In the Dark – S03E07

Épisode 7 – Pretty in Pink – 16/20
Je n’ai pas réussi à entrer immédiatement dans l’épisode, mais une fois dedans, il fonctionnait à merveille grâce à un changement d’ambiance radical et un rebondissement qui offre une nouvelle perspective à l’ensemble de cette saison 2. Nous sommes au milieu de celle-ci, alors c’est plutôt logique et cohérent comme évolution. Et ça donne envie de voir l’épisode suivant.

Spoilers

Jennifer Walker s’est fait enlever de l’hôpital, et tous ses amis partent à sa recherche comme ils peuvent. Encore.

Cool, more house’s guests.

Oula, attendez, je sors d’un mauvais épisode de Riverdale sur le parrain de l’espèce de mafia de la ville, je n’ai pas envie d’avoir un épisode qui nous présente un mauvais cartel mexicain. Qu’est-ce que c’est que cet espagnol tout lent et rouillé ? On découvre en tout cas que Josiah a disparu, et ça énerve énormément le patron de ce cartel qui envoie son homme de main à la recherche de celui-ci.

Ce n’est pas gagné, cet épisode. Josiah n’a pourtant pas disparu pour de vrai : il espère encore retrouver sa femme et partir avec elle. Il l’appelle donc pour lui annoncer qu’ils quitteront bientôt Chicago parce qu’il a eu des problèmes au boulot, et celle-ci découvre soudainement que son mec est loin d’être un gentil travailleur comme prévu.

De son côté, Felix cherche encore à retrouver Jess. Il s’énerve après l’hôpital qui n’est pas capable de surveiller ses patients correctement, mais il ne peut pas exactement attendre tranquillement en salle d’attente d’avoir plus d’informations sur la disparition de Jennifer Walker. Il retourne donc dans la voiture juste à temps pour voir les flics arriver, avant d’annoncer qu’il est sûr que Josiah a retrouvé Jess.

Pour lui, Jess est morte et Josiah est responsable de tout, mais j’en doute fort. Murphy, elle, veut juste des nouvelles de Jess, quoiqu’il en coûte. Elle espère clairement avoir des informations en restant plus longtemps à Chicago, même si Felix est plutôt d’avis que quitter le pays serait la meilleure chose à faire pour éviter de faire face à Josiah et/ou la police. Tu m’étonnes.

Il accepte tout de même d’emmener Murphy chez sa sœur pour qu’elle puisse avoir le temps de dormir… Et c’est sans surprise qu’ils y retrouvent Max. C’était tellement obligé qu’il allait se la faire la sœur de Felix ! Bon, il prétend qu’il avait oublié son portefeuille, hein, mais c’est lui qui ouvre la porte d’entrée alors qu’elle n’a pas de pantalon, donc tout le monde sait très bien ce qu’il s’est passé entre eux.

À ce stade, tout le monde s’en fout, parce que Jess est considérée comme morte – alors qu’elle ne l’est pas. Murphy se retrouve donc à imaginer sa meilleure amie avec elle pour un câlin, mais eh, ce n’est jamais que de la torture. Quand Jess disparaît à nouveau, elle se retrouve juste face à Max et espère que celui-ci accepte de lui faire un câlin. C’est finalement le cas… mais le câlin est interrompu, ouf.

Je n’aime plus trop ce couple à cause de cette saison, je crois. Le câlin est interrompu par un appel de Jennifer Walker sur le portable de Murphy. Celle-ci se jette sur le portable, bien sûr, et découvre donc que Jess est encore en vie, puisqu’elle l’entend respirer. Et c’est tout.

Elle en parle aussitôt à Max, Felix et la sœur de celui-ci. Celle-ci est clairement dépitée par tout ce qui est en train de se passer, par contre : elle se retrouve avec trois fugitifs chez elle envisageant de faire venir Tray et un Felix qui se drogue avec des anti-stress. Superbe. Il me fait rire Felix à être complètement perché lorsque Tray débarque finalement chez la sœur et leur conseille d’utiliser le flingue de celle-ci pour aller au plus vite retrouver Jess et se venger de Josiah. Par contre, on se doute bien que ce n’est pas Josiah qui détient Jess, alors j’ai hâte de savoir qui sera derrière tout ça.

En attendant, il était facile de rire face au flingue rose ou à Felix complètement drogué. L’épisode avance assez vite malgré tout, avec Murphy, Tray et Max qui se rendent chez Josiah pour le retrouver. La femme de celui-ci est suffisamment bête pour laisser ses enfants ouvrir la porte sur une journée pareille, et c’est très con. Entre la fille qui ouvre la porte et le fils qui balance qu’ils retrouveront bientôt le père, il y avait de quoi se marrer et être convaincu qu’avoir des enfants est la pire idée du monde. Cela semble plaire à Max d’avoir à surveiller les enfants, par contre.

Oui, il surveille les enfants dans leur chambre pendant que Murphy parle avec la femme de Josiah. Le problème, c’est quelle ne sait absolument rien de ce que faisait son fils, et elle est plutôt sous le choc lorsque Murphy lui raconte tout de l’arcade. Cela fait une excellente scène par contre : Murphy est géniale dans son self-control et dans ses arguments pour prouver qu’elle ne veut aucun mal à cette famille aimante.

Tout ce qu’elle veut, c’est l’adresse où se trouve Josiah. Et ça, sa femme le sait : elle a reçu un sms de sa part avec le lieu de rendez-vous, mais elle a détruit son portable au cas où, pour faire bonne mesure. Malgré tous les bons arguments de Murphy, la femme refuse de dire quoi que ce soit, menant à des scènes hilarantes où elle est « torturée » par Murphy.

Malheureusement, l’ambiance change radicalement lorsque Josiah arrive dans la pièce et menace d’un flingue nos héros. La femme ne comprend pas trop ce qu’il se passe, mais elle n’a pas le temps de poser beaucoup de questions. Alors que Josiah affirme ne pas savoir où est Jess, elle se fait tout simplement tirer dessus par un des hommes du cartel vu en début d’épisode. Oula, ça ne rigole plus. Le changement d’ambiance est tout de même vraiment inattendu – et il est violent. La mère des deux enfants dont s’occupe Max avec beaucoup de plaisir est donc assassiné de sang-froid, et il va de soit que les membres du cartel ont vraiment envie de venger Matteo, leur chef, en s’en prenant à présent aux enfants de Josiah.

Josiah a volé ce que Matteo avait de plus précieux en laissant partir en fumée la salle d’arcade, alors à présent, c’est à Josiah de payer avec qu’il a de plus précieux. Par chance, Max prend soin des enfants et s’échappe avec eux, Murphy et Tray. Le pire, c’est que fluide et logique. Par contre, il y a un vrai problème, là : Tray oublie de récupérer le flingue de Leslie en partant, puisqu’il l’a laissé à un membre du cartel. Et celui-ci est froidement abattu par Josiah, même si ses doigts bougent encore sur le flingue. Reste à savoir s’il sera celui qui remontera la piste de Leslie, ou si c’est la police qui s’en chargera. En attendant, Murphy, Max et Tray rendent rapidement ses enfants à Josiah une fois qu’il s’est débarrassé des membres du cartel. En échange, ils espèrent vraiment avoir des nouvelles de Jess, en vain, puisqu’il ne sait rien.

En parallèle, il faut également reprendre l’intrigue de Gene et de la police. Le tweet de notre enquêteur préféré (ou en tout cas, le seul vrai enquêteur de cette série) rencontre ainsi un franc succès et lui permet probablement d‘être réhabilité. Avant d’en arriver là, nous découvrons qu’un autre policier a décidé de sortir de son silence pour témoigner contre son chef… et paf, le chef est obligé de démissionner. Oh, c’est une retraite douce qui l’attend, il obtient même le droit de conserver ses paiements. Not all cops, hein.

Il se fait dégager tout de même, ce n’est pas si mal comme rebondissement. Par contre, je n’imagine pas que ça se termine si vite et si bien : je l’imagine vouloir se venger ce connard de chef. Il semble pourtant drôlement soulagé de sa retraite anticipée.

À l’inverse, Gene se voit offrir une sacrée promotion : il peut devenir chef des détectives à la place du calife. Ce n’est pas si mal comme promotion, mais ça n’est pas suffisant pour lui. Il refuse la proposition de sa supérieure tant que son ex-capitaine ne sera pas mis en prison. Ouep, c’en est fini de la retraite dorée pour l’ancien capitaine, Gene reprend son poste et veut absolument le voir aller jusqu’au tribunal.

C’est plutôt inattendu comme rebondissement pour Gene, mais ça lui permet de recontacter au plus vite Sarah Barnes pour la ré-embaucher afin qu’elle l’aide à arrêter Keith. Eh, j’ai adoré cette scène, c’était clairement kiffant et jouissif, non ? Le problème, c’est que Sarah ne lâche pas l’affaire Mason ensuite : elle décide de mener l’enquête pour retrouver par elle-même Murphy. Le seul problème, c’est qu’elle a rapidement une piste pour retrouver Jess.

Toute la police se met donc en quête de nos héros/fugitifs, et cela arrive rapidement aux oreilles de Leslie. C’est plutôt une bonne chose pour elle, parce qu’elle a besoin d’avoir des contacts dans la police maintenant qu’elle couche avec Max, hein. Et Felix se grille lui-même en avouant à sa sœur qu’il kiffe Murphy, aussi. En tout cas, quand Felix apprend que Jess est encore en vie dans un motel où toute la police se rend, il a la réaction la plus stupide du monde : il se précipite pour sauver Jess du raid de la police.

C’est très con, mais il n’écoute pas Leslie qui essaie de lui en faire prendre conscience, ce qui fait qu’on se retrouve avec Murphy, Tray et Max qui découvrent la vérité sur Jess en rentrant chez Leslie. Soit. La série aime bien se compliquer la vie et j’ai vraiment hâte de retrouver Jess, mais ce n’est pas la priorité du moment. Apparemment, pour l’instant, on veut surtout nous montrer Max entamer une belle relation avec Leslie.

Et pendant qu’ils s’embrassent langoureusement, Felix découvre que la Jessica qui s’est réservée une chambre dans un hôtel n’est pas Jess. C’est une inconnue qui lui ressemble vaguement et que la police arrive rapidement à arrêter. Felix parvient assez miraculeusement à s’enfuir de l’hôtel sans être arrêté par la police, ce qui manque d’un brin de crédibilité mais permet d’arriver à une déduction vraiment inattendue : Felix comprend que leur identité est recyclée pour d’autres personnes.

Autrement dit, Murphy résume bien la situation : la personne qui a enlevé Jess ne s’en prend pas à Jess, mais à Jennifer Walker. C’est avec ce nom-là qu’elle a été enlevée de l’hôpital après tout. C’est d’autant plus problématique tout ça que c’est accompagné d’un flashforward où Jess se fait écraser le crâne contre une voiture…

En vrai, j’ai adoré ce rebondissement de l’identité recyclée… Mais ça veut dire qu’il existait vraiment une personne avec le nom d’emprunt de Felix ?

Riverdale – S05E12

Épisode 12 – Citizen Lodge – 15/20
Je suis perplexe : personne n’avait besoin de cet épisode, mais ça fait un one-shot pas si désagréable à suivre sur des personnages secondaires qui ont une histoire à peu près intéressante. L’épisode pose beaucoup de questions auxquelles il prétend répondre, mais il oublie d’y répondre, justement, ce qui est un peu dommage. Venant de ces scénaristes, par contre, c’est plutôt une belle réussite. L’épisode est inutile, parfaitement inutile, mais il a l’avantage d’être plus fluide que les autres, et plutôt divertissant.

Spoilers

Qui s’est déjà demandé un jour comment Hiram est devenu le connard que l’on connaît ? Personne ? Ben les scénaristes, si, apparemment. Ils oublient juste de répondre à la question en cours de route.


Being your son is embarrasing.

Euh attendez ? Un épisode sur Hiram ? Non merci, c’est bon à la semaine prochaine, voilà fin de la critique.

Je veux dire quand même, on commence par Jughead nous le vendant comme digne de Tony Soprano et bon… il y a des limites à tout. En plus, l’introduction est trop cheloue, on dirait qu’on nous vend l’âme perdue qu’est Reggie comme un type heureux d’avoir son Sugar Daddy en Hiram. Après son baiser avec Fangs, toutes les fanfics creepy sont permises, je crois.

Plus sérieusement, donc, Reggie est un papillon de nuit attiré par la lumière qu’est Hiram, mais c’est pour une bonne raison : il veut rembourser Hiram, tout simplement. Il est révélé ainsi que si Reggie bossait pour Hiram, c’est parce que son père avait une dette avec lui. Cela sort d’absolument nulle part, on ne sait toujours pas d’où vient cette dette exactement et ça n’empêche pas de Reggie de continuer à bosser pour Hiram.

En échange, il demande juste un meilleur salaire, ce qu’Hiram accepte… Une fois que Reggie lui aura rendu un dernier service ? Cela n’a aucun sens pour Reggie d’accepter, c’est littéralement du bénévolat pour le Diable. Il accepte malgré tout, même si la mission de ce dernier service est de lui trouver un flingue intraçable. Rien que ça.

Hiram a donc une bonne influence de merde sur Reggie, et ça ne plaît pas tellement au père de ce dernier. La dernière fois qu’on le voyait, il était un connard qui battait son fils. Bien sûr, il est toujours un connard qui n’apprécie pas de voir son fils être mieux capable de lui de vendre ses voitures, mais la balance s’est renversée : c’est désormais Reggie qui a tout pouvoir sur son père. Il lui apprend donc qu’il a bien l’intention de continuer à travailler pour ce « gangster » qu’est Hiram.

Eh ça devient longuet, je n’ai pas l’habitude de faire une critique de Riverdale où toutes les scènes s’enchaînent comme ça. Et aussi, depuis quand Reggie est-il un personnage principal ? Cela bat toutes les statistiques et prédictions cet épisode.

En tout cas, le père de Reggie demande à Hiram d’arrêter de bosser avec son fils, mais ce n’est pas exactement comme ça qu’Hiram voit les choses. Il demande carrément à Hiram de faire le point avec son fils, pour s’assurer que le père arrête de faire de la merde. Il n’en faut pas plus pour que Reggie parle avec son père et mette au clair leur relation : il ne veut plus rien à voir à faire avec lui, tout simplement.

Reggie peut ainsi déclarer à Hiram qu’il n’a plus de père – ce qui ramène Hiram dans son propre passé avec son père, allez savoir pourquoi. Allez savoir pourquoi, aussi, putain de merde, on se retrouve alors avec un épisode qui se déroule en 1988. Allons bon, il ne nous manquait plus que ça, une origin story pour Hiram, c’est tout ce que je craignais.

Après, ce n’était pas le pire épisode pour autant, au moins pour une fois tout est fluide et à peu près logique. J’exagère bien sûr : on découvre que le père d’Hiram est venu à Riverdale avec la promesse d’y trouver plein de Palladium – un métal mieux que l’or. Et nous qui pensions que c’était de la drogue ! Bon, c’est drôle en tout cas : un client du père d’Hiram – qui cire des chaussures – se retrouve ainsi avec un client qui lui offre du Palladium en paiement. What the fuck ? Le type le laisse avec un métal plus précieux que l’or parce qu’il lui a ciré ses chaussures ?

J’ai bien ri. Bien sûr, on repart aussi avec le délire du flashback où les enfants interprètent les parents… Cela ne marche pas tout à fait avec Hiram, mais heureusement, l’acteur a un fils pour flirter avec Veronica – qui est ici dans le rôle d’Hermione. C’est l’occasion d’apprendre que la famille d’Hermione ne voulait pas qu’elle fréquente le fils d’un cireur de pompes. Cela a donné des envies de grandeur à Hiram. Il faut dire qu’Hiram s’est fait un réseau à cirer des pompes devant chez Pop’s. Il se retrouve ainsi avec l’équivalent de l’ancien Hiram, un grand gangster de Riverdale, qui lui fait de jolis pourboires.

Il n’en faut pas plus pour qu’il aille le voir pour se faire plus d’argent, dans l’espoir de séduire Hermione et d’être assez bien pour elle. Le gangster du moment fin 80 ? Vito. Je vous jure que ne blague pas. Le type s’appelle Vito. Reste à savoir s’il est un bon queutard, comme dans la chanson de Fatal et Vitoo. Pardon, mais j’ai eu cette parodie en tête pendant tout l’épisode, du coup.

Bref, Hiram devient rapidement le livreur attitré de Vito, et ça lui permet de se faire plein de frics. Cela déplaît à son père, mais la veste en cuir semble exciter Hermione. D’ailleurs, expliquez-moi. Elle s’appelle Hermione Gomez ? Et Hiram a pour nom de famille Luna ? Du coup, quand Veronica a voulu s’émanciper de son père, elle a pris le nom de famille de… son père ? On est d’accord que c’est complètement con, encore une fois ? Je ne sais pas pourquoi, ça arrive encore à me surprendre cette débilité constante dans la série.

Au moins, cet épisode ne s’éparpille pas trop : après Reggie, on reste sur Hiram. Par contre, contrairement à ce qui est annoncé, on n’a pas que la relation paternelle. C’est dommage, parce que ça ne rend pas hommage à Hermione. Celle-ci paraît encore plus conne avec cette perspective venue du passé : elle tombe sous le charme d’Hiram – alors appelé Jaime Luna – quand bien même il lui raconte qu’il bosse pour Vito ? Et quand bien même il se fait arrêter par la police devant elle ?

Eh, franchement, j’ai pas mal ri une fois de plus. Hermione se débrouille en tout cas pour faire libérer Hiram de prison en allant voir Vito par elle-même. C’est assez dingue, hein. Il est arrêté pour trafic de stupéfiants, libéré sous caution et paf, Vito comme Hermione oublient tout. Vito récompense donc Jaime par un bonus et une voiture, parce qu’il a su tenir sa langue et ne rien raconter aux flics.

Apparemment, ça ne pose pas de problème qu’il parle à Hermione, par contre. Celle-ci se laisse séduire par la nouvelle voiture et se retrouve en rencard avec un Jaime qui lui parle de ses envies de changement de noms. Il comptait s’appeler Hiram Lott pour les pires raisons du monde, il devient finalement Hiram Lodge, parce que soi-disant c’est plus classe. Euh. Mouais. J’aime bien Jaime Luna, moi…

Après, Hiram n’aime pas savoir que tout le monde le voit comme un cireur de chaussures au lycée, alors je comprends un peu ses choix, mais c’est très con quand même. Il en arrive même à tabasser des types qui se moquent de son changement de nom – qu’il fait passer au tribunal, mais pour quelle raison ?. Le plus drôle ? Parmi ces gens, il y a le père de Reggie, bien sûr. Ouep, le père de Reggie espérait qu’Hiram lui cirerait les pompes toute sa vie, mais c’est raté.

En tout cas, quand il rentre chez lui, Hiram se fait passer un savon par son père. C’est l’occasion pour notre anti-héros d’annoncer à son père qu’il est embarrassant d’être son fils et il n’en faut pas plus pour que Javier – le père – aille voir Vito. Il ose menacer Vito en assurant que son fils ne reviendra pas travailler pour lui sinon… Sinon Javier appellera la police.

Et Hiram adulte a beau nous dire que son père était intelligent, moi je le trouve particulièrement con d’avoir cru qu’il était possible de négocier avec Vito. Bien sûr qu’il se fait fusiller devant chez Pop’s le lendemain. J’ai presque de la peine pour la connerie familiale des Luna, mais bon, voir tous les acteurs se débrouiller pour jouer les parents, ça m’a détourné de ces bons sentiments. Archie brun, c’était marrant, mais alors Veronica avec des lunettes ne ressemble pas du tout à Hermione et c’est encore pire quand on nous vend Cheryl en Pénélope ou, pire que tout, Betty en Alice. Les acteurs n’ont fait aucun effort, je ne vois que leur rôle habituel, malgré les costumes.

Bref, on s’en fout, c’est Riverdale et on sait très bien qu’on assiste à un épisode nous montrant l’ascension d’Hiram. L’assassinat de son père ne peut donc pas rester impuni. L’avantage, c’est qu’avec l’enterrement, Apollonia, la mère d’Hermione, change d’avis sur Hiram. Et oui, la série a été chercher Marisol Nichols pour une scène de cette saison. Cela me fait plaisir de la revoir, mais vraiment, entre ça et son talkshow, elle n’est pas gâtée cette année.

Allez, il est temps de nous montrer la revanche d’Hiram qui, sans la moindre surprise, décide d’aller assassiner Vito et ses hommes. Pas de bol, Vito n’est pas là ce jour-là, mais qu’importe : il tue tout le monde, ce qui détrône définitivement Vito. C’était bien facile, dis-donc. Vito disparaît et Hiram devient le nouveau King de Riverdale. Rien que ça. Quelle success story. Il se marie ensuite avec Hermione et lui fait une fille, avant de partir à New-York pour répondre au rêve d’Hermione.

La bonne blague. Et dans le présent, Hiram raconte tout ça pépère à Reggie, alors même qu’il trouve que Reggie lui ressemble ? C’est bien trop risqué. Le retour d’Hiram à Riverdale ? Il s’explique parce qu’il s’est rendu compte que, finalement, son père avait raison : Javier cherchait le Palladium au mauvais endroit dans Riverdale, mais sous sa prison, il y avait quelque chose. Malheureusement pour lui, les prisonniers ont eu beau creuser, il n’y avait finalement pas grand-chose pour se faire du fric sous cette prison. Par contre, sous la demeure des Blossom, il y a de quoi faire paraît-il. Soit.

Contre toute attente, ça paraît presque logique, même si c’est gros que toutes les actions d’Hiram par le passé ne servaient qu’à couvrir sa recherche de Palladium. Allez, on va accepter ça pour avancer dans l’épisode, par contre… par contre, non. En fait, je préfère faire demi-tour dans l’épisode, parce qu’on enchaîne sur Hiram qui se rend dans une maison de retraite pour tuer Vito. MDR.

Donc comme par hasard Reggie demande à Hiram son origin story le jour où Hiram a retrouvé le meurtrier de son père ? C’est tellement gros. En tout cas, Vito ne passe pas l’épisode : il se fait tuer par Hiram, sans regret, scrupule ou remords. C’est avec cette même attitude qu’Hiram demande à Reggie de ne plus bosser pour lui sur la route du retour. Figurez-vous que malgré tout, Hiram a encore un grand cœur : il regrette de ne pas avoir pu passer plus de temps avec son père, alors l’histoire de Reggie le touche.

Si c’est pas mignon, tout ça. On en oublie presque que le père de Reggie battait son fils et sa femme, hein. J’avais oublié aussi, en vrai, alors que c’est une intrigue qui aurait mérité une conclusion il y a des années – ou des saisons en ce qui me concerne. Malgré le fait que son père soit un connard, Reggie finit par accepter ce que lui dit Hiram : il retourne au magasin de son père pour lui annoncer qu’il est prêt à bosser pour lui, si celui-ci fait quelques compromis quand même.

Ce n’est même pas le moment le plus incompréhensible de l’épisode. Non, le pire, c’est quand Hiram passe la fin de l’épisode seul chez lui à regarder la télé-réalité d’Hermione. Celle-ci est apparemment passé par Riverdale afin que Veronica lui montre les travaux de rénovations de l’appartement (AH ILS S’EN SOUVIENNENT ENFIN) et raconte toute sa vie à la télévision ? Bien sûr que ça critique Hiram à mort, mais eh, il suffit de couper le son pour oublier le problème, il paraît.

Le cliffhanger est désastreux lui aussi : c’est donc Hermosita qui aurait retrouvé Vito après des années de recherche et qui se serait assuré que le crime d’Hiram ne laisse pas de trace. Maintenant que sa vengeance est terminée, celui-ci peut donc passer au reste de son plan : récupérer tout le Palladium et être assez riche pour racheter Hermione et Veronica. Sérieusement ? Heureusement qu’il avait des remords trente secondes plus tôt.

Et s’il a tout fait pour venger son père… Pourquoi est-il si insupportable depuis le début de la série, hein ?

Compteur d’Archie à poil : Ils ont déjà eu assez de mal comme ça à justifier la présence de l’acteur, alors le foutre à poil quand il n’avait qu’une réplique mission impossible… qu’ils ont relevé plusieurs fois dans la série, pourtant. Pas cette semaine.

Walker – S01E18 (express)

Épisode 18 – Drive – 13/20
À l’image de la saison, le dernier épisode manque un peu trop d’enjeux. En fait, bien qu’il apporte pas mal de réponses et de nouvelles pistes pour la saison 2, j’ai surtout eu l’impression d’assister à un épisode comme un autre. Il n’avait pas assez de moments où j’ai pu m’investir à fond et stresser pour les personnages. Après, le problème doit venir de mon manque d’investissement dans le fil rouge ou la série en général.

Spoilers

Cordell enlève Morrison pour obtenir enfin toute la vérité sur la mort d’Emily.

Grosse surprise pour cette fin de saison : Geri n’est pas liée à la mort d’Emily. Franchement, j’étais persuadé qu’elle serait coupable, mais l’épisode l’innocente définitivement. Elle n’a fait que retrouver le corps de sa meilleure amie, sans vie, et s’est planquée tout ce temps face à la vérité car elle n’assumait pas de s’être protégée plutôt que de dénoncer les coupables. Et ce n’est pas comme si elle avait vu les coupables ou la mort de sa pote, hein, c’est juste qu’elle a compris qu’il y avait du trafic d’argent dans son bar.

C’est gros. J’ai en revanche bien aimé le flashback nous montrant et expliquant ce qu’il s’était passé pour Emily. Elle a juste été au mauvais endroit au mauvais moment, voyant un échange illégal mené par le bon vieux pote de son mari, Morrison. Il n’en fallait pas plus pour qu’il soit forcé de la tuer. Oh, bien sûr, il espérait la sauver après un premier coup de feu, mais tout ce qu’il a eu comme choix, ce fut de s’assurer de finir le travail. Le pauvre, il nous ferait presque de la peine.

Bien sûr, cette intrigue nous éclipse totalement toutes les autres : Micki essaie bien de passer du temps en famille, mais quand elle apprend que Walker a pris en otage Morrison, elle s’occupe aussitôt de cette affaire. J’ai adoré la scène où elle affirme savoir quel est le problème avant même de voir le SMS de Cordell, c’était un bon petit humour.

Bien sûr, si elle est au courant, c’est parce que Morrison s’est démerdé pour avoir un deuxième téléphone portable et envoyer un SMS aux services d’urgence pour expliquer avoir été enlevé par Cordell. J’ai bien ri de tout ça et du début d’épisode qui m’a semblé légèrement différent de la fin d’épisode précédent : c’est finalement Morrison qui conduit le pick-up.

Au passage, on découvre que le complot est plus large encore que ce qu’on imaginait : Northside Nation a plein de complices et de taupes un peu partout. Geri n’est pas vraiment l’une d’elle, zut. Par contre, il y a d’autres flics avec eux, et ça embête bien Cordell. Cela arrange pourtant les scénaristes d’avoir une scène d’action à lui donner. Dans le même genre, Micki et Tray se retrouvent à devoir exfiltrer un témoin de l’hôpital sans utiliser des moyens tout à fait légaux. Soit.

Du côté de Cordell et Morrison, j’ai trouvé que c’était très lourd avec des scènes de dialogue interminable qui n’apportait pas énormément d’informations, puis une confrontation familiale un brin abusée. Alors que Cordell est recherché par tous les Rangers du Texas, personne ne semble penser à surveiller sa famille ? Étonnant.

Cela permet à toute la famille de confronter Morrison, parce qu’ils croient tous Cordell grâce à des jetons de poker d’Emily retrouvés par August chez celui qu’il pensait être un ami de la famille. C’était plus bavard qu’autre chose et ça mène finalement à Cordell qui livre Morrison à la police. En plein centre-ville. Dans un lieu entouré de buildings et de parking en hauteur, lieux parfaits pour les snipers.

Je n’étais pas assez investi dans la série pour craindre vraiment ce qui allait suivre, malheureusement : il restait trop de temps dans l’épisode pour oser toucher Cordell ou Micki afin d’en faire un cliffhanger, et ni leur capitaine, ni Morrison sont des personnages auxquels je me suis acheté au cours de ces dix-huit épisodes.

Ainsi, Morrison se prend une balle, mais je n’en avais pas grand-chose à faire. Par contre, il était plutôt intéressant de le voir murmurer quelque chose à Walker (très étonnant regard jeté à Micki ensuite ?) et d’avoir confirmation que Cordell était probablement visé par le sniper. Du coup, ça offre la possibilité à Micki d’avoir l’évolution professionnelle qu’elle souhaitait : le capitaine lui propose ainsi d’entrer sous couverture. Yay.

 

Micki peut même finir l’épisode avec ses deux mamans et sa belle-mère ! Cela dit, la perspective familiale va forcément être compliquée pour elle : elle veut un bébé, mais elle s’apprête aussi à partir sous couverture. On voit bien que ça la travaille en fin d’épisode de devoir faire un choix entre son travail et sa famille. Et je sens qu’elle va faire le mauvais choix.

Si tout est plutôt positif pour elle, je trouve ça difficile d’y croire pour les Walker. Liam a techniquement perdu les élections, mais il passe encore du temps avec son ex à qui il peut balancer qu’il regrette d’avoir oublié qu’il faisait partie de sa famille. Et même si l’ex est supposé avoir refait sa vie, il est prêt à envisager un rencard. Lol. Bim, il n’en fallait pas plus pour qu’il soit heureux, le Liam.

Les parents de Cordell ? Ils sont en pleine réconciliation aussi. Tout va bien pour eux. C’est moins simple pour August et Stella qui nous font encore une crise d’ados compliquée à espérer pouvoir retourner dans le passé ou à demander à Cordell comment il a pu faire le choix de grandir et rester dans le Texas pour faire sa vie. Je les comprends, ça ne doit pas être évident d’avoir envie de rester !

Pourtant, Cordell arrive à les convaincre que le Texas est leur maison, et on termine la saison sur un plan familial où ils sont heureux d’être ensemble, sous l’œil du fantôme d’Emily. Il fallait toutefois un cliffhanger – si Cordell, August et Stella sont heureux de se faire un câlin, ils sont loin de se douter qu’ils sont filmés.

Eh oui, quelqu’un surveille toute la ferme Walker via des caméras de surveillance bien placée. Preuve s’il en fallait encore une que oui, c’est bien Cordell qui était visé par le sniper…

 

EN BREF – J’ai tenu toute la saison et je trouve ça presqu’impressionnant. La série s’inscrit dans ma volonté de me remettre aux procédurals après The Rookie (qui n’en est pas un, zut), NCIS ou New-York Unité Spéciale, et je reconnais qu’au rythme de diffusion où cette saison allait, ce n’était pas si compliquée d’avoir le temps de la regarder finalement. Il faut que je me méfie tout de même de mes critiques qui sont de plus en plus longues alors que mon but d’origine était d’avoir quelque chose à regarder en mangeant, dans le train ou, en tout cas, sans avoir à écrire une critique trop longue.

La qualité est vraiment fluctuante et changeante d’un épisode à l’autre, avec certaines catastrophes industrielles en cours de route. L’ensemble forme une série familiale policière typique de ce que les américains savent faire. Le casting sauve beaucoup de choses, surtout bien sûr Micki qui est devenue de manière prévisible mon personnage favori. J’adore cette actrice, je n’ai commencé que pour elle.

Je serai probablement au rendez-vous pour la saison, qui débutera dès le mois d’octobre !, parce qu’en vrai, ça passe bien ces épisodes… Il faut bien quelques séries d’un peu moins bonne qualité de temps en temps. On verra donc ce que sera cette histoire de surveillance de la ferme Walker, de mission sous couverture pour Micki (sera-t-elle enceinte en même temps ?), de Cordell visé par des meurtriers (Northside Nation, toujours ?).

Moins pressé de retrouver les intrigues romantiques de la famille Walker en revanche – que ce soit du côté d’August, Stella, Liam ou des parents, j’ai trouvé ça lourd et souvent peu à-propos durant toute la saison. Vraiment, il y a des scènes dont on se passerait.


The Outpost – S04E05

Épisode 5 – They Bleed Black Blood – 15/20
Si l’épisode est encore efficace, j’ai trouvé son rythme assez déséquilibré avec une intrigue se voulant plus légère qui finissait par alourdir l’épisode en nous faisant perdre de vue le plus intéressant – et en nous faisant perdre du temps pour quelque chose que l’on sait déjà sur le point de se produire. Par contre, vraiment, cette intrigue est vraiment bien trouvée et je suis impatient de découvrir où elle nous mènera.

Spoilers

Zed, Talon et Luna ne sont pas discrets quand ils assistent à la résurrection d’une déesse, Wren et Janzo forment toujours une bonne équipe et Munt… a bien du mal à séduire sa belle.

That’s not true : I’ve seen uglier rock.

Vous savez ce que j’aime particulièrement avec Luna et dont je n’ai pas parlé dans mon article sur elle ? Son accent, bien sûr ! Je suis content de voir que la série reprend sur la même scène que la dernière fois et oui, j’ai vu cet épisode à minuit à peu près tellement j’étais impatient. J’aurais pu me coucher tôt et le voir de bonne heure, hein, mais à quoi bon ?

The Outpost est devenue une série que j’attends particulièrement, même si ça aide bien évidemment d’avoir peu de séries diffusées en ce moment parmi ce que je regarde. En tout cas, Luna, Zed et Talon sont rapidement repérés par la déesse qui n’hésite pas à lancer les Lu-Qiri à leur poursuite. C’est malheureusement bien efficace, car nos héros sont débordés par le nombre de Lu-Qiri qui leur tombe dessus : le Kinj de Zed ne peut les sauver que temporairement. Ainsi, Zed finit par être assommé par son propre Lu-Qiri. Tristesse.

Plus surprenant encore, la déesse finit par utiliser ce que je pensais être un Kinj et qui ne l’est pas : le kinj blanc, c’était l’épidémie de Yavalla, le joyau blanc de la déesse, il provoque plutôt un effondrement de la grotte où sont Talon et Luna pour se mettre à l’abri des Lu-Qiri. C’est plutôt une crevasse, d’ailleurs.

Pas de quoi s’inquiéter : elles survivent évidemment. Elles mettent juste un peu de temps à se réveiller et s’échapper, mais elles ne sont même pas blessées gravement. Et du coup, Luna veut aussitôt devenir super riche en récupérant des diamants sur l’ancien tombeau de la déesse. Elle m’a fait délirer, mais je me demande pourquoi les scénaristes les séparent alors – Talon préférant partir sauver Zed. Luna pourra toujours servir plus tard en les sauvant de justesse.

Talon n’a en tout cas aucun mal à retrouver la trace de Deux et de la Déesse. Elles embarquent Zed et les Lu-Qiri auprès de l’autre Dieu que nous avons vu depuis le début de saison… mais la suite des événements m’a un peu laissé bouche bée. J’aurais dû la voir venir, pourtant : Deux nous tue les Lu-Qiri en absorbant leur force vitale, afin de donner ensuite le tout au Dieu.

Ce dernier, pour la remercier de sa liberté nouvelle, décide que sa première action de Dieu sera de… liquider Deux. WHAT THE FUCK. C’est bien logique : ces dieux-là ont pu se réveiller quand Yavalla et Gwynn ont disparu en s’éliminant l’une et l’autre avec leur Kinj complémentaire… Il faut donc réduire à néant les porteurs de Kinj pour libérer les esprits des autres Dieux. Et c’est bien sûr le plan des Dieux. Oups.

Cela nous confirme que Falista fait bien de la merde à l’Outpost. Cela nous fait perdre aussi à la fois Deux et Vikka. Si je ne m’étais trop attaché à la deuxième, j’ai trouvé ça triste de voir Zed désespéré de la mort de sa fidèle compagne. La première, donc Deux (je me suis compliqué la vie là), j’aurais aimé la voir rester encore plus longtemps. C’était un personnage qui avait pris pas mal d’importance au cours de la série, l’air de rien. Après, quitte à perdre quelqu’un avec un Kinj, je préfère que ce soit elle, c’est sûr.

Le problème, c’est que ça nous laisse les deux Dieux s’embrasser pour profiter des retrouvailles, avant de se tourner vers Zed pour le tuer. On comprend bien que si la Déesse n’a pas voulu s’en prendre à lui toute seule, c’est parce qu’il faut les pouvoirs du Dieu pour le tuer, mais c’est précisé ensuite par une réplique un peu lourde qui le confirme. C’est logique : il représente le Kinj noir, celui du père de Talon et de Gwynn.

Par chance, Talon est capable d’empêcher les Dieux de tuer Zed… mais à quoi bon mentir, le titre de l’épisode m’a fait me dire que les Dieux allaient constater que nos héros étaient des Blackbloods. Je me suis donc retrouvé bien surpris quand il s’est avéré que c’était l’inverse qui se produisait : Luna débarque pile à temps pour sauver Talon et Zed (j’ai bien ri quand il s’est pris sa buche, pardon) en décochant des flèches bien placées permettant de constater que les Dieux saignaient eux aussi du sang noir.

C’est plutôt intéressant, même si pas forcément surprenant. Cela surprend Talon en tout cas – elle ne pouvait pas ouvrir un portail pour s’enfuir, elle ? – autant que les Dieux sont surpris des flèches de Luna. L’avantage, c’est donc qu’ils ne sont pas invincibles. Ils ont toutefois de sacrés pouvoirs : lui peut désintégrer les gens qu’il touche, elle maîtrise la télékinésie – et balance une flèche à Luna, ça m’a fait flipper. En revanche, pour se soigner, ils ont besoin de Janya, l’âme représentée par le Kinj de Deux.

Comprenant qu’ils ne sont plus poursuivis par les Dieux, Zed, Talon et Luna décident de s’arrêter pour reprendre un peu leur souffle et avoir la nécessaire scène de remerciement à Luna qui leur a sauvé la vie. Cela fonctionne bien, avec Zed qui se demande s’ils n’ont pas vraiment affaire à des Dieux et la bonne réplique de Talon sur des Dieux qui ne saignent pas noir, probablement.

Malheureusement, Luna est dégagée par Talon à l’arrivée à l’Outpost, parce que ce serait trop risqué pour elle d’y entrer. Bon après, si on la voit partir, Talon confirme ce qu’on savait déjà : elle reviendra vite, c’est sûr.

Pendant ce temps, à l’Outpost, Janzo et Wren continuent les recherches sur l’Apocalypse en expliquant à Garrett le peu qu’ils ont trouvé jusque-là. Après, s’ils trouvent assez peu d’infos, c’est parce que Wren ne lit pas toutes les langues anciennes que Janzo lit et qu’elle est la seule à pouvoir lire un des livres. Ils mettent un peu de temps à comprendre que son statut de Grande Prêtresse lui permet en fait de voir des pages qui aux yeux des autres sont vierges, mais quand c’est enfin le cas, ça confirme l’héritage que Wren ne peut éviter. Pas mal comme idée, surtout pour une femme enceinte. En plus, l’humour Wren/Janzo, j’adhère désormais.

Ils avancent assez vite dans l’épisode, même si les percées se font aussi quand Wren essaie juste de dormir. C’est vraiment marrant à voir, mais ça pose pourtant quelques problèmes : ils comprennent que Falista risque de détruire le monde à cause d’eux. Ils trouvent en effet une nouvelle quête à mener sans savoir si elle mènera à la fin du monde ou à la solution pour le sauver. M’enfin, avec ces dieux, on penche plutôt pour la première option.

Le couple décide donc d’enquêter d’abord à deux avant d’en parler à la reine. Pour cela, il retourne dans la caverne en-dessous de chez Talon. Cela ne plaît pas tellement à Janzo de mettre en danger la mère de son futur enfant, mais elle marque un point en lui rappelant qu’ils ont besoin d’être deux pour résoudre les énigmes. J’ai plutôt bien aimé le retour dans cette caverne, parce que l’épisode m’avait bien plu la saison dernière.

C’est encore le cas cette saison, quand quelques clés suffisent à nous casser le nez de Janzo (j’ai tellement ri) et à déplacer le tombeau pour les mener encore plus bas. Il s’en passe des choses sous l’Outpost, c’est quand même fou comme il est bien placé ! Et il doit avoir de sacrées fondations, en plus, parce que nos héros découvrent encore plus vite qu’ils sont au-dessus d’un abysse immense.

La mythologie de la série se précise de plus en plus avec encore des références aux sept dieux. Janzo et Wren trouvent un nouvel autel pour les sept dieux, avec clairement des serrures dans lesquelles enfoncer quelques clés permettant de débloquer un événement – ou un objet. Provoquera-t-il la fin du monde ?

Difficile à dire pour le moment. Et si Janzo et Wren souhaitaient garder leur découverte secrète pour gagner du temps auprès de Falista, inutile de préciser que c’est rapidement un énorme échec : un espion de Falista suffit à ce que la reine se pointe, avec Tobin.

En effet, en parallèle, Tobin s’inquiète de plus en plus pour Falista et s’en confie à Garrett. Il n’a plus vraiment de rôle ce dernier, à part être celui à qui on se confie. Il n’en reste pas moins que c’est intéressant de le voir conseiller à Tobin de convaincre Falista d’abandonner le Kinj rouge avant que ce ne soit trop tard. On sait malheureusement ce que fait le Kinj rouge à son hôte.

Après, Tobin n’est pas malin sur ce coup-là : pour convaincre Falista, il lui propose de s’échapper et d’abandonner le trône pour aller vivre dans une ferme loin de la géopolitique. Ce n’est pas exceptionnel comme plan, évidemment qu’elle préfère rester au pouvoir. J’ai aimé les jolis mots de Tobin sur Falista ayant changé.

Elle n’est plus celle qu’il a aimé un jour, et ça lui pose problème. Malheureusement, ça ne plaît pas à Falista d’entendre Tobin lui expliquer qu’il aimerait qu’ils abandonnent leur kinj à quelqu’un d’autre… et ça semble choquer notre roi de voir que son charme n’est pas si irrésistible. J’ai pas mal ri, une fois de plus, et je trouve fou qu’il s’en confie ensuite à Munt… mais bien sûr, ça fonctionne pour Tobin. Il interprète les paroles de son valet comme il le souhaite et pense que celui-ci lui donne de bons conseils.

Tobin est alors prêt à donner à son tour des conseils romantiques à Munt, parce que non, il n’est toujours pas en couple avec la femme de chambre de Falista. J’ai apparemment vendu la peau de l’ours trop vite l’an dernier avec ce couple.

Cela faisait au moins une scène plus légère pour Tobin dans cet épisode, parce que le pauvre, il prend cher depuis sa résurrection. Dans cet épisode, Garrett lui reproche ainsi de laisser Falista détruire tout l’héritage politique laissé par Gwynn et de rester à jouer les plantes vertes. Difficile de ne pas être d’accord avec Garrett, même si ça énerve Tobin : lorsqu’il descend dans la caverne de Janzo et Wren avec Falista, Tobin ne sert pas à grand-chose.

Pire, Falista le menace devant Janzo et Wren, avant de donner à nos scientifiques la tache de comprendre à quoi sert l’autel et où sont les clés. Bon courage les amis, ce sont clairement les Dieux qui sauront quoi faire.

Oh, et autrement, la légèreté de l’intrigue Munt continue et fonctionne bien lorsqu’il organise un rencard pour sa belle, avec un sacré repas à la clé. L’humour est toujours là, évidemment, notamment quand il rapproche délicatement sa chaise pour le dîner aux chandelles – sans électricité, il ne risquait pas d’être à autre chose cela dit. Le dîner romantique est donc principalement marrant, même si je ne comprends pas trop d’où sort le chef cuisinier cet épisode.

Le tout vire à la catastrophe quand Munt décide de croquer une sorte d’oursin qui le fait aussitôt saigner de la bouche et ruiner la robe de sa belle, mais on finit par un bon petit humour où Munt veut enfoncer un oursin dans le derrière du chef cuisto, alors c’était marrant. C’était moins marrant de découvrir Munt croire Tobin quand celui-ci lui balance qu’il est une bête et que la femme qu’il convoite est une fleur.

Cela mène à une petite scène Belle et la Bête entre eux qui voit la Belle s’engloutir une chope de bière, histoire de nous confirmer qu’elle ne l’est pas vraiment. J’ai plutôt ri, ça passait bien à nouveau. C’est pourtant le genre d’intrigue et d’humour auxquels je n’adhérais pas dans les premières saisons. Et puis, c’était un peu too much aussi, ça a alourdit l’épisode par moment, malgré la légèreté, parce qu’on voulait quand même arriver plus vite à l’intrigue de la saison.

Celle-ci avance pas mal : alors qu’ils arrivent à l’Outpost, Zed et Talon ont une nouvelle vision des Dieux, en même temps que Falista et Tobin. Il est ainsi révélé que les Dieux espèrent que les porteurs de Kinj viendront à eux pour se soumettre. Si Falista a évidemment l’intention de le faire, ce n’est pas le cas de Talon et Zed. En arriver à une confrontation de ces quatre-là était donc bien cool !

Falista est bien embêtée d’entendre Talon et Zed affirmer que ses dieux sont maléfiques. Elle veut aussitôt partir pour la capitale où les Dieux l’appellent. À ses yeux, il est clair au résumé bien plus rapide que le mien que font Zed et Talon que les Kinj appartiennent aux Dieux et qu’il faut leur rendre. Elle parvient même à convaincre Tobin d’en faire autant : après tout, il voulait se débarrasser du Kinj, ça leur fait désormais un but commun. Humph.

La dernière scène est loin de la chambre du couple royal qui décide de partir pour la capitale afin d’être libres à nouveau en cédant le kinj aux Dieux (bordel, ils vont le regretter) : elle se déroule sous l’Outpost où Janzo et Wren font un résumé de leur partie de l’épisode à Zed et Talon. Et inversement : Janzo en arrive à la conclusion que les dieux ont des oreilles pointues, viennent du Plan of Ashes et ont du sang noir. Là, ça pose un problème à Zed de comprendre que Janzo suggère qu’ils viennent peut-être tous du Plan of Ashes et non de la Terre comme ils le pensaient. Humph. De quelle couleur sera le sang du bébé de Wren ?

La toute fin d’épisode est encore plus problématique : Falista décide de forcer Talon et Zed à venir avec eux à la capitale, quitte à leur foutre des chaînes. Pour faire bonne mesure, Tobin fait aussi enfermer Garrett, ce qui laisse tout le monde bien perplexe sur la marche à suivre ensuite. Bordel, Talon, ouvre un portail ! Ce n’est pas ce qu’elle fait, finissant l’épisode dans une cage en direction de la capitale.

Allez, Luna s’en rendra bien compte, j’imagine ! Sinon, Garrett est toujours censé être en couple avec Talon, mais en cinq épisodes, ils n’ont pas échangé un baiser, ont dû avoir à tout casser trois scènes à deux et à peine dix répliques… Je me demande vraiment ce qu’il s’est passé pour que les scénaristes les éloignent autant.