à l’appartement de Matthew pour fouiner et prendre des photos de son travail, avec un plan d’un immeuble notamment. Ce n’est même pas avec ça qu’elle risque sa place, cependant : elle ne se fait pas griller en train de chercher tout l’appartement, elle se fait griller quand elle ne connaît pas un détail sur l’université de Boston dans laquelle elle est censée avoir étudiée.

Matthew s’en rend compte, fait quelques recherches et la confronte à la première occasion. Elena est une menteuse professionnelle, ça se voit, alors elle parvient assez bien à endormir ses soupçons. Il faut dire qu’en une journée, elle a su se rendre indispensable à toute la famille : quand elle croise Candace, la femme-à-tout-faire de Tory, complètement malade, elle se propose pour la remplacer.

Tory organise en effet une grande soirée avec tout l’immeuble dans son appartement, et elle a bien besoin d’une serveuse pour l’aider. C’est l’occasion pour Elena de se rendre utile, certes, mais aussi de montrer l’étendue de ses capacités. Pour nous, ça permet de revoir tout le casting en une seule fois : Elliott vient pour la nourriture gratuite et se révèle attiré par Darcy ou Bennet, je ne sais pas encore les reconnaître, j’avoue.

Leur père, Dr Aryes, est un bon lourdeau qui drague Elena en face de sa femme Tory, tout en s’embrouillant avec Mrs Ivey, jusqu’à ce que sa fille intervienne. Après la soirée, Elena reste faire le ménage et c’est à nouveau ce docteur qui la surprend en train de fouiller l’appartement de Tory. On ne sait pas encore ce qu’elle cherche, mais lui, il cherche clairement à se faire la nouvelle bonne de sa femme. Heureusement que ses filles veillent au grain, franchement.

Elena peut donc rentrer chez elle, où un joint l’attend, cadeau d’Elliott. Cette fois, elle rencontre aussi sa voisine la plus proche, une autre nourrice si j’ai bien compris, qui s’appelle Jocelyn et qui la met en garde sur l’immeuble, elle aussi. Elle lui indique surtout de ne pas leur faire confiance, sans préciser exactement de qui elle parle. Je ne sais pas pourquoi je ne la sens pas. La série ne renvoie pas (encore) de vibe fantastique, mais j’ai l’impression qu’il peut y avoir des fantômes à tout moment – et des caméras c’est certain : ce n’est pas pour rien que Jocelyn lui dit de mettre des rideaux à sa fenêtre, non ?

En plus, il se passe déjà tellement de choses dans ce premier épisode, il est difficile de savoir à qui on a affaire exactement pour l’instant. L’épisode ne laisse pas le temps de respirer, et c’est une excellente chose. Le lendemain, par exemple, on apprend au petit-déjeuner qu’Elena passe avec son copain dans un diner qu’elle est là pour voler une pierre précieuse. La pierre vaut un tas d’argent, mais elle aurait été volé par les résidents du Greybourne, alors Elena ne fait que récupérer ce qui lui appartient. Soi-disant.

J’imagine que la famille voit ça différemment. Le copain d’Elena commence à se montrer suspicieux de notre héroïne quand il comprend qu’elle s’attache beaucoup aux résidents de l’immeuble. Elle n’a pas le temps de le gérer, de toute manière, parce qu’elle doit s’occuper de Jasper. Ce gamin s’avère de plus en plus insupportable : après l’avoir appelé au parc sans trop de raison, le voilà qui traverse la route contre l’autorisation d’Elena et manque de se faire renverser.

Réactive, Elena lui sauve la vie… et se fait engueuler ensuite par Tory. Vivement que la série avance pour qu’Amy Acker fasse autre chose que gueuler en permanence, même si ça lui va bien. Elena manque donc une fois de plus de se faire virer par Tory.

Elle est sauvée de justesse par Mrs Ivey qui assure avoir vu Elena faire un travail exceptionnel pour protéger et sauver la vie de Jasper. Allons bon. La vieille y voit son intérêt, évidemment : celle que la série révèle en fin d’épisode être la veuve de Greybourne souhaite enquêter sur la mort de sa nièce. Elle ne croit pas au suicide, sûr qu’elle y a été poussée d’une manière ou d’une autre. Elle demande donc à Elena d’être ses yeux et ses oreilles dans l’immeuble, en échange de sa protection vis-à-vis de Tory. Elena est un peu forcée d’accepter.

La nuit suivante, elle décide d’aller inspecter le sous-sol de l’immeuble, ce qui est toujours une bonne idée pendant la nuit. Elle entend deux gardiens s’engueuler pour quelque chose qui s’est passé il y a six mois (coucou le suicide d’Allie ?), puis fouille un sous-sol dans lequel elle retrouve le magnifique appartement de Greybourne. Elle manque de peu de rester coincée dedans après avoir découvert une tapisserie avec un très joli œil – le logo de la série – quand elle entend un bruit sourd qui indique une porte se fermant derrière elle.

Pourtant, elle parvient à s’échapper… pour mieux tomber sur le cadavre d’un des gardiens de l’immeuble. Le détective Macedo, accessoirement le copain d’Elena, appelé sur les lieux, lui assure qu’il s’agit probablement d’un accident, le gardien étant tombé dans les escaliers. Elena confirme cette version et remonte chez elle, où elle fait la connaissance de Ginny, une autre nourrice.

Et voilà, je le savais que Jocelyn n’était pas clair : Ginny est une jeune femme sympathique et bien plus moderne que ne le paraissait Jocelyn et son accent irlandais. Elle nous confirme qu’il n’y a pas d’autres nourrices à l’étage, ce qui signifie évidemment qu’Elena a, lorsqu’elle s’est droguée, complètement vu un fantôme ou halluciné… Nous en saurons plus au prochain épisode. En attendant, elle ne se sent pas en sécurité dans l’immeuble, surtout qu’il est peuplé de résidents avec des secrets chelous. Même Tory est bizarre à zoomer sur les photos de son beau-frère quand elle est au lit…

The Watchful Eye (S01)

Synopsis : Une jeune femme est embauchée comme nourrice pour une famille riche et pleine de secret. Elle a elle-même ses propres secrets.

Pour commencer, il faut que je précise tout de suite que je n’avais pas l’intention de me lancer dans un autre début de saison – surtout quand on sait tout ce que j’ai en cours ou à rattraper. Seulement, voilà, j’ai appris mi-janvier qu’Amy Acker était au casting de cette série quand elle a commencé à en faire la promo sur ses réseaux sociaux. Il est assez évident que quand je vois Amy Acker rejoindre une série, j’ai envie de la regarder, parce que c’est le plus souvent gage de qualité (coucou McGyver, vous auriez dû la garder).

Voir aussi : Amy Acker

Franchement, je l’aime dans à peu près tous ses rôles et la retrouver est toujours un grand plaisir. Partant de là, je ne peux que regarder cette nouvelle série, et tant pis pour tout le reste. Pour ne rien arranger, il semble que tout mon Twitter se soit décidé à se lancer dans la série pour la même raison ; ce qui fait que j’ai déjà vu passer un certain nombre de tweets évoquant les premiers épisodes. Je me sens donc plus en retard qu’autre chose au moment de la commencer. En plus, ils ont diffusé deux épisodes d’un coup – un truc que je déteste, parce que j’aime le format de 42 minutes précisément parce que c’est envisageable de le caser dans une journée bien remplie.

Bref. Pas le temps pour deux épisodes d’un coup, mais envie de pouvoir me dire à jour pour ne pas me sentir en retard dans une nouvelle série, vous voyez ? Je dis ça, mais évidemment, je perds du temps en introduction inutile que tout le monde a dû arrêter de lire car je ne parle même plus de la série. C’est parti, donc.

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – Henn in the Fox House – 17/20
Pfiou. C’est un premier épisode très chargé que propose la série. En effet, il nous faut intégrer un tas d’informations, tout en rencontrant un casting bien fourni. De nombreuses questions se posent déjà, des dynamiques originales se dessinent, des intrigues plus prévisibles pour une série se mettent en place. Franchement, c’est un épisode qui fait très bien son travail pour nous introduire une ambiance et un monde dans lequel il faudra évoluer par la suite, mais c’est aussi très chargé et ça ne laisse pas le temps d’intégrer tout ce qu’il se passe. Mieux vaut être bien réveillé pour tout suivre. Je l’étais et la série me plaît bien pour l’instant.
S01E02 – Hide and Seek – 17/20
Le rythme est toujours aussi efficace dans ce second volet. Je me rends compte que je suis bien à fond dans la série pour le moment, et ça faisait un moment que ça ne m’était plus arrivé sur une première saison. Si ça n’invente rien, les épisodes sont bien montés pour nous intriguer et ouvrir des pistes de réflexion sur ce que sera la suite de la série. Les questions se posent une à une et d’autres choses seront clairement à découvrir.
S01E03 – The Nanny Who Knew Too Much – 17/20
La série est toujours entraînante, avec plein d’intrigues à suivre en parallèle. Il se passe en un épisode l’équivalent de deux épisodes de certaines autres séries, mais sans pour autant qu’on ne subisse l’effet Riverdale : ici, on ne tombe pas dans le cliché ou le ridicule. Les mystères sont intrigants et nous posent plein de questions, ça donne donc envie de revenir. Cela faisait un moment qu’une série ne me donnait pas autant envie d’enchaîner sur l’épisode suivant. Dommage qu’il ne soit pas pour tout de suite.
S01E04 – The Nanny Vanishes – 16/20
À ce stade, la série a réussi à me rendre complètement paranoïaque. Je me suis rendu compte, plus j’écrivais la critique, que je ne faisais confiance absolument à aucun des personnages. Il y a trop de secrets à découvrir et de mystères à éclaircir, mais le récit avance à une bonne vitesse pour que ça ne paraisse pas improbable ou insolvable. Bref, c’est un vrai petit plaisir, cette série !
S01E05 – Stairway to Eleven – 16/20
Il est possible que la série prenne un tournant avec cet épisode, parce que j’ai eu l’impression, à plusieurs reprises, que la narration se complexifiait un peu trop avec ses révélations successives. En soi, ce n’est pas un problème, mais ça peut le devenir quand ça finit par manquer de crédibilité. Et puis, à force de me rendre parano, elle réussit aussi à me faire décrocher : au lieu de m’attacher à certains personnages, j’attends le twist qui me fera changer d’avis sur eux.
S01E06 – Save New-York – 16/20
J’ai eu plus de difficultés à entrer dans l’épisode cette semaine… Mais je suis content de m’être forcé à rester devant parce que la deuxième partie était bien plus prenante. On sent qu’on est probablement sur une première moitié de saison et qu’on atteint un pic dans certaines intrigues. Je suis curieux de voir les réponses aux questions qui se posent de plus en plus. L’évolution des relations entre les personnages est clairement peaufinée pour se rendre dans la même direction.
S01E07 – Out Like a Light – 18/20
J’ai adoré ce que l’épisode parvenait à mettre en place l’air de rien, parce que maintenant que l’on connaît bien les personnages, on peut commencer à avoir des quiproquos savoureux et des révélations de secrets inattendues au détour d’épisodes. Chaque épisode de la saison semble aussi construit pour mener à un évènement marquant, et ça fait qu’on se retrouve avec un très bon épisode.
S01E08 – Spellbound – 18/20
Si j’aurais pu faire sans une partie de l’épisode qu’on aurait pu nous résumer sans avoir à le mettre en scène, une chose est certaine : j’adore l’ambiance de cette série. Les secrets continuent de pleuvoir sur les personnages, mais nous en arrivons au stade où des révélations doivent avoir lieu pour qu’on puisse avancer. Autant dire que ça fonctionne très bien car tout était savamment préparé depuis le début.
S01E09 – The Serpent’s Tooth – 18/20
Cet épisode nous précipite clairement vers la fin de saison et c’est une excellente chose : les intrigues se recoupent et se croisent, les révélations pleuvent, les personnages partagent enfin certaines informations et d’autres assument un peu plus leur véritable nature. En vrai, c’est palpitant de suivre tous les secrets de ces riches, sans que ce ne soit qu’un soap basique. Vraiment, j’aime cette première saison et cette série. Je ne sais pas comment ça se terminera, mais je suis fan et j’espère une saison 2 parce que dix épisodes, c’est trop peu !
S01E10 – Hale Fellow Well Met – 20/20
C’est un épisode de dingue, parce que le rythme y est vif et haletant tout du long. Les révélations continuent de pleuvoir même quand je pensais qu’on en avait fait le tour et les acteurs sont au top pendant les quarante deux minutes. J’ai l’impression que l’épisode a duré bien plus longtemps tant il se passe de choses et tant certains ont réussi à me surprendre au cours de ce final. J’ai adoré cette saison, j’espère une saison 2 très vivement car ça faisait longtemps que je n’avais plus eu un coup de cœur pour une série.

La série est annulée, mais :

Une conclusion pour The Watchful Eye (enfin, presque)

Salut les sériephiles, Décidément, je ne vous lâche plus, mais ce n’est pas de ma faute. S’il y a bien un cliffhanger qui me hante et une annulation de série que je ne pardonne pas ces dernières années, c’est celle de The Watchful Eye. Et pour cause, la dernière réplique est tellement transcendante que je…

#9 – Être curieux comme Winifred Burkle

Salut les sériephiles,

Yep, encore un article dans la journée d’hier ! J’arrive presque à tenir ce rythme d’article du jour écrit la veille, finalement, ça peut être pas mal de le conserver pour de bon, comme c’était le cas à l’origine. Je me répète d’un autre article de cette semaine, donc je vous propose d’enchaîner sur le vrai contenu du jour – qui est la suite de la saga de cet été sur ces personnages qui ont eu un impact sur moi. Yep, nous en sommes déjà à neuf, je sais, mais je me suis donné l’objectif de douze.  

Douze semaines, douze personnages, douze impacts sur ma vie.

Rien que ça. C’est un vaste programme, je sais. Et je n’ai pas réussi à choisir un ordre ; alors on fera selon l’inspiration du moment. Pour aujourd’hui, il va être question de Winifred Burkle de Angel. C’est un personnage que j’adore pour de nombreuses raisons et pas que pour la beauté de son interprète, promis ! Amy Acker est brillante – elle était le sujet d’un de mes premiers articles du jour et, depuis, j’ai eu l’occasion de la rencontrer ; et même qu’elle m’a reconnu le lendemain alors j’ai le droit de le dire. Bref, je fais taire le fanboy en moi pour me concentrer sur l’article, ça vaut mieux.

winifred burkle gifs | WiffleGifQui est-ce ? Winifred, ce n’est pas qu’un prénom chelou, loin de là. On la découvre dans le rôle de la demoiselle en détresse à Pilea quand Angel la découvre au fond d’une grotte où elle a passé quelques années… avant de comprendre qu’elle est une femme brillante, un cerveau incroyable qui s’est laissé aller à la folie faute de choix.

Il faut dire que sa vie n’est pas bien sympathique : elle se fait embarquer dans une dimension parallèle sans qu’on ne lui demande son avis, après tout. Libérée, elle doit tout réapprendre, parce que la vie a bien changé en son absence. Elle le fait sans trop rechigner, utilisant à bon escient sa curiosité naturelle et son intelligence pour toujours venir en aide à Angel et ses collègues.

C’est bien simple, en saison 5, elle est devenue une carte maîtresse d’Angel Investigations/Wolfram & Hart. La série le met bien en scène dans A Hole in the world lorsque l’on voit tout le monde s’affairer à trouver un moyen de la sauver : elle est l’humanité du groupe, mais aussi le cerveau le plus efficace. 

Cordelia chase GIF - Find on GIFERQu’est-ce que Fred a bien pu nous apprendre ? Qu’il est possible de reprendre pied après trois ans dans une spirale noire de dépression ?

Plus sérieusement, elle est la preuve qu’on peut allier douceur et intelligence à bon escient, tout simplement : Fred est toujours celle qui trouve la solution la plus efficace sans se perdre pour autant. Elle est une boussole morale pour toute l’équipe à bien des occasions, et ce n’est pas pour rien : ils savent qu’elle est irréprochable.

Alors bien sûr, elle a son intrigue pour se perdre un peu en saison 4 quand il est question de se venger de son passé, mais dans l’ensemble, elle en revient vite à ce pourquoi on l’aime. Elle ne perd jamais totalement de vue ce qu’elle est, et c’est important pour toute la série d’avoir ce personnage au milieu de tous les autres, qui se perdent toujours de plus en plus au fur et à mesure que la série avance.

Comme souvent dans cette saga, Winifred est aussi une geek à la curiosité sans limite. C’est cette curiosité qui la fait finalement courir à sa perte, mais avant ça, elle lui permet d’être particulièrement indispensable au sein de son équipe, et c’est important tout de même.

Y en n'a pas toujours que pour les mêmes ! [TFSA] – Once Upon A Dream GirlQuel impact sur moi ? Concrètement ? Deux choses. La première, c’est que la curiosité est une bonne qualité pour lutter contre les forces du mal. Comme ça ne me sert pas forcément tous les jours de lutter contre les forces du mal, on va dire que c’est pas mal non plus pour progresser intellectuellement. C’est une qualité qui peut aussi être un défaut, je le sais bien, mais je l’ai, c’est une certitude. Et j’ai le même amour des livres. 

La deuxième chose est ce qui m’a poussé à écrire cet article… mais par contre, ce n’est pas vraiment Fred elle-même qui en est responsable. La deuxième chose, c’est en effet de savoir qu’il y a un trou dans le monde. Si je le dis autrement, c’est qu’il n’y a pas de certitude dans la vie, et que la vie peut s’arrêter bien vite.

Alors bien sûr, on est dans une série fantastique et Fred est encore là même quand elle n’est plus là, mais l’épisode de sa mort est l’un des plus bouleversants du Buffyverse, je trouve. Il n’a pas l’impact terrible du 5×10 de Buffy, parce que la terreur de cet épisode venait de son réalisme déroutant. En revanche, la mort de Fred montre l’impact qu’on peut avoir, individuellement, sur tout un groupe en respectant simplement quelques valeurs de base.

C’est l’impact que ça a sur moi : savoir qu’en se refusant à la corruption, on peut marquer bien plus qu’en faisant des choses de dingue. Et puis, surtout, ne pas oublier de profiter de chaque instant au passage, car la vie peut vite déraper. C’est cliché et ce n’est certainement pas la première personnage de fiction que j’ai vu disparaître de mon écran, hein, mais bizarrement, je trouve que l’impact de sa mort est particulièrement souligné dans l’épisode, et ça a marché sur moi – parce que j’étais amoureux de Fred après tout.

Reconfinés (sort of)

Salut les sériephiles,

Nous avons un problème ce soir, je n’ai clairement pas du tout le temps de vous proposer l’article que j’avais envisagé. On va se passer d’un article du jour comme on se passe de critiques séries ces derniers jours, et je vais faire la promesse d’essayer de me rattraper demain. Comme il y a le mot « essayer », je ne m’aventure pas à prendre le moindre risque.

I See What You Did There GIFs | Tenor

Pour ma défense, nous sommes donc « reconfinés », mais à l’extérieur, avec des attestations qu’il ne faut finalement pas utiliser et des règles simples qui sont complexifiées autant que possible à chaque fois qu’on pense les comprendre. J’ai l’impression d’être piégé dans une spirale administrative cette semaine, parce que j’ai aussi passé énormément de temps sur mes possibilités de mutations aux règles inutilement complexes pour un truc qui, de toute manière, ne m’apportera pas ce que je veux.

Comme bien souvent dans ces cas-là, j’ai mis de côté les séries, parce que le boulot et l’administratif m’occupaient pas mal. Le côté reconfinement apporte quelques changements aussi, même si dans l’ensemble, ma vie reste à peu près la même, avec la liberté d’une heure de plus le soir avant le couvre-feu. Et ça, franchement, c’est odieux : j’ai envie de leur dire merci… alors que c’est parfaitement normal ? angel smile time gif | Tell-Tale TVC’était inhumain 18h (particulièrement sur le mode de vie parisien ; je n’ai pas l’impression que j’avais la même vie quand j’étais à Bordeaux, mais bon).

Bref, avec tout ça qui s’accumule presque plus vite que les cas contact et positifs autour de moi, ça m’a fait du bien de me replonger plutôt dans Angel ce week-end. Oui, oui, malgré les remous récents du Whedongate, je n’oublie pas que ces séries-là sont de vrais doudous toujours efficaces, et bon dieu, qu’est-ce qu’Amy Acker est une actrice d’exception. Bien sûr, je dis ça en grande partie parce que je me suis replongé sur le dernier arc de la série, commençant par… A Hole in the World. Meilleurs GIFs Illyria | GfycatCela me semblait assez adapté à la période, non ?

C’est très étrange en tout cas d’arriver à la fin de la série comme ça, surtout que ça marque la fin du premier visionnage d’une amie qui a commencé Buffy après tout le monde il y a quelques années déjà. J’ai eu maintes fois l’occasion d’en parler dans ces articles 500 mots, et ce, dès le départ ou presque de cette catégorie, avec un article le 5 août 2017.

Voir aussi : Mes premiers souvenirs de Buffy

Buffy contre les vampires : top 10 des meilleures punchlines de Buffy SummersEn revanche, finir, c’est bien, mais derrière, ça laisse un tel sentiment de « OK, et après ? » que je me suis replongé en fin d’après-midi dans le tri et la lecture de mes comics du Buffyverse… C’est assez triste : il y a des morceaux complets des saisons 11 et 12 qui ne sont pas triés ; et tout le reboot qui est laissé à l’abandon dans mon archivage. J’ai beaucoup trop de boulot de ce côté-là, il faudra que je m’y consacre cet été apparemment.

En attendant, j’ai donc des séries à voir demain, et un article sur les tomes 16 à 18 de The Promised Neverland que je décale depuis plusieurs jours. J’ai lu tout ça il y a une bonne semaine désormais, ce n’est plus tout frais dans ma tête… Mais ça arrivera, promis.Olivia pope red wine GIF on GIFER - by Sagar Seulement là, il était 23h38 quand j’ai commencé l’écriture de cet article, parce que qui dit reconfinement dit apéro en visio, non ?

Le vin rouge de Bordeaux, c’est quand même vachement bon. Sur ce, la soirée continue avec un autre coup de fil, alors bonne nuit !