Les Anneaux de Pouvoir – S01E04

Épisode 4 – The Great Wave – 15/20
Un épisode sur deux ? On dirait bien. Si cet épisode se concentre principalement sur les personnages que j’aime suivre dans cette série, au détriment des autres (je crains le prochain épisode), je trouve qu’il y a d’étonnants raccourcis qui sont empruntés pour un épisode d’une heure. Cela manque parfois de logique de la part de certains, surtout côté obscur, mais ce n’est pas grave ; la série reste une petite pépite à voir, même quand il y a très peu de scènes d’action.

Spoilers

Il est temps de comprendre pourquoi Numénor ne respecte plus les elfes comme avant – et de savoir si Adar est vraiment un grand méchant.

Cease comparing me to a horse.

Est-ce que je me fais au générique ? Peut-être bien. Petit à petit, ces grains m’hypnotisent. Une fois que c’est fait, l’épisode reprend au royaume de Numénor où la reine nous fait un petit baptême de tous les bébés, interrompu par ce qui ressemble bien à un tremblement de terre. Elle a beau tenter de minimiser ce qu’il se passe, on a u beau tsunami qui vient renverser tout Numénor et… vraiment, c’était inattendu ?

Tellement que les scénaristes se ravisent et nous ramènent dans les rues de Numénor où le peuple critique la reine qui a eu la drôle d’idée d’accueillir l’elfe et de la recevoir pour le thé – ou pas.  Franchement, tout ça ressemblait fort à une réunion d’extrême droite, et c’était bizarre d’avoir un homme inquiet de voir les elfes voler le travail des habitants de Numénor ? Il n’y en a eu qu’une seule ? Non loin de là, pendant le marché de la ville, nous suivons alors deux nouveaux personnages, encore. Le problème, c’est que parmi ceux-là, il y a un homme un peu plus vieux, barbu et clairement très riche qui en profite pour venir faire sa politique anti-elfes.

Ce n’est pas un tsunami que Miriel, la reine, devrait craindre : c’est le renversement par son peuple. Eärien observe tout ça, avant de se faire draguer par un certain Kemel (le fils du barbu ?). Ils sont interrompus quand elle est forcée de retourner au travail ; mais Kemel ne lâche pas l’affaire pour autant : il la retrouve le soir-même pour continuer de la charmer. Je ne sais pas où ils vont avec cette sous-intrigue, en revanche.

Pendant ce temps, face à la reine, Galadriel fait ce qu’elle peut pour convaincre la reine que son allié a bien raison d’être violent et que l’aide de la reine pourrait tout changer pour eux. Elle a toujours pour volonté de gagner la guerre sur les Terres du Milieu, mais elle n’arrive pas à grand-chose avec Miriel. Celle-ci est tout aussi bornée que Galadriel alors elle refuse de l’aider – et elle pense que son allié doit être jugé.

Non seulement, elle n’accorde pas ce que Galadriel demande, mais en plus, elle finit par la faire emprisonner pour sédition quand l’elfe demande un entretien avec le vrai roi de Numénor, remettant Miriel à sa juste place de régente. Au moins, l’avantage, c’est que Galadriel se retrouve en cellule avec son pote. Elle peut ainsi passer sa journée à faire les cent pas sous son regard. Les deux personnages peuvent donc papoter, et il cherche à comprendre ce qui peut bien faire en sorte qu’elle soit en prison.

Cela permet à Galadriel de… passer pour une débile ? A quel moment elle a besoin de lui pour comprendre que l’histoire du roi est LE problème qui a énervé Miriel ? C’était juste évident. Bref, ils sont interrompus eux aussi par des soldats qui proposent à Galadriel une escorte pour la ramener chez les elfes en bateau. Elle ne l’entend toutefois pas comme ça : elle compte bien parler au roi de Numénor, tout de même. Elle réussit donc à s’évader, sans trop de problème d’ailleurs, au point que c’en est amusant.

En parallèle, nous retrouvons de nouveau Isildur sur son bateau où il continue d’être appelé – provoquant sensiblement le même accident que la semaine dernière. Cette fois, ça le fait virer, et il entraîne dans sa chute deux de ses potes qui n’avaient rien demandé et ne le prennent pas super bien d’être viré de la carrière qu’ils ont voulu faire toute leur vie.

Eärien aussi est surprise de voir son frère être viré, même si elle sait qu’il souhaite aller à l’Ouest depuis un moment.  Leur conversation ne dure pas longtemps avant qu’ils apprennent la fuite de Galadriel. Si les soldats semblent partir vers la mer, il est pourtant évident que ce n’est pas le plan de Galadriel. Miriel le comprend bien, elle l’attend donc dans la chambre de son père, toujours aussi malade.

Il est donc temps pour un petit récit de la part de Miriel, parce que Galadriel connaît désormais le secret de la santé fragile du roi. Elle en profite pour négocier toute la vérité, et Miriel l’emmène dans une pièce cachée du royaume où son père conservait un Palantir, une pierre de vision permettant de mieux comprendre pourquoi Numénor ne fait plus confiance aux elfes.

La vision que la pierre montre ? Le tsunami impressionnant du début d’épisode, mais avec moins de classe et de budget. J’aime bien cette explication pour nous faire comprendre exactement le problème de Miriel : elle a peur que Numénor ne coure à sa perte en suivant les ténèbres, et donc la guerre proposée par Galadriel. Cette dernière est forte par contre, parce qu’elle met aussitôt sur pied un beau discours sur la peur et la foi. Malgré tout, Miriel préfère la peur, parce que la foi, ça va deux minutes quand il est question d’un peuple entier. Eh, j’aime bien Miriel, ça fait une leader de qualité.

Galadriel est forcée de se résoudre à rejoindre son peuple, sans son allié… mais je ne le sens pas pour Numénor quand même. Je pense que Miriel a pris la mauvaise décision, même si c’est la plus sage. Et ça se confirme rapidement : Miriel observe une neige de fleurs d’arbres blancs qui semble bien indiquer la fin prochaine de Numénor. C’est en effet le signe que les Valars, qui ont donné cette île à Numénor, pleurent. Et si les Valars pleurent, ils peuvent bien décider de détruire toute la cité pour se consoler.

Le discours de la reine change d’optique d’un coup : elle fait revenir Galadriel à ses côtés pour annoncer qu’elles partiront ensemble en Terre du Milieu pour défendre les hommes du Sud, pris d’assaut par Sauron. Une bonne chose, ça. Le truc, c’est que ça motive les potes d’Isildur (et ce n’est que maintenant que je capte qu’il s’agit de Kai de NCIS Hawai’i avec des cheveux longs !) à s’engager pour protéger la reine… Isildur se propose à son tour, choquant sa sœur et son père, mais lançant un véritable mouvement. Franchement, je pensais qu’il serait le premier à lever la main ! Cela fait une bonne fin épique cela dit.

Loin de Numénor, nous retrouvons également Arondir dans cet épisode. C’est une intrigue qui m’intéresse bien plus, mais l’arrivée d’Adar n’est pas si exceptionnelle que ça : contrairement aux orques, je trouve qu’Adar est loin de faire peur. Certes, il aurait bien besoin d’un shampoing et d’une manucure, mais autrement, il n’est pas si flippant que ça ?

J’attendais plus de prestance de sa part ; et le voir tuer un orque n’aidait pas à le faire paraître pour un méchant. Je veux dire… Tout le monde s’en fout de la vie des orques, même les orques. Du coup, nous découvrons un aspect trop humain pour ces créatures. Il est ensuite révélé qu’Adar parle le langage elfique ; et il s’intéresse à la vie d’Arondir. Mais attendez, pourquoi il prend la peine de parler à un elfe rebelle ?

Et alors qu’Arondir aurait une belle occasion de tuer Adar, la scène se termine sur Adar le libérant pour qu’il puisse délivrer un message au reste des hommes, planqués dans une tour. Le garde-poste où les humains se réfugient ne donne pas envie, par contre. On y retrouve la copine d’Arondir, Bronwyn (c’est pratique le X-Ray), qui tente de rationner quatre pommes de terre pour cent-cinquante hommes. C’est mal barré, cette affaire. Son fils souhaite l’aider en faisant demi-tour, ce qu’elle refuse… mais Theo est plus borné qu’elle.

Il emmène donc son meilleur pote, Rowan, dans le village voisin pour récupérer toute la bouffe disponible. Au passage, il en profite pour faire un détour par la caverne, alors que la ville fantôme ne donne pas trop envie de s’attarder. Elle est pleine de bœufs égorgés, c’est peu appétissant. Theo aurait mieux fait de s’enfuir tant qu’il le pouvait : s’il souhaite récupérer des sacs de blé dans la taverne, il ne voit pas que des nuages permettent aux orques de sortir des maisons tout autour. Pire, il y en a un dans la taverne.

Rowan se barre en courant, Theo est attaqué par un orque et… il s’en sort, contre toute attente. Il faut dire qu’il a toujours sur lui la poignée, l’objet au symbole de Sauron. Grâce à ça, il perturbe l’orque qui le laisse s’enfuir – mais pas très loin. Theo se planque comme il peut dans un puits, ce qui est bien risqué. La scène était sympa, même si prévisible de bout en bout.

En plus, il est un peu idiot Théo : il attend la nuit pour sortir de son puits, et j’ai trouvé ça bien débile parce que bon, il est recherché par des orques qui comptent bien le trouver pour ne pas décevoir leur chef. La scène de la fuite est une jolie scène en plan séquence, cependant, j’ai beaucoup aimé la suivre, parce qu’elle était haletante. Bon, après, Theo prend vraiment beaucoup de risques. Et plutôt que de s’enfuir les mains vides, il prend le temps de piquer un sac de blé.

Sans trop de surprise, il est alors retrouvé par un orque qui envisage de lui couper le bras, mais il est sauvé de justesse par… Arondir. La scène était bien foutue, car j’ai sincèrement pensé qu’il avait perdu son bras. Par contre, voir Arondir débarquer comme ça, c’est abusé : il n’est même pas un minimum blessé ?

Bon. Il sauve Theo, c’était cool à voir, mais j’ai moins aimé la scène suivante : ils s’enfuient à travers bois, poursuivis par les orques qui les attaquent avec des flèches. En chemin, il tombe sur Bronwyn qui, inquiète pour son fils après avoir réceptionné Rowan et sa viande, a décidé de partir à la recherche de Theo. J’ai franchement cru qu’elle allait se prendre une flèche pendant toute la scène, y compris une fois « à l’abri » en plein milieu d’une clairière à la lumière du jour.

Je l’avais dit que c’était débile de sortir de nuit ; mais j’ai eu peur qu’elle se prenne une flèche quand même. Finalement, Bronwyn et Arondir peuvent se retrouver au soleil, dans l’avant-poste où tout le monde s’est réfugié. Ca m’a donné une petite vibe de The Outpost, avec plus de frics dans les décors…

Arondir peut enfin donner le message d’Adar à Bronwyn : son peuple peut survivre, seulement s’ils abandonnent les terres et acceptent Adar comme nouveau souverain. Ce n’est pas gagné, cette affaire, surtout qu’en parallèle, Theo se fait menacer par un vieil homme avec le signe de Sauron sur le bras. Il lui annonce le retour de Sauron prochainement, notamment annoncé par l’étoile filante. Pas de Nori dans cet épisode, d’ailleurs, c’est abusé, parce que ça veut dire qu’on passera beaucoup de temps avec les hobbits plus tard et… bof ?

Pendant ce temps, Elrond contemple avec joie de voir les nains et les elfes travailler ensemble, et il remercie l’architecte qui avait prédit tout ça. Je n’ai absolument pas confiance en l’architecte, surtout qu’il semble vouloir manipuler Elrond pour le faire se méfier de Durin. Je ne vois pas encore pourquoi il ferait ça, mais le problème, c’est qu’il a raison : Durin semble bien vouloir éviter l’architecte, comme s’il avait son propre plan.

Sa femme ment totalement à Elrond sur la localisation de Durin, mais Elrond est plus malin que ça. Il voit le mensonge à des kilomètres – littéralement. D’abord, il détruit l’alibi que la femme donne en quelques remarques simples, puis il se place à bonne distance pour lire la vérité sur ses lèvres quand elle retrouve Durin. Si j’ai bien aimé cette utilisation du pouvoir de l’elfe, je trouve ça un peu abusé qu’il puisse si bien lire sur les lèvres.

En plus, il se rend sous un lac où il tombe sur une porte secrète, dont l’ouverture se fait au rythme de la comptine des enfants de Durin. C’en est presque trop simple (et comment pourrait-il penser à ça ?). Elrond se met donc à farfouiller sans autorisation dans une mine secrète de Durin, et il est évidemment surpris par le prince. D’abord énervé comme n’importe quel nain qui se respecte (et là, pour le coup, il a presque raison, moi aussi je déteste Elrond en plus), il finit par se laisser convaincre de raconter toute la vérité à Elrond.

Il lui fait toutefois jurer de ne rien dire à personne d’autre, un serment qui met en péril la paix future entre nain et elfe, forcément, avant de lui montrer un nouveau minerai bleu/argenté… On comprend assez vite qu’il s’agit de mithril, qui protègera Frodon dans un futur pas si proche. Bon. Cela ressemble fort à du fan service, je suis à deux doigts d’envisager la fin de saison où Galadriel se retrouve avec le cadeau qu’elle offrira à Frodon.

La scène est toutefois interrompue par un effondrement de la mine au-dessus laquelle Durin et Elrond sont. Ils mettent donc un bon moment à sauver les quatre nains, permettant à la femme de Durin de nous faire un chant de prière pour la vie des nains. Tous survivent, mais les rêves de Durin sont anéantis : son père refuse que l’extraction du Mithril continue. Par chance, son ami Elrond est toujours là pour s’occuper de lui, lui raconter une petite histoire et lui dire de passer du temps avec son père… avant de le ridiculiser devant sa femme en racontant sa vérité sur leur rencontre.

C’est censé être de l’humour entre eux, écoutez, nous n’avons pas exactement les mêmes amitiés. Durin se rend ensuite auprès de son père, suivant le conseil d’Elrond et j’ai bien cru que le roi était mort. Ce n’est pourtant pas le cas, et le roi parle ainsi à son fils de succession, avant de lui conseiller d’écouter la voix en lui.

D’accord, mais… Et Gandalf ? Déjà que la semaine dernière, on n’avait pas eu grand-chose sur les Hobbits, je crains vraiment le prochain épisode, parce que je n’ai pas envie d’avoir à subir ça !

Les Anneaux de Pouvoir – S01E03

Épisode 3 – Adar – 17/20
Contrairement au deuxième épisode, le déséquilibre des intrigues est cette fois-ci en faveur des personnages que je préfère, alors je suis plutôt content… Tout en étant perturbé par le rythme de cet épisode, qui passe de longs moments avec les mêmes personnages à chaque fois, plutôt que d’intercaler davantage les scènes ou de faire tout de suite des liens entre les personnages. On voit bien l’envergure que prend la saison toutefois, et c’est une réussite.

Spoilers

Arondir et Galadriel sont faits prisonniers, Nori aide toujours l’étranger.

I’m not the hero you seek.

Je sais bien qu’il est sublime, mais j’ai du mal avec le générique, sans arriver à déterminer ce qui me pose problème. Il est beau à regarder, la musique est chouette, mais c’est peut-être la liaison entre les deux qui me pose problème. Qu’importe, vous me direz : l’essentiel, c’est qu’un nouvel épisode est disponible aujourd’hui. Et maintenant que la journée de travail est enfin terminée, il est temps de le visionner.

L’épisode recommence avec Arondir, ce qui est une bonne chose, mais j’ai eu du mal à me resituer dans son intrigue. Il est en effet emmené dans un étrange souterrain par des orques. Il y a dans ce souterrain très lumineux des prisonniers, d’autres humains et elfes employés par les orques à… creuser des tunnels. Pour Adar. Bon, ça permet d’y voir plus clair sur ce qu’il s’est passé, mais j’ai des questions quand même, ça fait du bruit tout ça, pourquoi personne ne l’a remarqué avant ce souterrain ?

La série tente de nous l’expliquer par l’intermédiaire d’Arondir et d’un de ses potes, mais ce n’est pas exceptionnel. Les elfes profitent en tout cas de la lumière du soleil que les orques détestent pour bavarder tranquillement au lieu de creuser le tunnel : cela permet d’envisager une évasion, mais aussi de nous renseigner sur ce qu’il se passe. Adar serait donc le nouveau chef des orques – à moins que ce ne soit encore un nom pour Sauron.

La série n’hésite pas à nous rappeler que les orques sont détestables en tout cas : ils sont immondes à regarder et s’amusent bien avec les prisonniers. Quand ils sont surpris à parler, les elfes expliquent qu’ils parlent simplement d’un arbre qui les empêche de creuser le tunnel et qu’ils feraient mieux de contourner. Les orques en profitent pour faire semblant d’acquiescer et donner un peu d’eau aux prisonniers. Le troisième elfe qui boit se fait toutefois trancher la gorge. Allez savoir pourquoi ?

En tout cas, ça force Arondir à abattre l’arbre, malgré ce qu’il en pense. Son désir de revanche reste intact et le plan ne change pas pour autant : le but est simple, il suffit qu’un elfe parvienne à se libérer de ses chaînes pour aller chercher de l’aide. Ce n’est toutefois pas si évident. Il faut organiser toute une mutinerie…. Ce qu’ils parviennent à faire, bien aidé par le soleil : la scène d’action qui suit est géniale, tout simplement, avec une très belle utilisation des chaînes pour s’en prendre aux orques, aspirer des elfes vers une mort certaine ou comme trampoline.

Arondir est un elfe qui se respecte en ce qui concerne les cascades et l’ingéniosité. Il se débarrasse de quelques orques et n’hésite pas à détruire une partie du souterrain pour les forcer à se prendre le soleil en pleine tronche. Un premier elfe parvient à se libérer, mais il est rapidement tué par les orques. Dépassé par les elfes rebelles, les orques décident alors de faire appel au Warg, une sorte de chien (ou loup ?) qui n’hésite pas à déchiqueter quelques elfes.

Il en faut plus que ça pour arrêter Arondir que l’on découvre incroyable (non, vraiment, j’aime les elfes) : il parvient à nous enchaîner le Warg en l’enfermant dans les racines d’un arbre et en utilisant la chaîne avec laquelle les orques le retenaient prisonniers. Malin. La diversion est excellente, et suffisante pour qu’un autre elfe, un allié d’Arondir depuis longtemps, s’enfuit. Il manque d’être tué par le Warg, qu’Arondir n’hésite pas à éliminer.

Malheureusement, cet allié qui s’échappe enfin est percuté par une flèche après avoir fait seulement quelques pas. Tout ça pour ça ? C’est triste. Arondir est ramené en arrière par les orques qui sont prêts à le tuer… mais le commandant demande plutôt à ce qu’il soit amené auprès d’Adar. Alors, Adar sera-t-il Sauron ? Il y a des chances ! Nous en saurons toutefois plus au prochain épisode…

De son côté, Galadriel est dans la cale d’un bateau où elle est désormais traitée comme une prisonnière. Tout l’équipage la regarde d’un mauvais œil quand elle peut enfin sortir de la cale, mais nous, tout ce que nous voulons, c’est découvrir la tronche du capitaine, son sauveur… Histoire de savoir qui c’est. Ils en ont fait un cliffhanger après tout, ça doit être important.

C’est ce que je pensais, mais non : la tête du type ne nous en révèle pas plus sur lui. On sait juste qu’il est humain et qu’il ne semble pas beaucoup aimer les elfes. Malgré tout, il emmène Galadriel et son nouvel allié dans un port que Galadriel identifie comme le ryaume le plus à l’ouest de la Terre du Milieu, Numenor. Et c’est une fois de plus tout simplement magnifique comme paysage. La série met les moyens dans ses décors, on le savait déjà, mais ça se confirme.

L’arrivée d’une elfe sur l’île fait tout un tas de remous, mais Galadriel l’explique facilement à Halbrand : l’île de Numenor a été donnée aux humains par les elfes les ayant soutenus dans la guerre. Malheureusement, les liens géopolitiques entre les deux clans se sont distendus ensuite, sans qu’elle ne sache pourquoi. Bref, son arrivée est vue d’un mauvais œil, sans qu’on ne sache exactement pourquoi.

La série amène bien son suspense, je trouve, et c’est suffisamment prenant pour que l’on suive le chemin de Galadriel. Elle n’est pas du genre très diplomate, par contre : elle demande à la reine de Numenor de continuer de faire preuve de générosité avec elle et l’emmène désormais en Terre du Milieu. La reine ne l’entend pas exactement comme ça, parce que cela fait bien longtemps qu’un navire n’a pas été préparé pour aller en Terre du Milieu, surtout sous le commandement d’une elfe. Galadriel n’en a que faire, elle réclame qu’on l’emmène au plus vite à destination.

La reine n’apprécie pas ses manières et entend plutôt la faire prisonnière. Heureusement, Halbrand est là pour être un beau parleur et réclamer l’asile quelques jours, le temps de laisser aux conseillers la possibilité de décider quoi faire de Galadriel. La voilà donc invitée officielle du royaume, que ça lui plaise ou non. C’est toujours mieux que prisonnière, vous me direz.

La reine entend bien régler cette affaire malgré tout, mais pas forcément comme Galadriel le voudrait : on sent une certaine animosité. Elle se renseigne également sur le capitaine qui a pris la décision de les amener là, Elendil.

La série enchaîne sur une autre scène magnifique à voir, mais qui m’a perturbé dans sa chronologie : on y découvre le personnage d’Imrahil, et on entend une voix lui murmurer, en mer, le nom d’Isildur. Nous revoilà en plein Seigneur des Anneaux. J’ai hésité un moment entre flashback sur Elendil ou aventures de son fils, et apparemment, il est bien question du fils d’Elendil : Isildur. AH. On le découvre d’abord dans un navire où les choses tournent mal pour son pote Imrahil avant de savoir qu’Isildur a une jolie sœur… Moi, je suis paumé entre ce qu’on sait d’Isildur dans la série et celui qu’on a présenté au tout début de la trilogie – (spoiler sur cette fin de paragraphe si vous n’avez pas vu les films, ma foi) celui qui parvient à battre Sauron et récupérer l’anneau… Avant d’être corrompu par son précieux.

Pendant ce temps, Elendil est interrogé par sa reine, et ça ne se passe pas forcément bien pour lui. Il faut dire qu’il a un nom qui peut signifier « ami des elfes » et qu’il vient d’emmener une elfe dans le royaume. La reine n’est pas ravie d’en avoir une dans son palais cependant, alors elle demande à Elendil un service qui lui fera avoir besoin d’une épée. Tuer Galadriel ? Pour la simple raison qu’elle existe ? Pas exceptionnelle cette reine.

Elle fait toutefois confiance à la bonne personne apparemment : sans surprise, Galadriel parvient à s’enfuir du palais dont elle n’est pas prisonnière, mettant tous les gardes en alerte. Elendil n’a toutefois aucun mal à la trouver. C’est un peu artificiel à mes yeux, mais ça leur permet de devenir rapidement allié ? Bon, d’accord, la reine se trompe possiblement d’allié – mais ça, on le saura plus tard, j’imagine. En attendant d’en savoir plus, il faut donc voir Galadriel se prendre pour Dolores de Westworld en robe bleu sur un cheval blanc.

En effet, Elendil lui révèle qu’il parle le langage elfique, comme tout le monde là d’où il vient. C’est intrigant et Galadriel veut tout de suite voir d’où il vient. Comme c’est à quelques heures en cheval, Elendil et Galadriel s’en vont ensuite, en galopant dans un paysage magnifique.

Si Galadriel est tant intéressée, c’est parce qu’elle compte sur les archives de Numenor pour obtenir peut-être de nouvelles informations sur le signe de Sauron. Et ça fonctionne : Galadriel apprend que l’ancien roi aimait encore les elfes. Il est encore en vie, ce qui fait qu’elle a toujours un allié sur place… Mais le principal de sa découverte est ailleurs : le symbole de Sauron n’est pas un symbole, c’est une carte.

Si elle m’a un peu perdu avec son « parler noir » et ses déductions faites rapidement grâce à un morceau de parchemin, Galadriel comprend que c’est pire que prévu : les Terres du Sud sont en danger, parce que Sauron serait de retour. Et s’il est vraiment de retour, les Terres du Sud, ce n’est que le début de la reconquête du mal.

Galadriel et Elendil rentrent au village. Elendil y retrouve ses enfants : Isildur et Eärien. Il y a aussi un grand frère dans le tas, mais on ne le voit pas. On découvre en tout cas un père autoritaire, content de rendre service à la reine en gardant un œil sur Galadriel. Il espère pouvoir devenir commandant grâce à ça. Bon, le père autoritaire fait taire sa fille sans trop de raison et veut nous exiler Isildur, si je suis bien tout ce qu’il se passe. Cette petite réunion de famille n’était toutefois pas si exceptionnelle. Les graines sont semées pour qu’Isildur finisse mal.

C’est bien beau tout ça, mais ça fait que Galadriel abandonne derrière elle Halbrand sans même se poser la question de ce qu’il devient. Lui, il essaie de bosser pour Numenor, mais personne ne semble vouloir l’accueillir comme il se doit. Pire : il a rapidement des ennemis, comme tous les étrangers. Il parle de voler les femmes des habitants de l’île, alors ça n’aide pas, mais quand il paie une tournée à tout le monde, c’est tout de suite beaucoup mieux.

Halbrand a des idées derrière la tête malgré tout : il vole la médaille d’un homme pour pouvoir bosser sur Numenor, mais est rapidement grillé. Si tout semble mal se passer pour lui, avec quelques habitants qui l’encerclent pour le tabasser, il se révèle beaucoup plus fort que prévu : Halbrand est capable de mettre KO tous ses agresseurs en quelques instants. Bon, il se fait ensuite arrêter par des gardes, évidemment.

Quand elle rentre de sa bibliothèque elfique avec Elendil, Galadriel peut donc rendre visite à Halbrand en prison. Elle lui fait part de ses découvertes, avant de le déclarer roi de son peuple. Rien que ça. Le type est en prison, il a peut-être d’autres rêves à avoir que celui de devenir roi… Et pourtant. Bon, ça va être le père d’Aragorn, c’est ça ?

Une fois de plus, elle compte sur le sang familial de ce nouvel ami pour le convaincre de devenir son allié et de venir avec elle dans les Terres du Milieu, pour repousser le mal. Une sacrée guerrière cette Galadriel quand même. Toutefois, elle a beau être pleine de détermination, elle ne se doute pas encore que la reine a un secret : elle va voir son père pour lui annoncer que le moment qu’ils redoutaient est arrivé, l’elfe est là. Intéressant.

En parallèle, et bien tardivement dans l’épisode, nous retrouvons aussi les hobbits. Les parents de Nori sont déprimés, et surtout sa mère : le père est encore blessé et il ne pourra pas porter la charrette lors de la prochaine migration du peuple des bois. C’est problématique, car ils risquent d’être laissés derrière sans pouvoir atteindre Grandverger. Ce n’est pas la vision du père de Nori : il compte sur la détermination de sa fille pour aider sa famille à s’en sortir en paix.

Nori est toutefois déterminée à autre chose : elle veut aider son étranger. Pour cela, elle est prête à beaucoup, même faire du chantage à sa meilleure amie pour qu’elle fasse le guet pendant qu’elle ira chercher dans le livre du sage du village la constellation. L’expédition tourne un peu mal quand le chef du village débarque justement dans sa tente pile au moment où Nori y est.

Elle a le temps de se cacher sous la table, ce qui la retarde un peu… mais elle parvient tout de même à choper la carte, sans se faire prendre, sans voir ce qu’elle fait, guidée par sa meilleure amie qui est assez maligne pour jouer avec les mots et l’aider à savoir quoi faire de ses mains. Une fois la carte volée, les deux amies se rendent à une cérémonie pour rendre hommage à tous les hobbits morts depuis la dernière migration.

Pendant celle-ci, l’attention de tout le monde est assez détournée pour que l’étranger puisse entrer dans le village et observer la carte du ciel volée par Nori sans être repéré par les Hobbits. Cela ne dure qu’un temps cependant : c’est un boulet sans nom qui met le feu à sa carte avant de détruire une des habitations hobbit.

Tout le peuple se cache aussitôt, mais l’étranger se relève, fait peur à tout le monde et… appelle Nori. Si avec ça la famille ne se fait pas exiler par son peuple… En tout cas, Nori a droit à un procès de la part de tout le village, parce qu’elle a menti et fait venir un étranger dans le village. Les lois sont claires : elle devrait effectivement être dégagée de leur communauté. Par chance, le chef la prend quand même en pitié. C’est une enfant après tout.

Sa famille partira bien avec le reste des hobbits, mais elle se fait dégrader dans la hiérarchie : elle sera désormais à l’arrière du convoi. La mère de Nori s’inquiète aussitôt d’être laissée au bord de la route et fait plein de reproches à sa fille, pendant que personne ne semble vouloir s’occuper de l’étranger qui écoute tout dans son coin.

Je continue vraiment de penser que c’est Gandalf, car l’acteur lui ressemble tout simplement. Il devient en plus ami avec les hobbits dans cet épisode, se proposant de porter la caravane de la famille de Nori pour eux. Sympa… mais pas transcendant toute cette partie de l’intrigue.

Les Anneaux de Pouvoir – S01E02

Épisode 2 – Adrift – 15/20
Si ce second épisode est toujours aussi sublime que le premier et ravira forcément les fans, je trouve que l’on manque pour le moment d’un lien entre chacune des intrigues. On sait bien que tous les personnages de la série finiront par se croiser ou par avoir une importance dans la même intrigue, mais pour le moment, on passe trop de temps avec certains, pas assez avec d’autres (que je préférais au premier épisode) et le rythme est parfois un peu haché, ou en tout cas artificiel. Cela n’empêche pas la série d’être une bonne surprise – et une bonne découverte. Je reprochais la même chose aux deux trilogies en plus, alors cela ne devrait pas me surprendre. J’espère être assez en forme vendredi prochain pour voir l’épisode le jour de sa sortie.

Spoilers

Galadriel est perdue en mer, Nori s’occupe de l’étranger tombé du ciel et Arondir mène l’enquête.

I don’t speak fireflies.

Après une petite journée de travail, je pourrais choisir de préparer le podcast 42 minutes de ce soir… mais non, je préfère encore regarder ce deuxième épisode tant que l’histoire est fraîche dans ma mémoire. Le podcast s’en remettra, non ? Bon, d’accord, cette introduction, c’est juste pour voir si mes camarades me lisent (probablement pas ?), et maintenant que c’est fait, on peut se relancer dans cette saga épique pour Galadriel. Oui, pardon, mais après un épisode, je suis totalement team Elfe, avec Galadriel et Arondir, c’est tout vu, désolé Nori. Ceci étant dit Galadriel est un peu énervante à plonger sans filet de secours dans la mer là. Bon courage pour rejoindre la rive à la nage, ma chérie.

Pour ce début d’épisode, la série s’offre un joli générique à l’esthétique impeccable malgré les cailloux – mais à la musique qui aurait pu être mieux (mais au moment où je l’ai écrit, c’est devenu un peu mieux et j’ai davantage reconnu l’univers musical de la saga). Bien sûr, je n’arrive pas encore à percer tous les mystères de ce générique, mais je le trouve plutôt sympathique malgré tout.


Cet épisode reprend assez vite du côté de Nori, et c’est tant mieux parce que c’est le cliffhanger le plus intéressant pour l’instant : son amie, Poppy, la rejoint assez vite et, voulant la convaincre de rentrer au plus vite, la fait tomber dans le cratère. Par chance, le cratère encore en feu n’est absolument pas brûlant.

Par malchance, Nori réveille cet homme étrange tombé du ciel qui lui prend aussitôt la main. Toutes les braises et les cailloux autour d’eux s’envolent, s’éteignent… et se rallument quand l’homme s’évanouit à nouveau. Malgré tout ça et bien que l’homme l’empêche de repartir quand il se réveille, Nori demande à Poppy de l’aider à le transporter et le ramener au village.

Au village, justement, le chef est perturbé par la présence de cette étoile tombée du ciel et ne sait plus exactement quoi faire. Poppy et Nori, elles, savent très bien quoi faire : elles s’occupent de l’étranger tombé du ciel, l’éloignant du cratère et du village, tout en se disputant sur ce qu’il peut bien être. Comme elles laissent de côté la possibilité d’un magicien, j’en arrive à cette conclusion. Nous verrons bien.

L’étranger est en tout cas entre des mains maladroites et manque de se crasher en brouette tellement elles prennent soin de lui. Je suis quelque peu méchant de le souligner comme ça, cependant : Nori a vraiment envie de s’occuper de lui et l’explique à Poppy, qui est moins certaine mais promet de ne rien dire. Elles renvoient un peu des vibes Frodon/Sam dans cet échange, en tout cas, mais version filles, donc.

Le lendemain, l’étranger n’est plus là où Nori l’a laissé, mais ce n’est pas grave : elle le retrouve assez vite. L’étranger lui hurle à nouveau dessus, provoquant un début de tempête. Avec de tels yeux et une barbe de quelques semaines, l’étranger fait énormément penser à Gandalf. Pourtant, il se comporte comme une bête sauvage avec Nori qui l’apprivoise. Elle parvient à le calmer, tente de se calmer et lui donne finalement des escargots à manger.

L’étranger mange carrément les coquilles, et il est clairement affamé, mais ça n’effraie pas Nori. Elle devrait peut-être l’être, parce que quand l’étranger veut communiquer avec elle, elle ne comprend rien du tout. L’étranger dessine une jolie carte au sol dans la terre, et on nous fait le lien entre ce dessin et un accident dans le village qui voit la cheville du père de Nori bien éclaté. Je n’aimerais pas être à la place du père, surtout qu’il fait partie d’un peuple migrateur et qu’il ne peut plus vraiment migrer.

Si Nori culpabilise énormément de voir ce qui est arrivé à son père en son absence, cela ne l’empêche pas de retourner voir l’étranger pendant la nuit. C’est une bonne idée pour que l’intrigue puisse avancer : l’étranger se sert des lucioles de la lanterne de Poppy pour faire passer un message. Oui, en bon magicien, il peut parler aux lucioles qui se mettent à former une constellation. Nori comprend que c’est ce que le magicien cherche et lui promet de l’aider à le trouver, parce qu’elle a une idée pour ça… mais Poppy lui fait quand même remarquer que toutes les lucioles meurent.


En parallèle, Arondir et sa villageoise préférée, Bronwyn, parviennent à Horden, où les maisons continuent de brûler. Ils explorent les lieux à la recherche d’une explication et trouvent finalement un étrange tunnel sous la maison d’un couple connu par la femme. Arondir fait immédiatement son beau gosse courageux et sautent dans le tunnel pour savoir ce qu’il renferme, renvoyant sa conquête vers son village.

Elle met beaucoup de temps à l’atteindre et à prévenir tout le monde de ce qu’elle a vu ; à savoir un village de ruines sans le moindre corps. Si elle est paniquée, il n’y a pas grand-monde pour avoir envie de réagir à ses propos. Il ferait mieux de l’écouter pourtant : le fils de Bronwyn entend des souris sous le sol de sa maison, défonce totalement le sol du salon (mais qui fait ça ?) et découvre finalement… un œil blanc sous sa maison. Et l’œil appartient forcément à un orque.


On revient également sur l’intrigue d’Arondir dans cet épisode, mais très peu : il explore les tunnels pour mieux comprendre à quoi il a affaire. Il devrait s’en douter en trouvant une dent dans un des murs du tunnel. Toutefois, il ne voit jamais vraiment son ennemi, n’apercevant qu’une ombre de main crochue peu rassurante. Il s’enfuit avec difficulté dans le tunnel, se retrouve bien malgré lui dans de l’eau et se prépare à attaquer son assaillant… mais ce dernier est trop malin : il surgit derrière lui.

Cela ne laisse aucune chance à Arondir pour qu’il se défende. J’espère que ça ira pour lui et que ça ira mieux pour lui que pour Theo de Bronwyn. Oui, il a un nom étonnamment normal, je sais. Bref, face à l’orque, il ne fait pas le poids, alors il se cache pour une journée dans un petit espace de sa maison où l’orque ne parvient pas à le trouver. Quand Bronwyn rentre chez elle, l’orque est donc parti et Theo toujours bien planqué.

Je ne comprends pas pourquoi il dit à sa mère de s’enfuir sans le faire lui-même, mais je pense que Bronwyn prend la bonne décision en se planquant à son tour dans la maison. Bien sûr, l’orque finit par la trouver, mais ça me paraît toujours lui laisser une chance de plus que si l’orque avait pu la voir directement. En plus, Theo refuse de voir sa mère se faire tuer par un orque, alors il attaque en premier leur ennemi.

La scène d’action qui suit et qui détruit un peu plus encore la maison de Bronwyn est vraiment belle et fluide. J’ai beaucoup aimé voir l’Orque coincé dans les escaliers qu’il a partiellement détruit ou se faire pendre par Theo, même si bien sûr, la décapitation par une Bronwyn hyper énervée avait un côté très classe. Avoir une tête d’orque aide aussi Bronwyn à convaincre son village qu’il faut se barrer au plus vite pour réclamer l’aide des elfes avant qu’ils ne partent. C’est quand même beau ce timing des orques de venir envahir la région pile au départ des elfes.

Avant le départ toutefois, Theo sort à nouveau l’arme de Sauron et remarque que son sang se dirige vers celle-ci, provoquant une flambée inattendue – oui, oui, ça créé du feu, rien que ça. Bon, heureusement, il est appelé par sa mère avant que ça n’aille trop loin… mais la menace est toujours là.


Pendant ce temps, à Eregion, le royaume des elfes, Elrond parle au forgeront qui lui raconte une petite histoire sur Morgoth et les Silmarils… avant d’en arriver à la conclusion qu’il a besoin d’une nouvelle forge plus puissante que les précédentes. Pour cela, il doit toutefois construire une tour immense avant le printemps (mais attendez, on est à quelle saison alors ? Tous les paysages sont très printaniers).

Le roi n’a pas assez de main d’œuvre, donc il envoie Elrond à sa place. C’est une bonne idée, car l’elfe que je déteste toujours autant en a une encore plus brillante : ils ont besoin de main d’œuvre efficace et peu chère ? Facile, ils n’ont qu’à aller chercher l’aide des nains. C’est l’occasion de revenir à Khazad-Dûm et de croiser le prince Durin.

L’accueil des nains est loin d’être celui qu’espérait Elrond : ils lui refusent l’entrée à lui comme à Celebrimbor, le forgeron. Partant de là, Elrond n’a d’autres choix que d’invoquer le rite de Sigin-tarag, une épreuve d’endurance des nains. Soit. L’épreuve est assez simple, mais le risque est grand : Elrond risque en effet d’être banni de toutes les terres des nains s’il perd. Et personne n’aurait envie d’être banni de Khazad-Dûm juste après l’avoir découvert. Les mines sont majestueuses comme nous ne les avons jamais vues, avec des cascades et toute une vie grouillante.

C’est franchement magnifique comme décor, et la série ne déçoit absolument pas par rapport aux films. Franchement, c’est un point très rassurant – je craignais que la série soit au rabais malgré le budget. L’épreuve ? Casser des pierres jusqu’à ce que quelqu’un déclare forfait. C’est finalement le cas : Elrond est incapable de battre Durin et il finit par le reconnaître. Il s’arrange toutefois pour être ramené à la sortie par Durin lui-même.

C’est l’occasion pour Elrond de comprendre qu’il est con : oui, il a été un ami proche de Durin (décidément, il y a toujours des amitiés elfe/nain), mais c’était il y a plus de vingt ans. Et si vingt ans, ce n’est pas grand-chose pour un elfe, c’est quasiment une vie pour un nain. Il n’est pas étonnant donc que Durin soit si énervé de voir Elrond revenir la bouche en cœur pour demander à être accueilli comme si de rien n’était.

C’est même pire que ça : Elrond a carrément quelque chose à demander à son vieil ami. Pourtant, quand Elrond se rend compte du mal qu’il a fait à Durin et promet d’aller s’excuser auprès de sa famille – parce qu’il a une famille désormais, une femme et deux enfants. La femme pardonne rapidement Elrond, contrairement à son mari qui passe tout un dîner à faire la gueule à Elrond. Je l’ai déjà dit il me semble, mais je déteste les nains : découvrir en plus cet aspect rancunier, même s’il est justifié, ne m’aide pas à changer d’avis. Et quand je vois Durin faire le fier et déformer la réalité de la rencontre avec sa femme là, ça n’arrange rien.

Finalement, Durin écoute la proposition d’Elrond et la transmet bien à son père, qui se méfie de l’elfe. Il craint en effet que les elfes ne soient là pour voler l’Arkenstone (enfin, c’est ce que j’en pense, mais on ne voit pas exactement la pièce).


Sinon, au milieu de tout ça, Galadriel est toujours en train de nager. Elle a de l’énergie pour nager depuis tout ce temps, alors félicitions-là : elle garde un bon rythme. Elle a du bol, les vagues n’ont pas l’air trop violente… Et elle tombe sur un radeau d’humains qui dérive à l’abandon depuis deux semaines. Il y a clairement débat sur le fait de laisser Galadriel monter à bord, mais une femme insiste pour ne pas la laisser mourir.

Elle change rapidement d’avis une fois Galadriel à bord : quand elle voit qu’elle est une elfe, elle déteste par principe. La série part alors dans une scène d’action inattendue et plutôt violente : Galadriel a à peine bu une gorgée d’eau qu’elle est jetée par-dessus bord puisqu’on lui reproche d’avoir attiré au radeau le Ver. Le Ver est un animal aquatique pas très charmant qui n’hésite pas à bouffer une bonne partie des nouveaux alliés de Galadriel.

La scène est impressionnante grâce à des effets spéciaux de qualité ; mais elle est aussi vite expédiée. Le Ver s’en va sans qu’on ne sache trop pourquoi, laissant Galadriel seule dans l’eau et un seul survivant sur le radeau : Halbrand. Loin de pleurer ses compagnons d’infortune, Halbrand approche le radeau de Galadriel et la fait monter à son bord.

Galadriel réfléchit comme moi en tout cas, elle remarque bien qu’Halbrand a laissé tous ses amis se faire bouffer par le Ver. Entamer le dialogue avec lui est toutefois une bonne chose, non seulement il fait des compliments à Galadriel qui n’est pas le genre à subir son destin, mais en plus il lui révèle que son peuple a été chassé de ses terres par des Orques. Cela intéresse grandement Galadriel qui pose plein de questions à l’homme pour en savoir plus.

Elle apprend ainsi que leur ennemi désormais sur les Terres du Sud, mais je la trouve presque trop autoritaire sur ce coup-là. Cela ne m’étonne pas qu’Halbrand ne souhaite pas lui venir en aide… mais il n’aura pas trop le choix, parce qu’une belle tempête se pointe au loin. Bon, elle va passer son épisode en mer, c’est frustrant. Bien sûr, la tempête la fait tomber dans l’eau et manquer de se noyer… mais Halbrand la sauve et la suite ne sera que la semaine prochaine. Elle se réveille le lendemain de la tempête sur son radeau de fortune, parce qu’un homme lui fait de l’ombre depuis son bateau. Bon, ben, je suis frustré par son intrigue à la Galadriel pour l’instant.

Après rien qu’avec sa présence et celle de Bronwyn (bon allez, Nori aussi), la série nous montre déjà limite plus de scènes d’action avec des femmes badass que les deux trilogies réunies. Pas si mal le second âge de la Terre du Milieu par rapport au troisième âge… Et probablement ma note serait encore meilleure si j’avais été à fond dans la saga depuis toujours. C’est du beau travail honnêtement !

Oups, ce soir, c’est le #WESéries 21

Salut les sériephiles !

Le dernier #WESéries date de février dernier, alors il est peut-être temps d’en organiser un nouveau, non ?

Concrètement, Il fallait bien quelqu’un pour me le rappeler sur Twitter, alors merci à Frankie. Moi, j’ai oublié de vous prévenir ici, mais en même temps, je l’avais écrit dans le Bingo Séries il y a six jours (déjà ??) alors vous étiez un peu au courant, non ? C’est fou comme le temps passe vite en vacances, je ne sais pas où est passée cette semaine. Et je ne sais pas trop où est passée mon nouveau design de la vingtième édition, mais vu l’heure, j’avoue que j’ai privilégié l’efficacité à la beauté !

Qu’est-ce que c’est ?


Le Week-end en séries, ou #WESéries pour les intimes et les twittos, est un challenge co-organisé assez régulièrement par Ludo et moi-même. On note d’ailleurs que Ludo s’est lancé dans l’actu séries et films sur Twitter, abonnez-vous : @infoscineseries !

Pour rappel, « le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes inédites de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc totalement inspiré du Week-end à 1000, un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air). Qui dit minutes inédites dit des épisodes jamais vus auparavant, attention ! ».


  • Quand ? Dès ce soir à 19h jusqu’au dimanche 14 août, à minuit.
  • Pour qui ? N’importe qui peut décider de participer à n’importe quel moment du week-end avec le hashtag #WESéries sur Twitter, Instagram et/ou sur notre groupe facebook. Les réseaux sociaux sont un bon moyen d’échanger sur les épisodes qu’on regarde, nos objectifs du week-end, nos avancées… et ça permet également de rester motivés dans le week-end, qui peut parfois paraître long si vous avez choisi les mauvaises séries !

Il existe quatre niveaux différents pour ce challenge, car nous n’avons pas tous les mêmes habitudes et les mêmes emplois du temps. Toutefois, même le niveau le plus simple constitue déjà un défi important. Chacun fait ce qu’il lui plaît – et il y a même des mini-défis pour épicer encore un peu plus votre aventure.


Niveau Basique


520 minutes – Environ 13 épisodes de 40 minutes – Durée : 8h30

Vous êtes libres de regarder ce que vous voulez, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer, et je vous conseille de répartir vos séries pour vous faire environ trois soirées de trois heures. Variez les plaisirs et les séries pour valider ce niveau !

Défi optionnel : Il est l’heure d’être créatif ! On vous propose en effet de nous faire un petit fan-art d’une série que vous avez regardé pendant ce premier niveau, avec le #WESéries quelque part sur le fan-art. Ce peut être un dessin, un montage à l’ordinateur, une vidéo si vous avez un temps extensible incroyable, peu importe ! Ce n’est même pas obligatoirement beau, le but est de s’amuser un peu en étant créatif 🙂


Niveau moyen


720 minutesEnviron 18 épisodes de 40 minutes – Durée : 12h

Vous avez toujours le choix de regarder ce que vous voulez bien sûr, mais 18 épisodes, c’est un bon moyen de savourer certaines séries en enchaînant plusieurs épisodes, ou carrément de rattraper toute une saison d’un coup comme je l’avais fait lors d’une précédente édition avec les saisons 2 de The Haunting of Bly Manor et La Légende de Korra. De mon côté, j’ai beaucoup de séries dans lesquelles j’ai besoin de faire ça en ce moment, que ce soit pour me mettre à jour d’ici la rentrée ou juste pour les terminer définitivement parce que Netflix adore me noyer en sortant dix épisodes d’un coup… Même Disney + s’y est mis avec Groot…

Défi optionnel : Proposez-nous deux fan-arts cette fois-ci ! Les conditions restent les mêmes que pour le niveau basique.


Niveau difficile


880 minutesEnviron 22 épisodes de 40 minutes Durée : 14h50

C’est un peu le rêve de tous les sériephiles de s’empiffrer une saison d’un coup en un week-end, non ? Dieu sait que je rêvais de pouvoir faire ça adolescent quand je découvrais Buffy pour la première fois. Cela paraît beaucoup, mais ce n’est jamais qu’un tiers du week-end, ça laisse même la possibilité de sortir s’aérer, voir du monde, manger, dormir… Que des choses que je vous invite à faire.

Défi optionnel : C’est parti pour trois fan-arts sur des séries vues au cours de votre week-end. Essayez de faire un fan-art par défi… et si vous êtes restés sur la même série tout du long, ben variez les persos mis en avant ? N’oubliez pas le # 😉


Niveau ultime


1040 minutes – Environ 26 épisodes de 40 minutes – Durée : 17h

Cela commence à faire beaucoup, mais des participants ont déjà atteint 1200 minutes, donc ce n’est pas infaisable. Lors de la dixième édition, j’y suis même arrivé en commençant le samedi après-midi (ça commence à dater cette affaire), alors c’est faisable pour de vrai. N’oubliez pas de sortir et d’avoir une activité physique en parallèle, par contre, ça devient nécessaire à ce stade. Il fait encore beau demain en plus !

Défi optionnel : Quatre fan-arts sur vos séries vues au cours du week-end, toujours avec le # si possible, et bien sûr, il faut que ce soit fait par vos soins !


Mon objectif


Comme d’habitude, c’est encore trop tôt pour que je me prononce et je me laisse un peu de temps pour me décider. Oui, c’est toujours trop tôt en fait, même à 19h aujourd’hui, ce sera trop tôt. J’ai tellement d’épisodes et séries à voir, je ne sais pas encore ce que je vais faire. En vérité, j’ai aussi pas mal de petites choses prévues ce soir et en journée demain.

Le gros de mon challenge sera donc ce dimanche. D’ici là, j’espère réussir à voir les hebdos non vus cette semaine (HSMTMS, Resident Alien et Evil, même si ça, c’est dimanche matin) pour passer ensuite mon dimanche sur la même série. Probablement. Peut-être pas, cela dit, on verra. Je vise soit le niveau basique, soit le niveau moyen, selon l’heure de mon réveil dimanche, donc. Et pour le principe, j’aimerais bien finir la saison de Walker (il ne me reste que trois épisodes) pour pouvoir avoir la satisfaction de me dire que j’ai terminé une autre saison cette semaine – j’essaie d’en surligner au moins une par semaine sur ma longue liste de séries à voir cet été.

Bref, restez connecté sur Twitter et le blog pour en savoir plus !


Mes raisons ne changent pas d’une édition à l’autre, mais comme je sais que ça suscite toujours des questions et qu’on a des nouveaux à chaque édition, je les redonne ; et ça reste du copier coller malgré quelques modifications à chaque fois… Franchement, il n’y a plus que les nouveaux pour lire cette rubrique, j’imagine. Et moi pour la relire (et y trouver encore des fautes parfois) 😉
  • La première raison de participer à ce challenge est le PLAISIR de regarder des séries. En bon sériephile, j’ai toujours une liste longue comme le bras (pour ne pas dire comme le corps) de nouveautés à tester ou de saisons à rattraper. Ce défi est un bon moyen de m’y attaquer ! Et cet été, c’est vraiment la catastrophe : je me suis rendu compte que j’avais vu deux fois moins d’épisodes que d’habitude à cette période de l’année, donc bon, ça ne me fera pas de mal ce week-end.
  • Une deuxième bonne raison de participer est de se frotter à la communauté des sériephiles connectés ! Et oui, à commenter le challenge sur Facebook et Twitter, on croise les mêmes personnes à chaque édition et c’est toujours plein de sympathie. C’est cool d’accueillir de nouveaux participants, de discuter des épisodes qu’on regarde, de voir qu’on a des choses en commun avec d’autres, etc. Bref, ce challenge, c’est de la bonne humeur concentrée, un peu comme pour le Bingo Séries, et c’est génial aussi quand on rencontre des nouveaux qui se lancent dans l’aventure… mais aussi quand on convertit des amis ou des connaissances de longue date, alors n’hésitez pas à propager le virus de la sériephilie !
  • D’ailleurs, une troisième raison de participer est de cartonner dans la grille du Bingo Séries… Comme toujours, n’hésitez pas à nous contacter si vous participez, même en cas d’échec : ça nous fait plaisir de voir que nous ne sommes pas les seuls cinglés beaucoup trop fans de séries TV !

Et puis, « ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir ! »


RDV CE SOIR À 19h !