Adieu les cons, je retourne au cinéma ! #13

Salut les sériephiles,

Les jours passent et se ressemblent, mais cette fois-ci, j’ai une bonne excuse : si je n’ai (presque) pas vu de série aujourd’hui, c’est parce que j’ai enfin pris le temps de retourner au cinéma, après au moins deux mois à en avoir vraiment envie. Oui, cela fait un peu plus longtemps que ça qu’ils étaient fermés, je suis bien au courant, mais le manque ne s’est pas fait sentir tout de suite – j’étais juste envieux de voir le reste du monde y retourner, alors même qu’il y a trois ans, je n’allais jamais au cinéma et ça ne m’aurait pas manqué du tout.

Diana Trout on 'Younger' Is the Boss Woman We Aspire to Be - Alma

Pour l’occasion, j’ai décidé de tester pour la première fois un petit cinéma juste à côté de chez moi, et ça me donne un luxe que je n’avais jamais connu avant : j’ai toujours été à au moins trente minutes du cinéma le plus proche, moi (à part dans Paris même, bien sûr, mais ce n’est pas comme si j’y avais officiellement une adresse, même si on pourrait croire que si parfois), et découvrir la sensation d’avoir le cinéma quasiment chez soi… C’était extra. Surtout à la fin du film.

Meilleurs GIFs Gaumont | Gfycat

Après, bien sûr, ce qui était surtout extra aujourd’hui, c’était de pouvoir m’y rendre enfin, d’avoir le plaisir de découvrir les pubs du cinéma et quelques frissons au moment des spots sur le retour au cinéma. En fait, les notes de musique du générique UGC m’ont fait quasiment le même effet que celles des studios Marvel après un an d’absence (c’était lors du premier épisode de WandaVision que je me suis rendu compte que ça me manquait !) : à deux doigts d’avoir des frissons avant même le début du film, c’est un comble !

J’ai choisi la séance de 13h pour éviter d’y être avec trop de monde… et ça a plus que fonctionné : j’étais simplement tout seul dans la salle. Sachant qu’en plus UGC me fait la fin de ce mois de mai gratuit avec la carte illimitée, je me suis senti super triste pour le cinéma et j’ai un peu culpabilisé (je me dis qu’ils auraient annulé la séance sans moi ? C’est franchement pas rentable là). M’enfin, je ne pouvais pas le savoir à l’avance et, au moins, ça a fait s’envoler toutes mes inquiétudes vis-à-vis du Covid, comme ça !

Winnie Pooh Dancing Gif - Novocom.top
(inutile de préciser que j’ai malgré tout gardé mon masque toute la séance, parce que je suis du genre discipliné, c’est plus fort que moi, et aussi parce que j’y suis habitué, à force)

J’étais certes un peu déçu car finalement, pas de communion avec d’autres spectateurs ou autre de ce genre… mais en même temps, j’ai choisi d’aller voir Adieu les cons, alors pas sûr d’avoir besoin d’une communion avec d’autres spectateurs face à ce film. En plus, c’était plutôt à propos comme situation avec un titre pareil.

Seul dans ma salle de cinéma, j’ai donc pu découvrir ce film qui a fait beaucoup parler de lui. Il faut dire qu’il est sorti avant le reconfinement et qu’il a eu une meilleure journée de reprise post-confinement qu’avant. Ce n’est pas comme s’il n’y avait beaucoup d’autres choses à voir pour l’instant, cela dit. Bref, comme Tenet fut le film du déconfinement (après deux mois, cela dit !), Adieu les cons bénéficie d’une aura de reprise très sympathique… Bien que contrastée par moments lorsque l’on pense inévitablement au covid dans les scènes où il y a plein de monde et/ou les scènes où un personnage crache ses poumons dans des quintes de toux peu rassurantes.

Adieu Les Cons - film 2020 - AlloCinéEt le film en lui-même, qu’en ai-je pensé ? Je ne suis pas sûr de comprendre comment il a pu remporter sept César, dont celui du meilleur film. C’est un très bon film, la photographie y est effectivement très sympathiques et les acteurs bons… mais sept César ? Ce ne sera pas mon film de l’année, ni même un coup de cœur. J’ai passé un bon moment, je ne me suis pas ennuyé, mais disons que l’écriture des personnages n’était pas si exceptionnelle que ça.

Beaucoup d’entre eux sont réduits à quelques stéréotypes et les touches d’humour sont parfois lourdes à cause de cela. La fin « à la française », ma foi, est un brin frustrante, mais le divertissement est là malgré tout. J’ai toujours adoré Virginie Efira, même si je la trouve meilleure en comédie pure, et les seconds rôles sont bien trouvés, avec beaucoup de visages connus, m’enfin… Vous voyez comme j’ai un sentiment mitigé ?

ADIEU LES CONS • Explication de Film
En plus, bon, désolé, mais il ressemble beaucoup trop à Castex.

Je trouve plein de qualités au film, mais je sais déjà qu’il ne m’a pas marqué et que je n’y penserai pas plus que ça d’ici demain. Finalement, le problème est qu’il s’agit d’un divertissement simple, plutôt réussi, mais qui n’atteint jamais les extrêmes, ni dans le rire, ni dans le drame. Je suis resté sur ma faim… Mais là encore, c’est peut-être à l’image du titre du film, tout simplement.

Allez, adieu les cons, j’ai des séries qui m’attendent !

CULTURE - Page 1 - Briance Combade -
21 octobre 2020, puis 19 mai 2021. Franchement, ça fait mal.

Réouverture du ciné… Craquera, craquera pas ? #12

Salut les cinéphiles,
Je vais commencer par m’excuser de cet article, parce qu’il a beau être publié tard, il n’en reste pas moins un cliché sur pattes qui ne fait qu’évoquer ce que tout le monde a déjà évoqué aujourd’hui : la réouverture, le deconfinement. Sous l’angle du cinéma, vous l’aurez bien compris, parce que nous sommes mercredi. Je sais, on a tous frôlé l’overdose avec ce sujet aujourd’hui, mais il est quelque peu incontournable, il me semble.

Et je vais tout vous avouer : j’ai failli craquer cet après-midi et me rendre moi aussi au ciné, tant pis pour le possible risque ! L’un des rares vrais avantages de ces périodes de confinement, c’est que je me suis rendu compte de ce qui me manquait particulièrement. Et ce ne sont pas les terrasses, mais bien le cinéma. Alors, je sais ce que vous allez me dire, un film, on peut très bien le voir de chez soi, et gratuitement en plus.

Il n’empêche que ce n’est pas pareil. Oui, je déteste les gens qui font trop de bruit ou regardent un portable en plein milieu d’une séance, comme tout le monde… Mais j’adore aussi l’ambiance qu’il peut y avoir au cinéma, quand on se coupe volontairement du monde pour une heure trente ou plus et quand, parfois, rarement, il y a communion avec les autres personnes dans la salle. J’ai encore en mémoire ma super séance de Paranormal activity où on avait détesté le film de manière collective et qu’on s’était marré avec des inconnus.

Puis, le cinéma, c’est aussi l’occasion de revoir des amis avant ou après un verre en terrasse, c’est vrai. Et ça me manque plus que je ne l’aurais imaginé. J’ai à peine eu le temps de profiter de ma carte illimitée que paf, plus de cinéma. D’ailleurs, j’en profitais aussi tout seul de cette carte, parce que c’est agréable aussi d’aller seul au cinéma de temps en temps. Le plaisir d’un bon film, dans le noir, coupé du monde.

C’est l’un des derniers endroits comme ça, après tout. En tout cas, j’ai pris conscience du manque quand j’ai vu les américains qui recommençaient à y aller. Depuis, j’ai envie d’y aller. Au point de craquer aujourd’hui ?

Non. Je n’ai pas trouvé le film susceptible de me motiver assez pour prendre le risque d’aller inutilement me mêler à des inconnus. J’ai assez à faire comme ça avec le boulot, malgré ma première dose de vaccin (pas encore tout à fait efficace, il faut deux semaines).

Pour autant, ce n’est que partie remise. Ce qui m’a démotivé aujourd’hui, c’est qu’on était un mercredi après-midi donc pour voir Tom et Jerry, bof, ça allait être plein d’enfants. Pareil pour les autres films, un aprem de réouverture… Il y a mieux.

En revanche, j’ai réussi à avoir mon vendredi après-midi en décalant quelques heures cette semaine, et j’ai un cinéma à quelques minutes à pied de chez moi… Alors craquera, craquera pas ?

On en reparle la semaine prochaine, je pense ! Je pense que ça dépendra beaucoup du monde devant le cinéma. Peu importe l’emploi du temps et les films proposés : s’il n’y a personne ou presque,je fonce en profiter.

En plus, c’est gratuit pour deux semaines avec ma carte là. Autant en profiter. En attendant, bon déconfinement à tous !

Le cinéma à la maison dans le monde d’après

Salut les sériephiles,

J’espère que vous vous remettez du réveillon et du jour de Noël hier, on y mange tellement – et tellement bien. Enfin, encore aujourd’hui je mange bien, j’ai des restes pour tout le week-end ! Je vous rassure toutefois : le contenu de mon assiette n’est pas le sujet de l’article du jour, évidemment. À la place, j’ai envie de faire le point sur un détail du fameux « nouveau monde » que l’on n’avait pas forcément vu arriver : le concept de cinéma à la maison, si décrié, a pris un gros coup d’accélération avec le confinement.

Voillans, village du Doubs, site officiel: Stella Cinéma

Ainsi, hier pour Noël, deux films prévus pour une sortie au mois de juin 2020 dans les salles de cinéma ont été diffusés directement en streaming : Soul sur Disney + et Wonder Woman 1984 aux États-Unis sur HBO Max. Comme c’était à prévoir, ce dernier film est déjà disponible un peu partout en streaming désormais, hein, et avec sous-titres dans toutes les langues. Je ne vais pas revenir aujourd’hui sur ce que j’ai pensé de ces films – je ne pense pas que j’aurais consacré un article au premier et pour le deuxième, je me tâte encore à attendre la sortie dans les salles françaises pour publier l’article – mais simplement vous parler de mon ressenti sur le cinéma à la maison… Si tant est que ce soit vraiment un nouveau concept alors que j’ai passé mon année et mon premier confinement à regarder des films en streaming (j’en suis à 263 en tout en 2020 là, hein).

Voir aussi : Films

Soul, le prochain film des studios Pixar, ne sortira pas au cinéma mais sur  Disney+ | MOMES.netDéjà, il faut bien souligner que les planètes s’alignent bien en ce qui me concerne : j’ai un écran relativement large depuis quelques années, parce que je voulais pouvoir regarder mes séries dessus en bonne qualité ; j’ai un abonnement à Disney + donc je n’ai pas eu à chercher bien longtemps pour avoir accès à Soul en bonne qualité, et j’ai un salon que je considère plutôt cool avec une guirlande LED derrière mon écran. Autrement dit, niveau ambiance, j’étais à fond pour ce dessin animé avec une lumière bleutée derrière l’écran, les volets fermés pendant la nuit, tout ça, tout ça.

Mieux encore, quelqu’un a eu l’excellente idée de m’offrir une enceinte Bluetooth pour Noël. Aussitôt ouverte, aussitôt testée et approuvée : ce n’est pas un home-cinema, certes, mais avoir le son qui vient de juste derrière moi (et qui peut être monté bien plus fort que ma télévision, d’ailleurs), ça change pas mal de choses et ça met un peu plus dans l’ambiance cinéma… le chocolat chaud à portée de main en plus sans avoir à déverser un quart de salaire à la boutique du cinéma pour du pop-corn (jamais dans l’excès… mais je n’ai aucune idée des prix ; c’est cher, donc je n’achète pas). Du coup, mon ressenti fut plutôt positif sur ce concept de cinéma à la maison : voir le film dans son salon, allongé pépère sur le canapé déplié et en pouvant manger ou, au pire du pire, faire pause pour aller aux toilettes, désolé, mais c’est un luxe agréable aussi. Et ça m’embête un peu de l’écrire comme ça, mais je le pense.

Ben oui, l’opinion populaire à en avoir est apparemment que l’on ne doit pas aimer ça, parce que le cinéma est une expérience unique avec son écran géant et son son incomparable. Je ne vais pas remettre ces arguments en question, et même je vais les approuver… avec nuances toutefois : le coup du son, je le cherche encore avec Tenet, l’un des seuls films vus en salle en 2020 (super investissement ma carte UGC !) auquel je n’ai rien pu entendre des dialogues.

Tenet : "J'ai cru que j'avais compris mais non" se marre John David  Washington

Voir aussi : Tenet – avis sans spoiler, explications à chaud (Films vus #35)

Ce qui me manque le plus est définitivement l’écran, la qualité de l’image. Ce ne sont pas les bandes-annonces, puisque je n’aime plus celles-ci depuis qu’elles ont tendance à montrer des images de l’ensemble du film, ce ne sont certainement pas les gens bavardant dans la salle – ou pire, les gens sur les téléphones là – et ce ne sont pas non plus les sièges de cinéma, parfois inconfortable.

Zut, mais alors qu’apportait l’expérience en salle pour que je l’aime tant ? Clairement : l’assurance d’y aller avec des amis pour voir un bon film et en parler. Ca, le cinéma à la maison ne le remplacera jamais : oui, vous pouvez inviter des amis chez vous, mais les conditions ne sont pas les mêmes, ça suppose d’avoir un appartement nickel, d’avoir un canapé assez grand (ça, ça va pour moi) et d’habiter tous à proximité les uns des autres… Si j’allais tant au cinéma à Paris, c’est bien parce que la capitale était à mi-chemin, quoi.

Un autre argument certain réside dans les conditions de visionnage qui sont difficiles à recréer… la salle de cinéma nous plonge dans le noir et dans un silence relatif (si son public est discipliné), alors que bon, j’habite en centre-ville – donc merci le bruit – avec des volets plus ou moins efficaces selon le moment de la journée pour filtrer la lumière. Wonder Woman 1984 : Photos et affiches - AlloCinéUn autre truc que j’aime tout de même avec le cinéma, c’est l’assurance de voir le film d’une traite, sans être perturbé par des éléments extérieurs. Outre le téléphone (j’ai tendance de toute manière à le poser en mode silencieux et face caché quand je regarde un film, je n’ai pas envie d’être dérangé), je pense là aux livreurs, aux voisins et à tout un tas de choses qui nous forcent parfois à faire pause pendant les films qu’on regarde tout au long de l’année. En même temps, ça peut être pratique aussi de faire pause ou de revenir en arrière pour mieux comprendre quelques dialogues desquels on a décroché, non ?

Finalement, là, ce que ça va remettre le plus en question ce « cinéma à la maison », c’est notre mode de vie et de consommation des films. Au cinéma, quoiqu’on en dise, on est forcé de se déconnecter du reste pour plonger dans le film… C’est un peu plus dur à faire de chez soi. Et surtout, ça ne marque plus aucune différence de voir Wonder Woman 1984 et de voir un film sorti il y a dix ans… L’expérience cinéma reste toujours un peu plus en tête que les films que l’on regarde chez soi dans son train train en rentrant du boulot (ou en corrigeant des copies, pour le cliché du blog de prof aha).

Voir aussi : Critique express du premier Wonder Woman

Bref, je ne pense pas que l’un remplacera l’autre, mais ça va vraiment m’embêter si les gros films qui m’intéressent ne sortent pas du tout au cinéma. J’aime la solution proposée de faire une sortie en salle et à la maison, mais on ne va pas se leurrer : économiquement, ça ne va pas être viable longtemps pour les cinémas de rester ouverts dans ces conditions ; et s’ils augmentent encore les prix, bonjour le luxe que ça représentera (déjà que… bon). 

8 Details from the 'Wonder Woman 1984' Official Main Trailer We Can't Get  Over | Fangirlish

En plus, le téléchargement illégal et le streaming hors plateforme officiel vont être des concurrents beaucoup trop sérieux, et je n’imagine pas les pertes financières que ça va représenter, ne serait-ce que pour Wonder Woman 1984… Je m’inquiète un peu pour le streaming, la répression va forcément finir par voir vraiment le jour avec force par rapport à ce qui se fait aujourd’hui !

En attendant, on peut en profiter, j’imagine ? Et puis, il faut bien reconnaître que ça m’a fait plaisir de découvrir des gros films attendus depuis juin pour Noël, après l’année qu’on vient de passer côté divertissement, même si mon écran ne remplace pas l’écran de cinéma pour certaines scènes qui mériteraient vraiment le grand écran. De là à aller en salle revoir ce que j’ai déjà vu ? Humph, on verra si l’occasion se présente.

En tout cas, vous aurez bien compris avec cet article que je suis vraiment partagé, mais que j’ai l’impression que ça va se retourner contre nous avec une augmentation des tarifs pour le cinéma comme pour les plateformes de streaming (+2€ annoncés pour D+ déjà). On verra bien en 2021, tâchons déjà de survivre aux cinq derniers jours de 2020 !

Et vous, vous en pensez quoi ? Bavardons-en dans les commentaires, sur Twitter ou Instagram.

 

Retour au ciné : Été 85

Salut les cinéphiles,

0315921Je sais que nous ne sommes pas mercredi, mais je ne pouvais pas rater l’occasion d’écrire un article sur mon retour au cinéma. En effet, j’ai enfin pris le temps de retourner dans une salle obscure. Mon abonnement cinéma n’est pas gratuit, alors autant le rentabiliser, non ?

Concrètement, on ne va pas se leurrer, il est ambitieux d’espérer un respect complet des gestes barrières et du protocole sanitaire, même dans une petite salle. Dans l’ensemble, c’était tout de même plus sûr que je ne l’imaginais aux premiers abords, mais c’est peut-être aussi grâce à l’horaire, hier soir à 19h30, et au choix du film, Été 85, sorti il y a une semaine.

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Alors, quel fut mon avis sur Été 85 ? À première vue, qu’il est frustrant de devoir garder le masque pendant tout le film alors que les persos se font des « baignades de soleil ». Autant vous dire qu’on a vu des masques tomber, mais bon.

Comme toujours, la bande annonce du film en dit beaucoup trop… Je vous laisse la regarder à vos risques et périls. Et puisqu’elle spoile, je vous donnerais ensuite mon avis avec quelques petits spoilers aussi… Bref, c’est à réserver à ceux qui ont vu le film !

Concrètement, ces deux minutes de promotion et la première demi-heure du film nous vendent deux choses : une belle histoire d’amour et une histoire de meurtre. Le film n’est ni l’un ni l’autre. Dommage, hein ?

Commençons par le côté romantique déjà. Si c’est ce qui vous intéressent, contentez-vous de cette bande-annonce. La chronologie éclatée du film ne permet pas de savourer pleinement cette histoire entre les deux ados (et les acteurs ne sont pas ados, c’est toujours bizarre, il faut un temps d’adaptation), certes très beaux et attirés l’un par l’autre, mais certainement pas amoureux. Le film en a conscience et joue justement de cette idée qui devient un élément moteur de l’intrigue, mais ça nous sert du gaybait en attendant.

Voir aussi : Ce que c’est que le queerbaiting

Je peux paraître un peu dur, mais soyons clairs, l’attirance entre eux n’est perçue comme telle que par l’un d’eux, ce qui est heureusement souligné dans le film. Ça change un peu de nombreux films lgbt qui sont dans cette mouvance, mais oublient de le dire.

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Le personnage de Kate est salutaire !

Par contre, c’est dommage de tomber au passage dans des clichés qui me dérangent pas mal, notamment la représentation de ce que beaucoup vont interpréter comme de la bisexualité alors que ça n’en est pas. Un des personnages cherche à s’autodetruire et le fait par ce biais, mais c’est tout. Dans les clichés, n’espérez pas non plus une relation sérieuse entre deux gays, passez votre chemin ici, il n’y a pas une once de communication entre eux.

Dans les bonnes choses, en revanche, il y a tout juste une réplique un brin homophobe dans le film, et l’évocation quasi muette d’une situation qui l’est totalement, mais ne touche pas directement les personnages principaux. Cela fait du bien un film lgbt sans homophobie… Par contre ça pose la question de pourquoi le choix de 1985, parce que ce serait une histoire plus crédible en 2020 qu’en 1985.

Je reconnais simplement à 85 l’avantage de nous proposer une bande son très chouette et des looks sympas à regarder, ainsi qu’une facilité à la nudité un peu plus grande. Et comme ce n’est pas une romance, tous les éléments qui pourraient l’être étant évacués bien vite, c’est tant mieux.

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Reste le côté meurtre du film, et ce n’en est donc pas un. Nous avons affaire à une histoire totalement montée en épingle, alors que la réplique clé du film est dans la bande-annonce. Savoir que le film est inspiré d’un roman nommé « Dancing on your grave » suffit à comprendre le reste, qu’on comprend de toute manière assez vite dans le film. Je ne peux pas parler de grosse déception car je m’attendais à être déçu justement, mais il n’y a pas eu de surprise non plus.

Quant aux acteurs, ils sont bons assurément, mais certains passages n’ont pas réussi à me convaincre, particulièrement dans le jeu du personnage principal et dans la scène qui est le point d’orgue du film, en plus. Cest juste une question de sensibilité par contre, ou peut-être que le film ne me plaisait pas assez pour que ça puisse me convaincre.

Vous l’aurez compris, si ça m’a fait vraiment plaisir de remettre les pieds au cinéma, j’ai eu plus de mal avec le film que j’avais choisi. Rien ne me tentait vraiment de toute manière…

Été 85 n’est toutefois pas un mauvais moment à passer. Ça se regarde bien comme divertissement, malgré quelques problèmes de clichés (je ne me lance pas sur la vision de la dépression ou des profs hein). Si ça ne vous tent  pas, tracez votre chemin.

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Ah, et quand même, l’actrice incarnant l’éducatrice est sortie du lot à mes yeux ! Voilà, j’ai fait le tour de cette critique express, à vous les studios !