Grey’s Anatomy – S17E05

Épisode 5 – Fight the Power – 16/20
Oh. Cette pandémie est un véritable enfer sur Terre, et la série nous en fait prendre conscience une fois de plus. C’est nécessaire, je crois, pour ne pas se bercer d’illusions sur le monde dans lequel nous vivons. Pourtant, il est certain que nous sommes dans une série pleine d’illusions, hein ! C’était un épisode un brin plus classique dans les évolutions qu’il propose, et il en propose !, mais une fois de plus, j’ai accroché et je trouve que ces épisodes fonctionnent et donnent un nouveau souffle à la série qui parvient beaucoup plus que les années précédentes à me toucher. Je finissais par être blasé des cas médicaux, je crois.

> Saison 17


Spoilers

If you’re ready to go, it’s OK.

Aha, les gens qui en ont marre que la série parle du coronavirus sont servis dès les premiers instants de cet épisode, avec Bailey qui regarde les statistiques du Covid19 à l’hôpital. C’est elle qui est en charge de la voix-off de l’épisode, c’est étrange, surtout que de son côté Meredith est toujours endormie. Elle va de mieux en mieux, cela dit, parce que l’essai clinique fonctionne.

Chez elle, Jo n’a pas l’énergie de se lever pour aller au travail, surtout que c’est déprimant d’arriver à l’hôpital pour passer devant un camion réfrigéré plein de cadavres à cause du coronavirus. Elle est forcée par Levi de se lever, toutefois, surtout qu’il a besoin d’elle pour aller au boulot maintenant que son vélo est crevé.

Il me semblait que le loft était assez loin de l’hôpital, non ? Il doit être pas mal sportif finalement ! En tout cas, une fois au boulot, il passe sa journée avec Jo sur un cas assez déprimant d’une nouvelle maman qui ne peut pas voir son bébé et est forcée d’être maman en visio. C’est déprimant. Du côté des choses déprimantes, ils travaillent avec un nouveau résident qui passionne Levi. S’il peut remplacer Niko, je vote pour un milliard de fois.

En attendant, c’est un type très positif (pas au covid, en plus !) et très heureux, donc exactement ce qu’il fallait aussi pour décoincer Jo. Elle est toujours dans sa dépression, finalement, quoiqu’on en dise et quoiqu’on espère pour le personnage. Elle a besoin de joie et de bonheur pour décompresser, et apparemment, Jackson n’en apporte pas assez ! Par contre, se retrouver à donner naissance à un bébé parce que l’hôpital manque de médecins pour le faire, c’est exactement ce qu’il lui fallait.

Par contre, ça lui fait envisager de recommencer sa carrière totalement pour devenir obstétricienne. Oh putain ! Elle a eu l’occasion d’opérer dans cet épisode, et elle n’a pas ressenti une once de bonheur. En revanche, quand elle a aidé une mère à donner naissance, elle a eu l’impression de faire quelque chose de sa vie. J’adore qu’elle s’en confie à Levi, et j’adore cette amitié entre eux, autour d’une pizza et d’une bouteille d’alcool. OK, et aussi d’une bouteille de gel hydroalcoolique. Il y en a plein dans cet épisode. C’était déjà un réflexe de la série, mais là, vraiment, on nous montre à quel point c’est important.

Jo envisage donc de changer de voie et de carrière, et je dois dire que j’aime bien cette idée pour elle. Elle va nous devenir la nouvelle Addison, finalement !

Pour en revenir à Miranda, l’épisode se concentre sur elle et son isolement, et ça craint. Elle ne voit plus Ben autrement que par téléphone, elle ne voit plus ses garçons et elle s’inquiète pour ses parents qui ne sont pas très sérieux avec le port du masque. Elle a l’occasion de papoter avec son père, mais ça lui fait peur tout de même.

Sa peur ne peut qu’empirer quand elle apprend que ses parents sont dans une maison médicalisée touchée par le Covid19. Arf. C’est elle qui a insisté pour les envoyer là-bas, alors bonjour la culpabilité. Il n’y a pas beaucoup de personnages ayant encore leurs parents dans cette série, alors ça ne m’étonne pas trop que ça tombe sur Bailey cette intrigue. C’est particulièrement déprimant, en tout cas : Miranda envoie Ben chercher ses parents…

Et elle le retrouve à l’hôpital, avec sa mère, qui a le coronavirus et est dans un état déprimant. C’est très mal parti, donc. Miranda n’est pas la seule à s’inquiéter pour ses parents : Jackson n’est pas ravi de se rendre compte que sa mère porte mal le masque malgré son état médical. Oups. Il demande à Richard de l’aider à lui faire porter son masque, mais les deux ont rapidement autre chose en tête quand ils apprennent la nouvelle pour la mère de Miranda.

Elle, elle apprend que sa mère ne passera pas la nuit : elle sait qu’elle ne veut pas être intubée et être maintenue en vie par une machine, alors elle n’a plus d’autres choix que d’appeler son père pour lui dire que c’en est fini pour sa mère. C’est une intrigue assez horrible, et bizarrement, Miranda décide d’aller se confier à Meredith. Cette fois, pas de retour d’anciens, donc, Meredith a juste le droit d’entendre Miranda lui parler sur sa plage.

Bon, Ellen Pompeo a eu la flemme de tourner avec les masques et les combinaisons, pas vrai ? Je ne vois plus que ça. Elle limite vachement les contacts aussi, étant toujours à un bon mètre de distance sur la plage avec les gens qui lui rendent visite. On découvre au cours de cette scène que Bailey a caché pendant un certain temps que sa mère avait Alzheimer, pour ne pas blesser Mer ou Richard. Soit.

En revanche, sa mère a un instant de lucidité au moment où Miranda lui propose de capituler et de se laisser partir si elle le souhaite. J’ai trouvé la scène assez difficile. Au-delà de l’instant de lucidité compliqué pour Miranda qui se rend compte que finalement elle a peur de laisser sa mère mourir parce que ce n’est peut-être pas ce qu’elle souhaite, c’est une scène difficile parce que des centaines de familles n’ont pas eu cette occasion de dire au revoir à un proche comme ça. Certes, le père de Miranda est à distance, mais elle, elle est là.

Elle essaie en vain de contacter Ben, et elle culpabilise de ses choix. Forcément. Elle a ramené ses parents à Seattle – ah, il me semblait bien que la semaine dernière ils n’étaient pas là ! – la veille du jour où les frontières ont été fermées, et sa mère a passé simplement une journée en ville avant de tomber malade.

C’est violent, mais elle accepte mieux la situation en parlant à… Maggie ! J’ai aimé cette intrigue, et surtout l’évolution du personnage de Maggie sur la mort de sa mère. Elle se rend enfin compte que péter un câble comme elle l’a fait était finalement la solution de facilité : elle n’a pas voulu laisser partir sa mère… La scène entre Miranda et Maggie est longue et bavarde, mais je dois dire que j’ai vraiment accroché. Le discours de Maggie pour convaincre Miranda qu’elle fait les bons choix ? C’était agréable.

Et surtout, il était bon d’avoir cette scène posée dans un parc où les deux profitent de l’air frais et bavardent en riant un peu. C’est le genre de scènes qui manquait un peu dans ce début de saison, et c’est une bonne réaction face à la perte d’un proche.

Jackson, lui, est dépité par la situation, mais aussi à cause des statistiques que redoute justement Miranda : 50% des patients qui décèdent à l’hôpital du Covid sont noirs, dans une ville qui n’en compte que 7%. Wow. Avec cette série, j’étais loin de me douter que le ratio était tel à Seattle ! Bon, admettons. 7% de noirs, 50% de victimes noires, ça fait mal. Et Miranda doit donc dire adieu à sa mère dans une scène très touchante. Décidément, les mères dans cette série, elles prennent cher. Chaque fois qu’elles redébarquent dans un épisode, c’est pour mourir, j’ai l’impression. Celle de Miranda meurt auprès de sa fille lui chantant « My girl ». Quelle tristesse. Et quelle tristesse ce générique de fin qui nous diffuse les noms de personnes décédées du covid. C’était ça pas vrai ? Ca m’a achevé.

Et sinon, sans trop de surprise, Tom débarque à l’hôpital en ambulance cette semaine. L’équipe qui le réceptionne ? Helm, Teddy et Owen. J’ai ri. Ils ne pouvaient pas trouver mieux, dis donc ! Helm a déjà eu le coronavirus et elle apprécie Tom, mais elle ne peut pas rester pour autant sur le cas, parce que ce sont les protocoles de l’hôpital. Ca va être chouette tout un épisode où Owen se charge d’un Tom hallucinant et parlant de son fils décédé.

Teddy appelle toutefois Amelia en renfort, et c’était bien agréable à voir, parce qu’Amelia nous fait du Amelia. Elle déballe donc son sac à Linc, lui révélant au passage qu’elle a couché avec Koracick, tout en laissant tout tomber pour justement aller le sauver. Pauvre Linc.

À l’hôpital, Amelia ne croise pas spécialement Owen, mais elle passe beaucoup de temps à s’occuper de Tom. Entre deux interventions pour ça, Amelia bavarde avec Teddy, qui gratte l’amitié autant qu’elle peut. Au secours. J’adorais Teddy, mais là, vraiment, elle est insupportable depuis quelques épisodes et je n’y arrive plus avec elle ! Elle tente donc de parler des enfants pour essayer de se faire une amie d’Amelia.

Cette dernière se débrouille plutôt bien pour se débarrasser d’elle, et ça finit par nous laisser Teddy en train de se confier à Tom. Elle lui raconte un peu sa vie et prend la décision de rester son amie malgré tout, et finalement, elle fait bien parce que Tom se réveille. J’aurais pu m’en passer, mais bon admettons. Ils reprennent leur amitié bien naze et tout va bien. Mouais, ce n’était pas à la hauteur.

> Saison 17

Grey’s Anatomy (S17)

Synopsis : Bim, le coronavirus frappe le Grey Sloan Hospital, qui avait clairement d’autres plans à gérer quand on l’a quitté pour la dernière fois, avec la naissance du bébé d’Amelia et Lincoln, un mariage possiblement annulé pour Teddy et Owen, un Andrew avec des problèmes de santé mentale et un Richard qui voyait une guérison miraculeuse d’un empoissonnement pour mieux larguer sa femme. Ouais, bon, la vie est toujours belle à Seattle !

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Station 19 : S01 | S02 | S03 S04

Pour commencer, la série me manque énormément et je n’ai pas envie de m’attarder sur l’introduction de cet article, histoire de plutôt me précipiter sur l’épisode… Et pourtant ! 17 saisons !  Ca mérite de s’arrêter un instant pour mesurer l’ampleur de la série sur nos vies. Une fois de plus, Ellen Pompeo laisse entendre que la série pourrait toucher bientôt à sa fin, mais personne ne veut ça, sérieusement. Certes, la saison précédente a eu du mal à passer et j’ai trouvé qu’on recommençait à se lasser comme en saison 10 ou 11… Mais je sais dorénavant qu’ils peuvent se relever et trouver de nouvelles manières de nous accrocher, parce que c’est ce qu’ils font à chaque fois. Avec une pandémie mondiale, ils ont probablement retrouvé l’inspiration, maintenant, il va falloir voir ce qu’ils en font et si ça vaut vraiment le coup. Station 19 m’a déjà donné quelques éléments de réponse, et j’ai un peu peur de ce que je vais regarder maintenant, parce que la glorification à l’américaine a eu du mal à passer dans ce début de saison 4 – ils méritent la glorification les médecins, ce n’est pas la question, j’ai juste trouvé ça mal amené.

Voir aussi : On en est où dans Grey’s Anatomy et Station 19 ?

Avant de critiquer trop sévèrement, je vais donc lancer l’épisode et voir si ça passe mieux au Grey Sloan… C’est largement possible, ce n’est pas la même série. Et puis, j’ai tellement hâte de retrouver les personnages. Ca va être dur de les voir déborder par les urgences, honnêtement.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

> Crossover : S04E01 – Nothing Seems the Same – 16/20

S17E01 – All Tomorrow’s Parties – 20/20
Autant la vision du covid dans Station 19 n’a pas réussi à me convaincre, autant dans Grey’s Anatomy, c’est une grande réussite pour ce premier épisode, qui parvient même à me faire oublier que certains personnages que j’adore sont sous-traités pour l’instant, voire même absents. Il y a deux heures pour la reprise, et il y a énormément à traiter, donc ce n’est pas si étonnant. Une belle réussite cet épisode, en tout cas, ça prouve que la série a encore plein de choses à raconter désormais qu’elle se fait le reflet d’une réalité bien difficile.
S17E02 – The Center Won’t Hold – 18/20
C’était moins bon comme suite parce que ça part en cacahuète avec une overdose de scènes que nous n’avons pas eu dans le premier épisode, par contre, vraiment, je n’étais pas du tout prêt pour certains passages de cet épisode. En deux épisodes, la série a réussi à me laisser sur les fesses deux fois, et vraiment, il était plus que temps que la série revienne. Je savais qu’elle me manquait… mais je n’étais pas prêt !
Performance de la semaine : Ellen Pompeo
S17E03 – My Happy Ending – 17/20
Il faut s’armer avant chaque épisode de cette saison, je pense, parce que la pandémie est un sujet difficile à aborder. La série le fait avec ses hauts et ses bas, mais elle parvient grâce à ça à nous balancer une belle gamme d’émotion, de la tristesse à la joie, en passant immanquablement par la fatigue. J’aime ces personnages, et j’ai l’impression que la série a encore beaucoup à nous proposer, contrairement à l’an dernier. Sinon, beaucoup d’anticipation de cet épisode, pour finalement peu, mais tout de même.
S17E04 – You’ll Never Walk Alone – 18/20
La crise sanitaire inspire les scénaristes, et face à la complexité et l’horreur du sujet, il y a vraiment de quoi faire. Le côté médical est peut-être mis trop de côté, mais ce n’est pas exactement nouveau avec eux, et je suis de toute manière là pour les personnages et leurs évolutions. J’aime beaucoup une grande partie des dynamiques de cette saison. Quant au covid19, bien sûr que c’est aseptisé et américanisé à l’excès, mais je n’attendais pas autre chose de la série !
S17e05 – Fight the Power – 16/20
Oh. Cette pandémie est un véritable enfer sur Terre, et la série nous en fait prendre conscience une fois de plus. C’est nécessaire, je crois, pour ne pas se bercer d’illusions sur le monde dans lequel nous vivons. Pourtant, il est certain que nous sommes dans une série pleine d’illusions, hein ! C’était un épisode un brin plus classique dans les évolutions qu’il propose, et il en propose !, mais une fois de plus, j’ai accroché et je trouve que ces épisodes fonctionnent et donnent un nouveau souffle à la série qui parvient beaucoup plus que les années précédentes à me toucher. Je finissais par être blasé des cas médicaux, je crois.
Crossover : S04E05 – Out of Control – 20/20
S17E06 – No Time For Despair – 17/20
L’épisode propose quelques bonnes surprises du côté des intrigues, avec un élément inattendu principalement, mais il ne parvient pas à tout gérer et à être à la hauteur de ce qui a été proposé dans Station 19. La série souffre de la comparaison avec son spin-off, et c’est rare ! Les intrigues de l’épisode n’arrivent pas à toutes se relier et à se concentrer sur l’ensemble des personnages de la série, ce qui fait que la mi-saison manque un tout petit peu d’un moment vraiment percutant et que certains manquent. Les cliffhangers sont bons, j’ai hâte d’être en mars pour la reprise, mais ça ne m’a pas forcément donné l’impression d’être devant une mi-saison.
Crossover : S04E06 – Train in Vain – 18/20
S17E07 – Helplessly Hoping – 16/20
Bon ben, pour son retour, la série nous fait du pur Grey’s Anatomy et ça a du mal à passer en milieu de saison comme ça. Avec tout un suspense sur une annulation possible de la série dans les semaines à venir, j’ai vraiment du mal à comprendre les scénaristes sur l’écriture de cette intrigue. Je ne suis pas le seul à ne pas comprendre en tout cas, mais je n’en dis pas plus pour ne spoiler personne. Encore une fois, en revanche, difficile de mettre une note à cet épisode.
S17E08 – It’s All Too Much – 17/20
Écoutez, l’épisode porte bien son titre et oui, c’est vraiment trop tout ça. On a beau avoir l’habitude avec cette série, force est de constater qu’il y a des scènes et des pertes qui fonctionnent pour venir titiller le canal lacrymal. L’épisode ne réinvente rien, mais il est exactement ce qu’il fallait après la frustration et l’énervement de la semaine dernière. Allez, la série continue… pour le moment.
S17E09 – In My Life – 12/20
Malgré tous ses efforts, qui sont vraiment très nombreux dans cet épisode, la série n’arrive pas à me réconcilier avec un personnage que j’aimais beaucoup et qui a été ruiné depuis quelques saisons. Je ne vois pas comment un demi-tour sera possible, même si les pistes proposées ici sont intéressantes. Cela me frustre, et ça me frustre encore plus avec cet épisode qui finit presque par être une parodie des dernières saisons. Il y a bien quelques scènes touchantes, mais elles sont principalement dans le passé du personnage, et ça n’excuse en rien son présent. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas pardonner, je sais. C’est un beau message, mais il faut aussi du changement et possiblement des remords sincères pour qu’on avance dans une relation, et là, on en manque encore avec les mêmes défauts qui surgissent encore et encore.
S17E10 – Breathe – 19/20
Je refuse d’aller au 20, parce que pour la première fois, j’ai compris à quel point ça pouvait être gênant ces séries qui parlent de la pandémie alors qu’on la vit encore, mais vraiment, le mélange des émotions dans cet épisode était parfait et je l’ai vécu à fond, après l’avoir craint pendant un certain temps, puisque j’avais été spoilé d’une partie de ce qu’il allait se passer. M’enfin, j’ai eu ma part de surprise et d’espoir dans cet épisode, alors…
Mini crossover : S04E10 – Save Yourself – 17/20
S17E11 – Sorry Doesn’t Always Make It Right – 15/20
La série repart sur un épisode plus routinier, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose, parce que c’est aussi pour ça que je l’aime. Je commence juste à m’inquiéter de son sort quand je vois qu’il ne reste que cinq épisodes et que, bon, je ne suis pas prêt du tout à dire au revoir à la série. Il est vraiment temps pour ABC de la renouveler là.
S17E12 – Sign O’ the Times – 15/20
Même si cet épisode rebondit sur le cliffhanger de Station 19, j’ai trouvé qu’il parvenait moins à prendre aux tripes – et ce n’est pas faute d’en montrer. On est finalement sur un épisode relativement classique de la série. Certaines scènes resteront marquantes et gravées en mémoire, mais elles ne concernent pas tellement les cas médicaux, juste la situation tendue aux États-Unis. Les scénaristes abordent avec beaucoup de recul l’actualité brûlante, mais ce recul était nécessaire pour que ça puisse être le reflet d’histoires vraies tout en permettant à tout un chacun de mûrir sa réflexion et grandir avec ces intrigues.
S17E13 – Good as Hell – 18/20
On change d’ambiance après le spin-off, mais l’épisode n’en est pas moins bouleversant en réussissant à gérer à merveille son ascenseur émotionnel. Les personnages et intrigues évoluent plus ou moins vite, bien sûr, mais ça reste parfaitement cohérent et agréable à suivre. J’ai envie d’une saison 18, franchement, même si je ne suis pas super fan de la fin d’épisode, manquant un brin de tact.
S17E14 – Look Up Child – 15/20
Je ne sais pas quoi en penser, principalement parce qu’à deux épisodes de la fin de saison tout ça prend une tournure de fin de série que je ne souhaite pas. Et puis, cet épisode recycle une idée de la saison précédente, je trouve, en arrivant moins à me convaincre. C’est peut-être là le principal problème : je n’arrive pas à voir ce que les scénaristes semblent s’accorder à voir. Frustrant.
S17E15 – Tradition – 17/20
Il y a beaucoup de petites intrigues au sein de l’épisode et toutes ne se valent pas, mais tout de même, il y a une vraie réussite dans l’équilibre général que tout cela prend. C’est un plaisir de revenir après quelques mois à la série avec cet épisode, parce qu’il est un bon mix de bien des émotions que j’adore. Et pfiou, il a une jolie pointe de nostalgie, aussi !
S17E16 – Still Standing – 16/20
Ah, je n’aime pas la structure de cet épisode, un classique pour cette série, mais un enfer pour la critique, à chaque fois ! Cela dit, force est de constater que ça fonctionne à merveille et que chaque personnage évolue toujours beaucoup quand c’est comme ça. Et comme les scénaristes craignaient une fin de série, il fallait faire avancer tout le monde et débloquer des personnages coincés dans des intrigues depuis un moment, alors hop, fast forward !
S17E17 – Someone Saved My Life Tonight – 16/20
À l’image de cette saison, cet épisode permet d’atteindre assez naturellement la conclusion de certaines intrigues, tout en laissant des pistes ouvertes pour la suite. On sent tout de même qu’il y avait incertitude sur le renouvellement, et on imagine assez bien ce qui a été modifié au dernier moment pour garder de l’intérêt pour la saison 18. Un bon travail scénaristique, donc, et une saison convaincante en ce qui me concerne.

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Ma première série procédurale (14/16)

Salut les sériephiles,

On continue aujourd’hui comme tous les samedis la saga d’été qui approche petit à petit de sa fin sur les premières fois de sériephiles. Et oui, je commence un peu à être à court de sujets originaux et il va être temps tout de même de laisser place les samedis à une autre série d’articles… Mais avant d’en arriver là, il reste quelques premières fois à évoquer avec vous. Aujourd’hui, je vais ainsi revenir sur les séries procédurales, ces séries policières où chaque épisode boucle l’intrigue en cours et où peu de choses avancent d’un épisode à l’autre…

C’est un format de série que j’ai détesté pendant des années avant d’y revenir l’an dernier (et un peu avant avec Lucifer, ma foi), mais par où ai-je commencé ? Sans la moindre surprise, ce fut avec…

NCIS

Yep. Je n’aime pas les séries procédurales, parce qu’elles ne m’apportent pas de satisfaction sur le long terme : j’aime voir les personnages évoluer, changer, résoudre un problème sur le long terme. Tout l’inverse de ce que veulent ce type de séries qui fidélisent en proposant toujours la même formule, à peu de choses près. Seulement voilà, NCIS, c’était sympa pour l’humour des premières saisons (qui vieillit très, très mal, merci Dinozzo) pendant les pubs de la Star Ac’ voyez-vous. Oui, oui.

Et puis, un jour, pendant la pub, j’ai vu la toute fin de saison 2 de la série. Bon, là, attention, spoilers si vous n’avez jamais vu NCIS, mais pour rappel, le cliffhanger de cette saison 2 est hyper choquant pour l’enfant que j’étais, avec mon personnage préféré qui se prend une balle en plein crâne au moment même où elle fait une petite blague sur la durée de vie d’un agent du NCIS et juste, c’était horrible. T’es partie trop tôt.

Kate Todd Rizzoli And Isles GIF - KateTodd RizzoliAndIsles SashaAlexander -  Discover & Share GIFs
La première d’une longue série de femmes disparaissant subitement dans la série, hum, quelque chose à nous avouer CBS ?

Là-dessus, vous allez vous dire, « OK, mais donc ton premier procédural, c’est d’avoir regardé des scènes pendant la pub ? ». La réponse est non, évidemment : le masochiste en moi s’est dès lors fasciné pour NCIS qui avait osé faire une telle scène et a délaissé la Star Ac – faut dire, ça aussi, ça vieillissait mal après Grégory ; lui aussi parti trop tôt.

Quand la saison 3 est arrivée sur M6, j’ai donc commencé à la regarder, et comme tout le monde, malgré toutes mes réticences, j’ai adoré découvrir le personnage de Ziva David (et son téléphone rouge). A force de rediffusions, j’ai aussi rattrapé les deux premières saisons et comme j’ai commencé par cette scène centrale autour de Kate, j’étais à fond dans l’intrigue Ari. Dès lors, mes vendredis soirs étaient consacrés à NCIS.

Meilleurs GIFs Ncis Hacking | Gfycat
N’essayez pas chez vous, c’est parfaitement impossible.

Plus je vieillissais, moins j’accrochais, mais ce n’était pas bien grave. Ayant une télé dans ma chambre, les séries procédurales de M6 me servaient de fonds sonore… Au lycée, j’avais des DS chaque samedi matin. Ben chaque vendredi soir, j’étais devant NCIS avec un cahier à portée de main pour réviser pendant les pubs où les scènes chiantes. En quittant la maison, j’ai abandonné ma télévision et j’ai laissé tomber les séries procédurales. NCIS en a fait les frais autour de ses saisons 7 et 8, surtout que bon, je trouvais ça moins prenant que toutes les autres séries que je regardais enfin en streaming. N’ayant plus que le streaming dans ma vie pour voir des séries à cette époque, ça me paraissait logique de la laisser tomber !

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Il faut dire aussi que je n’ai jamais accroché plus que ça à Gibbs (je vais me faire attaquer dans mon sommeil pour avoir écrit ça, c’est ça ?) et que Tony me saoulait de plus en plus à mesure que je vieillissais.

La suite de ma vie me donne tort apparemment, puisque j’y suis revenu ces dernières années, avec The Rookie (un faux procédural finalement car les personnages évoluent) et avec… la saison 17 de NCIS. De toute manière, je n’ai jamais perdu de vue la série puisque je regardais tous les épisodes importants sur les arrivées et départs de personnages, en me disant à chaque fois qu’après tout, la série avait encore des choses à revendre (petit spoiler saison 17 ensuite).

ziva david | Tumblr

Franchement, j’ai bien aimé cette saison 17 et je pense bien voir cette saison 18 aussi ; dans le train ou en mangeant, parce que ça passe bien. OK, je suis revenu à la série en tombant dans le panneau du retour de Ziva (c’était un charmant panneau après tout), mais je me suis attaché aux nouveaux personnages – y compris à quelqu’un qui va quitter la série en saison 18, je suis dégoûté d’avance).

16x13 | Tumblr

Tout de même, ce premier procédural a eu un chouette destin avec moi. Bones n’a pas eu cette chance par exemple, j’ai arrêté en quittant la maison familiale et basta…

kasie hines | Tumblr
J’aime particulièrement la manière dont la série réussit à introduire des nouveaux personnages, même si c’est toujours pour instaurer la même dynamique et énergie, ça marche bien.

Voir aussi cet article sur l’interprète de Jimmy Palmer dont je n’ai pas réussi à foutre de gif dans l’article (et sorry Ducky, Léon, Jenny et tous les autres là, 17 saisons, c’est too much pour « 500 mots ») : Brian Detzer (#84)