Salut les sériephiles !
Je n’avais plus ouvert un comic Buffy depuis le mois d’avril, ou presque, et c’est quand même du grand n’importe quoi. Je suis donc de retour pour continuer à vous parler du reboot proposé par les éditions BOOM. Cette fois, il sera question des numéros 0 et 1 d’Angel, du numéro 5 de Buffy et des quelques pages offertes lors du Free Comic Book Day. Et comme j’ai lu tout ça hier matin dans le train, je me suis dit deux choses : d’abord, qu’il n’y avait rien qui m’empêchait de continuer de lire plus souvent des comics dans le train ; ensuite, que ça me faisait quand même quelques points de plus pour le Mois de la BD. Allez, j’y crois… En revanche, je change de format pour faire mes critiques.
Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 | #2 | #3 | #4
Je commence par Angel, car c’est chronologiquement ce que je suis censé faire. Si le comic reprend exactement là où celui de Buffy nous laissait – avec Xander se faisant mordre par Drusilla putain !, il ne s’y attarde pas longtemps. Angel est donc témoin de la scène… mais il n’intervient pas. J’ai trouvé ça abusé, mais ce n’était que le début. Toute l’histoire d’Angel est ainsi réécrite, avec un flashback à Los Angeles qui nous explique qu’il avait sympathisé avec une certaine Helen.
J’ai beau cherché, elle n’était pas dans les séries originales. C’est une sorte de potentielle qui n’en est pas une, une femme qui aime apprendre à se battre et veut venger la mort de son père, tué par un démon ou un vampire. On ne sait pas bien et on n’aura pas trop l’occasion de le savoir, parce qu’elle se fait tuer lorsqu’elle épaule Angel dans une de ses missions. J’ai trouvé ça super naze comme décision. Quitte à créer des personnages, ils pourraient les assumer un peu plus.
Dans le même genre, Angel va voir une prophétesse… mais celle-ci étant à Los Angeles, on n’est pas près de la revoir. Ce n’est pas une grosse perte, vous me direz, elle n’avait rien dit la mort d’Helen… Une fois à Sunnydale, Angel retrouve un vieil ami dont on ne sait rien non plus, si ce n’est qu’il l’a sauvé quand cet ami était encore un enfant. Aujourd’hui, il a une fille qui se fait harceler sur les réseaux sociaux.

Là-dessus, le reboot a du bon, parce qu’il propose une intrigue qui ressemble à ce que la série originale aurait pu proposer si les réseaux sociaux avaient existé : un démon contacte la jeune fille qui se fait harceler pour son surpoids, lui dit qu’elle est jolie malgré tout et la pousse, allons savoir comment, à renverser de l’essence sur son père pendant qu’il dort ; le tout, avant de le cramer.
Adieu ami d’Angel ; c’était vraiment gros. Il perd ses deux nouveaux amis créés pour le reboot bien vite… Et il en est averti par Lilith, LA Lilith de la Bible apparemment, qui tient bien à souligner le fait qu’elle est noire et qu’Hollywood la représente bien mal. Euh… OK ? Je suis curieux de voir où ça mènera cette intrigue, surtout que c’est voué à être lié au reboot de Buffy.

Du côté du reboot de Buffy, je continue à être majoritairement déçu, entre les résumés de Cordelia qui en sait trop et les décisions franchement déconnantes comme la morsure d’Alex. Non content de se faire mordre, celui-ci n’est ni mort, ni vampire quand on reprend la lecture (où Willow vient réveiller Buffy pour se rendre chez Giles). Du côté de ce qui fonctionne, il faut noter la réaction de Willow quand elle apprend ce qui est arrivé à Xander (au point de refuser d’aller en cours dis donc !) ou la note parfaite de Drusilla laissée sur le corps de Xander (Tasteless – sans goût).
Du côté de ce qui ne fonctionne pas du tout, l’introduction de Jenny Calendar est bâclée : elle est présentée comme une sorcière par Giles à Buffy et Willow qui ne la voyaient que comme une prof jusque-là. La scène où Buffy se rend à la Magic Box d’Anya est également laissée hors du comic, c’est donc difficile de savoir quand la lire précisément – on se fait forcément un peu spoiler – et c’est dommage à mon sens. Dans tout ça, Xander finit par se réveiller vampirisé et lécher le portail magique le séparant de Willow et Buffy. J’ai aimé voir Xander en vampire, je comprends l’intérêt de ce choix vis-à-vis du reboot, mais ça reste de la folie pure par rapport à la série, mince.
Il faut aussi noter l’introduction d’un drôle d’artefact qui permettrait de fixer l’esprit de Xander tout en tuant le vampire ; et celui d’une lame qui aura un rôle à jouer plus tard. C’est d’autant plus sûr qu’on finit par une page où Joyce la reçoit dans son musée… Bon, là-dessus, le reboot capitalise sur des pistes trop inexplorées par les séries, alors je dis oui. Même si, bon, je ne suis pas convaincu par les dessins la rajeunissant bien trop, pas plus que je ne le suis pour certaines cases où Angel ne ressemble pas du tout à Angel…

Et l’air de rien, ces deux comics et demi me rapportent un petit pactole de point. Jugez plutôt par vous-même : trois points car ils faisaient moins de 55 pages, un pour le personnage changeant de ville (Angel), un pour le personnage dormant (Buffy), une page avec une majorité de rose (Angel), un personnage qui pleure (Willow), une histoire d’amour (Spike et Dru), un perso qui mange (… Drusilla ! C’est un vampire qui ne mange pas la même chose que nous, mais ça compte quand même non ?), quatre cases sur une page (uniquement dans Buffy, cela dit), deux blessures (une dans chaque tome) et un personnage LGBT (Willow, mais ça n’a pas vraiment d’impact dans ces comics-là). J’ajoute donc 12 points à mon score, pour un total de 40, en vingt jours…

Salut les sériephiles,
En plus, on sent bien dans ce tome 3 que le rythme s’accélère et que l’on se dirige vers la fin. Sans spoiler, je peux dire que ce tome que j’ai dévoré ce midi était à nouveau aussi sanglant que le tome 1, mais aussi plus dénudé que le tome 2. La narration est de nouveau assurée par Dylan du début à la fin de ce tome, et c’est tant mieux, parce que ça m’avait quelque peu dérouté de changer de personnage dans le tome 2. En plus, ce côté « dans la tête du tueur » est ce qui rend aussi efficace cette histoire.
La dernière page m’a quelque peu décroché la mâchoire et j’ai vraiment envie d’en savoir plus ! Concrètement, le dernier tome devra nous dire si Dylan est suivi par un démon ou s’il est fou… à moins que la fin ne soit ouverte, ce qui me paraît assez faisable pour le moment.








Franchement ? J’ai trouvé ce tome décevant ! Après quelques mois sans lire le moindre tome, je m’attendais à adorer ce retour parce que j’avais quitté les personnages en pleine action. Pourtant, ce tome 8, s’il est bien, n’est pas à la hauteur des précédents – bon, et je disais déjà ça du tome 7, alors ça devient gênant. Je l’ai trouvé un peu trop bavard et j’ai eu beaucoup de mal à supporter le personnage d’Emma. Plus on avance dans l’histoire, plus j’ai du mal avec elle de toute manière, donc j’aurais dû m’y attendre.
C’est déjà beaucoup mieux avec ce tome ! Fini l’attente qui n’avait jamais caractérisé la série avant le tome précédent, voilà le temps des réponses, des révélations et des rebondissements. Après un retournement de situation que je n’ai pas trop aimé dans le tome précédent (le changement d’attitude d’un personnage), on a là un moment complétement inattendu – attention aux spoilers dans la suite du paragraphe. En effet,