Épisode 1 – Mercy – 12/20 The future is ours, the world is ours.
La série est revenue hier avec un épisode on ne peut plus classique pour elle et donc… un épisode devant lequel je me suis beaucoup, beaucoup ennuyé. J’ai tendance à céder au speedwatching devant ces épisodes, mais dans le bus, c’est juste impossible. N’empêche que quand tu en arrives à regarder surtout le paysage d’un trajet que tu as déjà fait plusieurs fois plutôt que la série qui est censée l’occuper, c’est qu’il y a un bug dans la matrice.
Pourtant, le succès d’audience est toujours là, ce qui est probablement le plus frustrant. Très honnêtement, il ne se passe pas grand-chose dans cet épisode et c’est encore plus flagrant quand il faut en faire la critique. Les 35 premières minutes passent et se font sentir. On oscille entre grands discours creux (franchement) déjà entendus plusieurs fois dans la série et longs silences dans l’attente du conflit à venir. Bien. Justement, nous aussi on l’attend.
Le vice est poussé à son extrême avec de nombreux plans nous montrant le temps qui passe. Merci les gars, on a bien conscience que c’est long. Est-ce que c’est utile pour refléter l’attente que les personnages eux-mêmes vivent ? Même pas. On va dire que ça leur sert une excuse, mais c’est juste le style de la série de nous faire des plans extrêmement longs n’apportant absolument rien. Je pense ici à Carl naviguant pendant près d’une minute dans un parking avant qu’il ne se passe quelque chose ou pire à la horde de zombies qui arrive au loin pendant plus de 40 secondes avant que la voiture n’explose. 40 secondes qui n’apportent donc aucune information et devant lesquelles nous attendons sagement qu’il se passe quelque chose. Même en speedwatching, ça paraitrait long. Et là, ils n’ont aucune excuse.
Le plus frustrant reste l’absence quasi-totale de dialogues. Comment être content de retrouver les personnages quand on les voit ne rien faire pendant plus d’une demi-heure ? Hormis Caaaaaaarl qui semble en pleine crise d’adolescence (ça me semble sortir de nulle part, mais j’ai pu oublier des choses) vis-à-vis de son père et Michonne (dont je ne comprends toujours pas la mise en couple), il n’y a aucune vraie interaction dans cet épisode. D’ailleurs, il y a même des figurants que l’on entend parler plus longtemps que des membres du casting ! Le foutage de gueule à son paroxysme dans un travelling heureusement très sympa par ailleurs.
Si je résume un peu l’épisode, parce que je suis là pour ça, Rick, Maggie et Ezekiel motivent chacun tour à tour leur groupe à aller mener la guerre contre Negan. Après les événements de l’épisode précédent, je ne suis pas sûr qu’il y ait vraiment besoin de remotiver qui que ce soit, mais ça occupe une grande partie de l’épisode, de même que la préparation elle-même qui voit Rick et l’ensemble des groupes éliminer les menaces une à une.
Pour ajouter du suspens et comme le promettait la bande-annonce, nous retrouvons également un Rick bien plus vieux et entouré de Carl, Judith (que j’avais encore oublié) et Michonne. Armé d’une canne, il semble s’être installé en famille dans une ville reconstruite, alors même que dans le présent, nous le voyons en crise avec un Carl qui ne comprend plus son père. C’en est au point où il se barre en fin d’épisode, quand même.
Pour s’assurer la victoire contre Negan, il est décidé de lui envoyer une horde de zombies à la tronche, ce que Morgan, Daryl, Carol et Tara s’assurent de faire de manière sympathique et très longue. Daryl les mène en moto à coups d’explosions badass digne d’une mauvaise affiche de MacGyver.
Les Sauveurs sont quant à eux sûrs d’eux, comme toujours, et sûrs de leur victoire sur Rick et ses hommes. Ils comptent naïvement sur l’autorité de Simon pour aider à retourner les hommes suivant Maggie, mais cela ne fonctionne pas du tout. Simon est donc laissé en-dehors du combat et du bâtiment dans lequel se réfugient les Sauveurs ; lequel bâtiment est criblé de balles après de longues minutes d’incertitudes. La bataille finale se fait donc à l’américaine, avec un groupe tirant toutes ses munitions dans le vide pour affaiblir le bâtiment en attendant les zombies.
Rick cherche toutefois à tuer Negan sans y parvenir et est forcé par Gabriel de quitter les lieux. Gabriel n’écoute pas ses propres conseils et retourne sur ses pas pour sauver un Simon qui le remercie en l’abandonnant sur place. Le cliffhanger très sympa voit donc Gabriel s’enfermer dans le bâtiment… et tomber sur un Negan pas content.
Heureusement, les dix dernières minutes apportent un peu d’action, sinon, je crois que je n’aurais même pas été jusqu’à la moyenne pour cette reprise extrêmement lente qui ne remet même pas en place un nouveau contexte et ne réintroduit pas non plus la saison précédente. On nous balance trente-cinq minutes d’attente d’un combat qui semble ne jamais venir et qui ne sera bien sûr pas résolu avant la mi-saison (au moins). En définitive, ce n’est toujours pas un rythme télé que The Walking Dead suit, ce n’est d’ailleurs pas le rythme d’une histoire intéressante tout court (même en roman, on se ferait chier, je crois). L’épisode se résume en à peine deux phrases : les « gentils » se préparent au combat en s’armant jusqu’aux dents et en amenant une horde de zombies chez les Sauveurs ; ces derniers sont pris au piège dans leur QG, avec également Gabriel, alors que Rick et les autres sont sains et sauf.
On aurait pu nous montrer la même chose en 25 minutes avec autant d’informations, l’ennui en moins. Ce retour de la série ne parvient donc pas à me raccrocher, au contraire. C’est reparti pour l’attente d’une évolution plus réussie ; ce qu’ils étaient parvenus à faire sur quelques épisodes l’an dernier… Pour l’instant, cette saison n’apporte rien de nouveau et cumule beaucoup de défauts.
Pourquoi je reste ? Pour les quelques personnages que j’aime encore et pour savoir ce que deviendront les personnages. Ou tout simplement parce que j’ai toujours beaucoup de mal à abandonner une série en cours, une fois que je suis investi dans une histoire, j’aime en connaître le fin mot… même si je doute d’en avoir un avec eux.
Épisode 2 – The Damned – 16/20 Oh look, you pissed your pant!
J’ai un retard monstre dans plein de séries, mais voir cet épisode me permet de me mettre à jour dans une de plus, alors ça me fait plaisir. En plus, les audiences de la série sont tellement en baisse que j’ai envie de croire à une future annulation et je m’y prépare en conservnt le rythme autant que possible.
Le début d’épisode est assez esthétique avec des gros plans de chaque personnage principal plus ou moins réussis, permettant de nous rappeler ceux qui sont en vie et surtout de perdre un temps monstre. Ainsi, la première ligne de l’épisode n’arrive qu’après deux minutes inutiles.
Nous commençons l’épisode en nous intéressant au personnage de Mara, jamais vue avant mais dirigeant un clan d’inconnus du mieux qu’elle peut. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’on la suppose alliée des Saviors. Et effectivement, quelques instants plus tard, nos héros et leurs voitures blindées débarquent. Au moins, cela permet de l’action. En vrai, ça tire dans tous les sens, tout simplement. On sent que l’épisode a dû coûter pas mal d’argent, mais ça n’apporte pas grand-chose car le suspense n’est pas là : c’est bien simple, il n’y a que des personnages tellement secondaires que je n’ai pas leur nom avec certitude.
En tout cas, la stratégie qu’ils ont en place fonctionne et Mara se fait rapidement bouffer par un de ses hommes transformé en zombie. Voilà, voilà. Bon, côté héros de la série, on perd tout de même Francine et (peut-être) Eric qui se font tirer dessus, même si je ne sais pas qui ils sont.
Pendant ce temps, Rick et son groupe (avec notamment Daryl, donc) envahissent une jolie maison, eux aussi armés jusqu’aux dents. Ils sont à la recherche d’armes, dont ils connaissent la localisation grâce à Dwight.
C’est très lent et silencieux, surtout que Rick et Daryl se séparent chacun de leur côté. Au moins, ça contraste avec la fusillade incessante de la moitié de l’épisode. Alors que Daryl découvre une cellule sympathique (la sienne ? je suis paumé), Rick se fait attaquer par un homme qui n’a aucune chance de prendre le dessus sur lui, parce qu’il s’attaque à Rick tout de même.
Il aurait mieux fait de ne pas le faire, parce qu’il se fait buter et n’est plus là pour protéger sa fille, Gracie, dont il indique quasiment la chambre à Rick, pensant y trouver des armes. C’est malin. Rick aperçoit son reflet dans le miroir et culpabilise de ce qu’il vient de faire, comme dans toute série B qui se respecte. Le truc, c’est que nous ne sommes pas censés être dans une série B, mais qu’elle en a tout l’air.
Finalement, Rick se fait choper par… Morales, le père de la famille qui avait décidé de quitter le groupe en saison 1, dans une scène assez triste où ils partaient en bons termes avec Rick et Lori. Franchement, c’est un rebondissement que je ne risquais pas de voir venir, mais je ne sais pas trop où ça mène. Je ne saurais même pas qui il est si je ne m’étais pas cassé la tête à chercher qui pourrait servir pour le futur crossover entre TWD et FTWD. Bon, Morales n’est plus l’ami qu’il était, puisqu’il a appelé les Saviors en renfort… Oups.
Dans leur coin, Dianne, Morgan, Tara, Jesus et des gens jamais vus sans nom surveille un clan Saviors pour l’attaquer. Oui, Dianne, il y a un nouveau personnage qui s’en tire bien, une femme avec son fusil. Leur intervention se passe bien et ils s’amusent à tuer tout le monde, tout simplement. On en revient à la fameuse intervention d’il y a deux saisons et c’est à se demander si la série a évolué l’an dernier (probablement pas).
Bon, on nous laisse en suspens sur la survie de Morgan qui se retrouve pris dans une fusillade, alors que Tara et Jesus tombent sur un homme qui se rend. Celui-ci n’est pas le saint qu’il prétend être et il profite de la première occasion pour s’en prendre à Jesus et détruire des médicaments nécessaires à Maggie.
Malgré tout ça, Jesus décide de le laisser en vie quand il se libère. De son côté, Morgan fait le mort pour mieux réussir à s’en sortir. C’est le seul survivant de son trio d’élite, évidemment. À quoi bon s’intéresser au sort des deux figurants avec lui de toute manière ?
Il se lance donc dans une vendetta et tue tout le monde après être passé pour mort pendant un moment. C’est cool, il a plein de balles pour survivre.
Jesus et Tara continuent de s’engueuler, mais ce premier décide de laisser vivre les hommes qui acceptent de se rendre une fois qu’ils sont en infériorité numérique. Morgan débarque et veut les tuer, mais il se laisse convaincre à son tour de ne pas le faire. On tourne en rond, donc, surtout que Rick voulait que tout le monde meure, mais bon…
De leur côté, Carol et Ezekiel se réveillent dans la fumée et en pleine attaque de zombies. Cela ne les empêche pas de survivre, parce qu’ils sont beaucoup trop fortiches. Eux aussi ont pour mission d’attaquer un nouveau groupe… et c’est particulièrement inintéressant. Comparé aux autres groupes, ces deux-là se contentent d’un débat sur leur foi dans l’avenir, grosso merdo. Pourquoi pas, vous me direz, mais c’est juste chiant.
Finalement, ils n’ont pas besoin de fusiller qui que ce soit : Shiva se charge de buter l’homme qui risquait d’avertir de leur arrivée… le truc, c’est qu’il l’a fait quand même puisqu’il a une radio. Qu’à cela ne tienne, Ezekiel veut y aller quand même. OK, merci. Je ne vais pas me plaindre, au moins leur intrigue a avancé un peu et mène quelque part pour l’épisode 3.
Bref, cet épisode apportait toute l’action et la tension que l’on attendait en épisode 1 pour la reprise et que nous n’avions pas eues, en évacuant totalement de ses préoccupations le cliffhanger de la semaine dernière. On dia que tout vient à point, mais ça reste long à de nombreuses reprises et ne prend pas la peine de développer beaucoup de dynamiques – hormis Carol/Ezekiel, et ça ne m’a pas plu. À croire que je ne sais pas ce que je veux !
En tout cas, l’épisode était meilleur que la semaine dernière, c’est déjà ça de pris ; mais c’est con, les audiences n’ont pas suivi. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont faire de Morales, dont le retour est encore plus what the fuck que celui de Morgan il y a quelques saisons déjà. Je vois d’ici l’épisode flashback, et j’essaye de ne pas être trop dépité. Après tout, c’était un personnage que j’aimais bien en saison 1.
Épisode 3 – Monsters – 15/20 I knew you’d take the same trip as I did. From there to here.
On repart sur Ezekiel et son groupe… C’est peu intéressant, avec un discours de motivation entrecoupé de la scène qui suit. Ils réussissent sans problème à s’en sortir, grâce à un piège très classique. C’est donc tout l’épisode précédent qui est expédié en trois minutes et n’a servi à rien.
Côté structure, on continue de faire le tour des différents groupes et d’ignorer royalement le cliffhanger du premier épisode, mais je suis heureux qu’on échappe à l’épisode flashback sur Morales.
Rick et Morales, une confrontation intéressante, avec un Morales totalement différent de ce qu’il était en saison 1 : il a beaucoup plus de confiance en lui et est plus badass, même s’il parle trop. Bien sûr, Rick demande des nouvelles de la famille de Morales, mais ils sont morts. C’est intéressant car ça permet un rapide résumé des morts du groupe de base, et c’est à peu près les trois quarts de celui-ci.
Le problème, c’est que Morales se dit Negan, parce qu’il lui fallait bien trouver un moyen de survivre.
Daryl tue finalement Morales sans le moindre scrupule. Je suis dégoûté par ce retour totalement inutile, j’avais de l’espoir pour Morales, surtout qu’il disait des trucs intéressants sur Rick, le gentil shérif étant mort en chemin lui aussi quand il a perdu tous ses amis (belle mémoire des noms pour Morales quand même).
Morales ayant prévenu les Saviors, Daryl et Rick se retrouvent finalement coincés, même si je n’ai aucune crainte pour leur avenir dans la série pour l’instant.
À l’extérieur, la fusillade continue, mais se divise aussi contre l’intérieur du bâtiment pour les Saviors.
Le blessé de la semaine dernière, qui est apparemment un personnage qu’on connaît depuis longtemps mais que j’ai oublié, Eric, est toujours en vie. Cela permet la création d’un couple gay entre lui et Aaron, ce qui est voué à l’échec le plus total, puisqu’on en a un aux portes de la mort. Bon, pourquoi pas.
Aaron finit par retourner dans la bataille et sauve Rick et Daryl sans trop de mal, mais de toute manière, ils n’avaient pas besoin d’être sauvés. Quand il finit par revenir à l’arbre où il avait abandonné son nouveau petit ami, il découvre qu’Eric est mort (bon, j’ai presque envie de rester au conditionnel comme on ne le voit que de très loin en zombie, il reste une part de doute). Je ne suis absolument pas touché par cette mort comme je ne me suis jamais accroché au personnage, rien n’ayant été fait pour ça. C’est à peine si je suis attaché à Aaron qui est là depuis trois ans (je crois), alors Eric…
Rick confie finalement le bébé de la semaine dernière, Gracie, à Aaron. La fin de l’épisode voit Rick se faire tirer dessus (enfin… ça tire à côté comme d’hab) par un Sauveur survivant à qui il donne sa parole de le laisser en vie en échange d’informations… C’est donc Daryl qui tuera le monsieur, mais ça semble poser problème à Rick, qui redeviendrait ainsi humain… je n’y crois pas une seconde. Bon, ils se sont donnés la peine de ramener Morales pour cette intrigue, en revanche, donc je pense qu’on en a pour la saison à le voir douter, surtout maintenant que Carl et Morgan sont partis s’amuser chacun de leur côté.
Et oui, pendant ce temps, Tara et son groupe ramènent les prisonniers à Maggie, Tara ayant bon espoir qu’elle les tue. Les prisonniers ont le droit de marcher, attachés les uns aux autres, sous la surveillance de Morgan et Jesus qui n’ont pas trop l’air de surveiller quoi que ce soit, en fait, préférant parler stratégie à côté d’eux.
Il y en a qui réussit à énerver Morgan mais il est sauvé par le gong d’une attaque zombie décimant les prisonniers. Une partie d’entre eux tentent de s’enfuir, permettant à Morgan d’en tuer un ou deux et de prouver à Jesus que, de toute manière, ils ne pourront jamais faire confiance aux prisonniers.
Jesus veut tout de même trouver un moyen de faire la paix, ce qui mène à un corps à corps entre les deux absolument ridicules. Tu parles d’alliés. Et ils se battent devant les prisonniers en plus. Ridicules.
Sans grande surprise, Jesus prend le dessus sur Morgan, qui finalement se refuse à tuer Jesus et décide de se casser pour vivre en solitaire, malgré le soutien de Tara.
Pendant ce temps, Gregory vient demander de l’aide à son groupe et tombe nez à nez avec Maggie, mentant sur le sort de Gabriel. Bon, en toute logique, Maggie lui fait la morale et il fait ce qu’il peut pour sauver sa peau. Cela finit par fonctionner lorsqu’il la fait culpabiliser sur son manque d’humanité.
Maggie le laisse donc entrer pour être aussitôt confronté à un autre dilemme, avec l’arrivée du groupe de Tara et Jesus, et donc de la multitude de prisonniers.
L’épisode se termine sur l’apparente réussite du groupe de Carol et Ezekiel qui ont pris un QG Saviors sans la moindre perte. C’est tellement dit lourdement que c’est sans surprise qu’ils se font subitement fusillés par un survivant bien planqué. Je m’y attendais, mais ça fait un bon cliffhanger, je le reconnais.
Bon, la saison continue ainsi à être plutôt sympathique à s’intéresser à chaque groupe en parallèle. Au moins, il se passe des choses contrairement à beaucoup d’épisodes de The Walking Dead. J’aime bien ce nouveau rythme et je suis pour que ça continue, même si je suis frustré de leur cliffhanger Morales pour rien et de l’évolution de certains personnages (Morgan, sérieusement). J’ai aussi été plus touché par la mort de Morales, pas vus depuis sept ans, que par celle d’Eric, c’est dire à quel point le travail des dernières saisons était mauvais.
Mais allez, ça semble repartir du bon pied, je vais arrêter de critiquer pour aujourd’hui.
Épisode 4 – Some Guy – 15/20 Thank you your Majesty for being such a cool dude.
Allez, joie, un épisode qui commence par se concentrer très longuement sur Ezekiel se préparant. Au moins, ça m’apporte le point 5 du Bingo Séries assez vite comme ça.
Une fois n’est pas coutume, l’introduction de l’épisode se fait sans un mot et nous présente une vie parfaite et calme au Royaume, avec une Shiva réalisée en effets spéciaux. C’est long et lent à la fois, et pas bien utile qui plus est. L’idée est de nous montrer la préparation d’Ezekiel avant la bataille qui va s’avérer meurtrière malgré tous ses espoirs. Les scénaristes se font donc plaisir avec un nouveau discours et un nouveau « And yet I smile ». Son beau discours lui permet d’obtenir le soutien de son peuple.
Ce même peuple se sacrifie pour le protéger des balles d’un sniper drôlement efficace. Celui a tué à peu près tout le monde en explosant au passage leurs membres. Ezekiel se retrouve dans un champ de zombies constitué de ses hommes. C’est gros, trop gros. Je ne sais pas quel type de calibre peut faire autant de dégâts, et même en considérant qu’ils étaient totalement à découvert.
Bon, bien sûr, les hommes ont utilisé les armes que Rick cherchait depuis deux épisodes et n’ont pas réussi à éliminer super Carol. Celle-ci tue quatre des hommes qui se planquaient dans le bâtiment. C’est là qu’on en vient à la plus grosse blague de l’épisode : le bâtiment était supposé être déserté et vérifié par les hommes d’Ezekiel, mais en fait, il y avait une bonne vingtaine de tireurs qui attendaient patiemment de riposter. Crédibilité MAXIMALE.
Carol passe son épisode à venger les hommes d’Ezekiel et tenter de récupérer les gros calibres, ce qui n’est pas simple et provoque quelques fusillades, attirant les zombies du coin. Encerclée, elle finit par se rendre (ou plutôt à faire croire qu’elle se rend, parce que c’est Carol et ce n’est pas crédible. Effectivement, elle se débrouille pour récupérer un homme en otage et reprendre le dessus en lançant tout un tas de zombies sur ses adversaires.
Elle est ensuite face à un dilemme : sauver Ezekiel ou récupérer les armes, son but premier. Compliqué.
En effet, Ezekiel se fait d’abord aider par un de ses rares hommes encore en vie, mais celui-ci se fait tuer. Cela permet à Ezekiel d’avoir une bonne crise de foi en sa royauté toute puissante, puisqu’il se fait balader par un des hommes de Negan, se présentant sous ce nom-là, mais ne rêvons pas : toujours pas de Negan à l’horizon après 3 épisodes.
Bien évidemment, tous les hommes du roi ne sont pas morts et il est sauvé par l’un de ses fidèles, Jerry, totalement fan de lui. Cela fonctionne bien jusqu’à ce qu’ils soient coincés par un grillage, moment où Carol choisit d’abandonner les armes pour sauver Ezekiel, ce qu’elle parvient à faire bien simplement, forcément.
Son choix est le bon : Rick et Daryl débarquent en jeep et moto et poursuivent la 4×4 qui a les armes. Après un rapide accident de moto sans la moindre conséquence pour Daryl (la crédibilité est toujours à son max, oui) et un accident de voiture, Rick et Daryl récupèrent les armes.
Il faut encore que le roi, Carol et Jerry rentrent au Royaume, ce qui permet à Ezekiel d’avoir le sens du sacrifice : il souhaite rester en arrière et se battre contre un groupe de zombies afin de permettre à ses alliés de s’enfuir. Finalement, Shiva débarque une nouvelle de nulle part et leur sauve la mise, au péril de sa vie. La scène est touchante, le personnage d’Ezekiel perdant ainsi ses hommes et son tigre, en plus d’une grosse blessure à la jambe.
Au moins, les choses avancent. J’ai bien aimé l’épisode qui apportait de bonnes choses au milieu – malheureusement – d’une lenteur caractéristique vraiment gênante. Je n’arrive pas à m’y faire, j’ai toujours l’impression de perdre mon temps et je passe en speedwatching à chaque fois. Qu’à cela ne tienne, ça me permet de savourer l’épisode. Quant à Ezekiel, il était temps que son égo prenne un bon coup. Je suis content qu’il reste en vie, ça lui permet de grimper de plusieurs places dans mon top des personnages que je préfère dans la série. Ce n’était pourtant pas gagné.
Il y a de cela quelques années déjà, j’ai lu et adoré Locke & Key, un comic à l’ambiance surnaturelle parfaitement génial. Si vous ne connaissez pas, je vous en recommande chaudement la lecture dont je garde un excellent souvenir, même si j’ai oublié une grosse partie des événements. Grosso modo, le comic suit les trois enfants de la famille Locke : Tyler, Kinsey et Bode. Ceux-ci emménagent dans une vieille maison familiale après le meurtre de leur père. C’est joyeux, et ça ne fait que commencer.
Vous la sentez venir l’histoire glauque qui se pointe ?
La maison cache en effet bien des choses et notamment des clés magiques, capable d’agir sur les lois de la nature. Une pourra par exemple effacer les souvenirs de quelqu’un, une autre transformer la personne en fantôme, etc. Ce sont bien sûr les enfants qui trouvent et utilisent ces clés en premier, mais très vite, ils comprennent qu’ils ne sont pas seuls. Dodge, un démon, souhaite lui aussi posséder les clés et parvenir à ouvrir la porte noire afin de… et bien, il faudra lire les comics pour savoir, mais vous devez déjà avoir une bonne idée, je crois. La bonne nouvelle de cette histoire ? Elle a une fin (jugée décevante par beaucoup, mais j’avais apprécié).
C’est totalement le genre d’histoire qui me plaît, on est en plein dans l’urban fantasy avec une bonne dose de gothique et quelques frissons horrifiques. Assez clairement, le comic me rappelait Hex : la malédiction, une série anglaise que j’ai vue il y a fort longtemps dans la Trilogie du Samedi. Oh, et les comics ont été créé par… le fils de Stephen King, Joe Hill. Rien que ça.
Michael Fassbender et Christina Col dans Hex.
Bon, c’est bien gentil tout ça, mais quel rapport avec ce blog ? Vous vous en doutez je pense : Hulu a annoncé produire une série sur le sujet. Ce n’est pas la première fois, loin de là, qu’il est question d’une adaptation : une série devait voir le jour en 2011 et puis non, une trilogie de film devait se faire, et puis non… Autant dire que cela fait un moment qu’on attend et n’espère plus trop de bonnes nouvelles, mais cette fois semble être la bonne. Pour vous donner une idée du potentiel, Google m’a déniché le trailer de la série de 2011 :
Vous voyez, vraiment pas de quoi flipper.
À l’écriture pour la version 2017, on retrouve notamment Joe Hill, ce qui est rassurant pour le respect des comics. À la production, on retrouve Andrés Muschietti, à qui l’on doit l’adaptation de Ca au cinéma, et il est question de Carlton Cuse (LOST, pour n’en citer qu’une). Le pilot est quant à lui dirigé par le directeur de Dr Strange, Scott Derickson. Du côté du casting, les annonces sentent bon avec des acteurs excellents et habitués au genre pour la plupart.
En cette période nous menant à Halloween, je ne peux que vous conseiller de vous mettre à la lecture de ces comics. Et pour ceux qui n’ont pas le temps, il existe aussi une version audio grâce à Amazon avec la voix de… Tatiana Maslany. Hell yes. Il y en a pour 13 heures, mais je crois que je vais m’y mettre, car ça fait très longtemps que j’ai envie de me replonger dans cette histoire et que ça comblera mon manque de Maslany.
Il faudra être encore patient pour découvrir tout ça car la série est prévue pour… 2018. En tout cas, je le dis d’avance : je serai au rendez-vous !
Synopsis :La saison 2 se terminait de manière violente avec une séparation de tous les personnages principaux et Cassie qui apprenait que le témoin n’était autre que son fils et celui de Cole. Aïe. Jennifer finissait en France en 1915, Deacon était laissé pour mort et Ramse retrouvait son fils en compagnie d’Olivia. Autrement dit, nous ne sommes pas sortis de l’auberge – ou de la machine. Quant au virus, plus personne ne parlait de l’arrêter, à force.
Pour commencer, la semaine dernière je vous promettais de me jeter sur la saison, mais la vie m’a forcé à être bien sage pendant une semaine. Du coup, je me suis fait une orgie de 12 Monkeys en fin de week-end. C’est moche, c’est moche, mais c’était plutôt cool !
La saison 1 m’avait un peu blasé, la 2 m’avait beaucoup plu et j’espère que la 3 va continuer d’augmenter le niveau, parce que je pense sincèrement qu’elle en est capable. Or, la série a déjà atteint une moyenne phénoménale la semaine dernière alors il ne faudrait pas grand-chose de plus pour qu’elle arrive au stade de mes séries préférées. Et si c’était possible ?
Allez, on va vérifier ça, avec cette courte saison de seulement dix épisodes !
Note moyenne de la saison : 17,5/20
Épisode 1 – Mother – 17/20 How is this not a paradox ?
La série ne se prend pas la tête et repart dans une réintroduction similaire à l’an dernier, avec des flashbacks bienvenus pour tout se mettre en tête. 12 monkeys repart directement en 2163, avec un nouveau format d’image et un Cole qui n’a aucune idée d’où il met les pieds.
Cassie est perdue dans le temps, mais Cole l’est tout autant : il passe plusieurs mois à faire aller-retour sur aller-retour dans le futur, toujours à la recherche de celle qu’il aime, toujours sans le moindre succès car la planète est apparemment déserte. Katarina décide donc d’arrêter de cautionner Cole dans ses fantaisies et ses recherches de Cassie, mais aussi de Ramse et Jennifer. La tension est tout de suite présente dans cette saison, au moins, avec un Cole persuadé de pouvoir les retrouver et une Katarina dépassée par les événements, comme toujours.
Elle envoie donc Hannah avec Cole dans le futur et je vous préviens tout de suite que j’adorais Hannah la saison passée, mais que maintenant qu’on la voit apprendre à se battre et voyager dans le temps, je suis en train de tomber amoureux. Pour changer. Bon, c’est un peu limité parce que le côté gentille fifille à maman qui fait tout ce qu’elle dit, c’est blasant quand même.
Cole repère enfin Titan du côté de Syracuse et, même si Hannah tente de l’empêcher d’y aller seul, il parvient donc enfin sur place.
Renvoyée en 2044, Hannah assiste impuissante à l’échec des scientifiques qui ne peuvent ramener Cole sans rebooter la machine. C’est un contretemps sympathique, qui permet à Cole de se battre contre un homme masqué qui n’hésite pas à se téléporter pour échapper aux coups.
À Titan, Cassie semble totalement résignée. Enceinte jusqu’au coup, elle est prisonnière contre son gré et a fini par se laisser dompter par ces gens du futur. La pauvre est nourrie de force par celle qui lui affirme qu’elle élèvera son fils et sera sa vraie mère, Magdalena. Heureusement pour elle, elle a aussi une servante, Arianna, qui est bien gentille avec elle. Il n’en faut pas beaucoup plus pour éveiller mes soupçons, mais bon.
Elles semblent en effet avoir beaucoup à partager, notamment des sentiments de famille perdue, comme par hasard. Cela permet à Arianna de questionner Cassie sur James (j’ai toujours du mal à l’appeler comme ça, mais bon, ils sont en couple, elle utilise son prénom).
Quand Cassie réussit à mettre sur pied une tentative d’évasion, Arianna l’aide donc à se diriger vers la sortie ; Cassie étant sacrément douée et capable de courir sacrément vite malgré sa grossesse.
Elle tombe nez à nez avec ses ennemis, qui attaquent Arianna, puis avec James, téléporté de justesse à l’Emerson par l’homme qu’il vient de combattre et qui n’est autre que… Cole lui-même. Parfait, le James Cole qu’on suit depuis le début sera donc James et celui du futur sera Cole. Voilà. Démerdez-vous avec ça de la même manière que les scénaristes se débrouillent avec la machine portative annulant les paradoxes. Je m’attendais plutôt à ce que ce soit Ramse. Peu importe : Cole dirige James dans sa mission en lui conseillant de retrouver Jennifer.
En 1917, Jennifer se retrouve dans une tranchée où les français ne la sauvent pas, trop occupés qu’ils sont à être tués par des allemands sanguinaires qui l’épargnent uniquement parce qu’elle chante 99 Luftballons dans la scène la plus délirante de la série jusqu’à présent. Pourtant, il y en avait eu la masse.
Jennifer délire totalement sur place, comprenant que les quatre cavaliers de l’apocalypse sont en chemin vers cet endroit. Hmm, bien, je sens la migraine se pointer quand même.
Quelque part dans le temps, Cassie décide de se suicider pour empêcher que son fils ne devienne le témoin. Quand elle le fait, Magdalena utilise une machine pour retourner dans le temps et empêcher Cassie de tenter de s’enfuir ; allant jusqu’à tuer Arianna, bien sûr. Ainsi, le témoin sait désormais que sa mère préfère se tuer plutôt que d’accoucher de lui et la Magdalena du futur se suicide. Cassie se retrouve donc coincée dans Titan.
De son côté, James retrouve son chemin vers 2044 après un long bavardage avec Cole qui lui dit d’abandonner la recherche de Cassie, tout en lui donnant l’espoir de la revoir un jour grâce à la fameuse montre. Une fois James parti, Cassie débarque pour exprimer un désaccord avec Cole sur la manière de procéder. Oh lala, la prise de tête monumentale en vue !
En 2044, James demande donc à Katarina de préparer la machine pour retourner chercher Jennifer, alors que quelque part dans le temps (2163 probablement) et quatre mois plus tard, Cassie accouche enfin du témoin, contre son gré.
Quel épisode ! Quelle prise de tête ! Je n’étais pas autant à fond qu’en fin de saison 3 et il y a eu de légers temps morts, surtout que je ne suis pas sûr d’être un adepte du culte du Témoin ; mais il y a tellement d’intrigues lancées en parallèle que c’est dur de ne pas aimer et de ne pas être à fond dedans tout de suite !
Épisode 2 – Guardians – 19/20 Et maintenant, je dois retourner à mon époque. Je splinter. Fin. FIN !
La série reprend cette fois en 1921 avec effectivement quatre cavaliers de l’apocalypse, sans chevaux mais avec des machines portatives à voyager dans le temps et une boîte ayant le sigle du témoin. Le tout sur le champ de mars. Ah Paris…
Clairement, la capitale inspire les scénaristes qui proposent l’un des meilleurs épisodes de la série, avec une intro entièrement centrée sur une Jennifer totalement délirante. Ayant appris à parler français, elle décide de devenir actrice pour se faire remarquer et réussir à être retrouvé par James grâce à une brochure de journal. C’était sous-entendu dans l’épisode précédent et c’est parfait. Nous voyons Jennifer reprendre de grosses histoires bien connues, continuant de jouer sur les références culturelles et se construire un succès mitigé.
Le plus impressionnant, c’est qu’elle a un accent français impeccable, à l’exception de dix-neuf vingt-et-un pour désigner l’année. C’est tellement rare de trouver une série capable de parler français correctement ! Elle se débrouille comme elle peut pour envoyer des messages dans le futur, mais ça ne fonctionne pas bien.
Katarina et James la retrouvent finalement en 1922 grâce à une coupure presse l’accusant d’avoir tué son metteur en scène/producteur/propriétaire du théâtre. Ce n’est bien sûr pas elle qui le tue, mais un des cavaliers de l’apocalypse, à son tour tué par James et Katarina. Bref, ils découvrent la machine portative et c’est précieux pour Katarina.
En revanche, pour Jennifer, c’est un peu très violent de découvrir qu’ils n’en ont rien à faire d’elle. La retrouver est juste un moyen de se rapprocher de Cassie et de Ramse, donc bon, elle le vit mal et ça se comprend. Elle s’enfuit, pour mieux tomber sur l’un des cavaliers qui la mène droit à sa planque. Cela tombe bien, car c’est là que sont aussi arrivés James et Katarina. Cette dernière se prend deux balles, mais parvient à tuer un cavalier. James en tue un second et il n’en reste plus qu’un. Bof les cavaliers de l’apocalypse, on a connu plus vivace.
De son côté, Cassie a donc bien accouché et demande à voir son fils. Elle est emmenée auprès de lui, dans une chambre à la déco forêt rouge un peu gênante, ma foi. Son fils ? Oh, juste un casque, car il a été assez clairement renvoyé en 1921 dans sa boîte. C’est du moins ce que je pensais à ce moment-là.
La chambre contient toute la vie du témoin effectivement, avec des objets de la série déjà vues et d’autres à venir. L’homme qui la conduit dans cette pièce lui propose un plan pour quitter Titan, mais sans son fils.
Il lui montre ensuite le rituel en train de s’accomplir pour s’assurer que le Témoin soit élevé à travers le temps. Oh cette prise de tête temporelle et chronologique. Les quatre cavaliers de l’apocalypse viennent donc de Titan et la quatrième n’est autre que Magdalena.
En 1922, Magdalena tire quelques balles dans James, mais lui promet de ne jamais le rencontrer. Effectivement, elle retourne dans le temps s’avertir de ce qui va arriver et aussitôt, l’histoire est réécrite. Jennifer, Katarina et James sont renvoyés une journée en arrière. Jennifer est donc ramenée en 2046 par le duo venu la secourir et intègre officiellement l’équipe.
C’est aussi en 2046 que Ramse se trouve et a retrouvé à son fils devenu adulte, élevé par Olivia pendant 23 ans. Cela ne plaît pas beaucoup à Ramse, forcément, mais il n’est pas au bout de ses peines. En effet, de retour au campement où son fils vivait, il découvre que le Témoin a attaqué. Sam est laissé borgne et entre la vie et la mort. Il a droit à une scène d’adieu avec Ramse, lui disant grosso modo qu’il est content de la vie qu’il a eu et ne veut pas que son père change quoique ce soit à son passé.
Donc après avoir perdu la mère de Sam, Ramse a le droit de perdre Sam que j’imaginais devenir un personnage important. Certes, il l’est, puisqu’il demande à son père de redevenir le Voyageur et d’arrêter le témoin, mais je suis bien dégoûté du destin de Sam vis-à-vis de Ramse.
Il était la motivation principale du personnage depuis deux saisons et ça finit bien vite et de manière beaucoup trop triste : c’est Ramse lui-même qui aide son fils à mourir, à sa demande. Je refuse, tout simplement. Me voilà plongé en pleine dépression, et ce n’est que l’épisode 2 de cette saison.
Le cliffhanger voit Ramse livrer Olivia à James et Katarina. Sacré cliffhanger.
Épisode 3 – Enemy – 17/20 You keep asking « where is Titan ? » but what you really mean is « where is she ? ».
L’épisode reprend une minute après le précédent et c’est sympathique de se dire que Syfy avait décidé de diffuser ces épisodes à la suite pour une diffusion en binge-watching. Cela fonctionne effectivement très bien. Olivia se laisse donc devenir prisonnière dans une nouvelle cage conçue spécialement pour elle.
Ramse est lui aussi fait prisonnier par Katarina qui n’arrive pas à lui faire confiance, mais en même temps, je la comprends. Il lui révèle que son fils est mort et refuse d’entendre les regrets de Katarina sur le sujet, se lançant dans un numéro qui est probablement de la manipulation.
De son côté, James interroge Olivia et celle-ci semble être encore plus garce qu’avant. Il faut dire qu’elle a de quoi s’énerver après James qui l’a abandonnée aux mains du Témoin en 1961 quand elle était une petite fille. Elle en dit assez pour semer le doute en James et pour qu’il comprenne un peu l’identité du témoin et les questions qu’il aurait dû poser dès le début.
Pendant ce temps, Jennifer continue de baigner dans la lumière de la machine. Je pensais qu’elle s’occuperait plutôt de ses filles, mais non.
C’est ensuite Katarina qui s’occupe d’interroger Olivia, qui continue de suggérer que Cole est le père du témoin. Franchement, les indices sont assez clairs, mais c’est aussi que l’on connaît la réponse je pense. Elle joue aussi à titiller Katarina sur sa fille, et ce n’est pas une bonne idée du tout : la scientifique décide de se venger et de la torturer dans l’éternité, grâce à la machine.
C’est une jolie idée bien stupide de la part de Katarina car Jennifer affirme que la machine n’aime pas ça. En plus, Hannah voit sa mère devenir une barbare et n’aime pas ça DU TOUT. Il faut dire qu’elle sait que sa mère est « Dr Grimm », mais ce n’est pas génial de découvrir que sa mère est le monstre que tout le monde affirmait qu’elle était !
Jennifer décide aussi de rendre visite à Ramse pour lui dire qu’elle est désolée pour Sam, dans ce qui est possiblement la scène que j’ai trouvé la plus touchante de l’épisode. Cette intrigue de toute manière… Ce n’est qu’après le passage de Jennifer que James débarque enfin voir son frère d’armes. Il était temps de les voir réunis.
Avant cela, il a trouvé la bonne idée d’envoyer Olivia trois mois plus tôt dans une cellule obscure pour la briser. Cela fonctionne sans trop de mal et elle finit par avouer que le témoin sera vulnérable en 2007. Ramse et Cole décident de retourner en 2007 pour tuer le Témoin… le problème, c’est que Ramse connaît l’identité du Témoin. Le vrai plan d’Olivia est donc de tuer Cassandra en 2007, pour tout annuler. Vu comme ça… C’est un sacré cliffhanger ! Ramse redevient donc le traître, mais c’est toujours fait avec beaucoup de classe et de logique. J’aime beaucoup l’idée.
L’épisode revient également sur le destin de Deacon et j’en suis ravi ! Je le pensais mort en fin de saison 2, mais je suis revenu sur cette idée assez vite : après tout on ne l’avait pas vu mourir. C’est effectivement le cas puisqu’il n’est pas mort, mais guéri par le même personnage qui semblait vouloir aider Cassie dans l’épisode 2. Il l’abandonne donc avec… son père. Reste à savoir si c’est une hallucination.
La série confirme que tout ceci se déroule bien en 2163 et que Deacon aura son rôle à jouer dans le schéma global des événements. J’ai trouvé ces moments avec Deacon un peu long, mais heureusement, j’ai appris à apprécier le personnage en saison 2. Bref, Deacon se soigne peu à peu et est abandonné dans son coin pendant des jours et des jours.
Il est torturé par sa solitude lui aussi, mais décide de prendre les choses en main. Il demande donc un moyen de quitter sa cellule et l’obtient. Sans trop de surprise, il est envoyé libérer Cassie.
L’épisode débute sur l’enfance de James et Ramse, me rappelant que l’un est plus vieux que l’autre et suggérant que le passé aura son impact sur le futur.
En 2007, James et Ramse sont de retour à l’Emerson Hotel. Cela faisait un moment dis donc. James a toujours ses doutes concernant Olivia, surtout que Jennifer lui avait clairement demandé de ne pas retourner dans le temps. Ramse joue sur les mots et ne lui ment pas en affirmant qu’Olivia veut la même chose qu’eux, mais bon.
Leur plan est assez clair : ils braquent les armes du père de Deacon, qui n’a que 4 ans en 2007. Ils se donnent RDV à l’hôtel en cas de problème et sont effectivement séparés. Ramse se débrouille donc pour être séparé de lui et se rendre à l’hôpital, où il fait appeler Cassie aux urgences pour la tuer.
Bon, il n’est pas trop doué et tue la mauvaise blonde à queue de cheval. C’est terrifiant.
Il rentre à l’Emerson sans avoir réussi à tuer Cassie et suggère à Cole de chercher à voir Cassie. Elle ne le connaît pas encore, mais lui sait très bien qui elle est. Ils se séparent de nouveau, Ramse faisant semblant de continuer la mission.
En fait, James le piège bien évidemment – ce dont je me doutais sans être totalement sûr. James confronte donc son frère et n’aime pas trop l’idée de se voir trahi par sa famille. Ramse lui avoue donc toute la vérité et lui demande de comprendre l’image générale, et pas seulement les pièces du puzzle.
James refuse de comprendre l’évidence et se fait finalement tirer dessus par Ramse, qui s’enfuit.
Malheureusement, la course poursuite qui suit se termine par un James forcé de tirer sur Ramse. J’ai déjà détesté le deuxième épisode qui voyait Sam mourir, mais là, franchement, je suis dégouté. Il fallait bien qu’il finisse par mourir et il a largement fait son temps, mais je suis dégouté. Ramse restera mon personnage préféré dans cette série. Finalement, même sa mort lui rend justice puisqu’elle est un suicide suite à la mort de son fils et à l’échec de sa mission. Il sait que son temps est venu et qu’il sera toujours en désaccord avec son frère, alors il laisse tomber. J’ai beau détesté le fait qu’il soit mort, il ne pouvait pas mourir autrement.
Pendant ce temps (si l’on peut dire) en 2046, Jennifer n’arrive pas à dormir comme il faut et dessine tout un tas de choses, notamment un homme en train de mourir dont elle ignore l’identité, mais qui pourrait être Deacon.
Dans ses cauchemars, elle voit en boucle un massacre, avec la tête de Cassie ensanglantée, a priori. Elle s’en prend donc à Olivia pour savoir la vérité, mais ce n’est pas évident de briser Olivia pour avoir la vérité. Jennifer est beaucoup trop forte cependant et comprend rapidement qu’Olivia n’a pas dit tout ce qu’elle savait puisqu’elle a gardé pour elle l’existence de la carte du témoin.
James revient en 2046 et décide de tuer Olivia. Jennifer tente de l’en empêcher, mais Olivia a plus d’un tour dans son sac et lui révèle qu’il a besoin d’elle pour retrouver le Témoin. De toute manière, ils sont interrompus par une alarme indiquant que la machine se met en route.
En 2163, Deacon aide en effet Cassie à se libérer et lui apprend qu’ils sont… en 2047. Cela tombe bien, quand même. Ils sont toujours soutenus par le même homme qui défie l’homme pâle avec ses mensonges. Cassie et Deacon parviennent de justesse à s’échapper de Titan avant que la ville ne disparaisse.
L’homme pâle a enfin un rôle un peu plus intéressant dans cet épisode alors qu’il faisait presque de la figuration depuis trois épisodes. Il s’inquiète du sort d’Olivia pour la première fois à l’écran. Peu importe cependant, l’intérêt de cette intrigue réside dans le fait qu’en 2047, l’institut est détruit. Cassie et Deacon se retrouvent donc coincés dans cette période de temps, mais le dessin d’un papillon rassure Cassie et leur donne une piste.
La piste ? Deux seringues qui leur permettent de rentrer à la maison en 2046. James et Cassie se retrouvent donc enfin et comprennent en un regard qu’ils savent l’un et l’autre pour leur fils. L’épisode prend aussi le temps d’un détour en 2007 où James change légèrement la destinée de Cassie puisqu’il lui parle, mais rien de fou.
Épisode 5 – Causality – 16/20 I was writing about the future in the past. #PrimaryProblem
James arrive à convaincre Cassie que la meilleure chose à faire pour se protéger eux et leur fils est de ne pas révéler la vérité sur l’identité du témoin à Katarina. Bref, ils se refusent à tuer Cassie alors que ce serait une réponse simple à tous leur problème. C’est bien triste tout de même. Cassie confronte Olivia qui leur promet à elle et James que c’est Jennifer qui leur apportera la réponse.
Et effectivement, Jennifer a un tout nouveau plan pour l’équipe : voler et ramener le mot du Témoin avant que quiconque ne s’aperçoive que le futur l’a emprunté. J’ai adoré la manière totalement fun dont cela était introduit dans la série. C’est beaucoup trop drôle cette idée qu’ils ont d’intégrer la folie de Jennifer à la série, en revanche, c’est un peu étrange après Ramse. Je veux dire, ils ne laissent pas assez le temps à James de faire son deuil.
Du coup, c’est sans surprise qu’une fois en 1989 pour voler le mot du témoin, Deacon critique Ramse et permet à James de montrer un peu ses sentiments pour son frère. Ce n’est pas assez, mais c’est un début.
D’ailleurs, le retour de Deacon dans l’équipe est un peu décevant : c’est l’une des premières fois qu’on le voit vraiment voyager dans le temps et personne n’en fait un moment important. Son alchimie avec Jennifer semble s’être envolé dans cet épisode, et je ne comprends pas trop pourquoi.
Assez vite, le plan de Jennifer provoque quelques problèmes et réécrit une partie du passé d’Olivia. Le plan pour récupérer le mot était joli, mais pas tout à fait parfait. J’ai bien aimé voir Deacon, Jennifer, Cassie et Cole travailler ensemble à ce plan.
L’épisode voit enfin de vraies retrouvailles entre James et Cassie, cette dernière pouvant donc poser toutes les questions qu’elle voulait lui poser sur les deux années qu’ils ont perdues mais dont ils se souviennent malgré tout. Le vol du tableau apporte beaucoup d’humour à l’épisode, mais est une suite de contretemps et de paradoxes assez impressionnante.
Ainsi, la Jennifer de 4 ans, son père et Olivia se retrouvent tous les trois dans la même vente aux enchères que Jennifer et Deacon, occasionnant pas mal de problèmes, de quiproquos, de croisements, de bons gags. Il en va de même dans les stocks du musée avec deux gardiens ridicules et clichés, une Cassie qui perd tout et un homme de main d’Olivia qui est tué, alors qu’il n’aurait pas dû l’être.
Pourtant, tous ces petits détails ne semblent pas causer de changements majeurs dans la timeline… C’est un peu dommage, je trouve, car on avait là l’occasion de provoquer quelques petits remous temporels. Je comprends que l’épisode a voulu jouer sur l’humour – et c’était réussi – mais ça manque d’un peu de consistance, un problème qu’il n’avait plus en saison 2… et qui est en plus souligner par le titre de l’épisode. C’est bizarre.
Bon, Jennifer parvient finalement à récupérer le dessin du Témoin… et découvre l’identité du Témoin. Néanmoins, elle ne dit rien à personne et s’assure que cela n’apparaisse pas sur la photocopie qu’elle fait. Cassie et James comprennent qu’elle sait et qu’elle les protège. C’est bien joué. J’ai aimé voir Cassie et James stresser que tout soit révélé, mais j’aurais aimé une scène où ils parlent avec Jennifer. Ce sera pour le prochain épisode.
En parallèle de toute cette intrigue en 1989, en 2046, Hannah souhaiterait évacuer la base, ce qui paraît être un bon plan vu le futur qui l’attends en 2047. J’ai beaucoup aimé ces scènes qui développent enfin le personnage de Whitley. Cela fait deux ans qu’on le voit en arrière-plan et il était temps de le voir plus. Cependant, je ne sais pas quoi en penser non plus, parce qu’il a semblé donner des conseils de vie à Hannah digne d’un mauvais dragueur… puis draguer Katarina.
Enfin bon, peu importe à la fin : Katarina obtient les informations qu’elle voulait grâce aux photocopies de Jennifer, sans se douter de l’information énorme qu’il lui manque. Quant à Cassie et James, ils s’assurent que Cassie trouvera bien les seringues l’année suivante. C’est plutôt cool, mais il y a tellement de secrets et de paradoxes en simultanée que je suis impatient de voir vers où se dirige la série après cet épisode un peu indépendant, qui instaurait pourtant des intrigues importantes, notamment celle de la montre, omniprésente depuis la saison 1 mais jouant enfin son rôle…
Ou celle en 1953, où nous retrouvons Magdalena et le Témoin devenu petit garçon sous un chapiteau contenant tous les protagonistes importants des 12 singes. C’est un cliffhanger sympathique, mais je m’arrête là pour mon premier visionnage de la saison. Outch !
Épisode 6 – Nature – 15/20 This is that monkey bullshit again isn’t it ?
Tout commence en 1953 à l’Emerson Hotel en pleine période de Noël où un couple en pleine séance sadomaso a le droit à une petite visite d’un agent du FBI que l’on connaît trop bien et est obsédé par une certaine armée des 12 singes : Gale. Malgré cette fausse alerte, il reste bien sûr en alerte quand Cassie et Cole débarquent et ont besoin de son aide.
La période de Noël n’évoque pas que de bons souvenirs à cette pauvre Cassie. Gale a le droit à un cours rapide sur le Témoin et le document récupéré dans l’épisode 4, c’est sympathique et ça remet en contexte, avant un départ en mission bien amené. Bien sûr, Cassie culpabilise d’utiliser Gale qu’elle mènera au casse-pipe un peu plus tard dans sa vie (ou plus tôt dans la sienne ?).
La mission de la semaine est bien sentie : il s’agit de chercher à comprendre comment les singes recrutent leur armée ; et ils le font de la manière la plus logique. En récoltant les familles de victimes de tragédies. Cela permet à Cassie et Cole de repérer le recruteur et de lui tendre un piège.
Cassie se fait donc passer pour une femme en deuil, mais cela ne convainc pas trop le recruteur qui a la sympathie de venir avec un gamin, qui n’est autre que l’homme à la cicatrice quand il était enfin. Celui-ci repère donc le visage de Cassie dès 1953. Assez bonne actrice, Cassie se sert de sa douleur dans la relation qu’elle a avec Cole pour convaincre le recruteur, très empathique, qu’elle a sa place dans les 12 singes.
La voilà donc qui a l’opportunité de s’infiltrer dans le recrutement, qui nous ramène au cliffhanger de l’épisode précédent. Nous apprenons tout de même que Cassie voulait nommer son fils Athan (est-il jaune ?) et que Gale était au courant de sa mort en 1961 puisque les voyageurs lui expliquent ce qu’il va lui arriver. Bon, en même temps, ça se voyait qu’il était au courant, donc c’est une boucle temporelle bien gérée.
Bon, du coup, l’arrivée du témoin se fait devant Cole et Cassie qui comprennent tout de suite, en voyant Magdalena, qui il est. En même temps, il est tout de suite introduit comme tel. Ce n’est pas évident comme scène, puisque ses parents découvrent qu’il est utilisé pour recruter. Utilisé ? Oh, c’est un autre Primaire, tout simplement, et il est en connexion avec Jennifer, elle aussi perdue dans ses dessins (mais on y reviendra juste après).
Il désigne donc qui doit rejoindre les 12 monkeys en dessinant, mais dessine également la mort de Gale. Une fois qu’il a recruté une femme dans une tente pleine de futurs fidèles, le Témoin gaze tout le monde. Cassie continue d’y voir son fils quoiqu’il fasse, mais Cole ne perçoit qu’un meurtrier de masse. Voilà qui va les diviser pour le reste de la saison et nous éclaire un peu sur leur conversation des premiers épisodes.
Gale reçoit donc un dessin de sa mort et ne peut sauver tous les gens dans la tente. Cole et Cassie non plus, mais ils sont sauvés in extremis par une machine à remonter le temps qui les amène à l’endroit où réside le Témoin. Ils n’ont pas le temps d’explorer ce lieu car ils sont ramenés en 2046, avec la machine portative qui sert de cadeau de Noël à Jones.
En 2046 justement, Jones se lance dans le projet Charon dont elle tient à l’écart Deacon, évidemment intrigué et énervé. Enervé car il est aussi à l’écart du mot du témoin. Difficile de se sentir utile après tout ça. Pendant ce temps, Jennifer décide de ramener Terry la tortue de 2016 en 2046. Le paradoxe temporel qu’elle créé lui fait apercevoir le Témoin au beau milieu de la chambre. Complétement flippée, elle se confie à Deacon qui la rassure et lui conseille de parler à sa vision.
Voilà donc Jennifer qui se met à parler à la machine et avoir des visions d’une femme avec le masque du Témoin. Elle se retrouve coincée dans une vision peu sympathique, avec le crâne du virus, un serpent et une femme masquée égorgée. S’engouffrant dans la forêt rouge, elle est ensuite emmenée dans son cauchemar, où elle a des flashs de tellement de de choses à venir que ça fait peur de voir qu’ils ont tout prévu.
Elle se réveille d’un coup de son cauchemar, ou plutôt de sa transe, après avoir écrit sur le sol de son quartier. Elle comprend dans ses dessins qu’elle est supposée sauver un homme qui s’avère probablement être Gale ou Deacon. N’empêche que quand il voit ses dessins, Deacon comprend de nouveau qu’il est mis à l’écart. Il demande donc à Olivia quel est son rôle et elle le manipule encore et toujours.
C’était un bon épisode, comme toujours, mais il semblait surtout servir de transition cette fois encore ; comme le précédent. Dommage, mais pas mauvais, heureusement. Tous les épisodes ne peuvent pas atteindre un niveau exceptionnel non plus, ou c’est le fait de les enchaîner qui limite leur impact.
Épisode 7 – Nurture – 18/20 We don’t get the chance to change the past and keep the future.
L’introduction de l’épisode est un peu longue mais permet de bien mettre les choses en place cette fois : Jones prévoit d’envoyer tout le monde tuer le Témoin tant qu’ils le peuvent. La machine portative que Cole lui a ramenée n’a plus aucun secret pour elle et elle la maîtrise parfaitement, mettant au point une machine leur empêchant de l’utiliser. J’aime beaucoup cette combinaison mais je me demande quand même pourquoi ils ne l’ont jamais vu avant la saison 3, mais bon.
Cassie avoue à Cole qu’elle ne peut pas se résoudre à se rendre tuer son fils, ignorant que celui-ci est clairement habitué à dessiner son père en train de le braquer avec une arme. Cassie s’inquiète surtout que la mort du témoin signifie la mort de son couple et de tous les voyages temporels.
Jones, quant à elle, fait ce qu’elle fait de mieux : elle boit et écoute les doutes de Deacon, qui comprend assez bien que Cassie et Cole cachent quelque chose. Il semblerait même qu’il ait compris le secret qui les unit. Jones ne peut plus fermer les yeux sur ce cas.
C’est reparti pour 1953, cette fois avec Deacon, Jennifer et Cole. Jennifer est envoyée draguer un scientifique, pour obtenir l’accès au laboratoire. Cela fonctionne à la Jennifer, c’est très sympathique à voir. Grâce à cela, Cole peut fabriquer un bloqueur pour la machine temporelle. Le trio de voyageurs, également accompagné de Whitley (!), se rend donc à la poursuite du Témoin.
En parallèle, nous découvrons que le Témoin n’est pas si ravi que ça de sa situation. Il est protégé par un mentor, une sorte de grand-frère, qui cache certain de ses dessins aux 12 singes et se fait prendre. Le Témoin refuse donc de se rendre dans la tente où nous l’avons vu, mais Magdalena le force à le faire.
Un peu plus tard, les voilà qui reviennent à l’abri sous les yeux d’Hannah, Whitley, Cole, Deacon et Jennifer. Ceux-ci lancent l’assaut qui est évidemment sanglant, une fois les machines désactivées. Deacon tue les pauvres innocents qui voulaient juste aller voir la Forêt Rouge sous le nez de Jennifer. IL rate de justesse le Témoin, qui se retrouve nez à nez avec Jennfier. Grâce à leur capacité commune, les Primaires se parlent et Athan, qui s’appelle bien Athan d’après son « grand-frère », avoue à Jennifer qu’il pense qu’elle sera la meilleure d’entre eux plus tard.
Elle le laisse s’enfuir avec son « frère ». Ces deux derniers se retrouvent face à face avec Cole. Cole tire sans remords sur l’homme qui l’empêche d’accéder à son fils et comprend justement ce que Cassie lui disait depuis le début. C’est son fils, et il ne peut le tuer.
Deacon débarque et tente de tuer Athan, mais Cassie l’en empêche. Alors oui, finalement Cassie est là, mais elle a eu le droit à son temps d’épisode aussi.
En effet, pendant ce temps, en 2046, Cassie demande une faveur à Jones, un petit voyage temporel qu’elle souhaite d’abord lui refuser mais qu’elle lui accorde finalement, profitant de l’occasion pour enquêter sur le secret de Cassie. Il semble assez évident que Jones a compris pour le bébé.
Cassie est donc renvoyée en 1990 à l’Emerson où elle brûle sa page du mot du Témoin et fixe un rendez-vous, en tant qu’Amelia Morrison, avec… sa mère. Celle-ci est une brillante psychologue qui analyse le travail du Témoin assez rapidement. Le dessin de celui-ci est encore plus complexe que ce que nous avions pu voir jusqu’ici : il y a même des références aux grands musiciens et grands écrivains, ce qui est tout de même une bonne chose pour la complexité de la série. Elle révèle surtout que le Témoin déteste ce qu’il croit être vrai.
C’est fou tout ce qu’on peut découvrir à partir de l’écriture et du langage corporel. Grand-mère Raily comprend assez rapidement que « Amelia » est en train de lui mentir et lui fait avouer que le document est rédigé par son fils. Les scènes entre la mère et la fille sont très touchantes, travaillant le côté maternel de Cassie. Cette dernière parvient à convaincre sa mère d’emmener sa fille au musée et se créé un souvenir supplémentaire avec sa mère, un moment d’amour tout mignon. En plus, sa mère dit bien à Cassie/Amelia qu’elle la reconnaît sans savoir d’où, ce qui est quand même un joli message.
Les derniers mots pour sa fille sont clairs : n’abandonne jamais la famille. Du coup, Cassie décide de sauver son fils. Oui, mais de retour en 2046, elle tombe sur une Katarina qui bien sûr sait tout de sa grossesse.
Oups. Jones a eu la bonne idée de remonter le temps le soir où Cole a tué Ramse, découvrant toute la vérité. C’est une merveilleuse idée et il était largement temps qu’on en finisse avec ce secret – même si paradoxalement, ce n’est donc que le début. Jones s’enferme avec Cassie dans la salle de conférence, oubliant juste un détail : la machine à remonter le temps portative qui s’y trouve. Hop, Cassie retourne en 1953 sans la moindre difficulté.
Là-bas, elle est confrontée à une Magdalena dont la machine est en panne. Le combat entre les deux est violent, puisque Magdalena se prend pour la mère du Témoin. C’était bien foutu et Cassie parvient à tuer Magdalena grâce à la machine qui se réactive. C’est très jouissif à voir.
Cassie se rend ensuite directement dans la chambre d’Athan sans tomber sur personne, parce qu’elle est très forte et tire sur Deacon qui s’apprêtait à tuer son fils, en connaissance de cause. Oh. La série est assez claire cette fois et amène à une confrontation Jones/Deacon VS Cassie/James, en plus de tout le reste. Une confrontation ? Oui, et celle-ci est scellée par la quasi-mort d’Hannah, blessée au combat pendant l’assaut ; assaut finalement inutile puisque James s’est refusé à tuer son fils.
Quant à Jennifer et Whitley, ils se retrouvent entre deux feux. Jennifer a toutes les infos et l’envie d’aider le couple, Whitley ignore tout et ne peut se résoudre à tuer Cassie et Cole. Le couple synchronise ses machines et disparaît dans le temps. Le Témoin ? Emmené loin de tout ça par son « frère ».
Le cliffhanger nous révèle une Jones passablement énervée, mettant tout ce qu’il s’est produit sur le dos de Cassie et Cole, ne voyant pas qu’elle est elle-même responsable de l’ensemble des choses, y compris le virus, avec son obsession de voyager dans le temps. Ce serait pas mal si quelqu’un se motivait à aller tuer son passé, histoire qu’on boucle la série.
Quant aux titres de cet épisode et du précédent, c’est amusant, car ils sont en fait inversés : cet épisode se centrait sur la nature innée du fils de Cassie et de Cole alors que le précédent était plutôt centré sur ses acquis et la manipulation des 12 singes.
Épisode 8 – Masks – 16/20 Why not return, Sebastian, to 1987, 1930, 1976, anywhere – anywhen – but here ?
Londres, 1879. Ces scénaristes sont-ils seulement sérieux ? On ne peut même pas savoir quand quelqu’un se ramène du futur puisqu’il n’y a pas d’électricité. La série se réécrit de nouveau avec cette introduction qui voit le personnage de Sebastian soigner celui de… Athan ! Le témoin est devenu un jeune homme à l’accent anglais coincé dans le passé par un Sebastian inquiet pour sa survie et son futur.
Athan a également toujours des visions de Primaire qui le dérangent de plus en plus. Sebastian lui conseille ainsi de se mettre à écrire et dessiner. Devinez qui nous fait le mot du témoin avec de jolies visions du passé… et une de la mort de Sebastian en 1899 ? Comme c’est triste.
En 1945, Deacon et Hannah poursuivent la mission grâce aux dessins de Jennifer. Ils sont confrontés à Cassie et Cole qui n’apprécient pas de les retrouver sur leur chemin et les mettent bien misérables beaucoup trop rapidement, maîtrisant la machine à merveille. Il faut dire qu’en fait, cela fait un moment que ça dure : la série nous a fait, ironiquement, une ellipse temporelle, pour ne pas avoir à découvrir comment ils galéraient avec la machine. C’est dommage, j’aurais aimé voir ces épisodes de leur vie, qui auraient pu être les trois épisodes manquant à cette saison.
En 2046, Jones n’aime pas trop être baladée et compte sur l’aide d’Olivia pour y voir plus clair. Elle la libère carrément de sa cage, malgré la désapprobation de Jennifer, qui tente aussi de raisonner Deacon. Olivia est bien sûr capable de leur apporter toute l’aide dont ils ont besoin : elle leur révèle que Cole et Cassie retournent sur des lieux et à des époques déjà visités, mais aussi que Jennifer est en train de les mener en bateau.
Malheureusement, elle a raison : Jennifer utilise sa tortue pour faire une diversion avec un paradoxe temporel au beau milieu de la base et remonte le temps en 1899 où elle espère bien retrouver ses amis. Elle protège en effet Cassie et Cole depuis le début, comme prévu.
En 1899, le couple passe du bon temps à Londres malgré sa propre mission de retrouver Athan. Cela leur permet de réapprendre à s’aimer tout en découvrant comment danser la valse. Pour survivre, ils se retrouvent forcer de voler les riches londoniens, une idée qui leur est venu de pauvres gamins ayant tenté de voler Cole.
Si cette infiltration dans le passé est intéressante, ils commencent à remonter trop loin en arrière pour que les voyages soient tout à fait possible niveau adaptation et survie. Bon, ils réussissent à se débrouiller pour intégrer un bal dans lequel ils espèrent retrouver Athan. À la place, ils tombent sur Sebastian qui leur révèle être aussi à la recherche du Témoin. Et ils ne sont pas les seuls.
Deacon sort de l’ombre, accompagné d’Hannah et de Jones. Katarina n’est pas trop ravie d’être confrontée à James, dont elle regrette la trahison. Elle lui dit qu’elle le voyait comme son fils et qu’ils auraient pu travailler ensemble, mais elle tente aussi de le convaincre de tuer Athan. Ce n’est pas trop l’idée de Cole, bizarrement.
Jennifer débarque au bal et fait diversion avec des feux d’artifice bien marrants, permettant à Cassie et Cole de s’enfuir avec Sebastian. Celui-ci leur révèle le passé de son fils et son intention de faire le bien, mais aussi une adresse où trouver les réponses. Il comprend ensuite les mots du témoin qui avait prédit sa mort de manière métaphorique, « deux sous pour un pauvre ». Oui, ou plutôt deux balles pour un servant.
C’est Katarina et Deacon qui tuent Sebastian, puisque ce dernier les empêche de mettre la main sur Cole et Cassie, qu’ils veulent tuer. Pauvre Sebastian, il aura eu un rôle de merde toute sa vie !
De son côté, Jennifer est embarquée en 2046 où elle est enfermée dans la cage d’Olivia. C’est du grand n’importe quoi, elle est toujours censée avoir ses filles quand même. Je ne comprends pas bien comme elles peuvent laisser ça arriver. Olivia vient bien sûr narguer Jennifer, le duo se cherchant des poux depuis le début de la saison. Elle laisse à Jennifer de quoi dessiner au moins.
La fin d’épisode voit Athan découvrir le cadavre de Sebastien, révélant qu’il était au bal masqué depuis le début. Pendant ce temps, Cassie et Cole découvrent l’une des adresses où leur fils a vécu, une pièce ressemblant fort à la chambre vu en début de saison.
Épisode 9 – Thief – 18/20 My days are spent living amongst ghosts.
Quelques secondes après la fin de l’épisode précédent, Cassie et James continuent leur exploration de la maison de leur fils, trouvant des objets d’un peu toutes les époques et un journal racontant les différents lieux et époques qu’il traverse.
Peu convaincu par le casting d’Athan, je le suis beaucoup plus par sa réintroduction en tant qu’adulte dans la série. Si quelques semaines à peine ont passé pour Cassie et James, leur fils est en effet désormais un homme déjà bien vieux. Pourquoi pas, mais il est peu crédible qu’ils ne cherchent pas à retrouver sa trace plus jeune pour profiter de lui et l’élever correctement.
Quoiqu’il en soit, Athan se trimballe avec son ipod en 1940, écoutant du Iggy Pop et prévoyant la mort de toutes les personnes auxquelles il parle. Le montage initial de l’épisode nous le montre donc se baladant dans le temps, à quelques dates clés et autres lieux insignifiants ; tout en embarquant malgré elle, Jennifer dans ses visions. La belle vie, franchement. Enfin, jusqu’à ce que sa machine tombe en panne en 1891. Pour la faire réparer, il demande à un horloger de reproduire la pièce de la machine qui déconne. Malheureusement pour lui, il se la fait voler.
La voleuse est une bien jolie femme portant un masque, mais il la retrouve dans un hôpital. Il est assez clair qu’il va en tomber amoureux, et c’est sans surprise qu’il retourne la voir une semaine plus tard ; alors qu’il est toujours coincé en 1891. Malheureusement, elle est malade et s’effondre devant lui. Il décide de ramener Eliza chez lui pour la soigner rapidement de son infection. Cette fois, les scénaristes s’en tirent mieux avec le vieil anglais. Oh, bien sûr, je doute qu’on ne soit vraiment dans un parler très 1891, mais au moins ils s’amusent à compliquer les tournures de phrases et le vocabulaire.
Bien sûr, Athan est complétement amoureux d’Eliza, et leur romance est vraiment sympa. Ses parents lisent tout ça dans son journal et en sont tout ému. Bon, cependant, un futur méchant amoureux de la seule femme dont il n’arrive pas à prédire la mort… On sait ce qu’il en est, non ? Il y a de fortes chances qu’elle meure et que fou d’amour, il la venge en détruisant le monde.
Avec le journal, ils découvrent surtout que Cole a déjà rencontré son fils il y a bien longtemps, avant de commencer à voyager dans le temps. Son fils s’est en effet arrangé pour lui parler et avoir une conversation bien philosophique sur la vie. C’est beau.
En lisant le journal, Cassie et James découvrent qu’alors qu’il se préparait à lui dire toute la vérité, Eliza s’est fait trancher la gorge par les hommes qu’elle volait pour soigner ses patients. Il était trop tard pour la sauver, en tout cas sans sa machine. Par chance, l’horloger a depuis longtemps la pièce dont il a besoin pour réparer la machine.
Hop, Athan créé un paradoxe et sauve Eliza. Celle-ci met un certain temps à digérer l’information, mais finit par lui demander de détruire la machine, en gros, car elle ne veut pas qu’il joue à nouveau avec le temps. Drôle de manière de le remercier d’avoir abandonné l’idée de l’enterrer avec du jasmin et de la lavande (dis donc, c’est comme si tout était lié !).
Le problème, c’est qu’Eliza meure quand même un peu plus tard dans la nuit. Il tente de la sauver à nouveau, et à nouveau, et à nouveau. 607 fois. Le seul problème dans cette jolie histoire d’amour, c’est que ça veut dire qu’on a 606 Athan dans la même boucle temporelle ? On ne sait pas bien ce qu’ils deviennent à chaque fois qu’il remonte le temps, mais bon.
Cassie découvre alors qu’elle a rencontré elle aussi son fils : il est venu la voir lorsqu’elle a perdu son premier patient, se faisant passer pour un docteur et discutant avec elle du cas d’Eliza. C’est Cassie qui lui a appris sa vision de la vie qui est de se battre contre la montre pour garder en vie un peu plus longtemps ses patients. Il a alors compris qu’il devait devenir le monstre qu’il craignait devenir.
Finalement, ni Cole ni Cassie n’auront réussi à être de bons parents pour lui, lui conseillant l’un et l’autre de devenir ce qu’il est aujourd’hui : un homme qui veut briser le temps pour retrouver l’amour de sa vie et vivre pour toujours avec. C’est une jolie mythologie pour la série.
Et sinon, en 2046, Jennifer continue de dessiner et dessiner, annonçant à Jones qu’elle dessine désormais la fin de l’histoire. Grâce à un petit coup de pouce de son passé et de son futur, Jennifer comprend que le mausolée où elle doit sauver l’homme mourant est dans son présent. Malheureusement, elle est emprisonnée et comprend que pour s’échapper, elle doit s’automutiler.
Cela fonctionne bien vite, puisque Deacon ne supporte pas de la voir se blesser. C’est marrant, je les shippais beaucoup la semaine dernière et cette saison les a éloignés.
En 2046 ? Et non ! Nous sommes désormais en 2047. Deacon accepte de renvoyer Jennifer chez elle. Katarina est totalement déprimée par la douleur de Jennifer et ce nouvel échec. Elle comprend, avec Olivia pour le lui rappeler, que tout commence avec elle et qu’elle peut en finir.
Oui, en finir, car c’est la fin, ou au moins la fin de la saison : Cassie et James rencontrent enfin leur fils à l’enterrement d’Eliza. Je reste un peu déçu des 606 paradoxes et Athan dont on ne sait rien et qui cassent un peu la perfection de cette intrigue de fond, mais cet épisode apportait tout de même la majorité des questions soulevées par la série. Du coup, je trouve qu’on pourrait tout à fait avoir une fin de série dans le prochain et je suis pressé de voir ce qu’ils vont nous pondre pour relancer la série. Ce n’est pas sans me rappeler Haven qui avait dû elle aussi ruser après avoir donné toutes ses réponses un peu trop vite.
Épisode 10 – Witness – 20/20 The Witness shall never return
La série s’amuse avec nous et débute à Londres en 2017. De toute évidence, le virus n’a pas commencé, et deux enfants se retrouvent à se balader dans un cimetière, à la recherche d’un fantôme. Bien sûr, le mausolée étant celui de Jennifer, c’est sans surprise qu’ils tombent en fait sur elle, en train d’attendre la venue d’un homme mourant, le fameux. Et justement, les lumières se mettent à vaciller…
En 1891, James et Cassie rencontrent donc Athan qui leur déclare que c’est la fin. Et effectivement, il leur en veut tellement des interactions qu’il a eu avec eux qu’il est prêt à les tuer. De toute manière, ils ne valent pas grand-chose à ses yeux, puisqu’ils n’ont de parents que les liens biologiques. Préparés à cette éventualité, James et Cassie synchronisent leurs machines avec lui et le téléportent sur le marché londonien.
Après une rapide course poursuite, ils finissent en plein Blitz où Athan retrouve sa mère et lance le processus d’autodestruction de sa machine. Cole n’a d’autres choix que de perdre la trace d’Athan pour sauver Cassie.
En 2047, les scientifiques continuent de tracer Cassie et James. Quand la machine de celle-ci est détruite, ils perdent tout espoir de retrouver le couple… En théorie. En pratique, Olivia leur fait comprendre qu’ils l’ont évidemment ramené à la maison.
Effectivement, James et Cassie ont réussi à piéger Athan et le ramener le 26 décembre 1956, juste après la destruction de leur passé. Bizarrement, Athan finit par supplier son père de le tuer après une rapide conversation avec sa mère, lui rappelant qu’il est maître de son destin et de ses choix.
Pour aider à localiser l’époque où se trouve Athan, Olivia demande à boire du thé de feuilles rouges pour parler avec le témoin du futur. Elle découvre donc l’époque où se trouvent James, Cassie et Athan ; ce dernier avertissant ses parents de ce qui est en train de se préparer. Olivia voit également autre chose, un témoin masqué lui montrant son visage, que nous ne voyons pas.
Jones n’a pas spécialement envie de parler et tire à vue sur la maison, épargnant miraculeusement les trois occupants de celle-ci. Les quelques filles avec elle meurent, tués par des hommes de Titan qui, comme par hasard, est arrivé à son tour sur les lieux. La prise de tête est énorme, mais ne fait que commencer.
Cassie supplie finalement Jones de ne pas tuer son fils quand ils se retrouvent confrontés. Elle prend même Hannah en joue pour tenter de convaincre Katarina, mais rien n’y fait. Celle-ci est persuadée d’avoir raison – et elle a bien sûr tort. Elle tire sur Athan à qui James avait finalement mis la machine pour qu’il puisse se rendre à un endroit sûr pour lui ; alors même que leur fils a tenté de les tuer et voulait rejoindre Titan. Ah, l’amour familial.
Le problème, c’est que quand Jones tire, elle détraque la machine et il disparaît ; mais on ne sait pas s’il meurt ou non. Tout le monde pense en tout cas que si et Hannah s’en prend à sa mère quand elle découvre qu’ils sont toujours là et non pas effacés comme tous le pensaient si le Témoin devait mourir.
Katarina renvoie Hannah dans le temps et il est temps pour la série de nous retourner le cerveau avec son ultime pirouette de la saison. Les hommes de Titan appellent Cassandra et lui demandent de sortir : ils sont menés par l’homme qui l’a aidé à s’échapper.
Amenés dans la salle du commandement, Katarina, James et Cassie découvrent qu’ils se sont fait manipuler depuis le début par… Olivia, évidemment. Celle-ci tue l’homme à la cicatrice/l’homme pâle qui n’aura décidément servi à rien cette saison.
Grâce à un flashback, nous découvrons qu’Olivia avait son plan depuis le début, ce qui ne peut pas être surprenant. J’étais du côté de Jennifer quand elle voulait la garder enfermée et clairement, c’était la meilleure des idées. Deacon s’en est souvenu lui aussi, mais un chouilla trop tard. Il s’est fait maîtriser en quelques secondes par Olivia, qui a ensuite tiré sur l’un des scientifiques et tué quelques-unes des Filles, toutes là pour mourir je crois.
Olivia s’est fait passer pour le Témoin à Titan, histoire de mieux tuer son frère qui s’est fait avoir comme une merde. Ce flashback était un peu long, mais assez jouissif et se conclue par l’affirmation que le Témoin est mort à cause de l’autodestruction de sa machine provoquée par Jones. Je n’y croyais pas une seconde, l’imaginant probablement en 2017 avec Jennifer, mais il faudra attendre le cliffhanger pour le savoir.
Le but d’Olivia était, depuis le début, de tuer le Témoin pour prendre sa place. Ramse, Sam, Katarina, James, Cassie… Ils étaient tous des pions pour elle et elle n’hésite pas à tuer Katarina en lui plantant un couteau dans le ventre.
Bien évidemment, Athan est retourné à Londres dans le mausolée où l’attendait Jennifer et qui n’était autre que celui d’Eliza, une pièce du puzzle que j’avais également. Là, la série s’amuse à nous montrer la guérison express d’Athan grâce à Jennifer aux petits soins et lui disant d’accélérer le processus : comme il est un Primaire, il expérimente le temps différemment.
Remis sur pied, il décide de se rendre à Titan à nouveau et tuer tout le monde, sauf ses parents et Katarina, dont il sauve les vies. Il décide de se sacrifier pour eux, les laissant fuir Titan et offrant avant tout à sa mère la montre d’Eliza qu’il a toujours sur lui. Oui, mais elle aussi en possède une dans son autre poche. Elle créé donc un paradoxe pour survivre sans être poursuivie.
Athan n’est toutefois pas tué, il reste le Témoin. Il doit encore se confronter à Olivia à qui il apprend qu’il vient de comprendre qu’elle était le Témoin depuis le début. Oui, bien sûr qu’il est témoin de tout, mais il n’empêche que c’est elle qui est le monstre horrible et sans amour à la fin des temps. C’est une chouette pirouette scénaristique. Autant je m’attendais à la voir trahir tout le monde en 2047, autant je ne pensais pas qu’elle serait aussi importante du côté de cette intrigue. Je me suis fait balader comme un bleu et Olivia a égorgé Athan à son tour. Triste.
Les cinq dernières minutes de la série ne nous laissent pas le temps de nous poser non plus. Nous repartons en 2018, à Londres, où le virus a éclaté. Le message d’apaisement de Cassie est diffusé largement. Jennifer apprend d’Athan, juste avant qu’il ne retourne à Titan, qu’elle est celle qui devra tous les guider. De retour à la base, Deacon, Hannah, Katarina, James et Cassie comprennent qu’ils doivent fuir. Maintenant qu’Olivia est révélée être le Témoin, elle veut les tuer avant de détruire le temps et d’atteindre la forêt rouge.
Et comme on ne pouvait pas se contenter de ce cliffhanger où nos héros sont laissés sans machine, la série se permet un dernier détour par 2015 où le père de James lui raconte une histoire avec des singes et lui lit celle du serpent qui se mord la queue. Oh, bien évidemment, il n’a pas écrit cette histoire… Non, non, c’est la mère de Cole qui l’a écrit. Le truc, c’est que cette histoire, c’est celle qui obsède tant Jennifer… Et dire que James pense ne pas connaître sa mère, il ne va pas être déçu du voyage, car c’est sa mère qui vient de sauver la vie de son fils, finalement.
La prise de tête ne fait que commencer – et en plus, il y a fort fort longtemps, j’avais envisagé un lien de parenté entre James et Jennifer. Ah putain, vivement la saison 4 !
EN BREF – Cette saison 3 se dévore et a su exploiter à merveille le terrain fertile qu’elle avait à explorer suite à la saison 2. Tout se passe très vite et les trois épisodes disparus au sein de cette saison n’aurait pas forcément été de trop. J’ai en tout cas aimé la manière dont les épisodes étaient liés pour être diffusés ensemble, même si j’ai respecté un ordre de visionnage légèrement différent (cinq et cinq).
Dans l’ensemble, et malgré un léger coup de mou en milieu de saison, on sent que le rythme est travaillé pour être haletant et ne pas laisser le temps de trop théoriser. Sans cela, certaines surprises auraient le temps d’être prophétisées. Finalement, les différentes théories qui me passent parfois par la tête et que je juge extravagantes se révèlent parfois tout à fait juste et c’est assez marrant à voir. Il me reste quelques petits angles morts qui me dérangent dans les paradoxes temporels, avec parfois des moments où ça ne tient pas mais où les problèmes sont ignorés au profit de l’histoire. Cette saison, c’était surtout le cas avec Athan et Eliza, parce que qu’il remonte le temps 600 fois et quelques, c’est bien, mais il doit en créer des paradoxes à force, s’il ne s’autodétruit pas. Il n’empêche qu’à l’inverse, il y a d’autres intrigues qui sont rondement menées pour ne pas laisser trop de pistes ouvertes, notamment celle de Gabe.
Dans tous ces cas de figure, la série est hyper agréable à regarder et possède une superbe mythologie ; le témoin aura réussi à me surprendre et le cliffhanger final donne envie de se replonger au plus vite dans les aventures de James et Cassie. La saison 4 va se faire attendre, clairement…
Synopsis : Cette saison débute le soir de l’élection de Trump chez Ally, sa femme Ivy et leur fils Oz, mais aussi chez Kai et Winter Anderson (frère et sœur). Ces cinq personnages, de même que le Dr Rudy Vincent, vont lancer une nouvelle intrigue de onze épisodes dont le titre est « Cult » et qui devrait nous apporter quelques clowns.
Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la saison juste après son visionnage.
Quoi ? C’était la meilleure image de transition possible.
Pour commencer, si je suis impatient de voir cette saison, je ne me suis que peu spoilé, ce synopsis en disant déjà trop pour moi. Je préfère de loin me garder toute la surprise, même si j’ai vu les trailers très esthétiques de la série lors du Comic-Con de San Diego. Il faut dire que les premiers trailers ne nous en disent jamais beaucoup, se contentant d’instaurer l’ambiance de la série. Et ça l’ambiance, j’accroche toujours bien.
Je ne peux donc pas dire grand-chose a priori de cette saison, même si le titre de son premier épisode est prometteur avec un retour (encore) à l’élection présidentielle. Cela ne pourra pas être pire que la saison 6 de Scandal qui a passé sa saison là-dessus.
Concernant American Horror Story, je suis mitigé. Je n’aime pas le format de l’anthologie qui me donne l’impression de recommencer chaque année une nouvelle série, mais qui enferme chaque fois les mêmes acteurs dans le même type de personnages. La saison 6 avait révolutionné le rythme de la série (plus court) et ces stéréotypes ; j’espère donc que la saison 7 fera de même, car c’et un cocktail qui avait merveilleusement bien fonctionné.
Si je suis surpris de voir la série revenir si tôt, ce n’est pas pour me déplaire car le mois de septembre serait un peu vide sans elle.
Note moyenne de la saison : 13/20
Épisode 1 – Election Night – 18/20 She was supposed to win. Is this really happening ?
La fiction rejoint la réalité et offre dès la première seconde l’image la plus terrifiante de la série : Trump qui se présente à l’élection présidentielle. La série n’y va pas par quatre chemins, nous rappelant dans son introduction d’une minute l’enfer de la campagne présidentielle.
L’épisode, comme son titre l’indique, se déroule le 8 novembre 2016 et voit Trump devenir président. Too soon ? Probablement. Les réactions proposées sont légèrement excessives, avec un Evan Peters (Kai) aux anges et une Sarah Paulson (Ally) en larmes. C’est drôlement osé de remuer le couteau dans la plaie comme ça et sans grande surprise, AHS est assez clairement pro-Clinton. Kai va jusqu’à se tartiner la face de biscuit apéro pour être aussi orange que son idole, ça en dit long.
Post-générique, nous reprenons sur un couple qui fait l’amour en plein air pour mieux être interrompu par Twisty, le clown de la saison 4. Oh. Je ne m’attendais pas à son retour et ça m’a collé quelques frissons, réveillant aussitôt ma coulrophobie. À leur place, je me serais barré en courant. En bon américain, le type décide de sortir son flingue, se fait égorger sous les yeux de la blonde de service qui reste assister à ça avant de se mettre à courir. OK, la série n’hésite pas à verser dans l’horreur la plus totale… pour rien, car c’est simplement un comic book lu par Oz, le fils d’Amy et Ivy. Amy se révèle être encore plus phobique que moi, ne supportant même pas la vue de Twisty.
Il faut dire que la pauvre Amy n’arrive plus à gérer ses phobies et se rend chez son psy pour tenter de les contrôler à nouveau : coulrophobe, claustrophobe, etc. Elle a de quoi faire, clairement. Son psy ne m’inspire pas confiance, même s’il est super sympa avec elle et lui prescrit des médicaments (qu’elle ne veut pas, mais dont elle a besoin).
Amy continue sa vie malgré ses phobies, allant même faire ses courses pour découvrir dans son quotidien des pro-Trump. Ce n’est pas toujours évident à gérer et c’est une peur bien plus pernicieuse que d’habitude. Cela déclenche ses phobies et hallucinations, puisqu’elle va jusqu’à voir des clowns sodomites et autres personnages masqués redoutables contre lesquelles ses bouteilles de vin ne peuvent rien.
Elle se précipite dans sa voiture, pour tomber sur un nouveau clown qui la terrifie tellement qu’elle jette sa voiture dans un poteau. Oui, ce sont des hallucinations, bien sûr, la police ne trouvant rien sur les caméras. Pour l’instant, difficile de savoir vers quoi se dirige la saison, mais j’aime cette peur insidieuse qui s’installe, avec l’intrigue politique de la saison ou Kai qui réclame le chaos pour restaurer l’ordre, affirmant que le citoyen lambda veut être apeuré, avant de lancer des menaces en l’air.
Ally et Ivy gèrent comme elles peuvent leur couple mis en crise par les élections et les phobies de la première, pour mieux vivre une agression homophobe de Kai. À la recherche d’une nourrice, elle se retrouve à embaucher Winter, sans savoir qu’elle est la sœur de cet agresseur au latte. Elles ne peuvent pas savoir non plus la relation totalement tordue qu’elle a avec Kai, à qui elle raconte tout par serment de petits doigts. Étrange.
Pas aussi étrange que Kai qui décide d’aller se faire tabasser par un groupe de routier en leur envoyant un préservatif plein d’urine. Pendant ce temps, Winter emmène Oz sur le Dark Web pour lui montrer des cadavres, alors qu’Ally perd totalement la boule en face de sa femme. Ivy la force donc à prendre ses médicaments
Chez elles, un camion à glaces s’arrête et quelques clowns en descendent pour mieux… aller tuer les voisins. Winter et Oz sortent donc de la maison pour aller voir ce qu’il se passe et Oz assiste à une troupe de clowns tuant les charmants voisins asiatiques que l’on a suivis en arrière-plan tout au long de l’épisode. Le problème, c’est que Winter contredit totalement Oz, disant qu’ils n’ont rien vu et qu’il a tout imaginé, à cause de sa BD.
Le cliffhanger voit Ally se réveiller aux côtés d’un clown et non d’Ivy, ce qui sera forcément balayé en un instant par un réveil lors du prochain épisode.
Cette saison gère plutôt bien pour l’instant, instaurant un cadre on ne peut plus réaliste avant d’y introduire l’horreur par touches légères : la phobie, les électeurs de Trump, la nourrice qui pose des questions gênantes et est psychopathe… Toutes les petites peurs du quotidien, donc. Je suis pressé de voir la saison se développer, mais elle part plutôt très bien pour l’instant. Cela aide que je me suis réconcilié avec le jeu d’actrice de Sarah Paulson ces dernières années, car je ne l’aimais tellement pas dans les premières saisons que j’avais du mal à accrocher.
Enfin, je l’attendais sans oser l’espérer, mais cet épisode me valide aussi le point « retweet » et « tweet » du Bingo Séries 5, juste à temps. Et ça, c’est très chouette.
Épisode 2 – Don’t Be Afraid of the Dark – 14/20 Scream and I kill you
Je le savais, mais j’ai sursauté en voyant le clown dans le lit car j’ai fait play d’un œil distrait. Ally se précipite auprès de sa femme dans la cuisine pour lui demander de l’aide et celle-ci la croit immédiatement, montant avec un couteau. Euh, oui, bon, si ta femme est phobique et passe une semaine à voir des clowns partout, tu t’attends à ce que sa crise au milieu de la nuit soit une crise, non ?
On enchaîne ensuite sur un cauchemar d’Oz qui voit à son tour des clowns un peu partout. Si la scène est en elle-même flippante avec ma légère coulrophobie, je trouve que ce début d’épisode n’est pas franchement à la hauteur avec deux hallucinations en cinq minutes. Ce n’est pas la première fois de la saison qu’on y a droit et l’on a du mal à voir où ça va exactement.
Les deux ont droit à de nouveaux voisins louches, ce qui inquiète Ally. Ils sont pourtant on ne peut plus sympathiques avec un sens de l’honnêteté perturbant. Beaucoup trop bavards, ils ralentissent le rythme de l’épisode avec leurs histoires personnelles plutôt marrantes. Ally devient rapidement insupportable en ce qui les concerne, ayant peur d’absolument tout.
L’épisode s’intéresse aussi à Oz. Winter se débrouille pour le terroriser tout en gagnant sa confiance, afin qu’il lui confie ses peurs dans le même serment de petits doigts étranges qu’elle faisait avec Kai la semaine dernière. Le fait qu’il lui confie ses peurs est censé les rendre plus forts tous les deux. Le serment en lui-même est sympathique, mais là encore, j’ai du mal à voir vers quoi se dirige.
Du côté de Kai, on continue dans l’intrigue politique. C’est sans surprise qu’il se victimise après son agression. Il en profite même pour réclamer un poste au conseil municipal maintenant que le précédent occupant est mort. Il entre donc en campagne, jouant autant que possible du climat d’insécurité de sa ville, qu’il instaure lui-même… C’est d’une subtilité redoutable.
Au restaurant, Ivy s’absente de la cuisine pour gérer l’administratif, ce qui permet une fois de plus de montrer le climat politique inquiétant. La nuit suivante, l’alarme se déclenche et c’est Ally qui s’y rend parce qu’Oz n’est pas rassurée de rester seul avec elle – sympa le gamin. Bien sûr, elle tombe sur un meurtre, sinon ce n’est pas drôle. Le meurtre de Roger est la parfaite excuse pour accenteur le climat d’insécurité avec Pedro, un immigrant, comme suspect évident. Ivy fait ce qu’elle peut pour rassurer Pedro, tout en se retrouvant dans ses dettes jusqu’au cou.
Une semaine plus tard, Ivy s’inquiète pour Ally qui veut renforcer la sécurité de sa maison et appelle son psy. Celui-ci découvre qu’Ally est en roue libre et a carrément emprunter un flingue à ses nouveaux voisins. Ne pouvant rien raconter à Ivy, il se montre simplement peu rassurant là où tout dans l’attitude d’Ally crie à la catastrophe à venir.
Cette situation permet à Winter de se faire embaucher à plein temps et de continuer à manipuler Oz… et séduire Ally avec un bain moussant extrêmement érotique. Celui-ci est interrompu par… une coupure de courant que le voisin gay leur annonce être un attentat. Du coup, forcément, Winter décide de se barrer récupérer ses affaires.
Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Ally soit terrifiée, surtout que son portable est mort et qu’elle ne sait pas encore qu’un clown se balade dans la maison. Elle se barricade donc autant qu’elle peut, ce qui est probablement une erreur puisque les clowns sont chez elle. Elle finit par tomber nez à nez avec l’un d’eux après avoir découvert que le courant de la maison a été volontairement coupé.
Elle sort donc son flingue et Pedro étant en route vers chez eux, il ne fait aucun doute que le pauvre va y passer. C’est effectivement le cas, puisqu’il arrive pile au moment où Ally ouvre la porte pour s’enfuir.
Grosso modo, cet épisode s’amuse à instaurer l’inquiétude dans la banalité et jouer de l’insécurité, thème ô combien central de la politique occidentale. C’est un bon gros pamphlet sociétal et politique pour dénoncer le racisme américain et la manipulation des images. J’aime beaucoup l’idée en elle-même, mais l’exécution n’est pas aidée par les personnages, à commencer par celui d’Ally. Ses phobies la rendent difficile d’accès et donnent l’impression d’une parodie plus qu’autre chose. Je dis que c’est un gros pamphlet, et c’est effectivement le problème : c’est trop gros.
La peur passe bien, certes, mais l’effet de réel voulu est vraiment mis à mal après seulement deux épisodes. Bref, c’est du American Horror Story inspiré par le quotidien plutôt que par des légendes urbaines. Pourquoi pas, mais ça peine à trouver une direction précise pour l’instant et l’ambiance risque fort de ne pas être suffisante pour garder l’attention tout au long de la saison, car ça en fait des caisses pour pas grand-chose.
Épisode 3 – Neighbors from Hell – 14/20 Just keep living your truth.
Comme c’est étrange, cet épisode qui commence par Laura Allen et ses phobies. Bon, elle s’appelle Rosie dans cette série, mais pour moi, elle sera pour toujours Lily des 4400. Elle ne sert qu’à faire une introduction sur les phobies et le psy, cependant. Elle a donc peur d’être enterrée vivante et les clowns ont l’extrême gentillesse de lui faire ce cadeau, à elle et à son mari.
Bien, il ne faut donc pas chercher très loin pour comprendre que le psy a son rôle à jouer dans le gang des clowns. Je le soupçonnais depuis le premier épisode, mais c’est un peu gros et répétitif après la saison 2. Vous me direz, c’est American Horror Story, je devrais m’y attendre.
Loin de tout ça, mais dans la même ville, Ally a tué Pedro et est en larmes. En même temps, un épisode de cette série où Sarah Paulson ne pleure pas, ce ne serait pas un épisode normal. La police décide de ne rien faire, parce que bon, de toute manière, ils voulaient arrêter Pedro et celui-ci n’est pas blanc, alors on s’en fiche, non ?
Voilà toute la subtilité dans laquelle se trouve désormais la série, et c’est lourd, franchement. Heureusement que l’intro était réussie, parce qu’autrement ça aurait été long. Ally passe donc de progressiste à conservatrice aux yeux de tous. Il faut dire qu’elle utilise à merveille son « white privilege » dans cet épisode et que le meurtre ne semble pas plus l’affecter que ça ; contrairement aux épisodes précédents.
Il y a donc des manifestations anti-Ally devant le restaurant et devant chez elle, parce que ses nouveaux voisins ne sont pas très fan de son acte qu’ils voient comme raciste. C’est beau et comme ils sont totalement cinglés, ils utilisent internet pour continuer à transformer les vies d’Ally et Ivy en enfer, leur envoyant des hommes nus chez elles.
Toute leur vie se transforme en Enfer et c’est beaucoup trop drôle : il y a également un camion qui envoie des produits chimiques sur leur jardin, elles apprennent par Beverly Hope, journaliste du coin, le meurtre de Rosie & son mec, leurs voisins offrent un animal à Oz, etc, etc. On passe donc d’une ambiance volontairement glaçante et terrifiante à… quelque chose de beaucoup trop parodique pour être crédible. C’est embêtant : la série vise l’horreur, mais elle me fait désormais beaucoup plus rire.
Du côté des voisins, rien ne va plus : le mari gay s’est trouvé un mec (le détective sur l’affaire Pedro) et sa femme se sent seule et délaissée. Elle se rend donc auprès de Kai pour faire un serment de petit doigt et ça manque de logique tout de même. Kai passe l’épisode à tourner autour d’Ally, s’assurant de faire prospérer l’insécurité autour d’elle tout en passant pour le protecteur bien rassurant.
Il a aussi droit au serment du petit doigt avec le mari gay qui lui dit espérer que sa femme meurt. Il n’en faut pas beaucoup plus pour deviner le cliffhanger de la semaine, mais bon…
Comme tout va finalement bien pour Ally et Ivy qui se sont même réconciliées avec Winter, elles décident de passer une super soirée familiale au restaurant ; pour mieux revenir et découvrir l’animal de compagnie se faire exploser aux micro-ondes. C’était mon plus gros fou rire de l’épisode, mais c’est parce que je dois être un peu vicieux… ou tout simplement parce que ça n’a aucune logique ni crédibilité.
Ally accuse immédiatement ses voisins, sans preuve, mais ceux-ci ont surtout l’air terrifiés d’apprendre qu’elles ont trouvé un smiley sur leur porte. S’ils savaient qu’ils en ont un aussi sur leur mur… Bref, Ally appelle la police, mais la police c’est le copain de son voisin, alors ce n’est pas très efficace.
Ce qui est sacrément efficace, en revanche, c’est une vidéo de Winter en train de masturber Ally dans son bain. Elle est envoyée à Oz qui se retrouve forcé de le montrer à ses mamans. Ivy le prend mal et décide de quitter la baraque.
Oui, mais non, parce que quand elle se décide à le faire, la police débarque sur les lieux : la maison voisine est pleine de sang avec un smiley, la voisine elle-même a disparu et le mari les accuse de s’en être pris à sa femme.
Bon, franchement, plus le temps passe moins cette saison parvient à faire peur. Tout au plus, elle me fait rire avec son montage d’événements loufoques et grossiers. Ils peuvent faire mieux, sérieusement. D’un autre côté, je suis forcé de constater que cette histoire de serial killer accroche bien… Cependant, si je veux une série procédurale sur un meurtrier en série, j’ai l’embarras du choix aussi. Je suis donc assez sceptique sur cette nouvelle saison, même s’il y a des choses que j’aime bien.
Je suis pressé qu’on avance et qu’on en sache plus sur le psy et sur le rôle de Kai vis-à-vis du groupe de clown. Après tout, l’ensemble est clairement lié. Je suis aussi curieux de voir si la série va poursuivre dans son ton définitivement réaliste cette année. C’est à peu près la seule vraie réussite de la saison, alors ça serait bien que ce soit le cas !
Épisode 4 – 11/9 – 14/20 You’re a part of something bigly.
Nouvel épisode au vaste programme annoncé dès le titre pour cette saison 7, et pourtant, nous repartons sur la soirée électorale de novembre dernier. Chacun des personnages rencontrés au cours de la saison vote donc et il n’y a pas franchement de surprises dans les votes que nous voyons. Il était intéressant de découvrir un peu le système américain, mais comme souvent, ça part ensuite en vrille avec un type manchot votant Trump, le caissier qui a effrayé Ally il y a trois épisodes, bien sûr.
Ce n’est que le début de l’épisode, mais ça s’apprête à partir en vrille sévère en se concentrant sur les personnages des Anderson, à commencer par Kai.
Le lendemain de l’élection, Kai commence un entraînement sportif avec le mari gay dont je n’ai toujours pas retenu le nom. Bien sûr, il flirte avec, tout en expliquant son point de vue de droite avant de le refroidir complétement en lui disant qu’il n’est pas gay.
Son coach est ensuite envoyé nettoyer le sauna dans lequel des mecs ont eu la gentille idée de se masturber. Il a droit à la première apparition du smiley, sans encore savoir ce que c’est, avant de surprendre Kai se masturber à son tour dans les douches. De toute évidence, il considère que cela améliore sa journée, vu le sourire qu’il en tire. OK, pourquoi pas, chacun ses étranges fantasmes, j’imagine.
Lorsqu’il rentre chez lui, il perd tout sourire quand il découvre que lui et sa femme sont ruinés et vont se faire virer de la maison sympa et tout à fait angoissante dans laquelle ils vivent. Non, pas angoissante au sens AHS, juste angoissante de perfection. Il s’en plaint à Kai qui s’arrange dès lors pour que son Enfer de vie s’arrange… autour d’un meurtre.
En effet, il le manipule jusqu’à ce qu’il accepte de tuer son boss. On passe de l’épisode intéressant pour sa manipulation à l’étape de trop lorsqu’il massacre effectivement son boss pour le plaisir de se venger des petites humiliations quotidiennes. Il le fait devant Kai sans le moindre complexe et si ça pourrait encore passer, ça ne passe plus du tout quand il ramène le coach chez lui pour lui couper la tête et pour maquiller le meurtre.
Non, franchement, là, la série abandonne toute once de crédibilité, mais pour en rajouter une couche, sa femme débarque et voit tout, rencontrant Kai de cette manière. Loin de flipper, elle agit de manière totalement blasée. Cela avait le mérite d’être drôle, au moins, mais ce n’était pas bien intéressant pour être honnête. La théorie évidente selon laquelle Kai était derrière le smiley est ainsi bien confirmée, puisque nous le voyons même dessiner le smiley dans le sauna.
Un autre acte de l’épisode s’intéresse ensuite à Kimberley, la journaliste, et à la manière dont Kai entend s’occuper d’elle. Sa vie est devenue un enfer, ben tiens une de plus, c’est original, grâce à une collègue zélée qui entend bien prendre sa place en couchant avec leur patron, Bob.
La bonne nouvelle est que Serena, la collègue, est incarnée par Emma Roberts, qui cartonne totalement dans ce rôle. Elle était drôle et pleine de vie, absolument insupportable et donc était un personnage parfait. Bien évidemment, Kai repère tout de suite les problèmes de Beverly et la manipule pour qu’elle l’aide à prendre le pouvoir qui l’intéresse.
Pour la convaincre qu’il est prêt à tout pour le pouvoir et pour l’aider, il envoie son équipe de clowns tuer sa rivale. Je n’ai pas employé l’imparfait par hasard quand je parlais d’Emma Roberts, elle se fait planter par les clowns face caméra. Ce n’est pas du tout exagéré. Je ne m’attendais pas à une alliance entre Kimberley et Kai, pourtant, c’était assez évident la semaine dernière quand elle casait ses petites phrases pour créer le sentiment d’insécurité.
Enfin, l’épisode s’attache à suivre la vie de Winter, pas beaucoup plus saine que celle de son frère. De retour la veille de l’élection, Ivy et Ally s’engueulent sur la légitimité de Clinton. Comme Ivy milite pour Clinton, elle est évidemment énervée par les doutes de sa femme ; qui finira par ne pas voter Clinton d’ailleurs. L’intérêt de cet acte est de nous montrer qu’Ivy et Winter se sont rencontrées pendant la campagne, et ça remet en contexte tout le début de la saison.
Le caissier manchot ? Oh, le mystère nous est enfin expliqué : il a agressé sexuellement Ivy devant Winter. Les deux font donc alliance pour le kidnapper et l’empêcher de voter, le menottant à une poutre. Une fois chez elle, Winter raconte tout à Kai qui va libérer le caissier en lui donnant une scie pour qu’il se coupe la main et prouve qu’il veut vraiment voter à tout prix. MAIS. BIEN. SÛR.
J’ai beau tenter de me convaincre qu’ils sont dans une satire, j’ai du mal à digérer les énormités qu’on nous sort d’épisode en épisode. Que Kai soit manipulateur, c’est intéressant et vraiment joué à merveille par Evan Peters ; mais que ça aille jusqu’à réussir à transformer tout son entourage en meurtrier, ça passe moins. Tiens, d’ailleurs, à propos des clowns, ce serait la voisine qui serait derrière leur déguisement.
Dans les choses qui ont du mal à passer aussi, parce que je n’aime pas être pris pour un con, qu’Ivy possède ce secret avec Winter est totalement tordu. D’où Ivy, présentée comme raisonnable depuis le début, se laisserait embarquer dans un tel kidnapping ? L’avantage, c’est que ça remet en perspective les délires de Kai et la critique des électeurs de Trump, mais bon, ce n’est pas glorieux.
Du côté du scénario, on sent que ça se marre bien à l’écriture, avec des références constantes à la campagne présidentielle, de l’utilisation du néologisme trumpien « bigly » par Kai au « grab the pussy » dont est victime Ivy. Non, vraiment, ça donne envie d’aller aux États-Unis.
Bref, je reste perplexe devant cette saison. C’est bien joué, mais l’écriture laisse souvent à désirer. Comme l’on connaît le point de vue politique de Murphy (clairement anti-Trump), il est difficile de rester impassible aux énormités qu’ils sortent et au message politique contenu dans la saison ; mais ce message politique est de plus en plus tourné en ridicule. J’ai du mal à croire que ce soit de plein gré, et ça me laisse un sentiment de perplexité total…
En tout cas, il est maintenant certain que Kai manipule l’ensemble des personnages de cette saison selon son propre agenda politique, donc nous avançons dans l’intrigue. Comme je ne sais quoi penser de celle-ci et que je suis loin de la peur ou du malaise qu’on veut me transmettre, je reste sur une note banale – même si j’ai hésité à la remonter pour les remercier de ne pas nous avoir foutu de nouvelles larmes de Paulson.
Je suis curieux de voir ce que la série développera la semaine prochaine, maintenant que l’on sait que le mari gay sait que Kai est responsable des meurtres. Pas sûr qu’il digère bien la disparition de sa femme.
Épisode 5 – Holes – 12/20 It’s a cult Ally and everyone’s on it
Ah ce titre d’épisode promet de s’attarder sur une nouvelle phobie d’Ally et de nous pondre un nouvel épisode de Paulson Crying Story. Je n’étais par conséquent pas super motivé par son visionnage, et c’est pourquoi j’ai retardé le moment où je regarderai l’épisode. Pour ça et parce que je ne me voyais pas le regarder dans le bus, j’avoue, c’est trop tendancieux, en général.
L’épisode débute par une Beverly se faisant remonter les bretelles par son boss n’appréciant pas trop les appels au sensationnalisme fait sur son antenne.
Maintenant que Kai a été révélé comme le gourou du Culte annoncé par le titre, la série se permet des scènes où nous le voyons diriger son groupe pour accéder au pouvoir. C’est beaucoup plus intéressant que ce que nous avions jusque-là cette saison et nous le voyons fonctionner logiquement : il décide ainsi de tuer Bob. La vraie révélation, néanmoins, c’est qu’Ivy fait partie du groupe – ce qui était suggéré par ses actions avec Winter.
C’est tellement ridicule. Ivy milite donc désormais dans une secte prônant l’exact opposé de ses valeurs et torturant psychologiquement sa femme. Nous sommes censés gober ça comme si de rien n’était. C’est ce que j’appelle un foutage de gueule en bonne et due forme.
Comme prévu, Ally est ensuite en larmes chez son psy à cause d’un cauchemar où elle se faisait des trous dans la peau. Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’était dégueulasse mais pas autant que le départ d’Ivy, savamment organisé pour la laisser dans la merde.
Le temps est passé depuis la rupture entre elles, Oz étant désormais gardé par Ivy et Ally ne le voyant plus que sous surveillance judiciaire. Tout va trop vite, même si on admet qu’Ivy avait préparé son coup.
La secte nous propose ensuite une de ces scènes les plus dégueulasses : une nouvelle attaque de clowns vire au cauchemar avec le meurtre de Bob. Celui-ci torturait déjà quelqu’un dans son grenier, mais il a droit à un meurtre à la César, coups de couteau sur coups de couteau. Bien évidemment, c’est Beverly qui l’achève d’un bon coup de hache final dans le crâne.
Plus tard, Ally espionne son voisin pour découvrir qu’il ramène le corps de sa femme à la maison. Celle-ci est encore en vie, jetée dans un trou dans le sol. Cela terrifie Ally, pour changer, mais pas autant que la révélation qu’elle lui fait : celle de l’existence de la secte et de ses membres, surtout Ivy et Winter. De toute façon, qui écoutera les délires de cette paranoïaque d’Ally ?
Kai ne sait décidément pas garder un grand nombre de fidèles dans ses rangs, puisqu’il décide ensuite de tuer RJ, le caméraman, parce que celui-ci manque de fidélité au groupe. Bien sûr oui, c’est logique. La série se débarrasse ainsi du membre du groupe que nous connaissons le moins. C’est l’occasion d’une scène bien gore, puisque le meurtre se fait au pistolet à clous et que chacun dans la secte prend son tour pour lui enfoncer un clou dans le crâne, à commencer par Ivy dont on essaie de nous servir l’humanité et l’innocence.
Ce n’est pas comme si ça pouvait encore prendre après ce début d’épisode et de saison où nous savons ce dont elle est capable. En même temps, la série tente désespérément de nous proposer une logique pour ses personnages irrationnels : il nous manquait encore l’origine du culte et le rapport du psy à tout ça.
Trois ans plus tôt, les parents de Kai se sont entretués : son père paraplégique a poussé sa mère à un tel état d’énervement qu’elle l’a tué avant de se suicider. Kai a alors appelé son grand-frère. Il n’en fallait pas plus pour comprendre immédiatement que c’était le psy : c’est lui qui a décidé de ne pas avouer la mort de ses parents pour continuer à recevoir les aides au handicap et ne pas avoir à payer l’enterrement, ni avoir à se justifier devant ses clients. Plutôt que de les enterrer, ils ont donc décidé de laisser dans leur lit les parents, pour qu’ils se décomposent.
Pendant trois ans.
Sans que personne ne suspecte rien.
Sans que l’odeur ne devienne intenable dans toute la maison.
Pendant trois ans.
OK, merci.
American Horror Story n’a jamais été la série plus crédible qui soit, mais là, j’ai l’impression qu’ils atteignent un nouveau niveau. Nous connaissons désormais les visages derrière les masques de clowns et nous avons même droit à un flashback sur les morts dans les cercueils. J’ai encore plus de mal avec cette saison maintenant que toutes ces révélations sont faites, car je ne vois juste pas comment il est possible que ces personnages en arrivent à de telles extrémités. C’était borderline depuis le début, c’est sûr, mais là…
Quant à l’horreur, ce manque de réalisme fait qu’elle prend moins qu’avant, se transformant en gore excessif plutôt qu’en terreur insidieuse comme en début de saison. Plus on avance, moins j’accroche, et je me demande si je vais tenir jusqu’au bout. L’ambiance pesante, la musique, les bons acteurs sont des points positifs qui permettent à la série de maintenir sa moyenne, mais cette saison est franchement décevante tant elle part en vrille.
Épisode 6 – Mid-Western Assassin – 12/20 This is insane. I’m not insane. This is insane.
De retour dans la vie pas crédible de ces américains pas comme les autres, nous découvrons dès l’ouverture une Ally ayant tiré sur Kai dans ce qui ressemble fort à un attentat ayant également traumatisé Ivy. Forcément.
L’épisode nous sert cependant la structure classique de l’épisode qui commence par le milieu pour mieux revenir au début lorsqu’Ally découvre que sa femme fait partie d’une secte grâce à la voisine. Forcément. Alors qu’elle s’enferme chez elle, son psy l’appelle pour prendre des nouvelles, lui conseillant de rester chez elle.
Comme c’est la chose parfaitement rationnelle à faire, c’est exactement ce qu’elle ne fait pas, préférant s’infiltrer chez son voisin trop occupé à coucher avec le flic pour réagir assez vite face à cette incruste. Ally parvient à libérer la voisine et à s’enfuir avec, malgré une scène où elles sont à deux doigts de se faire prendre.
Arrivées au restaurant, les deux ont une longue conversation explicative où Ally découvre toute la vérité sur la saison et la secte, comme nous il y a deux semaines. C’est intéressant, mais comme l’on sait que cette mi-saison se dirige vers un attentat, ça prend moins.
Un flashback nous montre la voisine, Meadow, tomber amoureuse de Kai à son tour, dès 2016. Tout fonctionne très bien pour la secte… jusqu’à l’arrivée d’Ivy, que Kai drague de la même manière qu’il a séduit Meadow (je suis tellement heureux d’avoir enfin capté son nom que je vais l’utiliser en boucle dans toute la critique). C’en est trop pour Meadow (vous voyez ?) qui décide donc de se barrer – moment où son mari (Harry !), le flic et Kai décident de s’en débarrasser. Ce fut vite expédié comme flashback, mais nous n’avions pas besoin de plus pour qu’Ally soit convaincue que c’est une bonne idée de tuer Kai.
Le problème ? On ne comprend absolument pas pourquoi elle abandonne l’idée de la police ou du FBI lorsque Meadow lui assure que personne ne les écoutera. Il n’y a absolument aucune raison que ce soit le cas, et on en revient toujours au gros problème de logique interne de cette saison. Elle a beau déstructurer le tout au maximum pour qu’on ne voit pas les énormités de ce genre, il est difficile de passer à côté.
L’avantage d’avoir une chronologie éclatée est au moins qu’on ne voit pas le temps passer dans une saison qui serait autrement mauvaise et qui réussit ainsi à rester médiocre. Une scène voit ainsi Kai découvrir une nouvelle adversaire dans sa quête de pouvoir en avril 2017, quand en novembre 2016, Ivy flippe d’être arrêtée par les flics après avoir vu le manchot voter (elle comprend ainsi qu’il s’est coupé le bras à cause d’elle).
C’est là que Winter lui présente Kai et que celui-ci, avec un bon chantage, réussit à lui faire passer le serment du petit doigt. Cela nous permet d’apprendre que depuis la naissance d’Oz, Ivy déteste Ally par jalousie de n’avoir pu le porter. Dans le genre totalement tiré par les cheveux comme raison pour justifier qu’elle devienne, à terme, une meurtrière, je crois qu’ils auraient eu du mal à trouver plus incohérent. La petite haine de tous les jours, pourquoi pas, mais de là à virer meurtrière dans une secte à l’encontre de tout ce en quoi elle croit… Ce n’est toujours pas ça.
De son côté, le problème d’Ally est qu’elle fait toujours confiance à son psy. Elle lui confie Meadow et se précipite chez la femme s’étant opposé à Kai pour l’élection, Sally. Tout se passe bien pour Ally qui trouve enfin une alliée… mais le gang des clowns débarque et la tue, faisant passer son meurtre pour un suicide grâce à son profil Facebook. Oui, bien sûr. Il n’y a absolument aucun suspens dans cette scène puisque nous savions de toute façon qu’Ally allait survivre. Quant au destin de Sally, je n’ai pas donné cher de sa peau au moment où elle s’est opposée à Kai, de toute manière.
Ally parvient de manière parfaitement improbable à s’en tirer car c’est Ivy qui la retrouve, mais lorsqu’elle retourne chez le psy, elle découvre que Meadow a disparu, forcément. Il nous affirme que Meadow est partie de son plein gré, mais il y a de forte chance qu’il s’est simplement contenté de la tuer.
Tout ceci nous mène au discours de Kai vu en début d’épisode avec le twist que ce n’est pas Ally qui tire, mais Meadow. Elle est tellement mauvaise qu’elle tire dans la jambe de Kai. Quand Ally parvient enfin à l’arrêter dans sa folie meurtrière – tuant au hasard des gens dans la foule, Meadow choisit le suicide, ce qui laisse sa nouvelle pote avec le flingue en main pour l’arrivée des flics.
La fin de l’épisode nous révèle que depuis le début de l’épisode, Meadow était manipulée par Kai. Celui-ci a en effet couché avec elle et demandé qu’elle lui tire dessus après avoir tout révélé à Ally, que personne ne croira de toute façon. C’est un plan joliment calculé et peut-être l’une des rares choses à peu près crédible de la saison, même si je vois mal pourquoi Meadow accepte de se suicider.
Je veux dire… Qu’elle soit amoureuse de Kai et heureuse qu’il couche avec elle, pourquoi pas, mais deux minutes plus tôt (non pas dans la série, mais dans la chronologie de l’histoire), elle voulait tout quitter parce qu’il ne l’aimait pas. Alors, même en admettant qu’il regagne son amour en couchant avec (c’est déjà pas des masses convaincants), en quoi le fait qu’il lui suggère de se suicider est-il une preuve d’amour ? Au contraire, il se débarrasse d’elle. Franchement, je ne suis une fois de plus pas vraiment convaincu par la psychologie derrière le personnage et la série n’a pas réussi à me foutre la frousse.
Je reste frustré par le potentiel et les idées derrière la saison, parce qu’ils ne parviennent pas à en faire quelque chose de réussi et, comme la semaine dernière, je ne comprends pas comment ils peuvent penser que c’est une bonne histoire. Heureusement que le casting tient la route et que la réalisation n’est pas trop mauvaise, sinon, il ne resterait pas grand-chose à la série.
Épisode 7 – Valerie Solanas Died for Your Sins : Scumbag – 09/20 History may change but herstory always repeat itself.
C’est parti pour un rattrapage d’Halloween largement nécessaire avant d’avoir un troisième épisode de retard. La saison m’a déçu, mais l’ambiance est là, je suis dans le noir, avec quelques têtes brûlées et une déco quelque peu flippante : tous les ingrédients d’Halloween sont là. Bon, le choix d’American Horror Story n’est pas forcément le meilleur, mais ils ont généralement quelques jumpscares qui peuvent faire l’affaire, et il faut bien que j’avance mes critiques en commençant quelque part.
Cet épisode commence par un long flashback en 1968 et je dois dis dire que ça ne me passionne pas du tout. Il y est question d’Andy Warhol qui se fait tirer dessus par Valerie Solanas, ce qui n’a absolument aucun rapport avec la saison en cours. Bref, du grand AHS.
Dans le présent, nous retrouvons Kai en grande forme après la fusillade qui ne l’a pas empêché de gagner l’élection.
De son côté, la journaliste dont j’ai oublié le nom en deux semaines de non-visionnage (Beverly, donc) est contactée par une Mistérieuse vieille (ce n’est pas une faute de frappe, mais un jeu de mots, faut suivre). Le doute commence à s’installer en Beverly, qui constate en plus l’arrivée de nombreux volontaires masculins auprès de Kai, ce qui n’est pas bien rassurant tout de même.
Par conséquent, elle accepte d’entrer plus sérieusement en contact avec la vieille, Bebe Babbit (ça ne s’invente pas). Celle-ci est l’ancienne amante de Valerie Solanas et entre aussi en contact avec Ivy et Winter. Elle nous raconte l’histoire de Valerie, le flashback permettant à Murphy de se faire plaisir sur le casting.
Le flashback nous montre donc un groupe de féministes extrémistes voulant tuer tous les hommes qui ne sont pas dans leur groupe, s’appelant… SCUM. Ben oui, bien sûr. J’imagine que l’idée est de passer d’une secte à l’autre assez facilement. Non contente de tuer les hommes, elles se mettent ensuite à tuer des couples… Oui, Bebe s’accuse ainsi d’être le Zodiac. Je ne pensais pas que la saison pouvait plus partir en vrille que ça, mais c’est pourtant le cas avec cet épisode totalement tiré par les cheveux qui voit l’un des gays s’approprier le travail des femmes de Scum qui décident donc de le poignarder et le dépecer.
Cela permet au moins une scène sympathique. Comme tout le reste de la saison, je suis dépité par cette intrigue qui tourne en ridicule une cause importante qui mériterait un meilleur traitement que ça (ici un féminisme caricaturé en un truc extrémiste improbable et sans la moindre crédibilité en tant que secte).
Après tout ça, Winter discute avec son frère dans la chambre de leurs parents, et c’est plein de sous-entendu selon lesquels Kai se méfie de sa sœur et des femmes en général. Finalement, il la laisse partir et il n’aurait pas dû.
En effet, il envoie simplement Harrison se faire tuer par les nanas de sa propre secte, sans même le savoir… en théorie. En fait, la fin d’épisode nous révèle que Bebe est de mèche avec Kai, donc on tourne en rond et les femmes se sont juste faits manipuler pour intégrer une nouvelle secte dont le gourou est le même. La vengeance pour Meadow qu’elles souhaitaient accomplir en tuant Harrison tombe quelque peu à l’eau.
Pendant ce temps, Ally est toujours sous contrôle de la police, et on ne la voit donc pas. C’est un épisode pendant lequel je me suis surtout ennuyé je dois dire, mais ça m’a permis de faire tout un tas de snaps ridicules pour Halloween : j’ai la langue bleue à manger des têtes brûlées. J’enchaîne avec l’épisode suivant : malgré l’ennui, j’ai aimé la toute fin de l’épisode, tout n’est pas perdu j’imagine.
Épisode 8 – Winter of Our Discontent – 14/20 Your sister is screwing my wife!
L’épisode reprend sur le même thème musical que la fin du 7, cela s’enchaîne plutôt bien. Le psy, Vincent, vient voir son frère Kai pour boire un verre avec et affirmer qu’il est de son côté car il trouve génial le travail qu’il fait… Mais oui, bien sûr. Cela lui permet de se faire embaucher par Kai.
Au restaurant, Ivy et Winter servent l’armée de SS de Kai, désormais officiellement une milice. Ainsi donc, les femmes de la secte sont traitées comme des merdes devant restant en cuisine, y compris Beverly qui semble ainsi avoir oublié son job. Mais qu’est-ce que c’est que cette saison sérieusement ?
La bonne nouvelle est que cet épisode est celui d’Halloween, qui dans AHS est généralement gage d’un épisode un peu plus réussi que les autres du côté de l’horreur. Ainsi donc, pour cet épisode, on repart une fois de plus en arrière, dans un flashback sur la relation Kai/Winter.
Ces deux-là s’amusaient donc à troller internet et le Dark Web quand ils se sont fait invités dans un escape game pas comme les autres où la maison hantée dont ils veulent sortir est pleine de gens torturés et filmés, laissés pour morts dans presque toutes les pièces. Winter veut se casser de là au plus vite, mais Kai joue soudainement les héros et libère les martyrs.
Il envoie Winter chercher de l’aide, mais celle-ci est arrêtée en cours de route par le malade qui les a invités là, le pasteur Charles. Comme elle n’a pas pu appeler les flics, il est facile pour Kai de faire vengeance solo et justice soi-même. Hop, il tue le pasteur Charles devant ses quelques victimes innocentes et survivant.
Ainsi donc, de retour dans le présent, nous voyons Winter réussir à convaincre les filles de ne pas se rebeller tout de suite contre Kai, et c’est facilité par le fait qu’elle est désormais en couple avec Ivy. L’idée est que Kai est un gars bien parce qu’il a sauvé des gens le méritant. Mouais. Au moins, cette histoire de maison hantée était plus réussie qu’une grosse partie de la saison.
Winter se retrouve ensuite en serment du petit doigt avec son frère, au cours duquel il tente de la convaincre d’avoir un bébé avec Samuels (le flic), lors d’un plan à trois au cours duquel il le sodomisera pour « être le père ». Mais oui, mais bien sûr.
Winter accepte un plan ce drôle de plan à trois à la limite du viol, autant pour elle que pour son violeur d’ailleurs. Une fois en place, toutefois, elle se rebelle contre l’autorité de son frère, ce qui promet un bon rebondissement pour la fin d’épisode, je pense.
Le lendemain, Winter est donc punie par son frère et doit remettre les déchets en place, parce qu’il ne croit pas au réchauffement climatique, un truc à la mode avec Trump. C’est Samuels qui surveille cette punition et prend le temps de lui raconter sa rencontre avec Kai.
Hop, un nouveau flashback nous apprend que Samuels a toujours été corrompu, puisqu’il s’est servi du trafic de drogue de Kai pour s’enrichir. Le problème, c’est que Winter le provoque ensuite en lui affirmant qu’il est gay alors que Kai l’a convaincu que ce n’était pas le cas. Pour lui prouver qu’il n’est pas gay, Samuels décide alors de la violer, ce qu’elle n’apprécie pas trop. Re-hop, Winter tue donc Samuels. Après Meadow et Harrison, on va dire que les rangs de la secte se réduisent grandement quand même.
Pendant ce temps, Ally redébarque chez elle trois semaines après l’attentat. Elle y retrouve son psy forcé de reconnaître qu’elle est saine d’esprit, contrairement à son frère. Hop, Ally découvre toute la vérité et elle pète un câble, ce qui est toujours aussi drôle à voir, comme c’est à peu près 90% du temps d’écran de Sarah Paulson cette saison.
Elle décide alors de cuisiner pour Kai, l’invitant pour discuter avec lui. C’est tout à fait logique d’appeler le gourou d’une secte de meurtriers et de l’inviter chez soi. Son but est de retrouver son fils, surtout qu’elle n’a désormais plus peur de rien, soit disant. Cela fait du bien de la sentir plus en confiance la Paulson, car ça devenait insupportable. Le problème, c’est qu’elle trahit son psy en le vendant à Kai pour récupérer son fils.
Kai décide donc de se venger de Vince, mais aussi de Beverly dont il a découvert la trahison, d’une manière ou d’une autre. Avec Vince, il propose un serment de petit doigt pour tout lui pardonner… du moins en théorie. En pratique, Kai lui coupe le petit doigt, puis le tue, sous les yeux d’une Winter dépitée.
C’est ensuite au tour de Beverly d’y passer, parce que Winter l’a accusée du meurtre de Samuels. Bon, il ne tue pas Beverly tout de suite tout de même, car il veut la voir souffrir. C’est donc le moment de terminer l’épisode sur un bien mauvais cliffhanger : Ally a en effet rejoint la secte à son tour.
Je suis mitigé car l’épisode était bon niveau ambiance et scènes d’horreur, mais totalement pourri côté écriture, ne parvenant pas à s’en sortir de la glu dans laquelle est empêtrée la saison depuis quelques temps. C’est dommage, mais au moins, le niveau remonte.
En tout cas, le meilleur moment de chaque épisode est définitivement… le générique. C’est gênant.
Épisode 9 – Drink the Kool-Aid – 15/20 Wait, are we a cult? I thought we were a political movement?
C’est parti pour un épisode littéralement diffuse la nuit d’Halloween cette fois, mais nous repartons bien loin de cette préoccupation avec un cours d’histoire sur les grosses sectes des États-Unis. Au point où nous en sommes, je ne peux pas me dire surpris par ce documentaire. C’est toujours intéressant, et puis, ce n’est pas bien compliqué pour les scénaristes qui n’ont qu’à faire lire Wikipedia à Evan Peters. Cela fonctionne bien et ça nous révèle clairement vers quoi la saison risque de se diriger : un suicide collectif, comme pour chacune de ces sectes. Ce serait jouissif à ce stade de n’importe quoi.
Bref, Kai raconte son histoire à son groupe de SS beaux gosses mais complétement écervelés sortis de nulle part dans l’épisode précédent, pour préparer le terrain à l’épisode qui commence à la mairie pour Kai.
Maintenant qu’elle a rejoint la secte, Ally se sent toute pleine de pouvoir et demande des explications à Ivy. Celle-ci semble toute ratatinée face à sa femme et explique qu’elle voulait simplement quelqu’un capable de lui retirer le contrôle dont elle ne voulait plus. Je ne vois toujours pas comment Ivy a pu se laisser embarquer dans cette secte, ce qui est dommage puisqu’on est censé avoir eu l’explication.
Ally avoue donc avoir rejoint la secte pour retrouver Oz et aider Ivy à s’en barrer. Oh, bien sûr, Ally n’a plus aucune phobie ; un changement radical aidé par une fusillade. J’ai comme un doute sur la véracité de cette possibilité, mais bon. Winter ramène Oz aux filles et leur confie son envie de quitter la secte, mais il est déjà trop tard. Les hommes de Kai viennent les chercher pour les amener à une nouvelle réunion où Kai veut suicider tout le monde pour obtenir plus de pouvoir en se libérant de son corps.
Oui, bien sûr. Cela sent bon l’arnaque dès le départ, surtout que c’est l’épisode 9 et qu’il y en a 11. L’un des hommes refuse de le faire et se fait tranquillement fusiller pour ça ; ce qui est con parce qu’effectivement, quand Beverly accepte le suicide et est suivi par tout le monde, Kai révèle que personne n’est empoisonné. Pas de surprise, donc, mais une scène plus réussie.
Le lendemain, Ivy et Ally continuent leur plan de s’enfuir, mais sans Winter cette fois. C’est complétement con comme idée car Winter récupère Oz à l’école avant le couple et le ramène auprès de Kai. Ce dernier lui fait un speech sur la nécessité d’avoir un homme et une figure paternelle dans sa vie ; citant Tolstoi au passage. Ils se lancent dans un serment de petit doigt où il lui révèle qu’il est son père.
À nouveau, au point où nous en sommes, plus rien ne peut me surprendre même cette intrigue sans aucun sens où Kai serait donc devenu papa après don de sperme lorsqu’il était adolescent. Et bien sûr, il sait ce que sont devenus l’ensemble de ses enfants.
Les filles sont forcées de laisser Oz derrière elles à la secte, surtout parce qu’Ivy demande à Ally de se barrer. Du coup, quand Ally prépare le repas pour sa femme, il est à peu près évident que l’on va finalement avoir droit à un peu de poison. Cela ne rate pas : Ally ne mange pas, ne boit pas, mais regarde bien Ivy le faire à plusieurs reprises. La série nous fait attendre, mais il est évident que la blonde ne passera pas l’épisode.
Le repas est comme prévu empoissonné à l’arsenic, Ivy meurt donc alors qu’elle était sûre qu’Ally n’oserait jamais s’en prendre à elle. La scène est tout bonnement excellente, surtout parce qu’elle est bien jouée. Du côté de l’écriture, on la voit venir à des kilomètres, dès qu’Ally verse la sauce dans les pates. Elle tue donc la deuxième mère de son fils, un sort qu’elle mérite quelque peu après toute cette merde dans laquelle elle les a foutus.
Pendant ce temps, à la secte, Oz contredit Kai grâce à une recherche Wikipédia et il se fait punir en étant mis au trou. Le lendemain, Ally invite Kai à manger chez elle, mais elle s’arrange avant tout pour vérifier qu’il n’est pas le père d’Oz. Elle lui sert donc à manger en lui prouvant qu’il est bien le père d’Oz avec un faux dossier médical. C’est un plan assez évident qui lui permet de gagner toute la confiance de Kai. Ils amènent alors Ivy dans la chambre des parents de Kai et Ally feint d’être heureuse avec Kai pour s’assurer qu’aucun mal ne soit fait à Oz.
Côté technique, je dois me reconnaître bluffé par les effets spéciaux, le maquillage et les différents rôles interprétés par Evan Peters. Côté écriture, tout ceci était extrêmement prévisible mais bien meilleur que les derniers épisodes diffusés. Je ne suis toujours pas convaincu par l’idée de la saison en général, principalement parce que la secte n’a aucune crédibilité en tant que telle – ils tombent tous comme des mouches dedans alors qu’elle est loin de leur proposer du sucre. Toutefois, cet épisode continue de remonter la pente en s’éloignant des origines de la secte pour nous proposer autre chose. Je n’ai jamais été trop fan des multiples sous-intrigues perdant la cohérence générale d’une saison, mais ici, c’est bénéfique puisque ça permet de prendre de la hauteur et de se sortir de ce qui ne fonctionnait pas du tout (la politique, l’origine de la secte) pour entrer dans l’intime d’un personnage.
Et puis, Sarah Paulson gère bien son jeu malgré ce rôle franchement peu convaincant dans l’ensemble. Il ne reste plus que deux épisodes pour conclure cette saison. J’imagine qu’il faudra bien en terminer avec Bebe qui a disparu depuis deux épisodes avant qu’Ally et Oz ne parviennent (ou pas ?) à échapper à l’influence incompréhensible de Kai.
Épisode 10 – Charles (Manson) in Charge – 10/20 If Trump wins, you can fuck all three of us
Allez, c’est parti, je me termine cette saison ce matin maintenant qu’elle est enfin terminée. J’aurais eu du mal avec cette saison jusqu’au bout, et ce n’est pas la première scène de cet épisode qui va m’aider en repartant sur un débat politique caricatural finissant sur Kai frappant une des amies de Winter. À cause de cela, il se retrouve en thérapie avec… Bebe. Bien évidemment.
C’est donc elle qui nous détraque encore plus et sans aucun problème, parvenant à le convaincre qu’il est une sorte de messie capable de provoquer la rage féminine qui sauvera le monde. Je regrette le temps où je rattrapais la série le soir en buvant du rhum avec ma meilleure amie, parce que là, il en faudrait une petite dose pour supporter tout ça (avec modération, bien sûr).
Dans le présent, Kai poursuit son programme politique en public, ce qui ne plaît pas à tout le monde et mène à quelques manifestations, mais on tourne en rond. Forcément, l’image publique que lui donnent les médias après tout ça n’est pas excellente et ça l’énerve encore plus, comme s’il n’était pas déjà une caricature de haine depuis le début.
Il raconte donc l’histoire de Charles Manson, ce qui est une fois de plus l’occasion d’une parenthèse longue inspirée de faits réels. Merci pour le Bingo Séries. Bon, la série se fait plaisir cette année en racontant ces vraies histoires d’horreur américaines, mais je trouve que c’est trop détaché du reste de l’intrigue pour être vraiment prenant comme intrigue d’horreur.
Kai s’en sert uniquement pour motiver les troupes, alors que c’est l’effet inverse que ça devrait avoir. Bon, dans tout ça, Winter et Ally doivent quant à elles se débarrasser des preuves des meurtres, ce qui est juste l’occasion de les faire parler d’Ivy et de sa mystérieuse disparition, Ally montrant qu’elle en veut encore à Winter.
S’en suit une scène où Gary se fait tuer par Kai et le reste de la secte pour aider la perspective que les médias donnent du mouvement : Kai et Beverly accusent leurs adversaires politiques d’avoir provoqué ce meurtre. Bien sûr, Beverly ne va plus si bien que ça après tout ce qu’elle a vécu, et c’est l’un des rares personnages auquel j’accroche encore un peu, même si ce n’est pas gagné.
Beverly est complétement détruite par la secte, mais quand Winter lui propose de s’enfuir, tout ce qu’elle voit est un plan de Kai pour la tester. Je la comprends, mais c’est dommage pour elle.
Pendant ce temps, Kai craint d’être sur écoute et s’en confie à Ally qui trouve effectivement un micro. Elle arrive à ne pas se faire accuser d’être la taupe en se débarrassant de Bebe d’une bonne balle dans la tronche, alors que celle-ci était en train d’accuser Kai d’être… ma foi, un homme.
Cela le mène à se faire raser les cheveux, enfin. Je n’en pouvais plus de son look cheveux bleus, mais le crâne rasé ne lui va pas. Il demande ensuite à Winter de le raser, mais elle n’en profite pas pour l’égorger comme il la prend par surprise en lui révélant qu’il sait qu’elle veut le blesser. Cela se termine par un Kai qui tue sa sœur devant tout le monde : manipulé par Ally, il la croit responsable de la présence du micro et veut qu’elle avoue avoir trahi son frère. Bien sûr, elle ne l’a pas trahi, ou en tout cas pas comme ça, donc elle meure bêtement. Je suis triste pour Winter, s’il y en a bien une que j’aurais aimé voir survivre, c’est elle. Qu’ils meurent tous maintenant.
J’y laisse la moyenne parce que le casting est bon, que les scènes gores sont réussies et que j’ai encore quelques surprises en chemin (notamment le meurtre effectué par Ally dans cet épisode ou le bruitage excessif du rasoir), mais c’est bien tout : la crédibilité n’est plus là depuis longtemps et je m’ennuie pas mal devant les épisodes qui semblent juste vouloir être les plus complètement perchés possible.
Épisode 11 – Great Again – 14/20 There is something more dangerous in this world that a humiliated man : a nasty woman.
La critique politique touche à sa fin avec un titre d’épisode se moquant et détournant le slogan de Trump, c’est facile, mais ça fonctionne à peu près.
C’est en 2018 que commence cet épisode : cette fois, Kai est dans une prison fédérale de haute sécurité. En tout cas, c’est ce qu’on veut nous faire croire, mais bien sûr, il a déjà manipulé une des gardiennes pour avoir la tranquilité pour lui. On veut donc nous faire croire qu’une fois arrêté, Kai a encore de l’influence et peut manipuler absolument tout le monde, tout en continuant d’avoir des visions de lui-même en Charles Manson. Et il a assez d’influence pour que même les plus gros caïds acceptent de mourir pour lui et que les nouveaux se précipitent dans ses jupons pour avoir une protection efficace.
Onze mois plus tôt, Kai organise une grosse nuit qu’on nous a teasée dans l’épisode précédent : il demande à ses hommes d’aller tuer une centaine de femmes enceintes pour définitivement provoquer la rage des femmes qui les mènera soi-disant au pouvoir.
Avant d’en arriver là, il faut encore s’attarder aux doutes de Beverly manipulée par Ally pour rester en vie. Très vite, il est évident qu’Ally continue d’avoir le pouvoir et de mener les choses comme elle veut : c’est elle qui découvre que Speedwagon bosse pour la police, ce qui est un risque pour son plan. Elle le tue, puis le dénonce à Kai, prouvant au passage que Winter ne l’avait jamais trahi.
Le but est évident : elle veut faire souffrir Kai autant que possible et elle y parvient, surtout qu’elle travaille avec le FBI depuis un moment. Ainsi, toute la secte se fait arrêter avant de passer à l’action et de tuer les femmes enceintes. Simple et efficace.
De retour en 2018, Ally a récupéré le restaurant et est une star pour avoir échappé à la secte. Mais bien sûr. Elle reçoit la visite de Beverly qui s’en est tirée sans problème grâce aux mensonges d’Ally affirmant qu’elle ne l’a jamais vue commettre de crimes. Bon, ce n’est pas comme si elle avait tué un homme de Kai devant les autorités, vous me direz. Cela assure son statut de victime.
Ally continue son très bon jeu de poker et manipule Beverly pour la convaincre qu’elle n’est pas responsable du meurtre d’Ivy, que Kai refuse de prendre pour lui, contrairement à tous les autres meurtres. Voyant que sa manipulation fonctionne sur Beverly, Ally l’invite à l’anniversaire d’Oz qui réapparaît sorti de nulle part pour cette fin de saison. Pourquoi pas après tout.
Lors de l’anniversaire, elle reçoit un appel de Kai menaçant de la tuer. C’est à ce moment-là que j’ai compris que la série se dirigeait vers une dernière confrontation entre les deux, parce que je me demandais vraiment ce qu’ils voulaient faire au départ. Après ces menaces de mort, Ally décide finalement de prendre la parole publiquement et de se présenter aux élections pour le Sénat, afin d’avoir le siège que Kai visait.
Il y en a un qui rage depuis sa prison, et si en pratique, il ne peut pas y faire grand-chose, ce n’est pas le cas dans la série. Il réussit à convaincre un autre prisonnier de se faire les mêmes tatouages que lui (putain, point totalement inattendu du Bingo merci) de manière à le tuer et se faire passer pour mort, ce qui simplifie son évasion grâce à la gardienne qu’il a dans sa poche, Gloria. Bienvenue dans une prison de haute sécurité.
Le voilà donc qui confronte sans mal Ally au beau milieu d’une conférence de presse. À la réaction pas du tout surprise d’Ally, j’ai tout de suite vu venir le rebondissement final : Gloria travaille en fait pour Ally, qui a lancé sa propre secte. Tout ça pour ça ? Non. Tout ça pour un énorme fou rire lorsqu’Ally et Beverly reprennent le pouvoir sur Kai. Si c’est censé être un message féministe, c’est totalement foiré, je trouve : plutôt que d’avoir le pouvoir, elles ont simplement la même folie que Kai. Ally est ainsi à la tête d’une nouvelle secte, qui en plus a réussi là où Kai a raté.
Le message d’espoir que voulait apporter Murphy vis-à-vis de la politique est donc un échec et/ou un non-sens total : pour battre Trump aux prochaines élections, il faudra être plus taré que lui et manipuler encore mieux le public. Merci. Et puis, excusez-moi, mais je ne vois pas pourquoi les gens iraient voter pour Ally après le meurtre de Kai en direct. On est dans une sorte de pseudo-féminisme agressif visant un matriarcat tout-puissant.
Le contraire du féminisme, donc, et une nouvelle forme d’Enfer. Si même le message politique de la saison finit par être caduque, je ne peux pas en sauver grand-chose. Au moins, le divertissement était là dans l’épisode, je n’ai pas vu venir tous les rebondissements et surtout, surtout, c’en est fini de cette saison qui s’est perdue en chemin.
EN BREF – Beaucoup de potentiel et de promesses totalement gâchés dans cette saison qui aurait pu être excellente, mais s’est donc perdue en route pour digresser dans une sorte de cours sur les sectes américaines. Une grande partie de la saison s’est avérée prévisible, ce qui est dérangeant mais pourrait encore passer, mais le pire est qu’elle n’a aucune crédibilité. À aucun moment, cette secte ne m’a parue pouvoir se mettre vraiment en place dans le monde d’aujourd’hui – à part peut-être dans le tout premier épisode qui jouait très bien sur une peur insidieuse.
J’aurais préféré qu’ils en restent à ce genre de peur ou qu’ils proposent une vraie origine crédible à la secte : là on aurait été à fond les ballons dans une « American Horror Story ». À la place, j’ai eu l’impression de voir une mauvaise parodie de l’actualité et un message politique clairement affiché qui s’est ridiculisé (surtout sur sa fin).
Alors oui, il y avait comme toujours de bons moments dans la saison, mais non, je ne pense pas que j’aurais un jour envie de la revoir. À l’inverse, je vais plutôt vite l’oublier pour ne pas me rendre compte que, finalement, il n’aura jamais été expliqué d’où sortaient les costumes de clowns (pourquoi des clowns, en fait ?), pourquoi ils n’apparaissaient pas sur les caméras de l’épicerie du premier épisode ou d’où venaient les espèces de nazis recrutés par Kai du jour au lendemain. En onze épisodes, il y aurait largement eu le temps d’aborder tout ça, mais non, il était apparemment plus intéressant de faire des flashbacks pseudo-terrifiants et n’ayant qu’un rapport trop lointain avec la série.
Oui, les défauts que je reproche habituellement à American Horror Story donc. Dommage, la saison 6 s’en était guérie.