Atypical (S01)

Synopsis : Sam est un adolescent autiste qui, comme tout le monde, veut trouver l’amour… n’en déplaise à sa famille.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3

Pour commencer, je me suis lancé dans cette série sans en avoir rien vu d’autre qu’Amy Okuda faisant partie du casting et le synopsis. Bon, cela fait déjà deux excellentes raisons de commencer une série, parce que le sujet est plutôt intéressant et je ne l’ai jamais vu traité dans une série, si l’on n’excepte les bizarreries de Kyle XY et cette série dont j’ai oublié le nom que je voulais commencer sur la famille d’un autiste (si quelqu’un sait, je suis preneur). Quant à Amy Okuda, je l’ai adorée dans les six saisons de The Guild et la saison 2 d’How to get away with murder, au point d’avoir même pu échanger quelques tweets avec elle sur Twitter (non, je ne me la pète pas, elle est hyper dispo et sympa)…

Donc, l’histoire est intéressante, les épisodes disponibles sur Netflix et il y a une actrice que j’aime ? Il m’en faut moins que ça pour commencer une série, et je n’ai pas regretté.

Mon avis sans spoiler : La saison 1 ne dure qu’environ quatre heures, autant vous dire que ça se dévore en une soirée. J’ai beaucoup ri devant le premier épisode et de manière générale, le coup de cœur s’est rapidement confirmé, avec une série qui entre facilement dans mon top 10 des nouveautés de l’année (on en reparlera en septembre je pense). Malgré tout, il faut bien reconnaître qu’il y a quelques personnages que je n’ai pas spécialement apprécié et que la saison m’a paru bien courte. J’espère un renouvellement, car c’était vraiment un bonbon cette comédie. J’ai vu cette première saison en compagnie de Pauline, ce qui a aidé aussi à entrer dedans et à rire – je pense que tout seul, j’aurais aimé la saison, mais j’aurais été un peu plus critique. Voilà qui explique peut-être les notes difficiles que je mets à certaines séries, allez savoir !

Note moyenne de la saison : 17/20

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Épisode 1 – Antarctica – 17/20
Penguins aren’t like people, they’re better.

Je suis très vite entré dans la série qui commence par une séance de psy et marque tout de suite des points avec la présence d’Amy Okuda. Le parti pris de la voix-off, qui parfois me dérange dans certaines séries, est ici une excellente chose : cela permet d’être plongé dans les pensées du personnage principal, Sam, qui est donc autiste – même si le diagnostic est très différent (et 100x plus adapté, apparemment, puisqu’il est surtout question de spectre) outre-Manche.

Assez vite, j’ai vu dans cette série une manière d’apprendre beaucoup plus ludique que dans bien des livres : je suis probablement fortement à l’Ouest, mais cette notion de « spectre », je ne l’avais jamais véritablement entendu, de même que j’ai découvert le mot « neurotypique », bien plus réaliste et moins blessant que le mot « normal » qu’un non-initié utiliserait certainement. Bref, j’ai trouvé passionnant cette approche de la série. Elle n’a rien d’original ou de révolutionnaire, mais elle a le mérite d’en parler sans en faire des caisses : nous sommes directement dans le quotidien de la famille qui emploie ces mots et il n’y a pas besoin d’explication pour les comprendre.

J’ai eu un peu peur en découvrant les parents, aux visages connus (la mère, parce qu’elle ressemble comme deux gouttes d’eau à l’actrice de Ten Days in the Valley ; le père, parce que Prison Break) et la scène d’arrivée au lycée, digne de 13 Reasons Why. De là à dire que Clay passe un peu pour un autiste en comparaison… outch. La série est intéressante aussi car elle ne traite pas d’un autisme lourd, mais simplement d’un adolescent (et encore, il a dix-huit ans) au potentiel avancé et à l’intelligence supérieure. Cela aide à l’identification et rapproche le personnage de ce que l’on connaît. Je connais un autiste qui a bien plus de problèmes que ça. Là, la série prend surtout cette excuse pour exister et développer un personnage… atypique, c’est le mot.

Très vite, donc, je me suis pris d’affection pour Sam, mais aussi et surtout pour Casey, sa petite sœur qui souvent joue le rôle de grande sœur avec lui, l’aidant par exemple à se faire un profil sur un site de rencontre. Et oui, Julia, la psy, a conseillé à Sam de découvrir ce que c’est que l’amour.

Cela ne plaît pas du tout à la mère de la famille, qui s’est surtout fait remarquer dans cet épisode pour ses décolletés tellement plongeants qu’ils en sont gênants (disons-le : le look de Clarke de The 100 sur une actrice de vingt ans de plus, quoi. C’est déjà pas vraiment subtile sur Eliza Taylor, mais alors là…) et la scène où elle repart du bureau de Julia en faisant des doigts d’honneur. Le top de la classe.

L’air de rien, il se passe énormément de choses dans ce premier épisode : Casey prend la défense d’une fille de son lycée en agressant à coup de poing l’élève qui s’en prenait à elle et se faisait exclure. Cela lui permet de rencontrer celui qui sera assez clairement son love interest de la saison : Caleb (de Quantico) Evan.

Du côté de Sam, il a directement le droit à un premier rencard brillamment comique, avec son sourire déluré et tout. Julia finit par lui apprendre à sourire pour lui éviter d’autres désagréments et il finit par retrouver la rousse qu’il avait fait fuir. Leur premier rendez-vous est tout ce qu’il y a de plus mignon, mais il se fait virer de la pièce en deux secondes après l’avoir bousculée, ne supportant pas ses caresses qu’elle voulait sensuelles (mais qui étaient une vraie agression pour lui).

Enfin, les parents ne sont pas en reste : le père en prend pour son grade car il ne s’occupe pas assez de Sam, la mère reprend les cours de danse… elle reprend donc une vie normale, ce qui la pousse à rencontrer un barman dont on risque de réentendre parler.

C’est un pilot efficace, hybride car un peu long (38 minutes) pour une comédie et court pour un drama, mais c’est du Netflix dans ce qu’il fait de mieux : pas trop de sexe, drogue et longueur, juste une tranche de vie très réussie qui donne envie d’en savoir plus, sur l’autisme, certes, mais avant tout sur les personnages auxquels on s’attache directement.

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Épisode 2 – A Human Female – 15/20
Guys, leave him alone ! He’s not all there

Suite à une conversation avec sa femme (Elsa), Doug, le père de Sam (comment j’ai appris les prénoms, BIM), décide de mieux comprendre son fils et l’aide un peu dans cet épisode, ce qui apporte sa dose d’humour et est plutôt réussi. Dans cet épisode, Sam comprend qu’il veut sortir avec Julia mais que celle-ci est déjà prise. Son père, sans savoir qu’il a un crush sur sa psy, l’aide donc avec des conseils généraux sur les femmes.

C’est la scène bateau et classique que l’on voit dans plein de séries américaines, mais la série, grâce à son sujet, permet à se démarquer. Tout l’intérêt vient du personnage de Sam : puisqu’il est autiste, il y a des choses qu’il faut lui expliquer avec la raison alors qu’elles sont trop instinctives chez tous les adolescents de son âge.

On en arrive à découvrir un Sam qui cherche à tout comprendre du comportement à adopter pour « voler une petite-amie » en prenant des notes et en étudiant ceux qui y arrivent. Cela passe par Bailey Bennet, qui est présentée comme la fille facile et insupportable du lycée, qui change de petits copains en une journée. Pourtant, elle n’est pas si méchante car elle s’inquiète de ses amis se moquant trop ouvertement de Sam.

Mouais, c’est surtout une fille à papa auprès de qui Casey doit s’excuser. En effet, Bailey n’est autre que la fille qui s’est pris le poing de Casey en pleine face, mais c’est aussi la fille d’un riche donateur qui paye le bus des championnats d’athlétisme de l’équipe de Casey. Sympathique. L’athlétisme occupe une part importante de la vie de la sœur et donc de celle de la série, ce que j’ai trouvé plutôt sympa.

Casey y apprend de ses amies (assez insupportables je dois dire) qu’Evan a eu des ennuis avec la justice et s’est fait virer du lycée, ce qui permet une sous-intrigue plutôt intéressante où elle demande cash ce qu’il a fait. On voit bien qu’être élevée avec Sam, honnête en toute circonstance car a priori incapable de comprendre vraiment le tact, a donné un caractère génialissime à Casey (c’est à hurler de rire quand elle envoie chier sa mère, mais c’est aussi parce que je ne supporte pas la mère).

Evan a donc volé des instruments de musique, ce qui permet d’en faire d’un boulet, mais pas trop. Il a de toute manière la tronche de l’emploi (c’est fou comme il a l’air d’un benêt en toutes circonstances !).

Enfin, Elsa est parfaitement insupportable tout au long de l’épisode, ce qui fait baisser la note de celui-ci, tout à fait. On la voit dans un groupe pour parents d’autistes. Je trouve que l’idée est bonne (ce genre d’associations existe de toute manière), mais pas forcément hyper bien développée. Elsa finit par retourner au bar pour récupérer une carte bleue qu’elle a oublié (et qui a offert une rencontre entre Doug et le barman, Nick).

Elle se prend carrément une fléchette dans le bras, histoire de justifier qu’elle passe un peu plus de temps avec Nick (mais alors sérieusement, la blessure à la fléchette est ridicule et absolument pas crédible).

Un dernier mot sur Zahid, le collègue de Sam, car il me fait mourir de rire dans chacune de ses scènes où il conseille (de la pire des manières possibles) Sam en matière de drague et de femmes. C’est peut-être lui le plus drôle finalement (mais pas le plus attachant).

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Épisode 3 – Julia Says – 16/20
I a hundred percent don’t care

L’introduction m’a beaucoup rappelé le film Juno et voit être développée la relation entre Casey et son père. On comprend que les deux sont très proches, beaucoup plus que Doug et Sam, ce qui est intéressant comme choix scénaristique. Casey se rapproche de plus en plus d’Evan, et cela ne plaît pas trop à son père qui finit par psychoter de leur relation.

Même si cela n’est pas expliqué clairement, le rapport de Casey à l’athlétisme se devine quand on découvre qu’elle participe aux marathons pour l’autisme depuis l’enfance, enfance durant laquelle son père s’est absenté huit mois, effrayé par le diagnostic de son fils. Cela chamboule Casey dont l’image paternelle parfaite est brisée. Doug s’explique comme il peut quand il le découvre, alors qu’il pensait devoir simplement enguirlander sa fille qui séchait les cours à cause d’Evan. Raté.

Du côté de Sam, on commence l’épisode par les retrouvailles hilarantes avec sa copine de primaire qui lui avait adressée une carte mignonne comme tout (« bee mine »). Le principe de la voix-off fonctionne toujours aussi bien : comme il nous explique sa perception du monde, il est facile de le comprendre et de nous attacher à ce personnage décalé ; mais comme il ne l’explique qu’à nous, il y a tout un univers de blagues et de quiproquos à alimenter.

Julia conseille à Sam d’apprendre à s’habiller par lui-même, ce qui fonctionne plus ou moins comme conseil tout de même. Cela ne plaît pas à Elsa, une fois de plus, qui préférerait plutôt continuer de gérer la vie de son fils. Il n’est clairement pas facile d’être parents d’autiste et la série n’oublie pas de le rappeler. Dommage qu’en parallèle Elsa soit aussi insupportable, car ça ne fait pas justice à ces nombreux parents qui vivent le combat quotidien retranscrits ici.

En effet, la principale problématique d’Elsa est Nick, et franchement, on s’en fout. Cela marche bien mieux quand elle s’occupe de son fils et de vouloir lui trouver des magasins adaptés, au point de se faire bannir des dits magasins car elle veut trop y faire sa loi. Il y a un bon humour derrière, mais elle n’en reste pas moins chiante.

On se marre également dans cet épisode grâce à Zahid et ses conseils vestimentaires douteux, alors que Julia trouve enfin la fraise au chocolat que Sam a oublié chez elle. Oups. Le cliffhanger qui voit Casey courir sans son père est intéressant autant que douloureux et donne envie de continuer la série sans s’arrêter.

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Épisode 4 – A Nice Neutral Smell – 18/20
You’re not supposed to write this stuff down

Elsa a donc couché avec Nick et elle passe maintenant son temps à culpabiliser. Juste quand je pensais qu’elle ne pouvait pas être plus chiante, les scénaristes redoublent d’inventivité pour que si, en fait.

Cet épisode voit Casey réussir la course la plus importante de sa vie, mais malheureusement, personne dans sa famille n’est là pour le voir : Elsa est à la recherche de son portable qu’elle a fait tomber dans les gradins, Doug s’occupe (mal) de Sam qui s’en est pris à une pauvre femme (raté, c’était en fait une adulte incarnant une ado) dans ces mêmes gradins. En ce qui concerne Casey, il faut surtout retenir que l’université de Clayton veut la recruter. Bon, c’est une évolution toute sympathique du personnage, mais ça devient surtout intéressant à la fin, j’y reviendrais.

Du côté de Sam, on retrouve Paige, déjà présente dans l’épisode précédent, qui veut sortir avec lui, mais s’y prend comme un pied. L’actrice castée pour ce rôle est brillamment drôle et l’interprète à la perfection, dans un flot de paroles qui n’arrête pas et qui font comprendre que Sam la trouve insupportable. Sur les conseils de Julia qui n’était pourtant pas si littérale, Sam se met à rédiger une liste des « pour » et des « contre » qui font qu’il a envie (ou non) de sortir avec Paige. On sent bien que ça va lui péter à la gueule, mais là encore, c’est en fin d’épisode que tout se produit.

Elsa décide, on ne sait trop pourquoi, de ramener Doug à la réunion de parents d’autistes. Il n’en faut pas plus pour que la série montre un penchant un peu négatif jamais vu avant : ce groupe est assez horrible avec les personnes extérieures, imposant des codes compliqués, notamment du côté du langage. C’est à la fois drôle et pénible à voir, car Doug souhaite s’exprimer, mais ne peut pas le faire comme il souhaite à cause de ça. Il retrouve beaucoup plus de liberté quand il croise Julia et prend un café avec elle, un rapprochement que je ne suis pas sûr de voir d’un bon œil, surtout quand Julia est en plein engueulade avec Miles, son copain, à cause d’une fraise.

Tout l’épisode culmine finalement dans un repas de famille organisé par Elsa. Si celle-ci gâche habituellement la série, elle a ici une excellente idée qui permet à toutes les intrigues de se recouper. En effet, Casey ramène Evan au dîner de famille alors que Sam décide de ramener Paige et Zahid, toujours aussi fou et comique.

Paige vole le carnet de Sam et y trouve la liste, ce qui fait qu’elle crise au beau milieu du repas (ou au début, on ne sait pas trop, car la série précipite un peu les choses). Du coup, Sam part la récupérer, s’excusant et tentant de comprendre ce qu’il a mal fait. Les deux décident finalement de sortir ensemble, et le seul mot qui me vient à l’esprit, c’est que c’est mignon.

Pendant ces réconciliations, Casey annonce à ses parents qu’elle est prise à Clayton, mais leur réaction n’est pas celle espérée, au contraire. Elsa ne voit que l’incompatibilité de ce campus avec la situation de Sam, qui a besoin de sa sœur au lycée. Voilà qui est fait. Evan ne supporte pas de voir Casey être aussi mal comprise par ses parents et pète un câble à son tour au milieu du repas, ce qui lui permet de gagner un milliard de points auprès de tous les gens regardant cette série.

Elsa est dépassée par les événements et se barre de chez elle en marche arrière hyper rapide (la meilleure du monde), soit disant pour aller récupérer de la glace, mais en fait pour enfin aller larguer Nick. Elle revient tranquillement avec trois tonnes de glace, ce qui conclut l’épisode par une bonne blague.

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Épisode 5 – That’s My Sweatshirt – 15/20
This is a sexually charged fruit !

Elsa est tellement conne, je n’en peux plus, je vous jure. Dans cet épisode, elle reçoit une invitation pour l’anniversaire de Nick, car celui-ci est tellement drogué qu’il l’envoie à tout le monde.

Casey est toujours soutenue par Evan et a la chance de pouvoir finalement visiter le campus du lycée (parce qu’elle n’est en fait pas en âge d’aller à l’université) qui veut bien l’accueillir et lui fournir une bourse grâce à ses capacités sportives. Lors de son entretien à Clayton, elle parle forcément de son frère, car elle n’a pas d’autres choix que de s’occuper de lui, même dans ces conditions. Il n’est pas clair, je trouve, si cela lui fait gagner des points ou lui en fait perdre (la logique voudrait que ça lui en fasse perdre malgré tout). De toute manière, elle ne peut pas être sûre d’être prise car elle apprend en fin d’épisode que le lycée refuse tous les actes de violence… Or, elle a été suspendue pour s’être battue au début de la série.

Du côté de Sam, nous le voyons enfin en couple avec Paige… C’est aussi mignon qu’insupportable, car ils ont tout de même un drôle de fonctionnement en tant que couple. On dirait que Paige étudie Sam plus qu’autres choses, tout en réussissant à enchaîner les maladresses. Elle vole ainsi l’un de ses pulls, ce qui perturbe Sam au plus haut point. Comme c’est Sam, il demande de l’aide à Zahid, ce qui n’est pas forcément une bonne chose.

Casey voit d’un mauvais œil la présence de plus en plus imposante de Paige et elle le lui fait savoir, ce qui fait que Paige préfère larguer Sam que de rester avec lui. Ben oui, bien sûr, c’est tellement sympa. Sam prend très mal que sa sœur se mêle de sa vie sentimentale et l’engueule. S’il a raison, il est difficile de ne pas être du côté de Casey, qui se plie en quatre pour son frère depuis le début de la série, tout de même.

De toute manière, Sam finit par se réconcilier avec Paige au beau milieu d’un cours de français, avec un baiser devant la tour Eiffel. Si ce n’est pas mignon.

Les parents ont droit à une petite intrigue quant à eux, ce qui permet de révéler que Doug n’a jamais dit à son collègue que son fils était autiste. Outch. La réflexion sur la difficulté sociale de reconnaître l’autisme d’un enfant est passionnante, mais peut-être un peu survolée à cause du format court de la série, c’est dommage, mais pas inintéressant malgré tout.

En arrière-plan, nous voyons Julia stresser pour son couple à cause de la fraise. C’est marrant mais traité un peu en complément d’intrigues, comme si les scénaristes ne savaient pas quoi faire d’elle. Après tout, elle ne fait pas partie de la famille. En fin d’épisode, toutefois, elle rentre chez elle, plus amoureuse que jamais et prête à enfin passer au-delà de la fraise, pour découvrir que son mec est parti, avec la télé et les draps, en lui laissant simplement un mot. Mais quel connard ! Peut-on faire plus odieux que se barrer AVEC LA TELE ?

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Épisode 6 – The D-Train to Bone Town – 16/20
A dance without music would be a dance without people

Cet épisode nous introduit l’idée du bal d’hiver qui fera probablement l’objet de la fin de saison : Paige souhaite s’y rendre, mais Sam lui explique qu’il ne peut juste pas le faire. S’y rendre constitue pour lui un cauchemar, à cause de la musique et des lumières. Paige a alors l’idée de proposer un bal silencieux, grâce à des casques en wifi, une idée géniale et qui fait rêver – si l’on excepte le bain d’onde. Je trouve que c’est une super idée, parce que c’est un truc qui me fait déjà rêver avec les flashmobs qui utilisent des casques permettant à tout le monde de savoir quoi faire.

En plus, Paige marque un milliard de points auprès d’Elsa, qui est là dans la réunion de parents d’élèves où elle présente le projet. Bizarrement, tous les parents ne sont pas aussi ravis de l’idée, à commencer par la mère de ce qui était censée être la meilleure amie de Casey.

Et oui, Casey perd un peu toutes ses amies dans cet épisode car elles ont découvert qu’elle risquait de partir à Clayton, et donc de ne pas leur permettre de gagner le championnat d’athlétisme (ni même d’aller en finale). C’est moche. C’est d’autant plus moche que l’info a fuité… à cause d’Elsa.

Elsa, encore et toujours elle pour nous gâcher la série, qui est aussi insupportable avec Nick qu’avec ses enfants. Nick se drogue en plein milieu de journée (on est sur Netflix après tout) et propose à Elsa d’en prendre un peu. C’est ce qui la rend plus comique que chiante, mais c’est aussi ce qui provoque sa gaffe auprès de la mère de Sharice. Il n’empêche qu’en fin d’épisode, Elsa est à peu près tolérable quand elle s’occupe de Casey (abandonnée dans un magasin avec une robe de bal par ses supers amies – je vous avais bien dit qu’elles étaient insupportables), quand elle accepte les excuses de son mari ou quand elle force Sharice à aller s’excuser.

Sam, quant à lui, comprend que Paige envisage de coucher avec lui et en apprend plus sur les bases de la relation amoureuse et les différentes étapes avant de passer à l’acte sexuel. C’est totalement américain comme manière de concevoir la sexualité, mais ça permet quelques bonnes blagues, notamment lorsque Zahid l’emmène dans un club de striptease dans lequel Sam ne peut pas rentrer, bien sûr. Il réussit tout de même à voir les seins de Destiny, qu’il s’empresse de dessiner dans son carnet et de montrer à Sharice & Casey. Les trois parlent normalement de cul à voix super fortes dans le salon et les parents n’en ont juste rien à faire. Mais oui, mais bien sûr.

Le plus drôle dans cet épisode ? Julia, bien sûr. Après s’être fait larguée, elle envoie des messages vocaux bien rageux à son ex dont elle se débarrasse des affaires. Malheureusement pour elle, elle se casse le pied à cause d’un carton qui se vide dans ses mains, une chute hilarante à voir (et à revoir, je dois avouer). C’est Doug qui l’emmène aux urgences quand il revient finalement la voir pour lui demander conseil.

La relation entre ses deux-là m’intrigue, j’espère que les scénaristes n’iront pas nous les mettre ensemble. En même temps, c’est peu probable, car elle se découvre enceinte dans le cliffhanger. Bien, c’est ce qu’on appelle une journée de merde, je crois. Il est à noter que les scénaristes ont quand même développé un peu son personnage, en nous expliquant qu’elle avait un frère autiste, ce qui explique son boulot. Pourquoi pas.

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Épisode 7 – I Lost My Poor Meatball – 17/20
If you could figure out by Thursday

Julia décide de garder le bébé malgré l’absence de réponse de Miles. La scène la plus drôle de cet épisode la voit se poser sur son canapé, furax, pour allumer une télévision qui n’est bien sûr pas là. J’ai tellement explosé de rire.

Paige a déclaré son amour à Sam, ce qui le perturbe au plus haut point, surtout qu’elle veut lui présenter ses parents. Sam se met en tête de déterminer s’il est ou non amoureux d’elle, se mettant carrément à faire une liste des choses qui lui permettent de comprendre s’il est amoureux ou non, inspiré par ses parents drôlement bavards sur le sujet.

L’épisode voit donc Paige passer un à un les trois tests de la liste sans même le savoir… pour mieux se voir piquer la place par Julia qui débarque dans le magasin où travaille Sam. Elle veut en effet s’acheter une télévision, logique. Sam l’aide et comprend qu’il est amoureux d’elle quand elle lui donne un cours de danse. Ben oui, bien sûr, avec son pied cassé, c’est tout à fait logique. L’idée était plutôt bonne et marrante cependant, ça permet un cliffhanger intéressant avant la fin de saison.

En plus, ça permettait de voir les deux parents se retrouver un peu grâce à leur fils quand ils font du repérage dans le restaurant où Paige veut emmener Sam et sa famille. Doug développe donc toujours sa relation avec son fils, alors qu’Elsa se rapproche de Casey qui lui avoue carrément ne pas être prête pour perdre sa virginité. La scène est on ne peut plus mignonne au départ, mais qu’est-ce qu’Elsa est insupportable.

Comme elle a une journée de libre, elle décide de la passer avec Nick qui… l’invite, certes, mais pour l’enterrement de son ami barman. Elsa comprend clairement que les choses deviennent de plus en plus sérieuses entre elle et Nick, sauf que ce n’est bien sûr pas ce qui l’intéresse. Comme elle est de plus en plus tolérable dans les scènes avec sa famille, il faut qu’elle soit imblairable avec Nick. Elle s’enfuit avant de rencontrer le frère de celui-ci, puis décide de le larguer. Les deux se retrouvent à en discuter dans la rue… et se font un baiser d’adieu, évidemment surpris par Casey.

La musique de l’épisode nous indiquait, de toute manière, que quelque chose allait partir en vrille pour Casey, à la minute où elle apprend qu’elle intègre Clayton. La meilleure nouvelle de sa vie, elle préfère la partager avec Evan, chez qui elle se rend quand elle surprend sa mère. Bouleversée, elle décide par une association logique qui n’a aucun sens de coucher avec un Evan qui ne comprend rien à ce qu’il se passe. C’est une manière comme une autre de se venger de sa mère, mais il semblerait que Casey n’en retire aucun plaisir et la fin d’épisode est bouleversante, tout simplement. Difficile de ne pas enchaîner avec le dernier épisode.

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Épisode 8 – The Silencing Properties of Snow – 20/20
I just had a handjob in the igloo.

L’épisode final a énormément d’intrigues à gérer et il n’y va pas par quatre chemins pour le faire : dès l’introduction, Paige se fait larguer devant l’ensemble de sa famille. Bim. En effet, Sam a décidé que sa petite amie d’essai avait suffisamment fait l’affaire et qu’il était prêt à déclarer sa flamme à Julia, ce qu’il fait… en lui offrant des fraises au chocolat. C’est parfaitement horrible comme situation, pauvre Julia.

Bien sûr, elle pète un câble et refuse ses avances, comprenant qu’il est responsable de la ruine de sa vie. Dur. En même temps, ce n’est pas la meilleure des psys non plus, elle transgresse beaucoup trop de règles d’éthique à raconter toute sa vie à Sam et à danser des slows avec lui. Le crush de Sam est mignon, mais dévastateur, et ça prouve qu’elle n’a pas fait un si bon boulot que ça.

Sam se retrouve à faire une crise énorme dans le bus, qui oblige ses parents à venir le chercher. C’est terrifiant à voir, drôlement troublant et… c’est un couteau dans le cœur, il faut bien le dire. Doug décide de s’en prendre à Julia à qui il dit qu’elle fait mal son boulot et qu’elle savait très bien les risques de lui dire la vérité.

Alors oui… mais non, là pour le coup, je le trouve horrible de s’en prendre à elle. Il a déconné aussi, ce qu’elle ne manque pas de lui rappeler et il est facile de tout mettre sur le dos de Julia. Hmm… Est-ce que ça se sent que je suis beaucoup trop fan d’Amy Okuda pour être parfaitement objectif ?

Histoire d’en finir avec cette intrigue, Julia est finalement demandée en mariage par Miles qui lui dit qu’elle a gagné. Oui, bon, ce n’est jamais qu’une des pires demandes en mariage de l’histoire.

De son côté, Casey déprime totalement après avoir couché avec Evan et avoir découvert que sa mère trompait son père. Elle envoie balader un Evan qui ne comprend rien à rien et n’est pas non plus hyper malin quand il lui parle de ses sentiments, pour ensuite aller voir Nick. La scène entre les deux est gênante mais plutôt réussie, avec un Nick qui rame pour se sortir de cette situation difficile. C’est un peu un connard malgré tout, parce qu’il ne prévient pas Elsa, qui ne voit pas arriver la fin de l’épisode, je pense, trop occupée à préparer le bal (je vous avais dit que ce serait la fin de saison !) et à coiffer gratuitement tout le monde pour leur assurer des coiffures compatibles avec les casques.

Sam est en pleine dépression maintenant qu’il a eu le cœur brisé par Julia, mais ce n’est rien par rapport à Paige qui débarque chez son ex et pète un câble devant la moitié du lycée. C’est une scène hyper comique, malheureusement pour elle, car elle délire totalement et finit par égorger un pingouin en peluche qui a pourtant dû lui coûter une fortune. C’est juste brillant.

Comprenant le mal qu’il a fait, Sam décide de se faire pardonner et de retrouver le collier qu’il lui a offert et qu’elle a perdu. Il retrace ses pas et le retrouve au fond de la piscine du lycée (la crédibilité qu’il reste là plusieurs jours est bof moyenne) le soir du bal, que Paige organise bien sûr.

Il se débrouille pour la retrouver, bien qu’il soit trempé de la tête au pied, et lui offre le collier, réussissant à obtenir un rencard avec elle dans l’igloo qui se situe au milieu de la piste de danse et qui a été construit par son père. Parce que oui, le bal organisé par Paige était bien sûr sur l’Antarctique, qui est l’obsession principale de Sam.

Dans cet igloo, ils se réconcilient et, même s’ils ne sont pas en couple, Paige considère qu’ils peuvent bien s’amuser. Cela permet à Sam de débarquer quelques minutes plus tard pour avouer à qui veut bien l’entendre qu’il vient de se faire branler dans l’igloo. Magique.

De son côté, Casey vit bien mal le bal et rappelle Evan pour se réconcilier avec. Leur scène est choupi à souhait et c’est probablement le meilleur couple de cette série, qui finit ensemble et plus fort que jamais. Si Casey n’a toujours pas pris le temps de confronter sa mère, elle a toutefois laissé un charmant message sur le tableau de la cuisine.

Elsa découvre ledit message à peu près en même temps que Doug qui voit ses soupçons se confirmer. Ses soupçons ? Oh Elsa s’est servie de Louisa comme excuse, mais celle-ci ne sait pas mentir (il faut dire qu’elle n’était pas au courant la pauvre). C’est con, parce que Doug venait d’avouer à sa femme qu’il savait que Sam était amoureux de Julia et qu’il n’avait rien dit. Il pensait donc repartir du bon pied avec sa femme, mais voilà, ce cliffhanger suggère que ce ne sera finalement pas le cas. Bien fait, Elsa, ça t’apprendra à être aussi insupportable pendant huit épisodes.

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EN BREF – La série porte bien son nom car elle est atypique : elle propose des scènes très classiques, c’est vrai, mais elle les revisite toujours à sa sauce et c’est ce qui la rend passionnante. Les quiproquos permis par les explications de Sam, la vie chaotique de Julia, le caractère génial de Casey et même le côté franchement insupportable d’Elsa font de cette série un bon moment à passer, surtout entre amis où l’on peut s’amuser à critiquer sans fin Elsa.

Hum. Je n’aime pas Elsa, non. Au-delà de ça, les gags prennent franchement bien et j’ai trouvé que, pour une série Netflix, il n’y avait pas trop de longueurs dans les intrigues. Je l’ai dit plus haut, cette série est un vrai bonbon (acidulé), ça se dévore sans scrupule et très rapidement.

Tout de même, ça me laisse un goût de trop peu et j’espère vraiment une suite. La saison 1 peut se suffire en elle-même, mais il y a quand même deux cliffhangers (la demande en mariage, la situation du couple Elsa/Doug) à résoudre et de très bonnes pistes pour la suite (la relation Paige/Sam, Casey à Clayton et comment s’adapter vis-à-vis de son frère, le divorce possible de Doug/Elsa)… Non, vraiment, j’espère que Netflix proposera un deuxième volet à leurs aventures, surtout que j’ai l’impression que nous sommes déjà un certain nombre à avoir craqué pour la série (mais ça, ce sont les illusions de Twitter, à tous les coups).

Saison 1 Saison 2 | Saison 3

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Pourquoi je suis passé au speewatching ? #3

Catastrophe industrielle, cette idée de l’article publié en quatre semaine ! Cinq mois plus tard, je suis de retour pour achever cette rubrique sans langue de bois du blog, avec une question absolument terrible : « pourquoi je suis passé au speedwatching ? ». Ceci est le troisième article qui suit une introduction au phénomène et un exposé des vrais avantages du speedwatching. Quant au côté sans langue de bois, vous pouvez le retrouver dans les « 500 mots sur… ».

Le speedwatching : Présentation Les avantages | Les critiques | Ma pratique

Mais alors, pourquoi c’est mal ?

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Un non-respect du travail ? Sérieusement ?! C’est le premier argument que j’entends généralement quand il est question de critiquer le speedwatching. Je l’entends, c’est évident que oui, il y a du travail derrière chaque scène et oui, il y a une partie dont on va choisir de ne pas profiter. Bien. Voilà, j’ai entendu l’argument. Maintenant, j’ai envie d’en rire un peu, mais je ne voudrais pas vous offusquer. Voilà donc ma réponse à cet argument, merci de répondre aux questions suivantes :

  • Quel est le dernier livre que vous avez lu ?
  • Vous êtes sûr que c’est celui-ci ?
  • Est-ce que vous en avez lu chaque mot ou est-ce que vous avez sauté cette description un peu trop longue, parce que vous vouliez savoir la suite ou parce que vous avez eu la flemme de la relire après un égarement passager sur le fait que, quand même, vous aviez faim ?
  • Vous avez vraiment tout lu ?
  • Bravo… mais vous êtes sûrs ?
  • Qu’en est-il de la quatrième de couverture ?
  • Et des informations sur l’édition ?

QUOI ? Vous n’avez pas respecté le travail de l’éditeur en cherchant à savoir quelle était l’adresse de la maison d’édition de ce roman médiocre que vous dîtes avoir lu et savouré ?!

QUOI ? Vous n’avez pas appris le code ISBN alors qu’il y a des gens qui se sont fait chier à mettre en place un système de classification des livres totalement génial ?

QUOOOOIII ? Tu n’as pas lu la page intérieure du livre sur laquelle était écrit le titre qui était déjà sur la couverture ?

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Voilà. Bienvenue dans le monde d’un speedwatcher. Vous n’avez pas respecté le travail de quelqu’un qui a (et là on suppose que c’est évident) travaillé dur (sauf qu’en fait, ce n’est pas évident, il y a des gens qui font mal leur travail, qui le bâcle, etc). Vous faîtes partie de ces gens qu’il faudrait, selon les bien-pensants, mépriser parce que vous dîtes avoir lu un livre, alors que non. Et franchement, je ne connais pas grand-monde qui regarde ces informations sur chaque livre qu’il lit.

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Bon, donc, le speedwatching, finalement, vous le faîtes déjà sur vos livres. Est-ce que c’est bien pour autant ? Peut-être pas, mais chacun retire ce qui lui plaît de ce qu’il lit, de même que chacun retire ce qui lui plaît de ce qu’il voit. Chacun peut déterminer selon ses goûts et son expérience si le jeu des acteurs est mauvais selon lui, ou l’écriture pas assez rapide. Certes, le speedwatcher choisit d’accélérer et de zapper le travail de quelqu’un… mais au fond, qui est-on pour lui reprocher ? Et surtout, on l’a tous déjà fait (oui, même toi qui a bien tout lu ton livre de A à Z, tu ne me feras pas croire que tu n’as pas un jour bavarder avec un camarade en classe, même si ce n’était que pour lui demander une cartouche d’encre, gâchant ainsi le très dur travail de professeur en ne le respectant pas car tu parlais en même temps que lui. Franchement, t’es tellement irrespectueux du travail des autres !).

Vous comprendrez donc que l’argument du « mais quoi ? T’as regardé ton épisode en x1.25 ? Haaaaan, tu ne respectes tellement pas les gens qui bossent dur sur la série ! » me fait gentiment sourire. Et si la comparaison avec le livre ne vous plaît pas… Restons-en aux séries.

QUOI ? Tu n’as pas regardé les pubs diffusés pendant l’épisode ? Pourtant, le scénariste a fait en sorte d’introduire des moments-clés et des cliffhangers pour lancer des pubs ! Il avait prévu que tu t’arrêtes, pas que t’enchaînes !

QUOI, t’as pas maté le générique de fin en entier ? Comment tu ne respectes pas le nom des gens qui travaillent sur la série…

QUOI, t’as pas non plus vu le trailer de la semaine prochaine parce qu’il allait tout te spoiler ?

Non, vraiment, les exemples du « non-respect du travail », j’en ai à la pelle et ça, ça vient du type qui reste assis jusqu’à la fin complète du générique au cinéma, insultant mentalement chaque personne parlant sur la bande-sonore et/ou l’empêchant de voir les noms qu’il recherche. Surtout quand le film était Harry Potter et que la musique était aussi magnifique et que c’était un crime que de ne pas rester l’écouter. Franchement, vous n’avez pas honte d’être si irrespectueux avec le travail des gens ?

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De la consommation à n’en plus finir ? Un autre argument, que je trouve déjà plus recevable, est de critiquer le fait qu’on est dans de la consommation pure et dure, qui ôte quand même une bonne partie du plaisir du visionnage. C’est peut-être vrai. Le speedwatching est pour certain la solution pour regarder plus de séries, avoir plus de sujets de conversation et dire qu’il a vu tant d’épisodes de série. Oui, mais… On s’en fout ? Ce n’est pas un concours, et les gens qui ont envie d’en faire un concours peuvent bien le faire s’ils le veulent, mais ça n’en sera jamais un.

Cela dit, nous vivons dans une société dites « de consommation ». Vous pouvez bien lutter contre, vous finissez toujours par y être confronté à un moment ou un autre, surtout si vous êtes sur ce blog à me lire parce que WordPress a l’amabilité de vous présenter des pubs en bas d’article et que je n’y peux rien (enfin si, mais j’ai pas envie de payer pour mon blog, désolé). Alors vous pouvez bien critiquer la consommation de qui vous voulez, n’oubliez jamais que vous aussi, vous êtes dans la consommation.

De plus, trouver handicapant de ne pas savoir ce qu’il s’est passé dans le dernier Game of thrones quand machin décide d’en parler avec bidule à la cantine ou craindre le spoiler sur le dernier épisode de Grey’s anatomy parce que machine qui est au chômage l’a sûrement vu et commenté sur Facebook sont des situations que l’on connaît tous. Et si certains optent pour le speedwatching plutôt que pour le spoiler, qu’est-ce que ça peut faire ? À la rigueur, tant pis pour eux si vous êtes convaincus que l’épisode en est ainsi gâché. Et tant mieux pour vous, qui allait devoir changer de table ce midi parce que vous n’aurez pas vu l’épisode dont il sera question.

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Bref, le speedwatching, ce n’est pas si mal, c’est surtout de la culpabilité infligée par les autres. Et un peu par soi-même. Parce qu’un jour, vous avez découvert des gens qui vous ont dit que c’est révoltant d’accélérer un épisode. Qui trouvait ça profondément stupide. Ou parce que ça vous renvoie à votre consommation excessive de séries. À votre addiction. Après tout, vous auriez pu attendre le lendemain pour regarder cet épisode, plutôt que de devoir choisir entre le speedwatcher jusqu’à 0h30 ou le regarder jusqu’à 1h du matin et être encore plus claqué au réveil. Et puis surtout, ça vous permet d’en voir plus, et ce n’est peut-être pas si bien. Ou peut-être que si. C’est à vous de voir ce que vous voulez tirer de chacune de vos séries, après tout. Et à personne d’autre. Alors, on décomplexe !

C’est un peu comme ces gens qui chaque année prennent des résolutions le 1er janvier pour le plaisir de dire qu’ils en ont pris. Et au bout de deux semaines, ces gens ont déjà abandonné. Soit vous vous dites que c’est stupide parce que vous tenez encore les vôtres, soit vous allez opter pour les classiques « C’est l’intention qui compte » ou « Au moins, ils auront tenu quelques jours, c’est toujours ça de pris ».

Ben le speedwatching, c’est pareil, à vous de décider si vous le prenez en mode « c’est stupide » ou en mode « pourquoi pas ? ». Tant que vous n’avez pas pratiqué, c’est facile de cracher dessus. Mais en fait, on a vu plus haut que vous aviez déjà pratiqué avec autre chose que les séries (et avec les séries) ou, en tout cas, que la capacité de concentration maximale n’existait pas et que, par conséquent, vous aussi vous dénaturiez les heures de travail de quelqu’un.

Je peux comprendre si vous n’avez pas envie d’essayer, mais arrêtez donc d’être si brusque avec les hypothétiques gens qui le font. Merci !

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Bon, et vous l’aurez compris, je suis moi-même speedwatcher à mes heures perdues (à moins qu’elles ne soient gagnées, du coup ?). Dans le prochain article, je vous dirais enfin quelles séries font les frais de cette terrible pratique sur le blog !

À la semaine prochaine (pour de vrai : c’est déjà programmé) !

Le speedwatching : Présentation Les avantages | Les critiques | Ma pratique

Les reprises de la rentrée les plus attendues

Salut les sériephiles !

On est reparti pour un TFSA de Tequi, qui nous propose des sujets de top 5 séries chaque semaine ! Aujourd’hui, c’est l’occasion de développer un peu plus les séries que je suis pressé de retrouver ! Pour la période de la rentrée, je vise large : septembre/octobre. Reste à savoir comment les classer et ce n’est pas si facile (ne la laisse pas tomber) ! J’ai décidé d’écarter Fear the Walking Dead du classement, parce que c’est une reprise de mi-saison donc pas pareil, et Agents of S.H.I.E.L.D dont je n’ai toujours pas la date de reprise au moment où j’écris (du coup, je l’ai eu depuis : 22/11 !).

C’est parti, avec des spoilers possibles dans chaque paragraphe si vous n’êtes pas à jour sur la saison, bien sûr.

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Mention spéciale : Club de Cuervos, saison 3

Je n’ai pas spécialement envie de mettre cette série dans le classement, parce que c’est une diffusion Netflix que je vais de toute manière m’empiffrer super rapidement, donc ce n’est pas vraiment une reprise au sens classique du terme. La date de diffusion ne m’arrange tellement pas que j’ai presque envie qu’ils ne reviennent pas… Non, je déconne, je suis beaucoup trop accro à cette série et heureux de voir que la saison 3 sera dispo dans une cinquantaine de jours ! C’est tout bientôt !

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  1. Once Upon a Time, saison 7

Non, promis, je ne vous trolle pas. À l’origine, je réservais cette place à Grey’s Anatomy parce que c’est la routine ou à HTGAWM parce que j’adore, mais… La saison 7 de OUAT m’intrigue vraiment énormément, je suis curieux de voir ce que ce reboot va donner, du côté des audiences autant que de l’intrigue. Je pense qu’il y a énormément de positif sur la promo, le panel du Comic Con m’a vraiment donné envie de regarder… alors ouais, promo efficace = une place parfaitement improbable dans ce top et on verra bien. Et puis, ne pas avoir Emma en principal… le pied !

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  1. The Last Man On Earth, saison 4

J’en parlais donc dans le tag la dernière fois, le cliffhanger de la saison 3 m’avait laissé sur les fesses tellement je ne m’y attendais plus et parce que la série était possiblement annulée. Ce renouvellement est une vraie bonne nouvelle, surtout que la saison 3 de la série a vraiment gagné continuellement en qualité. J’espère donc un retour au niveau et je suis impatient de voir comment ils vont sauver leur vie de cette ambiance d’apocalypse nucléaire qui les attend, parce que ces quelques mois de silence, je les vis mal.

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  1. You’re The Worst, saison 4

Là tout de suite, je suis moyennement motivé à les retrouver, mais cette sitcom est juste parfaitement brillante. Je finis toujours par être beaucoup trop fan et je suis juste totalement amoureux d’Aya Cash. Le cliffhanger de la saison 3 m’avait là aussi pris par surprise et je suis très curieux de découvrir ce que les personnages nous réservent pour cette nouvelle tournée d’épisodes. J’ai l’impression que cette saison risque de nous faire le tour de la question et que ça se terminera (bien) en saison 5. On verra, mais j’en suis là de mon impatience, vous voyez.

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  1. The Good Place, saison 2

Peut-être mon plus gros coup de cœur des nouveautés l’an dernier, hormis Westworld bien sûr, The Good Place avait su me surprendre pour sa fin de saison 1. Tout était parfaitement écrit dans cette première saison, des personnages hilarants aux situations comiques réussies, et le dernier épisode avait littéralement redistribué les cartes. On part là aussi sur un reboot, mais je sens que je vais bien me marrer à suivre Eleanor dans ses aventures. Je suis pressé de retrouver la bande et surtout de les voir se retrouver eux… s’ils y arrivent.

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  1. Supergirl, saison 3

Cela ne devrait surprendre personne je pense, après mes notes de la saison 2, mes tweets sur la série ou le concert d’East of Eli à Paris, je suis en manque de Supergirl. En plus, TF1 nous a diffusé la saison 1 cet été et à chaque fois, je mettais, juste pour le générique (non, parce que la saison 1, ça me plaît moins déjà). J’attends beaucoup de cette saison 3 et je veux surtout retrouver les personnages (Alex et Winn en tête). Je suis prêt pour le 9 octobre, vite, vite.

Voilà, c’est tout pour les choix difficiles de cette semaine ! À la semaine prochaine.

Ce que c’est qu’un ship

Salut les sériephiles !

On continue avec les articles explicatifs des termes plus ou moins techniques que j’utilise dans mes articles sans toujours les expliquer. La semaine dernière, je parlais des cliffhangers, il est temps à présent de vous expliquer les ships, si vous êtes passés à côté (on m’a déjà demandé en commentaire, donc je pense que cet article ne sera pas inutile).

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Alors c’est quoi exactement un ship ? C’est tout simple : c’est quand il y a deux personnages de séries que vous voulez voir en couple, mais qu’ils ne le sont pas encore… Souvent, les scénaristes le savent et en jouent, à vos dépends. Concrètement, c’est la formule de base de bon nombre de séries procédurales (Bones ou NCIS) et comédies familiales (Une Nounou d’Enfer, non, je n’ai pas plus récent car c’était la meilleure).

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Par extension, certains parlent encore de ships une fois que le couple est mis en place, par habitude. Souvent, les fans s’amusent à créer des surnoms à leurs couples préférés, en utilisant les noms des personnages : Malec (Magnus/Alec de Shadowhunters, Calzona pour Callie/Arizona dans Grey’s, Finchel pour Rachel et Finn de Glee…) Les exemples pleuvent, mais le plus marquant est probablement LoVe pour Logan et Veronica Mars.

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C’est quoi ce nom ? Comme toujours, ça nous vient des anglophones qui n’ont pas inventé l’eau bouillante du thé pour ce terme : c’est une abréviation de « relationship », qui veut dire « être en relation » (sous tous les sens du terme, mais ici on parle surtout amour).

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Bon, ça veut aussi dire « navire ».

Quelle origine ? Le désir de voir deux personnages ensemble ? Clairement, ça ne date pas d’hier, les romans d’apprentissage ne racontent pas autre chose. Pour le terme en lui-même, il viendrait des forums de fans d’X-Files avec Mulder & Scully, si l’on en croit le (très sérieux) Oxford English Dictionnary l’ayant relevé en 1996 sur Usenet. Ce n’est qu’en 2005 qu’il apparaît dans l’Urban Dictionary, un site relevant les mots populaires et l’argot anglophone.

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Aujourd’hui ? Le mot est devenu monnaie courante depuis quelques années avec le développement de Twitter & l’habitude des fanfictions. Je l’ai personnellement découvert avec Glee où les gens shippaient tout le monde ensemble. Oui, « ship » est un verbe, un nom commun, voire un adjectif. Vous pouvez être des « shipper » si ça vous chante. Et vous pouvez aller jusqu’à dire que votre ship, surtout s’il finit en couple, est un OTP : un « One True Pairing », le couple ultime, des âmes sœurs en quelque sorte ; les personnages qui sont fait pour être ensemble. Meredith et Derek, par exemple (je vous parlerai bien de The 100, mais je ne voudrais pas spoiler, ni dépasser mes 500 mots).

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Voilà, vous savez les bases de ce qu’il y a à savoir sur cette expression un peu déroutante au premier abord, mais tellement pratique une fois qu’on sait ce qu’elle veut dire. J’espère que ça vous sera utile ou à défaut que vous en aurez découvert l’origine, souvent méconnue.

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Bonne journée (et tenez-vous prêt à voir enfin débarquer mon article sur Iron Fist) !