Charmed (2018) – S03E12

Épisode 12 – Spectral Healing – 14/20
Honnêtement, j’ai l’impression que cet épisode est simplement là pour combler le temps en attendant qu’il se passe à nouveau quelque chose dans les prochains épisodes. Il était intéressant d’assister à certains développements, mais ce n’était vraiment pas leur meilleur épisode de la saison. Les scénaristes jouent la montre, donc.

Spoilers

Les personnages cherchent à se débarrasser d’une immortalité et d’une allergie, mais c’est aussi complexe que ça en a l’air.


She knows what she wants. Who she wants.

Est-ce qu’Abigail pense sincèrement que s’enfuir d’une prison magique est aussi simple que de sauter par une fenêtre ? Défoncer un mur, c’est déjà plus drôle. Balancer du whisky au sol, c’est inutile par contre. En tout cas, elle finit par tomber sur sa mère dans la prison, c’est déjà ça.

Elle lui explique qu’Abigail peut encore faire partie de la famille si elle le souhaite vraiment. Abigail se laisse charmer peu à peu par sa mère, qui finit par lui proposer de l’alcool à nouveau – ce qu’elle ne veut pas. Il est intéressant d’en découvrir plus sur les relations familiales d’Abby, mais j’ai trouvé l’équilibre de cet épisode très bancal à cause de ses scènes cette semaine.

On ne voyait pas bien où les scénaristes voulaient en venir avec tout ça. On découvre en tout cas qu’enfant Abigail était parfois enfermée dans un coffre de bois – et une fois adulte, ça ne change pas. Elle est en prison après tout. Quand elle finit par s’en libérer, elle peut boire son verre d’alcool qu’elle tenait tant à éviter tout au long de l’épisode, et je pense vraiment que ça amorce un arc où elle ne sera pas gentille du tout.

Pendant ce temps, Macy cherche toujours à guérir son allergie, ne faisant de toute évidence pas confiance aux Perfecti qui insistent pour dire que cela n’est pas possible. Par contre, lutter contre l’impossible, ça l’énerve particulièrement. Elle en est au point parfaitement inutile où elle utilise ses pouvoirs pour s’en prendre au mobilier afin d’exprimer sa colère.

Cela lui permet toutefois de trouver un étrange coffre dans le grenier où elle trouve une lettre de sa mère, adressée à ses filles, pour quand ce sera trop douloureux de rester proches. Humph.

L’allergie n’est pas simple à gérer et est douloureuse, justement, alors Macy appelle aussitôt ses sœurs pour parler de cette lettre et des autres, écrites aux filles pour leur futur. Mel se retrouve ainsi à recevoir un SMS au moment où elle annonce à Ruby que son allergie est de retour. Chaud les relations avec distanciation sociale, tout de même, mais Ruby lui dit qu’elle l’aime en partant ? J’ai fait à peu près la même tête que Mel sur ce coup-là, je ne comprends pas pourquoi ils forcent tant avec Ruby alors qu’on n’a jamais vraiment eu d’épisodes pour s’attacher à elle.

De son côté, Maggie se retrouve à Safe Space avec Antonio pour bosser avec lui. En théorie, ils doivent bosser. En pratique, il lui paie un café et lui propose un rencard. La pauvre a alors une vision qui lui rappelle qu’elle est censée être en couple avec lui un jour, mais moi, je n’ai toujours pas envie de voir ça. Jordan, sérieux !

Et puis, Antonio est bizarre. Il dit avoir été en couple avec une sorcière avant, et je suis sûr que ce n’est pas juste une manière de parler, contrairement à Maggie. Flippée par sa vision, elle part si précipitamment qu’elle en oublie son portefeuille.

Elle peut ainsi rejoindre Macy et Mel au manoir où les sœurs découvrent ensemble la lettre de la mère des filles… qui est parfaitement inutile. Elle leur confirme qu’il y aura un moyen de se débarrasser de l’allergie, mais l’encre s’est effacée.

Bon, ces ont des sorcières, cependant, alors elles décident de parler au fantôme de leur mère tout simplement, une idée qui leur vient de Jordan qui continue de ghoster Maggie. Pff. Mais non purée, sois maligne, Maggie, tu dois pouvoir faire mieux que ça !

Macy et Maggie se lancent en tout cas dans une petite incantation pour faire revenir leur mère d’entre les morts… mais elles découvrent que ce n’est pas si simple que ça de faire revenir les morts. Elles font ainsi débarquer une petite boule de lumière qui prend possession du corps de Maggie.

Celle-ci se réveille avec un nouveau pouvoir qui met KO Macy, mais surtout avec deux personnalités coincées en elle : celle de Daisy, une ado insupportable, et de Roger, son père tout aussi insupportable.

Pourquoi pas, hein ? Macy finit par découvrir que ces deux esprits sont là parce qu’ils sont les premiers propriétaires de l’objet utilisé comme objet rappelant l’être proche. C’est un twist sympathique, mais franchement, elles sont dans la maison de la mère, c’est abusé de ne pas avoir pris autre chose. Et aussi, on notera que le premier propriétaire est plutôt le créateur que le premier acheteur qui en fait cadeau à sa fille, non ?

Macy leur raconte en tout cas tout ce qu’elle fait, et ça me paraît super con de sa part. En effet, les esprits ont probablement envie de rester en vie… Bien sûr, ils mettent plein de mauvaise foi et de mauvais… esprit dans tout ça, empêchant Macy de récupérer Maggie. Elle n’a pourtant pas longtemps pour y arriver : dès que la bougie de leur séance de spiritisme s’éteindra, Maggie sera perdue à jamais.

Pourtant, elle veut peut-être l’être : Roger et Daisy rencontrent en effet Antonio voulant juste rendre le portefeuille de Maggie et se retrouvant avec Daisy acceptant de sortir avec lui et Roger l’assommant. Voilà qui est fait. Macy s’occupe toutefois de lui, avant de s’occuper des esprits dans le corps de sa sœur.

Les scénaristes ont la bonne idée de nous raconter l’histoire dramatique de Daisy, privée de bal de promo par son père et fauchée, avec lui, par un chauffard qui les tue sur le coup. Les esprits parviennent à se pardonner, ce qui fait que Roger peut finalement partir en paix.

Pour Daisy ? Il suffit d’une petit danse de bal de promo, offerte par Macy grâce à Antonio qui est encore là et peut vivre le plus étrange des rêves. J’ai beaucoup ri et Maggie reste quand même sacrément calme quand elle se retrouve en pleine possession de son corps et qu’elle voit le fantôme de Daisy dire au revoir à un Antonio quelque peu… perturbé.

Tu m’étonnes. Maggie peut heureusement le rendormir, avant de monter au grenier pour aider Macy à ranger tout leur attirail. Marisol peut enfin prendre possession du corps de Maggie pour expliquer à Macy que, non, elle n’avait pas eu de prémonition de l’allergie. Elle pensait juste qu’elles se disputeraient. Certes.

Bon, ben, du coup, on a une scène très touchante entre Macy et sa maman, qui en profite pour donner des conseils sentimentaux à Maggie. Ainsi donc, on découvre que Maggie saurait ce qu’elle veut – qui elle veut. Mouais.

Antonio finit par se réveiller dans le salon, et Maggie en reste à l’excuse improbable de Macy qui lui avait affirmé qu’il était tombé et s’était cogné la tête. Pourquoi pas ? Maggie confirme en tout cas qu’elle veut être en couple avec Jordan, et ça me rassure.

Malheureusement, Jordan n’est toujours pas là quand elle se rend à SafeSpace. Heureusement, Swan est toujours aussi curieuse et peut en dire beaucoup à Maggie qui comprend aussitôt qu’il est parti avec Abigail. Grâce à cette information, elle peut enfin se rendre dans l’appartement d’Abby et comprendre que les deux sont envoyés en prison. Reste à savoir par qui – même si j’ai ma théorie.

En parallèle de tout ça, Harry cherche une solution pour redevenir mortel – mais ce n’est pas si simple. Il demande l’aide des Perfecti, à qui il fait beaucoup trop confiance à mon goût. Ceux-ci lui ont donné récemment un goût de mortalité, cela dit. La solution est toutefois existante selon eux : il doit faire avaler une pilule à quelqu’un avant de piquer quelqu’un avec un objet magique et de lire une formule. Et ce sera une mortalité pour toujours. Etrange comme formulation !

Il a en tout cas six jours pour y arriver, et il décide de le faire en faisant avaler une des pilules à son fils, Carter. Le voilà donc qui se rend chez lui en Angleterre pour mieux découvrir que Carter est mort. Cela le lance dans une sous-intrigue en compagnie de Mel, et j’ai moins accroché à celle-ci qu’à celle de Macy et Maggie.

Pour la faire courte, Harry découvre qu’il a un petit-fils, un enfant bâtard qui pense que Carter était son oncle. Il est un enfant insupportable qui se débrouille pour bouffer toutes les pilules d’Harry et perdre son âme. Il devient ainsi un démon digne d’un mauvais film d’horreur, qu’il faut chasser dans toute la veillée pour Carter. Il y a certes de l’humour à voir tout ça, mais les effets spéciaux ne sont pas géniaux – et le scénario non plus.

Je veux dire, je veux bien qu’Harry fasse diversion en cassant un truc, mais de là à ce que personne ne voit Mel faire de la magie à voix haute juste à côté, c’est abusé. De même qu’il n’était pas bien malin pour Harry de se pointer à ce genre d’événement alors qu’il est, logiquement, le portrait craché du père de Carter… puisqu’il est le père de Carter. Les photos, ça existe, quoi.

Bon, tout ça ne mène à rien d’autre qu’à Harry qui prend conscience qu’il veut toute une vie avec Macy, mais donc aussi une vie de famille. Soit. Mel, elle, découvre que Jill, de la famille d’Harry, est mariée depuis trois mois à sa femme et qu’elles sont très heureuses après une relation à distance compliquée. Cela lui fait prendre conscience d’une manière ou d’une autre qu’elle est amoureuse de Ruby.

C’est l’une des rares fois où j’ai eu l’impression qu’on pouvait accrocher un peu plus au personnage de Ruby – il y avait eu cette scène dans le cimetière du futur, aussi. Les voilà donc toutes les deux à s’aimer, sans pouvoir se toucher. L’allergie n’est pas réglée, la mortalité d’Harry non plus.

Tout ça pour ça, donc. Bon, quand même, le gamin récupère son âme en faisant le deuil de son « oncle » Carter, il faut bien que je le précise, sinon, on pensera qu’il est resté démoniaque toute sa vie. Ce n’était pas fameux.

Walker – S01E10 (express)

Épisode 10 – Encore – 13/20
L’épisode est plutôt classique pour une série procédurale, mais il prend également le temps de développer certaines intrigues et personnages secondaires, ce qui lui permet d’être tout de suite plus intéressant que le précédent. J’aime bien ce que certains personnages sont en train de devenir, ça pourra peut-être garder mon attention pour la saison 2. Enfin, il faut déjà terminer cette saison, je sais.

Spoilers

Stella cherche à retrouver la trace de Trevor alors que le restaurant est bientôt prêt pour une réouverture attendue.

Je dois dire qu’il y a un vrai gros problème avec cet épisode : j’ai trouvé que la partie la plus intéressante était celle… de Stella ! C’est dire à quel point ça craignait ! Elle se rend au ranch pour essayer de retrouver Trevor, et elle se trouve ainsi confrontée à son beau-père. J’ai trouvé ça intéressant pour plusieurs raisons : l’ado est un peu plus supportable maintenant qu’elle mène des enquêtes seule et le prisonnier est clairement un bon manipulateur.

Ce n’est pas très compliqué de manipuler Stella par contre, parce qu’elle est même surprise qu’il connaisse son identité alors que bon, c’était évident. Et ce n’est pas très compliqué non plus de retrouver Trevor vu la rapidité avec laquelle elle met la main dessus, alors son père perd tout son côté menaçant à se servir de Stella pour réussir à l’atteindre aussi. Je pense que ces deux-là peuvent tout de même former un couple intéressant pour la suite, mais j’ai peur que les scénaristes ne parviennent jamais à en faire quelque chose de vraiment intéressant. 

Ainsi, en fin d’épisode, Stella continue de ne rien dire du tout à son père, et je trouve ça très stupide, même si elle a été menacé pour qu’elle ne dise rien. 

Autrement, on reprend l’intrigue du restaurant avec cet épisode : Cordell et ses enfants font tout pour assurer une réouverture en fin d’épisode. Pourtant, le restaurant est rapidement laissé aux mains d’August – insupportable – et du copain de Micki… qui n’a d’ailleurs pas une main très en forme. J’aime bien l’idée d’un développement de ce personnage, parce que son couple avec Micki est chouette.

On apprend donc qu’il pourra bientôt reprendre le boulot, mais il a encore les conséquences de son accident de l’épisode de la tornade. C’est rare d’avoir ce genre de série qui développe une intrigue comme ça pour un personnage secondaire. J’espère que ça continuera comme ça, parce que ça le rend intéressant !

On laisse forcément le fil rouge de côté cette semaine, histoire de nous faire croire que l’intrigue autour d’Emily est vraiment résolue. Tout le monde sait que ce n’est pas le cas et que Geri est forcément coupable de quelque chose, mais bon, on continue de faire comme si. À la place, on suit donc Cordell et Micki dans une nouvelle intrigue toute classique qui ne me marquera pas du tout. Je sais que je l’ai déjà oubliée, c’est ce genre d’intrigue procédurale qu’on oublie avant même qu’elle ne commence.

Oh, le personnage de Minnie Jayne est marrant, je ne dis pas… mais ça ne suffit pas exactement à me passionner, surtout qu’ils n’ont même pas payer le coupable en tant qu’acteur : il n’est que figurant puisqu’il ne parle même pas.

Autrement, ça y est, Liam, le frère de Cordell commence à déclarer qu’il veut faire sa campagne politique. Super, j’ai hâte de voir ça dis donc… Ah, non, effectivement. La campagne commence quand même par un petit pique-nique tout naze, tout de même. 

Le cliffhanger de l’épisode ? Geri reprend contact avec Cordell pour lui dire qu’Hoyt revient le lendemain alors que Stella et Trevor s’enfuient ensemble, en couple. Franchement, cet échange de regard interminable, ça sentait l’accident de voiture… mais même pas !


Charmed (2018) – S03E11

Épisode 11 – Witchful Thinking – 17/20
C’est un très bon épisode qui nous met bien à la place des personnages. Il est en revanche énervant de voir les sœurs ne pas comprendre certaines évidences qui ne sont pas encore révélées, mais suffisamment suggérées pour que l’on sache bien vers quoi se dirigera la saison ensuite. Tant mieux, j’aime bien avoir un petit coup d’avance sur les événements.

Spoilers

Les Perfecti offrent aux filles la possibilité de guérir enfin de leur allergie.


Everything is perfect without the allergy. 

Eh, j’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’ai plus vu d’épisode de cette série ! Une semaine sans épisode, puis un changement de case horaire, c’est abusé. Enfin, nous y revoilà, et on reprend en Turquie où les sœurs Vera sont dans les Caves Anatolia en Turquie où elles doivent porter un masque si elles veulent rester en vie, parce qu’y respirer pourrait les tuer.

Yep. Elles doivent venir y chercher une relique – qui s’avère être un œuf. Ce sont les Perfecti qui expliquent tout ça aux sœurs dans un flashback permettant d’essayer un nouveau filtre horrible – qui leur permettra peut-être de guérir de l’allergie. Cela dit, l’allergie n’est pas censée être quelque chose que l’on peut soigner, puisqu’elle s’attaque à ceux s’en prenant à la prison. C’est plutôt logique.

Bref, les sœurs se rendent en Turquie et craignent aussitôt le pire : j’ai adoré voir Maggie imaginer le pire pour le moment où elles retireraient l’œuf de son socle. Il est censé être protégé par une créature mortelle, mais il n’en reste qu’un squelette. Par principe, les filles décident de le remplacer par un masque à gaz, histoire de s’assurer que rien de mal ne puisse leur arriver. Comme dans les films.

L’œuf se met aussitôt luire et fait le bonheur des filles qui se rapprochent de la guérison, alors qu’elles n’ont aucun mal à échapper à la poussière qui essaie de les tuer – entre les masques à gaz et les capacités d’apnée de Macy, on est bon. Reste encore à cuisiner l’œuf comme il faut, alors entre deux, Maggie voit une psy pour gérer un peu mieux ses crises d’angoisse.

J’ai trouvé ça sympathique comme idée, mais je me demande où ça mènera en tout cas. En attendant, les filles font un petit sortilège et guérissent sans problème leur allergie. C’est beaucoup trop rapide et simple comme situation : je n’y crois pas une seconde. J’ai cru qu’elles allaient rester allergiques à Harry, mais ce n’est pas le cas non plus… C’est étrange.

Tout semble être de nouveau au mieux pour les filles, en fait. On a droit à une scène qui est une réécriture de la première de cette saison (enfin, de l’épisode qui aurait dû lancer la saison) : elles se réveillent et passent la matinée ensemble, parce que maintenant, elles peuvent se toucher sans problème. Cette phrase est étrange hors contexte, mais faites comme si.

Tout va trop bien alors il faut quelques complications tout de même, et elles viennent sous la forme de Josefina continuant de vouloir écrire à elle toute seule le Livre des Ombres, tout en cherchant à avoir des pouvoirs. Mel s’occupe d’elle comme elle peut, tout en allant aussi au travail où on lui donne un poste de manière quasi-permanente, parce qu’elle est vraiment géniale avec son discours de protestation. Euuuké. Il y a heureusement d’autres professeurs dans la fac qui ont plus de bon sens et comprennent qu’elle n’est peut-être pas si exceptionnelle – les amies de Mel se retournent contre elle, parce qu’elles n’ont pas eu la chance d’avoir ce job.

Maggie, elle, passe un oral à la fac où elle parvient comme elle peut à convaincre son prof de lui donner sa bourse – ce qui ne l’empêche pas de craindre le pire pour la suite de sa journée. Et elle a raison : alors qu’elle appelle Jordan pour lui annoncer sa bonne nouvelle et lui dire qu’il est un super ami (bim, ça c’est fait), elle découvre qu’Antonio va mourir après un accident de voiture. Il n’en faut pas plus pour que ce soit louche, mais on en aura plus, ne vous inquiétez pas.

Pendant ce temps, Harry et Macy savourent de pouvoir enfin se faire des câlins et s’embrasser. C’était très choupi à voir, et ça m’a fait rire parce que bien sûr, comme dans plein de séries américaines, ils décident d’aller à Paris pour fêter ça. Ils vont être déçus, les pauvres !

Bon, Macy semble être ravie tout de même, alors qu’on est comme d’habitude sur les mêmes clichés parisiens peu crédibles. Par contre, il devient vite évident qu’il y a un sort à l’œuvre pour les endormir, nos sœurs, parce que Macy et Harry se retrouvent avec un sur-classement dans leur hôtel – sans raison. Et comme elles laissent les Perfecti faire tout le travail à leur place, ils sont mes suspects idéaux.

Bien sûr, tout ça leur fait prendre conscience aussi qu’ils ne vieilliront pas ensemble quand ils croisent un couple ensemble depuis quarante ans et se termine un peu mal : l’homme de ce couple fait une crise cardiaque.

Ils écourtent donc leur séjour et rentre à Seattle où ils comprennent avec Maggie et Mel que tous les vœux qu’ils avaient s’exaucent subitement. Ce n’est pas tout à fait normal. Elles décident de replacer l’œuf avant que tout ne parte encore plus en vrille, parce qu’elles culpabilisent des conséquences des vœux qui furent faits. Le seul problème, c’est que c’est déjà parti plus en vrille : Josefina a réussi à obtenir son pouvoir. Elle devient une vraie Poison Ivy capable de contrôler les plantes.

En toute logique, elle n’est pas prête à s’en séparer et s’en prend aux sœurs un bref moment – juste le temps que Mel refuse d’utiliser ses pouvoirs magiques pour lui faire comprendre qu’elles ont l’une et l’autre un pouvoir après tout. Mel parvient ainsi à empêcher Josefina de s’attaquer vraiment à elle par le pouvoir des mots. C’est le plus fort de tous, non ?

En parallèle, j’en oublie presque Abi et ses tendances suicidaires, encore. Chaque fois qu’elle prend l’apparence d’un démon, elle se fait donc du mal, mais désormais, elle en arrive aussi à vouloir s’en prendre aux sœurs. Il ne pouvait pas en être autrement, après tout. Quand elle reprend forme humaine, Abigail se rend aussitôt auprès de Jordan pour qu’il l’aide à brider ses pouvoirs.

Franchement, cette actrice a de l’alchimie avec tout le monde. Il fallait la voir se faire soigner et bander ses blessures par Jordan, c’était mignon comme tout… Jusqu’à ce que ça dérape, avec un étrange logo apparaissant dans le cou d’Abigail. Elle disparaît alors pour finir dans la fameuse prison, alors que Jordan est effrayé par une étrange créature dans l’appartement – ou plutôt par les Perfecti si vous voulez mon avis.

Nous ne les voyons pas et nous ne savons pas immédiatement ce qui arrive à Jordan, mais c’est obligatoirement ça. D’ailleurs, Jordan aussi est finalement en cellule. En attendant d’avoir plus d’informations, en tout cas, les sœurs leur font confiance et leur partage leur intention d’inverser ce qu’elles ont fait. Elles replacent donc l’œuf et perdent aussitôt leurs vœux : Antonio se remet rapidement, les collègues de Mel sont promues à sa place et elles sont à nouveaux allergiques aux êtres magiques. Il n’en faut pas plus pour qu’Harry envisage de redevenir mortel (wait what ?). Une bonne nouvelle émerge toutefois de tout ça : Josefina a toujours son pouvoir de maîtrise des plantes.

Malheureusement, cela signifie aussi qu’elle décide de retourner au Puerto Rico. Dommage. Dommage aussi de voir l’œuf être enseveli définitivement dans sa caverne turque… Ah, j’oubliais, les sœurs récupèrent aussi le Livre des Ombres, un peu augmenté par Josefina… Par contre, je ne comprends pas du tout la surprise de Mel en ouvrant la première page de celui-ci… C’est exactement le même que dans l’épisode précédent, avec quelques pages de plus, quoi ?

Riverdale – S04E19

Épisode 19 – Killing M.Honey – 18/20
Oui, oui, 18, j’y vais à fond, mais c’est parce que j’ai vraiment aimé cet épisode, en grande partie indépendant de toutes les intrigues en cours et justifiant tous les moments les plus nazes (ou presque) par une explication qui tient la route. C’est tellement inhabituel ! Comme trop souvent, la série me donne l’impression qu’elle va faire une super intrigue et tout, mais je suis sûr qu’en deux épisodes tout sera à nouveau ruiné. Ah, et pour une fin de saison improvisée car imposée plus tôt que prévu par le Covid, je trouve qu’ils s’en sortent vraiment bien !

Spoilers


Although one thing that would stop Mr. Honey is if we killed him.

Betty est de nouveau dans l’enquête des VHS et ça ne sert pas à grand-chose. Après le meurtre de Jason, c’est celui du premier épisode musical qui est recréé… et personne ne semble s’inquiéter des victimes, apparemment.

Betty étant sur tous les fronts dès le début de cet épisode, on apprend qu’Honey refuse d’imprimer le Yearbook de leur promo parce qu’elle a dépassé les délais… et ça l’énerve profondément. Elle débarque donc dans le foyer des lycéens pour raconter ce qui lui est arrivé à tout le monde, alors que Jug vient d’être accepté à la fac de l’Iowa qui est géniale en écriture. MAIS PUTAIN ? Il était accepté à Yale ? Alors certes quand il est mort, il a peut-être perdu sa place, mais il devrait pouvoir la récupérer facilement, non ?

Anyway. Les scénaristes se souviennent soudainement des différentes punitions données par Honey tout au long de la saison, mais uniquement la partie qui les arrange : tous les étudiants sont bannis de la cérémonie de remise de diplôme par le nouveau principal, et ça pose problème à nos personnages principaux.

Nous voilà donc avec Betty en roue libre qui envisage de tuer son principal et… ma foi, ça passe comme conversation de lycéens énervés, pour une fois. Elle envisage tout un scénario où les lycéens pourrait kidnapper M. Honey pour lui faire peur et le tuer. Ou au moins faire en sorte qu’il ne reste pas en ville. Allez, on se marre bien avec cette histoire qui n’a aucun sens, mais qui, comme elle n’est que le fruit de l’imagination des personnages, a beaucoup plus de sens que d’habitude.

Mieux vaut cette fiction débile que la réalité de toute manière, parce que dans la réalité, ils mettent de la colle sur sa chaise et son téléphone. Enfin, de la glue. Et de manière pas crédible du tout, Honey est évacué par les pompiers au milieu d’un lycée plein d’élèves en train de le filmer.

Le lendemain matin, Jug révèle qu’il a commencé à rédiger une nouvelle intitulée « Killing M. Honey » qui reprend grosso modo le fantasme de Betty de la veille. Et ça nous occupe pour une bonne moitié de l’épisode, mais honnêtement, ça m’a plu cette fausse intrigue où les lycéens torturent un Honey plus malin qu’eux, qui n’a aucun mal à les reconnaître… et finit par se faire tuer. Bien sûr, il y a de l’humour avec les étudiants qui annoncent les études qu’ils s’apprêtent à faire ou leur expérience à se débarrasser des corps.

C’est dingue, parce que c’est au niveau de tous les épisodes habituels avec les mêmes conneries… mais ça marche parce que cette fois c’est supposé être une fiction écrite par Jug pour entrer à la fac, alors c’est marrant de les voir enterrer ce M. Honey fictif. Cela part en vrille ensuite avec Reggie qui se met à boire et balance presque le décès d’Honey simplement porté disparu ! Aussitôt, les freins de la voiture de Reggie ne fonctionnent plus et il meure. Veronica et Cheryl ne s’en remettent pas, et elles découvrent le visage de psychopathes des autres… ce qui est franchement marrant.

En parallèle de tout ça, Honey continue de se faire des ennemis dans la réalité en annulant le bal de promo. Aha. Pour une fois qu’il a de l’autorité… il se la fait saper automatiquement par les parents de Riverdale qui n’apprécient pas qu’on touche à leur progéniture. Il est menacé par tous les parents qui sont toujours capables de lui pourrir la vie.

S’il est forcé d’annuler l’annulation de ce bal de promo, il trouve vite une nouvelle excuse pour annuler l’annulation de cette annulation : une vidéo qui montre le devant du lycée pendant quelques heures, puis l’intérieur de celui-ci. C’est un vrai danger pour toute la promo à ses yeux, alors voilà, il annule tout. Betty refuse de croire que la vidéo vienne bien du même dérangé que d’habitude, car la coïncidence est trop belle. Elle a raison : M. Honey est bien celui qui est derrière cette vidéo, et elle réussit assez vite à le prouver.

Aussitôt, Charles soutient Betty et Jug, permettant ainsi l’annulation de l’annulation de l’annulation de l’annulation du bal de promo et tout est bien qui finit bien. Ou pas ! M. Honey démissionne, ce qui paraît être une victoire pour les lycéens, jusqu’à ce qu’il révèle devenir le nouveau principal de Stonewall, où il sera trois fois mieux payé. Trois fois ? Faudrait voir à pas déconner, le système d’éducation aux USA paie mal aussi, franchement.

De toute manière, le vrai drame n’est pas là : la secrétaire du lycée, présente depuis le début de la série, débarque avec plus de répliques que jamais, assurant qu’Honey est le meilleur principal ever. Oui, il s’acharnait contre nos héros, mais personne n’est mort pendant qu’il était principal, il a aidé des étudiants à avoir des bourses et il a amélioré les résultats. Un vrai héros, quoi. Il rédige même une lettre à la gloire de Jug, histoire de convaincre l’Iowa de le prendre à l’université.

En fait, il est tellement glorifié que Jug réécrit toute son histoire, culpabilisant de l’avoir tué dans sa fiction. Honey peut donc finir en vie dans son histoire… et vraiment, j’ai cru qu’il allait mourir dans la série. C’est clairement un truc que cet épisode a loupé : la fin voit Betty et Jug recevoir une nouvelle VHS et se rendre dans la cabane où Hermione avait tué son amant. Une autre vie.

Là, ils trouvent une nouvelle vidéo où des gens masqués aux couleurs de chaque étudiant de Riverdale tuent un faux M.Honey. Cela aurait pu être le vrai pour être encore plus marquant, mais ça fait un bon épisode de fin de saison.

Compteur d’Archie à poil : à quoi bon ? Il a vraiment arrêté de se dénuder pile une fois que j’avais gagné. On va m’accuser d’avoir triché… quelqu’un veut-il bien jouer les arbitres et faire un recompte depuis le début ? Non ?

EN BREF – Je suis arrivé au bout de cette saison 4 ! Qu’en dire ? C’était moins pire que la 3, largement, et j’ai préféré la suivre, surtout qu’il y avait finalement un fil rouge convaincant à suivre avec tout le délire sur la mort de Jug. Je suis beaucoup trop sympa avec cette saison 4, parce qu’elle finit plutôt bien, mais la vérité, c’est que je ne sais même plus trop où elle a commencé et par quoi je suis passé pour en arriver là.

Il y a tellement de sous-intrigues et de scènes qui ne servent à rien ou sont mal exploitées ; tellement de moments où tout part en vrille ; tellement de choses à en redire… mais je reconnais que comme beaucoup, je suis fasciné et je continue de la suivre. Le masochisme est réel avec cette série. C’est marrant, je me marre vraiment beaucoup quand je ne suis pas trop blasé. Ca se bingewatche bien, ça se regarde aussi bien à la semaine… Je ne sais pas, va vraiment falloir qu’on en parle.

Mais avant ça, j’ai donc dix épisodes à regarder. Dix. J’hésite. Soit je repars sur du un par semaine pour le bien de ma santé mentale et pour finir mon rattrapage à peu près au moment où la deuxième partie de saison 5 reprendra ; soit je bingewatche ça à un moment.

On verra bien. En tout cas, pas mécontent d’avancer. Et d’avoir gagné mon pari sur le nombre d’Archie à poil !