Épisode 19 – Flower Child – 15/20 La fin de la série approche et on peut désormais en être certain : il est même question de mener une guerre, comme dans les ¾ de fins de séries. Au-delà de ça, c’est autrement un bon épisode qui nous approche peu à peu des réponses en en laissant suffisamment éloignées histoire de conserver un peu de suspens pour les derniers épisodes.
Now what if Lucy is right? What if my crazy book is real?
Maintenant qu’Henry est au courant que Lucy est sa fille, c’est parti pour tout un épisode qui devrait voir Jacinda arriver à la même conclusion. Et si ça devrait être suffisant pour me blaser, j’ai fait passer cette série en priorité sur d’autres (parce que j’ai en retard toutes mes séries du vendredi et une partie de mercredi) car je suis vraiment pris dans cet arc final de la série.
Tout reprend il y a des années de ça dans le royaume, avec Gothel et sa petite sœur qui espionnent de riches dames essayer de riches robes. Je me suis aussitôt dit que s’ils nous humanisent Gothel à coups de « elle n’était pas si méchante, juste pauvre, j’allais être vite blasé. Finalement, elle se fait recruter dans une sororité médiévale juste parce qu’elle a de la magie et que ça intéresse ses nouvelles sœurs – qui vont se servir d’elle, forcément.
Il est finalement révélé, quand elle rentre chez elle, que Gothel est une nymphe des arbres, c’est-à-dire une nana maquillée de bleue qui a une mère plus jeune qu’elle et qui porte une perruque pas crédible avec des faux papillons morts attachés sur elle. Humph. Et pour la première fois, je me rends compte à quel point elle ressemble à Eve de The Mist, ce qui n’est pas un compliment.
Sans trop de surprise, Gothel se fait parfaitement manipuler lors d’une belle réception et finit par révéler à une nouvelle sa magie et faisant pousser une fleur. Assez vite, elle est traitée de monstre et d’abomination, se faisant humiliée dans la belle robe de bal, malgré la sympathie d’une autre de ses « sœurs » qui n’ose pas intervenir, parce que la puissance des groupes d’harceleurs, c’est ça.
Quand elle rentre chez elle, elle découvre qu’elle n’a plus son collier et, en plus, que sa maison est dévastée par de méchants humains qui se sont éclatés avec leur hache. Allez comprendre. Par chance, sa mère est encore en vie pour quelques soupirs, seule nymphe dont l’esprit n’a pas été pris (et seul coprs encore présent), et elle lui révèle ce qu’il s’est passé avant de lui passer le flambeau (ok, pas une super image pour une nymphe) et de lui annoncer qu’elle est désormais la Mère pour d’autres nymphes. D’où la création de son culte de sorcières, j’imagine.
Gothel retourne se venger au château où elle devient sacrément méchante et s’amuse à tuer des gardes qui ne lui ont rien fait, puis la garce qui l’a recouverte de boue. Et ensuite, elle recrute l’autre « gentille » qui était effrayée de s’affirmer et qui s’avère être une sorcière. Gothel part alors en vrille et invoque une plante carnivore géante pour tuer tout le monde. On aura tout vu dans cette série, mais au moins, c’est drôle.
Gothel retourne de nouveau chez elle avec sa nouvelle amie, puis ouvre un portail dans lequel elles disparaissent toutes les deux. Ah lala.
Des années plus tard, dans un pays sans magie – ou plus simplement à Seattle, Gothel cherche à réveiller ses sœurs, et pour ce faire, elle s’en prend à un pauvre policier qui n’a rien demandé. Celui-ci l’aide à mettre en place son culte et elle profite de l’avoir à sa charge pour aller de son côté contacter Tilly, qui continue de draguer Margot. Pourquoi ça ? Elle se cherche une gardienne pleine de magie, bien sûr, et elle peut se faire passer pour sa mère pour la convaincre peu à peu, ce qu’elle n’hésite pas à faire.
Comme prévu, Jacinda ne croit absolument pas Henry, ce qui est plutôt logique en même temps. Il fait ce qu’il peut pour la convaincre, avec la chaussure de verre comme back-up, mais ce n’est pas suffisant. Apeurée, elle préfère répondre à une urgence de Sabine.
De son côté, Roger continue son enquête et découvre que la magie existe, que les sorcières aussi et qu’une nouvelle guerre est sur le point de se mettre en place. Je ne sais pas pour la magie, mais les scénaristes viennent en tout cas de prouver que le mot magique des fins de série existe : c’est l’heure de passer à la guerre !
Roger est en tout cas convaincu par Drew que la magie existe et il propose immédiatement son aide à Tilly quand elle le contacte. Ils contactent alors Henry qui est déjà à fond dans son enquête pour retrouver qui est qui entre son livre et la réalité. Et il a progressé bien vite. Comme Roger, d’ailleurs, qui reçoit une information sur la localisation d’Heloise/Gothel (facile : ça vient du flic manipulé par la magie de Gothel).
Pendant ce temps, Lucy débarque dans le bureau de Samdi parce que personne n’est fichu de surveiller cette gamine de toute manière. Elle reçoit la mission de retrouver un bout de l’amour d’Henry et Ella ayant survécu (la chaussure, donc) tout en parvenant Samdi à convaincre de l’aider pour qu’il passe pour un héros auprès de Regina, une fois de plus absente de l’épisode (il faut bien produire les épisodes).
Lucy rentre chez elle et se lance dans un grand tri de printemps pour trouver le fameux objet, et elle demande à sa mère de chercher un objet pour l’aider à « oublier que Nick est son père ». Tu parles. Dix secondes plus tard, elle révèle le véritable plan et dix autres secondes plus tard, elle retrouve la chaussure de verre dont il manque un morceau. Comme ça tombe bien !
Lucy ramène l’ensemble de la chaussure à Facilier qui a un moyen de libérer Henry de son poison, grâce à la magie et à la chaussure. Grâce à ça, Henry pourra se réveiller du sort sans être en danger de mort. C’était rapidement mené, mais pourquoi pas.
Lucy n’a même pas besoin de prévenir ses parents de se retrouver qu’ils sont déjà sur le point de s’embrasser. Les scénaristes retardent encore le baiser de quelques doutes de Jacinda… et nos héros finissent par s’embrasser sans briser le sort. Allez, pour la peine, je parie que l’amour qui brisera le sort sera celui pour Lucy – ou simplement que le problème vient du fait que c’est Jacinda qui a embrassé Henry, et pas Ella !
Gothel contacte de son côté Margot pour récupérer une goutte de son sang à son insu, ce qui n’est pas bien utile à vue de nez, mais qui lui permettra de mener à bien son plan. Elle neutralise rapidement Roger et Tilly pour convaincre cette dernière de l’aider à jeter son sort. Toute sa sororité de sorcières est de retour – facilité scénaristique énorme par rapport à tout le reste déjà bien gros à avaler.
Enfin bref, Gothel révèle que Hook est le père de Tilly/Alice et qu’elle est sa mère, mais Tilly refuse de la voir comme une mère. La voilà donc prise dans un classique chantage qui menace de tuer son père si elle ne fait pas ce que Gothel veut. Prévisible. La méchante sorcière qui déteste les humains récupère un peu de sang de Roger et parvient à convaincre Tilly d’exécuter son sort. Tilly ne veut pas, mais n’a pas vraiment le choix : elle s’apprête à invoquer le grand méchant qui terrifier même Facilier. Jusqu’au bout, Tilly hésitera, mais elle finira malgré tout par le faire. Ah ben il est beau son cœur pur.
Gothel parvient ainsi à ses fins et ramène… ah bah rendez-vous la semaine prochaine, en fait.
Épisode 15 – Tiny Violin – 17/20 Un double cas plutôt classique pour cet épisode qui finit pourtant par offrir les pistes claires et nécessaires à la mise en place de l’épisode final dont on a tous entendu parler. On aurait pu avoir qu’un seul épisode cette semaine car l’attente après un tel cliffhanger aurait fait du bien à la série, mais le mariage royal de Meghan Markle se rapprochant, je pense qu’USA Network n’a pas trop eu le choix de diffuser au plus vite la fin de cette saison. Parce que franchement, cette diffusion de deux épisodes n’a pas lieu d’être autrement.
Le résumé de cet épisode se concentre clairement sur l’intrigue Jessica, qui a certes quitté la série mais n’a jamais eu autant d’importance que depuis sa décision de la quitter. Pourtant, on reprend sur Mike qui reçoit la visite de Nathan, puisque celui-ci a besoin d’un apport financier pour un gros cas qu’il a lancé à propos d’enfants empoisonnés… Comme il n’a pas de preuve, ça reste un cas risqué pour Mike (ce n’est pas sans rappeler Burden of Truth tout ça), mais il se lance à corps perdu là-dedans.
Mike tourne le dos à la firme pour retourner à la clinique qui a bien besoin de son aide, puisqu’ils font des erreurs de débutants fondées sur des quiproquos stupides. Mike recommence faire du pro bono et le fait bien, avec des combats de coq qui fonctionnent.
Il est contacté par Andy Forsyth, un avocat de Seattle qui souhaite l’avoir comme partenaire, et comme il ne fait pas les choses à moitié, il propose aussi un poste pour Rachel qui monterait les échelons encore plus vite que Mike.
Rachel finit par débarquer dans l’épisode pour apporter la touche d’humanité au cas des enfants malades, au moment où Mike est dégouté de ne pas pouvoir les soigner et aussi, surtout, parce qu’il est perturbé par la proposition de job idéal qu’il vient de recevoir : une clinique, mais avec les moyens d’une firme.
En ce qui concerne la clinique, Mike n’y va pas avec le dos de la cuillère, en faisant en sorte de remonter au maximum le chèque des coupables, mais en prenant des risques pour ça. Et ça ne manque pas : les avocats ennemis s’en prennent à la clinique, car c’est un excellent moyen de tout stopper… Ils retirent simplement l’argent des fonds de la clinique et il n’y a plus personne pour aller en procès.
Mike le vit très mal : Nathan le tient pour responsable et il se persuade que tout est la faute d’Andy Forsyth, qui bossait pour ses ennemis. Ben voyons. La clinique est donc hors-jeu à cause de cet Andy qui a proposé un job de rêve à Mike, mais un job qui n’existe pas… encore. Mike propose à Nathan de créer ce job et cette firme, et lui promet de trouver l’argent, un demi-million de dollars.
Il demande à Donna de l’aider financièrement, et si elle refuse en soulignant qu’il n’est pas prêt à prendre un job plus élevé à la firme. Il n’empêche qu’elle contacte Louis pour qu’il lui donne l’argent, et il le fait sans plus de réflexion que ça. OK.
Harvey et Donna effectuent « un retour à la normal » avec deux bouteilles de scotch qui sont assez claires pour indiquer que ce n’est pas une relation de travail normale, sérieusement. Bon, Stanley Gordon débarque et casse immédiatement l’ambiance avec un nouveau procès de toute manière. Harvey accuse immédiatement Louis car son idée d’accuser Jessica n’a pas fonctionné.
Ce nouveau procès ramène Donna Scott (aka Scottie) dans la série, et c’est beau comment j’avais oublié son existence alors qu’elle était plutôt importante. Bien sûr, Scottie a critiqué la firme pour rétablir sa crédibilité lors d’un procès six mois plus tôt et elle refuse de se contredire devant un juge le lendemain, ce qui est pourtant le seul moyen de gagner pour Harvey et Louis.
Cependant, il suffit d’une conversation entre Harvey et Louis pour qu’une nouvelle solution soit trouvée, comme toujours. Elle consiste à revenir auprès de Robert Zane pour obtenir son aide. Cela permet à Rachel d’avoir un dîner avec sa famille (malheureusement hors écran) où elle récupère les infos nécessaires pour aider sa firme et décrédibiliser la demande de Jack Soloff (un autre qui faisait son retour dans cet épisode).
Harvey récupère la main et il récupère aussi Scottie qui revient lui manger dans la main sans la moindre raison logique et valable. Heureusement pour elle, elle se renseigne un peu sur la situation d’Harvey et comprend que Donna est toujours un problème dans sa vie personnelle. Du côté pro, Stanley refait une offre improbable : il suffit de reprendre tous les anciens partenaires à la firme pour que le procès soit annulé.
Cela leur permet à Donna de comprendre la vérité derrière cet énorme cas et ça bouleverse toute la série : Robert Zane prévoit une fusion de sa firme et de celle d’Harvey et Louis. Ou pas : Harvey le confronte et il n’était pas au courant de ce qui était en train de se passer.
Harvey rentre à la firme pour découvrir que Jessica a une fois de plus besoin de son aide : elle ne peut plus exercer à Chicago non plus et pour se venger, elle a besoin de son meilleur partenaire. Du coup, il peut bien mettre de côté sa bataille pour sauver la firme.
Si c’était un bon épisode, et même un excellent épisode qui réunit tout le casting pour pousser Harvey à aider Jessica à la fin, j’ai trouvé vraiment dommage de se passer du duo Mike/Harvey que l’on ne reverra plus exercer ensemble d’ici la fin de l’épisode suivant vu la tournure des choses.
Épisode 16 – Good-Bye – 18/20 Il y avait tant à faire dans cet épisode que la production a réussi à se grapiller près d’un quart d’heure supplémentaire, qu’on ne voit pas passer. Je suis toutefois mitigé sur le résultat définitif qui manquait de surprises, mais il est dur d’être neutre quand l’ensemble de l’épisode nous était raconté dans ses grandes lignes il y a trois mois. Au moins, ce n’était pas raté et il y avait ce qu’il fallait d’émotions.
I’m taking on the city of Chicago. Believe me, my eyes are wide god damn open.
Ah, ça y est, nous y voici ! Difficile d’aborder cet épisode final de manière sereine quand ça fait près d’un an qu’on en entend régulièrement parler, entre le fait qu’il propose un backdoor pilot pour la série centrée sur Jessica (dont on n’a plus eu de news depuis un moment) et qu’il marque les départs de Rachel et Mike. Autant dire que je meurs d’impatience autant que je ne le redoute ! Cet épisode a beaucoup à faire, avec deux intrigues séparées qui ont intérêt à se rassembler à la fin.
Louis demande de l’aide à Zane et se fait envoyer paître. Ce n’est pas une bonne chose et il s’en plaint à Donna, s’énervant comme toujours. Heureusement pour lui, Alex a la bonne idée de lui conseiller d’utiliser son dictaphone pour retrouver des preuves les aidant. Il contacte ensuite un ancien associé qui permet à Louis d’affronter Stan, en criant de nouveau, pour changer. Cela ne le mène nulle part, parce que Stan avait vu le coup venir.
Alex en profite pour proposer de devenir partenaire à son tour, et ça semble être un peu trop sorti de nulle part, donc pour une fois, je rejoins Louis quand il s’énerve. En parallèle, Mike continue de bosser pour la clinique, et le procès se passe bien, malgré quelques inconvénients forcément. Le sol de l’école a été reconstruit avant les tests demandés par la clinique, protégeant la compagnie qui a empoissonné les enfants. Rachel débarque à ce moment-là pour affirmer que le job proposé par Andy était réel, ce qui redonne une porte de sortie au couple.
Ils trouvent rapidement une solution et ça tombe bien, parce que Donna vient chercher Mike afin d’obtenir de l’aide pour la firme. Elle a vu Louis s’énerver et être en train de perdre, en même temps. Mike a alors la bonne idée d’aller au bout de la fusion, mais de demander à Zane de l’aide. C’est plutôt sympathique comme idée : Zane rejoindrait Spector/Litt, ce qui permettrait de sauver leur firme – mais qui lui impose de quitter la sienne.
La série garde le suspense autant que possible, mais Zane débarque au dernier moment pour sauver la firme, demandant toutefois que son nom arrive en premier sur les papiers et le mur. Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé, dis donc. C’est une perspective intéressante pour la suite de la série.
Pendant ce temps, Rachel voit Andy en cachette et apprend que le job est toujours disponible. Elle en parle à Mike et ils décident donc de se marier précipitamment au cas où ils déménageraient rapidement. Rachel demande ainsi à Donna d’organiser un mariage – et mieux que ça de l’avancer de six semaines. C’est sûr, ce n’est pas quelque chose qui prend des mois de préparation un mariage comme le leur. Rachel demande particulièrement à Donna de ne pas prévenir Jessica et Harvey pour ne pas ruiner leur affaire – et donc Donna commence par les prévenir.
Mike a finalement sa grande victoire dans le procès : ils gagnent un million de dollars pour chaque enfant malade. Et cette victoire lui fait tellement de bien qu’il décide de partir à l’autre bout du continent du jour au lendemain avec Rachel. Normal.
Dès son arrivée à l’aéroport de Chicago, Harvey reçoit des menaces qui en disent long sur l’affaire qu’il prépare. De son côté, Jessica est toujours en couple avec Jeff qui nous marque son retour dans la série – et c’est une bonne chose, parce que ça doit vouloir dire qu’il sera aussi casté pour la série sur Jessica. L’intrigue est claire : elle n’est pas la bienvenue à Chicago où elle est en guerre, mais c’est exactement pour ça qu’elle veut y rester. Logique.
Des flashbacks nous montrent aussi que son père l’a élevée pour se sentir en guerre permanente. Suits continue selon ses habitudes : ils nous proposent des flashbacks dont on n’a jamais entendu parler avant qui comme par hasard correspondent parfaitement à la situation actuelle du personnage. Et c’est usant.
Harvey et Jessica qui s’associent, c’est un duo plutôt chouette et j’ai bien aimé l’intrigue, surtout parce que l’actrice embauchée pour jouer l’avocate de la ville était cool – beaucoup trop jeune pour le rôle, mais c’est une série alors cool quand même. Jessica comprend rapidement qu’elle complote contre le maire et essaye donc de faire ce qu’elle peut pour s’en sortir.
Malgré tout, elle cache des informations essentielles à Harvey, du genre qu’elle tente de sauver de l’expulsion sa tante par le procès sur lequel elle lui a demandé de l’aide. Et elle fait parce qu’elle était pauvre quand elle était jeune ; et parce que son père est mort il y a deux mois. Moui. C’est un développement intéressant du personnage, mais ça aurait été bien que ça se fasse autrement que par un énième mensonge à Harvey. Ils sont censés être partenaires et se faire confiance, mais ils ont passé la saison à se tirer dans les pattes – maintenant qu’elle n’était plus dans la série, ils auraient pu trouver d’autres moyens de la garder. Enfin bon.
Harvey se débrouille pour passer un deal avec le constructeur qui les menace d’expulsion alors que Jessica tente de se réconcilier avec sa cousine et sa famille. Elle se fait également harceler par le même homme qui avait attaqué Harvey à l’aéroport et le message est clair : Chicago est bien plus dangereuse comme ville.
Rapidement, Jessica reçoit un chèque du constructeur immobilier pour qu’elle lâche l’affaire, surtout que Harvey n’a finalement pas ce qu’il faut pour être avocat à Chicago. Elle renvoie Harvey à New York pour le mariage de Mike et Rachel, tout en s’assurant de couvrir ses arrières. Elle s’est embauchée un paparazzi pour sa sécurité, ce qui lui permet d’avoir des preuves du chantage par le promoteur et de lancer un procès contre lui. Puisqu’elle n’est plus avocate, elle n’a rien à perdre et elle peut lancer un procès fédéral dépassant son influence à Chicago.
Le problème, c’est que l’homme la menaçant ne bosse pas pour le promoteur immobilier, mais pour le maire. Sans trop de surprise, Jessica reçoit alors une offre de job du maire : il comprend bien qu’il a besoin d’une femme comme Jessica bossant pour lui plutôt que contre lui. Il lui propose ainsi un marché clair : si elle prend le job, alors elle trahit sa famille en acceptant que le projet immobilier se fasse.
Et elle accepte. Elle commence donc à bosser pour le maire dès le lundi suivant, malgré les avertissements de Jeff lui expliquant qu’il y a une enquête en cours contre le maire (ou contre le procureur ?) à cause du meurtre de la première personne à avoir plainte contre eux. Magnifique. Finalement, il faudra peut-être se passer de Jeff dans sa série.
De retour à New-York, Harvey, qui n’est jamais que le témoin de Mike, débarque juste à temps pour un immense mariage organisé par Donna en une journée. Comme si c’était possible. J’avais déjà réagi comme ça à leur premier mariage, cela dit. Aussi sceptique que je sois, il a suffi de quelques notes de musique d’une chanson bien trop connue pour m’avoir et me prendre aux tripes. C’est leur dernier épisode, putain. Et en plus, il y a Sheila et Louis dans les invités (énorme déception de ne pas avoir une scène Rachel/Louis en revanche) !
Les deux personnages ont ainsi leur happy end au son de All of me avec un sympathique échange de vœux. C’est bien, ça fait de l’entraînement pour Meghan Markle. Mike rejoint Harvey pour lui annoncer qu’il est prêt à le faire partenaire lui aussi, mais Mike l’arrête : sa décision est prise. Il part à Seattle avec Rachel. C’est juste de l’autre côté du pays, et effectivement, ils ne pourront pas revenir autant que Jessica dans la série après ce départ précipité – et qu’est-ce que c’est précipité !
J’ai beaucoup aimé la partie sur Jessica, parce que j’adore Jessica (et Gina Torres), mais je continue de penser que c’était une mauvaise idée de faire cet épisode en parallèle du départ de Rachel et Mike. On ne profite pas assez du tout de ce couple emblématique, et comme on sait qu’ils s’en vont, j’avais juste envie de plus de scènes avec eux. Heureusement que l’épisode durait 55 minutes quoi.
EN BREF – Je ne peux pas parler d’épisode final ou d’adieux ratés, mais l’épisode, malgré ses dix minutes supplémentaires, avaient bien trop de choses à gérer et était précipité. Je regrette amèrement d’avoir été autant spoilé sur son contenu, car ça manquait aussi de surprises en cours de route pour décrocher un 20. Très franchement, cet épisode aurait pu servir de fin de série et j’ai du mal à croire que les audiences seront vraiment au rendez-vous pour la saison 8. De mon côté, j’ai tendance à aimer les séries qui se réinventent totalement en cours de route, alors on verra bien ce que ça donne.
Il n’empêche que les départs de Mike et Rachel sont précipités ; et que je conserve mon impression d’origine : le savoir avant de voir cette demi-saison était dommageable. Je suis bien plus marqué par celui de Jessica qui était une vraie surprise que par ceux-là pourtant autrement important. Je n’aime vraiment pas ces annonces de casting ; arrivées comme départs ; qui l’air de rien nous préparent trop aux différentes possibilités. Et dans le cas de Rachel et Mike, c’était forcément un mariage.
Pour en revenir à la saison dans son ensemble, je l’ai trouvée plutôt bien construite avec finalement juste ce qu’il fallait à chaque épisode pour mener à cette conclusion qui a donné du fil à retordre aux scénaristes – au point de conclure les intrigues de Louis avec deux épisodes d’avance. Dans l’ensemble, on a eu droit à du Suits très classique sur cette saison 7 et je ne suis plus aussi fan que je ne l’ai été, car ils n’arrivent plus à me surprendre.
Épisode 18 – The Guardian – 16/20 Comme quoi, même en se centrant sur des personnages que je n’aime pas, la série peut encore proposer des épisodes sympas. C’est donc bien que ceux du début de saison n’étaient pas géniaux, voilà tout. Ceci dit, si je mets ma mauvaise foi de côté (quelle mauvaise foi ?), cet épisode m’a éclairé quelques aspects de l’intrigue que je n’avais pas suivi avec attention jusque-là, et ça a eu tendance à clarifier tellement de choses que je l’ai trouvé encore plus cool que ce qu’il n’était réellement.
Oula, le résumé nous rappelle l’existence de la mort de Belle et nous prouve qu’un épisode peut être résumé en une ligne de dialogue : Rumple doit donner la dague au gardien pour faire reposer le mal en lui et être réuni avec Belle. Voilà, ça fait bien du bien d’avoir un rappel de cette intrigue, parce que je n’avais écouté que d’une oreille l’épisode qui fixait toute l’intrigue du personnage pour cette saison. En revanche, ça fait moins de bien de comprendre que l’épisode va se concentrer sur lui, ce qui est très clair dès le premier plan de l’épisode : la dague.
En flashback, nous le voyons donc regretter la mort de Belle dans une espèce de temple érigé en son honneur. C’est mal si j’ai directement eu la flemme ?? Probablement, surtout qu’il est contacté aussitôt par Facilier qui se moque de lui. Il lui révèle pourtant qu’il est en contact avec l’au-delà et avec Belle.
Rumple pense avoir déjà trouvé le gardien : ce serait Alice. Pour le savoir, il lui faut tester la pureté de son cœur et le temps presse ! En effet, il se retransforme peu en peu en Dark One, ce qui est problématique s’il compte retrouver Belle un jour. Allez, il faut bien avancer cette intrigue, et ça aurait pu être pire que ça comme lancement.
Sans surprise, Rumple se rend auprès d’Alice et la découvre en compagnie de Robin, qui lui apporte du courrier et un « joli » courrier scooby-doo. En échange, elle reçoit une montre qui tourne à l’envers, merci le pays des merveilles. Le problème de Rumple, c’est qu’il immédiatement repéré par Hook qui n’apprécie pas de voir le Crocodile tourner autour de sa fille. Et il refuse d’envisager que sa fille devienne une héroïne chargée de conserver la dague du Dark One, un véritable aimant à problème. On peut le comprendre mais bon.
Cela ne stoppe pas du tout Rumple qui contacte Alice dès qu’il a le dos tourné. Il l’emmène voir Facilier pour qu’elle lui vole son cœur et le détruise, car il serait en train de comploter contre son père pour le tuer. Évidemment, c’est le test de Rumple : malgré tout ce qu’il lui dit et toute sa manipulation hyper simpliste, Alice refuse de détruire le cœur de Facilier. Et hop, c’est suffisant pour savoir qu’elle a le cœur pur. Moi non plus je tue pas les gens, je ne suis pas sûr d’être pur pour autant hein. Bon, après vous me direz que je n’ai pas les pouvoirs d’Alice non plus.
Dans la scène suivante, elle récupère la dague des mains de Rumple et aspire ses pouvoirs de Dark One. On a droit à un rappel des derniers mots de Belle alors qu’il arrête enfin d’être un crocodile… mais il change d’avis. Il ne veut pas qu’Alice soit immortelle car ça l’empêcherait de vivre son amour avec Robin et l’enfermerait dans une nouvelle tour. Voilà pourquoi Rumple et Alice sont désormais amis et l’étaient en début de saison : il s’est sacrifié pour elle quand il a vu le bracelet de Robin…
Peu à peu, il se retransforme en crocodile insupportable avec la voix aiguë et espionne Alice. Cette fois, Hook le surprend pour le remercier de ce qu’il a fait pour Alice, et les deux se serrent la main comme si de rien n’était de leur ancienne rivalité. C’est meugnon.
À Seattle, Roger et Weaver découvre le corps sans vie de Nick et Weaver/Rumple comprend immédiatement que c’est un coup de Facilier. Rogers doit faire fermer le bâtiment et c’est assez facile : la série n’a plus de quoi payer les figurants pour le faire tourner, alors il est déjà vide ehe. Il n’empêche qu’il est inquiet de voir Weaver effrayé par ce qui lui arrive : la dague a disparu de la salle des scellés.
Roger mène l’enquête tout seul parce que Weaver se barre sur sa propre piste (la seule), et sa propre enquête le mène au prince Naveen (enfin à son équivalent ensorcelé).
Au bar, Jacinda culpabilise à mort de ce qui est arrivé à Henry, surtout qu’elle comprend qu’elle a fait un enfant avec un serial killer (enfin, c’est ce qu’elle pense). Elle demande à Henry de lui raconter ce qu’il s’est passé, mais lui n’est pas prêt à en parler. Tu m’étonnes.
Henry est totalement obsédé par le test qu’il lui a montré et qui prouverait qu’il est le père de Lucy. Il demande donc à Roger de parler à Nick, ce qui n’est pas franchement possible, puis à se rendre chez le tueur pour retrouver le papier. Et Roger accepte, même si c’est contre les lois (et qu’aujourd’hui, c’est un problème, quand habituellement, ça ne le dérange pas plus que ça de ne respecter aucun protocole, mais bon, c’est du Once Upon a Time).
Henry cherche donc la vérité et il retrouve son papier quand Roger comprend que le prince Naveen est là lui aussi. Et il est bavard en plus, après une petite course poursuite, il accuse Samdi Baron du meurtre de Nick et explique qu’il a peur de lui.
De retour au commissariat, Roger apprend que Nick est mort d’un coup porté au cœur… de l’intérieur. Il en parle à Henry en se demandant ce qu’il se passe dans cette ville, ce qui nous amène droit au cliffhanger, mais j’y reviendrais… en fin d’article, ayons un peu de logique et racontons le reste de l’épisode avant.
Weaver se rend voir Rony, et il n’en faut pas plus pour que Regina apprenne que Facilier est de nouveau du mauvais côté et a tué Nick. Elle promet d’en parler avec lui si Rumple arrête sa vendetta qui était sur le point de voler la potion qui pourrait sauver Henry de sa mort certaine lorsque le sort sera rompu.
Rony/Regina contacte Samdi/Facilier pour avoir le fin mot de l’histoire, parce que Rumple l’accuse également d’avoir volé la dague. Il dit qu’il ne l’a pas, et Regina le croit sans chercher plus de preuves que ça. Mouais. Facilier a immédiatement la visite de Rumple après, et celui-ci finit par comprendre qu’il n’a pas de pouvoir sur Facilier. Il a beau le menacer d’un flingue, Rumple sait qu’il ne peut pas tuer Facilier sans corrompre son cœur et par conséquent ne pas retrouver Belle. C’est con. Il se fait magiquement éjecter de chez Facilier, et hop.
De son côté, Regina, qui sait que Rumple est possiblement à la recherche de sa magie, se contente d’un simple verrou de rien du tout pour protéger celle-ci. Heureusement que ça peut sauver Henry et que c’est genre LE truc à protéger, parce qu’elle laisse traîner une boîte à outil juste à côté du verrou. Autant laisser la clé, à ce stade.
Margot/Robin retombe comme par hasard sur Tilly/Alice et lui conseille d’arrêter de s’enfermer dans son esprit. Les deux continuent de sympathiser, ce qui est chouette, mais bon. Elles passent donc leur journée ensemble à manger des glaces bonbons et à se rendre à la bibliothèque. Tilly adore voyager à travers les livres, et ça lui fait un point commun avec Margot qui adore voyager, tout court.
Comme en flashback, Margot offre un bracelet à Tilly qui est alors victime d’un autre de ses épisodes où elle entend des sons qui ne devraient pas être là. Mouais.
Les sons qu’elle entend ? La dague de Rumple qui se trouvait dans son sac à dos depuis le matin même, sans que personne ne sache pourquoi elle est là. Lui la retrouve grâce à la magie de Regina, mais bon, il n’a pas trop de remords de toute évidence.
Quand Regina vient l’engueuler, il lui révèle qu’il a retrouvé la Gardienne, celle qui précédait Anastasia renvoyée avec Ivy. C’était donc ça toute l’intrigue d’Anastasia, c’est bien, je recolle les morceaux après coup, ce n’est pas désespérant du tout. J’aurais peut-être dû être beaucoup plus attentif à l’épisode centré sur Rumple et Belle en début de saison, mais bon, on va faire comme si, hein.
Regina est malgré tout énormément déçue par le comportement de Rumple et décide une b onne fois pour toute de lui dire qu’ils… ne sont plus amis, nah. Ce n’est jamais que la 150e trahison de Rumple en 150 épisodes, mais bon, apparemment, c’est celle de trop pour Regina (qui changera d’avis d’ici 4 épisodes puisque ce sera la fin de la série).
De son côté, Tilly se réconcilie avec Margot et continue de flirter avec et ça n’a rien de bien intéressant. Quant au cliffhanger dont je parlais plus haut, il s’agit tout simplement d’Henry croyant enfin Lucy après avoir vérifié la légitimité du test montré par Nick. Il explique donc à Jacinda qu’il est bien le père de Lucy… et la suite au prochain épisode, mais il y a fort à parier qu’elle n’y croit pas immédiatement, car c’est encore un peu tôt.
Cet article suit l’ordre chronologique de la série et peut donc être lu si vous n’avez pas encore fini la série : j’indiquerai clairement le passage d’une saison à l’autre pour éviter les spoilers. Il suffit de vous arrêter où vous en êtes. Évidemment, malgré sa longueur, il ne peut être tout à fait exhaustif et je suis plus qu’ouvert à la conversation dans les commentaires pour débattre, échanger nos opinions et peut-être même modifier l’article !
Olivia Pope a retiré son beau chapeau blanc taché plus d’une fois pour nous saluer une dernière fois, il est donc temps pour moi de renouer avec une tradition perdue du blog, celle de la synthèse globale d’une série. Je n’en ai pas écrit depuis Person of Interest, alors qu’il s’agit pourtant d’un article que j’adore écrire. Le problème, c’est que c’est long à mettre en place et aussi long à lire, mais pour tous les nostalgiques ou pour tous ceux qui auraient décroché en cours de route, ça peut être une lecture sympathique. Ne vous attendez pas à en avoir un par série annulée cette année (il y en a malheureusement trop pour lesquelles je crains le pire), mais quand j’aurais le temps, je rédigerai peut-être un petit quelque chose. Trève de blabla, installez-vous confortablement, l’article est long, très long !
En sept saisons, la série a eu le temps de bien évoluer. Son synopsis d’origine était tout simplement celui d’une série racontant la vie professionnelle et personnelle d’une experte en relations publiques, Olivia Pope, réputée pour sa gestion de crise. La série proposait également de suivre la vie de ses associés, des simples avocats au hacker tueur en série. Elle s’est terminée en saison 7 (spoiler dans la fin de ce paragraphe, donc) sur la vie professionnelle et personnelle de la chef de cabinet du président des USA et sur d’innombrables complots et coups d’état politiques qui n’avaient plus rien à voir avec les enquêtes initiales.
Si je n’ai jamais raté un épisode, j’ai décroché plus d’une fois face à la série qui m’a perdu en cours de route. Qu’importe, cet article se veut une synthèse générale de l’évolution de la série et de ses grandes étapes, pour le trip nostalgique autant que pour s’y retrouver en cas de rewatch ou lorsque je chercherai des passages précis de la série.
I want to be a Gladiator in a suit (S01 & 02)
Spoilers saison 1
Une intro ultra-efficace
Si je suis soulagé de voir la série se terminer car son évolution m’a blasé, il faut quand même reconnaître que dès la première scène, je me suis retrouvé happé dans l’univers d’Olivia et c’est bien pour ça que je suis resté sept saisons (et six ans pour ma part, car je suis arrivé en cours de route). Harrison recrutant Quinn dans un bar bondé, c’est une intro osée, qui n’a aucun sens et ne donne qu’un quart des informations nécessaires, mais ça donne immédiatement envie d’en savoir plus : le rythme, le suspens, les questions qui surgissent… Tout y est pour donner envie d’être un Gladiateur en costume… Et pour mythifier Olivia Price Pope. Si, si, à l’origine elle devait s’appeler Olivia Price, même si ça paraît totalement inconcevable aujourd’hui, c’était dans le pilot d’origine, disponible sur internet.
L’arrivée de l’héroïne est retardée dans la série, alors qu’elle est omniprésente dans le synopsis et c’est une bonne chose. Cela permet d’attirer un peu plus la curiosité. Très vite, la série se met en place sur une formule ultra-efficace : une enquête par épisode, oui, mais aussi un fil rouge global sur la politique américaine avec une question qui revient en boucle (qui a tué Amanda Tanner ?) et des histoires personnelles.
Rapidement, on fait le tour de l’équipe, des problèmes de chacun, de la loyauté qu’ils ont tous pour Olivia et de leurs techniques pour sauver du pétrin leurs clients. On sort souvent de la légalité, mais on a toujours l’impression que nos personnages sont du bon côté de l’Histoire ; et quand on gratte un peu la surface, on se retrouve avec des histoires personnelles pour chaque personnage hyper intrigante : Abby et son passé qui la pousse à voir Olivia en messie, Quinn et son changement d’identité, Huck dont on ne nous dit pas encore comment et pourquoi il est ours bourru… C’est passionnant, ça fonctionne.
La saison 1 est extrêmement courte et ça joue également en sa faveur, avec un rythme haletant. Il se passe plus de choses en un épisode de Scandal qu’en cinq de Grey’s Anatomy, et les rebondissements ne sont pas toujours prévisibles car on n’a pas le temps de les voir venir. En cela, la saison 1 était une sorte de rush permanent – et c’était très chouette à bingewatcher.
Spoilers saison 2
Une série reposant sur des concepts forts
Dès la première saison toutefois, la série s’est mise l’air de rien à introduire deux ou trois grands concepts qui se sont inscrits dans son ADN de manière définitive : la fidélité « over a cliff » du personnel d’Olivia Pope & Associates, l’importance de la politique américaine dans la vie d’Olivia et l’importance de porter un chapeau blanc… autant de choses qui sont au programme des tous premiers épisodes et qui définissent le cadre de la série.
La fidélité ? Elle nous pousse à vouer une admiration sans borne à Olivia. Il faut dire que le personnage a de quoi plaire à toujours s’en sortir sans le moindre souci de tous les problèmes auxquels elle est confrontée. Je pense qu’on a tous rêvé à un moment ou un autre d’être aussi efficace qu’elle dans notre boulot ou nos situations persos. Tout aussi iconique, sa sonnerie de portable mythique est d’ailleurs toujours un petit rush d’adrénaline après sept saisons : elle annonce souvent des problèmes qui se règlent en un claquement de doigts.
Il faut dire aussi que ce n’est pas compliqué pour Olivia de tout gérer : elle a ce fameux Chapeau Blanc. L’origine est évidemment les westerns américains où les gentils ont toujours un chapeau blanc alors que les méchants en ont un noir (eh coucou Westworld !). Après les gladiateurs en costume, voici donc le western moderne qui fait d’Olivia un cowboy pas si solitaire capable de toujours discerner le bien du mal, ce qui lui offre la possibilité à mettre de temps en temps un orteil du mauvais côté.
La série est toutefois précautionneuse tout du long : jamais Olivia ne se salit directement les mains, elle se contente de donner les ordres. Forcément ! C’est l’héroïne de la série, donc en tant que telle, il faut bien qu’elle soit irréprochable quand tous les autres tombent peu à peu dans l’illégalité, pour elle. C’était un parti pris intéressant des premières saisons et il y a beaucoup à dire de la fascination des personnages pour Olivia et son chapeau blanc. Ils lui font une confiance aveugle car elle les a sauvés, et finalement, on repère qu’Olivia a toujours su bien s’entourer.
OPA est rapidement un lieu où Olivia réunit ses seuls amis, qui ne sont pas des amis mais des marionnettes. Et elle a beau dire qu’ils sont en famille, elle en veut le contrôle total, parce qu’Olivia a tout de même un gros défaut : la soif de pouvoir.
Pas étonnant par conséquent que la Maison Blanche joue un rôle si important dans la série. Outre le pouvoir personnel sur ses amis, le pouvoir politique préoccupe énormément Olivia, au point qu’elle se jette dans une relation adultère avec le président des États-Unis. Oh, Fitz… Oh, Olitz…
Voilà un couple que je n’ai jamais trouvé séduisant : leur alchimie est loin de me frapper, c’est un couple adultère (même si Mellie avait tendance à être aussi transparente qu’une vitre au départ) que l’on est supposé célébrer et ils sont ensemble pour toutes les mauvaises raisons. Oui, OK, c’est un amour interdit à plus d’un titre, c’est beau, ça fait souffrir les personnages, blablabla. Oui, mais non. Même si je ne les aime pas particulièrement, je reconnais toutefois que sur les deux premières saisons, ça pouvait apporter de bonnes intrigues secondaires.
Jumping the shark : et soudain, tout dérape
Sur le moment, je ne m’en suis pas rendu compte, mais en rétrospective, je pense que tout est parti en vrille pour Scandal assez tôt dans son existence. Toute l’intrigue Defiance a commencé à la faire déraper. L’intrigue Defiance, c’est celle qui nous explique que Fitz n’est pas le président élu démocratiquement, mais un président élu sur un trucage des voix.
Un cercle fermé est au courant de ça, et côté cohérence et crédibilité, la série a commencé à souffrir. Cela passait encore : c’était un bon rebondissement, ça faisait des bons épisodes et ça donnait l’impression d’un complot transcendant les enquêtes personnelles d’Olivia.
Comme bien souvent, la série nous a endormis un moment en faisant l’exact inverse et en jouant directement sur l’adrénaline : juste après l’éclatement de la lumière sur Defiance, Fitz se fait tirer dessus. Un attentat sur le président des USA ? C’est osé, presqu’improbable, et c’est un sacré scandale qui m’aura fait crier devant mon écran à l’époque. Peut-être qu’à le présenter comme ça, le gros défaut de cette saison 2 (on en est alors au huitième épisode) apparaîtra plus évident, mais la série est passée beaucoup trop vite dans la surenchère.
À une intrigue qui aurait pu nous occuper déjà deux saisons s’est ajouté un attentat rajoutant plein de questions. L’emballement de la première saison exigeait de garder le rythme en saison 2, mais dans les faits, la qualité narrative a commencé à partir en vrille. La saison 2 parvient malgré tout à tenir à peu près la barre… Jusqu’à l’épisode 19.
Au cours de celui-ci, on en apprend subitement plus sur le passé de Huck. Après deux ans, il était temps d’enfin nous révéler les raisons de son caractère. Il est donc une victime d’un groupe secret, le B613, qui s’est servi de lui avant de le torturer et de l’abandonner. Pourquoi pas. On approche d’une fin de saison, ça peut être un élément intéressant pour la fin de la saison. Et pour la saison suivante, à la rigueur. Mais pas pour cinq ans… Or, c’est malheureux, mais le B613 va devenir le centre de la série qui dès lors laisse totalement tomber la moindre crédibilité : le B613 a tout pouvoir sur les USA, il manipule le Président, il est au-dessus des lois, au-dessus du FBI, il entraîne des super-espions.
Et pire que tout, il est géré par le père d’Olivia. Alors attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : c’était une excellente révélation et un rebondissement que je n’avais même pas vu venir (pourtant, ça paraît évident). Pourquoi alors dire que c’est le moment où la série jump the shark ? Parce que c’est le moment où la série décide d’intégrer la vraie famille d’Olivia et donc de prendre des allures de soaps politiques plutôt que celle d’un procédural efficace à fil rouge. La saison 2 redéfinit totalement la formule d’origine de la série et c’était un choix risqué. Ça passait, ou ça cassait. Et a posteriori, je me rends compte que pour moi, ça a cassé.
Avant de continuer l’article avec les trois saisons suivantes, celles qui m’ont perdu, revenons un peu sur le personnage d’Olivia Pope en-dehors de la série. En effet, au terme de la saison 2, Olivia Pope a réussi à devenir une référence culturelle immédiatement reprise dans de nombreuses autres séries : si certaines cite le titre de la série (comme Chelsea Lately ou Parks and Rec), c’est souvent celui d’Olivia Pope qui revient comme un moto et comme une vraie interrogation de comment gérer sa vie ou une situation de crise. Dès 2013, Happy Endings et Hopital central la prenne en exemple, en 2014, on la retrouve dans Faking it, Undateable, Forever et Brooklyn Nine-Nine, et la liste est longue. Nombreuses sont les productions à parler d’Olivia Pope ou de Scandal.
Olivia Pope est rapidement devenue une référence : Scandal n’avait pas de super audiences en saison 1, mais la série cartonnait sur Twitter où beaucoup s’identifiait à l’héroïne ou affirmait leur désir d’être elle. Ajoutons aux qualités du personnage les questions de représentation et de manque de personnages noirs à l’écran et on comprend subitement pourquoi un tel engouement pour ce personnage vraiment original.
Et non, cette transition n’est pas un hasard, car ce succès fou du personnage qui fait immédiatement son entrée dans la pop-culture va en définitive desservir la série dans son ensemble. En tout cas, c’est comme ça que je vois les choses et je vous invite à continuer à lire pour que je m’explique !
You Can’t Take Command
(S03-05)
Spoilers saison 3
La famille d’Olivia Pope
Arrivé en saison 3, on comprend vite que la série, qui s’est toujours centrée sur Olivia, part dans une nouvelle direction avec une insistance sur sa famille et sur le B613. Finie les intrigues hyper-crédibles, tout est directement liée à elle désormais. Olivia Pope est partout dans la série, aidée par une interprétation toujours magistrale de Kerry Washington, il faut bien le dire. C’est à souligner, parce que la pauvre est partie d’un personnage sans faille et extraordinaire à un personnage avec tellement de défauts que la transition n’a pas dû être facile tous les jours.
Déjà, c’en est fini de son beau chapeau blanc. On a bien compris à présent qu’Olivia a déconné plus d’une fois pour ce qu’elle dit être ses idéaux et ne sont en fait qu’une soif de pouvoir (là encore, parlons de Defiance). Ensuite, son père est un cinglé tout aussi assoiffé de pouvoir. Finie l’image d’Olivia qui a réussi par elle-même à acquérir un empire : c’est son père qui l’y a poussé. Oh, oui, elle a pris le pouvoir toute seule, mais bon, on comprend qu’elle y a passé sa vie et pas du tout par envie de faire le bien, mais par envie d’abord de plaire à son père, puis de le défier. Certes, elle n’est pas au courant pour le B613, mais l’introduction d’Elie Pope est très claire sur ce point : il a poussé sa fille à devenir quelqu’un d’importance.
En soi, pourquoi pas. Où est le problème alors ? Eh bien, la série nous ramène ensuite sa mère qui s’avère sans surprise être en vie et être une terroriste. Oh, ça fait beaucoup d’un coup, mais au point où on en est, on a l’habitude des rebondissements improbables dans la série. Ils fonctionnent toujours sur le point de la surprise, mais ils ne sont plus efficaces sur le long terme car on sait désormais que la série n’a pas de limites. Après le trucage des élections, après un attentat contre le président, après le B613, ils auront beau nous surprendre, on saura toujours qu’il ne s’agit que d’une fiction improbable.
Et quand je disais en transition que l’importance d’Olivia finit par perdre la série, je trouve que ça commence à se sentir en saison 3 et que ça se poursuit jusqu’à la cinq. Ces trois saisons sont hyper floues pour moi, j’ai une vague notion de l’intrigue principale et d’où elles ont commencé/terminé, mais elles sont surtout associées à un énorme défaut : l’ignorance totale des associés d’Olivia, justement.
Ils ne sont plus qu’un outil pour qu’elle parvienne à ses fins au milieu de tout ça. Pourquoi pas, en soi, mais ça joue sur la qualité globale de la série. Elle ne se concentre plus que sur Olivia, quitte à rapidement tourner en rond parce qu’un personnage, surtout aussi original mais donc forcément un peu caricatural, on en fait vite le tour… Et ce n’est pas avec son passé familial hyper cliché que les choses s’améliorent. La seule chose qui lui manque encore à ce stade de la série, c’est une jumelle maléfique adoptée il y a des années. Pour compenser, elle a des parents qui tuent le fils de son amant, accessoirement président des États-Unis, donc elle ne s’en tire pas si mal, j’imagine.
Spoilers saison 4
Vermont vs. Sunny Island : le ventre mou de la série ?
On en arrive alors à la saison 4 où Olivia en a elle aussi eu marre d’elle-même (et du meurtre du fils de Fitz totalement oublié ou presque dans le reste de la série, comme toujours avec les gosses dans l’univers de Shondaland). Je crois sincèrement que les scénaristes se sont rendus compte de quelques-unes de leurs erreurs et ont voulu rectifier le tir en la mettant sur une île avec Jake, troisième sommet de l’inévitable triangle amoureux que la série s’est infligée lorsqu’elle a basculé dans le soap – et pour nous montrer une nouvelle facette d’Olivia, finalement totalement similaire à la précédente.
Pas aidés par les frasques de l’acteur interprétant Harrison menant à sa mort dans la série, les scénaristes ont pris la décision de recentrer une nouvelle fois la série sur Olivia. Après Olivia et associés, Olivia à la Maison Blanche et Olivia et sa famille, nous débarquons alors dans Olivia et ses amoureux. Une grosse partie de la saison 4, ou en tout cas une grosse partie de ce que je m’en rappelle, consiste à voir Olivia tourmentée entre Jake et Fitz.
Elle avait choisi Jake pourtant, avec qui elle passe de jolies vacances en exil sur une île coupée du monde, mais la mort d’Harrison la pousse à revenir à Washington et à retomber sur Fitz et ses promesses de maison calme dans le Vermont (ça paraît classe comme ça, mais appliqué à la France ça donnerait un truc du genre « viens, quand je suis plus président, on se fait une maison dans la Creuse » et je n’ai rien contre la Creuse, mais ça ne m’envoie pas trop du rêve après une vie hyper connectée et remplie comme la leur). Notons donc que les scénaristes sont passés de concepts moraux et politiques (white hat, over a cliff, White House…) à des pseudo-concepts d’idéaux romantiques (le Vermont, l’amour à la plage au soleil) censés nous vendre du rêve. Allez, l’intro du Vermont, pour rire un coup :
Le problème, c’est que je ne trouve pas trop d’alchimie à Olitz (clairement préférés par les scénaristes tout du long et qui finiront de toute manière ensemble parce que nous sommes dans une série et que les personnages finissent toujours la série en couple avec la même personne qu’au tout début quand c’est possible) et que je me retrouve à espérer qu’elle finisse avec Jake, ce qui n’est pas possible pour le bien général de la série et de ses audiences dont une grosse partie est effectivement accrochée à Olitz. Et aussi accessoirement parce qu’il a tué James en saison 3 et que les scénaristes savent bien qu’on ne lui pardonnera jamais. Bon, dans les faits, on a tous oublié à un moment ou un autre, je crois, mais je me suis surtout souvenu que je n’aimerai jamais le personnage.
La série est passée d’une suite d’affaires politiques critiques résolues avec brio par Olivia à une suite d’affaires et complots qui la font être yoyo entre les deux amours de sa vie. La série est passée d’une galerie de personnages intéressants à un ensemble de personnages-outils à la vie perso parfois explorée au troisième plan pour… ben pour combler en fait.
De là à dire que je n’ai aucune idée de ce qu’il s’est vraiment passé en saison 4 parce que les rebondissements successifs n’avaient plus aucune cohérence, ni impact global sur le reste de la série, il n’y a qu’un pas que je franchis allégrement.
Spoilers saison 5
Heavy is the Head : une campagne électorale rythmée.
Durant les saisons 3 et 4, les gladiateurs disparaissent peu à peu à l’arrière-plan, ils ne sont plus qu’un outil pour servir Olivia et son ascension dans les hautes sphères. Ils se retrouvent avec des intrigues totalement improbables, à coucher entre eux (ci-dessous pour le fun) ou avec 150 personnages qu’on oubliera bien vite, et c’est bien dommage. La saison 5 nous fait croire que ça va changer avec sa première scène qui fait écho au début de saison 1… pour ne rien modifier à sa formule.
Olivia est toujours le cœur de la série et des évolutions qui auraient pu être chouettes sont négligées pour en revenir encore à Olivia : Quinn est devenu une espionne serial killer et tout le monde s’en fout, Huck a recontacté puis reperdu sa famille et tout le monde s’en fout, Abby… non ben Abby tout le monde s’en fout tout court en fait, et c’est pourtant peut-être qui a le plus d’évolution : elle passe sa vie à être certaine d’elle et de ce qu’elle affirme, mais elle change d’avis à chaque saison ou presque, trahissant ou aidant Olivia selon le moment et le job. La saison 5 propose sûrement la meilleure version d’Abby, mais il a fallu souffrir un manque de cohérence énorme dans la psychologie, les relations et l’évolution du personnage pour en arriver là.
C’est d’autant plus frustrant que j’aimais les personnages d’Olivia, Quinn et Abby à l’origine (bon Huck, j’ai toujours eu du mal, j’étais plutôt du genre à aimer Harrison). Parlons-en d’Harrison justement ! Puisqu’il est mort, il faut bien le remplacer et il me faut quand même noter que la série s’est permis le truc le plus honteux vu depuis un moment à la télé : elle a remplacé Harrison par Marcus… même physique, même caractère, Marcus s’intègre drôlement vite à OPA et donne l’impression d’avoir toujours été là. Sa réintroduction en saison 5 (il était un mini perso en saison 4) se fait à la manière de celle de Quinn, mais personne ne s’est jamais occupé de le développer outre mesure.
Cela dit, malgré tout, la saison 5 parvient à se rendre de nouveau intéressante en proposant une intrigue qui résonne avec l’actualité : la campagne présidentielle. Les scénaristes savent dans quoi il s’engage : en saison 4, ils ont proposé l’épisode The Lawn Chair, introduisant justement le personnage de Marcus, dans lequel ils reprenaient huit mois après des événements réels avec la fusillade par des policiers d’un jeune homme noir. Cet épisode reprenant toute l’affaire de la fusillade de Ferguson lui avait permis en saison 4 de faire 1) une pause dans son intrigue, 2) la Une de tous les médias, avant même la diffusion de l’épisode, grâce à une promo efficace (mais la série a toujours eu une promo efficace).
En toute logique, les scénaristes ont compris la tendance et propose une saison 5 sur la campagne électorale pour le président juste avant le lancement de la vraie campagne électorale puis en parallèle de celle-ci. C’est ainsi que l’on voit fleurir dans la série une critique politique de plus en plus évidente : on sait de longue date que Fitz est le plus libéral de tous les républicains et que Shonda Rhimes ne porte pas vraiment les idées conservatrices dans son cœur, mais cette saison nous le confirme.
Ce numéro de « Olivia Pope et l’élection américaine » divise plutôt l’audience, certains regrettant des prises de parti trop importante et une campagne qui bouffe trop le côté vie perso de la série, mais personnellement, c’est une réussite. Les discours politiques (et notamment celui de prenant la défense de Lisa Kudrow, guest-star pour quelques épisodes), le fonctionnement de l’élection, les débats, les interviews… cela donne un aperçu de la politique américaine et c’était super intéressant. J’ai retrouvé un peu d’intérêt pour cette partie de la série, quand le reste était de toute manière en pleine errance depuis trop longtemps.
En fin de saison 5, la série n’est plus qu’une suite de rebondissements avec quelques passages plus marquants que d’autre : dans ceux que je n’ai pas encore cité, il y a l’enlèvement d’Olivia en mi-saison 4 qui permet à Fitz de partir en guerre (histoire de porter à son apogée la comparaison entre Olivia et Hélène de Troie, souvent faite auparavant dans la série et les critiques…), l’avortement d’Olivia (plutôt bien géré par les scénaristes d’ailleurs) et puis bien sûr, le meurtre d’Andrew Nichols en mi-saison 5. S’il l’avait bien cherché, c’est la première fois qu’Olivia se salit les mains, au point d’être pleine de sang en plus, parce qu’elle n’y va pas de mains mortes en le tuant à coups de chaise.
S’il restait encore des doutes à qui que ce soit sur sa belle morale et son chapeau blanc (pour le coup, chapeau si vous y croyiez encore), il n’y en a plus aucun. Dans les deux cas, nous sommes sur des moments où j’ai voulu y croire, des moments où la série s’est redéfinie en repoussant encore ses limites… ce qui n’était finalement pas une bonne idée : comment s’en sortir de la crédibilité en allant toujours trop loin et encore plus loin ? Oui, ça apportait du souffle pour un ou deux épisodes, et puis on retombait dans la routine.
La série est une référence ? Oui, mais pas toujours pour le meilleur. Pour le pire, difficile de ne pas penser au cas de Dear White People. La série Netflix a carrément proposé une parodie de la série que les personnages suivent avec autant d’assiduité que de dépit de la voir avoir mal tourné : ils l’ont commencée en étant heureux de la représentation et du personnage principal qui déchirait tout… avant d’être particulièrement dégoûté par le soap ridicule diminuant le personnage.
Oui, parce que pour ne rien arranger, quand il est question de Fitz, Olivia a tendance à se rabaisser constamment. Même quand elle clame avoir tout pouvoir sur la relation et ses décisions, Fitz trouve toujours un moyen de l’affaiblir ou de la convaincre de recoucher avec lui grâce à leur attirance imparable que je n’ai jamais réussi à voir (et vous aurez compris si vous en êtes là que le problème ne vient pas de Kerry Washington pour moi ; et que je considère le personnage de Fitz parfaitement méprisable).
Bref, avec sa parodie et sa critique très explicite de Scandal, Dear White People met le doigt sur un paquet de problèmes de Scandal et en fait une excellente synthèse, certainement plus rapide et tranchante que cet article.
Forcément, plus on se rapproche d’aujourd’hui, plus c’est facile pour moi de me souvenir des saisons dont parle. Pour autant, à part me souvenir que c’était bien ficelé et hyper répétitif avec un retour constant à la même soirée de l’élection, j’ai du mal à me souvenir de cette saison 6. Comme les autres, elle est perdue dans un grand flou parce que dans le fond, il se passe toujours la même chose dans un épisode, à savoir 150 scènes avec Olivia, deux à trois rebondissements/retournements de situation plus ou moins scandaleux et deux ou trois scènes pour faire avancer ceux qui ne sont pas Olivia. Bon, et Cyrus accusé du meurtre de Vargas :
Tout le problème de la série est finalement de n’avoir jamais réussi à se rendre intéressante pour autre chose qu’Olivia – à n’avoir jamais trop considéré les autres personnages comme des stars elle aussi. C’est excellent d’avoir toute cette importance accordée à Olivia, mais ça l’a fait passer des dizaines de fois par les mêmes cases.
Je critique énormément… mais force est de constater que j’étais encore là. Pourquoi ? Parce que Kerry Washington propose des interprétations exceptionnelles, parce qu’il y a quelques épisodes sortant du lot qui donnent envie d’y croire, parce que j’étais curieux de voir ce qu’ils allaient encore inventer, parce que finalement moi aussi je suis prêt à suivre Olivia au fond du ravin. D’ailleurs, je crois qu’on a heurté le sol et continué de creuser par moment, mais bon.
La saison 6 avait comme intention très clairement de nous servir « Olivia et l’accession au pouvoir » et on ne va pas se mentir, elle le fait plutôt bien. Cette accession est aussi l’occasion de proposer quelques développements pour les autres personnages, notamment Quinn qui termine la saison sur une demande en mariage et une grossesse parce que l’actrice a eu la chance que sa grossesse soit intégrée à la série, contrairement à Kerry Washington, qui a juste eu la chance de devoir tourner moins d’épisodes, donc d’être moins payée hein. En même temps, faire Scandal sans elle aurait été compliqué vu son omniprésence dans chaque scène.
La saison 6 est définitivement celle dans laquelle les scénaristes réaffirment leurs idées politiques et un féminisme exacerbé, et ça fait une ligne directrice plutôt bienvenue. En revanche, il est encore question d’un attentat sur un président, et ça ne donne pas trop envie de vivre dans leur monde. Je crois qu’il n’existe pas une série ayant proposé une nuit électorale où tout se passe bien depuis l’élection de Trump de toute manière, et Scandal propose aussi son drama en le faisant bien : leur nuit électorale a eu lieu six jours après la prise de pouvoir officielle de Trump.
Débarrassée de ses soucis de cohérence et crédibilité depuis longtemps, Scandal a réussi à proposer une saison plutôt efficace qui faisait enfin tomber le B613… pour mieux le recréer immédiatement avec Olivia à sa tête. Et c’est là que je me suis rendu compte à quel point le B613 était le jump the shark de Scandal : la série n’a jamais réussi à s’en débarrasser. Cela aurait fait le sujet d’une saison et ça aurait été génial. Seulement, de la même manière que Papa Pope a survécu toutes ces années parce que l’acteur est excellent et que personne ne voulait le virer, le B613 s’accroche et reste tout au long de la série, l’empêchant de reprendre son envol et de respirer. Parfois littéralement, si on prend le cas de cette pauvre Luna ayant tué son mari :
Chaque fois qu’une intrigue a paru réussir à s’en dégager, l’association est revenue au cœur des problématiques. Alors certes, ça donne une cohésion globale à la série à partir de sa saison 2 (et puis après tout le B613 était là sans qu’on le sache en saison 1), mais cette cohésion se fait au détriment de la qualité. La série aurait beaucoup gagné à réussir à se détacher de l’organisation secrète bien plus tôt : dès la saison 4, on sent bien que cette omniprésence tire vers le bas la série… Et ça n’a jamais arrêté ensuite.
Je pense que j’ai commencé à le voir et espérer qu’on s’en débarrasse en fin de saison 4/début de saison 5. Malheureusement la série a persisté longtemps et son démantèlement en fin de saison 6, de même que l’accession d’Olivia, Mellie, Quinn et Cyrus aux postes dont ils rêvaient depuis le début m’ont fait penser que nous tenions là la meilleure fin de série possible.
La série a déjà tiré sur la corde beaucoup trop longtemps à ce stade, et son centième épisode s’est même avéré être une catastrophe avec un épisode « et si ? » qui ne changeait finalement pas grand-chose. Oh oui, on a eu droit au mariage Olitz, OK, mais dans l’ensemble ce « et si ? » était du temps perdu avec une construction similaire au reste des épisodes… Et puis, c’était une jolie fin de série ça, non ?
Finalement, Scandal en fin de saison 6 était l’histoire d’une déception, d’une série qui a manqué d’oxygène beaucoup trop tôt et qui a voulu continuer à courir sans jamais prendre le temps de revenir à la base de ce qui avait fait son succès (et elle aurait gagné à le faire, parce que les audiences ont décliné tout du long quand même). Et puis, ne me lancez pas sur la manière dont la série a tenté de gâcher une fois de plus le personnage d’Abby en la faisant passer du mauvais côté tout en voulant humaniser de manière ridicule le personnage de Papa Pope avec une femme qu’il laisse se faire tuer. Il y avait tout de même des trouvailles sympas pour me faire rester : l’évolution de Mellie et son duo avec Olivia, l’intrigue autour de la mort possible de Huck (bien que prévisible), Mellie/Marcus… Ouais, je crois bien qu’on peut dire que Mellie a fini par être mon personnage préféré alors que j’étais loin de l’apprécier au début.
Allow me to reintroduce myself : une tentative de retour aux sources
Débarque alors la saison 7 qui commence sur une belle note d’espoir : pas de Fitz, un B613 géré par Olivia, une structure qui n’oublie pas totalement QPA, le nouvel OPA, et une Olivia qui rappelle celle de la saison 1, avec un contrôle parfait de tout ce qui lui arrive. J’étais très optimiste sur cette nouvelle saison qui semblait vraiment vouloir prendre un nouveau départ et conclure en effectuant un retour aux sources salvateurs avec des scandales, des vrais, à gérer, des manipulations politiques, l’absence de complot trop perchés, bref, un semblant de vraie vie avec ce qu’il faut de drama pour que ce soit intéressant quand même.
Et puis, très vite, la série est repartie sur ses mauvaises habitudes. Elle avait déjà fait le coup en début de saison 5 (qui recommence sur le pilot, mais avec Quinn embauchant Marcus), j’aurais dû m’en douter. À la place, on a droit à de nouveaux complots politiques qui n’ont aucun sens, avec Olivia qui va jusqu’à faire tuer un président qui est aussi le nouveau mec de Mellie. Dans quel monde Olivia assassine-t-elle un président franchement ? Autant le meurtre d’Andrew Nichols à coups de chaise s’expliquait merveilleusement bien, autant là, son désir de « protéger la République » n’a juste jamais été expliqué. Même sa soif de pouvoir n’a pas réussi à me convaincre qu’elle aille si loin.
La série a osé aller plus loin encore dans le ridicule : la saison 6 a vu Huck y passer et revenir à la vie ? Très bien, la saison 7 verra Quinn avoir exactement le même arc, mais former un duo improbable avec Papa Pope sur Baby one more time, juste parce que.
De toute manière, Joe Morton (l’acteur jouant Elie Pope) est tombé tellement bas avec cette saison que je crois qu’il n’a de toute manière plus aucun amour propre – il a quand même passé une partie de la saison à parler à des jouets en plastique pour récupérer des os de dinosaure, ce qui de manière incompréhensible l’a mené à menacer sérieusement de tuer une femme enceinte. Je veux dire, à un moment donné, on te donne ça à jouer, tu vois bien que ça n’a aucun sens et tu démissionnes, non ?
Et bien non. Scandal a donc réussi à tomber encore plus bas pour sa dernière saison (et pourtant !), le tout en pourrissant le personnage d’Olivia qui laisse sa meilleure amie se faire tuer histoire de conserver un semblant de pouvoir sur son père.
La rédemption du personnage qui suit est loin d’être salvatrice dans un premier temps (elle rend même à son père les os de dinosaure alors qu’il vient de tuer Quinn – pourquoi, juste pourquoi lui rendre alors que le chantage est terminé ?), mais finit par faire du bien à la série. C’était improbable et pourtant, la série parvient à proposer un dernier arc qui remonte en qualité (et en même temps, vu d’où ils reviennent, tout ne pouvait que paraître bien).
Si le crossover avec How to get away with murder n’avait absolument aucun sens quand on voit le nombre de scandales politiques de la première série ignorée par les personnages de la seconde (alors que franchement, une politique aussi chaotique avec des attentats sur les présidents, et des accusés qui s’en sortent en permanence, j’ai du mal à croire que personne n’en parle quand il s’agit de ne pas se faire pincer pour ce qui seront de multiples meurtres), il permettait tout de même de relancer la série vers son dernier arc.
Comme en début de saison, les scénaristes prennent alors le soin de réintroduire le personnage d’Olivia, en s’assurant cette fois qu’elle récupère son chapeau blanc. On en arrive alors à un énième complot politique pour faire définitivement tomber Cyrus du mauvais côté, mais à ce stade, tout ce qu’on veut, c’est en finir. Étonnamment arrive alors l’avant-dernier épisode de la série qui semble rétrograder de plusieurs saisons : Cyrus fait ainsi le reproche à Olivia de ne jamais se salir les mains, quand on sait qu’elle a Andrew Nichols à son actif, Jake reprend son rôle de psychopathe de la saison 3 et Abby, Quinn & Huck sont tous d’accord pour soutenir Olivia quoiqu’il arrive.
Bref, l’avant-dernier épisode de la série aurait presque pu être diffusé tel quel en fin de saison 3 quoi. Olivia prend enfin la décision de faire tomber le B613 en révélant son existence. En finir avec B613 pour en finir avec la série ? Belle idée sur le papier, surtout que ça pouvait presque permettre une fin de série qui ne soit pas un happy end. Et après tout ça, c’est tout ce que j’espérais.
L’avant-dernier épisode de la série est pour moi une réussite précisément parce qu’il met enfin en place les intrigues que j’attendais depuis quatre ans. Mieux vaut tard que jamais. Le dernier épisode est dans cette même perspective et nous sort grosso modo du Scandal : les personnages secondaires sont majoritairement éclipsés au profit d’Olivia, qui comprend enfin qu’elle est la base de tous leurs problèmes. Effectivement, toute la série tournant autour d’elle, il est difficile de ne pas la suivre dans cet avis. La réaction de Fitz à cette prise de conscience ? « Retire tes vêtements ».
On n’est pas loin de la parodie de Dear White People et avec cette scène, Scandal enfonce le clou : chaque fois qu’elle aura mis le doigt sur ce qui n’allait pas, Olivia aura finalement servi à assouvir les fantasmes de Fitz (ou Jake). C’est un peu dommage, ça gâche une bonne partie du message féministe de la série, mais ça n’était même plus surprenant à force.
Message féministe ? Mais si ! La dernière scène est on ne peut plus claire sur le sujet, avec deux gamines admirant le portrait d’Olivia à la Maison Blanche et se sentant inspirées, prêtes à suivre ses traces. Chaque petite fille a le pouvoir de devenir une Olivia Pope elle-même – et force est de constater que le monde des séries a évolué sur les questions de lead féminins et d’actrices noires depuis les débuts de Scandal. La série aura marqué la télévision de ce point de vue-là, en étant pionnière à mettre une femme de couleur à la tête d’une série (depuis, on a eu HTGAWM évidemment, mais aussi Dear White People). Au-delà du féminisme et des questions de racisme, la série a aussi profité du final pour rappeler qu’elle portait un message politique. Ainsi, Mellie ne sert presqu’à ça dans l’épisode, étant rejetée à l’arrière-plan où elle réussit à faire passer une loi pour le contrôle des armes à feu, la fameuse loi qui fait débat depuis quelques années aux États-Unis et que Trump refuse de voir passer.
Pour rétablir sa morale et son héroïne, la série ne fait pas dans la finesse : elle tue le dernier personnage qui n’avait à peu près rien à se reprocher dans la série, David Rosen. C’était évidemment nécessaire pour rebooster tout le monde et pour que Papa Pope aille témoigner contre le B613, mais ça en dit long sur le soi-disant chapeau blanc. C’est parce que David, le dernier vrai gentil de la série, meurt qu’Olivia prend conscience qu’elle se doit d’être de nouveau irréprochable. Il serait temps.
Tant pis si cela laisse Abby sans happy end, tant pis si on n’accorde pas dix secondes à Huck pour la conclusion – alors même que c’est un personnage dont le passé est intimement lié à l’ADN de la série quoi. Il faut dire qu’il y avait beaucoup à faire dans l’épisode : les scénaristes ont choisi de donner une vraie fin à Quinn, ce qui est assez logique puisque c’est la première que l’on voit dans la série. Même Marcus a finalement droit à un meilleur traitement qu’Huck et Abby puisqu’il finit avec Mellie (et a priori sénateur). Cela n’a aucune cohérence avec la dernière saison et un bout de l’avant-dernière, mais au moins, on nous le présente comme heureux.
Olivia et Fitz ? Ils recommencent une toute nouvelle relation, loin du pouvoir. J’imaginais une scène de retrouvailles dans le Vermont, mais la symbolique de le faire devant la Maison Blanche n’était pas si mauvaise. B613 ? Enterré avec Jake qui termine en prison. Il était assez clair que la série avait décidé d’en faire l’antagoniste de son dernier arc narratif. C’est triste, mais ça se tient comme conclusion pour le personnage, même si c’est quelque peu précipité.
Cela ne le sera jamais plus que la conclusion de Cyrus, qui se contente de démissionner alors qu’il a tué David. Une scène coupée du montage finale révélerait qu’en fait Cyrus reçoit plus tard la visite de Huck venu le torturer… Ce que je trouve encore pire car Huck n’aurait ainsi tellement pas d’évolution qu’il en reviendrait à ses premiers démons après sept saisons à s’en sortir grâce à Olivia ; et ce serait aussi le signe qu’il désobéit à Olivia ; ce qui va à l’encontre du personnage. Dans tous les cas donc, l’intrigue Cyrus finit d’une manière qui ne correspond pas avec mes attentes…
Parce que si on se contente de ce qui est diffusé, c’est certes une punition pour Cyrus de renoncer définitivement au pouvoir, mais pas de là à ce que ce soit présenté comme suffisant après la mort de David, évangélisé dans ce dernier épisode… Il faudra pourtant bien s’en contenter, de même qu’il faudra se contenter de voir Papa Pope s’en sortir une fois de plus après avoir reconnu l’ensemble de ses crimes. Comment s’en sort-il ? Eh bien, l’opinion public n’accepterait pas qu’un seul homme ait eu 30 ans d’impunité pour diriger le pays, pas plus que les hommes blancs au pouvoir n’apprécierait de savoir qu’un homme noir les a mené à la baguette tout ce temps. Du coup, le Sénat se contente d’accuser Jake.
Dans le genre expertise en relations publiques, là, on a tout de même un énorme what the fuck qui permet d’innocenter tout le monde – et Jake n’est même pas mené à la chaise électrique malgré l’assassinat d’un président étranger. J’ai comme un doute.
Bref, pour son épisode final, Scandal a fait du Scandal : on y retrouve le meilleur et le pire de la série, des beaux discours, des rebondissements, une morale discutable, une glorification des gentils et une non-punition des plus méchants ayant un jour été gentil, une héroïne sans cesse réifiée par son amant, des messages politiques, une cohérence mise à mal. La série s’achève avec la fin du B613 et l’assurance qu’Olivia laisse une trace dans l’Histoire, de même que Fitz et Mellie. L’héritage de ces trois-là et leur marque laissée dans l’Histoire a toujours été un sujet de préoccupation des scénaristes, donc ça se tenait. Quant aux enfants de Fitz qui auraient pu déjà être un beau symbole pour le passage de flambeau à une nouvelle génération, là, clairement, tout le monde s’en fout royalement, comme toujours !
Reste que la dernière scène est ouverte à l’interprétation : les portraits de la National Portrait Gallery sont celles des personnes marquant l’Histoire américaine, à commencer par les présidents (dans leur propre hall, qui ressemble à celui dans lequel est exposée Olivia)… Olivia a-t-elle fini présidente un jour ? Pour moi, il est sûr que non : elle sera entrée dans l’Histoire pour ses expertises et son rôle dans les administrations des deux présidents Grant – et pour son mariage avec Fitz dans le Vermont, aussi. Elle a toujours été présentée comme un personnage public reconnu (dès le pilot avec Quinn et jusqu’au crossover avec Michaela), donc ce n’est pas si surprenant de la voir finir là, surtout qu’elle a également permis de mettre fin à B613, un pouvoir de l’ombre. Après, c’est à chacun de se faire son avis car Shonda Rhimes a décidé de garder le mystère sur le sujet… Elle voulait juste surfer sur cette belle idée des petites filles regardant une femme noire au pouvoir, quoi, et je ne lui jetterai pas la pierre pour ça !
La scène est de plus inspirée de cette jolie photo d’une petite fille observant Michelle Obama.
Quant à Olivia présidente, ça ne tient vraiment pas avec le reste du final où elle tourne enfin le dos au pouvoir. En plus, ce serait un faux suspense : elle est encore bien jeune sur le portrait, ce qui signifierait qu’elle devient présidente peu de temps après la série… et il y a des chances que HTGAWM soit encore là d’ici là. Je préfère me dire qu’elle me prend sa retraite, ça lui va bien mieux.
Cet article était un peu interminable, mais finalement que faut-il en retenir ? Que Scandal a duré trop longtemps pour son propre bien. Si elle était une véritable référence d’originalité et d’écriture maîtrisée durant ses premières saisons, la formule s’est vite essoufflée pour devenir au mieux pas crédible, au pire, incohérente. À trop se concentrer sur Olivia et le B613, la série s’est privée souvent d’opportunités avec le reste de son casting et a proposé une série pleine de défauts et imbuvable à plus d’une occasion.
Jamais je ne remettrai en question la qualité du casting (l’exceptionnelle Kerry Washington aurait mérité souvent qu’on lui serve un meilleur rôle) et la capacité de Scandal de faire quelques excellents épisodes à nous décrocher la mâchoire, mais j’en retiendrais surtout que c’est une série qui s’est perdue en route et a connu une errance beaucoup trop longue, avant de tenter de sauver les meubles pour sa dernière saison… trop tard.