Zoey’s Extraordinary Playlist – S02E06

Épisode 6 – Zoey’s Extraordinary Reckoning – 17/20
Les bonnes intentions sont plus que visibles avec cette série et particulièrement avec cet épisode… mais ça ne m’empêche pas d’être un brin sceptique face à certaines scènes. Le message que la série veut faire passer est le bon, par moments, c’est très réussi… à d’autres, je ne sais pas, j’ai eu l’impression que ça en faisait peut-être un peu trop, histoire de se faire bien voir quand, clairement, il y avait des problèmes aussi avec la saison 1.

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Spoilers

Simon is a black man.

L’épisode reprend juste après la conférence de presse, et c’est une excellente idée, même si ce n’est pas hyper crédible d’avoir Simon qui n’est pas confronté à une tonne de questions dérangeantes. Zoey lui court après dans l’ascenseur, mais elle est en trop : elle n’a pas écouté le cœur du problème dans l’épisode précédent, donc elle peut ravaler ses excuses, finalement.

Forcément, Zoey est confuse par rapport à tout ce qu’il se passe, et c’est donc à Mo et Max qu’elle raconte sa journée. Mo est très fier d’apprendre que Simon a fait tout ça, même si Zoey est plus stressée que ça et regrette de ne pas avoir su écouter plus tôt, préférant se droguer avec le PDG de sa boîte. Ca, c’est plutôt une bonne manière de remettre Zoey sur la bonne voie et de remettre tout le monde sur la même page. Moi, j’aime qu’elle se sente like sh*t en début d’épisode, parce que le générique nous censure l’injure, ce qui me donne totalement un point du Bingo Séries, mais je le savais déjà en rédigeant la grille que je l’aurais facilement…

En plus, Mo considère que ça pourrait être un avantage pour leur compagnie de savoir que Zoey est désormais très pote avec le PDG. Max n’est pas trop heureux vis-à-vis de la drogue, mais il ne dit rien, et il se montre sceptique à l’idée de demander de l’argent à un caractère si extravagant… Zoey leur organise toutefois un rendez-vous avec son PDG, parce que pourquoi pas, puisqu’il est désormais son ami qui lui envoie tout le temps des SMS.

En revanche, il accorde uniquement trois minutes à Mo et Max, mais ils n’ont pas spécialement besoin de plus de temps pour le convaincre. La démonstration n’est pas ouf, puisqu’il y a un bug technique… mais il accepte tout de même de les financer. MaxiMo va donc pouvoir voir le jour, c’est plutôt chouette comme nouvelle.

Pour régler le problème technique, Max décide de retourner voir ses anciens collègues… mais il ne tombe pas exactement sur ceux qu’il souhaitait voir, juste sur Tobin, Leif et Mackenzie. Ceux-ci mettent de côté leur travail pour aider Max à trouver la solution – et c’est Tobin qui y parvient finalement. Quant à Zoey, elle ne dit rien de voir son équipe ne pas travailler. Je veux bien un manager comme elle, moi !

À l’inverse de l’épisode précédent, Zoey décide en tout cas de passer plus de temps à écouter les problèmes des autres. Humph. Elle en fait trop, je pense, et organise ainsi une réunion pour écouter ses employés du quatrième étage sur les problèmes de racisme. C’est super gênant comme démarche, ça ne peut qu’être voué à l’échec. Et ça ne manque pas : Leif est celui qui commence à en parler et il est vraiment gênant dans son discours – même s’il a la bonne idée du totem qui, bien que ridicule, a tendance à fonctionner.

La réunion tourne à la catastrophe, avec tous ceux qui ne savent pas quoi penser, les blancs qui racontent de la merde et se mettent en avant pour leur ouverture d’esprit, puis la nana qui préfère parler d’écologie et de ses fiançailles. Les quatre personnes noires de l’étage ne sont toutefois pas si ravies de la tournure des événements, contrairement aux collègues félicitant la nana blonde. Les scénaristes jouent quand même une carte un peu gênante des clichés pour montrer une opposition entre les noirs et les autres…

J’ai aimé la chanson, en revanche, c’est juste qu’à vouloir régler le problème comme ça… Je ne sais pas, j’ai l’impression que la série en fait des caisses pour se dédouaner des problèmes qu’elle a elle-même. Mieux vaut tard que jamais ? Simon n’est pas ravi de ce qu’il est en train de vivre en tout cas. À la fin de sa chanson, Zoey tente de lui donner la parole, mais ça tombe à plat. Et moi, j’étais déçu que les scénaristes n’ajoutent pas Tobin à cette chanson, parce qu’il semblait gêné par ce que disait Leif, mais ça n’allait pas plus loin… au départ, en tout cas.

Heureusement, Zoey finit par couper court à ce désastre de réunion, puis se retrouve donc à expliquer à Simon qu’elle n’avait pas envisagé les choses comme ça et elle en fait beaucoup trop pour être là pour lui, mais en fait, ce n’est toujours pas la bonne manière de l’écouter, en fait. Elle cherche désespérément comment s’excuser, avec des SMS à la chaîne, en vain.

Le PDG décide quant à lui de faire en sorte que Simon reprenne la parole en public pour dire qu’il regrette ce qu’il a annoncé publiquement. Ce n’est jamais que son point de vue : voilà un discours que la compagnie peut encaisser, s’il veut garder son poste. Le reste, en revanche… Par contre, bien sûr, c’est à Zoey de l’annoncer à Simon, pas à quelqu’un d’autre.

Tss. Perdue et ne sachant comment aborder le sujet avec Simon, Zoey se tourne vers… Mo. Alors bien sûr, Zoey se tourne toujours vers Mo, hein, mais là, ça passe mal, parce qu’elle demande à son pote noir comment parler à son autre pote noir… Zoey fait tous les faux-pas possibles, et en même temps, c’est assez cohérent avec le personnage.

Le problème, c’est que la série fait aussi des faux pas, en ajoutant des personnes de couleur juste pour cet épisode, histoire d’avoir des danseurs avec Mo par exemple. Est-ce vraiment mieux, finalement ? Bon, Mo est vexé de voir que Zoey lui demande des conseils, encore, et la chanson est cool. La scène permet aussi une prise de conscience supplémentaire pour l’héroïne de la série, qui s’en tire finalement avec un compliment pour Mo, mais bon.

Zoey finit par retourner au boulot parler à Simon, et j’ai trouvé ça très triste de la voir s’enfoncer comme ça et lui expliquer qu’elle n’est pas d’accord, mais qu’il devrait se rétracter. Si elle se dit être seulement la messagère… ce n’est pas le cas aux yeux de Simon. Il se retrouve à devoir lui expliquer en quoi être la messagère de ce message, c’est déjà l’approuver, surtout dans la manière dont elle l’aborde – ça aurait été autre chose de lui présenter les choses en les désapprouvant et en voulant trouver une autre solution ; là, elle désapprouve… mais lui dit de le faire.

Bien sûr, Simon lui explique ensuite le racisme, qui est loin du sexisme auquel elle a pu faire face. Là, je pense que les scénaristes en font trop par rapport à Zoey, qui sait tout ça, mais pas tellement pour nous, l’audience ? Ce type de discours ne fait jamais de mal de toute manière. En plus, elle a quand même un sacré bureau à partir de rien d’autre que son amitié avec Joan, donc c’est bien de faire prendre conscience à Zoey des privilèges qu’elle a.

En plus, j’ai aimé la conclusion sur les méfaits que peut faire l’idée de « colorblind » dans le monde, parce qu’on m’a biberonné à ça pendant des années, mais il est très clair que ça ne fonctionne pas non plus de supprimer une partie de la personnalité d’une personne – et le monde semble commencer à s’en rendre compte depuis quatre ou cinq ans. Tout cela motive finalement Zoey à avoir une conversation vraiment honnête avec le PDG.

Zoey lui fait alors comprendre qu’il est aussi le problème, ce qui se termine par de mauvaises réactions de sa part, puisqu’il ne voit pas en quoi il est le problème : il n’a pas inventé le racisme après tout. Tss. Au moins, cette fois, Zoey se comporte comme il faut, et ça change de ce début d’épisode. On en arrive au moment où elle doit devenir la solution, pas une partie du problème.

Par contre, elle ne pouvait pas être la solution unique, ça aurait été hyper dérangeant pour tout le monde et pour le message de l’épisode. Ainsi, la série prend finalement le temps de s’occuper de Tobin, et ça me fait sacrément plaisir. Il était temps, franchement. Et bizarrement, sa chanson m’a beaucoup plus touché que celles de Simon, parce que justement, ça vient de Tobin qui est toujours là pour faire des blagues et être la bonne ambiance de la boîte… alors qu’il souffre de n’être que l’indien de service aux yeux d’un grand nombre de ses collègues.

C’est une blague qui déclenche sa chanson et cette fois, Zoey refuse d’ignorer le problème. Elle décide de lui parler et de le confronter vraiment sur ce qu’il ressent – et il n’a pas envie d’aborder ça avec elle, forcément. Elle l’accepte, mais la porte étant ouverte à la conversation, Tobin finit par avoir un très joli moment à déballer ce qu’il a sur le cœur… avant d’expliquer à Zoey qu’il n’a pas l’intention d’en parler publiquement pour autant.

Bien sûr, on l’a vu dire à Simon qu’il était d’accord avec lui et le soutenait, bien sûr, on sait ce qu’il pense vraiment, mais bien sûr qu’il calcule les risques et ne se sent pas à l’aise à l’idée d’en parler. Tobin s’excuse même de ne pouvoir venir en aide à Zoey… et il m’a fait tellement plus de peine que Simon, parce que c’est un personnage qui est écrit comme ça dans la série et que les scénaristes ne considèrent quasiment que par ce prisme. En plus, il se retrouve à s’excuser alors que le problème ne vient toujours pas de lui ? J’étais si frustré.

C’est beau comme ils arrivent à me faire aimer un personnage qui me tapait sur le système à l’origine – et qui continue de le faire régulièrement, en plus.

De son côté, Simon se retrouve à se confier à Mo, qui continue de s’occuper de l’immeuble de Zoey, on avait tendance à oublier qu’il avait déjà un boulot, dis-donc. La scène était jolie… mais interrompue par Zoey ; parce qu’il faut bien qu’elle rentre chez elle (surtout dans cet épisode qui se fait sans sa famille tant il y a de choses à gérer – pourtant, le point de vue d’Emily aurait été le bienvenu !). Zoey prend le temps de s’excuser auprès de ses amis qui lui ont ouvert les yeux, et Simon lui annonce sa décision… de démissionner.

Humph. Je me doutais bien que ça n’allait pas être le cas, mais c’était frustrant de nous présenter ça comme la seule option viable pour le personnage, même pour quelques minutes. Zoey ne fait en effet pas de speech cette fois, elle décide simplement d’apporter son soutien à Simon, comprenant qu’il doive faire ce qui est le mieux pour lui.

Fort heureusement, le lendemain, Tobin a finalement parlé… sur les réseaux sociaux. Quand Zoey l’apprend – grâce à Mackenzie – elle décide donc d’interrompre l’entretien qui a lieu entre Simon et le PDG, persuadée que Simon est en train de démissionner. Oh, on sait bien que ce n’est pas le cas et qu’évidemment, ils sont en train de parler des réseaux sociaux s’enflammant sur ce problème, et finalement, ça ne fait que souligner un problème supplémentaire de Zoey.

Quant à Tobin, je suis content pour lui, mais le gag comme quoi il se retrouve à draguer des nanas… Eh, j’ai toujours du mal à voir Tobin comme un personnage hétéro, je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça depuis le début de la série. Bref, tout est bien qui finit bien pour tout le monde en tout cas : le PDG décide un temps de se présenter en white savior mais en est empêché par les autres, j’ai aimé que la série réussisse à nouveau à donner un rôle comique à Tobin malgré tout ça, puis finalement Simon, Zoey et Tobin sont donc invités pendant la réunion des investisseurs de la boîte par le PDG, et j’ai aimé la scène où Simon s’énerve en plein milieu de la réunion… mais ça reste du grand n’importe quoi. Disons que c’est une série qui simplifie vraiment les choses quand on sait que dans un tas de boîte, ça finirait en des démissions forcées.

Mais tant mieux, c’est bien d’avoir une représentation positive à la télévision, aussi excessif que cela puisse paraître. C’était chouette, et c’était chouette d’avoir ensuite Mo qui fait une fête à MaxiMo pour célébrer ça. Pouvait-on par contre finir sur plus cliché que Simon qui chante Tightrope ? Probablement pas. C’était toutefois fun d’avoir Mo et la journaliste qui se mettent à chanter aussi, parce que vraiment, il y a de sacrées voix dans le casting.

Restait un silence gênant à régler entre Simon et Zoey, et ça se termine bien, avec un Simon se disant soulagé auprès de Zoey. Plus qu’à espérer de vrais changements par la suite, alors, parce que tout ça me laisse une drôle de sensation : OK, on a parlé du problème pendant un épisode, mais la solution proposée n’aura pas tellement d’impact sur la série, à part l’introduction d’un personnage qui semble régulier. Je sens qu’il y a des efforts dans l’écriture de la diversité depuis ce début de saison, mais là, ça donnait une impression de « regardez comme on est ouvert et comme on fait bien les choses » qui ne doit surtout pas rester passagère… surtout pas lorsqu’ils ne reconnaissent pas spécialement les problèmes de la saison 1 dans cet épisode.

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9-1-1 Lone Star – S02E04

Épisode 4 – Friends with Benefits – 17/20
Je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans l’entre-saison, mais je trouve que cette saison 2 est bien meilleure. Elle s’attarde davantage à construire ses personnages et elle le fait bien, même si elle continue d’aller autant que possible à fond dans certains stéréotypes… Cet épisode a tout de même l’avantage de rééquilibrer l’ensemble et de proposer des histoires qu’on ne voit pas assez souvent à la télévision, en trouvant la note juste pour le faire. J’ai vraiment bien aimé, donc.

Saison 2


Spoilers

Oh… I didn’t feel a thing.

Une soirée-jeu avec un semblant de Time’s up ? Euh… Pourquoi pas ! C’était sympathique, même s’ils ont l’air long à trouver des mots et qu’ils finissent par être sacrés vainqueurs quand même. Ils ? Eh bien, Owen et son ex-femme. Oui, ils sont de retour en couple – même s’ils se rendent compte qu’ils sont surtout mieux en tant qu’amis avec des bénéfices – et sont donc là pour une soirée entre amis avec Judd, Grace, Vega et son mari. Soit. C’était mignon, mais ça manquait de TK et Carlos.

Il faut dire qu’ils étaient occupés ailleurs, eux, préférant aller assister à un match de roller-derby maintenant que Marjan s’y est mise. Il y a des interventions qui vous changent une vie, apparemment. Cela dit, la vie de Marjan est surtout bouleversée depuis qu’elle a douze ans : elle s’est en effet fiancée avec un certain Salim… dont elle n’avait jamais parlé à personne avant. Cela pose évidemment un souci à tous ses amis, surtout que Paul imaginait que Salim était simplement un stalker de Marjan.

Mateo imaginait plutôt que c’était son frère, mais le vrai problème vient du fait, finalement, que comme c’est son fiancé, il y a un mariage à venir un jour ou l’autre. Mateo comprend donc qu’elle risque de repartir plus vite que prévu à Miami, et ça, ça les rend tous tristes.

Ils sont heureusement divertis par des considérations plus générales sur le mariage, c’est déjà ça. En effet, Marjan a la théorie que le taux de divorce moins élevé des mariages musulmans vient du fait qu’ils pensent que l’amour se construit, contrairement aux occidentaux voulant être amoureux le jour du mariage. J’aime bien cette vue d’esprit, hein, mais bon, il y a aussi moins de divorce pour des raisons culturelles qui font que c’est moins bien perçu…

Bref, forcément, avec tout ça, on enchaîne sur un mariage où quelques personnes portent des masques… mais tous les autres, non ? Je ne comprendrai jamais l’espèce humaine, je crois. Quelques masques permettent suffisent à nous rappeler qu’on est en pandémie apparemment. Malheureusement, la mariée n’est pas très fidèle, et ça se voit dès le discours du témoin qui est clairement amoureux d’elle, lui vomissant dessus pour bien lui gâcher son mariage.

Pardon, le truc, c’est que ça finit en intoxication alimentaire pour tout le monde, avec même une personne qui vomit sous son masque, la pauvre. Pour avoir vu ça en vrai, ça fait de la peine. Quelle panique, en tout cas. Le plus beau jour de leur vie tourne au cauchemar quand tout le monde s’enfuit en vomissant et que leur tente s’effondre sur eux.

Les mariés ont ensuite la chance de se retrouver coincé sous la tente. Le mari se retrouve donc avec les jambes coincées sous des barres métalliques, avant de découvrir que sa nouvelle femme est enceinte… alors qu’elle est censée être vierge et attendre le mariage, tout comme lui. Le pauvre mari est donc cocu avant même d’avoir consommé son mariage.

Marjan en profite pour souligner que ce n’était pas un bon match de couple, tout ça, mais j’ai du mal à voir en quoi ce qui se déroule lui donne vraiment raison. De toute manière, le reste de l’épisode finit par lui donner tort : elle aussi attend pour rien en se préservant, parce que Salim se lasse de plus en plus de ses fiançailles qui n’en finissent pas. Voyant bien qu’elle a désormais une vie loin de Miami et qu’il a lui-même fort à faire dans son école de dentiste, il propose à Marjan de rompre les fiançailles.

Outch. Il le fait en plus en l’invitant dans un restaurant classe et sans chaperon, ce qui fait que Marjan envisageait plutôt qu’ils allaient se diriger vers un mariage plus rapide que prévu – n’en déplaise à Mateo.

Oui, mais Salim a rencontré quelqu’un d’autre, une Madison dentiste, alors Marjan se retrouve à ne pas pouvoir se marier avec… celui qu’elle aime. Ouep, maintenant qu’elle est larguée, elle se rend compte qu’elle est amoureuse de lui. Elle s’en confie fort heureusement à Paul et Mateo qui sont de bons conseils : ils lui font remarquer qu’elle doit absolument dire à Salim les sentiments qu’elle ressent pour lui, car les regrets la boufferont vivante.

Elle se rend donc à l’hôtel de Salim pour lui parler vraiment, de cœur à cœur. Et elle fait bien, parce qu’il l’embrasse aussitôt qu’elle lui dit qu’elle est amoureuse de lui. Mauvaise réaction, monsieur. C’est extrêmement bien écrit tout ça, parce que Marjan ne voit pas comment elle pourrait être en couple avec Salim, ce type qu’elle aime mais qui est incapable de respecter ses engagements… ou les gens autour de lui, vu comment il traite de Madison. Ils auront au moins eu un baiser avant de se rendre compte que leur timing de leur relation ne fonctionne pas…

Je tiens à dire que je m’attache de plus en plus à la série et ses personnages, parce que cette saison 2 renverse la tendance : au lieu de s’attacher aux cas de la semaine, on fait évoluer les personnages, et ça marche bien mieux. Côté écriture du scénario et blagues, c’est aussi rudement plus efficace : on se retrouve ainsi avec de très bonnes répliques sur le « red wedding » ou les « 50 shades of Grace ». Grace est un personnage largement sous-développé cette saison, mais j’ai adoré le focus sur elle dans cet épisode : elle se retrouve à devoir aider un homme masochiste coincé dans une position improbable qui doit absolument se libérer pour faire une injection d’adrénaline à sa dominatrice, piquée par des guêpes.

Il était très drôle de voir Grace avoir la présence d’esprit de devenir elle-même la dominatrice de l’homme, et encore plus drôle d’avoir la réaction de ses collègues. La situation reste crédible, on a de la peine pour cette homme forcé de se déboîter l’épaule, mais on est heureux de savoir que tout finit bien pour eux. C’était une idée efficace, et il n’y a pas besoin d’avoir beaucoup plus.

 

On retrouve enfin Tarlos dans cet épisode, et les scénaristes se concentrent sur leur couple de manière sympathique. Bon, TK se fait draguer par un barman, ce qui provoque la jalousie de Carlos. Il est très attaché à son mec et se montre bien jaloux… par contre, il ne l’assume pas tant que ça face à ses parents.

C’est un peu gros, mais en allant faire des achats de plantes ensemble, TK et Carlos tombent sur les parents de ce dernier, qui est clairement encore dans le placard. Soit. Disons que c’est le genre de choses qui me semblent être discutées avant d’aller acheter des plantes ensemble dans la même ville que les parents, mais bon, soit. TK prend très mal d’être présenté comme un ami, en tout cas. Il prend super mal d’être présenté comme un ami de boulot et surtout super mal qu’il ne corrige pas sa mère quand elle se trompe de prénom en parlant à TK.

Et ça lui fait mal, ce qui est bien logique, parce qu’il a d’un coup l’impression de ne pas être si aimé que ça. L’intrigue résonne plutôt bien et est intéressante, même si ça mène à une dispute de couple que j’aurais aimé ne pas avoir à subir – on les voit plus se disputer et être en froid depuis le début de la série qu’ensemble en tant que couple heureux, c’est triste.

TK refuse de passer pour un simple ami, surtout quand Carlos insiste pour lui dire que, si, il est bien out auprès de ses parents. Bon. Ceux-ci ont probablement deviné ce qu’il en était à ce stade, mais ça n’empêche que TK est vexé, et ça peut se comprendre. Les beaux-parents, quelle plaie ! Et pas que ceux de TK, d’ailleurs.

Oui, parce que ce dernier fait l’erreur de s’en confier à ses parents, qui sont eux-mêmes en pleine dispute et finissent par ramener le sujet à eux quand ils comprennent que TK a peur de n’être qu’un ami avec bénéfices de Carlos. C’est marrant et plutôt bien écrit de voir les parents conseiller le fils en se mettant plus ou moins d’accord eux aussi. Le vrai problème d’Owen et son ex, c’est que la spontanéité est ce qui a ravivé leur flamme et qu’Owen n’est pas très psychologue. Son ex-femme veut redéfinir pour de bon leur relation, et ça lui fait peur.

Sur les conseils de Judd, il décide donc d’avouer une nouvelle fois son amour à son ex dont il va vraiment falloir que je cherche et retienne le prénom à un moment. Déjà, parce que ce n’est plus son ex-femme, et ensuite parce qu’il la redemande en mariage. Certes, elle refuse, mais ça n’empêche qu’elle a quand même besoin de savoir ce qu’est leur relation exactement, parce qu’elle est… enceinte. J’ai beaucoup ri, je ne m’y attendais pas du tout. Et Owen non plus.

Autrement, le soir, TK décide tout de même de revenir voir Carlos et, même s’il a la clé, il décide de frapper, faisant craindre le pire pour Carlos qui a l’impression qu’ils ont rompu… sauf que le pire est encore à venir : TK ne se sent pas en sécurité affective auprès de Carlos et donc il continue de penser que leur relation auprès de ses parents n’est pas la bonne.

Carlos a toutefois les bons mots pour expliquer à TK que ses parents ne sont pas parfaits et que, même s’ils acceptent son homosexualité, ils ne sont de toute évidence pas encore prêts à le voir en couple ou à affronter ce qui reste un problème pour eux. Le couple en ressort bien plus fort : TK affirme à Carlos qu’il sera là pour lui peu importe comment il le présente, parce qu’il est à fond dans cette relation et qu’il est important que Carlos puisse lui aussi se sentir en sécurité dans cette relation – tout ne tourne donc pas autour de TK et sa sécurité à lui dans la relation. Eh, c’était étonnamment bien écrit tout ça, et plutôt surprenant venant de cette série.

Les trois relations amoureuses au cœur de l’épisode sont vraiment sympathiques, parce qu’on ne les voit que très peu dans les séries (bon, celle d’Owen un peu plus tout de même) et rarement traitées comme cela. C’est un peu expéditif en un épisode, mais ça fonctionne. Et la conclusion de TK comme quoi de toute manière rien ne reste jamais tout à fait pareil ? Douloureusement vraie.

Saison 2

 

The Haunting of Bly Manor – S02E09

Épisode 9 – The Beast in the Jungle – 14/20
Je suis peut-être un brin méchant avec cette fin de saison, mais vraiment, j’ai trouvé ce dernier épisode plutôt décevant après tout ce que la série avait voulu construire. On s’éloigne un peu trop du sujet d’origine, les choses sont réglées bien vite pour proposer une dernière histoire qui n’a plus grand-chose à voir avec la série et qui ne m’a pas passionné autant que ce qu’ils semblaient le vouloir. Pas grave, j’ai aimé la saison quand même, c’est le principal !

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Spoilers

It’s you. It’s me. It’s us.

Hannah est morte, et maintenant, elle veut rester pour l’éternité avec Owen, dans son premier souvenir avec lui. Elle l’avait trouvé charmant et elle le lui explique. J’adore le personnage d’Hannah, mais ce n’est toujours pas ce que j’ai envie de voir quand ça fait deux épisodes qu’on nous laisse sur le même cliffhanger, quoi. Il faut savoir faire attention à ne pas abuser sur l’attente.

En tout cas, Owen est vraiment quelqu’un de bien, même quand il est coincé dans le souvenir d’Hannah. C’est lui qui demande à Hannah d’enfin intervenir et de faire en sorte de le prévenir du danger et de sauver tout le monde. Hannah se débrouille donc pour redébarquer au manoir pile au moment où Dani se fait embarquer.

Elle n’est pas très efficace par contre, elle n’arrive pas à se faire à l’idée qu’elle est morte apparemment. Déjà, elle renvoie Fiona à l’intérieur, ce qui n’était pas super malin, mais en plus, elle ne sert à rien pour bloquer le passage de Viola. Celle-ci nous embarque Dani à l’étage de la maison, en l’étranglant toujours, et je suis impressionné par le souffle que doit avoir Dani.

Elle emmène donc Dani jusqu’à la fameuse chambre, où Flora décide de sauver sa nourrice préférée en prenant la place d’Isabel sur le lit. Et ça fonctionne : elle prend dans ses bras Flora et l’embarque, lâchant aussitôt Dani, à bout de souffle. Dani n’arrive pas encore à sortir de la chambre, alors Flora semble perdue, surtout qu’Hannah ne réagit pas.

Oh, sur son chemin, Viola croise bien Miles ou Rebecca, mais personne ne tente d’aider la petite fille. Finalement, c’est son père biologique qui débarque pile au bon moment qui est celui avec la meilleure chance de l’aider. Il était temps que quelqu’un fasse quelque chose pour elle. Oui, mais non, Viola est loin de se laisser faire. Elle tue sans hésiter un seul instant l’oncle Henry. Franchement, je m’attendais à autre chose. Je m’attendais à Jamie, et celle-ci finit enfin par débarquer, avec Owen, mais c’est un peu tard.

Je veux dire, même Dani a eu le temps de redescendre dans le jardin et de rejoindre le lac. Heureusement d’ailleurs ! Viola est en train de s’y noyer avec Flora, qui se laisse finalement faire, se faisant absorber dans ses souvenirs grâce à une Rebecca qui lui propose ça pour l’aider. Heureusement, Dani débarque donc et récite le petit poème que les enfants répètent depuis un moment permettre aux fantômes de fusionner avec eux.

Viola se retourne et accepte l’invitation de Dani, et elle libère au passage tous les esprits qui étaient coincés dans la maison, y compris le fantôme au chapeau, qui n’était rien d’autre que le fantôme du médecin avec son masque de la peste. Tout n’est pas bien qui finit bien pour autant : Hannah disparaît au passage, ayant tout juste le temps de dire à Henry où est son corps. L’avantage, c’est que Henry est sauvé par un massage cardiaque d’Owen.

Ce dernier épisode nous laisse tout de même avec quelques questions, notamment lorsqu’il est révélé que Jamie et Owen ont tout deux fait un rêve horrible les ramenant au manoir. Peut-être que tout ça sera expliqué dans la suite ? Pour le moment, il faut déjà enterrer Hannah et nous dire qu’Owan continuera de l’aimer encore et toujours. On a aussi une scène où l’oncle accepte de s’occuper de ses neveux (enfin, il y en a un qui est sa fille) et la certitude que l’air est redevenu plus léger à Bly.

L’air oui, mais pas Dani. Elle confie à Jamie qu’elle sent à présent le fantôme en elle. C’est assez logique, le fantôme est entré en elle après tout. Certes, elle était à moitié effacée et n’avait plus de souvenirs, mais elle est encore là. Qu’importe à vrai dire, Jamie lui explique que l’essentiel est de continuer à vivre. Alors qu’Henry s’en va pour les États-Unis avec ses neveux, les deux femmes décident alors de devenir fleuristes aux États-Unis également. Oui, elles décident de prendre la vie un jour à la fois, et ça les fait tenir un an en couple.

Elles sont si amoureuses l’une et l’autre, c’est tout mignon. La deuxième année passe, la troisième aussi, la cinquième aussi… et elles vivent une jolie vie en couple. Dani finit donc par retrouver la paix intérieure qu’elle avait peur de ne jamais avoir. Malheureusement, ça ne peut être éternel, la paix. Ainsi, le jour où elle prévoit de demander Jamie en mariage, Dani aperçoit dans le reflet de la vitrine une femme sans visage : Viola. Et elle ne sait même pas que c’est Viola en plus.

Malgré ce signe de mauvaise augure, Dani propose à Jamie de se marier, parce que c’est ce qu’elle voulait faire et qu’elle ne sait pas combien de temps il leur reste. Bien évidemment, Jamie accepte… Les deux femmes se rendent alors en France pour fêter la bonne nouvelle avec Owen qui leur explique que les enfants ont tout oublié de Bly. Ils ne savent plus qui est Hannah, même s’ils reconnaissent son visage. Et c’est tout. Enfin, pas tout à fait : Dani n’est pas heureuse de l’apprendre, surtout qu’elle continue d’apercevoir le reflet de son fantôme.

La pauvre. Elle ne peut même plus faire la vaisselle tranquille, d’ailleurs. Finalement, Dani finit par enfin confier à Jamie qu’elle voit à nouveau le fantôme de Viola, une femme sans visage. Jamie fait tout ce qu’elle peut pour convaincre Dani que tout ira bien pour elles et qu’elles ont encore de nombreuses années à vivre… mais on sait bien que non, sinon la série serait déjà terminée.

Plus tard, Jamie rentre chez elle avec un papier d’union civile, en attendant le droit de se marier, mais c’est pour mieux découvrir que sa femme va de plus en plus mal. Elle laisse à présent couler l’eau de la baignoire, incapable de l’arrêter parce qu’elle est fascinée par son reflet qui lui renvoie l’image de cette femme sans tête. Le problème, c’est que Dani se perd de plus en plus : elle ne se reconnaît plus, elle s’efface peu à peu, ne ressens plus rien.

Jamie lui propose toutefois de tout ressentir pour deux désormais, refusant de la voir s’effacer tant qu’elle est encore là. C’est mignon, tout plein, ce couple. Malheureusement, pendant la nuit, Dani rêve de tuer Jamie en la noyant… et se réveille avec la main prête à étrangler Jamie. Les habitudes ont la vie dure.

Au réveil, Jamie découvre un message de Dani et, énervée, elle décide de retourner au manoir pour savoir si Dani s’y trouve. À peine arrivée, Jamie prend la décision d’aller nager dans le lac et de plonger pour savoir si Dani a osé commettre l’impensable. Et bien sûr, c’est le cas : elle a dormi, s’est réveillée et a marché, plongeant au fond du lac et y restant. Oh, Jamie essaie bien de se faire absorber par elle aussi, mais Dani refuse catégoriquement de l’engloutir aussi. Forcément. C’est triste, mais Jamie n’oubliera jamais Dani, et ça s’arrête là.

On en revient alors au mariage du début de saison, avec la narratrice qui s’excuse de ne pas avoir eu une histoire plus courte à raconter, avant d’affirmer que le manoir Bly n’existe pas de toute manière. Comme je m’y attendais, la jeune mariée demande à rester un moment de plus, seule, avec la narratrice. Elle a bien envie de parler avec elle pour lui faire prendre conscience que cette saison n’était pas une histoire de fantôme, mais une histoire d’amour.

C’est Flora, non ? Dites-le. Ils finissent par le faire après une longue scène : le deuxième prénom de la mariée est Flora. Evidemment. Et quand elle danse avec son père, la narratrice voit la fillette et Henry. Et en face d’elle, il y a Owen et Miles, évidemment. Elle est Jamie. Bien évidemment. Elle n’a rien oublié de Bly, rien oublié de Dani et le soir, elel continue de chercher son reflet partout. C’est juste dommage que l’actrice ressemble bien plus à Dani qu’à Jamie, mais bon.

Jamie finit par s’endormir en laissant sa porte d’hôtel ouverte, en face d’elle. Le dernier plan ? Il nous montre la main de Dani sur son épaule.

EN BREF – Comme on me l’avait dit, c’était quand même loin d’être à la hauteur de la saison 1 qui avait eu des moments exceptionnels et des épisodes beaucoup mieux notés que ceux de cette saison 2. Le vrai problème, c’est que tout est très lent ici, mais que la qualité ne suit pas toujours dans le scénario. Beaucoup plus prévisible que ce qu’il se passait sur la maison de la coline, le manoir de Bly n’aura pas réussi à tout à fait me convaincre tout au long de la saison, avec une construction me laissant perplexe, surtout en ce qui concerne les premières et dernières scènes.

Pour autant, c’était meilleur que ce que j’en attendais : j’avais entendu beaucoup de mal de la saison, alors inévitablement, je pensais que ça allait être mauvais, mais genre vraiment mauvais. Bien sûr, ce n’est pas le cas : la qualité est toujours là dans le jeu des acteurs, dans la réalisation, dans la photographie et le travail de l’ambiance.

Le truc, c’est que ça ne fait pas peur – les fantômes sont partout, d’accord, mais l’intrigue est à peine plus surprenante qu’une saison d’American Horror Story dont elle reprend bien des défauts à s’éparpiller parmi de nombreux personnages et flashbacks – et que c’est une histoire d’amour, pas une histoire d’horreur. Pourquoi pas, surtout qu’ils en ont bien conscience… mais alors pourquoi le vendre comme une histoire d’horreur, hein ? Non, vraiment, c’était à voir en février : c’est parfait pour Halloween !

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The Haunting of Bly Manor – S02E08

Épisode 8 – The Romance of Certain Old Clothes – 18/20
C’est un très bon épisode, je dirais même qu’il est excellent, mais il est beaucoup trop mal situé dans la saison. Franchement, ça aurait presque fait un bon premier épisode. Enfin, non plus, d’ailleurs. Un bon film ? Même pas sûr. J’ai beaucoup aimé, malgré le fait que ce soit prévisible. Vraiment, la saison 2 ne vaut pas la saison 1, mais elle fut meilleure que ce que je l’imaginais. Maintenant, j’ai hâte de la finir.

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Spoilers

Tell your God that I do not go.

Le début de l’épisode est exactement le même que la dernière scène de l’épisode précédent et j’espérais qu’on pourrait au moins avancer un peu… mais non, pas du tout. À la place, on part dans un flashback en noir et blanc sur la vie de cette dame du lac sans visage qui est, on l’aura deviné, Viola Lloyd. Aînée d’une sororité de trois, Viola a eu une vie probablement difficile, avec une première sœur décédée rapidement et une deuxième nommée Perdita.

La narratrice nous raconte toute la vie de Viola et Perdita, les deux sœurs étant orphelines assez jeunes dans leur vie. Elles en profitent pour faire quelques fêtes, avant d’inviter un cousin lointain à venir les aider à faire face à tous les prétendants voulant récupérer l’héritage des deux sœurs. Calculatrice, Viola fait alors tout ce qu’elle peut pour garder le pouvoir et le contrôle du manoir Bly.

Elle fait en sorte d’arriver en retard, après avoir géré quelques affaires de loyers impayés, et hop, elle se marie rapidement avec Arthur… mais pas sans oublier de promettre de lui obéir. Evidemment. Même reprise par le prêtre, elle ne corrige rien du tout, elle n’est pas dingue. Le problème, c’est qu’après ce mariage, elle ne parvient plus à dormir. Elle passe ainsi son temps à se lever de sa chambre – dans l’aile interdite de 1987 – pour aller marcher.

Peu à peu, elle tombe amoureuse de son mari, toutefois, et elle lui fait même une petite fille, Isabel. Bien sûr, Perdita est témoin de tout ça… et elle commence à fantasmer sur son beau-frère. Ah. Décidément dans cette série, toutes les personnes mariées couchent avec les belles-sœurs et les beaux-frères, c’est fou. Perdita est bien aidée dans son entreprise par le fait que sa sœur tombe soudainement malade.

Eh, on se plaint des masques anti-covid, mais franchement, les masques qu’ils se tapaient pour la peste, c’est pire que tout. Bon, ce n’est pas ce qu’elle a pour autant : elle a juste une maladie aux poumons. Le problème, c’est que le médecin ne sait pas comment la guérir, et c’est fou, mais ce n’est pas avec les sangsues qu’elle guérit. Elle refuse toutefois la dernière injonction, persuadée qu’elle ne mourra pas.

Le temps passe, Isabel grandit et veut apprendre à grandir. Elle est élevée par sa tante et son père, et elle est celle qui leur demande de faire une démonstration de danse de l’époque. Ce n’est pas exceptionnel pour nous, mais il est assez évident que Perdita tombe amoureuse, vraiment. Et comme toujours dans cette série super gênante, Viola les surprend, ayant survécu pendant des années contre toutes les prédictions des médecins.

Elle refuse de mourir, elle refuse d’aller auprès de Dieu, mais elle refuse aussi que sa sœur danse avec son mari. Elle n’hésite pas à lui foutre une bonne droite pour avoir osé l’envisager, d’ailleurs. Et elle ne meure toujours pas, préférant se déplacer dans le manoir en chantant la chanson du premier épisode et en étant le fantôme que l’on avait l’habitude de voir depuis la saison.

Eh, il y avait vraiment de quoi faire un bon film d’horreur avec cette histoire, rien qu’avec cette partie de l’histoire, je veux dire. Rien d’original, mais l’actrice est douée pour jouer la malade à la voix rauque et sa maladie fait de la peine. Elle la traîne pendant près de six ans, et juste avant celle-ci, elle demande à son mari de prendre soin de ses vêtements. Le but est simple : elle veut que seule Isabel puisse les porter plus tard. Elle met tout sous clé et demande à son mari de lui promettre de ne donner cette clé qu’à son fils.

Malheureusement, Arthur est aussi le gagne-pain du manoir, et il doit partir de plus en plus loin pour trouver de l’argent. Perdita, elle, en profite pour se débarrasser de sa sœur. Après tout, c’est logique : Viola a passé des années à la maltraiter, la frapper, la détester et en être jalouse. Bien sûr, Perdita se ment et s’assure qu’elle le fait par pitié, quand en fait, elle en a juste assez. J’ai beaucoup aimé cette scène, franchement.

Arthur se remet de ce deuil comme il peut, l’endurant avec virilité si l’on en croit la narratrice de cet épisode. Pour le coup, la narratrice gère bien dans cet épisode, et je comprends mieux pourquoi il restait deux épisodes quand le précédent faisait l’affaire. Bref, forcément, Perdita et Arthur finissent par se marier, et Perdita obtient ce qu’elle veut… même s’il est flou de savoir précisément ce qu’elle veut.

Pour elle, la vie n’est pas si belle non plus. Elle a certes Arthur, mais elle a toujours sa sœur qui la hante. Oh, pas physiquement, mais mentalement : Viola reste là, toujours, comme une ombre, empêchant Isabel de voir sa tante comme sa mère. Pour ne rien arranger, Perdita ne parvient même pas à avoir d’enfants par elle-même et la situation financière du manoir empire, laissant le couple quasiment dans le besoin.

Il y a pourtant un coffre plein de richesses dans le grenier : celui des affaires de Viola. Arthur refuse de se servir de cela pour s’enrichir, mais Perdita fait tout pour le convaincre de l’ouvrir. Mari aussi fidèle que possible étant donné les circonstances, Arthur refuse, seulement, comme sa sœur, Perdita Lloyd semble être plutôt très têtue. Elle se débrouille donc pour retrouver les clés et ouvrir le coffre contenant les affaires de sa sœur – des draps en soie, des robes magnifiques, des bijoux précieux… Et une robe qui nous étrangle Perdita.

Ben ça alors. J’avoue, je me suis fait avoir par le jumpscare, je m’attendais à ce que Viola débarque derrière elle, mais pas à ça ! La série prend alors le parti de revenir en arrière, le jour où Viola est morte, pour nous montrer son réveil, recouverte d’un linceul. Elle se découvre enfermée dans sa chambre, les portes refusant de s’ouvrir, les fenêtres donnant sur une noire et elle comprend rapidement qu’elle est… morte. La plus jolie des mortes, probablement.

Le seul problème, c’est qu’elle comprend aussi qu’elle est coincée dans le coffre où elle a mis toutes ses affaires… D’où le titre de l’épisode. Dormir, se réveiller, marcher, dormir, se réveiller, marcher… Et se décomposer lorsqu’elle se voit dans le miroir. Bref, elle est dans un enfer personnel, et elle ne semble pas rêver des masses. Elle a tout de même un objectif dans cette après-vie : celui de sortir du coffre et de voir enfin sa fille l’ouvrir pour récupérer son héritage.

Pas de bol pour elle, après une attente interminable, c’est finalement Perdita qui ouvre le coffre. La haine s’empare d’elle et elle n’hésite pas tellement à tuer sa sœur. Le seul problème de cette vengeance, c’est qu’Arthur devient superstitieux. Il considère aussi que le coffre porte malheur et, avant de déménager, il décide de le jeter au fond du lac, avec tout ce qu’il contient, même le fantôme de Viola. Oui, mais ça, elle ne peut pas le savoir.

Quelle vie triste pour Viola, et quelle mort triste aussi. Arthur et Isabel continuent une vie loin de Bly, mais Viola, elle, y reste pour l’éternité. Dormant. Se réveillant. Marchant. Marchant du lac à sa chambre vide, pleine d’espoir d’y voir sa fille, avant de faire demi-tour pour retourner au fond du lac dormir. Oublier. Se réveiller. Marcher. Le refrain de l’épisode est entêtant, ça fonctionne bien. Et bien sûr, chaque fois qu’elle se réveille, elle oublie la fois précédente.

Entre temps, une décennie passe, la peste éclate dans le visage et hop, elle tue un médecin. La foi suivante, c’est un vicaire. La fois d’après, le fameux petit garçon. Elle est heureuse de trouver un enfant dans le lit de sa fille, parce qu’elle sait qu’elle cherchait un enfant… mais elle a oublié peu à peu qui elle cherchait exactement. Elle embarque donc l’enfant avec elle, pour rien.

Toutes les personnes mourant dans le manoir finissent par rester coincés sur place (c’est peu crédible, d’ailleurs, puisqu’avec la peste, il doit y en avoir des gens) et s’effacer, les visages disparaissant peu à peu et les morts restant hanter la maison. Perdita reste dans le grenier, les autres s’effacent aussi… et chaque fois que Viola tombe sur quelqu’un sur son chemin, elle le tue et l’emmène avec elle. Pas de bol pour Dani, elle finit par tomber sur elle. Moui, on verra, je compte toujours sur Jamie pour débarquer et la sauver.

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