Retour au ciné : Été 85

Salut les cinéphiles,

0315921Je sais que nous ne sommes pas mercredi, mais je ne pouvais pas rater l’occasion d’écrire un article sur mon retour au cinéma. En effet, j’ai enfin pris le temps de retourner dans une salle obscure. Mon abonnement cinéma n’est pas gratuit, alors autant le rentabiliser, non ?

Concrètement, on ne va pas se leurrer, il est ambitieux d’espérer un respect complet des gestes barrières et du protocole sanitaire, même dans une petite salle. Dans l’ensemble, c’était tout de même plus sûr que je ne l’imaginais aux premiers abords, mais c’est peut-être aussi grâce à l’horaire, hier soir à 19h30, et au choix du film, Été 85, sorti il y a une semaine.

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Alors, quel fut mon avis sur Été 85 ? À première vue, qu’il est frustrant de devoir garder le masque pendant tout le film alors que les persos se font des « baignades de soleil ». Autant vous dire qu’on a vu des masques tomber, mais bon.

Comme toujours, la bande annonce du film en dit beaucoup trop… Je vous laisse la regarder à vos risques et périls. Et puisqu’elle spoile, je vous donnerais ensuite mon avis avec quelques petits spoilers aussi… Bref, c’est à réserver à ceux qui ont vu le film !

Concrètement, ces deux minutes de promotion et la première demi-heure du film nous vendent deux choses : une belle histoire d’amour et une histoire de meurtre. Le film n’est ni l’un ni l’autre. Dommage, hein ?

Commençons par le côté romantique déjà. Si c’est ce qui vous intéressent, contentez-vous de cette bande-annonce. La chronologie éclatée du film ne permet pas de savourer pleinement cette histoire entre les deux ados (et les acteurs ne sont pas ados, c’est toujours bizarre, il faut un temps d’adaptation), certes très beaux et attirés l’un par l’autre, mais certainement pas amoureux. Le film en a conscience et joue justement de cette idée qui devient un élément moteur de l’intrigue, mais ça nous sert du gaybait en attendant.

Voir aussi : Ce que c’est que le queerbaiting

Je peux paraître un peu dur, mais soyons clairs, l’attirance entre eux n’est perçue comme telle que par l’un d’eux, ce qui est heureusement souligné dans le film. Ça change un peu de nombreux films lgbt qui sont dans cette mouvance, mais oublient de le dire.

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Le personnage de Kate est salutaire !

Par contre, c’est dommage de tomber au passage dans des clichés qui me dérangent pas mal, notamment la représentation de ce que beaucoup vont interpréter comme de la bisexualité alors que ça n’en est pas. Un des personnages cherche à s’autodetruire et le fait par ce biais, mais c’est tout. Dans les clichés, n’espérez pas non plus une relation sérieuse entre deux gays, passez votre chemin ici, il n’y a pas une once de communication entre eux.

Dans les bonnes choses, en revanche, il y a tout juste une réplique un brin homophobe dans le film, et l’évocation quasi muette d’une situation qui l’est totalement, mais ne touche pas directement les personnages principaux. Cela fait du bien un film lgbt sans homophobie… Par contre ça pose la question de pourquoi le choix de 1985, parce que ce serait une histoire plus crédible en 2020 qu’en 1985.

Je reconnais simplement à 85 l’avantage de nous proposer une bande son très chouette et des looks sympas à regarder, ainsi qu’une facilité à la nudité un peu plus grande. Et comme ce n’est pas une romance, tous les éléments qui pourraient l’être étant évacués bien vite, c’est tant mieux.

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Reste le côté meurtre du film, et ce n’en est donc pas un. Nous avons affaire à une histoire totalement montée en épingle, alors que la réplique clé du film est dans la bande-annonce. Savoir que le film est inspiré d’un roman nommé « Dancing on your grave » suffit à comprendre le reste, qu’on comprend de toute manière assez vite dans le film. Je ne peux pas parler de grosse déception car je m’attendais à être déçu justement, mais il n’y a pas eu de surprise non plus.

Quant aux acteurs, ils sont bons assurément, mais certains passages n’ont pas réussi à me convaincre, particulièrement dans le jeu du personnage principal et dans la scène qui est le point d’orgue du film, en plus. Cest juste une question de sensibilité par contre, ou peut-être que le film ne me plaisait pas assez pour que ça puisse me convaincre.

Vous l’aurez compris, si ça m’a fait vraiment plaisir de remettre les pieds au cinéma, j’ai eu plus de mal avec le film que j’avais choisi. Rien ne me tentait vraiment de toute manière…

Été 85 n’est toutefois pas un mauvais moment à passer. Ça se regarde bien comme divertissement, malgré quelques problèmes de clichés (je ne me lance pas sur la vision de la dépression ou des profs hein). Si ça ne vous tent  pas, tracez votre chemin.

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Ah, et quand même, l’actrice incarnant l’éducatrice est sortie du lot à mes yeux ! Voilà, j’ai fait le tour de cette critique express, à vous les studios !

Films vus en 2020 (#26)

Salut les cinéphiles !

Cette fois, ça y est, c’est dans cet article que je vais enfin pouvoir évoquer mon centième film de l’année ! L’occasion pour moi de me rendre compte qu’il faudra peut-être que je passe un jour à deux articles par semaine sur les films si je veux évoquer mon 150e avant le mois de décembre… Mais bon, ça, c’est une autre histoire ! Avant tout, revenons sur une poignée de films vus à la mi-avril 😉

Dark Waters

dark waters | TumblrAh. Pensant l’avoir raté pour de bon au cinéma, je découvre qu’il est de nouveau au salle depuis deux jours… C’est malin ! En tout cas, le film est plutôt intéressant à revenir sur un scandale dont on a tous entendu parler parce qu’on en est tous victimes… sans pour autant que de vraies conséquences semblent peser sur les responsables. Pour vérifier ça, rien de tel qu’un film.

Le film revient donc sur le scandale sanitaire lié au Teflon, avec un avocat qui se retrouve embarqué dans ce qui ressemble fort à une conspiration qui le dépasse. J’ai bien aimé le film qui est porté comme il se doit par un Mark Ruffalo plutôt en forme, mais il est loin d’atteindre la catégorie de mes films préférés. En plus, il a tendance à traîner beaucoup trop en longueur à mon goût, et ça, c’est fort dommage car il me semble qu’il aurait pu être plus percutant.

Après, la mode est aux films très longs…

6 Disney Wedding Ideas Inspired By 'Cinderella,' So Start Planning ...

Cendrillon

Deux salles, deux ambiances, me voilà de retour sur Disney + pour découvrir cette adaptation du dessin animé… Le film est très sympathique et réussit plutôt bien à satisfaire les attentes que j’en avais, sans pour autant être exceptionnel non plus. C’est toujours un peu magique de voir les dessins prendre vie. L’humour du film est bon, les acteurs s’en tirent bien (ah la bonne fée !) et l’histoire fonctionne toujours aussi bien en 2020. Concrètement, c’est un bon moment à passer, histoire d’avoir des étoiles plein les yeux.

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Upside Down

Ce film aurait peut-être pu un coup de cœur et je me demande, avec le recul, pourquoi il ne l’est pas. À vue de nez : parce que je suis frustré que ce ne soit pas une série, tout simplement ! Si vous ne connaissez pas, ça raconte l’histoire d’un monde, ou plutôt de deux mondes, vivant en miroir l’un au-dessus de l’autre. Le monde du dessus est bien plus riche que le monde du dessous dont il exploite les ressources ; la gravité n’y est pas la même et il est évidemment interdit de passer d’un monde à l’autre…

Vous le voyez venir, cette belle histoire de science-fiction est aussi une belle histoire d’amour entre un jeune homme du monde d’en bas et une demoiselle du monde d’en haut. L’intrigue est celle que l’on peut attendre avec un tel point de départ, mais elle possède tout de même des surprises et des rebondissements bien vus. Les acteurs s’en tirent tous très bien et on en prend plein la vue du côté des effets spéciaux.

Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas attendu parler de ce film avant, alors qu’il est vraiment superbe, jusque dans ses choix musicaux envoûtants. Je recommande chaudement, c’est une claque visuelle !

Ocean's 8" : des actrices sous-exploitées pour un casse un peu ...

Ocean’s Eight

Le voilà enfin mon centième film de l’année ! Avec un nombre si symbolique qui était celui que je visais dans mes résolutions, autant dire que le choix était rude et un peu inquiétant : pas question de voir un film médiocre à ce moment-là. Ce n’est évidemment pas le cas avec ce film que j’ai beaucoup aimé.

Lire aussi : Bim, 100 films vus !

Concrètement, la formule est la même que dans tous les Ocean, mais avec quelques personnages de moins parce que ça semble trop compliqué de trouver onze à treize femmes célèbres ? Je retrouve dans ce film un paquet de choses que j’adore, à commencer par des personnages féminins bien écrits et bien interprétés. De ce côté-là, chapeau bas à Rihanna. Je n’aime pas spécialement sa carrière musicale (désolé pour les fans), mais c’est une actrice formidable !

Le film a un bon humour, des retournements bien écrits et est à la hauteur de la franchise… même un peu plus. Je l’ai largement préféré aux autres films de la franchise (bon, il faudrait que je revoie Eleven que j’avais beaucoup aimé à l’époque), donc c’était un très bon choix pour marquer le centenaire !

John Q

Je n’allais pas pour autant m’arrêter en si bon chemin ! Ce film sur les aberrations du système de couverture sociale américain est plutôt anecdotique dans mon année, mais j’en garde un bon souvenir.

john q | Tumblr
My son is going to bury me.

On y suit l’histoire d’un père prêt à tout pour sauver la vie de son enfant dont il découvre que les soins ne sont pas pris en charge par son assurance, suite à un changement dans le contrat de la part de son employeur. Le problème vient bien sûr du côté « prêt à tout ».

Si le film exagère certains traits de la société américaine, il n’en reste pas moins une œuvre à voir pour voir les dérives du système, surtout quand on voit ce que Trump en fait. Espérons ne jamais en arriver là en France où le système n’est plus tout à fait ce qu’il était non plus. Concrètement, c’est autrement un bon film qui nous fait nous attacher très rapidement à son personnage principal dont on comprend bien la cause.

De là à dire que j’aurais fait comme lui, en revanche, il y a un paquet de pas. Le scénario est parfois un peu paresseux à mon goût, en laissant passer des grosses ficelles ou des évolutions de personnages pas très logiques… Ce qui explique probablement que je le considère comme anecdotique, alors qu’il m’a fait pas mal réfléchir !

La couleur des sentiments - Blog de movie-poster

La couleur des sentiments

Voilà un film qui m’attendait depuis un moment, mais que je repoussais toujours par peur de ne pas accrocher à l’adaptation, qui est pourtant plutôt réussi. Le casting est excellent, certaines scènes sont hilarantes à voir grâce à la justesse du jeu des acteurs et j’ai passé un agréable moment…

Bien sûr, tous les personnages ne sont pas agréables et certains clichés sont difficiles à supporter, mais ce qui rend un personnage cliché est aussi parfois ce qui le rend bien plus crédible et réaliste (coucou la journaliste), aussi pénible cela soit-il à supporter.

D’autres critiques à faire dessus pour justifier qu’il ne soit pas un coup de cœur ? La longueur, probablement, surtout que je me souvenais assez bien de l’histoire. C’est injuste, je sais, mais c’est comme ça ! Après, ça m’a donné envie de le découvrir en anglais le roman… J’ai tellement d’autres choses à lire, cela dit.

Tel père, tel fils | Transmettre le cinéma

Tel père, tel fils

Je me suis lancé dans ce film simplement en me fiant à son excellente note et ses excellentes critiques, sans savoir de quoi il retournait, et j’ai apprécié en découvrir la surprise… En même temps, le début était un peu lent quand je ne savais pas encore où ça allait. À vous de voir ce que vous préférez, donc, mais je vous donne le synopsis si vous voulez savoir : le film traite d’une situation qui fait frémir tous les nouveaux parents je pense, l’échange de deux enfants à leur naissance à l’hôpital… ce que les parents ne découvrent que des années plus tard.

Bien sûr, le film a aussi à cœur de traiter l’aspect social de cette question, avec deux couples parentaux très différents : l’un riche et vivant en ville, l’autre pauvre et vivant dans la campagne proche. Il y a donc en plus de l’aspect dramatique familial une critique de la société japonaise qui s’écrit en creux et qui est sympathique.

J’ai bien aimé ce film, mais là encore, j’ai trouvé qu’il était assez lent à se mettre en place, mais que, paradoxalement, sa conclusion arrivait un peu rapidement. Une chose est sûre, ça fait réfléchir !

Voilà pour moi cette semaine. Oui, j’ai encore poussé le bouchon un peu loin et j’ai proposé cette fois sept films au lieu de cinq, mais c’est parce que ça me permettra de consacrer l’article de la semaine prochaine à toute une saga ! Cela aurait été bête d’avoir un ou deux films trainant la patte à côté d’une grosse saga !

Avant de voir Star Wars 9 (récap)

Salut les cinéphiles !

Aujourd’hui est un grand jour pour les fans de Star Wars (encore un grand jour, oui, encore une grande franchise sur le blog aussi) puisque c’est enfin la sortie du dernier opus de la nouvelle trilogie Star Wars relancée il y a quelques années par Disney. Si l’on est bien d’accord que la qualité n’est pas la même et que la deuxième partie avait surtout des allures de blockbuster, il n’empêche pas que je suis déjà (au moment même de la publication de l’article) en route vers une salle de cinéma, malgré les grèves, pour voir ce dernier film !

Voir aussi : Star Wars, les derniers Jedi & moi

Seulement voilà, avant de revoir ce dernier film, il faut encore se souvenir de quelques informations essentielles. C’est pourquoi j’ai décidé de publier cet article : quitte à me rafraîchir la mémoire, autant rafraîchir aussi la vôtre. Et c’est sans gif pour m’éviter d’éventuels spoilers – Twitter n’a déjà pas été tendre avec moi ces derniers jours…

Voir aussi : The Mandalorian (S01)

Résultat de recherche d'images pour "star wars"Attention spoilers sur les films 7 et 8

1) Kylo Ren en grand-méchant loup

Cette nouvelle trilogie semblait vouloir présenter de nouveaux méchants, à commencer par Snoke… Sauf que la mayonnaise n’a jamais vraiment prise (en tout cas sur moi). Du coup, j’ai trouvé ça peu surprenant, mais pourtant, c’est un grand rebondissement du huitième film de la saga : Kylo Ren a découpé Snoke en deux, avant de s’attaquer à Rey et de devenir le Suprême Leader du Premier Ordre. Malgré sa connexion toute particulière à Rey (un bon gros délire d’échanges télépathiques grâce à la Force, souvenez-vous !), Kylo Ren décide ainsi de suivre la voie de son grand-père… sans la moindre surprise, parce que personne n’attendait autre chose, si ?

2) Les cours les plus longs du monde (ou les plus courts, c’est selon)

Vous vous souvenez de Rey l’héroïne badass du septième film ? Dans le huitième, elle n’avait pas servi à grand-chose et avait passé une grande partie de son temps à s’entraîner à devenir une Jedi. Franchement, ce n’était pas glorieux, mais ça la laisse en fin de film avec des textes sacrés sauvés in extremis d’une destruction certaine par Maître Yoda qui d’un nouveau Jedi ne voulait pas. Raté, te contredire, elle va, Yoda !

3) Le souvenir marquant : Luke se la joue maître de Shiryu et meurt

Je me souviens surtout du film The Last Jedi pour son twist tout droit sorti des Chevaliers du Zodiaque où Luke se retrouvait à mourir sur fond de montagnes et soleil couchant. La scène est un tantinet plus importante et iconique que ça, en théorie, puisqu’elle voit la mort de Luke dans un sacrifice ultime vraiment bienvenu pour sauver nos héros. En effet, il décide d’utiliser la Force à nouveau, pour la première fois depuis bien longtemps, afin de se projeter sur une autre planiète pour affronter Kylo Ren et ainsi sauver la Résistance. Sur le papier, ça a de la gueule.

4) Les nouveaux héros de Disney

Mais non, pas le film d’animation. C’est juste que Rey n’étant plus aussi badass qu’avant et les gros noms encore en vie des premières trilogies mourant les uns après les autres, il fallait trouver de nouveaux héros. Et pour ça, on peut compter sur le pilote Poe qui s’est bien affirmé et se retrouve leader de la Résistance à la fin d’un film qui n’en finissait plus : Leia lui donne carrément le commandement un bon quart d’heure après la scène que j’imaginais comme scène finale du film. Trop fort, ce Poe !

5) L’amour, c’est de la m…

Les relations de couple et Star Wars, ça a toujours été compliqué… mais du côté des nouveaux héros, il faut noter aussi que Finn a fait équipe pendant tout le film avec Rose, une mécanicienne dont on a vu la sœur mourir dès le début du film. C’était un signe pour pas qu’on ne s’attache trop à elle apparemment, parce qu’elle se sacrifie pour sauver Finn de la mort. Le seul problème, c’est qu’après ça, elle est blessée. Elle fait une déclaration d’amour (sortie de nulle part ?) à Finn avant de tomber dans le coma. Si Blanche-Neige se réveille avec un baiser de son prince, elle, ça la fait tomber dans le coma. Non, vraiment, l’amour, c’est de la m… Mais la bonne nouvelle, c’est que Finn est aussi venu à bout de ses démons, et notamment Phasma, qui le gérait en tant que Stormtrooper.

6) Et dans l’Ascension de Skywalker ?

Le huitième film se terminait sur un cliffhanger tout ce qu’il y a de plus ouvert : la Résistance était sauvée de justesse par Luke et tous nos nouveaux héros étaient réunis : Rey, Poe et Finn – sans le méchant Kylo Ren. Peut-être qu’on va s’éloigner des trilogies d’origine dans ce nouveau film pour tout conclure… à voir. En tout cas, le mot d’ordre de nos héros (qui sont à bord du Faucon Millenium !) est clair : il faut que la Résistance redevienne la Rébellion de la saga originelle. Il faut dire que menée par Poe et Leia, la Résistance a quand même de la gueule ! Espérons que ça tienne la route dans ce neuvième et dernier (pour l’instant) film !

Voir aussi : May the 4th be with you

La Reine des Neiges 2 (2019)

Salut les cinéphiles,

Bon, forcément, vous vous en doutiez avec l’article d’hier sur le premier, j’ai vu La Reine des neiges 2 hier au cinéma et je ne peux que vous en parler, parce que j’ai adoré le film – genre beaucoup plus que le premier. Ce n’est pas le premier Disney avec lequel ça me fait ça et je m’attends à me sentir bien seul, mais vraiment, j’ai préféré. C’est peut-être grâce à son ambiance plus automnale, parce que j’adore l’automne !

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Bon, cela dit, je suis déjà passé en mode hiver avec le froid (surtout hier), alors c’est peut-être grâce à ses chansons, peut-être grâce à l’animation magnifique, peut-être grâce à ses personnages plus complexes… Je n’en dis pas plus sans spoiler, donc je vous invite à quitter l’article et à revenir quand vous aurez vu le film si ce n’est pas déjà fait ! Et pour les autres, c’est parti pour la liste de ce que j’ai aimé !

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  • Le premier truc qui me vient en tête (c’est dans un autre MOOOOOOOOOOONDE), c’est la réussite des différentes références au premier film. Ma préférée a été celle sur « Let it go » qui m’aura bien fait rire, mais même Olaf a fini par m’être appréciable dans son interprétation du premier film (et dans la scène post-générique aussi !), ça m’a bien fait rire.Résultat de recherche d'images pour "frozen 2"
  • Pour faire comme hier et parler des personnages, je trouve qu’il y a une grosse amélioration de ce côté-là. Non seulement, j’ai apprécié Olaf, mais en plus, même Kristoff est devenu un personnage super cool à voir évoluer. Le running-gag sur la demande en mariage est efficace et on sait dès le début où ça va, mais ça permet au personnage de bien évoluer… Et de nous sortir un clip digne des années 80 ! Les enfants ne comprendront pas les références, mais qu’est-ce que j’ai ri pendant sa chanson « Lost in the woods » (oui, je l’ai vu en VO, j’y reviens après).
  • Je dis que les enfants ne comprendront pas les références aux années 80, mais si je suis parfaitement honnête, je pense qu’il y a beaucoup de choses qui échapperont aux enfants au premier visionnage. On sent que le premier film était il y a six ans : le parti-pris est que le public a grandi. C’est moins enfantin, parce que le premier film a été un tel succès qu’ils savaient que des adultes viendraient le voir… et ils ont bien fait. L’évolution du personnage d’Anna, sa relation avec Kristoff et Olaf, c’est une grande réussite. Je suis encore plus amoureux d’Anna qu’avant.
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Olaf qui grandit, ça a sûrement déplu à beaucoup de fans, mais j’ai trouvé que ça le rendait beaucoup plus supportable que dans le premier film où j’étais saoulé une fois sur deux quand il prenait la parole.
  • Il faut dire qu’ils ont eu la bonne idée dans ce film de la remettre en avant et d’équilibrer les choses : elle n’est peut-être pas l’héroïne marketing des films, mais elle est bien une héroïne qui mérite son titre de reine et est à nouveau celle qui permet de sauver Elsa. Le renversement des rôles par rapport au premier film (la sœur gelée) est efficace, les répliques fonctionnent bien et j’aime la voir faire grandir Olaf, tout en grandissant elle-même. Le sacrifice final qu’elle fait sans y réfléchir plus que ça (dans une chanson que j’aime moins, OK) est un bel exemple de son évolution quand même !
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Et la relation entre les soeurs est vraiment cool aussi !
  • Difficile de retarder plus longtemps l’évocation d’Elsa en ce qui concerne les évolutions de personnages, parce qu’elle est enfin remise au centre de l’attention  : les deux sœurs grandissent en parallèle dans le film et c’est bien géré ! Elsa grandit bien dans ce film, mais j’ai adoré la manière dont les scénaristes ont réussi à la complexifier. Dans le premier film, elle vivait dans le secret de son pouvoir, et sa chanson la libérait (délivrait) du poids qui pesait sur elle. Cette fois, elle vit à nouveau dans le secret, celui d’un désir de liberté qui est plus grand que la simple révélation de son pouvoir. Et dès qu’on le comprend dans « Into the unknown », je trouve que le personnage prend subitement une étoffe supplémentaire (et pas celle de sa mère, non).
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Et puis sa détermination, c’est très cool, aussi, non ?
  • Aucune chanson n’atteint la classe de « Let it go » je pense, mais je n’aurais pas forcément choisi « Into the unknown » comme chanson-phare du film. J’ai largement préféré « Lost in the woods » (mais bon, ce n’est pas l’héroïne, ça ne passe pas) et surtout « Show Yourself ». Et puis, clairement, comme avec « Let it go », les paroles de « Show Yourself » sont clairement géniale comme métaphore du coming out. On prend donc les mêmes ingrédients et on recommence… elle aurait été parfaite comme chanson-phare ! Bon, après, je reconnais que pour l’instant, j’ai plutôt tendance à avoir envie de chanter « Into the unknown » à chaque fois que je l’entends… Métaphore du coming out ou pas, Elsa finit à nouveau célibataire et c’est très bien comme ça. PRésultat de recherche d'images pour "frozen 2"ar contre, j’ai trouvé dommage l’insistance sur la création de relations de couples hétérosexuels qui n’avaient aucune utilité (notamment les deux nouveaux personnages de la tribu ??)… ça donnait l’impression que Disney revenait en arrière par rapport au message du premier film, et c’est dommage.
  • En revanche, comme dans le premier film, difficile de ne pas parler de la perfection de l’animation. Non, vraiment. Les looks d’Elsa sont à tomber, ses pouvoirs donnent lieu à des scènes magnifiques et même si dans ses chansons, ils partent parfois un peu trop en vrille, j’ai adoré. En plus, chaque personnage a son look vestimentaire (forcément), mais il a aussi un look plus visuel dans l’ambiance de chacune des chansons, et ça fonctionne !

Bon, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup de bonnes choses à dire de ce film ! Je n’ai pas eu le temps d’évoquer le scénario qui conclue les pistes ouvertes dans le premier film, notamment sur les parents des filles… La conclusion semble plus définitive que dans le premier, alors que pourtant, j’aurais presque envie d’un troisième tellement celui-ci était cool. Il ne faut pas trop en demander, je sais !

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Puis ils ont bien prévu le coup côté marketing déjà !

Un dernier point pour mon choix de le voir en VO… Très franchement, je suis arrivé au cinéma au moment où la séance VF venait de commencer, et j’ai eu peur de rater le début. En plus, je ne le savais pas encore, mais rater le début aurait été problématique avec ce film à l’exposition très importante. De toute manière, j’ai vu le nom de Dany Boon et ça ne m’a pas motivé à aller le voir en VF, et je ne regrette pas, parce que j’aime beaucoup moins les chansons en français à cause des voix d’Olan et Sven (trop exagérées dans les gamineries je trouve – mais c’est un Disney, c’est un choix logique, je sais, je suis juste difficile)…

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Anna est tellement géniale !

Par contre, vraiment, les chansons interprétées par Charlotte Hervieux, je suis fan. OK, ça aide qu’elles soient parmi mes préférées en VO, mais quand même, cette voix, c’est dingue ! Disney a fait un bon choix, et c’est tout !

Allez, je vous laisse, j’ai encore écrit beaucoup plus que 500 mots ! Mon mot de la fin ? Aha-ahaaaa !

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(oui, j’ai même envie de le revoir, c’est improbable !)