Sept clichés TV sur… les fins de saison

Salut les sériephiles,

Vous le savez, j’ai pris l’habitude de réfléchir chaque mois à ces clichés des séries télévisées que l’on retrouve à chaque fois dans nos épisodes, mais auxquels on finit bien s’accommoder. Quoi de mieux pour le mois de mai que de parler des fins de saison, hein ? Concrètement, il s’agit là du plus gros cliché mensonger de la saison télévisuelle : à quel moment trouve-t-on normal que le mois de mai soit toujours celui des gros événements bouleversants ?

Parce que, quand même, il faut bien le dire : la majorité des séries de network respectent le calendrier tout au long de l’année (épisodes d’Halloween ou Noël par exemple), donc c’est un véritable festival de catastrophes qui nous attend selon les séries en mai. La preuve en sept clichés tirés dans mes fins de saison récentes… Saurez-vous relier chaque thème à une série, sachant que les séries m’inspirant l’article sont Grey’s Anatomy, Station 19, How to get away with murder, The Purge, Manifest, Les Bracelets Rouges, Zoey’s Extraordinary Playlist et Altered Carbon ? Et ces cliches correspondent-ils à nos vies ?

En tout cas, désolé, j’ai pris la décision de ne pas illustrer l’article de mes traditionnels gifs trouvés à l’arrache sur Google : je ne veux spoiler personne, et même en allant chercher dans de vieilles saisons, il y a le risque de pourrir le premier visionnage de quelqu’un !

Cliché n°1 : Le mariage qui a lieu… ou non.

Peu importe l’année, vous pouvez être sûrs qu’au mois de mai, vous allez voir deux de vos personnages de série (au moins) se marier – ou se mettre en couple si c’est trop tôt pour en arriver là. C’est aussi sûr que 1+1=2, ça fait des années que je n’ai pas eu droit à un mariage pour une fin de saison. Cette année, bien sûr, les choses sont un peu plus compliquées avec le confinement qui a avorté certaines fins, mais voilà, le mariage reste une valeur sûre des cliffhangers, même quand il n’a pas tout à fait lieu, surtout quand il n’a pas tout à fait lieu. Combien de séries jouent sur l’absence d’un des mariés, un report ou une incertitude suite à un accident ou… je sais pas, moi, une épidémie ?  Oui, à l’image des mariages prévus cet été, on reste en suspense sur la tenue de certains mariages cette saison… Par conséquent, ce cliché est VRAI malgré lui : en ce mois de mai 2020, le coup de l’incertitude sur un mariage prévu, c’est tout à fait validé. Mais c’est bien la seule année où ça l’est.

Cliché n°2 : L’annonce de la grossesse ou la naissance

Autre grand ressort des fins de saison, la femme qui accouche est un truc incontournable, mais un peu moins que le mariage. Je ne pense y avoir droit tous les ans, c’est pour cela que j’ai élargi avec les annonces de grossesses… Concrètement, cette année, c’est à une naissance que j’ai eu droit ! Par contre, dans ma vie, désolé, mais ce cliché est FAUX. Oh, j’ai bien un neveu né en mai il y a quelques années, mais fort heureusement, les femmes dans mon entourage ne sont pas réglées comme des horloges pour faire leurs en mai. Désolé, chers scénaristes, mais les bébés, ça peut naître n’importe quand dans l’année !

Cliché n°3 : La rupture ou le divorce

Si tous les ans les personnages se marient, il faut bien reconnaître que tout ce petit monde qui peuple nos séries a aussi la fâcheuse tendance à se séparer, pas toujours pour de bonnes raisons. Parfois, c’est vraiment juste parce qu’on est en mai qu’on a l’impression que certains personnages divorcent. Parfois, c’est en revanche parce qu’il y en a un des deux qui trompe l’autre, par exemple. J’hésite vraiment à dire que c’est FAUX, parce qu’il est tout de même VRAI qu’avec ce fameux « en mai, fais ce qu’il te plaît », il y en a qui vont voir ailleurs. Et puis, le déconfinement semble avoir mis le feu aux poudres dans quelques couples de mon entourage, aussi, alors ça se sépare. Décidément, le Covid19, ça nous fait vivre une vraie série. Pas étonnant que ça m’inspire à jouer les scénaristes…

Cliché n°4 : Le décès plus ou moins prévu de longue date

Que ce soit une maladie affaiblissant le personnage depuis quelques épisodes ou une balle perdue, chaque année, le mois de mai est l’assurance que l’on va perdre un de nos personnages. Franchement, je ne sais pas bien pourquoi nous sommes tous si masochistes, à revenir encore et encore devant de nouvelles séries alors que l’on sait très bien que ces belles histoires mènent toujours à des décès… Là encore, avec la pandémie, difficile de faire comme si ce cliché était faux cette année. Bref, c’est VRAI, pour cette année uniquement.

Cliché n°5 : Entre la vie et la mort, le bon suspense des familles

Bien sûr, tous les personnages ne se précipitent pas vers une mort certaine dans les fins de saison… Parfois, on a aussi des personnages qui finissent entre la vie et la mort, et c’est d’ailleurs le principe même du cliffhanger dans pas mal de séries. La balle tirée sans qu’on ne sache qui en est la victime, l’incendie qui laisse plusieurs personnages en péril mortel ou l’accident de voiture inattendu, les fins de saison sont souvent pleines d’incidents qui ne sont pas rassurants pour les spectateurs que nous sommes. Fort heureusement, il s’agit cette fois d’un cliché parfaitement FAUX… même si, OK, le suspense autour de la maladie est pas mal présent dans nos vies si on est du genre stressé, je le reconnais.

Cliché n°6 : la résurrection improbable

Parfois, il s’agit pour une série d’en arriver à sauter le requin (si vous ne connaissez pas cette expression, je vous invite à cliquer)… et parfois, c’est juste la tradition de savoir que la résurrection est une possibilité dans la série. En tout cas, c’est bien souvent qu’on a des séries qui nous font le coup de faire revenir un personnage qu’on croyait mort à la vie. Cela peut être un personnage que l’on a déjà vu dans la série ou non, quelqu’un mort bien avant la série qui ne l’était pas ou quelqu’un que l’on voit mourir et revivre au sein du même épisode… En tout cas, malheureusement, aucun doute sur ce point : c’est FAUX, ça n’arrive jamais dans nos vies.

Cliché n°7 : la fin d’un chapitre

Il y a les saisons qui se terminent sur des cliffhangers atroces nous laissant vraiment songeurs sur la suite et en plein suspense… et il y a celles qui, au contraire, prennent la décision de boucler les grosses intrigues en cours pour marquer la fin d’un chapitre. Il y a tellement de fins de séries annoncées cette année que ce n’est pas étonnant d’avoir de quoi faire dans cette catégorie en ce moment. Et une fois de plus, avec la fin du confinement, on peut dire qu’on a eu notre fin de chapitre en mai cette année, c’est donc VRAI… Sauf si on est puristes et qu’on attend la fin de l’épidémie pour se faire une fin de saison clôturant vraiment un chapitre de nos vies. En plus, le confinement n’est pas encore terminé pour tous mes lecteurs, je le sais – et puis, il y a toujours la crainte incertaine de cette seconde vague.

En tout cas, pour un article que j’avais prévu d’écrire depuis janvier (eh oui !), je tiens à remarquer que je suis surpris de la pertinence qu’il a avec nos vies en ce moment. Le coronavirus nous a vraiment fait basculer dans une série dont les scénaristes ne sont pas très géniaux avec nous…

Alors, vous avez retrouvé où allaient les séries citées plus haut dans les clichés de l’article ? Parfois, elles correspondent à plusieurs d’entre eux… On se retrouve dans les commentaires pour en parler, si vous voulez !

Station 19 – S03E16

Épisode 16 – Louder Than a Bomb – 17/20
Je me suis mis devant cet épisode en m’attendant à totalement autre chose que ce qu’il proposait. C’est un très bon épisode, mais il n’a pas du tout la carrure d’un épisode final, je trouve. En fait, il ressemble à ce que devraient être tous les épisodes de cette série, à peu de choses près. Etonnant pour une fin de saison, mais au moins, ce n’est pas mauvais et ça fait plaisir de les quitter sur une bonne note !
> Saison 3

Spoilers

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The explosion, they’re a Bravo Tango.

J’étais plutôt serein face à cet épisode, jusqu’à ce que je découvre hier que, de manière parfaitement logique et prévisible, il s’agissait d’un crossover avec un épisode non tourné de Grey’s Anatomy. J’ai aussitôt compris que j’étais mal barré et j’ai hésité à le voir avant que la série-mère ne se mette à jour aussi (puisqu’il y aura trois épisodes à la rentrée avant de voir la suite de ce cross-over normalement…), mais la peur du spoiler m’a fait venir ici. De toute manière, la fin d’How to get away with murder m’a déjà ravagé, je ne suis plus à ça près.

L’épisode commence tranquillement à Seattle par une fête joyeuse pour toute la caserne, mais pas pour Andy. L’alcool coule à flot et ils semblent avoir plein d’amis, même si on ne les a jamais vus avant. Notons que Vic a toujours de bons mouvements de danse, que Maya a rompu avec Carina, que Dean est prêt à embrasser une femme qui n’est pas Vic ou que ça y est Travis et le fils Dixon assument leur couple.

Andy est bourrée, et Jack en profite pour faire la comparaison entre la colère qu’elle ressent pour son mari et son père qui est la même dans tous les cas. Qu’importe, on dirait une soirée réussie tout ça, avec pas mal de dans pour eux tous. Franchement, ça m’a soudain fait prendre conscience que le confinement, c’est cool, mais il y a des choses qui me manquent vraiment beaucoup. Pourtant, ça fait fort longtemps que je n’ai pas vécu ce genre de fête.

Le lendemain, tous les téléphones des pompiers sonnent malgré la gueule de bois. C’est marrant à voir, puisqu’ils se comportent soudainement comme des adolescents. Pourtant, la journée promet d’être longue avec une cinquième alarme pour le même feu et une longue nuit à revivre : Vic se retrouve dans le lit de Dean sans coucher avec, ce qui le dérange tout de même vis-à-vis de sa nouvelle copine inutile, Travis et Emmett ont dormi ensemble dans le lit de Vic (mais la nouvelle recrue n’est plus là), Andy a ignoré les appels de Sullivan toute la nuit… Pourtant, Sullivan se fait opérer le jour-même.

Tout le monde quitte finalement l’appartement bien vite. À la caserne, Maya découvre que son père l’attend. Il va l’attendre encore un peu clairement, puisque l’alarme est trop importante. Ce n’est qu’à ce moment de l’épisode que je me suis rendu compte que Ben était absent jusque-là… S’il me fallait encore une preuve que je n’en ai rien à faire de lui !

L’incendie ? Une fuite de gaz à Pack North ! C’est donc à ça que servait cet hôpital depuis le début ? Eviter que la catastrophe ne soit encore et toujours au Grey Sloan ? Admettons. Deux explosions plutôt qu’une marquent le début de cet épisode final qui promet d’être riches en événements dès le départ. Pourtant, ça comment lentement, avec un patient coincé dans la machine à IRM. Comme il raconte sa vie peu passionnante, Travis en profite pour déclarer qu’il a couché avec Emmett, et plutôt plein de fois qu’une, y compris le matin même. Il le fait devant Ben qui juge aussitôt, surtout que Travis prétend ne pas être amoureux d’Emmett. Merveilleux.

Ailleurs dans l’hôpital, une chirurgienne refuse d’évacuer l’hôpital sans ses recherches révolutionnaires sur le point d’aboutir. Le seul problème étant qu’elle est cul-de-jatte et que ça ralentit beaucoup l’évacuation, Dean, Jack et Vic sont forcés de se mettre à la tâche de tout sauver eux aussi, suivi de Travis et Ben. Une nouvelle explosion intervient alors que Maya leur somme une fois de plus de quitter les lieux au plus vite.

Miller se prend ainsi une étagère sur la tronche alors que tout le monde tombe à terre… y compris le plafond dans le couloir à côté d’eux. Ils sont donc coincés et ne peuvent plus sortir, ce qui inquiète légèrement Maya s’en confiant à un Dixon qui lui n’en à rien foutre : la presse est là, c’est tout de même plus important. Moi, je suis surtout surpris de voir que Dixon soit encore en poste, mais bon. Le pire est encore l’arrivée du père de Maya sur la scène, après l’avoir vu la télévision.

Dans l’hôpital, tout ne se passe pas si bien par contre : le Dr Ava, qui refusait d’abandonner ses recherches est blessée et semble sur le point de perdre un bras en plus de ses jambes, alors que Miller découvre soudainement dans la pièce… une bombe. Il ne mentionne même pas Prue et se met aussitôt au travail : il fait désactiver toutes les radios et portables, parce qu’ayant bossé pour intégrer l’équipe de déminage un moment, il en connaît assez pour faire les premiers gestes sur la bombe. Et il comprend aussi qu’avec les trois explosions précédentes, ils ont un à peu près onze minutes avant la prochaine explosion.

Onze minutes, c’est peu, alors le docteur Alba décide de se sacrifier et demande aux pompiers d’arrêter de s’occuper d’elle. Les minutes défilent, et en-dehors de l’hôpital, le père de Maya se comporte enfin comme le salopard qu’il est, puisqu’il devient agressif envers sa fille qui ne prend pas le temps de s’occuper de sa famille en plein drama, préférant jouant les capitaines de pompiers. Quel jeu. Il va loin, allant jusqu’à l’attraper par les cheveux, preuve de plus qu’il est violent.

C’est d’une tristesse. Les autres pompiers et l’équipe de déminage interviennent alors que Maya reprend à peu près le contrôle, mais j’espère vraiment qu’elle arrêtera de s’aveugler sur son père cette fois. Dixon, lui, continue de faire sa conférence de presse pépère… avant d’être arrêté devant tous les journalistes, ce qui est plutôt une bonne chose. Cela fait même sourire Maya.

Dans l’hôpital, le docteur Alba finit par mourir et le temps passe. Il ne reste plus qu’une minute pour désactiver la bombe, ce qu’ils ne peuvent pas faire. Le stress est palpable : Miller veut isoler la bombe, mais c’est dangereux. C’est finalement Jack qui s’y colle, sans faire exploser la bombe heureusement. Quand celle-ci éclate enfin, les pompiers s’en sortent donc sans dégât et en ayant sauvé les recherches du docteur Alba, son seul souhait dans la vie.

C’est au même moment qu’ils sont libérés de la pièce et peuvent enfin sortir pour observer Dixon se faire embarquer pour la prison et rejoindre une Maya heureuse de les voir en vie. Après tout ça, Ben veut aller faire la bête et boire, ce qui n’est toutefois pas le cas de son équipe évidemment. Ils sont encore en gueule de bois après tout. Maya, elle, prend une décision complètement dingue : son père l’ayant attrapée par les cheveux, elle décide de se les couper. Elle a aussi enfin pris conscience que son père n’était pas un homme recommandable et lui a fait briser sa meilleure relation. Oh lala, la scène était puissante et j’ai même eu de la peine pour l’actrice.

Peut-être même plus que pour le personnage, d’ailleurs. Elle s’excuse toutefois auprès de Jack avant de s’en aller, pour se rendre à l’hôpital où elle s’excuse auprès de Carina. La scène était merveilleuse, mais j’étais fort déçu d’y revoir Teddy. Je la préférais dans son cliffhanger où elle ne savait pas si elle allait se marier que dans cette scène où elle supplie Carina de pardonner à Maya. Difficile de ne pas imaginer qu’Owen a choisi de la larguer, du coup. En tout cas, Maya et Carina finissent ensemble, et c’est tant mieux !

En parallèle, tous les autres retournent donc faire la fête aussi, en critiquant le père Dixon devant son fils. Ce dernier a toutefois envie de parler à Travis pendant que toute l’équipe apprend à Jack comment danser. Franchement, ce genre de scènes, c’est parfait : il devrait y en avoir tellement d’autres dans cette série ! Emmett ? Oh, il veut simplement dire à Travis qu’il est amoureux de lui. C’est si triste, parce que ce n’est pas réciproque.

Travis lui dit toutefois, en s’excusant, et… bizarrement, il l’embrasse avant de se barrer. Je pensais qu’il resterait, moi, il n’est pas obligé d’être aimé en retour pour en profiter sérieusement. Jack enchaîne ensuite en retournant auprès de sa nouvelle famille, constituée de toutes pièces des gens qu’il a sauvés en tant que pompier. C’est beau.

La fête étant finie, il reste à gérer l’intrigue Vic/Dean. Vic est impressionnée par les réflexes de Dean face à la bombe et prend ses aises, pour mieux être virée par Dean qui n’a pas envie de la voir rester vivre chez lui. Vic est lente à la détente, parce qu’elle est persuadée qu’ils sont simplement amis, mais ce n’est pas le cas pour lui, le pauvre.

Autrement, Andy débarque au Grey Sloan où Sullivan est sur le point de se faire opérer, obtenant le droit de ne pas s’occuper de l’incendie puisqu’il s’agit de soutenir son mari. La vérité, c’est qu’ils passent plutôt pas mal de temps à s’engueuler, parce qu’elle est obsédée par sa tante et la vérité sur son passé familial.

Elle est totalement perchée, et Amelia le remarque aussitôt quand elle arrive. J’adore tellement Amelia ! Je suis heureux de la retrouver, même si son happy end récent me convenait bien. Elle a sa vie bien en main et est perturbée de voir que face à une chirurgie d’importance, Andy semble préoccupée par totalement autre chose. Elle force donc Sullivan à faire une réunion d’alcooliques anonymes avant l’opération, parce que sa vie est en train de prendre l’eau et qu’elle ne veut pas le voir faire une rechute. Elle est si parfaite.

L’opération commence alors qu’Andy est supposée être emmenée dans une salle pour se détendre. Pourtant, elle est abandonnée en cours de route dans un couloir. En flashback, nous découvrons une fois de plus le père Herrera en intervention pour éteindre l’incendie de la maison de ce qui semble être la tante d’Andy. SI le premier souvenir d’Andy est plutôt positif avec sa tante heureuse de voir le père arriver, elle réécrit finalement le souvenir avec une tante qui le déteste.

D’autres souvenirs de dispute entre ses parents reviennent aussi à Andy dans l’épisode, alors elle est heureuse de savoir que sa tante est prête à venir la voir, refusant de parler au téléphone de ce qu’il s’est passé. Cela sent le lourd secret de famille. Lorsqu’elle tombe par hasard sur Meredith (yaaay ! je ne pensais pas la revoir avant tellement de temps !), elle lui confie soudainement toute sa vie – oubliant l’opération de son mari par contre – et sa théorie atroce : elle pense que sa mère s’est suicidée.

Meredith prend le temps de lui expliquer que même si tout le monde la pense folle, ce ne serait pas étonnant que ce soit le cas : son cerveau se rappelle de toute évidence d’un trauma qu’il voulait oublier, et c’est douloureux. Andy prend donc la décision d’abandonner Sullivan à ses douleurs pour aller voir sa tante et découvrir ce que je m’attendais à découvrir depuis deux épisodes : sa mère est encore en vie. Bon dieu. Soulagé par ce cliffhanger : je m’attendais à pire quand ils ont annoncé des liens avec Grey’s. Là, ça va franchement, on quitte les pompiers sur des petits cliff. Outre Andy, on a donc Maya qui a encore du travail à faire sur elle et Vic virée de chez elle, mais les autres, ça va : Jack est heureux pour la première fois depuis longtemps, Travis se remettra vite de la rupture, Dixon est en prison. Ben ? Ben, on s’en fout apparemment. Et Sullivan souffre à l’hôpital, mais ça aussi, le montage s’attarde peu dessus. Peut-être que le but était de poursuivre cette intrigue dans la série-mère… On verra bien.

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EN BREF – Je suis sceptique face à cette série. Depuis le temps, je suis attaché à certains de ses personnages, mais la moitié d’entre eux a tendance à être soit inintéressant, soit relou, ce qui n’aide pas à apprécier la série à sa juste valeur, honnêtement. L’autre chose qui n’aide pas, ce sont les fréquents crossovers avec Grey’s. Si je les voulais, je trouve que c’est souvent malhabile, donnant l’impression d’avoir raté plein de choses dans l’une ou l’autre des séries pour les gens ne les regardant pas, alors que ce n’est pas le cas.

Souvent, il s’agit d’un lien superficiel et artificiel entre les séries, et ça se concentre trop sur les personnages qui ont des interactions entre séries plutôt que sur les patients de l’hôpital – où ça pourrait avoir une sacrée force. Dans l’ensemble, la saison 3 avait ses bons moments, mais elle capitalise trop souvent sur des dramas et sur la mort de tous ses personnages, sans prendre la peine de vraiment explorer le deuil.

Et puis, avec la révélation finale, j’imagine que nous ne sommes pas encore débarrassés de Pruitt qui reviendra en flashbacks, c’est quasi-certain désormais !

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> Saison 3

Station 19 – S03E15

Épisode 15 – Bad Guy – 15/20
C’est fou comme un bon nombre des intrigues de cet épisode ont eu le don de parvenir à m’énerver beaucoup plus que nécessaire et beaucoup plus que ne le justifie cette série. Et en même temps, je me dis que si ça m’énerve autant de voir les personnages prendre de mauvaises décisions et s’autodétruire pour le fun, c’est peut-être aussi parce que je suis attaché à ces personnages, donc que la série a fait un bon job ? Allez savoir…
> Saison 3

Spoilers

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Why do we sleep with the people we work with?

C’est tel un vendredi que je débarque en ce lundi soir avec la critique d’un épisode que j’avais mis à la trappe pour profiter de mon dernier week-end de confinement. C’est aussi sans regret, parce que dès la première scène, je me suis demandé si j’avais vraiment envie de voir cet épisode ce soir, mais bon, si proche de la fin de saison, autant rester à jour tout de même ! Pour ma défense, il faut dire qu’on reprend sur un flashback de 2012 où Vic essaie de chanter en répétitions sans y parvenir puisque sa grand-mère vient de mourir.

Mon dieu. L’actrice a beau être excellente, le scénario n’est pas une réussite. Un second flashback nous montre une inspection du théâtre par les pompiers, et donc par le père Herrera qui n’en finit plus de quitter la série. Il embête beaucoup l’insupportable metteur en scène de la pièce, alors je finis par l’aimer à nouveau.

Bien évidemment, on sait déjà où ça mène tout ça : un feu finit par se déclarer pendant une autre réputation où Vic est en costume, et elle se retrouve à sauver l’imblairable metteur en scène tenant plus à son piano qu’à sa vie. Du coup, il meurt dans une scène bien peu crédible où c’est plus Vic refusant de sortir du théâtre qui est responsable de sa mort : si elle n’avait pas empêché Herrera d’y aller en forçant pour le rejoindre, peut-être que ça aurait permis qu’il aille le sauver, lui, non ? Comme je suis méchant !

Ces flashbacks font évidemment écho à l’intrigue de Vic dans le présent. Elle la passe avec Travis, et je dois dire que ça commençait plutôt bien : leur amitié est chouette, notamment quand elle devine qu’il a couché avec le nouveau ou quand elle est ridicule autour de Jackson. C’est moins crédible quand Sullivan leur refile un devoir de la part de Dixon… et qu’il fait là une grossière erreur.

Vic et Travis se retrouvent à devoir inspecter une entreprise pour faire approuver ou non les lieux face aux incendies, mais ils sont bien mal accueillis par un type qui leur dit de vérifier auprès de leur chef, parce qu’il sait que tout a déjà été approuvé.

Ce n’est pas de bol, parce que ce n’est pas le cas, mais Dixon a en fait passé les dossiers à Sullivan pour que tout soit approuvé sans vérification pour gagner du temps et de l’argent. Ah le monde merveilleux de la politique. Sullivan a beau dire à Travis et Vic de lâcher l’affaire, celle-ci ne peut se permettre de le faire, inévitablement. Elle se rend donc directement chez Sullivan pour le convaincre de ne pas signer les documents, se lançant dans un discours qui n’a rien à voir sur les gens morts dans un crash d’avion. Elle m’offre ainsi un de mes plus gros fous rire de la saison, parce que Sullivan lui répond que ses parents sont morts dans un crash d’avion, avant de lui claquer la porte au nez. Bien sûr.

Dans le présent, on reprend par une scène avec tout le monde à la caserne pour la fin de ses 24h réglementaires. Le nouveau a le droit à du travail supplémentaire cependant, de même que Vic et Travis qui se retrouve avec du boulot en plus grâce au chef Dixon qui en refile à Sullivan qui leur en refile, de même que Jack et Dean qui accueillent à la caserne une femme triste et en pleurs, mais aussi pleine de sang.

Rapidement, elle s’accuse d’un meurtre, avant de sortir un couteau de sa poche. Sympathique comme scénario. Au moins, pour une fois, on a de l’action. Bien sûr, sa victime est prise en charge par Ben, Jackson et le nouveau, les deux premiers étant bien heureux de devoir opérer alors que le nouveau est chargé de conduire… Tout ça pourrait bien passer, hein, mais on sait déjà que ce ne sera pas le cas. Et effectivement, c’est quasiment sans surprise qu’une femme monte dans le camion à l’avant et braque notre pauvre pompier. Bon. J’abuse, c’est surprenant, mais bon.

Bien sûr, comme il conduit, il compromet la stabilité de l’opération de Ben et Jackson. Je commence à craindre que Jackson ne quitte Grey’s à force, il passe vraiment beaucoup de temps dans Station 19 et il s’y fait même tirer dessus par la droguée qui les prend en otage.

Le tout est largement de la faute du nouveau qui réussit à trébucher en montant dans le camion. Il me fait si rire ! En tout cas, ce n’est pas cool pour Jackson, blessé à la cheville. Quant à la droguée, elle réussit à obtenir les doses de morphine qu’elle convoitait pour mieux se faire renverser par une voiture sortant d’à peu près autant nulle part qu’elle-même. Quelle intrigue, mes amis !

Ben se retrouve bien sûr forcé de lui venir en aide, puisqu’il a perdu son premier patient, l’homme qui s’est pris les coups de couteau. La droguée ? La cascade où elle se fait percuter par une voiture est magnifique, mais elle en meurt. Dans tout ça, Jackson garde son sang-froid tout du long, alors qu’il est blessé par balle et que le nouveau est incapable d’aligner trois mots. Il ne va pas faire long feu notre jeune Dixon.

Il en a conscience lui aussi, surtout qu’il sait très bien que son père a truqué les tests pour le faire devenir pompier. Il continue ainsi sa crise d’adolescence et commence à prendre peu à peu son indépendance. Je ne sais pas trop quoi il aura servi, mais il est de plus en plus clair que l’on ne le reverra pas en saison 4, lui.

A la caserne, la femme pleine de sang est prise en charge par les policiers, et notamment l’ancienne collègue de Ryan si je ne m’abuse. Ce n’était pas bien passionnant de ce côté-là, mais ça permet de voir Bailey et Levi quelques instants, alors j’étais heureux. Bien sûr, Jackson finit en pleine forme, hein, et l’homme qui s’est pris les coups de couteau était un violeur potentiel, alors tout va bien.

De son côté, Andy n’est une fois de plus pas à la caserne. C’est étonnant cette saison qui commence à la fin de chacune de leur garde. Bref. L’intrigue de l’épisode est qu’elle décide à vider les cartons de son ancienne maison, qui a été vidée en notre absence apparemment. En tout cas, c’est l’occasion pour Andy d’aller farfouiller dans les souvenirs et les secrets de famille.

Elle retrouve des photos de ses cousines et des lettres de sa tante qui semble ne pas savoir quoi dire à ses filles. C’est louche et ça intrigue beaucoup Andy qui décide de creuser cette piste.

Pendant ce temps, Maya passe toujours du bon temps avec Carina. Que ça fait du bien de la voir se concentrer sur autre chose que son travail, quand même. Mais bon, là aussi, c’est étonnant qu’une série centrée sur une caserne passe si peu de temps dedans. Le bon temps est vite compromis quand Carina essaie toutefois de reparler des problèmes familiaux de Maya. Qu’est-ce que Carina est belle, je ne me lasse pas de la voir dans cette série où elle échappe à sa blouse d’hôpital !

Bref. Elle nous confirme qu’Andrew a bien les problèmes médicaux qu’on soupçonnait avant de se prendre la tête avec Maya, qui ne sait toujours pas gérer un conflit. Vraiment, c’est à se demander comment elle a pu devenir capitaine alors qu’elle fuit chaque fois qu’il y a un problème qui la touche. Dans cette scène par exemple, Maya décide de partir courir et se retrouve à la caserne, instinctivement. Cela lui permet au moins de retomber sur Andy qui est en plein pétage de câble : elle s’est persuadée que sa mère n’était pas heureuse dans son mariage. Maya tente ironiquement la carte de la psy pour lui dire qu’elle projette certainement ses propres peurs.

Oh lala. C’est plutôt bien écrit, parce qu’alors que ça parle du père d’Andy, Maya le prend évidemment personnellement. Elle s’énerve donc après elle, puis finit par s’énerver contre Jack quand il passe juste lui apprendre qu’Avery s’est pris une balle dans la cheville. Il faut dire que Jack aussi se range du côté de Carina et de tout le monde dans le club des gens qui détestent le père Bishop. Il y a de quoi, quand même.

Moi, c’est Maya que je finis par détester dans cet épisode : dans sa colère, elle décide tout bonnement de coucher avec Jack. Roh mais bordel, c’était vraiment nécessaire ça pour qu’elle se rende compte de ses problèmes ? Après ça, Jack rentre chez Dean et balance à Vic que Jackson s’est fait tirer dessus, ce que Dean avait bien volontaire omis de raconter. Il n’en faut pas plus pour que Jack comprenne les sentiments de Dean… mais arrêtez avec cette intrigue, putain, ils étaient si bien à être amis, ça m’énerve !!

Le soir, Maya rentre chez elle pour mieux retomber sur Carina à qui elle balance qu’elle a besoin d’espace, puis qu’elle a couché avec Jack avant de claquer la porte. Non mais c’est n’importe quoi, ça, sérieux. Voilà une autre intrigue qui m’énerve, donc. Dans le genre auto-destruction, on fait difficilement mieux. Même le fils Dixon qui démissionne et décide d’embrasser Travis en public dans un bar ne s’autodétruit pas autant. La scène du baiser était très sympathique, cependant.

Autodestruction ? Il y a aussi Sullivan qui est bon pour faire ça. Enervé par le chantage de Dixon et sachant que Vic avait raison, il décide ainsi d’aller balancer son chef auprès de ses supérieurs, dévoilant qu’il a négligé de le reporter et qu’il fait preuve de corruption. J’avoue que je n’ai jamais autant aimé Sullivan que dans cette scène !

Quant à Andy, elle est obsédée par son passé, par sa tante qui ne décroche pas et elle finit par appeler l’un des meilleurs amis de son père pour essayer de mieux comprendre ce qu’il se passe. Elle cherche à savoir une vérité qu’on lui a souvent caché… et que cet ami refuse aussi de dévoiler, dévoilant tout de même qu’il y a bien quelque chose à savoir. Magnifique, ça, l’épisode s’achève donc sur la confirmation que Pruitt était un connard. Manquait plus que ça !

> Saison 3

Bilan séries avril 2020

Salut les sériephiles confinés,

Le mois de mai passe déjà à toute vitesse : cela fait neuf jours qu’il est commencé et je n’ai pas encore eu l’occasion de faire le bilan des saisons terminées au mois d’avril. Pourtant, comme à chaque mois d’avril, j’ai commencé à me bouger un peu du côté des séries et j’ai ainsi un bilan assez vaste à évoquer avec sept saisons terminées. Le mieux dans tout ça, c’est que mai est en train de prendre le même chemin. C’est assez logique : comme je n’ai rien terminé en début d’année, il faut bien que je me rattrape.

113-3

Sort incertain

Altered Carbon (S02)Une très bonne saison 2, oui, mais pas à la hauteur de la première pour autant. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle intrigue que certains ont pu juger dispensable. Le changement d’acteur ne m’a pas du tout dérangé, bien au contraire, car c’est dans l’ADN de la série, et que ça se fait plutôt naturellement. La fin laisse place au doute sur une suite. Concrètement, elle est faisable, mais je ne sais pas si ce serait une idée formidable. On verra bien ce que décide Netflix, mais je doute que ça voit le jour car elle n’a pas fait beaucoup de bruit cette saison. Note moyenne : 17,5/20

Emergence (S01) Le plus gros mystère de cette série, c’est finalement de savoir si elle sera renouvelée ou non. J’ai bien aimé cette saison parce que sous ses airs de série déjà vue une centaine de fois, elle propose un casting original de personnages attachants et d’acteurs peu connus. Un vrai bon point pour cette série finalement plus passionnante quand elle se concentre sur la famille plutôt que sur ses intrigues SF, même si ces dernières restent agréables à suivre. Note moyenne : 15/20

Les Bracelets rouges (S03)Dans la lignée des deux saisons précédentes, nous retrouvons les personnages de l’hôpital, et c’était vraiment bien de les retrouver comme ça cette année. Les scénaristes ont pris conscience que rallonger pour rallonger ne servirait à rien, alors ils ont proposé une véritable fin à l’ensemble des intrigues de la série. C’était excellent, et ça laisse planer le doute : la saison 4 semble être en route sur TF1, mais ce sera avec un nouveau casting. Il est à voir si TF1 approuvera vraiment la nouvelle mouture maintenant. Note moyenne : 18,5/20

168

Séries renouvelées

NCIS (S17)Après des années sans la regarder, j’ai beaucoup aimé revenir devant cette série qui n’a jamais vraiment changé : j’ai retrouvé mes marques sans problème. C’est l’avantage des séries procédurales. La saison en elle-même est conforme à mes souvenirs : un excellent début, une suite plus dispensable, un ou deux épisodes géniaux dans le tas et une fin de saison qui aurait été sûrement géniale si elle avait pu avoir lieu normalement. Plutôt satisfait de l’avoir reprise cette série. Note moyenne : 15,5/20

Grey’s Anatomy (S16) – Je suis plus mitigé sur cette saison que sur les précédentes. La routine a repris ses droits sur le Grey Sloan Memorial Hospital, et ce n’est que rarement pour le mieux. Il y a eu beaucoup de dramas en coulisse avec le départ d’un acteur dont on ne sait toujours pas exactement les raisons, et ça a joué sur la construction d’une saison bancale, répétitive et qui semble faire demi-tour sur ses intrigues en cours de route. Pourtant, les dramas sont pour certains bons, des personnages émergent du lot et je serai là l’an prochain pour voir la suite de cette fin de saison réussie contre toute attente, puisqu’elle n’a pas été à son terme naturel, à cause de l’épidémie de coronavirus. Note moyenne : 16/20

06-2

Séries terminées

Survive (S01)Bof. Grosse déception sur la série, à l’intrigue soporifique et peu prenante. Elle valait le coup pour les plans magnifiques, l’esthétique et l’ambiance. Et puis, j’ai pu tester Quibi comme ça. Note moyenne : 13,5/20

The Magicians (S05)On est plus sur une annulation que sur une série terminée, mais il faut bien reconnaître que les intrigues sont terminées. Je suis déçu de la fin, parce qu’il y avait le potentiel pour encore quelques saisons au moins, mais si je vais au-delà de cette déception, je dois bien dire que la saison était comme d’habitude tout à fait géniale. C’est toujours ça de pris, c’est sans fausse note… c’est juste dommage que ce soit la fin. Note moyenne : 18/20

C’est tout pour le mois d’avril, mais c’est déjà pas mal par rapport aux premiers mois de cette année, non ? En tout cas, moi je suis satisfait d’avoir avancé dans tout ça, surtout que ça m’a libéré du temps pour en voir davantage, et ça, c’est top !