La télé américaine de demain (et après-demain)

Salut les sériephiles,

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Promis, le titre va s’éclairer en cours de lecture. Et sinon, vous serez remboursé. Après tout, c’est gratuit comme lecture.

Ce matin, je reviens à un article plus classique de blablatage sur les news séries, après avoir un peu dévié ces derniers temps : entre l’actualité et un calendrier chargé, difficile de ne pas dévier ! Et non seulement, je reviens à du plus classique, mais je reviens aussi avec une bonne nouvelle dont vous avez peut-être déjà entendu parler ces derniers jours : la CW va désormais programmer des séries le dimanche.

Vous vous souvenez quand j’étais heureux de savoir Supergirl en pause pendant ma période de révision, mais quand même frustré de la voir partie de mon planning quand elle devenait intéressante en terme d’intrigue sur la saison ? Et bien, ça n’arrivera peut-être plus dans le futur, si elle venait à être renouvelée (doigts croisés).

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En effet, si l’excuse avancée pour ne pas diffuser Supergirl est que ça ferait trop de séries de super-héros avec Black Lightning en même temps, le calcul est vite fait que c’est aussi par manque de temps disponibles dans sa grille. Actuellement, celle-ci propose des séries inédites tous les soirs du lundi au vendredi, avec deux heures de séries à chaque fois. À la rentrée de septembre, le dimanche sera ajouté à cette grille, permettant 12 heures de séries inédites. C’est une bonne nouvelle pour l’ensemble des séries de la chaîne qui voient leurs chances de renouvellement augmenter (les sorts de Crazy Ex-Girlfriend et celui de Jane the Virgin sont toujours incertains), même si la CW a aussi prévu de commander plus de nouvelles séries, puisque neuf pilots sont en cours de préparation.

Douze heures au lieu de dix, ça a beau être une bonne nouvelle, c’est également un peu stressant pour mon planning séries. En effet, avec mon rattrapage cette année de l’Arrowverse, je me rajoute tout simplement trois séries au planning hebdo, et cette soirée supplémentaire semble indiquer qu’elles seront renouvelées. Je regarde bien la moitié de leur grille, alors ça fait mal. À termes, j’imagine que ça va me forcer à moins regarder celles d’ABC, mais c’est déjà le cas cette année où les nouveautés sont soit annulées, soit pas encore visionnées (je compte encore et toujours rattraper Kevin probably saves the world un jour, sauf en cas d’annulation sur cliffhanger). Pour tout voir, il faudrait que j’arrête de dormir, et non, ça n’arrivera pas.

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Cette année, j’ai remarqué aussi que je m’appuyais beaucoup sur la FOX côté nouveautés. Malgré son rachat par Disney, la FOX continue pour le moment de lancer de nouveaux projets, comme la saison 6 de Prison Break, ce qui est plutôt une bonne chose. De toute manière, il y a encore une bonne année avant que le rachat par Disney ne soit effectif, ce qui leur laisse le temps de voir venir.

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Si la FOX assure vouloir continuer à développer des séries originales, y compris après le rachat par Disney (quitte à diffuser leur contenu, donc), il va aussi falloir à un moment qu’Hollywood réagisse vraiment aux attaques de Netflix qui est en train de s’attaquer aux gros producteurs. Après Shonda Rhimes, ils ont désormais un contrat avec Ryan Murphy. ABC et Fox se voient dépossédées de leur plus grand atout côté création de séries, nulle doute que Netflix ne va pas s’arrêter là (j’ai le droit d’espérer qu’ils récupèrent J.J. Abrams et Joss Whedon ? Ce sont de plus gros poissons avec leur carrière cinéma, mais bon).Image result for sceptic tv show

La télé de demain reste donc incertaine, mais de nouveaux producteurs devraient enfin prendre la place de ces mastodontes, et Netflix continuer de les diffuser. Bref, il faut que je m’habitue à être débordé de séries et à faire des choix drastiques : ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Arrow – S02E12-13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 12 & 13 de la deuxième saison d’Arrow.

12.jpgÉpisode 12 – Tremors – 15/20
You want me to run against Sebastian Blood.

Après deux semaines d’interruption, il est largement temps que je reprenne mon visionnage de la série. Ce n’est pas que je n’avais pas envie de m’y remettre, mais vraiment que je manquais de temps pour enchaîner les épisodes. Du coup, je suis bien heureux de recommencer le visionnage de cette saison, surtout que la série commençait à me manquer. Si, si, pour de vrai.

L’épisode débute par un nouveau prisonnier dans la prison de la ville qui n’hésite pas à infiltrer des armes dans celle-ci pour laisser Ben Turner s’échapper. Ben Turner ? Une sorte de Wolverine. Il est embauché par un riche de la ville qui l’a fait s’échapper pour récupérer un objet pouvant tuer jusqu’à 1 000 hommes.

Oliver se charge de l’entraînement de Roy dans un entrepôt, comme prévu et cela consiste comme on pouvait s’y attendre à un bol d’eau et quelques histoires de l’île, notamment celle qui nous explique ce qui est arrivé à l’œil de Slade, lui aussi infecté par le Mirakuru et lui aussi devenu cinglé à cause de cela.

Clairement, Roy en a marre de l’entraînement et demande rapidement à pouvoir se barrer. Arrow accepte de l’emmener avec lui en mission… chez les Merlyn ! C’est en effet là que Felicity situe Ben Turner. Cela permet de faire un petit clin d’œil à Tommy, mais aussi de laisser Roy perdre le contrôle de son pouvoir une fois de plus.

Et à cause de ça, Turner parvient à s’enfuir avec un prototype de la machine pouvant provoquer de petits tremblements de terre de rien du tout, comme en fin de saison précédente.

Au manoir des Queen, Thea passe son temps allongée sur un canapé à ne rien faire. C’est ce que tout le monde fait de ses journées à son âge. Moira se rend à un dîner avec Walter, mais elle se rend compte que ce n’est pas du tout un dîner romantique comme elle l’espérait. Non, c’est politique : Walter et son associé aimeraient voir Moira tenter de se présenter au poste que Sebastian Blood vise lui aussi.

Elle trouve la blague aussi drôle que n’importe qui, mais après tout la réalité a prouvé bien après que Trump pouvait être élu président, alors Moira comme maire, ça passe. Et ce n’est pas Thea qui dira le contraire avec pas moins de deux scènes où elle arrive à convaincre sa mère d’assurer une campagne.

Après sa petite mission et perte de contrôle chez les Merlyn, Roy se rend auprès de Thea pour lui dire de quitter la ville aussi vite que possible. Il est en perte de contrôle totale et s’en prend ensuite à Arrow. L’acteur est bien plus doué que prévu à se montrer complétement possédé par une rage destructrice, j’ai beaucoup aimé son jeu. Il s’en prend à Arrow et décide de faire cavalier seul pour le reste de l’épisode (ou pas).

Laurel reçoit une visite de son père, à qui elle manque. C’est tout à fait angoissant, mais ça semble au contraire l’aider à aller mieux. Elle accepte de dîner avec son père le lendemain, puisque celui l’y force un peu. Le problème, c’est que celui-ci l’emmène en fait à une réunion d’alcooliques anonymes. Elle pète un câble et s’enfuit.

Le lendemain, elle a un entretien d’embauche avec Joana, son ancienne collègue. L’entretien d’embauche tourne court : Laurel ne peut être embauchée puisqu’elle est sous enquête de la part du barreau pour incapacité à exercer à cause de ses addictions. C’est con.

Sans trop de surprises, elle se rend au Verdant pour se souler, ce qui permet à Thea et Oliver de s’occuper d’elle. Ce dernier appelle Sara pour la convaincre de revenir en ville (bon, on nous laisse un vieux suspens sur l’identité de qui il appelle, mais bon, j’en ai vu d’autres), surtout qu’il faut qu’il se dépêche de se rendre en ville pour empêcher Turner de vendre le prototype à son acheteur.

Il arrive à temps pour se faire charcuter le dos par Turner, et c’est Roy, sorti de nulle part, qui parvient à le sauver. Dans le feu de l’action, Arrow se sent forcé de révéler sa vraie identité à Roy. Ce dernier découvre le secret de son beau-frère et ça suffit à le faire redescendre sur Terre, alléluia. Moins rageux, il se contrôle et réussit à empêcher la destruction d’une nouvelle partie de la ville.

Tant mieux : cela aurait probablement ruiné le plan de Moira. Celle-ci accepte en effet la campagne pour être maire, mais elle demande malgré tout à Walter de s’occuper de son obstétricien qui connaît la vérité sur la paternité de Thea. Et donc Walter aussi.

Turner se retrouve de nouveau en prison, où il est contacté par Waller pour réduire sa condamnation et intégrer une équipe qui fait clairement référence aux comics que je n’ai pas lus. La fin d’épisode voit Roy rencontrer Felicity et Dig. Ce n’était pas assez pour me donner envie de continuer tout de suite à regagder la suite. Du coup, j’ai préféré voir Laurel rentrer chez elle et tomber (littéralement) sur Sara. Alléluia, ça devrait être déjà plus intéressant maintenant qu’elle est de retour.

Du coup, il y avait deux grosses intrigues : Roy et Laurel. L’une comme l’autre m’intéressent énormément puisqu’elles se concentrent sur des personnages que j’apprécie. Malheureusement, ça ne m’a pas accroché autant que j’espérais, peut-être parce que tout ce qui concerne Turner était trop écrit sur le mode procédural pour moi.

En flashback sur l’île, Sara et Oliver continuent de chercher Slade sur l’île. Ils se rendent dans une grotte où Slade utilise une craie pour calculer (oui, il est devenu capable de faire ça) les coordonnées nécessaires à faire exploser le bateau d’Ivo. Sara et Oliver le retrouvent à temps, mais Slade n’est pas en état de les écouter. Oliver parvient heureusement à le convaincre d’abandonner sa revanche : ils ont besoin du bateau pour rentrer chez eux et pour que Slade revoit son fils. Grâce à Oliver, il parvient finalement à calmer sa haine. Merveilleux.

Toute cette histoire pourrait être intéressante si Oliver n’avait pas déjà raconté la fin à Roy, à Dig et à Felicity : c’est en fait à chaque fois une scène introduisant le flashback en nous racontant une partie du passé.

13.jpgÉpisode 13 – Heir to the Demon – 17/20
– I wasn’t trying to be a bitch.
– Title of your autobiography

Tout débute par l’arrivée à l’aéroport de Nyssa Raatko, une femme avec un passeport tout droit venue de Chine qui ne contient même pas son adresse (c’est pas que je fasse une obsession avec le Bingo, mais un peu). De toute manière, ça vaut mieux pour elle : elle fait clairement partie de la Ligue des Assassins.

De son côté, Laurel est hospitalisée, la bonne blague ! Je m’attendais à plus intéressant, j’espérais voir Sara avec elle, mais non, elle est avec ses deux parents. Elle se confie à son père et lui avoue avoir vu Sara. Du coup, Quentin s’énerve et appelle aussitôt Arrow pour voir sa fille.

Il la voit dix secondes à peu près, un peu comme Oliver, Dig & Felicity. Ce n’est pas bien palpitant, jusqu’à ce que Sara tombe nez à nez avec Nyssa… Son ex. C’est inattendu, mais très bien amené, surtout que Nyssa est la fille du boss. Oliver n’a pas l’air plus affecté que ça par la révélation de la bisexualité de Sara, mais en revanche, il est assez clairement jaloux, ce qui est intéressant pour l’intrigue de l’épisode.

Pendant ce temps, Mark, le collègue de Walter, a également briefé toute la famille Queen sur la campagne à venir. C’est amusant à voir, mais il y a bien sûr un problème avec Tempest, le compte off-shore de Moira qui lui permet de faire de mauvais virement. Felicity s’en est rendue compte et en parle à Walter, qui feint mal la surprise.

Curieuse et maligne, Felicity contacte ensuite directement Moira après enquête pour lui apprendre qu’elle a compris la vérité sur Thea. L’argent de Tempest a permis de payer le silence de l’obstétricien qui savait que Thea n’était pas la fille de Robert. Bon, je ne vois pas bien l’intérêt de cette intrigue franchement, mais bon, c’est comme ça. Elle perd toute sa joie de vivre pour le reste de l’épisode. Bien sûr, Oliver s’en rend compte et passe tout son temps à essayer de la comprendre.

Felicity endort ses soupçons comme elle peut, mais ce n’est pas très efficace. Elle se sent forcée de révéler la vérité, et le fait au moment même où Moira annonce sa candidature. Merveilleux. Le sens du timing de Felicity n’a jamais été aussi horrible…

Avec cette intigue, la série nous ramène une fois de plus Sebastian Blood pour deux raisons : Oliver doit lui retirer son soutien, mais lui fout un lapin ce qui permet, deuxième raison, qu’il menace Moira. En fin d’épisode, Oliver traite sa mère de monstre parce qu’elle lui a caché la vérité sur Thea. Il ment quand même publiquement pour elle et surtout pour protéger Thea, mais il lui annonce que leur relation n’existe plus. Allez, ça va durer quatre épisodes, surtout s’il continue de lui parler et de la soutenir en public.

Cette partie de l’épisode était de loin la moins intéressante, et comme elle est déjà pas mal, ça explique la bonne note de cet épisode. En effet, Dig, qui n’a pas grand-chose à faire depuis quelques épisodes, revient avec les résultats médicaux de Laurel : elle s’est fait empoisonner – par un homme qu’on a vu au bar dans l’épisode précédent. Sara et Oliver comprennent que ce poison vient de la ligue des assassins, et donc de Nyssa. Le poison était un piège pour faire revenir Sara à Starling City. Du coup, ils se rendent en hâte à l’hôpital, surtout que Sara vient d’annoncer à Nyssa qu’elle ne comptait pas revenir avec elle et qu’elle était prête à se laisser tuer.

Se laisser tuer, oui, mais perdre sa famille, non. Or, elle et Oliver arrivent trop tard à l’hôpital : sa mère s’est fait enlever par l’homme de main de Nyssa. Ils n’ont d’autres choix que d’en parler au détective Lance. Quentin apprend donc ainsi que sa fille est bisexuelle, mais il se dit heureux de savoir qu’elle a eu quelqu’un s’occupant d’elle. Oui, d’accord, mais ce quelqu’un s’occupe désormais de kidnapper ses proches, c’est moyen quand même. Cela dit, une fois bâillonnée, il est fou de voir à quel point l’actrice castée pour jouer la mère de Laurel lui ressemble. Toute la ressemblance est dans les yeux terrifiés, elles maîtrisent ça à merveille.

Toute cette intrigue force Sara a révélé à sa mère qu’elle est toujours en vie et que tout son enlèvement est sa faute. À peine retrouvée, Sara se débarrasse de sa mère pour finir dans les bras de Nyssa, après s’être empoisonnée. Elle s’effondre donc dans les bras de son ex qu’elle aime encore quoiqu’elle en dise, avec juste assez de forces pour lui dire qu’elle préfère mourir que recommencer à tuer. Ah, c’est le genre d’histoire dramatique que j’adore.

Comme elle s’est toutefois arrangée avec son père pour qu’il s’occupe de sa mère, celui-ci débarque, comprenant que sa fille fait une énorme connerie. Nyssa, énervée de voir Sara lui échapper et mourir, s’en prend à Quentin, puis à la mère de son ex.

C’est sans compter sur l’autre ex de Sara : Arrow est de la fête lui aussi. Avec Felicity, il a bien compris que Sara avait retrouvé Nyssa ; mais il pensait cela dit qu’elle voulait la tuer. Cela restait inadmissible : on ne tue pas la fille du boss de la ligue des assassins sans déclencher un raz-de-marée sur Starling City. Bien vu.

Nyssa et Arrow nous offrent un joli combat bien chorégraphié avec tout un tas de flèches, mais Sara, laissée pour morte jusque-là, retrouve assez de forces pour se relever et venir les interrompre (se débarrassant au passage de sa mère, allons savoir comment) : elle ne veut pas que Nyssa meure.

Oliver laisse Nyssa s’échapper et s’occupe de donner un antidote à Sara, qui survit évidemment. Nyssa se retrouve coincée : elle ne veut pas la voir mourir car elle l’aime, elle vient en plus d’être sauvée par Sara… Du coup, elle lui accorde sa liberté, au nom de son père. Bien, tout ça pour ça. Sara est donc libérée de ses contraintes familiales et peut retrouver son père et sa mère au moment où la police arrive.

Et bien sûr, Laurel est là pour voir le câlin parental à la fille prodigue car elle a suivi son père lorsqu’il a reçu le coup de fil de Sara. La réunion familiale est inévitablement douloureuse : Laurel se remet à boire et en veut à sa sœur de lui avoir bousillé sa vie. C’est pas faux, mais c’est pas ce qu’elle disait l’an dernier quand elle la recherchait quand même. Bon, elle vire sa sœur de chez elle à coup de verre dans la tronche. OK, sympa la sœur, mais faut reconnaître que Sara ne les a pas appelés pendant six ans alors que tout le monde la croyait morte.

La fin d’épisode voit des retrouvailles entre Sara et Oliver, avec celle-ci comprenant qu’elle est à la maison et Oliver qui se de décide à recoucher avec elle. C’est sûr, ça va arranger leurs affaires avec Laurel, ça, merveilleuse idée !

En flashback, nous revenons… sur le passé de la famille Lance. C’est amusant de voir tout ça, même si les actrices sont trop vieilles pour nous faire croire qu’elles sont adolescentes. C’est du coup à la fois gênant et amusant de les voir se faire passer pour si jeunes, avec Laurel qui est heureuse de commencer à chercher des appartements avec Oliver. On en revient encore une fois au bateau qui sombre. C’était sympa toutefois de voir Moira annoncer que Sara était sur le bateau à Quentin et Laurel. Par sympa, j’entends que la scène dévastatrice était hyper bien jouée.

Du coup, cet épisode était bien plus intéressant que le précédent, mais il se termine sur un semi-cliffhanger qui boucle surtout une grosse partie des intrigues entamées un an et demi plus tôt autour de Sara. Cette dernière est un personnage que j’apprécie énormément et que je suis pressé de voir développer autrement. Je n’oublie pas que la série en profite pour zapper totalement Roy de son intrigue en revanche, mais j’imagine qu’il saura revenir en force plus tard.

Bon, quand même, j’ai l’impression que les ficelles du scénario sont plus grosses qu’en saison 1 ; mais ils auraient tort de s’en priver car c’est efficace !

Rattrapage de l’Arrowverse :

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Black Lightning – S01E04

Spoilers

Retrouvez ci-dessous ma critique du 4e épisode de la première saison de Black Lightning.

04-2.jpgÉpisode 4 – Black Jesus – 13/20
You owe me a death.

L’épisode commence par un étudiant du Principal Pierce, Bernard, qui se drogue et supporte tellement bien sa drogue qu’il développe une super-force. C’est mieux que le Vertigo d’Arrow ce Green Light. Pierce s’en plaint à Gambi qui protège comme par hasard les 100 de la colère de Jeff. Ah lala. Par chance, Bernard s’en sort bien après deux coups de foudre, puis balance un certain Ronald Wright à Jeff.

Bon, ce n’est pas une balance qui fera beaucoup de mal à qui que ce soit : Ronald fait une overdose et Gambi est là quand la police retrouve son corps. Cela les laisse donc sur une impasse, mais Jeff parvient à récupérer plus d’informations d’un autre dealer. Cela faisait surtout des détours pour mener Black Lightning sur une bonne piste. Malheureusement, il en est détourné par les pouvoirs d’Anissa sur lesquels je veux revenir dans la suite de la critique bien sûr.

S’il comprend que les 100 ne sont pas assez organisés pour être derrière l’opération Green Light, il ne fait rien de plus dans cet épisode. Enfin, si, le père de Bernard appelle le principal désormais partout pour lui dire que son fils fait de la merde avec le Green Light, forçant Jeff à réenfiler le costume et aller dans un squat mettre KO tout le monde. C’était vraiment pour rajouter une scène d’action parfaitement inutile, histoire d’avoir la baston qu’on veut nous coller à chaque épisode. Autant je me plains de certaines séries trop lentes, autant mettre de la baston et du rap pour le plaisir de mettre de la baston et du rap, ça ne sert pas vraiment la série…

Finalement, Black Lightning sauve Bernard (zéro surprise) et Jeff gère le père de celui-ci, qui s’est fait démonter la tronche au passage. Cette intrigue voit également Jeff se battre avec le conseil du lycée qui veut lui retirer son droit décisionnel suprême qu’il appliquait jusqu’ici. Comment l’a-t-il eu ? On ne sait pas bien. Qu’est-ce qui a changé pour qu’on lui retire ? On ne sait pas non plus. Mais c’est un problème.

Le conseil lui laisse finalement le choix entre garder son droit décisionnel mais renvoyer Bernard, ou garder Bernad mais perdre son droit. Alors, c’est le chantage le plus idiot du monde parce que même s’il renvoie Bernard, il perd le droit décisionnel : il suffira de lui refaire le même chantage la fois suivante. En vrai de vrai, je ne vais pas vous mentir, je ne sais pas ce qu’il a choisi. Il a indiqué à la vice-proviseur (qui s’est légèrement affirmée cette semaine) qu’il « le ferait ». Comme elle avait exposé les deux choix avant… mystère. Sur le moment, j’ai cru qu’il allait viré Bernard, mais en fin d’épisode, celui-ci fait sa rechute et Jeff assure à son père qu’il arrivera à l’envoyer à l’université. Ce qui implique de ne pas le renvoyer. Du coup, je n’ai pas compris (il était tard, c’est peut-être moi qui suis trop fatigué ?).

De son côté, Anissa surprend deux étudiantes en train de dealer avec des membres des 100. Elle n’apprécie pas bien l’idée, intervient, les emmène à l’école, mais se prend la tête avec les dealers, forcément. C’est idiot.

Lors d’un repas de famille, Anissa pète un câble sur le besoin d’avoir Black Lightning pour protéger la ville afin de faire un boulot que la ville ne sait pas faire. C’est marrant à voir, même si c’est plutôt mal écrit avec une scène de pures coïncidences où le sujet Black Lightning est abordé on ne sait pourquoi et où Lynn dit que sa famille doit s’inquiéter pour lui. Devant le pote flic de Jeff. Autant dire tout de suite que Jeff est le super-héros, ça ira plus vite franchement.

Anissa s’échappe ensuite du dîner-débat où seule sa voix pouvait être entendue tellement elle s’énervait pour aller s’attaquer aux deux idiots qui dealait du Green Light à ses élèves plus tôt. Forcément, ça se termine par des coups pas franchement maîtrisés de la part d’Anissa qui met tellement K.O les deux idiots qu’elle s’inquiète finalement pour leur santé et appelle les urgences.

Peu importe cela dit : l’intrigue est laissée là, sans la moindre suite ou enquête pour savoir ce qui leur est arrivé. Peut-être la semaine prochaine… En attendant, Anissa rejoint Grace, clairement sa nouvelle petite-amie, pour se confier sur ses parents à qui elle aimerait dire un secret.

Le problème, c’est que Grace est harcelée par des hommes qui ont l’air d’en vouloir au bar où elle est serveuse, en plus d’être homophobes (tant qu’à faire, autant bien faire les choses). Les hommes s’en prennent donc physiquement à Grace, ce qui est une mauvaise idée. Énervée, Anissa s’en prend à eux et révèle que son pouvoir est bien plus puissant que prévu, créant une énorme crevasse dans le sol.

Il n’est pas bien clair si Grace a vu ce qu’il se passait ou pas, mais elles finissent toutes les deux dans le bar plutôt que d’aller à l’hôpital. Quant à Gambi, il flippe de voir une femme encapuchonnée capable de créer des cratères. Il prend une photo de la crevasse, mais pas sans s’être équipé avant d’un flingue, au cas où, pour faire bonne figure. Tellement chelou ce personnage !

En parallèle de tout ça, Jennifer s’occupe de Khalil qui a toutes les chances de ne pas pouvoir marcher de nouveau. Si sa rééducation n’est pas très intéressante, j’aime beaucoup le personnage de Jennifer, qui profite d’être seule pour craquer. Jeff et Lynn réagissent de la pire des manières en l’engueulant de passer trop de temps avec Khalil plutôt qu’à son activité extra-scolaire. Bien sûr, bien sûr. Pense à toi plutôt que d’aider tes amis à l’hôpital à cause de ton idée d’aller à une marche qui ne pouvait que mal tourner, quelle belle éducation.

Finalement, Khalil apprend qu’il ne pourra pas remarcher, car sa colonne vertébrale est brisée. Allez savoir pourquoi, ce n’est ni sa mère, ni son médecin qui lui annonce, mais Jeff, son principal qui n’a aucun lien avec lui, hormis vouloir savoir comment il se douche. Bonjour la logique, il faut vraiment, apparemment, qu’on nous case Jeff dans TOUTES les intrigues et TOUTES les scènes. Heureusement qu’on a Anissa pour respirer un peu.

Anissa et les méchants. Lady Eve prévient Tobias que toute sa réputation repose sur le meurtre de Black Lightning quelques années plus tôt. Or, celui-ci n’est pas mort. Du coup, c’est la merde pour lui. Pour faire bonne figure, Tobias va tuer le médecin légiste qui lui avait affirmé la mort de Black Lightning, puis il appelle à l’aide sa « sœur », Tori… J’y mets des guillemets, parce qu’elle dit « brother », mais ça pourrait tout à fait faire référence à une fraternité plutôt qu’à un lien de parenté, surtout qu’ils ne se ressemblent pas du tout physiquement. Je sais bien qu’ils peuvent être adoptés ou demi-frère/sœur, mais bon, voilà, je signale un doute par les guillemets, et je vous l’explique, donc j’aurais pu me passer des guillemets. De rien.

A priori, cette Tori a l’air plutôt fun et un peu garce, ce qui devrait en faire une méchante plus intéressante que Tobias qui manque totalement de charisme à mon goût. Elle propose à son frère de trouver quelqu’un qui pourrait en vouloir à Black Lightning… C’est facile : Tobias décide d’aller manipuler Khalil, en payant ses factures d’hospitalisation et en lui faisant croire que tout est la faute de Black Lightning. Reste à voir ce qu’il fera exactement de Khalil par la suite, mais ça peut faire mauvaise presse au super-héros.

Bon, voilà, j’ai trouvé cet épisode hyper décousu au niveau de ces intrigues et pas vraiment bien mené. Je ne me suis pas forcément ennuyé, parce que ça partait dans tous les sens ; mais ça partait tellement dans tous les sens que je n’étais pas spécialement à fond non plus. Et puis, la baston pour la baston, ça continue de me donner l’impression de regarder Le flic de Shangaï. Je ne sais pas, je trouve que les scènes de combat sont là pour faire mumuse avec les effets spéciaux, mais ne servent à rien et n’ont aucun suspense. Cela me le fait parfois devant certaines séries Marvel, surtout sur Netflix, mais jamais à ce point (peut-être parce qu’ils ont plus de budget chez Marvel).

Bref, malgré de bons personnages, il y a un peu trop de défauts et ça m’embête, parce que j’aurais envie d’y mettre de meilleures notes, mais je n’accroche plus du tout au super-héros et de moins en moins à Jeff. Reste ses filles que j’aime beaucoup – et Lynn, qui commence à éveiller mes soupçons dans sa dernière scène, mais je ne saurais dire pourquoi.

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Black Lightning – S01E03

Spoilers

Retrouvez ci-dessous ma critique du 3e épisode de la première saison de Black Lightning.

03.jpgÉpisode 3 – LaWanda : The Book of Burial – 15/20
I don’t mind people believing in God. They just can’t believe they can take back the streets.

L’épisode reprend sur l’enterrement de LaWanda, forcément, le titre l’indiquait assez clairement. Bon, ça se termine par un pasteur qui s’énerve contre le gang des 100 et dont on sent tout de suite qu’il va mal finir. Déjà, il s’attire les foudres de la police, et s’attirer les foudres de la police, c’est s’attirer celle de Black Lightning.

Le problème, c’est que Jeremiah, le pasteur, est sûr que Black Lightning est revenu en réponse à ses prières. Cela lance Jeff dans une grande réflexion métaphysique sur le fait qu’il s’est possiblement planté en revenant. Il interroge Gambi sur le sujet, mais celui-ci préfère le voir s’entraîner à une sorte de Laser Quest simulant une attaque.

De son côté, Anissa ne se rend pas à l’enterrement pour s’entraîner et révéler son pouvoir. Elle n’y parvient pas immédiate, s’énervant contre une machine à laver, pour le principe. Si ça ne fonctionne pas tout de suite, elle finit par maîtriser sa respiration, et paf. Et pendant tout ce temps, elle se filme, ce qui est probablement la pire des idées. Il faudrait parfois que les personnages de séries prennent le temps de regarder des séries eux aussi, ça les aiderait.

Elle s’amuse à regarder sa vidéo n’importe où, y compris la bibliothèque où elle fait des recherches sur les mutations génétiques et rencontre Grace. Grace ? Une bibliothécaire sexy qui n’hésite pas une demi-seconde à draguer Anissa qui, en même temps, lui mate le cul en prétextant s’intéresser à un comic qui traîne par là.

Bien sûr, cela complique les choses avec sa vraie copine, surtout quand elle se déguise en Catwoman pour aller à une soirée avec Grace. Les photos instagram mènent à une rupture entre les deux et on ne retiendra donc jamais vraiment le nom de la première copine d’Anissa.

Pendant qu’Anissa s’amuse avec ses pouvoirs, Jennifer découvre que son copain est puceau et trouve ça cool car elle est vierge aussi. Une série CW, donc. De manière pas crédible du tout, Jennifer en parle ensuite à ses parents, pour leur dire qu’elle est prête à faire l’amour (admettons) et qu’elle le fera le dimanche après-midi suivant (ben voyons). Bon, ça donnait un bon humour, au moins.

En revanche, elle en veut à Anissa de ne pas avoir été là pour la soutenir dans ce moment. Du côté des parents, Lynn envisage de reprendre la garde de ses filles, parce qu’elle ne veut pas les voir vivre ce qu’elle a vécu quand elle s’inquiétait pour son mari de Black Lightning. Pourquoi pas.

Du côté de Jeff, on enchaîne sur une scène particulièrement gênante où il s’en prend psychologiquement au copain de sa fille, Khalil. C’était marrant malgré tout.

Enfin, le grand méchant de la saison, qui s’appelle donc Tobias, a pour alliée/patronne, Lady Eve. Celle-ci pourrait pourtant passer pour une grande gentille très souriante, mais bon, l’enfer est pavé de bonnes intentions. Tobias a ensuite pour but de récupérer le contrôle des rues, une intrigue pas franchement passionnante, mais qui fait flipper quand toute la paroisse décide de marcher dans les rues pour réclamer la liberté. On sait très bien que ça finira mal.

Black Lighting arrive à temps pour arrêter un premier tireur et sauver tout le monde. C’est en tout cas ce que ces imbéciles pensent : ils se mettent donc à chanter… Jusqu’à ce que la nana qui accompagne toujours Tobias sorte un joli pistolet qui permet de tirer, en un seul coup, sur le révérend (zut je pensais qu’il était pasteur) et sur le copain de Jennifer. Bim.

On reste en suspense sur son sort un bon moment, juste assez pour voir Gambi détruire les vidéos montrant Tobias (oh oh ?) et Lynn parler avec Anissa lui informant qu’elle a rompu avec Chenoa (j’ai son nom !) pour lui cacher que ce qui l’inquiète vraiment, ce sont ses super-pouvoirs. Finalement, on apprend que Khalil s’est fait toucher à la colonne vertébrale et risque de ne plus jamais marcher. Voilà qui est inattendu comme développement. Un peu inutile aussi, je dois dire.

Oh et la mort de Lala ? Tout le monde s’en contrefiche finalement, personne ne la mentionne. C’était donc un épisode qui poursuit sur la lancée de la série. S’il n’est pas exceptionnel, je ne me suis pas ennuyé pour autant, j’aurais même presque envie de dire que c’était un peu mieux que la semaine dernière, mais la vérité est que je me suis permis un léger speedwatching. Du coup, ça tuait les quelques longueurs, mais ça veut aussi dire quelque chose sur la qualité de l’épisode…

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