Les Anneaux de Pouvoir – S01E03

Épisode 3 – Adar – 17/20
Contrairement au deuxième épisode, le déséquilibre des intrigues est cette fois-ci en faveur des personnages que je préfère, alors je suis plutôt content… Tout en étant perturbé par le rythme de cet épisode, qui passe de longs moments avec les mêmes personnages à chaque fois, plutôt que d’intercaler davantage les scènes ou de faire tout de suite des liens entre les personnages. On voit bien l’envergure que prend la saison toutefois, et c’est une réussite.

Spoilers

Arondir et Galadriel sont faits prisonniers, Nori aide toujours l’étranger.

I’m not the hero you seek.

Je sais bien qu’il est sublime, mais j’ai du mal avec le générique, sans arriver à déterminer ce qui me pose problème. Il est beau à regarder, la musique est chouette, mais c’est peut-être la liaison entre les deux qui me pose problème. Qu’importe, vous me direz : l’essentiel, c’est qu’un nouvel épisode est disponible aujourd’hui. Et maintenant que la journée de travail est enfin terminée, il est temps de le visionner.

L’épisode recommence avec Arondir, ce qui est une bonne chose, mais j’ai eu du mal à me resituer dans son intrigue. Il est en effet emmené dans un étrange souterrain par des orques. Il y a dans ce souterrain très lumineux des prisonniers, d’autres humains et elfes employés par les orques à… creuser des tunnels. Pour Adar. Bon, ça permet d’y voir plus clair sur ce qu’il s’est passé, mais j’ai des questions quand même, ça fait du bruit tout ça, pourquoi personne ne l’a remarqué avant ce souterrain ?

La série tente de nous l’expliquer par l’intermédiaire d’Arondir et d’un de ses potes, mais ce n’est pas exceptionnel. Les elfes profitent en tout cas de la lumière du soleil que les orques détestent pour bavarder tranquillement au lieu de creuser le tunnel : cela permet d’envisager une évasion, mais aussi de nous renseigner sur ce qu’il se passe. Adar serait donc le nouveau chef des orques – à moins que ce ne soit encore un nom pour Sauron.

La série n’hésite pas à nous rappeler que les orques sont détestables en tout cas : ils sont immondes à regarder et s’amusent bien avec les prisonniers. Quand ils sont surpris à parler, les elfes expliquent qu’ils parlent simplement d’un arbre qui les empêche de creuser le tunnel et qu’ils feraient mieux de contourner. Les orques en profitent pour faire semblant d’acquiescer et donner un peu d’eau aux prisonniers. Le troisième elfe qui boit se fait toutefois trancher la gorge. Allez savoir pourquoi ?

En tout cas, ça force Arondir à abattre l’arbre, malgré ce qu’il en pense. Son désir de revanche reste intact et le plan ne change pas pour autant : le but est simple, il suffit qu’un elfe parvienne à se libérer de ses chaînes pour aller chercher de l’aide. Ce n’est toutefois pas si évident. Il faut organiser toute une mutinerie…. Ce qu’ils parviennent à faire, bien aidé par le soleil : la scène d’action qui suit est géniale, tout simplement, avec une très belle utilisation des chaînes pour s’en prendre aux orques, aspirer des elfes vers une mort certaine ou comme trampoline.

Arondir est un elfe qui se respecte en ce qui concerne les cascades et l’ingéniosité. Il se débarrasse de quelques orques et n’hésite pas à détruire une partie du souterrain pour les forcer à se prendre le soleil en pleine tronche. Un premier elfe parvient à se libérer, mais il est rapidement tué par les orques. Dépassé par les elfes rebelles, les orques décident alors de faire appel au Warg, une sorte de chien (ou loup ?) qui n’hésite pas à déchiqueter quelques elfes.

Il en faut plus que ça pour arrêter Arondir que l’on découvre incroyable (non, vraiment, j’aime les elfes) : il parvient à nous enchaîner le Warg en l’enfermant dans les racines d’un arbre et en utilisant la chaîne avec laquelle les orques le retenaient prisonniers. Malin. La diversion est excellente, et suffisante pour qu’un autre elfe, un allié d’Arondir depuis longtemps, s’enfuit. Il manque d’être tué par le Warg, qu’Arondir n’hésite pas à éliminer.

Malheureusement, cet allié qui s’échappe enfin est percuté par une flèche après avoir fait seulement quelques pas. Tout ça pour ça ? C’est triste. Arondir est ramené en arrière par les orques qui sont prêts à le tuer… mais le commandant demande plutôt à ce qu’il soit amené auprès d’Adar. Alors, Adar sera-t-il Sauron ? Il y a des chances ! Nous en saurons toutefois plus au prochain épisode…

De son côté, Galadriel est dans la cale d’un bateau où elle est désormais traitée comme une prisonnière. Tout l’équipage la regarde d’un mauvais œil quand elle peut enfin sortir de la cale, mais nous, tout ce que nous voulons, c’est découvrir la tronche du capitaine, son sauveur… Histoire de savoir qui c’est. Ils en ont fait un cliffhanger après tout, ça doit être important.

C’est ce que je pensais, mais non : la tête du type ne nous en révèle pas plus sur lui. On sait juste qu’il est humain et qu’il ne semble pas beaucoup aimer les elfes. Malgré tout, il emmène Galadriel et son nouvel allié dans un port que Galadriel identifie comme le ryaume le plus à l’ouest de la Terre du Milieu, Numenor. Et c’est une fois de plus tout simplement magnifique comme paysage. La série met les moyens dans ses décors, on le savait déjà, mais ça se confirme.

L’arrivée d’une elfe sur l’île fait tout un tas de remous, mais Galadriel l’explique facilement à Halbrand : l’île de Numenor a été donnée aux humains par les elfes les ayant soutenus dans la guerre. Malheureusement, les liens géopolitiques entre les deux clans se sont distendus ensuite, sans qu’elle ne sache pourquoi. Bref, son arrivée est vue d’un mauvais œil, sans qu’on ne sache exactement pourquoi.

La série amène bien son suspense, je trouve, et c’est suffisamment prenant pour que l’on suive le chemin de Galadriel. Elle n’est pas du genre très diplomate, par contre : elle demande à la reine de Numenor de continuer de faire preuve de générosité avec elle et l’emmène désormais en Terre du Milieu. La reine ne l’entend pas exactement comme ça, parce que cela fait bien longtemps qu’un navire n’a pas été préparé pour aller en Terre du Milieu, surtout sous le commandement d’une elfe. Galadriel n’en a que faire, elle réclame qu’on l’emmène au plus vite à destination.

La reine n’apprécie pas ses manières et entend plutôt la faire prisonnière. Heureusement, Halbrand est là pour être un beau parleur et réclamer l’asile quelques jours, le temps de laisser aux conseillers la possibilité de décider quoi faire de Galadriel. La voilà donc invitée officielle du royaume, que ça lui plaise ou non. C’est toujours mieux que prisonnière, vous me direz.

La reine entend bien régler cette affaire malgré tout, mais pas forcément comme Galadriel le voudrait : on sent une certaine animosité. Elle se renseigne également sur le capitaine qui a pris la décision de les amener là, Elendil.

La série enchaîne sur une autre scène magnifique à voir, mais qui m’a perturbé dans sa chronologie : on y découvre le personnage d’Imrahil, et on entend une voix lui murmurer, en mer, le nom d’Isildur. Nous revoilà en plein Seigneur des Anneaux. J’ai hésité un moment entre flashback sur Elendil ou aventures de son fils, et apparemment, il est bien question du fils d’Elendil : Isildur. AH. On le découvre d’abord dans un navire où les choses tournent mal pour son pote Imrahil avant de savoir qu’Isildur a une jolie sœur… Moi, je suis paumé entre ce qu’on sait d’Isildur dans la série et celui qu’on a présenté au tout début de la trilogie – (spoiler sur cette fin de paragraphe si vous n’avez pas vu les films, ma foi) celui qui parvient à battre Sauron et récupérer l’anneau… Avant d’être corrompu par son précieux.

Pendant ce temps, Elendil est interrogé par sa reine, et ça ne se passe pas forcément bien pour lui. Il faut dire qu’il a un nom qui peut signifier « ami des elfes » et qu’il vient d’emmener une elfe dans le royaume. La reine n’est pas ravie d’en avoir une dans son palais cependant, alors elle demande à Elendil un service qui lui fera avoir besoin d’une épée. Tuer Galadriel ? Pour la simple raison qu’elle existe ? Pas exceptionnelle cette reine.

Elle fait toutefois confiance à la bonne personne apparemment : sans surprise, Galadriel parvient à s’enfuir du palais dont elle n’est pas prisonnière, mettant tous les gardes en alerte. Elendil n’a toutefois aucun mal à la trouver. C’est un peu artificiel à mes yeux, mais ça leur permet de devenir rapidement allié ? Bon, d’accord, la reine se trompe possiblement d’allié – mais ça, on le saura plus tard, j’imagine. En attendant d’en savoir plus, il faut donc voir Galadriel se prendre pour Dolores de Westworld en robe bleu sur un cheval blanc.

En effet, Elendil lui révèle qu’il parle le langage elfique, comme tout le monde là d’où il vient. C’est intrigant et Galadriel veut tout de suite voir d’où il vient. Comme c’est à quelques heures en cheval, Elendil et Galadriel s’en vont ensuite, en galopant dans un paysage magnifique.

Si Galadriel est tant intéressée, c’est parce qu’elle compte sur les archives de Numenor pour obtenir peut-être de nouvelles informations sur le signe de Sauron. Et ça fonctionne : Galadriel apprend que l’ancien roi aimait encore les elfes. Il est encore en vie, ce qui fait qu’elle a toujours un allié sur place… Mais le principal de sa découverte est ailleurs : le symbole de Sauron n’est pas un symbole, c’est une carte.

Si elle m’a un peu perdu avec son « parler noir » et ses déductions faites rapidement grâce à un morceau de parchemin, Galadriel comprend que c’est pire que prévu : les Terres du Sud sont en danger, parce que Sauron serait de retour. Et s’il est vraiment de retour, les Terres du Sud, ce n’est que le début de la reconquête du mal.

Galadriel et Elendil rentrent au village. Elendil y retrouve ses enfants : Isildur et Eärien. Il y a aussi un grand frère dans le tas, mais on ne le voit pas. On découvre en tout cas un père autoritaire, content de rendre service à la reine en gardant un œil sur Galadriel. Il espère pouvoir devenir commandant grâce à ça. Bon, le père autoritaire fait taire sa fille sans trop de raison et veut nous exiler Isildur, si je suis bien tout ce qu’il se passe. Cette petite réunion de famille n’était toutefois pas si exceptionnelle. Les graines sont semées pour qu’Isildur finisse mal.

C’est bien beau tout ça, mais ça fait que Galadriel abandonne derrière elle Halbrand sans même se poser la question de ce qu’il devient. Lui, il essaie de bosser pour Numenor, mais personne ne semble vouloir l’accueillir comme il se doit. Pire : il a rapidement des ennemis, comme tous les étrangers. Il parle de voler les femmes des habitants de l’île, alors ça n’aide pas, mais quand il paie une tournée à tout le monde, c’est tout de suite beaucoup mieux.

Halbrand a des idées derrière la tête malgré tout : il vole la médaille d’un homme pour pouvoir bosser sur Numenor, mais est rapidement grillé. Si tout semble mal se passer pour lui, avec quelques habitants qui l’encerclent pour le tabasser, il se révèle beaucoup plus fort que prévu : Halbrand est capable de mettre KO tous ses agresseurs en quelques instants. Bon, il se fait ensuite arrêter par des gardes, évidemment.

Quand elle rentre de sa bibliothèque elfique avec Elendil, Galadriel peut donc rendre visite à Halbrand en prison. Elle lui fait part de ses découvertes, avant de le déclarer roi de son peuple. Rien que ça. Le type est en prison, il a peut-être d’autres rêves à avoir que celui de devenir roi… Et pourtant. Bon, ça va être le père d’Aragorn, c’est ça ?

Une fois de plus, elle compte sur le sang familial de ce nouvel ami pour le convaincre de devenir son allié et de venir avec elle dans les Terres du Milieu, pour repousser le mal. Une sacrée guerrière cette Galadriel quand même. Toutefois, elle a beau être pleine de détermination, elle ne se doute pas encore que la reine a un secret : elle va voir son père pour lui annoncer que le moment qu’ils redoutaient est arrivé, l’elfe est là. Intéressant.

En parallèle, et bien tardivement dans l’épisode, nous retrouvons aussi les hobbits. Les parents de Nori sont déprimés, et surtout sa mère : le père est encore blessé et il ne pourra pas porter la charrette lors de la prochaine migration du peuple des bois. C’est problématique, car ils risquent d’être laissés derrière sans pouvoir atteindre Grandverger. Ce n’est pas la vision du père de Nori : il compte sur la détermination de sa fille pour aider sa famille à s’en sortir en paix.

Nori est toutefois déterminée à autre chose : elle veut aider son étranger. Pour cela, elle est prête à beaucoup, même faire du chantage à sa meilleure amie pour qu’elle fasse le guet pendant qu’elle ira chercher dans le livre du sage du village la constellation. L’expédition tourne un peu mal quand le chef du village débarque justement dans sa tente pile au moment où Nori y est.

Elle a le temps de se cacher sous la table, ce qui la retarde un peu… mais elle parvient tout de même à choper la carte, sans se faire prendre, sans voir ce qu’elle fait, guidée par sa meilleure amie qui est assez maligne pour jouer avec les mots et l’aider à savoir quoi faire de ses mains. Une fois la carte volée, les deux amies se rendent à une cérémonie pour rendre hommage à tous les hobbits morts depuis la dernière migration.

Pendant celle-ci, l’attention de tout le monde est assez détournée pour que l’étranger puisse entrer dans le village et observer la carte du ciel volée par Nori sans être repéré par les Hobbits. Cela ne dure qu’un temps cependant : c’est un boulet sans nom qui met le feu à sa carte avant de détruire une des habitations hobbit.

Tout le peuple se cache aussitôt, mais l’étranger se relève, fait peur à tout le monde et… appelle Nori. Si avec ça la famille ne se fait pas exiler par son peuple… En tout cas, Nori a droit à un procès de la part de tout le village, parce qu’elle a menti et fait venir un étranger dans le village. Les lois sont claires : elle devrait effectivement être dégagée de leur communauté. Par chance, le chef la prend quand même en pitié. C’est une enfant après tout.

Sa famille partira bien avec le reste des hobbits, mais elle se fait dégrader dans la hiérarchie : elle sera désormais à l’arrière du convoi. La mère de Nori s’inquiète aussitôt d’être laissée au bord de la route et fait plein de reproches à sa fille, pendant que personne ne semble vouloir s’occuper de l’étranger qui écoute tout dans son coin.

Je continue vraiment de penser que c’est Gandalf, car l’acteur lui ressemble tout simplement. Il devient en plus ami avec les hobbits dans cet épisode, se proposant de porter la caravane de la famille de Nori pour eux. Sympa… mais pas transcendant toute cette partie de l’intrigue.

She-Hulk: Attorney at Law – S01E04

Épisode 4 – Is This Not Real Magic ? – 18/20
Je considère que la série fonctionne à partir du moment où j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises devant l’épisode. C’est le principe même d’une comédie, mais ça n’arrive pas avec chacune d’entre elles. Alors oui, parfois, certaines blagues tombent à plat, je le reconnais, mais dans l’ensemble, c’est un épisode qui réussit à faire rire, tout en avançant dans l’évolution de son personnage principal et en proposant quelques petits moments d’action savoureux. On ne se sent plus forcément devant du Marvel, et pourtant, ça en est sans le moindre doute. Pas mal du tout.

Spoilers

Wong fait appel aux services de Jennifer pour une affaire improbable.

Did you just call me a specimen?

Je crois que j’aime me faire du mal, parce que j’ai lancé cet épisode à 23h. Autant dire que je n’étais pas tout à fait prêt pour écrire la critique complète comme il se doit. Ce n’est pas grave, c’était déjà comme ça la semaine dernière aussi… Cela dit, le début d’épisode était un peu soporifique aussi, avec un spectacle de magie de Donny Blaze sur scène.

Difficile de faire de la magie intéressante dans un monde de super-héros et de grands sorciers après. Le type n’est donc pas tout à fait acclamé quand tout ce qu’il est capable de faire, c’est de faire apparaître des roses sur scène, dans les mains d’une volontaire bourrée qui m’aura bien fait rire. Par contre, une fois poussé par son manager ou par le gérant de la salle, allez savoir, tout change de manière inattendue car dans sa poche… Il a de quoi se faire un portail ?

Oui, oui, Donny Blaze n’a aucun scrupule à utiliser de la vraie magie pour en faire un show en ville, et il ouvre un portail pour on ne sait où. Bien sûr, il ne le maîtrise pas tout à fait et la volontaire, Madisynn avec deux N et un Y là où on ne l’attend pas (euh si ?) débarque alors au Népal avec un cœur humain dans la main. Cela ne dit rien qui vaille et Wong le sait bien. Oui, oui, elle débarque chez Wong.

Elle l’interrompt en plein visionnage des Sopranos, apparemment, sur Disney + évidemment, et lui spoiler complètement l’épisode au passage. Franchement, si Wong en veut à Donny Blaze de lui envoyer ce spoiler ambulant qui m’aura beaucoup fait rire, pour moi, c’est She-Hulk qui va payer pour ce spoiler. Quelle idée ? Après, j’étais tellement énervé que j’en ai oublié qu’on avait de nouveau un caméo avec l’arrivée de Wong – heureusement, Jennifer nous le rappelle dès qu’elle apparaît à l’écran.

Elle est ensuite interrompue dans la petite conversation qu’elle mène avec nous. En effet, le père de Jennifer débarque chez sa fille avec une pelle parce qu’il n’aime pas bien l’idée de voir sa fille se faire agresser. Les détails de la série me font rire quand même, parce qu’elle a bien sûr un costume trop grand pour elle et que le père se pointe avec une pelle – j’aimerais tellement le voir attaquer les agresseurs de sa fille.

On apprend rapidement qu’elle n’a pas porté plainte, là où je m’attendais à ce que ça se retourne contre elle et que ses agresseurs portent plainte puisqu’elle les a blessés. Ce n’est toutefois pas le cas et Jen peut donc aller au travail. C’est marrant, car c’est la première fois qu’on voit la série limiter son budget pour réduire la présence d’une She-Hulk verte : on ne la voit pas arriver dans le bâtiment et on ne la voit pas allumer son ordinateur, la série se contentant d’un plan large dans l’entreprise et de l’écran de l’ordinateur.

C’est suffisant pour comprendre ce qu’il se passe et pour limiter les frais. Nikki débarque alors pour proposer à Jen d’enfin regarder son interview de l’épisode précédent en entier. Malheureusement pour nous (et pour Jen qui n’a toujours pas regardé ça en entier), elles sont interrompues par l’arrivée inattendue et non annoncée de Wong. Il est toujours aussi énervé, et il décide de porter plainte contre Donny Blaze parce qu’il n’a pas respecté les arts de la magie ancestrale en l’utilisant dans un spectacle.

Bien sûr, Jennifer ne peut pas faire grand-chose pour lui : elle cherche des parades légales à quelque chose qui n’a rien à voir avec la légalité et les lois américaines. Pas évident de signer un contrat quand on vient être formé auprès d’un Sorcier Suprême. Parce que oui, Donny Blaze est un ancien étudiant de Wong. Tous ne peuvent pas avoir le même succès que les apprentis qu’on a pu connaître jusque-là après tout.

Jennifer et Nikki se rendent ensuite au bar pour travailler – et se faire draguer lourdement au passage. En même temps quelle idée d’aller dans un bar pour travailler ? Cela ne fonctionne pas. Et puisque ça ne fonctionne pas, Nikki décide d’aller sur le portable de Jen pour gérer son profil sur les applications de rencontre. Il y en a vraiment besoin, on ne va pas se mentir, mais bon, moi, la photo pro de Jen, elle suffirait à me donner envie de matcher avec elle, non ?

Le lendemain, Jennifer accepte de prendre l’affaire de Wong et s’en va donc avec son client pour prévenir Donny Blaze qu’il n’a plus le droit d’utiliser la magie. Il ne l’entend pas tout à fait de cette oreille et la série utilise quelques gags par rapport à la magie et aux tours les plus classiques. Cela ne prend pas du tout sur Jen qui est capable de garder son sérieux et de décrypter les tours qu’elle voit.  De manière tout aussi inefficace pour lui, elle se fait aussi draguer par Donny Blaze quand il se rend compte qu’elle utilise Matcher, l’application de rencontres, et franchement, la série gère bien l’humour dans cet épisode. Tout le côté She-Hulk célibataire n’a pas réussi à prendre tout à fait sur moi.

J’espérais que le côté rencard apporte du fun, mais c’est finalement un peu trop convenu pour ça. Que ce soit le commentaire sur l’application ou le premier rencard que l’on voit pour Jen avec un type absolument horrible, c’est prévisible et un peu insipide : il y a quelques gags qui fonctionnent, mais c’est tellement cliché qu’on finit par être un peu déçu. Enfin moi, en tout cas. Reste à savoir si le type paiera ou non l’addition. Et évidemment non. Et bim, pile quand je trouvais l’humour de la série marrant avec Donny Blaze, on tombe sur cette scène pas bien exceptionnelle.

Heureusement, on ne reste pas longtemps sur cette intrigue pour en revenir plutôt à celle de Wong : on le retrouve au tribunal avec Jen, face à Donny Blaze qui ne voit pas bien ce qu’on lui reproche. Pour montrer le danger à l’utilisation non appropriée de la magie dans un spectacle, She-Hulk décide de faire appel au seul témoin qu’elle peut avoir : Madisynn, avec deux n et un y, mais pas là où le pense (désolé greffier !). Elle est toujours bourrée et beaucoup drôle. Jennifer n’est plus si sûre de son coup quand elle l’entend parler : Madisynn a eu beaucoup de fun, malheureusement, dans son aventure à travers le portail de Donny. Pourtant, elle dit quand même avoir signé un pacte avec un démon.

La juge retient pourtant la notion de fun dans son discours, et quand même l’avocat s’avère magicien et que Donny fait des tours en plein milieu du tribunal (après avoir passé la sécurité avec des boules de fumée ?), ça devient compliqué de garder le sérieux de l’affaire en ligne de mire. Wong demande alors à prendre la parole, ce que Jen n’a pas envie de voir. Elle n’a pas vraiment le choix, cependant. Malgré son affirmation que l’utilisation de la magie peut mettre les univers en danger, parce que merde, on est quand même dans du Marvel, l’audience est décalée de deux semaines, le temps que la juge puisse se faire un avis (moi, ça pourrait me laisser le temps de me familiariser avec les procédures et les termes corrects concernant le boulot de Jen aux USA, mais bon).

La bataille n’est pas gagnée, il leur restera la guerre. En attendant, Madisynn peut passer un peu de temps avec Wongers – c’est comme ça qu’elle a décidé de l’appeler oui. Le soir, Jen reçoit une notification lui apprenant qu’elle n’a pas de match sur son application. Cela m’a fait rire, et ça la pousse à suivre l’idée et blague de Nikki : elle se créé un profil avec une photo de She-Hulk, avant d’aller liker plein de types au hasard. Les expressions de Tatiana Maslany sont toujours aussi dingues, il faut bien le dire, son petit sourire au milieu des matchs là, elle m’a tué. Par contre, jamais de la vie on me fera croire qu’elle n’avait aucun match en Jennifer. Les matchs juste parce qu’elle est She-Hulk ? Bof.

Là encore, on repart sur des rencards insipides – ça me donne l’impression d’en avoir vu des tas et des tas dans des séries et films. Cela finit par être intéressant tout de même, quand elle rencontre un cardio-chirurgien après quelques blagues (et je ne vais pas mentir, certains des mecs qu’elle rencontre étaient drôles malgré eux, c’est peut-être juste moi qui suis blasé trop facilement). Malheureusement, ce rencard avec le chirurgien a beau se passer à merveille, il est interrompu par un coup de fil professionnel… qu’elle ignore. Elle n’aurait peut-être pas dû ; mais le rencard était vraiment intéressant.

Pendant ce temps, Donny continue lui de faire ses spectacles de magie, mais le coup du portail commence à lasser son petit public qui le connaît par cœur et en connaît les défauts – du genre se retrouver dans un parking miteux loin de tout. Pour convaincre à nouveau son public qu’il vaut le détour, Donny fait apparaître une colombe qui vient pondre un œuf dans la main de sa volontaire. Si ce n’est pas mignon comme symbole.

Le problème, c’est que l’’œuf finit par éclore. Cela laisse apparaître une sorte de gobelin ou de lutin – un démon qui n’hésite pas à s’attaquer à la volontaire. Alors que Wong enchaîne sur This is us, et j’avoue que j’ai eu peur d’être spoilé à ce stade, il est donc interrompu parce que Donny débarque chez lui : le gobelin, il a réussi à le maîtriser ; mais il a ramené plein de ses potes dans le théâtre et a attaqué tout son public. Face à une situation qui le dépasse, Wong décide de faire appel à son avocate, quitte à interrompre son rencard en utilisant un portail.

Avec tous les contacts que Wong doit avoir, c’est un peu étonnant de faire appel à son avocate, mais pourquoi pas, ça avait un petit côté marrant. Wong l’emmène donc malgré elle sur le lieu de la bataille où il lui demande de se la jouer Hulk, mais c’est compliqué quand les créatures refusent de mourir et qu’il y a toujours un portail ouvert vers le monde de ces démons.

Wong finit par réussir à fermer le portail, mais il faut encore se débarrasser de tous les démons. Il décide de les envoyer en Antarctique, et je ne suis pas sûr que ce soit une solution vraiment viable à long terme. Une chose est sûre, il s’éclate avec sa magie et la série bascule soudainement dans une très bonne scène d’action voyant Jen aux prises avec les démons. Pour une nana qui voulait rester loin de la vie de super-héros, elle est servie.

Elle ne perd pas le Nord, toutefois, elle reste avocate avant tout : elle entend bien se servir de cette crise pour gagner l’affaire de Wong vs Donny. Rapide et efficace, cette avocate. Une fois que c’est réglé, elle peut se débarrasser de la bave de démon comme elle peut, avant de retourner auprès de son rencard – ou plutôt sur son rencard, parce que le portail que Wong ouvre est sympa pour ça. She-Hulk peut alors porter le chirurgien jusqu’à son lit. C’était bien marrant à voir – et je me dis que la série perd l’occasion d’une scène au lit marrante, mais bon, c’est une série familiale.

La fin de l’épisode est surprenante : il est de nouveau question de Titania. Il était temps parce qu’on m’avait vendu la présence de l’actrice au casting et on ne la voit quasiment pas finalement. C’est super frustrant. Toujours est-il que ce n’est qu’à ce moment-là que le beau chirurgien découvre la vraie Jen… et décide de se barrer, en laissant son pull derrière lui. Attendez, mais à quel moment il se barre après une nuit avec She-Hulk ? Ah, c’est d’un frustrant.

Et alors que Jen essaie de se convaincre – et nous avec – qu’elle s’y attendait et que les chirurgiens, c’est surfait, on sonne à sa porte. Il ne s’agit toutefois pas du chirurgien comme elle l’espérait (moi, je ne l’attendais plus), mais d’un huissier. En effet, Titania décide de l’attaquer en justice parce qu’elle utilise une marque déposée par elle : She-Hulk. C’est mal barré cette affaire, mais ça devrait permettre quelques bonnes blagues par la suite.

Le générique de fin est toujours aussi cool, surtout que ça permet de suivre davantage Madisynn et son pacte ave le démon. C’était marrant. Quant à la scène post-générique, annoncée par Jennifer, elle aura réussi à me faire rire par son existence, malgré sa lourdeur : devant This is us, Madisynn interroge Wong sur ses cocktails préférés. C’est bon, j’ai une nouvelle personnage préférée dans l’univers Marvel !

Tales of the Walking Dead – S01E05

Épisode 5 – Davon – 14/20
J’aurais envie de mettre une meilleure note à un épisode qui a su me captiver, mais la vérité est que si je suis vraiment objectif, il devrait peut-être en avoir une moins bonne. J’ai accroché au mystère, mais sa résolution est plutôt décevante et il y a quelques entorses aux habitudes de la franchise pour y arriver, ce qui divisera à coup sûr les personnes regardant l’épisode. J’aime bien l’idée de base en tout cas et c’est une histoire plutôt intéressante, déjà vue plein de fois dans d’autres contextes, mais, en ce qui me concerne, jamais avec des zombies. Ca passe très bien pour un dimanche matin.

Spoilers

Devon se réveille amnésique, menotté à un zombie qui ne peut le mordre. Il n’a plus qu’à comprendre ce qui lui est arrivé.

Sometimes murder is mercy

Il y a des épisodes comme ça où ça commence mal – Internet qui plante, pas de sous-titres, le besoin d’aller faire une course alors que je viens juste de faire play qui s’ajoute à la liste des choses à faire avant de regarder et, bien sûr, un épisode vu ailleurs qu’au bord de la piscine contrairement au précédent. Cela faisait beaucoup, ce qui fait que j’abordais l’épisode avec beaucoup de mauvaise foi. Pourtant, il a su m’accrocher peu à peu.

L’épisode débute par un homme qui paraît sacrément chanceux : Devon, c’est son petit nom, est cherché dans les bois par tous ses potes, mais lui, il est occupé à être inconscient sous un zombie qui aurait bien envie de le bouffer. Cela dit, le zombie ne risque pas de le bouffer : il n’a pas de dents.

Bon. Très rapidement, on comprend que l’épisode prend le parti de nous balancer au milieu d’une situation catastrophique sans nous expliquer exactement ce qu’il s’est passé avant ; On aura donc droit à des flashbacks pendant que le personnage se remet de sa commotion cérébrale.

Ce petit côté flashback nous permet d’avoir une vibe film d’horreur dès le début, surtout que Davon est menotté à son zombie. Cela ne dit rien qui vaille, surtout quand il finit par halluciner un zombie doublement mort le traitant de meurtrier ou quand il comprend qu’il terrifie une petite fille. Finalement, ce ne sont peut-être pas ses potes qui le cherchent.

Terrifié, Davon essaie donc de se planquer, mais ce n’est pas évident quand on est menotté à un zombie. Il y parvient malgré tout. Une fois la battue le cherchant loin de lui, Davon peut donc sortir de sa cachette souterraine et traîner la femme zombie avec lui. Finalement, elle n’était pas doublement morte du coup, juste une fois. C’est déjà ça. Elle l’accuse d’être responsable de ce qui lui est arrivé, et il faut bien dire que ça permet d’ajouter une petite dose de mystère juste suffisante pour nous donner envie de voir la suite.

L’homme est clairement amnésique et ne se souvient de rien de ce qui lui est arrivé, mais il trouve dans ses affaires des photos et une clé – alors que la zombie lui donne un code chiffré. Il s’approche de ce qui ressemble à une petite ville bien gardée au milieu des bois. Bien gardée ? Non. Malgré des types avec des lanternes un peu partout, il parvient à s’y rendre et à retrouver la maison dont le numéro est soufflé en boucle par la zombie. Clairement, il la connaît assez pour s’infiltrer et retrouver le garage – ce qui semble indiquer qu’il est très familier des lieux.

Comme prévu, nous enchaînons alors sur un flashback. Sept semaines plus tôt, une femme s’est penchée sur lui pour savoir s’il allait bien. Française qui se contente de dire « ça va ? » et « bonjour » avant de passer à l’anglais, elle prend soin de lui en le ramenant chez elle et chez une autre femme. C’est l’occasion de découvrir que Devon était blessé à la jambe et qu’elles ont tout fait pour qu’il aille mieux.

Dans le présent, c’est toujours le cas apparemment : la zombie avec Devon est bien pratique pour le guider et lui indiquer son chemin. C’est marrant, cette affaire : ça aurait été dans une autre des séries de la franchise, j’aurais trouvé ce procédé d’hallucinations complètement débile. Pourtant, dans cette anthologie, tordre quelques règles ne fait pas de mal, surtout avec cette explication du coup sur la tête. Et puis, comme on ne connaît pas le personnage de toute manière, ça fait moins bizarre.

Bref, la zombie emmène Devon sur le lieu de son crime, là où il l’aurait tuée. Il n’y croit toujours pas, mais des flashbacks semblent confirmer que c’est possible quand il entend aussi Amanda lui rappeler que parfois le meurtre est une solution gentille pour abréger des souffrances. Or, vu la tronche du zombie, elle devait sacrément souffrir avant de mourir. Bien qu’il n’y croit toujours pas, il prend tout de même le soin de se séparer de la zombie avec une petite scie. C’est mieux.

Une fois que c’est fait, la zombie est de nouveau doublement morte, alors je me pose quelques questions sur la force du personnage qui a dû la trainer sur une belle distance. Un autre flashback nous révèle que la zombie est bien Amanda, mais aussi que Devon avait pas mal flirté avec celle qui l’avait sauvé. Bon. J’avoue avoir du mal à tout suivre des flashbacks (malgré une très jolie esthétique), parce que les deux femmes vivent ensemble avec un ado qui a perdu son père, mais je ne saisis pas bien les liens entre chacun.

Bien que nous sommes en pleine apocalypse zombie, Devon a pu apprendre le piano grâce à elle. S’ils étaient mignons tout plein, j’ai trouvé que la scène trainait un peu en longueur tout de même. C’était à peine mieux dans le présent où Devon erre dans la maison et se soigne, avant de récupérer un autre souvenir en voyant une affiche dans la maison.

Il se souvient de ce qu’il s’est passé avant la scène du piano, quand Amanda et sa future copine à lui se sont mises à s’occuper de lui et lui ont retrouvé des lunettes. Cela permet de mieux connaître les deux femmes, et principalement Amanda. Elle a une petite haine des américains tout de même, et elle semblait pas mal chiante de son vivant.

Dans le présent, Devon se met alors à attendre la voix d’un enfant en train de réciter des noms de fruits en français. Au moins, l’accent français est suffisamment bon pour qu’on reconnaisse la langue qu’il parle. Pourtant, l’enfant est mort – c’est un zombie. Devon l’achève avant d’avoir une autre hallucination d’Amanda qui lui rappelle que le meurtre peut être fait par merci avant de l’encagouler.

Bien, pourquoi pas ? Comme le personnage est assommé, on peut enchaîner sur un petit flashback tout mignon à base de fraise et d’amour avec sa copine – Nora.

Le problème, c’est que c’est elle qui l’a encagoulé finalement : elle le ramène sur la place du village où toute cette communauté semble vouloir mettre Devon à mort. Il faut dire qu’il est vu comme le meurtrier d’Amanda, et qu’Amanda était la leader du groupe. Forcément, ça ne donne pas envie d’être à la place de Devon.

En plus, il ne se souvient de rien lui, alors c’est encore plus compliqué d’être accusé de ce qu’il est sûr de ne pas avoir fait. Il se prend plein de haine en pleine face : le fils d’Amanda l’accuse du meurtre avant que tout le peuple ne se mette à demander où sont les enfants et où il les a cachés. Ah. Il n’est pas seulement le meurtrier d’Amanda, il serait aussi un kidnappeur et tueur d’enfants.

On devine assez vite et bien que ce n’est pas le cas, par contre : c’est Amanda qui a fait tout ce mal, c’est à peu près certain. Devon met trop de temps à le percuter cependant : il est condamné à mort avant. Pas de chaise électrique post-apocalypse, mais de quoi être écrasé dans un van avant d’être bouffé – encore en vie de préférence ? – par des zombies. Bon, tout ça, ça ne donne pas envie du tout.

Un flashback fait qu’il se souvient soudainement de la vérité sur Amanda, et c’est juste à temps pour le crier. En plus, il sait désormais qu’un des enfants est en vie car il s’est échappé, alors ça l’aide bien aussi de crier son prénom. Nora souhaite soudainement que la machine censée l’exécuter s’arrête, parce qu’elle voit bien qu’il ne ment pas. Enfin, en tout cas, elle veut le croire. Petit à petit, la foule se divise et ça part en mêlée générale quand certains essaient d’empêcher l’exécution tant voulue par d’autres. En attendant, notre personnage principal à de la chance et parvient à s’enfuir.

Une fois en-dehors du van, il peut s’enfuir et se rendre dans une cabane dans les bois où il retrouve le fils adolescent d’Amanda en train de s’occuper du fils de Nora. AH. C’est donc lui le vrai kidnappeur et meurtrier ? Bon, je le vois plus comme un travail d’équipe, mais c’est ce que la série affirme.

Dans une autre série de flashbacks, Devon se souvient donc avoir entendu des enfants réciter la liste des fruits depuis sa chambre grâce à la ventilation. C’est ainsi qu’il a trouvé deux enfants prisonniers dans le sous-sol d’Amanda, qu’il a libéré le fils de Nora et qu’il s’est fait choper par Amanda en train de le faire. Les deux se sont battus, il a réussi à se menotter à une Amanda qui voulait s’enfuir mais il l’a aussi tué bien malgré lui au passage. L’accident qui voit la mort d’Amanda est plutôt réussi.

Par contre, je ne comprends pas trop la suite : le fils adolescent et meurtrier d’Amanda retrouve Devon et sa mère, assomme Devon… mais ne le tue pas ? Il voulait sûrement l’accuser de tous les crimes, mais c’est quand même risqué comme plan puisqu’il sait la vérité. Il y a un truc qui ne va pas dans cette résolution du mystère.

Toujours est-il qu’on peut revenir dans le présent pour la conclusion réussie de l’épisode : Devon se confronte à l’adolescent, se bat avec, retrouve deux zombies d’enfants et a toutes les preuves nécessaires pour l’accuser. Il est bien aidé par le fait que le fils de Nora soit encore en vie. Les motivations de l’adolescent pour tuer ? Il sait que grandir dans un monde de zombies est compliqué et force les enfants à agir différemment – à agir de manière tordue. Il les épargne donc en les tuant – parfois, le meurtre, c’est faire preuve de merci.

On a connu mieux comme motivation, mais pour un épisode de 45 minutes, difficile de développer autre chose. Devon appelle donc Nora et le reste des villageois pour qu’ils condamnent l’adolescent comme ils étaient prêts à le condamner lui. Bon, il faudra vivre avec, mais en soi, ils ne font jamais que tuer un meurtrier d’enfants qui pourrait facilement recommencer dans un monde post-apocalyptique où les prisons ne sont jamais 100% sûres. C’est un procès « œil pour œil » que je n’aime pas bien, mais dont on sait l’être humain plus que capable.

La conclusion de l’épisode voit ensuite Devon s’éloigner de tout ça, et j’aurais presque envie d’avoir quelques minutes de plus pour savoir ce que fera vraiment le personnage après un tel enchaînement d’événements.

The Cleaning Lady – S01E10

Épisode 10 – The Crown – 16/20
C’est un épisode final qui parvient à tenir toutes ses promesses, sans toutefois jamais aller beaucoup plus loin. Ce n’est pas si grave : même si tout est très convenu, ça fonctionne et ça divertit, en étant porté par une bonne performance des acteurs qui aide parfois à faire passer des moments d’écriture moins approfondis. Une conclusion satisfaisante, donc, et une certitude pour moi de continuer la série en saison 2.

Spoilers

Thony doit aider coûte que coûte le FBI à faire une arrestation – ou finir en prison.

 

What other choice do we have?

Ce fut un visionnage intensif cette saison, finalement, mais je dois bien avouer qu’enchaîner les épisodes se fait très bien et est plutôt agréable en fait. Ce dernier épisode commence par un flashback aux Philippines, avec Thony et Marco qui vivent un orage assez semblable à celui qui était annoncé pour le moment où je regarde cet épisode – et pourtant, je n’ai eu que quelques gouttes de pluie.

Fiona se comporte comme une voleuse chez elle, se débrouillant pour récupérer en douce son passeport et celui de son fils. Elle le trimballe en-dehors dans l’orage, l’emmenant avec elle loin de Marco, même si celui-ci se réveille et lui court après. C’est une scène assez violente, où elle finit par le rejeter et le mettre par terre : elle n’a pas le choix de l’abandonner pour sauver son fils. En gros, elle a un donneur pour lui, alors à quoi bon attendre le VISA de son mari si elle a un moyen de sauver son fils.

Finalement, le personnage de Thony se résume assez simplement dans ses motivations et c’est dommage que le FBI ne soit pas capable de le comprendre. En effet, dans le présent, on retrouve Thony en cellule, mais pas pour longtemps : la cheffe de Garret lui donne rapidement un petit entretien, en présence de son agent chouchou. Garret n’est plus tout à fait un chouchou par contre : il risque tout simplement de se faire virer s’il ne parvient pas à arrêter quelqu’un avant qu’Arman ne vende les armes. La série laisse une porte de sortie pour la fin de saison là : Garret n’a même pas besoin d’arrêter Arman, finalement. Hayak, ça pourrait suffire.

Thony ? Elle est libre de circuler et d’aller voir sa famille, mais elle risque désormais la prison si elle n’aide pas le FBI à coincer quelqu’un – Arman de préférence… C’est trop simple cette affaire. Thony peut donc passer de bons moments avec son fils quand elle rentre, mais ils sont limités dans le temps.

Marco souhaite tout de même de lui parler, espérant pouvoir repartir au plus vite dans son pays. Ce n’est pas ce que souhaite faire Thony, et ce n’est pas non plus ce qu’elle peut faire : le FBI est clair, si elle tente de quitter le pays, elle sera arrêtée. C’est problématique, quand même. Thony parvient à se débarrasser de son mari, mais je l’imagine bien repartir sans elle, moi, malgré la surveillance de Fiona, de Jaz et de Chris. Personne ne semble vraiment marquer Marco sur place.

Thony n’a pas le temps de parler avec Marco de toute manière : elle veut rejoindre Arman au plus vite pour… Lui donner des informations, encore et toujours. Je trouve ça nul sa manière de vouloir doubler tout le monde. Je comprends son point de vue, j’aime qu’elle présente les choses pour arranger tout le monde, mais c’est risqué quand même.

Son nouveau plan ? Thony souhaite qu’Arman essaie de passer un deal avec Garret de manière à faire arrêter Hayak. Elle réfléchit comme moi, mais agit de manière bien peu discrète. J’aime quand même que ça mène à une scène où Thony fait le yoyo entre les hommes de sa vie. Elle passe de Marco à Arman, puis d’Arman à Garret. C’est l’occasion pour Garret de nous apprendre que Theo était son indic, on s’en doutait, et pour Thony de révéler qu’Arman n’a rien à voir avec le meurtre.

Garret ne semble pas plus affecté que ça par l’identité du meurtrier de Theo, ce qui prouve qu’il tient rigueur à Arman pour de mauvaises raisons depuis le départ. Malgré tout, Garret accepte de rencontrer Arman pour faire un deal.

Le deal ? Arman aide à arrêter Hayak en échange de sa liberté et de celle de Thony. Allez savoir comment la hiérarchie au FBI peut accepter un marché comme ça – mais ça sent la trahison de Garret. De toute manière, il y a une saison 2, alors Thony n’est pas près d’arrêter son travail d’indic’ pour le FBI, même s’ils font tout pour ne faire croire que la saison a avancé assez vite pour ça.

Avant d’en passer au deal, Thony se démerde pour assurer un rendez-vous avec Fiona afin de trouver des médicaments pour son fils – de manière illégale toujours. Il a l’air juteux ce marché noir des médicaments, quand même ! Cela ne plaît pas à Marco, forcément, mais c’est pourtant un joli moment qui montre à quel point Thony est dévouée à son fils.

Luca est toujours aussi chiant, mais il n’en est pas moins mignon pour autant. On peut comprendre que sa mère fasse tout pour le sauver. Ce ne semble pas être le cas de Marco, plus préoccupé à l’idée de quitter les USA le plus vite possible. Ce n’est pas ce que souhaite Thony, évidemment, parce que les USA, ça lui plaît bien. Le seul argument valable qu’elle trouve, par contre, c’est la présence de Fiona, Chris et Jaz… On a trouvé mieux.

De son côté, Arman met en place tout ce qu’il faut pour son deal, rassurant Nadia comme il peut et prévenant Isabel du risque qu’elle encourt. Son père a mêlé son nom aux affaires, alors elle est bien en danger. Il met ainsi en place son propre plan, et comme il n’a pas de micro le soir du deal, il a le temps de s’en confier à Thony.

Cette idiote accepte l’idée d’un nouveau plan, assurant même qu’elle fait une confiance totale à Arman. Il est à peu près évident que doubler le FBI est la pire des idées. Je ne comprends pas non plus comment Arman et Thony peuvent circuler vraiment comme bon leur semble si peu de temps avant une intervention du FBI dont ils sont la clé.

En parallèle, Garret est enfin remis à sa place par sa boss qui lui souligne qu’ils ont beau être amis, ça ne l’a pas empêché d’abuser d’elle. Autant dire que Garret n’est pas dans la meilleure des positions le lendemain pour le deal. C’est aussi le cas pour Arman : il n’a pas toute l’autorité du deal. Quand Hayak décide finalement que le deal devra se passer dans une suite différente de celle qui était prévue par le FBI. Gênant.

Garret pète un câble pour rien comme d’habitude, alors que la série révèle avec astuce que la femme de ménage présente dans la chambre en question n’est donc pas Thony, forcément, mais Fiona. C’est logique de ramener Fiona au beau milieu d’un deal d’armes, évidemment… Je trouve que la série abuse parfois. Jamais de la vie Thony n’aurait mis en danger Fiona comme ça ?

Le deal a lieu quand même, en tout cas, et Garret peut ainsi faire en sorte de coincer Hayak, Arman et un autre homme avec qui ils faisaient affaire. Le stock d’armes est aussi récupéré en parallèle par une de ses collègues, ce qui signifie que l’affaire semble rondement menée. Pas de bol, Garret oublie un détail : il n’a pas encore trouvé l’argent de ce deal, la preuve dont il a vraiment besoin, en fait.

Arman se débrouille bien pour doubler le FBI : l’argent était de la cryptomonnaie sur une clé USB, et il dépose celle-ci sur le chariot de ménage de Fiona. Le temps que Garret comprenne l’entourloupe, il est déjà trop tard : Fiona est sortie de l’hôtel avec la clé, et elle la remet à Thony dans les rues de Vegas. Comme si elles pouvaient vraiment s’en sortir comme ça, si simplement.

C’est un échec pour Garret en tout cas – mais il est quand même consolé par sa cheffe qui lui apporte du bourbon des pièces à conviction. C’est un grand n’importe quoi, franchement, on sait bien que tout ça est beaucoup plus réglementé que ça. En tout cas, cette intrigue donne la possibilité à Garret de garder son job, c’est déjà ça. Il reçoit également la visite d’Isabel qui lui demande de la protéger, elle et son mari, en échange de toutes les informations qu’elle a sur son père. Ils vont finir par avoir des preuves, franchement.

De son côté, Arman souhaitait se débarrasser d’Hayak, et il y arrive plus ou moins. Il lui sauve la vie dans cet épisode, ce qui est bizarre, mais qui lui permet de récupérer tous ses business assez facilement. L’avocat d’Hayak est en effet certain qu’il pourra libérer Arman assez vite. Pas assez vite tout de même : il reçoit une visite de Thony qui lui promet de rester aux USA plutôt que de rentrer chez elle, parce qu’il est là. Bon, ben… Thony est donc amoureuse d’Arman, et inversement. Arman a une confiance aveugle en Thony : il lui file ainsi les codes d’Hayak…

Elle s’en sort super bien franchement, apportant en fin d’épisode les codes à une Nadia glaciale avec elle. Je commence à apprécier vraiment Nadia, elle a un excellent rôle, à rappeler à Thony qu’elle bosse toujours pour elle. Oui, c’est le cas, mais Thony est riche quand même : elle a décidé de rester aux USA et en parle à Fiona, mais ce n’est pas exceptionnel tout de même. Son plan ? Acheter et démarrer un nouveau business pour blanchir l’argent d’Arman et ouvrir une clinique clandestine. Franchement, qu’est-ce que c’est que cet abus ?

C’est difficile de ne pas donner raison à Marco qui préfèrerait quitter le pays avec son fils… et qui le fait. C’était évident que la saison allait finir là-dessus et Thony s’illusionnait vraiment à penser le contraire. Sans surprise, elle aura donc à faire pour retrouver son fils en saison 2 – et elle risque de passer par Garret pour cela. On verra bien, mais ça fait un bon rebondissement final, parce qu’Elodie Yung est toujours une actrice incroyable.

EN BREF – Je n’ai peut-être pas réussi à suivre la série lors de sa diffusion hebdomadaire, mais j’ai tout rattrapé avec plaisir dans un bon bingewatching de fin de vacances. Je trouve que dans les deux cas, la série fonctionne : j’aime assez l’actrice principale pour m’infliger les intrigues parfois grossières et les évolutions peu crédibles, le rythme est assez vif pour qu’on soit embarqués dans la vie de Thony et les personnages finissent par être attachants – même Arman que je n’aimais pas au début. Eh, j’ai toujours du mal avec Garret par contre.

Je trouve que la série fait un bon divertissement peu prise de tête. Dans l’ensemble, on a bien sûr l’impression d’être pris pour des jambons par moments, mais si on ne la regarde pas pour une histoire logique de bout en bout, on peut passer un vrai bon moment – de manière hebdomadaire comme en bingewatching.

Je suis donc content que la série revienne d’ici trois semaines, sans savoir encore si j’essaierai de la regarder en direct des US ou si j’attendrais une date ultérieure pour enchaîner les épisodes. Une certitude par contre : la série arrive bientôt en France, et j’espère qu’elle fonctionnera, parce qu’Elodie Yung mérite vraiment d’être plus reconnue encore. Son talent est excellent, elle porte une grosse partie de la série sur les épaules.