Lanterns (S01)

De quoi ça parle ?

Comme toujours, je me renseigne peu sur la série avant de la commencer, mais je sais tout de même qu’il est question de Green Lantern, un héros que j’ai toujours beaucoup aimé dans l’univers DC. La bande-annonce permettait de comprendre que l’actuel Green Lantern étant vieillissant, il se retrouve à devoir en former un nouveau. Le tout dans ce qui semble fort être un cop show.

Ce que j’en attends

Le problème est que je n’aime pas du tout l’univers DC en général – je suis un fan de Marvel, c’est comme ça. Pourtant, Green Lantern est un personnage qui m’a toujours fasciné et la bague a des pouvoirs trop cools. J’ai l’impression que la série a toutefois l’envie d’être plus terre à terre que toutes les histoires spatiales que je connais à ce héros.

En effet, le trailer de cette série dispo sur HBO Max (diffusion hebdomadaire, à l’ancienne, yeah) m’a surpris en présentant un projet qui est loin de la série super-héros que j’aurais attendue : on est sur un rythme différent, qui ressemble fort à un cop show avec une grosse enquête en huit épisodes.

Le fait d’avoir un jeune et futur Green Lantern me plaît, parce que c’est un côté intéressant de suivre la formation d’un super-héros. Le vétéran qui doit former la nouvelle recrue, ce n’est certainement pas le concept le plus original du monde, mais c’est aussi le genre de dynamique qui peut fonctionner très facilement quand les acteurs ont une bonne alchimie. Le duo me plaît bien sur le papier, en tout cas.

Sur le papier toujours, une série de super-héros qui décide de se transformer en enquête policière sombre, ça m’intrigue forcément. La série a été comparée à True Detective qui n’est pas du tout dans mon genre de prédilection, mais je me dis que l’aspect super-héroïque pourra peut-être, pour une fois, me faire accrocher à ce style d’enquête lente et soporifique (eh, bienvenue sur mon blog, je dis ce que je pense). Comme a priori, il y aura bien des extraterrestres à un moment et comme, surtout, je manque de séries dans ce genre que j’adore, je me laisse convaincre de regarder.

Bon, tout ça, c’était donc sur le papier… Mais à l’écran, ça donne quoi ?

Note moyenne de la saison : –/20 

Lanterns – S01E01 – Pilot – 14/20

Je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai l’impression que la moitié des acteurs de cette série a eu pour consigne de ne pas articuler. Elle manque très clairement de personnages féminins forts (au pluriel, hein) et semble sortir…

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Lanterns – S01E03 – OutKast – 18/20

Cet épisode 3 est ce que j’appelle une très bonne origin story et, par conséquent, j’aurais aimé qu’elle soit le point d’origine de la série, tout simplement. Il est excellent, renverse les perspectives qu’on pouvait avoir depuis le début et…

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Lanterns – S01E04 – The Weenie – 16/20

On sent que la saison avance et que l’intrigue se dévoile davantage cette semaine, avec davantage de pièces du puzzle et une vraie réponse. J’aime beaucoup les dynamiques qui sont proposées entre les personnages et qui permettent des développements intéressants,…

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The Shards – S01E01 – Pilot – 08/20

Oh la déception ! Je pensais vraiment que ça pourrait être ma bonne découverte du mois d’août, mais c’est une catastrophe. Déjà, je m’attendais à une série sur des étudiants – au sens à la fac – et ça se passe au lycée. Bon, les acteurs ont l’air d’avoir trente ans, mais soit. Ensuite, la série me rappelle Riverdale dans ce qu’elle faisait de pire : sa narration. La voix off est omniprésente, insupportable, hautaine et franchement détestable. Enfin, on nous ménage de faux suspense et des scènes hyper sexualisées juste pour le principe de faire mouiller Ryan Murphy. Non, vraiment, quelle angoisse. Et pourtant, j’avoue, y a un petit truc qui donne envie de revenir pour avoir la suite de l’histoire. Le masochisme. J’ai réussi à quitter American Horror Story, cependant, et je vais faire de même avec celle-ci. Je passe mon tour.

Spoilers 

Un serial killer pose ses valises à Los Angeles.

We had to deal with the serial killers.

Le début nous balance le 23 mai 1980 à la sortie du film Shining. La DA est claire : nous sommes en 1980 aux USA, pas loin d’un Hollywood ensoleillé. Nous allons suivre la vie d’un jeune auteur, qui a déjà sorti son premier roman et qui nous raconte sa vie en nous balançant toutes les marques qu’il porte ce jour-là sur lui. C’est un espèce de mix entre Gossip Girl et Riverdale ce début, franchement. Et ce n’est pas bon signe. J’ai envie d’y croire pourtant, j’ai vu passer quelques retours positifs.

Le problème, c’est que ce début d’épisode est déjà tellement bavard. Le type nous raconte sa vie et… Pourquoi il nous parle de téléphone et réseaux sociaux si on est en 1980 ? Eh, flemme. Ce serait donc un narrateur adulte qui nous parle ? Du coup, c’est un vieux con de boomer qui considère que la technologie, c’est mal (à raison, je sais, mais y a des manières de le dire, quoi).

Rectification : vieux con de boomer gay, clairement. Il est totalement fasciné non par le film qu’il vient voir, mais par un autre cinéphile dans la salle. Un jeune homme « assurément bronzé partout ». Pardon, mais qui se dit ça en croisant quelqu’un qu’il trouve beau ? Si je comprends la critique de Shining par rapport au roman, qui critique le film pour ce qu’il est, hein ?

Le pire dans tout ça ? Notre héros est un adolescent, sa voix off nous prend de haut à nous raconter que les jeunes d’aujourd’hui ont la vie facile et moi, je ne peux m’empêcher de penser à Riverdale tout le long. Quand en plus on nous enchaîne sur le fait que la vie dans les années 80 était plus difficile à cause des serial-killers en nous montrant une jeune femme rousse qui rentre dans sa villa luxueuse à la recherche de son chien, j’ai juste envie de hurler CARAMEL CARAMEL CARAMEL.

Bref. Ce ne sera pas un coup de cœur cette série, c’est impossible. Elle traîne déjà en longueur – la rousse ne se fait même pas tuer sur le champ – et son narrateur m’insupporte. Est-ce que je vais aller au bout de la saison ? Je ne suis pas sûr. Se dire ça moins de dix minutes après avoir fait play, c’est mauvais signe.

La jeune femme rousse qu’on nous vend comme une lycéenne (elle est plus vieille, non ?) passe en tout cas la journée seule dans sa villa. Elle regarde un film d’horreur (alors qu’elle se dit traumatisée par Shining ?) et reçoit des appels au téléphone dignes de Scream. Pas de chance : elle ne connaît pas encore Scream.

OK. Cette série va me rendre dingue : elle a tout pour être bien niveau budget, ambiance, casting… mais elle ne parvient pas du tout à me convaincre pour l’instant. Les faux suspenses sont importants pour créer l’ambiance, pourtant. C’est quand elle va reporter la disparition de son chien que notre jeune femme se fait finalement attaquer violemment par quelqu’un qui la kidnappe. Soit.

Un an plus tard, en septembre 1981, nous retrouvons notre narrateur au volant de sa voiture. Il habite toujours à Los Angeles et vit sa meilleure vie avec ses meilleurs amis Thom et Susan. On nous vend à présent le roadtrip habituel en bord de mer, les inévitables sorties au centre commercial pour acheter des CDs et l’anticipation de la rentrée scolaire. Putain, on enchaîne les clichés vraiment. Je pense que cette série n’est pas pour moi. C’est trop triste.

Bref. Notre narrateur se rend finalement voir sa petite amie Debbie pendant qu’elle fait du cheval. Oui, oui, il a une petite-amie, même s’il est à peu près évident qu’il n’est pas attiré par elle. Il n’y a qu’à voir comment Bret raconte leur rencontre. Ouais. Le narrateur s’appelle Bret. La série verse presque du côté d’Euphoria dans la genèse improbable de ce couple, avec Debbie qui demande à Bret de coucher avec lui pendant une pool party. Pourtant, Bret préfère clairement fantasmer sur Thom tout en prétendant être amoureux de Susan.

Tout le monde a la clope au bec et à la trentaine, même s’ils sont supposés être en terminale, c’est trop perturbant. Par contre, il faut reconnaître aux années 80 que les looks étaient dinguissimes. Enfin. C’est toujours pareil : la série les fantasme aussi, c’est évident. Il y a l’air d’avoir plein de fantasmes sur ce qu’était cette époque, sur la liberté sexuelle, sur l’homosexualité, aussi. C’est… blasant. J’espérais tellement que ce serait ma série de l’été !

La veille de la rentrée, il y a bien sûr une grosse soirée pour tous les lycéens du coin. Bret s’y fait larguer par Ryan (oui, il est en couple avec Bret, mais y a un truc avec Ryan apparemment) et nos quatre héros se font des rails de coke en imaginant leur parfaite dernière année de lycée. C’est vrai que ça manquait pour les rendre encore plus détestables.

J’annonce tout de suite que si je reste, ce sera pour les voir y passer les uns après les autres et m’en délecter. En attendant, il faut les voir se draguer, se rouler des pelles, se coller, se la jouer sexy et angoisser de l’arrivée d’un nouveau dans leur classe. Oh, pas n’importe qui : Robert, le type sur lequel Bret fantasmait un an plus tôt.

En attendant qu’il le sache, le narrateur essaie de nous garder devant notre écran avec l’annonce que c’est leur dernière nuit paisible. Ben j’espère bien parce que c’est long là… Malheureusement, le choix est fait de rallonger encore et toujours ce pilot : on voit donc Bret entamer une conversation avec son beau-père. Le père de Debbie serait apparemment homosexuel et prédateur avec tous les potes de sa fille, alors forcément, Bret joue avec le feu et vient le voir dans son jacuzzi. La série en profite pour nous introduire un pote du père, qui prend plein de photos sur son polaroïd. Soit ?

C’est très clairement l’amant du père de Debbie, qui a aussi une relation cheloue avec la femme de celui-ci. La mère de Debbie se drogue autant que sa fille et est défoncée, mais pas naïve : elle sait que son mari drague des mecs et demande donc à Bret de tout lui raconter.

Dans tout ça, Bret met longtemps à rejoindre sa copine dans sa chambre. Debbie peut donc encore se droguer dans sa chambre digne d’une Barbie et l’attendre en répondant à des appels anonymes au téléphone. Cela n’empêche pas la scène la plus gênante qui soit avec Bret qui lui fait un strip-tease.

Alors que Bret couche avec Debbie, on nous révèle que loin de cette relation publique, il mène aussi une vie secrète pendant laquelle il couche avec Matt Kellner. On ne sait pas bien qui est son amant, mais il a l’air plus heureux avec lui. Par contre, putain, ça en fait des fantasmes à vivre pour un seul personnage. Finalement, c’est pire que Riverdale.

S’il semblait heureux au lit, dès qu’ils se mettent à parler, Bret change d’avis. Il explique à Matt qu’il pense qu’il vaut mieux arrêter de coucher ensemble, puis le regarde chercher de quoi se droguer. Bret se demande tout de même pourquoi les poissons de Matt ont disparu de l’aquarium – mais Matt n’a pas l’air de s’en préoccuper plus que ça. Qu’est-ce que c’est que cette série ? Il s’en fout même de la disparition de son chat. Bon, d’accord. Un serial killer qui fait disparaître les animaux de compagnie, c’est noté.

Le lendemain matin, c’est le premier jour de l’année pour les terminales. Bret commence la journée en se masturbant, évidemment, tandis que deux de ses camarades sont en train de retrouver un cadavre exposé sur le court de tennis du lycée. Enfin. La chronologie n’est pas claire : quand Bret regarde la télé, il est dit que la découverte du corps date de la veille. Est-ce que ça peut être mal écrit à ce point ? Peut-être, en vrai, on ne sait jamais.

Bret se rend tout de même au lycée pour découvrir que la statue a aussi été abîmée – avec plein de sang dessus. Il serait temps d’en finir avec ce pilot, mais non, on nous propose 50 minutes. Quelle joie. Bret passe sa journée le plus normalement du monde, en papotant avec ses potes et en matant les mecs autour de lui.

Il est tout de même promis que la journée sera différente des autres et qu’ils auront peur. Il est donc temps d’avancer vers autre chose : l’arrivée de Robert au lycée. Bret est évidemment ravi de voir arriver le type du cinéma, mais il le trouve très bizarre quand celui-ci lui ment. Bret insiste pour dire qu’il l’a vu au cinéma un an plus tôt, donne plein de détails et… non, sérieux, c’est pas possible ? Il est censé être dans le placard, on a connu plus discret comme move pour y rester. En plus, Robert n’a pas l’air de vouloir y rester, à directement parler avec un autre type que Bret avait repéré et à lui faire des bisous de loin là. C’est censé être excitant ? un fantasme ? Pitié.

La scène suivante voir Bret surveiller une conversation entre Robert et Matt. Ben décidément, il va tous se les taper ou quoi ? Ce n’est que le premier épisode, alors non. On va juste suivre une course poursuite pas bien passionnante en voiture entre Bret et Robert. J’ai l’impression d’être dans Le cœur a ses raisons avec ces noms. Au départ, Bret suit donc discrètement la voiture de Robert, mais ça termine en excès de vitesse certain et en course poursuite.

Bret est mauvais, bien sûr, double donc celui qu’il suivait, puis se fait rentrer dedans par lui. Cela semble faire rire Robert de taper volontairement dans le cul de Bret – eh, je ne parle que de voiture, voyons. La scène est tellement bizarre. En plus, Bret réussit finalement à s’en tirer, mais recommence aussitôt à stalker Robert quand il le croise au supermarché.

Ils finissent par se parler pour mieux permettre à Robert de continuer à jouer avec Bret. Il lui pose donc des questions d’hétéro alors qu’il est à peu près clair qu’il ne l’est pas. Tout ça nous mène au cliffhanger qu’on a vu arriver depuis un moment : Bret rentre chez lui et apprend à la télévision qu’il y a un serial killer qui frappe dans sa petite ville de Los Angeles (lol). Sa spécificité ? Il dépèce des animaux pour mieux en mettre des parties sur ses victimes. C’est original, mais est-ce suffisant pour donner envie de rester ?

Apparemment, non. Du coup, on nous rajoute le fait que Bret reçoive un coup de fil mystérieux avec quelqu’un hurlant à l’aide. Pff.

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The Shards (S01)

De quoi ça parle ?

Aucune idée, en fait. Le synopsis du premier épisode nous dit qu’une série de crimes coïncide avec l’arrivé d’un nouvel étudiant – mais il s’avère qu’ils sont au lycée.

Ce que j’en attends

Absolument rien. Disons que Disney + m’a fait un peu de forcing dessus, que c’est facile d’accès, que c’est vendu comme la série de l’été alors qu’on est déjà mi-août et que je n’ai plus rien en cours de diffusion. Je pourrais bien sûr en profiter pour ne me concentrer que sur les saisons à terminer, mais où serait le fun de me mettre à jour ?

Alors que les températures remontent encore, je me lance donc dans cette série dont je ne sais pas grand-chose. Elle me paraît un peu survendue, mais bon, un gros budget en ce moment, je prends. Elle est dans mon radar depuis près d’un mois, alors pourquoi pas ? La raison est simple, pourtant : c’est une série de Ryan Murphy. J’ai vu ça à la fin du premier épisode et ça éclaire tellement tout ce que j’ai détesté… Je n’ai plus qu’à me décider : soit je continue pour en faire mon meilleur hate watch, soit j’abandonne tout de suite sachant que je vais détester et être frustré par la fin de merde (parce que Ryan Murphy ne sait pas écrire des fins quoiqu’il…)

Note moyenne de la saison : –/20 

The Shards – S01E01 – Pilot – 08/20

Oh la déception ! Je pensais vraiment que ça pourrait être ma bonne découverte du mois d’août, mais c’est une catastrophe. Déjà, je m’attendais à une série sur des étudiants – au sens à la fac – et ça se passe…

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Widow’s Bay – S01E01 – Welcome to Widow’s Bay – 15/20

Je ne suis pas aussi hypé que je l’espérais quand j’entendais parler de la série, mais je vois tout le potentiel qu’elle a rien qu’avec ce pilot. L’épisode m’a paru un peu long par moment, parce qu’il introduit plein de pistes et de choses différentes. Il est plutôt inattendu dans ses twists et je ne vois pas du tout vers où ils se dirigent. Si vous en doutiez, si, c’est une bonne chose : la surprise est la bienvenue, l’ambiance est intéressante. J’attends juste d’accrocher davantage aux personnages, maintenant, je crois que c’est ce qu’il va me manquer malgré le casting excellent.

Spoilers 

Widow’s Bay est frappée par un phénomène étrange en pleine nuit : coupure de courant et tremblement de terre.

Why are you mayor of this town if you hate everyone this much ?

Etonnant début pour une série qui s’est attirée les faveurs de plein de sériephiles : j’ai l’impression d’être devant Les Dents de la Mer. On voit un vieil homme dans un bateau en train de papoter à la radio avec un autre type tout aussi âgé, probablement dans un phare. Toutefois, l’ambiance change radicalement très rapidement : l’homme aperçoit ainsi plein d’oiseaux qui s’affolent dans le ciel, une bonne brume arrive, le radar s’affole et tout est d’un coup super sombre. OK. On va dire que ça pose une ambiance.

Tout est sombre, oui, et ce n’est que le début. A quelques miles de là se trouve une petite île qui, à 2h06, perd toute l’électricité subitement. On enchaîne sur un tremblement de terre qui réveille le maire en pleine nuit. Tom, c’est son nom, se précipite dans la chambre de son fils, qui n’est pas là – trop occupé à se droguer dans sa voiture.

J’aime bien l’introduction qui nous montre directement une situation de crise pour le maire, mais j’ai un peu de mal à repérer les personnages à ce stade. À la mairie, il y a donc une certaine Rosemary et une Ruth, Rosemary a parlé à Mitch à propos des pannes de courant. Le courant met du temps à revenir jusqu’à la mairie, mais ça finit par être le cas. Soit.

Un tremblement de terre sur une petite île qui n’est pas habituée à ça, c’est étonnant. C’est une catastrophe pour Tom, surtout qu’il sait qu’un journaliste doit arriver bientôt pour faire un article sur son île – et c’est un article déterminant pour la survie de l’île, qui a besoin de son tourisme estival, apparemment.

J’avoue que j’ai eu du mal à accrocher à ce début (Ruth, l’assistante âgée, a l’air amusante), mais soit : le journaliste, Arthur, finit par arriver et Tom lui fait la pub comme il peut. Il n’est pas aidé : le ferry arrive en avance et est conduit par un homme qui assure au journaliste qu’il se passe d’horribles choses sur l’île, Tom essaie de faire un cours d’histoire positif sur l’île, mais le musée le contredit : celle qui le tient lui rappelle qu’il y avait 43 colons à la base et un article de journal encadré rappelle que dans l’histoire de l’île il y a du cannibalisme.

Voilà une île qui ne donne pas forcément envie de passer de bonnes vacances. En fait, je serais le journaliste, je crois que je prendrais la décision de me barrer au plus vite. Ce serait encore plus vrai si je savais que le maire tenait une réunion avec ses conseillers pour leur demander de me surveiller 24h/24. Et si en plus pendant cette réunion, il était question d’un brouillard qui fait disparaître des gens… Ouais, je me barre.

Heureusement pour nous, il ne s’agit que d’une série alors j’aime bien l’idée : Wyck, l’homme du phare si je ne me trompe pas, vient voir le maire pendant la réunion pour expliquer que l’île est maudite et que ça a commencé. Selon lui, le brouillard de la nuit précédente a fait disparaître Shep, l’homme sur le bateau, et ce n’est que le début avant que la malédiction ne s’abatte sur tous les habitants de l’île.

Bien sûr, le maire est hyper rationnel et ne croit pas à cette théorie. Il n’en faut pas plus pour que j’y adhère… sauf que le shérif appelle au même moment pour annoncer que Shep a été retrouvé. C’est du moins ce que dit le maire à ses conseillers et à Wyck. Malheureusement, ce n’est pas le cas : il ne fait que mentir à tous ses collaborateurs pour gagner du temps.

Il y en a une qui commence à s’inquiéter tout de même, surtout qu’elle a elle-même vécu un événement traumatisant par le passé quand le Croquemitaine est venue chez elle pour la tuer. Voilà autre chose. Elle semble vraiment convaincue, contrairement à Tom.

OK, il y a énormément de pistes ouvertes pour une saison de dix épisodes là, mais l’introduction n’est toujours pas terminée : Tom rentre chez lui et trouve son fils en train de se faire un bon joint dans le jardin. Décidément, c’est un gamin insupportable, ça promet. Bon, il s’agit d’un ado défoncé, mais Tom essaie quand même de le raisonner et de lui parler sérieusement. En vain.

Je commençais à décrocher, mais la sirène d’alarme de l’île se met à sonner pour réveiller mon attention. C’est Wyck qui lance l’alarme, et tant pis pour le journaliste du New-York Times qui est venu écrire sur l’île. Tom le prend mal – et le prend personnellement – mais il décide tout de même d’aller parler avec Wyck.

Il semblerait qu’il soit l’ancien maire vu la tournure de leur conversation, mais bon, je ne le garantis pas. Ce qui est sûr, c’est que Wyck n’aime pas Tom, qu’il voit comme un énorme couard, et qu’il a plein d’infos sur le passé de l’île. Il promet donc une malédiction qui se réveille avec le tremblement de terre. C’est déjà arrivé en 1846, avec une brume mangeant les âmes et une terrible maladie s’emparant de tous les habitants de l’île, puis en 1873, avec un bateau crashé volontairement par le maire de l’époque qui convoitait la jeune épouse du capitaine.

Oddly specific, right ? Patricia a les meilleures questions, et ça me tue de la voir s’embarquer dans des explications délirantes sur la différence d’âge. La série avance toutefois rapidement vers autre chose, avec l’arrivée de Shep dans le bar où sont réunis nos personnages.

Il a passé la journée à être recherché par tous, mais il redébarque dans le bar. Tout va bien, donc. Il est emmené à l’hôpital où il reste dans le coma et où Tom vient le veiller. Pendant qu’il lit son dossier médical, Tom ne voit pas que Shep a les yeux blancs – un des premiers symptômes de la maladie en 1846. Oups.

Shep se réveille finalement pour tenter d’étrangler le maire, puis il fait un arrêt cardiaque avant d’y arriver. Cette fois, quelque chose me dit que Tom va commencer à croire à la malédiction. L’acteur est toujours aussi incroyable, en tout cas, et c’est un rôle qui va lui permettre de révéler tout son talent. Il essaie encore de rester dans son déni, pourtant : il fait la morale à Patricia qui laisse les gens l’influencer, mais on comprend bien que c’est une morale qu’il pourrait se faire à lui-même. J’aime la tournure que ça prend, à vrai dire.

Pendant son repas avec le journaliste, il oublie un temps la brume qui s’approche de l’île très clairement sur le radar, parce qu’Arthur préfère lui parler d’une autre légende urbaine : les habitants nés sur l’île seraient incapables de la quitter – et ceux qui le feraient, couic, morts. Le journaliste a vérifié le témoignage improbable de sa source, en plus, et même si c’est inconcevable, ça plante suffisamment de doute en nous pour que la série tienne la route.

J’aime bien l’idée en tout cas. Pour la suite, on repart sur du plus classique : Tom voit le brouillard s’installer en ville et flippe que son fils soit dehors. Quand les plombs sautent à nouveau, il essaie d’empêcher les clients du bar de sortir, hurle qu’il y a quelque chose dans le brouillard et… La lumière revient. Plus de brouillard. Aha. Le journaliste comprend que le maire lui joue un tour pour être le nouveau Salem. Le gag fonctionne bien.

Au-delà du gag, le doute s’installe plutôt bien, parce que le personnage de Tom est rationnel et critique les doutes qu’on veut lui imposer, mais aussi parce qu’il y a quelques fausses pistes et d’autres mystères inexpliqués, comme cette chaise de torture dans le sous-sol du bar. C’est un cliffhanger inattendu, ma foi.

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