Moon Knight (S01)

Synopsis : Steven Grant est un employé de musée londonien qui se rend compte qu’il a quelques trous de mémoire… Et comme nous sommes dans une série Marvel, sa vie est sur le point de prendre un tout nouveau tournant.

Pour commencer, j’ai envie d’écrire que mieux vaut tard que jamais ! Je me suis posé en plein dimanche après-midi devant le premier épisode de cette série. Le but ? Essayer de la terminer avant d’aller voir Thor – que je vais voir en avant-première tant qu’à faire. Bref, pas de temps à perdre avant de me lancer dans cette série.

Même si elle est sortie depuis au moins deux mois déjà, je me rends compte que je ne sais vraiment pas grand-chose sur celle-ci. Je ne connais pas le comics d’origine, je vois à peu près qui est dans le casting, et c’est tout. Je n’attends donc rien de mon visionnage : les avis étaient mitigés la concernant, certains adorant, d’autres détestant. Il faut juste que je me fasse mon avis, et j’imagine que je vais plutôt tomber dans un entre-deux.

Le verdict se fera ci-dessous avec des résumés sans spoilers – pour les critiques complètes, il faut cliquer sur le titre de l’épisode, évidemment. 

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – The Goldfish Problem – 16/20
C’est encore trop tôt pour savoir vraiment quoi penser de la série : l’introduction est longue et semble perdre du temps, ce qui fait qu’on termine l’épisode avec un tas de questions, mais pas vraiment de réponses. En attendant, on a eu un bon paquet de surprises et de scènes d’action plutôt efficaces du côté du divertissement. Bref, l’intrigue me laisse perplexe pour l’instant, mais ça se regarde bien.
S01E02 – Summon the Suit – 16/20
Je suis rassuré de voir que la série ne perd pas de temps à mettre en place son intrigue, parce que le début d’épisode souffrait encore de quelques longueurs. Pourtant, en cours de route, le rythme s’accélère et des réponses sont données, juste assez pour que l’on puisse se faire une vraie idée de ce qu’il se passe. La fin d’épisode donne bien plus envie de continuer la série, et comme j’en ai déjà vu un tiers, je devrais la finir.
S01E03 – The Friendly Type – 16/20
Ce n’est définitivement pas mauvais et j’ai du mal à comprendre certaines critiques que j’avais pu apercevoir concernant cette série, mais ce n’est pas non plus aussi excellent que ce que j’aimerais. Le principal problème de la série vient du fait que la saison ne dure que six épisodes : elle ne prend pas le temps de poser clairement les enjeux ou de savourer ce qu’elle a déjà réussi à mettre en place qu’il faut de nouveau tout bouleverser. Et c’est un peu trop rapide pour qu’on le savoure nous aussi.
S01E04 – The Tomb – 18/20
Je suis beaucoup plus convaincu par cet épisode, mais c’est uniquement grâce à son dernier acte totalement perché qui propose quelque chose d’inattendu et différent de ce à quoi je m’attendais. Avant ça, l’épisode avait un tout petit trop tendance à vouloir perdre du temps dans des considérations de la part des personnages qui ne semblaient n’avoir rien à faire là. Désormais, on sait la constitution des deux prochains épisodes pour conclure la saison, et c’est tout de suite mieux quand on connaît les enjeux !
S01E05 – The Psych Ward – 19/20
Dans une série plus longue, ce serait probablement un 20 car cet épisode est tout à fait dans le genre de délires que j’aime habituellement. Il explore vraiment en profondeur le personnage principal de la série et nous permet d’obtenir quelques réponses tout en proposant un bon paquet d’émotions. Mon problème vient justement de là : les émotions ont du mal à prendre sur un personnage qu’on connaît depuis moins de six heures. Je dois être sociopathe. En plus, l’intrigue n’avance pas tellement avec ce versant psychologique, et c’est intrigant en étant si proche de la fin.
S01E06 – Gods and Monsters – 18/20
Le temps passe décidément très vite devant cette série : j’ai eu l’impression que l’épisode ne durait que dix minutes, et c’est toujours très positif quand c’est le cas. La deuxième moitié de saison était très solide et plus intéressante à suivre, ce qui n’empêche pas d’être lucide sur quelques problèmes qui se sentent à nouveau dans cet épisode : il faudrait plus de six épisodes, et il faudrait aussi qu’on arrête de nous cacher une partie de l’action. Ceci mis à part, la série était efficace, et cet épisode aussi !

Ms Marvel – S01E04

Épisode 4 – Seeing Red – 15/20
Le rythme est toujours effréné pour la série qui ne parvient décidément pas à décider ce qu’elle veut être. Exit la série ados, voilà un épisode mi-documentaire, mi-film d’action qui n’a plus grand-chose à voir avec le début de la série. C’est loin d’être mauvais et c’est plutôt sympathique à regarder, mais on ne sait jamais à quoi s’attendre quand on commence un épisode – et même d’une scène à l’autre d’ailleurs. Un patchwork, donc, encore et toujours, avec des scènes qui s’enchaînent sans qu’on ne sache toujours pourquoi et des moments qui ne parviennent pas à être dramatiques comme ils devraient l’être car ils sont trop précipités.

Spoilers

Kamala et sa mère arrivent au Pakistan, et tant pis pour les autres intrigues en cours ?

How are you so casual about this ?

Je crois qu’il faut que je me fasse une raison : j’avais moins envie de voir cet épisode que le précédent. Je ne suis pas aussi  à fond que ce que je le souhaitais, mais bon, l’essentiel est quand même d’avoir envie de revenir pour regarder la suite de l’histoire, je pense. Par contre, vraiment, faut qu’ils arrêtent de me péter le générique de Marvel Studios, je veux mon petit chill de début d’épisode, moi !

Le début d’épisode surprend en nous emmenant directement dans un avion où se trouve Kamala et sa famille. Elle n’est pas à côté de sa mère, mais à côté d’un type qui doit bien vite regretter de lui adresser la parole. Il comprend vite qu’il est en pleine dispute familiale à être entre elles : Kamala est punie par sa mère après avoir ruiné le mariage de son frère, mais elle est tout de même emmenée au Pakistan par sa mère parce que c’est la grand-mère qui le demande.

C’est une bonne chose pour Kamala car ça permet de lever temporairement sa punition. Cette fois, la série l’explique mieux que pour la fugue du premier épisode, tout de même. Et alors qu’on nous dit que la grand-mère est super fatiguée et vieille, Sana fait finalement partie du comité d’accueil. Kamala y rencontre deux cousins et retrouve donc sa grand-mère, qui en bonne grand-mère est heureuse de retrouver sa petite-fille mais critique vite la peau de sa fille. Sympa.

La série nous propose alors un petit tour en voiture pour découvrir la culture pakistanaise bien rapidement, avant qu’on ne  comprenne que le petit tour est probablement bien long. En effet, la grand-mère, la mère et la fille arrivent en pleine journée dans la maison familiale. Rapidement, Kamala se trompe de chambre et découvre l’atelier de dessin et peinture de Sana. C’est une sacrée artiste.

Au milieu des œuvres d’art, Sana conserve quelques photos de son passé et recréé comme elle peut ses souvenirs. C’est bien gentil tout ça, mais Kamala veut juste des réponses. Pourquoi ne pas les avoir eues au téléphone ? Mystère. En tout cas, on les a désormais : Sana sait très bien le pouvoir du bracelet et s’en est servie elle-même pour rejoindre le dernier train lors de la Partition des Indes. Elle a envoyé le bracelet à Kamala parce qu’elle sait qu’elle est un djinn et parce que ce bracelet lui a sauvé la vie.

Le problème, c’est que maintenant, il y a eu cette vision d’un train qui est le même que lors de la Partition. Cela pose plus de questions que ça n’apporte de réponses, mais ça ne semble pas gêner la grand-mère. Kamala l’est un peu plus, mais elle réussit tout de même à dormir et à visiter un peu le pays de ses origines. Cela apporte quelques scènes marrantes où elle rencontre sa tante, mange bien trop épicé, découvre que le jean n’était pas le meilleur habit à porter et part en virée avec ses cousins.

Comme dans chaque épisode, on a donc quelques petites scènes pour nous faire un apport culturel sympathique. Après tout, je suis celui qui se plaignait il y a quelques mois de ne plus avoir de séries prenant la peine de m’apprendre vraiment des choses et de me faire réfléchir, non ? Le problème, c’est que tout ça nous provoque un décalage où l’on n’arrive pas vraiment à savoir le genre de la série qu’on est en train de regarder.

Cela ne semble plus être une série pour ado quand Kamala est soudain perdue dans un pays qu’elle ne connaît pas et se fait avoir comme la touriste qu’elle est. Elle finit par réussir à trouver la gare qu’elle voulait voir malgré tout pour enquêter sur son passé et sur sa vision. Bizarrement, elle y est retrouvée par un type qui n’hésite pas à l’attaquer.

Celui-ci a certes le visage caché, mais il ne tarde pas à révéler qu’il l’a suivie depuis un moment parce qu’il a senti la Noor en elle. J’aime bien le concept, j’aime à nouveau la scène d’action qui en découle, mais le combat entre eux semble plus être une manière de se montrer l’un l’autre tout ce qu’ils savent faire. Et puis, comme tout le monde dans l’épisode, j’ai du mal avec le look de Kamala aussi. Elle porte ainsi son masque tout du long, alors que clairement le type sait qui elle est.

Au moins dans les grandes lignes, en tout cas. Il sait qu’elle est un djinn, mais il est surpris de voir qu’elle ne fait pas partie des clandestins. Il s’agit là d’un mot-clé qui décide Kamala à lui faire aveuglément confiance pour échapper aux gardes de la gare. Soit. J’ai du mal avec Kamala qui suit toujours le monde et révèle son identité secrète à tout le monde, quand même – sauf à sa meilleure amie qui ne répond plus à ses textos depuis qu’elle sait qui elle est, c’est évident.

En tout cas, le nouveau de la série emmène Kamala à travers un marché de la ville jusque dans un restaurant qui paraît miteux mais révèle finalement une cachette plus grande que le bâtiment lui-même. Kamala découvre ainsi les Red Daggers, qui ont pour mission de protéger les citoyens des Djinns. Soit. Ceci lui est expliqué par Waleed, qui connaît l’histoire familiale de Kamala et particulièrement celle d’Aisha.

Il n’hésite pas à lui raconter tout ce qu’il sait, y compris à lui montrer que les deux mondes coexistent : celui des Djinns est une des dimensions cachées avec laquelle nous communiquons. Le plus jeune (le fils de Waleed ?) explique également à Kamala que ses pouvoirs viennent de l’énergie de l’autre monde. Le problème, c’est que la Noor qui vient du bracelet pourrait aussi, à terme, détruire notre monde à force de coexister.

Il est ainsi important que Kamala protège le bracelet quoiqu’il arrive – et elle découvre au passage que l’inscription sur le bracelet lui dit que ce qu’elle cherche la cherche aussi. Bien ? Est-ce la vérité alors ? Mystère. Ce que l’on sait en tout cas, c’est que Kamala ne rejoint pas ses cousins ensuite mais retourne auprès de sa grand-mère.

Elle ne lui raconte pas tout ce qu’elle a découvert, bien au contraire. En même temps, je ne sais pas bien comment elle le raconterait : elle a trouvé des gardiens anti-djinn qui la laissent vivre et sont limite associés à elle alors qu’elle en est une ? C’est bizarre tout de même.

La conversation avec Sana n’apporte pas grand-chose, alors Kamala décide finalement de sortir pour une soirée au coin du feu avec Kimo, le type qu’elle vient juste de se rencontrer et avec qui elle se battait à la gare quelques heures plus tôt. Ecoutez, je ne sais pas ce qu’il se passe avec cette série, mais vraiment le rythme ne va pas. Faites nous 22 épisodes, franchement. Là, Kamala se retrouve à passer une excellente soirée – mais ça sort de nulle part (ou presque).

En parallèle, la mère est sûre que Kamala est avec les cousins, alors elle ne s’inquiète pas pour sa fille. Elle préfère faire le ménage chez sa mère en l’engueulant de ne pas tenir assez bien sa maison, avant de lui faire un massage. Le vrai plan de la mère de Kamala est surtout de proposer à sa mère de venir vivre avec elle aux États-Unis… mais celle-ci n’en a pas envie, parce qu’elle est trop en désaccord avec sa fille sur plein de choses, à commencer par les histoires et théories qu’elle raconte depuis toujours.

On comprend entre les lignes qu’il s’agit d’histoires sur les djinns, mais ce n’est pas explicité, parce que rien ne l’est jamais tout à fait. Kamala rentre ensuite pour passer un bon moment avec sa mère, continuant de découvrir la nourriture pakistanaise. C’est un peu cliché qu’elle découvre tant de choses alors qu’elle a toute une famille pakistanaise tout de même. Non ?

Le lendemain, elle retourne voir Waleed et Kimo pour s’entraîner et mieux découvrir ses pouvoirs. Déjà plus tôt, dans la bataille, elle a découvert qu’elle pouvait éviter les coups de couteau grâce à ses pouvoirs. Et alors que l’entraînement se passe bien et qu’elle obtient un peu plus de quoi faire son costume, tout part en vrille de manière improbable. En effet, pendant ce temps, aux Etats-Unis, et ça paraît complètement déconnecté du reste a priori, les Clandestins parviennent à s’enfuir de la prison où ils étaient. Najma décide toutefois de laisser son fils derrière elle, parce qu’il est un traître. OK ? On n’a pas eu le temps de tous les connaître assez pour que la trahison soit horrible à voir, en vrai.

L’important est toutefois que les Clandestins se rendent hyper rapidement au Pakistan sans même être arrêtés par les autorités alors qu’ils doivent théoriquement être recherchés. Ne posons pas trop de questions : retenons qu’ils interrompent une chouette scène entre Kamala, Kimo et Waleed. Et ils ont toujours aussi envie de tuer tout le monde, apparemment ?

Franchement, ils auraient mieux fait de continuer à manipuler gentiment Kamala avant d’en arriver là. Et le petit-copain de Kamala aurait pu la prévenir peut-être ? Bon, d’accord, c’est pas son copain. Mais vous avez l’idée. Je raconte tout ça et j’en oublie la critique de la scène d’action qui suit, avec une course poursuite dans une ville pakistanaise. C’est plutôt une bonne scène où Kamala peut utiliser ses pouvoirs pour semer quelques Clandestins à ses trousses.

On s’amuse bien dans l’ensemble, mais la scène nous fait perdre Waleed de vue, et ce n’est pas une bonne chose. Entre temps, Kamala a le temps d’utiliser ses pouvoirs pour provoquer un accident de camion ou pour en voler un. Oui, oui, finalement, elle apprend à conduire à peu près comme il faut. Elle sauve in extremis Kimo des clandestins, mais est sauvée elle-même par Waleed. Comme il fait le choix de la sauver, et de sauver Kimo, Waleed tourne brièvement le dos à Najma.

L’essentiel était de sauver le bracelet après tout. C’est con pour Waleed qui meurt assez vite (du moins on le suppose) sous les yeux de Kimo et Kamala. Ils n’ont pas le temps de s’en remettre qu’il faut à nouveau fuir : ils se retrouvent dans un cul-de-sac et le combat contre les clandestins reprend.

Tout ça est vraiment bien mené par la série et ce genre de scènes d’action font qu’on oublie presque que la série a tant de mal à nous expliquer ce qu’il se passe. Le rythme est bon dans ce genre de scène et alors que Kimo tue l’un des clandestins, Najma tente de reprendre le bracelet comme elle peut.

Ce faisant, elle donne un coup de couteau dedans que Kamala n’a pas le temps d’éviter. Elle passe alors un travers un portail qui la ramène… en pleine partition des Indes. Je ne peux pas dire que ce soit inattendu, mais ce n’est vraiment pas la série que j’imaginais pour Miss Marvel. En tout cas, elle est maintenant bien dans la merde à se retrouver au milieu d’un épisode historique lors duquel elle n’était pas censée être née… À moins qu’elle ne soit là pour être les étoiles qui sauveront sa grand-mère.

How I met your father – S01E10

Épisode 10 – Timing is Everything – 13/20
Oui, le timing est essentiel, c’est vrai, et les scénaristes feraient mieux de le comprendre : ça marche aussi avec l’humour ce conseil. Alors bien sûr, cet épisode final a les ingrédients classiques d’un final, mais il en est presque trop prévisible et jamais tout à fait drôle quand il tente de l’être, jamais tout à fait surprenant, jamais tout à fait triste. Pire, certaines choses sont rushées… C’est pourtant l’épisode qui aura réussi à me faire rire. Attendez, en fait, le pire, c’est que je sais que je vais être de retour en saison 2. Je suis masochiste.

Spoilers

Jesse rejoindra-t-il Sophie au restaurant ?

 

I mean, it’s not that crazy.

Après avoir trompé sa femme dans l’épisode précédent, le Captain est en plein divorce. Et ce n’est pas si simple pour lui : sa future ex-femme décide de récupérer ses bateaux pour les couler, parce qu’elle déteste les bateaux. Rien que ça. Comment ça pouvait être drôle à l’époque d’avoir le Captain et devenir si surjoué aujourd’hui ? C’est bizarre tout de même, et pour l’instant, le fait que ce soit détaché de l’intrigue principale n’aide vraiment pas à accrocher.

On en revient finalement à Sophie au restaurant avec Jesse. Oui, oui, avec Jesse : il a eu le bon goût d’être simplement très en retard. Il avait besoin de parler avec Meredith et d’obtenir une conclusion avec elle avant de se mettre avec Sophie. Oui, avec Sophie : ils couchent ensemble. Et ils dorment ensemble. Et dans son sommeil, Jesse grommelle qu’il est amoureux d’elle. Oh flemme. J’ai soupiré comme jamais tellement c’était lourd comme intrigue. Rien de nouveau là.

C’est tellement lourd comme genre d’intrigue en 2022 ? Je ne comprends pas l’idée. En plus, voir Sophie tenter de s’échapper le lendemain matin, c’est dingue comme c’était chiant. J’ai préféré la suite de ce traitement d’intrigue avec Sophie qui se rend chez Jesse pour parler clairement de ce qu’il s’est passé. Et ça fonctionnait bien mieux : elle essaie d’en rire quand elle lui annonce… mais elle ne fait que foutre la merde encore plus dans ce qu’elle dit.

C’est la soirée de son grand gala, mais voilà que Sophie est surprise d’entendre Jesse lui dire que ce n’est pas si fou de lui avoir dit qu’il était amoureux. Après tout, il a refusé de partir en tournée avec Meredith juste pour elle. Ce qui devrait être mignon fait juste peur à Sophie, mais cette fois-ci, je la comprends : c’est vrai que ça fait beaucoup pour un début de relation.

Elle finit ainsi… au McLaren’s. Oh quel plaisir de retrouver ce bar, c’est comme si on ne l’avait jamais quitté. On y retrouve même notre Carl préféré, et surtout Robin Scherbatsky en train de boire du whisky. Ah quel plaisir de retrouver ce personnage et… de l’adorer à nouveau ? Je veux dire, c’est peut-être la nostalgie qui fonctionne, mais en quelques répliques, elle arrive à vraiment apporter de l’humour dans une série qui en a cruellement manqué. Ce n’était pas une surprise de l’apercevoir car Twitter me l’avait spoilé, mais sa présence reste une bonne chose.

Et puis bien sûr, ce « je t’aime » trop rapide est une histoire que Robin connaît bien, après tout. La série nous fait quelques clins d’œil à Ted l’air de rien, avant que Robin ne conseille à Sophie de ne pas prendre de décision fondée sur la peur d’une relation qu’elle espérait avoir. Sophie décide donc grâce à Robin de retourner voir Jesse… pour mieux découvrir qu’il est de nouveau avec Meredith. Au point de l’embrasser. C’est ridicule. Franchement, personne ne change si vite d’avis ? Il vient de dire qu’il était possiblement amoureux de Sophie quoi.

Alors bien sûr, ça permet à Robin de se rappeler que le timing peut être une garce… mais tout de même, faut pas déconner.

En parallèle de tout ça, Sid et Hannah considèrent encore le fait de devoir passer un an séparé l’un de l’autre. Bizarrement, Sid ne semble pas si inquiet que ça à l’idée de passer un an loin d’Hannah, alors je ne sais pas trop pourquoi ça pose problème. Je pensais que c’était réglé avec l’épisode précédent, pas que ça jouerait autant dans l’épisode final de la série.

Bon, bien sûr, ils se mettent d’accord très vite et en reviennent aux préparatifs de mariages… sauf que ça, ça fait peur à Sid. Un seul mariage, c’est déjà un énorme coût, mais deux mariages avec deux appartements sur deux côtes des États-Unis, ce n’est pas rien quand même. Bordel, vous n’avez qu’à ré-emménager ensemble, non ? C’est fou comme les séries savent se compliquer la vie… et comme elles savent pondre des trucs qui n’ont pas de sens : Sid et Hannah décident de se marier sur un coup de tête, sans prévenir personne, pour s’éviter du stress. Euh… OK ?

Pendant ce temps, Charlie ne va vraiment pas bien dans son couple avec Val. La veille au soir, Val lui a expliqué qu’un jour, ils pourraient peut-être regarder le foot avec leurs enfants. C’en est trop pour lui : il ne veut pas d’enfant. Il s’en confie d’abord à Ellen, et cette intrigue nous renvoie beaucoup trop à Ted/Robin pour que ça ne sente pas le réchauffé. Et puis, le gag de Val qui tombe amoureuse d’un chat et se comporte avec comme avec un enfant pour forcer Charlie à lui dire la vérité, ce n’était pas subtil du tout.

Ce n’est pas la première fois que la série manque de subtilité, cela dit. Le chat est horrible avec Ellen évidemment, et c’est totalement logique puisqu’elle y est allergique. Il s’agit aussi du chat de Rachel qui, finalement, est prête à lui pardonner d’être une psychopathe et de lui éternuer dessus. Elle lui fixe donc un rencard, au moment même où Ellen décroche un job. Ah le timing… C’est fou comme c’est important aussi pour l’humour.

Mais bon, c’est comme ça, la série a souvent du mal à faire mouche. Cette histoire de bateau du Captain et de Becky ne prend pas du tout non plus avec moi, mais on verra probablement en saison 2 ce qu’il en est. En attendant, lors du vernissage où Sophie est exposée pour la première fois, il est temps d’apprendre le mariage de Sid et Hannah, la rupture de Charlie et Val qui ne voient pas la vie pareil concernant les enfants (c’est radical et trop rapide, en vrai) et surtout, surtout, il est temps pour Sophie de retrouver Ian. Mais ça aussi, ce sera pour la saison 2.

EN BREF – La série pourrait et devrait être une réussite avec un casting et une équipe technique au top, mais bizarrement, elle passe à côté de ce qu’elle tente de faire et tombe presque toujours à plat quand elle tente une blague. La saison fut longue pour seulement dix épisodes et j’ai trop souvent eu l’impression de regarder une comédie ratée des années 2000 – pas une production de 2022.

Pourtant, je suis resté jusqu’au bout. D’accord, la nostalgie y est pour quelque chose, mais il y a tout de même quelques personnages qui finissent par être attachant et l’espoir que ça puisse devenir quelque chose qui reste là. Les deux derniers épisodes prouvent que ce serait possible avec de bonnes idées de narration qui ne soient pas que du copier-coller.

Espérons que la saison 2 parvienne à renverser la tendance de cette saison 1 et réussisse à être bien plus originale et drôle que cette espèce d’imitation lourde qui tente trop d’être drôle pour l’être vraiment.

How I met your father – S01E09

Épisode 9 – Jay Street – 13/20
Ce n’est toujours pas drôle du tout, il y a quelques moments qui en deviennent même crispant tellement les blagues tombent à l’eau mais… mais il y a quelque chose qui n’était pas là avant avec cet épisode. Ce n’est pas le clin d’œil/guest de la série originale, c’est vraiment la narration qui arrive à créer une situation digne de la série originale. Il est évident que ça ne tient pas la comparaison à l’originale, mais retrouver une once de ce qui plaisait tant à l’époque est agréable.

Spoilers

Après leur premier baiser, Sophie et Jesse sont face à de sacrés dilemmes. Sophie doit rompre avec Drew (et ce n’est pas si simple), mais Jesse apprend que Meredith regrette leur rupture (et ce n’est pas si simple).

Look who wants to hear about his mom hooking up now ?

Oui, je sais que c’est surprenant de reprendre cette série maintenant, mais je me suis dit que ce dimanche soir était l’occasion pour moi d’enfin en finir avec cette saison 1. Et j’avoue, j’avais envie de voir un peu Hilary Duff ce soir. Je ne sais absolument pas pourquoi, mais la série réussit à me convaincre de revenir la voir à chaque fois – et pourtant, en moins d’une minute, j’étais déjà crispé par une intervention de la Sophie plus adulte là.

Avant ça, je retrouvais avec amusement le Captain d’How I met your mother sans trop savoir le pourquoi du comment il se retrouvait là encore. Je savais qu’en avançant la série en revenait à ses origines, cela dit. On ne nous explique pas exactement ce qu’il en est dès le départ, pour en revenir au cliffhanger où Sophie embrassait Jesse.

Le lendemain, Jesse raconte tout à Sid et Sophie, dont la dent est réparée, raconte tout à Val. Pour le coup, c’est une bonne chose : la narration de la série et de la scène fonctionne vraiment bien. On enchaîne entre chaque personnage racontant sa version de l’histoire, avec les meilleurs amis qui posent les mêmes questions et les réponses qui soulignent les problèmes restants.

Pour Sophie, le problème restant est Drew. Elle doit encore le larguer officiellement, ce qui est supposé être facile. Pas de bol pour elle, quand elle se rend chez lui pour mettre les choses au point, il s’excuse et elle… rencontre ses parents. Ils sont à eux seuls une raison de larguer Drew : la mère force Sophie à rester à l’appartement avec elle. Forcément. Ce ne serait pas une série How I met sans ce genre de problème, après tout.

Assez vite, Sophie perd patience avec sa belle-mère et lui apprend qu’elle veut rompre avec Drew. Sue, la belle-mère, s’y refuse, parce qu’elle a une bien mauvaise nouvelle à annoncer à Drew elle aussi : son père est sur le point d’aller en prison et Sue n’y va pas de main morte à le balancer à Drew en lui expliquant qu’il a au moins Sophie.

Celle-ci s’enferme donc dans la salle de bain pour s’entraîner à rompre avec Drew quand même, ignorant qu’au même moment Val et Sid étaient en train de balancer à tout le reste du groupe qu’elle avait embrassé Jesse. Rien que ça. C’est assez violent comme situation d’avoir des amis aussi toxiques à ne pas savoir garder le moindre secret. Cela dit, ça permet aux deux amis de parler des problèmes que Sophie et Jesse rencontrent, tout en foutant un peu la merde entre Hannah et Sid quand ce dernier explique devant sa fiancée qu’il trouve que Sophie a bien fait de tromper Drew. Bon, tromper quand il s’agit d’un baiser spontané et alors qu’elle veut rompre dès que c’est fait – suite à une dispute – le mot est peut-être fort ? C’est blessant pour Drew, mais ça n’est pas la pire des tromperies du monde.

Cependant, la série manque un truc en ne laissant pas Sophie expliquer à Drew qu’elle a embrassé un autre mec. Elle préfère lui expliquer qu’elle n’est pas sûre d’elle et ne pas lui parler de son rencard du soir avec Jesse.

Pour Jesse, par contre, le problème est donc que Meredith a écrit une chanson, Jay Street, qui parle assez clairement de ses regrets de l’avoir largué. Quand Sid lui parle de la visite de Meredith la veille, Jesse se rend aussitôt chez Meredith et cette situation amoureuse où un couple est censé se retrouver pour un premier rencard le soir mais où la vie ne fait que mettre des bâtons dans les roues est vraiment parfaite pour nous rappeler l’existence d’How I met your mother.

La série ne tient pas la comparaison avec un Jesse qui semble trop vite prêt à pardonner à Meredith. Pire que tout, il paraît être un gamin assez incroyable quand il craque pour quelques frites et de la sauce piquante… Mais bon, Meredith s’excuse et lui explique qu’elle avait besoin de se trouver en tant que femme et en tant qu’artiste, et que c’est pour ça qu’elle l’a largué. L’épisode se termine donc sur un cliffhanger et, sincèrement, c’est la première fois que je me dis que j’ai envie de voir la suite immédiatement. Tout vient à point ? Non, tout vient en retard, sur ce coup-là.

Pendant ce temps, Charlie est dépassé par son nouveau groupe d’amis. Il souhaite profiter d’une soirée foot avec eux, mais Sophie préfère rompre avec Drew (en théorie), Jesse préfère parler avec Meredith, Ellen préfère tester plein de tenues (et ce n’était absolument pas un running gag marrant) et Hannah et Sid sont en plein préparatifs de mariage. Mariages avec un s, même, parce qu’il y en aura deux pour en avoir un respectant les traditions indiennes. Enfin, ça, c’est s’ils arrivent à se marier : Hannah va rester un an de plus aux côtés de Cordell Walker. Pardon, un an de plus à l’hôpital de l’autre côté du pays.

C’est problématique. Surtout que les relations à distance, c’est compliqué à gérer. C’est aussi compliqué à gérer pour Charlie : son pays natal lui manque, poussant Val à se faire un cosplay de toutes les Spice Girls à la fois. C’est too much pour me faire rire et c’est là l’un des principaux problèmes de la série, tout de même. En plus, Charlie a l’air vraiment peu heureux de son couple avec Val là.

L’autre, c’est la Sophie du futur. En plus, on nous révèle qu’elle aura un portrait de Jesse dans son salon parce que c’est son premier succès. Je veux bien, mais si ça doit devenir son ex, c’est super bizarre de l’avoir sur sa cheminée à la vue de tous, quand même.