WandaVision – S01E08

Épisode 8 – Previously on… – 18/20
D’accord, d’accord, mais comment est-ce qu’ils comptent tout régler en un seul épisode après celui-ci ? Bon, je suis toutefois censé me concentrer sur l’épisode du jour. Il est bon, excellent même, comme toujours. Les réponses apportées vont dans le sens d’un certain nombre de théories, mais il y a tout de même des surprises et de bonnes idées pour nous justifier tout ce que l’on a vu avant, alors j’accroche toujours autant. En plus, bonjour l’intensité émotionnelle de certaines scènes !

Spoilers


The only way forward is back

On approche bien trop vite de la fin de cette saison, mais le titre de l’épisode promet un retour en arrière qui risque de ralentir les choses avant la conclusion épique. C’est en même temps nécessaire : il faut bien apporter des réponses à tout ce qu’il s’est passé, non ?

Pour cela, on recommence en plein XVIIe siècle avec Agatha (All-Along) qui est traînée sur un bûcher de Salem. Evidemment, c’est une sorcière, après tout… Le plus étonnant est toutefois qu’elle semble être brûlée par d’autres sorcières, et ça, on ne s’y attendait pas : elle est brûlée pour trahison pour avoir voulu utiliser la magie noire.

Si elle commence par nier, Agatha finit par reconnaître ses torts, en assurant qu’elle n’a pas voulu défier les règles mais que les règles se sont pliées à elle. Loin d’avoir de la compassion pour leur sœur sorcière, toutes les sorcières de sa sororité décident de lancer un rituel qui la tuera… en théorie. En pratique, Agatha est tellement puissante que c’est elle qui vide d’énergie toutes les sorcières autour d’elle. Elle les tue, plus par accident qu’autre chose, comme c’est de la légitime défense, et ça se termine ainsi par un matricide.

En effet, sa mère – ou en tout cas, la sorcière-en-chef de ce Salem – affirme que sa fille ne peut faire le bien, même si elle le souhaite, et ça ne plaît pas du tout à Agatha. Bon. C’est une origin story plutôt sympathique pour ce personnage, et ça nous explique la folie du personnage : elle a de quoi avoir une rage violente en elle après tout.

Une rage violente, c’est aussi ce qu’a Wanda quand on en revient au présent : Wanda se retrouve dans une cage créée par Agatha. Cette dernière a posé des runes sur les murs de manière à neutraliser la magie de la sorcière rouge (ou de toutes autres sorcières) et elle nous explique ainsi les bases de la magie du MCU. Soit.

Il est intéressant de noter également que l’accent de Wanda reparaît enfin dans cet épisode, alors qu’elle s’inquiète de savoir où sont ses enfants et qu’elle est faite prisonnière par une Agatha fière de lui annoncer tout son plan machiavélique, qui semble avoir pour but de connaître la vraie nature de Wanda, quitte à utiliser un Fietro, un Faux Pietro, le vrai étant criblé de balles.

Bon, est-ce qu’ils nous renient la liaison avec les X-Men là ? C’est trop gros pour se le permettre. En attendant, Agatha explique à Wanda qu’il est facile de posséder les gens et d’avoir tout pouvoir sur eux. La sorcière peut facilement contrôler les animaux, par exemple, et les transformer ensuite, pour mieux les tuer. Oui, mais non : on en revient au même problème, si Agatha veut la vraie nature de Wanda, c’est parce qu’elle veut savoir comment elle peut avoir assez de magie pour provoquer un hexagone avec tant de contrôle et magie en auto-pilote.

Allez. Dottie, je veux que tu reviennes et que tu sois la responsable de tout… Avec un petit générique « it was Dottie all along » ? Non ? Bon, ce n’est pas la piste prise par la série en ce début d’épisode, mais en tout cas it wasn’t Agatha all along after all. Pas autant qu’on ne l’imaginait, en tout cas ! Loin de la comédie habituelle, même si Agatha est toujours aussi drôle, l’épisode nous propose donc de suivre Agatha et Wanda en plein voyage dans le passé de Wanda.

Yep. Le but d’Agatha est de mieux comprendre l’origine de Wanda, et c’est intéressant de découvrir ainsi les parents de Wanda et Pietro qui parlent un Sokovien probablement aléatoire puisque cette langue n’existe pas. Je déconne, avec le MCU, pas de doute, ils ont inventé une vraie langue. En tout cas, on repasse vite à l’anglais, puisque les parents veulent entraîner les enfants à parler anglais.

Le pays est en guerre, il est logique de vouloir le fuir. En attendant de le faire, toutefois, il est possible de fuir par la télévision. C’est là qu’on découvre que les parents sokoviens sont fans de sitcoms, et qu’ils ont transmis ce goût à Wanda qui, pour l’occasion, redevient une petite fille. Ouep. C’est parti pour une origin story qui nous explique tout le fondement de la série. Le premier épisode était ainsi une parodie de Dick Van Dycke, apparemment.

Je ne connaissais pas assez pour faire le lien, mais Wanda adorait cette série quand elle était enfant, et elle nous spoile la fin de l’épisode : c’était un mauvais rêve dont on peut se réveiller. Ce qui n’est pas un mauvais rêve, par contre, c’est le mur qui éclate et tue ses parents. Oui, c’était ainsi le dernier jour des parents de Pietro et Wanda, qui survivent à cet acte de guerre mais se retrouvent coincés face à une bombe de Stark Industries qui n’explose pas.

On ne sait pas bien pourquoi : Wanda affirme qu’elle est défectueuse à Agatha qui la tire de là, mais avant ça, elle utilise tout de même la magie. Ou elle fait les gestes pour. En tout cas, Agatha remarque que tout ça, ça explique son goût des sitcoms et les années de psychothérapies dont elle a besoin, mais ça n’explique pas la puissance de Wanda.

Pour la comprendre, elle envoie donc Wanda un peu plus loin dans son futur, lorsqu’elle était volontaire pour un groupe terroriste et faisait d’étranges expérimentations avec… la pierre d’infinité ? Dans son passé, comme ça ? C’est hyper intéressant : elle est éblouie et voit une sorcière se diriger vers elle, et ça explique selon Agatha le développement infini des pouvoirs de Wanda… qui à nouveau finit en isolement à regarder des sitcoms des années 80.

Après les événements d’Avengers 2, cela dit, Wanda y préfère des épisodes de Malcolm : Agatha l’y emmène parce que c’est là que Wanda fait son deuil de Pietro, sans y parvenir. Elle vit désormais avec Vision dans le bâtiment des Avengers et elle lui affirme que le seul réconfort qu’elle pourrait avoir serait de revoir son frère. Ah. Ce n’est pas près d’arriver, il est mort.

La série aborde ici ce qui me semblait être son thème principal dès l’origine : le deuil, le déni, la difficulté que c’est de gérer le deuil. Quand il faut l’expliquer à Vision, c’est une autre difficulté qui s’impose aux scénaristes, mais c’est finalement Vision qui explique à Wanda de la meilleure des manières que le deuil, c’est un amour qui refuse de s’éteindre.

La scène était si belle, l’alchimie est si dingue ! Si moi, je suis à fond, il est clair qu’Agatha est blasée par contre. Elle en a marre de ne pas avoir sa réponse, alors elle accélère encore les choses en insistant à présent sur le décès de Vision et sa volonté de récupérer le corps de son amant, cinq ans après sa mort. Ben oui, Wanda fait partie des gens qui ont disparu à cause de Thanos, après tout. Elle s’est donc rendue au S.W.O.R.D pour le récupérer et a ainsi pu rencontrer Hayward.

Ce dernier est le directeur du S.W.O.R.D et il comprend bien que Wanda veut récupérer le corps de Vision, mais il ne compte pas pour autant lui rendre. À la place, il lui montre ce qu’il en est : le corps de Vision a été démantelé en un milliard de parties et composants. Il a même été décapité… C’est trop pour elle qui refuse de voir Vision comme 3 milliards de vibranium, mais juste comme un corps qu’elle veut enterrer. Logique, quoi.

Hayward est un bâtard qui lui affirme que Vision n’est pas elle, mais qu’il le possède et qu’il est son devoir éthique de l’analyser. Alors. Oui, bien sûr… Un peu de psychologie peut-être ? Il est si louche en plus à lui parler de résurrection… En tout cas, on est loin de l’attaque qui a été montrée à Monica il y a quelques épisodes.

Au contraire, nous sommes sur un bon moment d’émotion pour Wanda qui ne parvient pas à ressentir Vision… et l’abandonne derrière elle. Je savais bien qu’elle n’était pas si méchante. Elle repart même en voiture du complexe, comme si de rien n’était, sans le corps de son amant ! C’est là qu’on arrive à la partie la plus intrigante de l’épisode cependant : elle se rend en effet à Westview, sans qu’on ne sache exactement pourquoi.

En se promenant dans le centre-ville, elle aperçoit les différentes personnes qui deviendront les personnages de sa propre sitcom, mais ne s’arrête pas pour autant, se rendant plutôt dans un quartier résidentiel abandonné… Il est alors révélé que Vision avait choisi ce quartier pour vieillir avec Wanda : il avait bien l’intention d’y construire une maison pour elle et pour leur couple. Ils devaient vieillir dans cette petite ville tranquille !

La scène est belle émotionnellement parlant et on sent toute la douleur du deuil qui s’impose. Wanda éclate alors non pas en sanglot, mais en pouvoirs magiques : elle construit toute la maison… et étend encore son influence et ses pouvoirs. Quoi ? C’est donc elle qui a tout provoqué ? Pas de twist ? C’est surprenant, mais terriblement triste pour elle de voir que ma théorie d’origine est la bonne. C’est si déprimant : elle passe tout le quartier – toute la ville ! – en noir et blanc et recréé Vision de mémoire.

La scène est belle, Vision embrasse Wanda… et Wanda se retrouve en couleur à observer tout ce qu’il se passe dans le salon de la maison qui devient un plateau de tournage de sitcom, avec des gradins pour le public.

Pour seul public, cette fois, Wanda a simplement Agatha qui l’applaudit avant de s’éclipser. Oh, elle ne va pas bien loin : comme en début d’épisode, Wanda entend soudainement les jumeaux l’appeler, dans la rue. Ils y sont tenus en laisse magique par une Agatha qui n’hésite pas à les étrangler et révèle coup sur coup à Wanda et à nous-mêmes qu’elle n’est pas censée exister : elle est une légende, rien de plus…

Un être de création spontanée, utilisant la magie du Chaos : la Sorcière Rouge, Scarlet Witch, enfin ! Oh, ce n’est toutefois pas le vrai cliffhanger de l’épisode, même si le générique de fin se lance : post-générique, on découvre en effet qu’en-dehors de l’Hex, Hayward a réassemblé une nouvelle fois Vision, comme il semble le faire fréquemment depuis cinq ans. Cette fois, toutefois, il atteint le résultat souhaité : il redonne vie à Vision, grâce à un bout du Vision de l’Hex. PARDON ?

EST-CE QU’ILS VIENNENT DE RESSUSCITER VISION ?

AAAAAAAAAAAH.

(bon, par contre, à quel moment il a réussi à prendre un bout de Vision ? Même avec le traceur qui lui permettait de le localiser, j’ai l’impression qu’il nous manque un bout d’infos, non ? Et où est Monica ? Et Pietro purée ?!)

> Saison 1

Films vus en 2020 #59

Salut les cinéphiles,

Allez, à deux sagas près qu’il faudra que je finisse en 2021 et à un autre film près dont j’attends la sortie française, cette fois, ça y est : on se retrouve aujourd’hui pour les derniers films vus en 2020. Et pour marquer l’occasion, l’article compile quatre films que j’ai adoré, et même deux qui sont de vrais coups de cœur, histoire de bien terminer l’année !

Soul

Non, ce n’est pas celui-ci qui sera un coup de cœur, même si tout le monde semble l’avoir survendu à sa sortie sur Disney +. Il faut dire que ça faisait du bien, beaucoup, de retrouver enfin le chemin du cinéma dans nos cœurs. J’ai vu plein de films en 2020, mais ça n’avait pas la même saveur que celui-ci, et je ne sais toujours pas expliquer pourquoi !

Peut-être que ça m’a aidé de le voir le jour de Noël – une excellente idée marketing de leur part, franchement – à l’aide de mes enceintes Bluetooth obtenues en cadeau, peut-être que c’est parce que je l’ai vu dans une ambiance parfaitement adaptée de guirlandes LED aux couleurs du film, ou peut-être que c’est le côté jazz, mais je me suis retrouvé transporté par ce film. Et rien que pour ça, c’est un bon souvenir.

Malgré tout, ce n’est pas suffisant pour en faire un coup de cœur, parce que du côté de l’histoire, il était assez prévisible, tout de même. Pour un film Disney/Pixar, il manquait d’une chanson vraiment marquante, aussi. En revanche, gros coup de cœur pour la VF qui a eu la bonne idée d’embaucher Camille Cottin. Je l’ai appris en milieu de film à peu près grâce à Twitter – pendant une pause micro-ondes/tasse de thé, je vous rassure, pas pendant que je regardais – et ça m’a décidé à changer de langue en cours de route.

C’est quelque chose que je ne fais jamais, et je tiens à souligner la qualité de la VF ; même si j’aime aussi Tina Fey. Finalement, je retiens du film son humour et son beau message, mais c’était un peu répétitif après Vice Versa. Un très bon film, donc, mais j’en attendais plus.

Over the moon

Ce dessin-animé est sorti bien trop tôt à mon goût, car je l’ai toujours vu comme un film de Noël. J’ai donc voulu le 26 décembre, histoire de rester dans l’ambiance… et ce ne fut pas une déception du tout ! Vraiment, on n’est pas passé loin du coup de cœur pour cette histoire magnifique, avec beaucoup d’inclusion l’air de rien et surtout, surtout, des chansons !

Je les écoute encore ! Il y en a énormément, peut-être même un peu trop, et toutes sont entraînantes. Mieux encore, elles sont vraiment différentes les unes des autres. Le film m’a également marqué pour son esthétique et ses couleurs vives, multiples, magnifiques. Vraiment, c’est un film beau, que j’aurais aimé voir au cinéma pour vraiment en profiter. Mes guirlandes LED avaient beau clignoter de toutes les couleurs, elles n’arrivaient pas à suivre la cadence du film.

Côté histoire, j’aime beaucoup que le film s’appuie sur des légendes en-dehors de celles que je connais. L’idée du voyage vers la lune fonctionne bien et le périple est sympathique. Là encore, le dessin-animé est prétexte à un beau message. Concrètement, je l’ai largement préféré à Soul ! Et il est disponible sur Netflix, donc n’hésitez pas : il n’a rien d’un film de Noël, il est juste très chouette et j’aime garder des films de qualité pour cette semaine-là !

Closet Monster

Je ne sais pas comment je suis passé si longtemps à côté de ce film, mais ce fut un coup de cœur. Ce n’est pas son histoire qui me fait dire ça, parce que je n’ai pas été 100% convaincu par ce personnage gay dans le placard – et vous comprendrez facilement le titre du film, du coup. En revanche, le combat qu’il mène contre ce monstre ? Délectable, parce que je suis un fan de Buffy qui est capable de reconnaître les fans de la série.

Oui, le producteur et scénariste du film est un grand fan, et ça se sent tout de suite. Les références à la série sont nombreuses dans le choix des décors, des plans, de la manière de filmer et même dans l’humour. Certes, le film n’est pas exceptionnel, mais il est un coup de cœur parce qu’il m’a rappelé ce que j’aimais regarder, avec un petit feel années 90 et l’ambiance de la série, vraiment maîtrisée et présente.

Ainsi, tout le combat va se jouer à coups de métaphores. C’est plus ou moins habiles, en revanche, et le film n’atteint pas la qualité de la série ; mais j’en suis également ressorti avec de nouvelles chansons dans ma playlist…

Ipwf Isa Pa With Feelings GIF - Ipwf IsaPaWithFeelings Feels - Discover &  Share GIFs

Isa Pa, with feelings

C’est l’avant-dernier film vu en 2020, j’ai parlé du dernier la semaine passée, et je regrette vraiment qu’il ne soit pas le dernier, parce que c’était exceptionnellement bon comme film pour terminer une année si compliquée !

Petite romance toute mignonne, le film propose de suivre la vie d’une architecte en devenir, Isa Pa, qui va croiser quelque peu par hasard le chemin de son voisin, qui est malentendant et ne communique que par langage des signes. En très peu de temps, nous suivons donc cette relation qui balbutie et fait face à de nombreux obstacles de communication… mais aussi aux obstacles plus classiques, comme le passé et les doutes.

C’est incroyablement cheesy, reposant et avec une musique entêtante qui ne manquera pas de vous faire fondre pour ces deux personnages. En revanche, si le film est sur Netflix, il n’y avait pas de sous-titres français quand je l’ai regardé, alors ce n’est peut-être pas à la portée de tous. Pourtant, il mérite vraiment d’être vu, je ne peux que vous le recommander, parce que lui aussi est un spectacle visuel, une petite claque et une romance vraiment maîtrisée !

> Films

C’est si bien que ça WandaVision ?

Salut les sériephiles,

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Je ne tiens plus ! Je ne résiste pas plus longtemps à mon envie de vous parler ici de WandaVision. Je comptais attendre la diffusion de la fin de la saison pour faire un bilan plus global et évoquer les pistes ouvertes par la série pour la phase 4, mais là, vraiment… Quel épisode encore aujourd’hui ! Attention, avant de continuer à lire cet article, il faut donc être à jour sur les sept premiers épisodes (sur neuf).

Résultat de recherche d'images pour "wandavision gif"Pour répondre à la question, s’il faut encore le faire après ce paragraphe introductif, oui, c’est si bien que ça, et même plus encore. Je suis un fan de la série depuis le premier épisode, même si je sais que celui-ci a déboussolé et déplu à un certain nombre de fans du Marvel Cinematic Universe. Et je comprends pourquoi : on commence bien loin des super-héros que l’on attendait, avec beaucoup d’humour et pas un combat. C’est là-dessus que tout se joue dans mon amour de cette série pour l’instant.

Voir aussi : Ce que c’est que le méta

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Loin de nous proposer ce que l’on attendait d’une série Marvel, les scénaristes ont fait le choix de construire lentement leur saison – et on aboutit enfin aux combats depuis une ou deux semaines, même si ceux-ci restent accessoires. Tout repose ainsi sur le talent des acteurs à passer du comique au sérieux en permanence, alors que l’accent est tout au long de la saison mis avant tout sur la construction d’un fil rouge qui tient à vrai dire en une seule question bien simple : mais que se passe-t-il exactement dans WandaVision ?

Voir aussi : Elizabeth Olsen (#122)

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Quelle actrice, tout de même ! Les réponses arrivent au compte-goutte : dans le premier épisode, on sent que les personnages comprennent que quelque chose cloche, dans le deuxième, ça devient évident, et ce n’est que dans le quatrième – à la mi-saison grosso modo – qu’on apprend où se situe cette série dans l’univers des films et qu’on a quelques réponses. L’avantage de ce compte-goutte ? Il permet de théoriser énormément sur ce que la série propose.Résultat de recherche d'images pour "wandavision gif"

J’aime le choix de Disney + de proposer la série à la semaine (avec un nouveau générique hyper travaillé à chaque fois !), surtout que ça va leur permettre de nous occuper toute l’année avec les séries suivantes déjà prévues. C’est parfait pour avoir le temps de tout voir, je me connais, ça m’évite des impasses. En attendant, avoir un seul épisode par semaine est hyper frustrant car on veut la suite, mais ça permet de bien digérer tout ce qui est proposé. Et il y a énormément à digérer dans la série !

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Déjà, du point de vue formel, la série est d’une richesse incroyable dans le format choisi : c’est une sitcom, ce qui est déstabilisant, mais en plus, une sitcom qui rend hommage aux décennies de télévision qui la précèdent. Là-dessus, c’est un vrai petit bijou et c’est un plaisir fou de repérer les parodies de séries qu’on a pu adorer. Les blagues pleuvent avec efficacité, notamment grâce à une bonne part de méta et, pour l’épisode d’aujourd’hui, une bonne part de quatrième mur brisé. Parfaite idée !

Voir aussi : Ce que c’est que le 4e mur

Résultat de recherche d'images pour "wandavision gif"S’il n’y avait que ça à analyser, il y aurait déjà de quoi être heureux. Ce n’est toutefois pas le cas : WandaVision est aussi extrêmement riche dans tout ce qu’elle introduit. C’est une série Marvel, bien sûr, mais elle est pleine de détails incroyables tirés des comics, et ça marche si bien : cet hélicoptère dans l’épisode 2 avec le logo du S.W.O.R.D deux épisodes avant son introduction ? Ces personnages qui sortent des films précédents (l’agent Woo de Ant-Man, Lewis de Thor) ? Ces jumeaux qui sont évidemment les Billy et Tommy des comics ?

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Utiliser Evan Peters pour introduire le multivers et très probablement relier le MCU avec les X-Men tout en faisant de l’humour là-dessus ?? Autant de détails qui rend la série exceptionnelle pour le fan que je suis. J’y retrouve en fait tout ce que j’aime : une bonne écriture de répliques, des références méta, des détails que les lecteurs de comics peuvent saisir (et j’avoue que je n’ai même plus toutes les armes cette fois, je suis parfois désemparé), une intrigue qui avance bien et confirme peu à peu mes théories et… l’air de rien, des personnages féminins hyper badass.

Voir aussi : Teyonah Parris (#124)

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Il n’y pas que Wanda qui tire son épingle du jeu dans cette série : Lewis, Agnes/Agatha et, bien évidemment, Monica Rambeau (yaaay) ont vraiment leur heure de gloire ! Les hommes ne sont pas en reste, hein – j’aime bien Vision ou Woo, j’aime encore plus ce Pietro et les jumeaux – mais ça fait plaisir de voir une série qui équilibre aussi bien la balance et dont les personnages les plus puissants sont finalement les femmes… même si, encore une fois, c’est vraiment l’ensemble des acteurs qui sont excellents, même lorsqu’ils ne sont que de simples guests. La qualité Marvel ne peut être remise en question, et ça se confirme chaque semaine. D’ailleurs, outre les acteurs qui sont bons, les effets spéciaux excellents aident également l’ensemble à ressembler à quelque chose, et ça ne doit pas être négligé :

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Bref, avant même la fin de saison, je sais que j’ai déjà hyper hâte de la revoir – pour des scènes merveilleuses comme la première de l’épisode 4 ou pour tous ces détails qui ont d’un coup beaucoup plus de sens, comme le costume d’Halloween d’Agnes… Evidemment que c’était une sorcière, ils avaient tous leur costume des comics, non ?

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It was Agatha all along ! 

Très hâte maintenant de découvrir les réactions des fans de la série dans la série elle-même, je veux être vendredi prochain, vite !

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WandaVision – S01E07

Épisode 7 – Breaking the fourth wall – 19/20
Comme chaque semaine, la série propose un nouvel épisode très solide et très intéressant, qui m’a même paru plus dense que d’habitude tant il y a des développements. Il faut dire qu’on se dirige peu à peu vers la fin de la série, alors forcément, il faut avancer, quitte à suivre trois intrigues en parallèle. Tout est parfaitement maîtrisé, du rythme au jeu des acteurs, en passant par les répliques et les révélations qui se font de manière fluide. Si vous n’aviez pas compris : je suis fan de cette série. Beaucoup trop, même.

> Saison 1


Spoilers

It was Agatha all along.

Le générique Marvel Studio ne perd pas encore de son sublime et me donne toujours autant envie de vivre un très bon moment et de me plonger dans les histoires Marvel. J’avais peur qu’à force de l’entendre chaque semaine, je m’en lasse. Ce n’est pas encore le cas. Comme l’indique le titre de l’épisode, la série brise effectivement le 4e mur bien rapidement cette semaine : Wanda se réveille dans son lit, seule, déprimée… et parle à la caméra dans une sorte de mini-interview.

Voir aussi : Ce que c’est que le 4e mur

C’est un format à la mode, que je n’aime que partiellement, mais qui fonctionne bien ici encore. Les scénaristes ont prouvé qu’ils n’avaient aucun mal à réécrire la série à chaque épisode selon un style différent, et rien que pour ça, ils méritent toute notre attention.

Les jumeaux sont quant à eux en train de jouer aux jeux-vidéos, mais ça se passe mal pour eux : la console n’arrête pas de changer. Forcément, Wanda perd peu à peu le contrôle, et ça va être un des thèmes de l’épisode, pour ne pas dire le point majeur. Wanda veut une journée pour elle, à vivre une quarantaine et c’est bien trop drôle en cette période de crise sanitaire… non ?

Bon, d’accord, peut-être pas. Les jumeaux sont livrés à eux-mêmes, Wanda se décide à ignorer tous les changements qui l’entourent, y compris quand son lait d’amande devient du lait de vache, et la comédie n’est peut-être pas la meilleure ici, mais l’actrice est tellement drôle que ça me conveint parfaitement.

Bien sûr, nous sommes en pleine parodie des comédies sous la forme du « mockumentary » (Modern Family, The Office ou plus particulièrement pour ce début d’épisode Parks & Rec, je trouve), et le générique nous le rappelle en nous mettant Wanda absolument partout, avant de se rappeler qu’il existe aussi Vision.

De son côté de l’Hexagone, Vision se réveille seul en plein milieu du cirque qui vient de s’installer. Normal. On retrouve également Lewis, qui devient une artiste du cirque dont le rôle est de toujours réussir à s’échapper. Ca tombe bien : grâce à ça, elle n’est plus menottée, ni enchaînée. L’avantage, c’est que si elle a tout oublié, Vision se souvient d’elle au moins. Il la harcèle donc pour avoir des réponses, avant de lui rendre sa personnalité.

C’est une bonne chose, j’aime bien le personnage de Darcy Lewis (autant l’appeler par son prénom désormais que je m’en souviens) et ça m’aurait embêté de la voir coincée dans ce personnage de cirque peu drôle. En plus, ça permet de ne pas s’attarder dans le cirque et de se barrer bien vite de ce lieu, et ça, ça me convient parfaitement.

Ainsi, Darcy s’amuse bien à donner un coup de poing dans la tronche de l’employé du cirque qui veut les empêcher de s’en aller pour les faire venir sur la piste du cirque. Certes, j’aurais aimé voir ça, mais tout de même, on aurait perdu du temps dans un épisode par ailleurs très dense. Une fois en route, avec un camion qui n’avance pas du tout et qui est confronté à plein d’obstacles : feux rouges, camions de travaux… Quand Vision n’est pas amusé par la situation, cela permet au moins à Darcy de lui raconter tout son passé.

Vision est amnésique après tout, et il avait bien besoin de ça pour comprendre mieux le personnage de Wanda. Comme c’est raconté par une fan de WandaVision – vraiment, elle est comme nous Darcy finalement – la pilule est plus facile à avaler en plus : il peut comprendre que Wanda et lui sont bien amoureux. Et ça, c’est important.

Bien sûr, Vision lui pose un tas de questions auxquelles elle n’a aucune réponse, notamment sur les enfants. Ah oui, les jumeaux ! Ils s’inquiètent de la disparition de leur père eux aussi. Wanda s’en débrouille comme elle peut, à leur expliquer que Pietro n’est pas leur oncle, mais un imposteur. Ah. On avance ? Il semblait en savoir beaucoup la semaine dernière, est-il confirmé comme méchant ? J’aime bien quand Pietro fait partie des méchants.

Cette perte de contrôle progressive de la sorcière rouge rend vraiment évident le fait que Wanda ne contrôle rien du tout dans son hexagone, finalement. Elle avait probablement un pouvoir limité sur ce qui lui arrivait, mais peu à peu, on se dirige vers des révélations sur d’autres méchants. Et les indices déjà nombreux nous pointent tous dans la direction de… Agnes, qui débarque à nouveau pile au bon moment et continue d’attirer toutes mes méfiances à jouer avec le 4e mur dorénavant, avec des regards lourds de sens. Elle est une superbe actrice et me fait tellement rire.

Agnes débarque donc pour jouer les nourrices, et ça permet à Wanda d’avoir un peu de temps pour elle. Le seul problème, c’est qu’elle ne peut pas trop regarder la télévision quand tout le salon, y compris la télévision, tente de changer d’apparence. Pendant son interview, quelqu’un parle alors à Wanda, qui ne comprend pas pourquoi cette personne lui parle ou pourquoi elle lui demande si elle mérite ce qui lui arrive. On va avancer, je le sens.

Avant ça, on fait toutefois un détour chez Agnes, où un des jumeaux se rend compte qu’Agnes n’est pas tout à fait qui elle prétend être, parce qu’elle est silencieuse à l’intérieur. Humph. Elle est si louche.

En-dehors de l’hexagone, Woo découvre l’existence du projet Cataracte : Hayward veut récupérer le corps de Vision parce qu’il tentait en fait de le ré-activer sans la pierre d’Esprit. Vision est après tout une arme surpuissante. Dans une autre scène, nous voyons d’ailleurs Hayward apprendre que le signal qui permettait de recevoir la sitcom à l’extérieur de l’hexagone n’est plus. Il faut dire que Wanda a dû passer au numérique dorénavant ?

Ils n’ont plus Lewis pour les aider à capter ce qui est en train de se passer… Et quand je dis « ils », je fais à la fois référence à Hayward et au duo Monica/Woo. Ces deux derniers arrivent enfin auprès du contact de Monica, qui a fait couler beaucoup d’encre car on se demandait tous qui cela allait être. Il s’agit finalement d’une certaine Major Goodner, qui avait donc un lien avec la mère de Monica. Soit. Je ne la connais pas. Et j’avoue, j’ai googlé avant de publier la critique, personne ne semble la connaître. Une fausse piste pour nous éloigner des vrais éléments de théorie ? Peut-être.

Goodner leur montre rapidement ce qu’elle a apporté pour aider Monica à entrer dans l’hexagone : une voiture blindée qui semble être la solution pour Monica puisqu’elle contient une sorte de capsule probablement capable de l’emmener dans l’Hexagone. Comme on n’est jamais trop prudent, elle a aussi droit à une combinaison d’astronaute quelque peu ridicule, mais elle est prête à tout pour retourner dans l’Hexagone et sauver Lewis – ou Wanda. Ou tout le monde, allez savoir. On nous assure tellement que Monica ne risque à rien dans son blindé que je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un doute.

Par conséquent, je sentais mal le compte à rebours inquiétant qui nous prédisait l’impact entre le véhicule et l’hexagone, et j’ai eu raison : bien sûr le véhicule se heurte à la barrière et ne parvient pas à la transpercer, étant rejeté et réécrit à la fois.

Y a quand même un type qui préfère rester sur son écran d’ordinateur au lieu de suivre tout ce qu’il se passe, c’est fou. Le véhicule est finalement rejeté violemment hors de la barrière, mais par chance, Monica s’est extraite de celui-ci juste avant, voyant bien que l’ensemble allait être réécrit. Enervée de se faire rejeter comme ça, Monica laisse tomber son casque et décide de traverser malgré tout, certaine d’être capable de le faire.

Elle a raison, bien sûr : les effets spéciaux sont beaux, on a droit à tout un moment qui nous montre à quel point Monica est réécrite au niveau cellulaire (je pense X-Men et mutant chaque fois que j’écris ça). Pendant cette longue scène, Monica entend toujours des voix de son passé, notamment Captain Marvel, et on sent bien que c’est un moment important pour le personnage. Evidemment. Monica hérite finalement de ses pouvoirs, c’est très clair, avec des yeux qui virent au bleu clair. Le problème, c’est que sa vue est totalement perturbée par des ondes et lueurs bleues désormais. Elle va regretter le passage d’un monde à l’autre… ou pas ?

Elle récupère la vue et se rend aussitôt auprès de Wanda, ignorant pour l’instant le fait qu’elle était aussi en quête de Lewis. Celle-ci est toujours coincée dans son camion de toute manière, par des enfants cette fois. Sans trop de surprise, Vision décide de s’échapper pour aller parler à sa femme cette fois. C’est plutôt logique, ma foi, mais il met longtemps à arriver, loupant tous les événements de cette fin d’épisode.

Entre temps, la pub de l’épisode nous ramène à la réalité, avec la pilule Nexus, un antidépresseur qui ne donne pas du tout envie à en croire cette pub. Pourtant, il semblerait que Wanda en prenne au moment où Monica arrive justement chez elle. Wanda la vire sans sommation à coup de pouvoirs dès que Monica lui parle d’Hayward et de son plan.

Seulement, au lieu de s’écraser au sol, Monica a cette fois la possibilité d’atterrir tranquillement sur le sol et de tenter de raisonner par les mots Wanda. Bon courage ! J’aime le fait qu’Agnes observe tout ce qu’il se passe, mais aussi que la série nous ramène Emma Caulfield juste pour un plan. J’ai bon espoir de retrouver le personnage de Dottie plus tard grâce à ça, alors que je m’étais fait une raison sur l’absence de cette actrice que j’adore.

Monica essaie en tout cas de faire comprendre à Wanda qu’elle doit vraiment renoncer à l’Hex… et c’est Agnes qui intervient pour la libérer de cette discussion. Elle est définitivement louche, et c’était écrit sur son pantalon dans le générique de la semaine dernière après tout. Si, si. Wanda se retrouve ainsi chez Agnes, et quand elle voit son lapin en cage, les biscuits sur la table et une drôle de mouche, elle commence à comprendre que quelque chose dérape sérieusement. Elle s’inquiète enfin de savoir où sont ses enfants – disparus depuis le milieu de l’épisode, et la réponse « en train de jouer à la cave » n’a rien de rassurant. La cave sentait si bon les vibes des séries des années 2000, cela dit.

Sans trop de surprise, on s’est alors dirigé vers un cliffhanger où la cave était très cheloue – au point de nous rechanger le format de l’image pour être un peu plus dans un film Marvel cette fois. Il est confirmé qu’Agnes a un lien avec tout ce qu’il se passe, parce qu’elle débarque finalement dans la cave pour souligner que Wanda n’est pas la seule sorcière en ville.

La révélation tombe bien, et on nous informe alors qu’Agnes est en fait Agatha Harkness. Hein ? Je ne me souviens plus bien du personnage, mais je n’ai pas souvenir de l’avoir considérée comme une méchante ; pour moi, elle était plutôt une sorte de guide qui ne choisit jamais son camp. Quoiqu’il en soit, elle a désormais des yeux violets et est une méchante pour cette série – ou en tout cas, c’est ce qu’on nous laisse penser pour l’instant.

Le générique se relance alors une fois de plus, mais cette fois-ci, ce n’est pas pour nous présenter WandaVision, mais pour nous annoncer que c’était Agatha depuis le début. En boucle. On la voit ainsi tirer les ficelles dans une succession de flashbacks amusants sur l’ensemble des épisodes : chaque fois qu’elle venait, c’était pour apporter un rebondissement, elle provoquait les problèmes lors du spectacle de magie et, bien sûr, elle est derrière l’arrivée de cet étrange Pietro. C’est tellement bien comme idée.

Le seul problème, c’est que le générique souligne plusieurs fois qu’on ne s’y attendait pas, alors que si, quand même, on était nombreux à ne pas sentir Agnes comme un personnage en qui avoir confiance. De là à l’imaginer tuer Sparky ?! Plus de doute, c’est une méchante… Et j’ai adoré cette réplique finale avec le rire maléfique qui va avec ! 

Après quelques recherches, Agatha est arrivée dans les comics via les Quatre Fantastiques, alors il est toujours possible que le MCU nous intègre enfin ces personnages également… Affaire à suivre !

Signalons l’existence d’une scène post-générique également (yes !), où Monica a la bonne idée de fouiller la maison d’Agnes, ou du moins d’essayer de le faire. Coincée et ne pouvant y entrer, elle fait le tour, trouve un accès à la cave… et est arrêtée par Pietro. Aaaah. Il me manquait dans cet épisode, mais je n’ai pas vu venir sa présence à ce moment-là, et la perspective d’une confrontation entre Pietro et Agnes est vraiment intéressante.

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