Strike : Lethal White (S04)

Synopsis : Qu’il le dise maintenant ou qu’il se taise à jamais est grosso modo le cliffhanger du roman, mais pas de la saison « Career of Evil » qui se terminait sur le mariage de Robin et Matthew. C’est parti pour une nouvelle intrigue un peu plus politique.

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Pour commencer, j’ai très hâte de voir ce que ce roman va donner une fois adapté à la télévision, parce que vraiment, ce fut souvent une plaie à lire, mais je pense que ça peut rendre très bien à l’écran tant il est… un pavé, tout simplement. Avoir des visages à mettre sur certains personnages ne fera pas de mal, tellement la galerie de personnages est énorme. Puis, au moins, je vais tout voir plus rapidement (j’espère), contrairement à ma lecture du roman qui fut interminable.

Voir aussi : Lethal White : le retour de Strike sur la BBC

Les épisodes étant toujours aussi long sur la BBC, je ne vais pas plus m’attarder ici et me lancer dans le visionnage, ça vaut mieux si je veux me coucher à heure raisonnable. Il y a quatre épisodes dans cette saison 4 (que certains continuent d’appeler « saison 1 », mais IMDB « saison 3 », j’abandonne le combat avec cette série, franchement, la numérotation n’a aucun sens), deux par semaine, donc eh, j’ai deux heures à savourer là !

Note moyenne de la saison : 18/20

S04E01 – 18/20
Même si c’est long et beaucoup trop complexe pour ce que ça pourrait être, force est de constater que l’adaptation se débrouille très bien pour rendre plus intéressante une intrigue qui n’a pas réussi à m’accrocher sur le papier. Le casting est plein de très bonnes surprises avec des acteurs que j’aime beaucoup – même s’ils ne sont pas du tout ce que j’imaginais pour ces personnages – et ça passe finalement mieux à l’écran, la série est magnifique et fait de bons choix.
S04E02 – 18/20
Un an de lecture par-ci par-là en deux épisodes d’une heure. Si j’avais su… J’aurais fait la même chose, puisque je savais. Je me délecte de cette saison qui est construite différemment du roman mais raconte l’histoire avec beaucoup de justesse, rendant justice aux personnages avant tout. Et ça tombe bien, je suis là pour eux. Tout de même, c’est plus simple de suivre tout ça quand tout s’enchaîne. Dommage donc que les quatre épisodes ne soient pas diffusés à la suite – même si ça aurait été indigeste, je sais.
S04E03 – 19/20
Cette adaptation continue d’être vraiment très plaisante. Certes, on voit certains raccourcis pris par rapport au pavé qu’est le roman, mais le scénario ajoute aussi des scènes qui fonctionnent bien et le casting est merveilleusement bien choisi. Je pense que cet épisode contenait les scènes que j’attendais le plus, et c’est une vraie réussite, alors que dire de mal ?
S04E04 – 17/20
Ce dernier épisode mâche tellement le travail de détective qu’il est un peu trop prévisible à mon goût. Les raccourcis et libertés pris par l’adaptation ne fonctionnent pas tous de manière égale, ce qui est dommage, mais n’empêche pas l’ensemble de rester bien solide et agréable à regarder. Et puis, difficile de trop reprocher à une adaptation d’un roman que j’ai déjà lu d’être prévisible, après tout…

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Un nouveau conte signé JK Rowling : The Ickabog

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, je viens vers vous pour vous avouer que je suis hyper énervé après moi-même : j’aurais dû parier il y a des années une forte somme d’argent pour gagner de l’argent. En effet, j’ai toujours dit que JK Rowling avait clairement d’autres récits en stock et que je ne croyais pas au fait qu’elle puisse mettre autant de temps à écrire un tome d’Harry Potter. Pour moi, son éditeur la forçait à ne publier que ça et à espacer la mise en vente pour créer les événements allant autour des sorties qu’on connaissait.

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Si je voyais peut-être un peu gros en disant tout ça, il n’empêche qu’elle a confirmé cette semaine sur son compte Twitter qu’elle avait effectivement écrit d’autres choses pendant la rédaction d’Harry Potter. Ainsi, elle nous annonce qu’elle a retrouvé dans un carton un conte qu’elle avait écrit pour ses enfants et que personne d’autre n’a jamais lu. Ben voyons, c’est un peu gros !

Ce n’est absolument pas surprenant quand on voit son rythme d’écriture sur la saga de polar de Cormoran Strike (non, je n’ai toujours pas fini le tome 4), mais bon, feignons comme tout le monde d’être surpris de la nouvelle : il y a un nouveau conte écrit par JK Rowling qui va voir le jour ! Mieux que ça, elle le met gratuitement en ligne à raison d’un chapitre minimum par jour ouvré – du lundi au vendredi donc ! Et elle organise un concours de dessins pour que les fans illustrent gratuitement le tout ! Et elle le vendra en livre mais ne touchera pas un rond dessus, redonnant tout à des associations pour lutter contre le Covid19 !

Nouveau look Cormoran Strike

Voir aussi : Ma critique des épisodes de l’adaptation de Strike

Ah, JK Rowling… Si la suivre sur Twitter est devenu douloureux parce que le temps a fini par lui révéler des défauts – ou du moins une ouverture d’esprit moins large que celle que je lui aimerais sur les questions LGBT et, à vrai dire, sur les questions de racisme – il faut reconnaître qu’elle sait ménager ses effets d’annonce et que son écriture riche, complexe, entraînante est toujours aussi efficace, malgré les années.

Ickabog

Alors, de quoi va bien pouvoir parler ce nouveau conte à l’étrange nom, The Ickabog ? Eh bien, ça se passe il y a fort fort longtemps – il était une fois, donc – dans une contrée fort, fort lointaine qui n’existe en fait pas, et l’Ickabog est un monstre. Difficile d’en dire plus pour le moment, parce qu’il est hors de question de spoiler un texte qui n’existe qu’en anglais pour l’instant (anglais UK ou US, d’ailleurs) et parce que le conte ne sera complet qu’en juillet, pour une sortie en novembre (ah… joyeux Noël), mais à la lecture des huit premiers chapitres, je peux déjà vous donner mon avis, sans trop spoiler.

Voir aussi : Le site officiel pour lire The Ickabog

JK Rowling nous fait avec ce texte du JK Rowling. C’est très efficace, mais moins que l’univers du sorcier à lunettes, très clairement. Ainsi, elle présente un tout nouveau royaume et ne peut s’empêcher de tout complexifier avec une galerie de personnages qui n’en finit plus. Il faut cinq à six chapitres pour tout mettre en place, et même si les chapitres sont courts, cela n’empêche pas que ça reste un peu long pour une mise en place, surtout quand on a que quelques chapitres par jour.

The Defense of Dudley Dursley | Harry Potter Amino
Quand on a deux chapitres au lieu de trois…

Est-ce que ça plaira aux enfants ? Je n’en suis même pas sûr, parce que c’est compliqué comme histoire et qu’il n’y a pas toujours beaucoup de points d’accroche. Oh, l’ironie Rowlingienne est toujours au top et fera sûrement son effet, les adultes passent un bon moment à découvrir cette histoire et il y a de bons messages à tirer de ce début d’histoire (elle semble même vouloir se racheter de la grossophobie qu’elle a mis en place avec les Dursley… mais à sa manière, dirons-nous), mais je vais attendre de voir ce que ça donne.

Une chose est sûre, malgré ce que j’en dis qui semble négatif, je suis déjà bien accroché par l’histoire et j’ai hâte de lire les prochains chapitres, parus aujourd’hui. Du coup, je vous abandonne pour un peu de lecture (à moins que je ne garde ces deux chapitres pour le WE ?)…

Bonne soirée et don’t let the Ickabog bite !

Mes derniers coups de… #10

Salut les sériephiles,

C’est officiel, ça fait dix mois que j’ai relancé ce concept et, franchement, j’en suis plutôt satisfait désormais. Je l’attends chaque mois avec à chaque fois la certitude qu’il va être insupportable à caser dans mon planning, et ça ne rate jamais. La sortie des Animaux fantastiques me l’a déjà bien décalé de quelques jours et j’ai failli le reporter encore à vendredi, avant de me dire que, quand même, c’était censé être un article de milieu de mois. Le temps passe et passe, tout ça, tout ça. Allez, trêve de blabla, à présent je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

Coup de Cœur : Sans pression aucune, je vais repartir dans le passé pour celui-ci, histoire de bien entamer l’article. En effet, mon coup de coeur le plus récent va définitivement à Veronica Mars : je n’arrive plus à m’arrêter d’en regarder, c’est juste beaucoup trop bien comme série. Je la redécouvre totalement avec des rebondissements que j’avais totalement zappé. Si la saison 2 est certes un peu moins bonne, je reste totalement accroché. D’ailleurs, l’histoire ne le dit pas, mais il est possible que je sois là tout de suite devant un épisode…

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Et je me souvenais que j’adorais Meg, et ça n’a pas changé, c’est elle aussi mon coup de cœur !

Coup de Mou : Que dire ? Une fois de plus, il ne peut qu’aller à mon visionnage de séries… inédites. Non, parce que je vois toujours à peu près autant d’épisodes qu’avant, mais comme je multitaske, je les vois donc devant mon rewatch. Le coup de mou va donc aussi à ma production d’articles, parce que j’en fais de moins en moins.

Image result for aaron jesusCoup de Poing : Si je le donne à Weevil de Veronica Mars, j’abuse ? Bon, dans ce cas, je vais le donner à The Walking Dead, et le reste est spoiler si vous n’avez pas vu l’épisode d’hier. J’ai beaucoup aimé voir Aaron s’entraîner avec Jesus – déjà parce que ça sent bon le crush prévisible et ensuite parce qu’il était temps de voir le personnage gagner du galon. Après, je ne me fais pas d’illusion, il ne va pas résister longtemps !

Coup de Blues : Je ne me sens pas trop en plein coup de blues en ce moment, et je n’ai pas d’idée pour remplir ce coup-ci… Allez, si j’y réfléchis trop durement, tout ce que je trouve c’est le fait que j’ai entendu un remix d’Eiffel 65 vendredi dernier et que non, quoi ! Rien ne vaut l’originale, pas vrai ?

Coup de Vieux : Je l’offre à Minerva McGonagall sans le moindre doute ! Bon, il faut avoir vu Les Crimes de Grindelwald pour bien le comprendre et spoilers si vous n’avez pas encore été au cinéma, mais voilà : notre professeur de Métamorphoses préféré y apparaît du haut d’une bonne vingtaine d’années. Rien de bien choquant, si ce n’est qu’on est en 1927 et que jusque-là, elle était censée être née en 1935. BAM, vingt-huit ans minimum dans la gueule pour, quoi ?, quinze secondes à l’écran. C’est un sacré coup de vieux, respect.

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Coup de Gueule : J’avais prévu de le diriger envers JK Rowling pour, notamment, la raison évoquée ci-dessus, mais j’ai changé d’avis en me décidant à tester « Un nouvel éditeur » WordPress qui « va permettre d’améliorer » ma « mise en page ». Ben putain, c’est une misère. Non seulement ça rame, mais en plus, on perd la moitié des possibilités de mise en page actuelle pour quelque chose de « simplifié » qui n’est pas intuitif et ne permet pas de tout faire (genre, justifier son texte). Bon, ça encore, ça passe, je n’ai plus qu’à me décider à me remettre au langage HTML que je connais. En revanche, bordel, on ne peut plus repartir d’un ancien article pour en écrire un nouveau, et ça, c’est la MEGA MISERE pour quelqu’un comme moi qui se sert de cette fonctionnalité à chaque épisode pour gagner quelques minutes de mise en page. Et quelques minutes fois le nombre d’épisodes que je regarde, je vous jure, il va encore falloir que je change la mise en page de mes critiques… This is

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Coup de Barre : On va me prendre pour un menteur à force, mais là non plus, je n’ai pas spécialement eu de coups de barre ces derniers temps. Tout ce qui qualifie à peu près à ça, c’est mon samedi soir passé à corriger des copies avant la fin du trimestre. Ouep, disons les choses comme elles sont, j’ai ensuite eu la flemme de regarder des séries comme prévu. C’est un peu le cas tous les soirs d’ailleurs : après avoir fini de bosser, j’ai la flemme de me mettre devant des épisodes à critiquer (oui, c’est l’article le problème, finalement).

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C’est fou comme je parle de JK Rowling partout dans cet article, fallait bien en caser un petit gif quelque part !

Coup de Bol : J’ai reçu ce matin « La Magie du cinéma » un très bon guide (officiel, cette fois) sur Les Crimes de Grindelwald. Je pense vous en faire un article vendredi (sauf grosse news d’ici là), mais en le feuilletant, je continue de me sentir bien trop chanceux de recevoir ce genre de bouquins bien trop cool pour le blog. Donc ouais, c’est un gros coup de bol, je crois !

Coup de Tête : Si je suis honnête, ça m’est arrivé de tricher pour cette catégorie en regardant une nouvelle série quelques jours avant la publication de cet article, mais là, je n’ai rien de la sorte. Le plus gros coup de tête non prévu que j’ai, c’est d’avoir enfin repris ma lecture du dernier Strike. Enfin « repris »… j’en avais lu genre dix pages et j’en suis maintenant à la page 90. Sur 600. Une sorte de progrès, j’imagine.

Coup de Théâtre : Pour la deuxième fois de cet article, il me faut parler de The Walking Dead. Plusieurs choses à en dire, en même temps – et toutes sont spoilers sur la saison 9 ! Regardez un peu tous ces coups de théâtre : le départ de Rick, l’annonce de trois films, un bon dans le temps. J’en ai déjà longuement parlé par ici, mais la franchise se renouvelle et c’est quand même assez inattendu, quoiqu’on en dise. Moi, j’aime beaucoup, même si j’en lis plein de négatif. Et c’est peut-être le plus gros des coups de théâtre : cette saison 9 me plaît plus que les trois dernières (si ce n’est plus d’ailleurs) et si on me l’avait dit, je ne l’aurais pas cru.

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Il reste encore un mystère à résoudre (au moins).

Coup de Pub : Il sera pour Tequi ce mois-ci, parce que figurez-vous qu’elle m’a demandé à reprendre le concept de cet article pour son blog. Et elle a bien géré la formule, en modifiant quelques coups pour se l’approprier. On a eu une longue conversation sur les différents coups possibles, c’était super chouette et je me dis que je changerai peut-être deux trois moi-même pour les un an de la formule. En attendant, vous pouvez découvrir son article, « Coups en séries« , qui est super fun juste par ici.

Coup Tordu : Outre le fait que j’en change la position dans la liste des coups, je dirais que le coup tordu du mois est que pour la première fois, je n’ai pas encore publié mon TFSA de la semaine (c’est pour ça que je le mets après le coup de pub, c’est pas si grave si je fais quand même de la pub à Tequi, vous comprenez ?)… ni mon planning du mois de novembre. Je n’arrête pas d’en parler, donc tout n’est pas perdu, il me reste une dizaine de jours pour le planning et jusqu’à vendredi pour le TFSA, alors ça le fait encore… Peut-être.

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Coup de Grâce : Euh ben, je ne sais pas trop. Je voulais parler de Dix pour Cent dans cet article, mais de là à le mettre en valeur comme ça, je ne sais pas, parce que j’étais un peu déçu par l’ensemble des premiers épisodes de la saison. J’imagine que l’engueulade rapide entre Noémie et Hervé m’a tellement fait hurler de rire qu’elle peut toutefois être considérée comme un coup de grâce, alors je vous propose qu’on en reste là pour cette fois !

Strike : Career of Evil (S03)

Synopsis : Cormoran Strike et Robin Ellacot poursuivent leurs aventures lorsque Robin reçoit un colis bien glauque et surprenant par la poste.

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Pour commencer et comme pour les deux premières saisons, j’ai bien sûr lu le roman il y a plusieurs mois. Cela dit, je me suis dit que je me gardais cette mini-saison 3 pour me souvenir de tout avant de lire le tome suivant, et comme j’ai reçu (en avance !) mon tome 4 hier, il est plus que temps pour moi de me lancer dans ces deux épisodes.

Pour ne pas changer, j’ai oublié énormément de choses et comme j’ai une résistance bien faible, j’ai déjà lu les premières pages du roman suivant, m’éclairant un chouilla sur le cliffhanger ; l’une des rares choses dont je me souvenais vraiment. De cette saison, j’attends surtout une BO exceptionnelle, parce que j’adore le groupe mis en avant dans le roman, et ça met une bonne ambiance quand même.

Autrement, j’espère que cela saura être aussi fidèle que la saison 1… pas gagné vu la deuxième ! Sans plus attendre voici donc mon avis (avec spoilers) sur ces deux épisodes, un an pile (déjà !) après avoir vu la saison 2 !


Épisode 1 – 18/20
Malgré des choix et des coupures nécessaires, puisque la chaîne s’obstine à ne vouloir que deux épisodes, l’adaptation est excellente, avec des scènes du roman qui sont véritablement transcrites à la lettre près. D’autres forment des raccourcis et, de toute manière, j’ai vraiment du mal avec la manière dont est menée l’enquête : j’ai toujours du mal à tout suivre en version série. Je n’ai pourtant aucun mal avec le roman, mais dans la série, je suis vraiment là pour les personnages.

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Why would I touch it?

On retrouve tout de suite Robin et Cormoran dans cette saison, ce qui est tout de même une très bonne chose. L’accent anglais à couper au couteau va toutefois nécessiter une bonne période de réadaption, qui m’est permise par l’intro un peu longuette d’une ado cherchant l’adresse de Strike. Le montage en parallèle est sympa, surtout quand Robin et Matthew parlent avec leurs amis de Strike lui-même, et que l’on continue à le suivre.

Matthew est toujours aussi insupportable, même si l’acteur fait tout ce qu’il faut pour tenter de le rendre un peu moins antipathique. Je n’ai pour ainsi dire absolument aucun souvenir de toute cette introduction, et pour cause : elle est très différente de celle du livre, même si c’est un ajout qui fonctionne.

Après le générique, on en arrive enfin à ce dont je me souviens, et l’adaptation est franchement réussie : on suit Robin mener sa petite vie tranquille et recevoir un colis en arrivant au boulot. Bon, ce n’est pas n’importe quel colis : c’est une jambe coupée, rien que ça. Et pas n’importe quelle jambe non plus : une jambe avec une cicatrice que Strike reconnaît. C’est vrai que j’avais oublié que ce troisième roman était si glauque.

Niveau interprétation, c’est brillant et réussit : je retrouve dans le visage des acteurs tout ce que leur version romancée ressentaient, ce qui est toujours particulièrement vrai chez Robin. J’ai pourtant dit plus d’une fois que je n’étais pas fan des choix d’acteurs qui étaient très différents des personnages que j’avais en tête, mais il n’y a pas à dire, ce sont d’excellents acteurs capable de faire le boulot.

Sous la jambe, la police (Wardle et une coéquipière) retrouve aussi un couplet de « Mistress of the Salmon Salt », que Strike reconnaît immédiatement car c’était la chanson préférée de sa mère. Aussitôt, Robin se met à enquêter sur les parents de son boss et à cauchemarder toute la nuit, ce qui permet à Matthew d’être bon aimant, de s’inquiéter et de redevenir le connard qu’il est à critiquer Strike. Et à avouer qu’il a couché avec une de ses amies il y a des années – amie qui est toujours amie avec eux.

Robin passe la journée suivante à déprimer, ne se doutant pas une seconde qu’elle est suivie alors qu’elle prend elle-même une femme en filature – ce qui manque possiblement de clarté dans le scénario, mais pas dans le livre. Quoiqu’il en soit, elle passe le reste de la journée à éviter le bureau et boire.

De son côté, Strike suit comme il peut ses propres pistes : il cherche à retrouver son père… Suivant alors les mêmes sites que Robin. Et d’ailleurs, son assistante lui manque alors il fait ce qu’il faut pour la retrouver et obtenir sa confession sur ce qui lui arrive de si étrange. Il apprend donc que Matthew l’a trompée avec une amie qu’elle trouve insupportable, puis Robin se confie sur le viol qu’elle a subi alors qu’elle était à l’université.

L’actrice déchire toujours autant, mais ça n’empêche qu’on touche là à une scène que j’ai détesté dans le roman – parce que ça m’a donné la mauvaise impression qu’il fallait à tout prix qu’on nous justifie le désir d’action et de badasserie de Robin (si, si, c’est un mot) par un passé sordide. C’est un lieu commun vraiment gênant le coup de la nana violée qui en ressort plus forte. Bon, si on passe au-dessus de ça, la scène entre Robin et Strike est vraiment top, et avec ces acteurs-là, c’est dur de ne pas tomber immédiatement dans le ship.

Fort heureusement, on ne s’attarde pas trop là-dessus et Robin dit bien que ça ne change pas qui elle est ; mais quand même. Si Strike ne remarquait pas qu’ils sont suivis quand il l’emmène à l’hôtel, je passerais beaucoup plus de temps sur le sujet. Seulement, il le remarque et ça mène à une première course poursuite toujours aussi compliquée comme il lui manque une jambe. Il retourne alors à l’agence où des journalistes l’attendent, parce que cette affaire de jambe coupée fait beaucoup parler.

Même s’il prévient Robin qu’ils étaient suivis la veille, il ne semble pas plus inquiet que ça, ce que Robin remarque, comme elle a remarqué qu’une jambe coupée ne le dérangeait pas plus que ça.

Il se rend ensuite chez sa sœur, au casting ma foi plutôt réussi. Robin, elle, passe le reste de l’épisode à refuser de parler à Matthew alors que les deux détectives avancent dans l’enquête : elle décide de faire ses valises pour partir enquêter avec Cormoran, laissant un Matthew perturbé derrière elle. Ensemble, ils partent planquer toute une nuit pour avancer dans l’enquête, et Robin prend la décision irrationnelle d’entrer dans l’action sous couverture, se faisant passer pour une avocate.

C’est plutôt marrant parce que l’actrice s’éclate clairement dans son rôle, et ça fait plaisir à voir. En parallèle, la vie de Robin se complique drôlement quand Matthew parle à sa mère ; et celle de Strike se complique sans qu’il ne le sache quand Wardle se met à le soupçonner.

Pourtant, les deux enquêteurs continuent leur travail comme si de rien n’était, et c’est vraiment chouette à voir, parce que ces deux-là sont vraiment bien écrits et sont excellents à suivre. J’adore suivre leurs aventures quand je les lis, donc pas de raison que ça change en série, mais ça aurait pu s’éloigner du livre. Finalement, la seule chose qui change en série, c’est que j’arrive moins à accrocher à l’enquête, car je trouve ça moins évident du côté des noms de chacun ; et parce que l’accent. Chaque fois que j’ai l’impression de m’y être fait, hop, il y a un truc qui me fait lâcher prise. Sinon, la frustration est aussi totale parce que personne n’éteint la moindre lampe de chevet pour s’endormir dans leur virée – ils se contentent de fermer les rideaux. Pff, j’ai besoin de points pour le Bingo Séries, moi !

Ils finissent par rentrer à Londres où Cormoran retrouve enfin Whittaker, son père, ce drogué violent et sexiste qui ne donne pas envie de le rencontrer. Dans le même genre, Robin passe quelques coups de fil à des gens qu’on n’aurait pas envie de croiser dans la rue. L’avantage, c’est que ni l’un ni l’autre ne parviennent à dormir cette nuit-là : Strike est en plein cauchemar concernant sa mère, Robin sur son agresseur.

L’épisode se termine alors très bien : la police débarque à l’agence pour interroger Strike sur ses liens avec la victime à la jambe coupée, parce que quand même, c’est louche : ils ont des vidéos de caméra surveillance d’eux dans le même hôtel et une photo de la presse les plaçant dans le même restaurant. Bref, ça sent le roussi !


Épisode 2 – 17/20
C’est un peu le même commentaire que pour l’épisode précédent : j’adore la série, l’ambiance, la musique… mais le côté policier fonctionne définitivement mieux en livre qu’en série. Sans les personnages, je ne continuerais probablement pas la série – mais en même temps, ils sont aussi ce qui fait le succès des livres alors… En revanche, gros point noir sur la fin de l’épisode qui révèle plus de choses que le livre, résolvant au passage le cliffhanger dont j’attendais désespérément la suite dans le quatrième livre !

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Cormoran, you have to stop acting like I’m part of a problem.

Je ne sais pas pourquoi j’ai tant galéré à trouver cet épisode, mais j’ai fini par tomber dessus avec des sous-titres en allez savoir quelle langue, alors tout va bien. Strike est donc invité au commissariat pour s’expliquer, mais il le fait à merveille en commentant la photo qu’il voit comme un coup monté évident. Et apparemment, ça suffit à convaincre la police, donc c’est merveilleux.

Il est libéré, faute de preuves solides contre lui – il n’y a qu’un faisceau de suspicions. Il retourne donc à l’agence pour bosser plus avec Robin, qu’il met en garde car il a tout de même peur pour sa sécurité. Celle-ci n’en fait bien évidemment qu’à sa tête malgré tout et elle poursuit l’enquête de son côté dans Londres (avec de bien jolis plans), partant à la recherche de Laing quand Strike fait la tournée des strip-clubs à la recherche de Brockebank. Tous deux se heurtent toutefois à des impasses.

Le soir, Cormoran continue de chercher Laing alors que Robin dîne au restaurant avec sa mère, qui la presse à prendre une décision sur le mariage avec Matthew qui approche à grand pas. Elle lui offre un chèque qui peut soit lui servir de dépense pour le mariage, soit de loyer pour son futur appartement seule. C’est beau, quand même, un tel soutien maternel.

Après son dîner, Robin rentre à l’agence et y retrouve un Cormoran endormi, donc elle s’occupe. Le rapprochement entre eux est de plus en plus évident, mais Cormoran se réveille et lui explique que Donald est une impasse, pas une piste sérieuse. L’argent de sa mère ? Robin est prête à le filer à Cormoran pour l’aider à financer l’agence.

Elle rentre malgré tout chez elle où elle a droit à un Matthew tout gentil et prêt à se repentir : il lui refait même une demande en mariage pas si ratée… qu’elle accepte. Quelle idiote ! Mais fuis, bordel. Non pas que je la shippe tant que ça avec Cormoran, c’est juste que Matthew est vraiment insupportable. Je ne comprendrais jamais. De son côté, Cormoran est toujours dans une certaine dépression à repenser à ses souvenirs d’enfance avec sa mère. Bref, cette affaire l’affecte plus qu’il ne veut bien l’avouer. Et le lendemain, la bague au doigt de Robin l’affecte aussi plus qu’il ne veut bien l’avouer, mais bon.

Forcément, Robin doit lâcher l’enquête pour aller préparer son mariage en famille. De son côté – parce que décidément, ils sont chacun en parallèle cette saison, Cormoran poursuit ses investigations en s’intéressant à Kelsey, le cadavre sans jambe. Il se rend voir sa sœur pour comprendre sa place dans toute cette affaire. La police n’apprécie pas trop de le voir continuer à chercher des informations dans leur dos, mais il faut dire qu’il est quand même beaucoup plus fort qu’eux aussi : avec l’aide de Robin, il a retrouvé la piste des trois hommes de son passé qu’il soupçonnait. Bien sûr, ça ne donne rien, mais ça aurait pu et c’est l’essentiel.

Le lendemain, alors que Robin est toujours chez ses parents, Matthew retrouve dans leur appartement un pouce. Et bon petit-déj’ bien sûr ! Strike se rend sur place pour vérifier qu’il va bien, et les deux se disputent inévitablement, même si cette fois-ci, je suis bien évidemment du côté de Matthew qui a raison de s’inquiéter pour Robin vu la situation. Pourtant, elle, elle suit son enquête et prend contact avec la petite-amie de Whitaker. Ah, Robin, toujours les risques inutiles, mais bien pratiques. Evidemment, le soir, alors qu’elle rentre, elle se fait agresser, le tout en étant au téléphone avec Strike.

Ses cours de self-défense et beaucoup de bon sens lui permettent de s’en sortir avec juste un coup de couteau dans le bras, m’enfin tout de même, c’est assez flippant.

Pas de quoi la calmer : à l’hôpital, elle veut continuer à mener l’enquête, mais cette fois, Cormoran et Matthew font front pour la calmer et la stopper. Cela ne fonctionne qu’un temps, parce que très vite, elle reprend du service et mène l’enquête de nouveau, comme si de rien n’était, malgré des cernes évidentes. Et elle prend bien beaucoup de risques, révélant des vérités gênantes à Alyssa qui comprend que son mec, Brokebank touche sa petite fille et manquant d’être tuée par lui. Heureusement, Shanker débarque et l’aide, mais cela n’empêche pas Brokebank de s’enfuir.

Cormoran débarque donc ensuite chez Robin pour lui signifier qu’elle est virée, parce qu’à la jouer cavalier seul et à désobéir aux ordres, elle a empiré la situation plus qu’elle ne l’a aidée. Pourtant, après tout ça, il réussit à trouver son coupable bien vite, et quand même, merci Robin, quoi. Le coupable ? Il le retrouve et se fait agresser par lui de manière bien violente.

Il parvient à l’arrêter et on en arrive alors à la conclusion de l’épisode, avec les réponses concernant l’enquête et l’arrestation, hors écran, de Brokebank. Tout est bien qui finit bien, donc, et Cormoran peut enfin dormir sur ses deux oreilles, même s’il est frustrant d’avoir une Robin autant évincée de la résolution (elle a quand même son heure de gloire, je pense).

Strike utilise alors Shanker comme taxi pour résoudre les derniers moments de cet épisode. Il veut notamment se rendre dans le Yorkshire pour le mariage de Robin, qui se prépare en découvrant dans les journaux que Cormoran n’est plus suspect du meurtre. Et elle est magnifique en mariée, alors que Shanker ne va pas assez vite pour que Strike débarque à temps. Et pourtant si, et il interrompt le mariage bien malgré lui, au moment où Robin doit dire si elle veut épouser ou non Matthew. C’est là que le livre s’arrêtait…

Mais pas là que la série s’arrête : étonnamment, ils bousillent totalement le cliffhanger du livre pour nous apprendre que le mariage a bien lieu jusqu’à son terme. Cela donne beaucoup moins envie de voir la suite, je trouve, car c’est une vraie conclusion fermée. En tout cas, moi, je suis bien content d’avoir lu les premières pages du tome 4 avant de voir cet épisode, car j’aurais super mal pris d’apprendre que le mariage avait eu lieu comme ça…

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EN BREF – C’est une série qui vaut le détour, mais je continue de lui préférer les livres. J’ai moins repéré d’oublis et de coupes que lors du second roman, pourtant, il doit y en avoir tout autant. Le truc, c’est que j’ai lu le roman il y a fort longtemps et que j’étais surtout impatient de lire la suite. Finalement, attendre le dernier moment pour voir ces épisodes, ce n’était pas la plus merveilleuse des idées. Et puis, j’aurais aimé un peu plus de Blue Oyster Cult. En tout cas, la série est toujours aussi plaisante et réussie esthétiquement parlant, et ça c’est cool. Sur ce, je vous abandonne, j’ai un tome 4 qui m’attends !

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