Grey’s Anatomy – S14E09

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur le neuvième épisode de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

09.jpgÉpisode 9 – 1-800-799-7233 – 17/20
You are Jo WilsonI know exactly who you are.

La série est enfin de retour après un cliffhanger de dingue, mais elle revient avec un titre imbuvable pour moi qui veut juste faire une critique tranquillement, oh. Pendant la pause, Ellen Pompeo a renégocié son contrat et a accepté de rester dans la série jusqu’en saison 16 si ABC a envie de la renouveler. C’est une bonne nouvelle, mais je ne me suis pas laissé distraire pour ces 40 minutes (c’est trop court).

Paul est de retour dans la vie de Jo/Brooke, mais la bonne nouvelle c’est qu’il est fiancé. Enfin, bonne nouvelle, ça dépend pour qui, parce que je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose pour elle, mais au moins, ça libère Jo de son emprise.

Cette dernière est complétement paralysée par cette arrivée, donnant une énorme sensation de frustration à cette première scène, qui est la première de Bethany Joy Lenz dans la série. Et oui, l’actrice est la nouvelle fiancée de Paul Stadler, qui est aussi une star de la médecine et qui a aussi connu une attaque de hackers à Alexandria.

Du coup, Richard est heureux de l’embaucher pour la journée alors qu’Arizona fait sa fangirl avec. Dur.

Pendant ce temps, Alex n’a aucune idée de ce que vit Jo, mais il est forcé d’amener son patient au bloc. En se préparant, il tombe sur Paul et s’inquiète immédiatement pour Jo, qu’il envoie chercher. Celle-ci est occupée à faire une crise de panique, ce qui ne simplifie la vie de Helm, une des nouvelles internes qu’Alex envoie la chercher. Les nouveaux internes, hormis Sam, continuent donc d’être exploités comme éléments comiques plutôt qu’autre chose.

Sam ? Puisqu’elle ne dort plus, elle raconte n’importe quoi – paniquant les patients plus qu’autre chose. Weber demande donc à Deluca de s’en occuper, parce que tout le monde les a entendus coucher ensemble à l’hôpital. Si c’était marrant comme scène, j’ai du mal avec le personnage de Weber aussi décomplexé sur le sujet alors qu’il est censé être leur supérieur. Certes, il n’est plus chef, mais tout de même.

Bref, Sam & Deluca ont une rapide sous-intrigue où ils décident de lutter contre leurs pulsions… pour mieux se retrouver à travailler ensemble sous les ordres d’Amelia en fin d’épisode. Celle-ci a bien l’intention de remporter le concours organisé par Bailey.

En attendant, Bailey est loin de penser à son concours durant cet épisode puisque les hackers continuent de s’amuser avec l’hôpital, en augmentant par exemple le chauffage. Quand Parker, un médecin dont nous n’avons quasiment jamais entendu parler auparavant mais fait lui aussi parti des nouveaux internes, lui suggère de demander aux informaticiens de faire quelque chose, Bailey lui demande tout simplement de s’en occuper lui-même.

Dès lors, nous suivons Parker tout au long de l’épisode, même si parfois à l’arrière-plan, résoudre les problèmes de l’hôpital. Alors que Carina et Arizona parlent des recherches Tinder de cette dernière, lui utilise ainsi un défibrillateur pour ouvrir les portes coincées par les codes électriques. Cela fonctionne, même si je ne suis pas certain de la véracité de la chose.

C’est une bonne solution sortie de nulle part, ce Parker. Bailey décide donc de lui faire confiance malgré son passé de criminel, qu’il lui avoue en cours de route, et s’en sert pour court-circuiter le FBI, rien que ça. Criminel ? Oui, Parker n’a plus le droit de toucher à un ordinateur, ni d’aider qui que ce soit à le faire. Bon, ça, c’est la théorie. En pratique, Bailey souhaite juste savoir ce qu’il a fait avant de lui demander de s’occuper du réseau de l’hôpital. En effet, le FBI veut surtout procéder à des arrestations, pas forcément réparer tout de suite l’hôpital.

Parker résout donc la situation, mais Bailey est encore sceptique sur la raison pour laquelle il a hacké le gouvernement pour changer son permis de conduire. Il lui révèle alors que c’était pour changer son sexe sur son permis. S’il est fier de sa transition sexuelle, il préfère en effet que les gens apprennent à le connaître avant de révéler qu’il était une femme auparavant.

Wow. Très franchement, c’est magistralement écrit et Grey’s Anatomy réussit parfaitement son coup avec cette révélation. Pas un instant je n’ai vu venir ce rebondissement ; et en plus, l’acteur qui joue Parker est lui-même un transexuel. Côté représentation et intégration, Grey’s a toujours fait du bon boulot (Callie, quoi), mais là, je crois que c’est tout simplement une des meilleures scènes que j’ai pu voir sur le sujet – surtout que la révélation vient au moment où tout l’hôpital applaudit le retour du contrôle des machines de l’hôpital, et donc Parker. Bref, les connaissances informatiques et solutions miracles de Parker faisaient un peu MacGyver par moment, mais ça valait le coup.

Cela dit, avant que Parker ne répare tout ça, l’opération de Meredith continue de partir en vrille, avec Schmitt, hilarant, qui finit par s’évanouir et vomir sur la patiente à cause de son don du sang. Heureusement, Paul débarque à temps et sauve la patiente de Meredith en apportant une deuxième paire de mains utiles. Meredith ne découvre son nom qu’après coup… Elle ne le vit pas très bien, puisqu’elle sait très bien qu’il est l’ex de Jo et elle n’hésite pas à lui dire.

Loin de se dégonfler, Paul lui raconte alors sa vérité sur sa relation avec Jo, et ça fait froid dans le dos, parce qu’il est carrément crédible. Autant je n’étais pas convaincu de voir qu’ils avaient embauché notre cher Will de Glee pour le rôle, autant je reconnais qu’il maîtrise parfaitement ce personnage glaçant. Cachée dans la galerie, Jo l’entend dire qu’elle s’est barrée avec son argent et qu’elle ment à tout le monde.

Les détracteurs pourront une fois de plus dire de Jo qu’elle n’est qu’une pleurnicheuse, mais j’ai trouvé l’ensemble de cette intrigue vraiment joué à merveille, des réactions de Jo qui finit totalement apeurée (et transmet sa peur) à Paul qui fait froid dans le dos, en passant par les inquiétudes et la haine d’Alex ou les réactions parfaites de Meredith. En fait, c’est ce qui m’a le plus plu : les réactions de Meredith. C’est rare que j’aime vraiment ce personnage alors autant le souligner.

Meredith empêche Alex de se retrouver dans la même pièce que Paul, mais Jo veut malgré tout signer les papiers du divorce, c’est avec Meredith qu’elle le fait. Cette dernière gère donc comme il faut, pensant même à récupérer les papiers du divorce avant que Paul ne les prenne, pour être sûr que ce soit bien traité (et peut-être aussi pour les relire, parce que c’est bien de lire avant de signer, Jo, hein).

Tout pourrait s’arrêter là, mais Jo n’est pas satisfaite quand elle voit Paul retrouver sa fiancée. Elle ne veut surtout pas la laisser s’embarquer dans un mariage avec ce taré, et utilise Arizona pour occuper Paul et parler à sa nouvelle fiancée. Et celle-ci confirme clairement les dires de Jo, c’est horrible. La tension était là, en tout cas, et le passé de Jo vraiment bien exploitée. La maltraitance dont elle part sonne terriblement juste, et crédible, et donc c’est horrible parce que oui, ça arrive ce genre de chose.

Arizona gère parfaitement le rôle de la chirurgienne qui drague Paul et l’attire loin de sa fiancée, c’en était drôle – et un peu inquiétant pour elle quand même, parce qu’elle prend des risques à faire un truc pareil. Quant à Meredith, elle continue de jouer les anges gardiens auprès de Jo, surveillant qu’elle ne se fasse pas surprendre.

Comme Jo donne son numéro à la fiancée de Paul, je me suis douté qu’on ne pourrait pas en rester là. C’était trop simple. Et effectivement, Paul apprend que sa fiancée a parlé à Jo et il ne le vit pas très bien. Il revient la torturer psychologiquement, lui rappeler qu’il est encore là, qu’elle n’est qu’une menteuse et surtout lui dire qu’il conserve son numéro. Quand Alex l’apprend, on sent bien qu’il bout intérieurement et quand Jo dit qu’elle aimerait que Paul soit mort, on voit bien qu’il l’envisage – ce qui effraie Meredith.

C’est donc sans surprise que le cliffhanger de cet épisode voit Paul s’être fait renverser par une voiture. Jo et Alex le regarde se faire soigner à travers une vitre de l’hôpital, et Meredith, qui arrive comme par hasard sans avoir fait son traditionnel covoiturage avec Alex, leur demande ce qu’ils ont fait. Sans aller trop vite en conclusion, moi, je soupçonne plutôt sa nouvelle fiancée ou quelqu’un qu’on ne connaît pas encore. On verra bien, mais j’espère vraiment qu’Alex et Jo n’y sont pour rien. En tout cas, avoir Paul en patient dans l’hôpital ne va pas arranger les affaires de tout le monde.

J’aurais presque envie d’arrêter la critique là, mais il me reste à traiter une sous-intrigue qui voit Kepner et Weber travailler ensemble avec brio et gérer l’absence de l’informatique avec des post-it. Très franchement, cette intrigue semblait être là pour combler l’épisode et Richard se débarrasse de l’organisation du concours de Bailey en demandant à April de le faire. Mouais.

Enfin, Maggie et Jackson arrivent dans l’autre hôpital et sauvent leur patient sans mal, tout en gardant son sang partout sur eux (et en eux, apparemment). Tout cela les mène droit à une douche, forcément et comme par hasard, où ils sont, comme par hasard, dans le même vestiaire. Ils se retrouvent donc l’un et l’autre en serviette à attendre de pouvoir récupérer leur vêtement plein de sang et les affaires de cet autre hôpital.

Quand Jackson récupère son téléphone, il a 27 appels manqués de Bailey, rien que ça, mais finalement, il a bien fait de ne pas les prendre, puisqu’elle a géré le piratage de l’hôpital avec Parker. Je me demande si on verra quelques conséquences de ce piratage par la suite, que ce soit du côté de la mauvaise pub que ça donne à l’hôpital ou du FBI qui devrait se demander ce qu’il s’est passé.

Quant à Jackson & Maggie, on fait un pas en avant avec Maggie qui reconnaît fantasmer sur lui et vouloir plus, mais aussi deux pas en arrière quand elle lui dit que leur situation familiale est trop compliquée (tu m’étonnes) et qu’elle se rend à son rencard Tinder avec Clive.

Ah la la, Tinder et Grey’s Anatomy, on sent qu’elle évolue avec son temps tout de même, ça aurait été tellement improbable au début de la série – Facebook n’existait même pas à l’époque hein ! Plus concrètement, ce retour était bon mais ce n’était pas le meilleur épisode de la saison, loin de là. Je n’ai pas accroché à l’intrigue Jackson/Maggie et je trouve que la série n’a pas réussi aussi bien que d’habitude à donner un rôle à tout le monde. Je pense que la pause n’aide pas : ce double épisode est excellent si on l’enchaîne, mais comme j’ai eu quelques mois entre les deux épisodes, j’ai l’impression que certains personnages sont trop de côté. Bon, ça reste une excellente note toutefois.

 

Le TGIT est de retour : récap & news

Salut les sériephiles,

Nous sommes vendredi et qui dit vendredi dit Shondaland ! En effet, l’ensemble du TGIT était de retour la nuit passée aux États-Unis, ce qui veut dire qu’on va enfin avoir les réponses aux cliffhangers du mois de décembre… et que je vous bombarde d’articles pour mettre aux normes de la nouvelle présentation du blog les trois saisons de ces séries. Désolé, c’est pour une plus jolie présentation générale, ne me tuez pas.

Quitte à vous inonder avec le TGIT, je me suis dit que le mieux était d’en profiter pour effectuer un rapide rappel concernant chacune des trois séries – et donner quelques bonnes nouvelles au passage. Les gifs ne dévoilent rien, mais attention aux spoilers dans le texte si vous n’êtes pas à jour !

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Grey’s Anatomy

Souvenez-vous ! Le dernier épisode diffusé était absolument génialissime. On pensait avoir tout vécu dans cet hôpital, mais c’était sans compter sur les scénaristes surfant sur la mode de la cyber-attaque. Ainsi le Grey Sloan Memorial Hospital est victime d’une attaque qui le prive d’électricité, qu’il s’agisse des machines aussi bien que des dossiers des patients. Forcément, cela joue sur la sécurité de chacun et particulièrement des patients ; avec Richard qui remet en place les vieilles méthodes, Bailey qui songe à payer la rançon pour sauver des vies, Meredith en pleine opération risquée et Alex qui décide d’injecter un produit à un de ses jeunes patients sans être sûr à 100% que cela ne le tuera pas.

Le truc, c’est que Jo sait que ça va le tuer le gamin. Oui, mais Jo tombe aussi nez à nez avec son ex-mari, Paul, en sortant de l’ascenseur. Autant dire que je ne donne pas cher de la peau du gamin et que ces retrouvailles vont être tout bonnement atroces. Du grand Grey’s Anatomy, preuve qu’après quatorze saisons, un spin-off de six saisons et un autre sur le feu, la série peut encore surprendre. Ah et sinon, Maggie et Avery se sont avoués leurs sentiments dans un hélicoptère pour mieux avoir la surprise de se retrouver couvert du sang de leur patient à cause d’une turbulence.

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La partie news sans spoiler ci-dessous

Et en parlant de surprise, il a été annoncé hier qu’Ellen Pompeo avait renégocié son contrat pour deux saisons supplémentaires. Sauf grosse surprise du côté d’ABC (qui pourrait se venger du départ de Shonda Rhimes, mais ce serait malvenu vu leurs audiences), Grey’s Anatomy connaîtra donc une quinzième saison… mais aussi une seizième, enterrant définitivement Urgences et me faisant gagner mon pari avec moi-même qu’elle serait plus longue que la série de NBC. Quant à Ellen Pompeo, elle devient l’actrice de série la mieux payée du monde, mais c’est assez justifié ; surtout quand elle avoue s’ennuyer en tant qu’actrice et n’avoir pas eu envie, à l’origine, d’interpréter Meredith. Et ben !

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Le spin-off de Grey’s Anatomy sur les pompiers de Seattle, qui aura pour personnage principal Ben, le mari de Bailey, commencera quant à lui le 23 mars (date en J+1). La saison 1 possèdera 10 épisodes et débutera par un épisode dans la saison 14 de la série-mère où Ben rejoindra probablement la caserne.

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Scandal

Après un épisode tendu, Olivia a décidé de jouer le plus gros coup de poker de sa carrière avec son père Eli. Ce dernier a enlevé Quinn pour faire pression sur Liv, mais loin de se laisser faire, elle le met au défi de tuer Quinn, puisqu’elle sait qu’il ne le fera pas. Hors écran, nous entendons donc Elie allait tuer Quinn, ce qui laisse Olivia sans voix. A-t-elle vraiment fait la plus grosse erreur de sa vie ? J’en doute. Pour moi, Quinn est encore bien en vie et a manipulé avec Eli dans l’espoir de ramener les pieds sur Terre à Olivia-je-dirige-le-monde-entier. Le mystère est encore complet, mais Katie Lowes avait besoin de quitter les plateaux de tournage pour accoucher – parce que comme son personnage, elle était enceinte (mais ça, tout le monde le savait, car ça se voyait). Tant que je n’aurais pas vu son cadavre, je n’y croirais pas. La fin de la série se rapproche désormais à grand pas, mais avant cela, il nous faudra apprécier (ou pas) son crossover avec How to Get Away with Murder. Et justement…

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HTGAWM

La série nous a lâchés sur des événements totalement dingues et douloureux. Ainsi, Asher est accusé de tentative de meurtre suite au coup de feu que s’est infligé par accident Simon, Laurel se réveille à l’hôpital après un accouchement désastreux dans l’hôtel d’Annalise. On sait toutefois que le bébé prématuré a survécu contre toute attente à cet événement à couper le souffle, puisque nous l’avons entendu pleurer en fin d’épisode. Si je m’étais arraché quelques cheveux lors de la diffusion (j’ai de la marge, t’façon), je me rends compte qu’il s’agit peut-être du cliffhanger le plus mignon des trois, même si j’oublie ici de parler du retour de Dominick – le connard qui a tué Wes et écoute désormais une conversation téléphonique de Connor qui en dit beaucoup trop.

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Allez, on ne va pas se mentir, je suis méga impatient de découvrir la suite de ces trois séries et de voir s’il ne fait vraiment pas bon être enceinte dans une série de Shonda, ou si tout est bien qui finit bien !

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Scandal – S07E01-07 (rediff)

Spoilers 

Ci-dessous mes critiques des sept premiers épisodes de la dernière saison de Scandal.

01.jpgÉpisode 1 – Watch Me – 17/20
I know you cannot have it all, Olivia.

Ce début de saison nous rappelle brièvement le bourbier politique de l’an dernier et nous laisse rapidement sur la question que tout le monde se pose : comment Mellie va-t-elle faire tout ce qu’elle dit ? La réponse est évidente : Olivia Pope.

Kerry Washington continue de tout déchirer, rien qu’en marchant, mais aussi à coup de chantage odieux. C’est une jolie manière de relancer la série sur une nouvelle base de nous la montrer enfin en plein contrôle. Cela rappelle la saison 1 et c’est une excellente chose. La série ramène rapidement Cyrus en vice-président de Mellie. Pourquoi pas, ça fonctionne bien.

Olivia continue également ses dîners avec son père, mais c’est cette fois-ci encore elle qui a tout le pouvoir, goûtant le vin et dirigeant la conversation. C’en est presque trop caricatural, mais ça rend Elie intéressant car il lui rappelle que les pleins pouvoirs, ça ne peut pas durer. Attendons donc le premier problème qui va lancer la saison, parce que à ce stade de la saison, elle flirte juste avec un journaliste et couche avec Jake.

Enfin, c’est juste l’occasion de voir Jake à moitié à poil pour l’audience, cela dit, car elle le traite comme de la merde. Il s’en fout pas mal, parce que comment dire non à Olivia ? Quant à Fitz ? Toujours dans le Vermont. Qu’il y reste, parce que je m’en fiche pas mal qu’il manque à Olivia.

Pendant ce temps, OPA galère à se trouver des clients maintenant que c’est plus OPA, mais QPA. Ils martyrisent David pour enfin avoir un client, mais la première d’entre eux se pointe avec l’envie de retrouver son père, un professeur habitué aux voyages à risque. Huck parvient à rapidement retrouver la trace de l’homme, mais celui-ci ressemble fort à un agent B613 pris au piège.

Quinn file donc le dossier à Olivia pour avoir des informations, dossier qui atterrit dans les mains de Jake qui suggère à Olivia de tuer l’homme recherché par QPA, car il met en danger la CIA. Et c’est là le premier dilemme d’Olivia qui n’est pas trop motivée à l’idée de tuer un patriote.

Huck comprend rapidement ce qu’il en est et lui demande de ramener au moins le corps de l’espion pour que ce soit un succès pour QPA. Olivia décide donc de sauver l’espion plutôt que de le tuer, s’opposant au conseil direct de Jake qu’elle force à faire le travail. La tension est sympathique et ne l’empêche pas de réussir à continuer de bosser pour Mellie en parallèle.

Le problème, c’est que Mellie va finir par se dresser contre elle en écoutant l’avis de Jake plutôt que le sien. Qu’à cela ne tienne, elle utilise Huck comme moyen de pression pour être sûre de récupérer le professeur qui était otage. C’est plutôt bien écrit et c’est du Olivia Pope des bons vieux temps. Ce début de saison s’avère donc plutôt convaincant.

C’est un happy ending pour QPA et pour Olivia qui réussit parfaitement son coup, tout en continuant d’être draguée par le journaliste. Du coup, ça lui permet de larguer Jake sans problème car elle comprend bien qu’elle a été trop faible de le laisser coucher avec elle, ruinant ainsi son autorité.

Un autre problème qui se dessine au loin pour Olivia est Cyrus, que l’on tente à l’idée de devenir président. Forcément. Quand en plus Olivia le maltraite et le force à faire des choses qu’il n’a pas envie, la tentation est encore plus forte. Et quand Mellie le ridiculise en étant heureuse de le voir bosser pour lui, c’est pire.

Pourtant, il refuse finalement de mordre à l’appât, car c’était bien un appât lancée par Olivia pour tester sa loyauté. Elle est donc plutôt heureuse d’elle jusqu’à ce que Mellie la remette à sa place de sous-fifre du Président. Cela est loin d’être inquiétant pour Olivia qui a déjà ses remontrances personnelles toutes prêtes. Hop, elle gère à son tour Mellie qui accepte de bosser pour Olivia et non l’inverse afin de rester une présidente forte et marquante pour l’Histoire.

Quant à Olivia, elle finit par accepter les avances du journaliste, mais à sa manière et en contrôlant tout. Autrement dit, ce premier épisode est conforme à ce que l’on nous avait annoncé l’an dernier. Olivia Pope a enfin repris le contrôle de la situation et gère absolument tout d’une main de maître. Rien ne semble pouvoir la déstabiliser pour l’instant et c’est une excellente chose. Je me répète, mais j’ai aimé le feeling saison 1 de cet épisode, et j’espère que ça va continuer !

02Épisode 2 – Pressing the Flesh – 16/20
You know… I prefer being a Gladiator.

L’introduction nous apprend qu’Olivia continue ses rencards (bingo !) avec Curtis, le journaliste. Il y en a eu plusieurs depuis la semaine dernière, au point d’épuiser tous les étoiles cinq étoiles de Washington. C’’st une info intéressante.

Olivia débarque à la Maison Blanche au beau milieu d’une visite de touristes, ce qui est drôle bien qu’elle soit clairement débordée. Elle doit en effet gérer un dîner présidentiel et les demandes de tout le monde, à commencer par Cyrus qui veut changer de place. Pire qu’un mariage.

Il est intéressant de voir Mellie enfin être présidente et galérer à obtenir ce qu’elle veut des autres, comprenant que ce boulot n’est pas le plus reposant du monde. Ainsi, elle est en plein cul-de-sac avec le président du Bashran (j’ai galéré tout l’épisode à me demander ce que c’était que son pays avant de comprendre qu’il n’existait pas).

Cela la force à se reposer sur Olivia et donne un rôle à notre héroïne, mais aussi le premier fou rire de la série depuis bien longtemps. Mellie n’en peut plus de son célibat et de la pression sur ses épaules, alors forcément, il faut que ça se relâche à un moment et qu’elles en rient avec Olivia. C’est une scène qui fonctionne bien, avec du féminisme forcément et une amitié Olivia/Mellie dont je ne me lasse pas.

Une fois de plus, Abby se débrouille pour obtenir de David ce qu’elle veut : quatre places pour le dîner afin de faire la promo de QPA. Cela fonctionne sans problème et hop, les quatre employés de QPA se retrouvent bons pour la Maison Blanche. C’est plutôt intéressant de voir Huck se rendre à ce genre de soirée.

À la Maison Blanche, il y a un bureau en travaux depuis un moment, bureau bien sûr vu lors de la visite des touristes en début d’épisode. Celui-ci cache… le nouveau QG du B613. C’est tordu, mais à vrai dire ça fonctionne à peu près.

La soirée débute et apporte son lot d’humour et de rythme à l’épisode, avec un Huck clairement pas à sa place, une Quinn qui ment pour se faire des clients en parlant beaucoup trop et une Olivia découvrant que Curtis a trouvé le moyen de s’incruster. Mellie profite du repas pour continuer de travailler le président du Bashran qui lui refuse son accord de désarmement nucléaire.

C’est sans compter sur le B613 : Jake découvre que la nièce de ce président est aux États-Unis à l’université pour des Gender studies. C’est clairement un moyen de chantage pour Olivia n’hésitant pas à s’en servir. Le problème ? Le président est au courant de ses méthodes de la semaine dernière et il ne l’aime pas beaucoup.

Cyrus, lui, a pour job de garder de bons liens amicaux avec un riche magnat qu’Olivia lui conseille même de draguer s’il le faut. C’est marrant car il a tout du type insupportable et est à l’opposé de Cyrus. Il n’empêche qu’il compte bien sur Cyrus pour l’aider à devenir gouverneur. Cela pourrait bien se passer, mais le monsieur a la bonne idée de s’asseoir dans le bureau ovale. C’est la goutte d’eau pour Cyrus refusant de participer à ça et faisant la morale à ce riche qui n’apprécie pas l’idée, bien sûr.

Comme c’est l’épisode de tous les refus, David tente de nouveau sa chance avec Abby, mais c’est un beau rateau, plus énorme que celui de Curtis draguant Olivia. Cela m’énerve car je l’aime bien Curtis, mais je sens qu’il va s’avérer être un méchant.

En parlant de méchant, il en fallait bien un qui ne soit pas Olivia dans l’épisode : Huck repère un faux militaire qui effectivement a pour plan de tuer le président du Bashran, ce qui est un problème. Les hommes de Jake débarquent à temps grâce aux informations de ce cher Huck ayant un portable au beau milieu de la Maison Blanche, bien sûr.

Suite à cette tentative de meurtre, le président révèle un côté beaucoup plus tendre de sa personnalité à une Mellie sous le charme. Sous le charme, c’est aussi ce qui se produit pour à peu près tout le monde : David et Abby ont du mal à gérer la tension sexuelle entre eux, Quinn et son futur mari la gèrent au contraire très bien. Enfin, Olivia se jette enfin dans les bras de Curtis pour le ramener chez elle où l’attend en fait… Fitz.

Difficile de ne pas exploser de rire, même si je l’ai senti arriver le Fitz. Je m’en passerais bien, comme j’aime beaucoup Curtis, mais c’était un cliffhanger réussi pour un épisode lui aussi réussi, bien qu’il soit routinier. J’ai beaucoup aimé et Scandal semble reparti sur de bonnes bases. Ce n’est pas la série aussi pleine de rebondissements qu’elle était il y a quelques années, mais cette dernière saison semble la mener paisiblement à une fin de vie réussie, où Olivia parvient à rester à peu près en contrôle de tout tout le temps – même quand elle perd face au président car elle peut compter sur l’aide de son fidèle Huck.

03.jpgÉpisode 3 – Day 101 – 06/20
Olivia didn’t define my presidency.

Cet épisode a été d’un tel ennui que je me suis arrêté en plein milieu à l’atterissage de mon avion et n’y suis revenu que plusieurs jours plus tard dans le métro vers le Comic Con. C’est dire. C’est bien simple, je me suis ennuyé comme jamais et rien ne m’a plu. Cela m’a aussi freiné dans mon visionnage de la série, et des séries en général, parce que j’avais envie d’en écrire la critique avant de voir la suite, mais que je n’avais en même temps aucune envie d’en écrire la critique.

Je vais probablement moins détailler que d’habitude car je ne souhaite pas me replonger dans les moindres détails de cet épisode, qui se concentre sur un personnage que je déteste, Fitz, et un que j’aimais bien… avant cet épisode, Marcus.

Concernant Fitz, on nous le montre redécouvrir la vie quotidienne d’un citoyen « normal ». Déjà, rien que là, le bât blesse déjà : non, un ancien président ne récupère pas une vie normale, même s’il le souhaite. Alors OK quand il vire tout son staff, pourquoi pas, mais quand il se met à conduire tout seul ou se débarrasser des services de sécurité, laissez-moi rire : c’est un ancien président qui connaît tous les codes et accès de la Maison Blanche, ainsi qu’un nombre incalculable de secrets défense. Jamais il n’ira faire son jogging tout seul, avec tout juste un garde quelques mètres plus loin ; même si le dit jogging se fait sur un fond vert dégueulasse tentant de nous faire croire qu’il est dans le Vermont. On parle d’un ancien président des USA…

De son côté, Marcus vit une vie de rêve en vacances, avant de revenir auprès de Fitz après s’être fait traité de riche… Marcus se lance alors dans une vendetta perso, à mi-chemin entre ras-de-bol du racisme et soif de pouvoir. Très franchement, il y avait terrain à rendre tout cela intéressant et pertinent, mais les scénaristes passent à côté. J’ai surtout eu l’impression de voir un adolescent en crise quand il se remet à bosser pour Fitz.

Les jours passent vite dans cet épisode, contrairement au temps pour nous. Il est beaucoup question de l’influence d’Olivia dans la présidence de Fitz, de l’impact qu’elle laisse inévitablement dans l’histoire après leur baiser, mais aussi de Mellie, avec un Fitz qui hésite à revenir bosser pour elle. En même temps, il passe son épisode à hésiter sur tout, même sur le flingue, ou à boire de l’alcool. Il traîne ainsi Marcus dans un bar, dans une scène encore plus soporifiques où les deux parlent d’amour.

Marcus sauve une partie de l’épisode, mais sa crise d’adolescence finit par me laisser un goût amer de gâchis et heureusement qu’il y a Mellie pour rattraper cet épisode vraiment mauvais qui va jusqu’à nous montrer Fitz et Marcus en venir aux mains. J’ai tellement ri dans le métro…

Oh, Mellie rattrape l’épisode, oui, mais elle décrit aussi trois étapes vis-à-vis de Fitz que tout le monde traverse. Le truc, c’est que je n’ai jamais eu droit à l’étape 1 (l’admiration), ni à l’étape 3 (la compréhension et l’acceptation du pouvoir et du charisme naturel qu’il a) pour rester éternellement bloqué à l’étape 2 : ce personnage est insupportable, énervant et n’a pas énormément de charisme.

Et juste quand je pensais que l’épisode ne pouvait pas être plus mauvais, Elie est sorti de nulle part chez Fitz pour le mettre en garde contre Olivia et son nouveau B613. Le tout en affirmant qu’il a peur d’être surveillé par sa fille, bien sûr. Mais mon dieu.

On arrive finalement au jour 101 de la présidence de Mellie, jour durant lequel Fitz vient voir Olivia. Tout ça pour ça, l’épisode a beau s’appeler jour 101 nous n’en verrons rien de plus que le cliffhanger de la semaine dernière qui est aussi celui d’aujourd’hui, parce que les scénaristes devaient être paresseux. À peu de choses près, c’était le pire épisode de la série je crois, et pourtant cette saison commençait bien.

04.jpgÉpisode 4 – Lost Girls – 13/20
Cold. White.

Fitz débarque donc chez Olivia pour lui demander de l’aide sur son nouveau projet avec Marcus. Elle refuse de l’aider, prétextant qu’elle ne peut, contrairement à ce que Fitz pense. Fitz n’a plus qu’à aller demander l’aide de Quinn, sur le conseil d’Olivia.

C’est Marcus qui contacte ses anciens collègues pour obtenir de l’aide. Afin de venir en aide à toutes les filles disparues qu’ils recherchent, ils se mettent en quête d’un visage en particulier, la fille parfaite dont la disparition révoltera le pays. Hop, nouveau tacle sur le racisme ordinaire, mais ils finissent par avoir ce qu’ils veulent : Zoe Adams.

Olivia n’est pas très heureuse de voir Fitz de retour et demande carrément l’aide de Jake, c’est un peu abusé. En même temps, elle n’a pas tort puisque l’ex-président continue d’être en relation avec Elie.

Marcus entre en contact avec Olivia, espérant avoir de l’aide de sa part pour obtenir une entrevue avec Mellie, mais tout ce qu’il fait finalement, c’est parler de Fitz et aider Olivia. Cela motive donc Olivia à aider leurs affaires et comme toujours, ça ne prend que quelques secondes pour qu’elle apporte la solution : faire parler la mère de Zoe pour que l’histoire prenne vraiment.

Cela aide bien la situation de Fitz qui peut ainsi obtenir une interview avec Curtis – qui tente de le déstabiliser en s’attaquant à lui. Malheureusement, Fitz est plus malin que ça et réussit à contourner les questions de Curtis, allant jusqu’à dire qu’il entend bien rester à Washington s’il y a du travail. C’est bien dommage, la série se portait bien sans lui.

Olivia se prend à rêver une vie de couple avec Fitz et demande conseil à son père qui la sermonne sur la solitude nécessaire qu’elle doit avoir pour bien gérer le B613 et tout le pouvoir qu’elle a.

De son côté, Mellie continue de travailler avec le président du Bashran pour les accords nucléaires. A priori, rien de bien intéressant, mais c’est de la géopolitique de base. Le problème, c’est que Mellie flirte beaucoup trop avec le président et que ça sabote les accords autant que son autorité.

Bien sûr, Mellie est clairement sous le charme de Rashad, le président du Bashran, et elle s’en confie à Cyrus, lui aussi au cœur de son intrigue amoureuse très pourrie.

En effet, Cyrus continue d’enquêter sur le Cézanne qu’il a reçu en cadeau. Il se sent forcé de le rendre, ce qui l’oblige à reprendre contact avec le connard de l’épisode 2 qui tente très clairement de le séduire. Les voilà donc tous les deux en train de tester la réalité virtuelle. Il est assez clair que les deux flirtent et sont partis pour une relation. C’est encore une partie qui va me saouler cette saison. Après une telle introduction du personnage, on ne veut pas voir Cyrus tomber amoureux de lui, merci bien.

Ces intrigues amoureuses n’aident pas à l’épisode à s’améliorer, surtout qu’Olivia est elle aussi beaucoup trop préoccupée par sa vie amoureuse pour prévoir le coup d’état qui s’abat sur le Bashran et fout la merde pour tout le monde : QPA perd la une des news, Bashran doit retourner dans son pays où il sera tué, Mellie veut lancer une guerre, Fitz se pointe une fois de plus chez Olivia pour la convaincre qu’ils sont meilleurs ensemble que séparément. Euh, on a regardé la même série ? Parce que non.

L’épisode se conclue sur une réaffirmation du couple Mellie/Olivia comme gérantes du monde, Cyrus qui se met à draguer son admirateur, Quinn qui retrouve Zoe allons savoir comment et Jake qui découvre d’énièmes manipulations d’Elie… C’est ce qui s’appelle tourner en rond. Je crois bien qu’on a perdu la saison, et c’est frustrant tant j’avais de l’espoir pour ces derniers épisodes !

05.jpgÉpisode 5 – Adventures in Babysitting – 14/20
Speaking to me is a priviledge, you do not have priviledges.

Olivia engueule son père comme un gamin et lui ordonne de dire à Fitz de se barrer dans le Vermont. Merci Olivia pour cette merveilleuse idée maintenant que tu t’es tapée ton mec. Le problème, c’est que Fitz n’est pas d’accord avec ça et balance tout à Mellie, y compris le meurtre de Luna par Scandal. Il n’en faut pas plus pour que Mellie s’énerve après sa conseillère et lui ordonne de mettre fin aux activités de B616.

Yep, c’est comme une petite fille se faisant engueuler par sa maman, exactement. Du coup, elle retourne vers son papa pour l’engueuler une nouvelle fois alors qu’elle l’a privé de son petit dinosaure. Non mais sérieux… l’épisode porte bien son titre à ce stade, et Elie demande simplement à récupérer ses dinosaures si précieux pour lui. Bien.

Pendant ce temps, Jake conseille à Fitz de retourner dans le Vermont, lui aussi, ouais ; c’est une obsession générale.

Curtis rejette totalement l’idée d’une guerre pour récupérer le contrôle politique de Bashran, ce qui énerve Mellie voulant garder Rashad auprès d’elle. Rashad entend rester, mais il espère que Yasmine, sa nièce soit en sécurité. C’est QPA qui s’occupe de sa sécurité, même si la jeune fille n’en a pas trop envie.

Sans grande surprise, elle parvient à s’échapper, même si c’est un assassin sur entraîné qui est censé  la surveiller. Cela ne ridiculise pas du tout QPA là. Huck la retrouve rapidement, en compagnie de sa petite amie qu’il ramène elle aussi dans les bureaux, compromettant au passage la planque de Yasmine. Bizarrement, tout le monde s’en prend à la gamine plutôt qu’à lui, allez comprendre.

Cyrus accepte quant à lui d’enseigner la politique à son futur mec futur gouverneur, mais ça ne se passe pas si bien que ça évidemment, puisque le mec n’en a rien à faire des réunions de Cyrus, préférant passer du temps sur son portable. Enfin, en théorie, parce que bien sûr en pratique, il bosse pour Cyrus.

Cela motive ce dernier à confronter Olivia qui doit aussi gérer Fitz en parallèle. Elle veut s’en débarrasser, mais lui attend de reconnaître Olivia pour se décider à se barrer. Ils sont encore plus insupportables que d’habitude. Olivia, on l’avait dans les deux premiers épisodes de la saison, sérieusement.

L’avantage que conserve Olivia dans l’épisode est qu’elle touche avec Curtis, ce qui lui permet de manipuler les médias sans problème sur le sujet de la guerre et l’image du président de Bashran. Ce dernier décide de retourner dans son pays, contre l’avis de Mellie qui lui sous-entend très clairement ses sentiments et le laisse l’embrasser. Exactement comme Cyrus avec son vieux connard qui est désormais un excellent politique en devenir, évidemment.

De son côté, Olivia récupère sa confiance en parlant à une Quinn légèrement dépassée par les événements. Elle retourne auprès de Mellie qui a désormais pris conscience de la nécessité d’un B613 parce qu’elle est amoureuse. Elle autorise donc Olivia à faire le nécessaire pour que Rashad récupère son pays.

Du coup, cela permet à Olivia de récupérer le pouvoir sur Fitz à travers Mellie qui lui sert le discours de début d’épisode sur le privilège que c’est de lui parler et blablabla. Tu parles d’une autorité. Voilà qui met fin à une bonne partie de l’intrigue de Fitz, j’espère qu’il repassera derrière la caméra la semaine prochaine.

Il sera intéressant de voir Olivia gérer le fait qu’elle se fait larguer par Curtis en fin d’épisode, ce dernier comprenant qu’il ne l’aime pas malgré son attirance pour elle. C’est osé de sa part, on ne largue pas Olivia Pope comme ça, voyons.

Quant à Yasmine, elle accepte de retourner dans son pays pour sa sécurité. Cela bon l’énorme arnaque et je m’attendais à la voir se faire buter comme une merde au moment de monter dans l’avion la ramenant dans son pays, surtout avec Quinn s’étant attachée à elle. Comme ça n’est pas arrivé, je me suis dit « bon allez, ils vont nous exploser l’avion ». Je ne pensais pas avoir raison quand même, ou en tout cas pas si vite. C’est violent : on perd à la fois Rashad et Yasmine, ce qui devrait remuer beaucoup de choses dans la série pour la suite.

Bon, cela fait donc trois épisodes durant lesquels Huck, Abby et David n’ont servi à rien. Comme d’habitude.

06.jpgÉpisode 6 – Vampires and Bloodsuckers – 16/20
You just gave me a life that suited you.

En toute logique, l’épisode débute par Mellie apprenant la mort de son nouvel amant dans l’explosion de l’avion. Assez clairement, c’est quelque chose qu’elle n’a pas vu venir, surtout que ça vient… d’Olivia et Jake. Ma réaction ? « Oh putain… »

C’est donc reparti pour un épisode on ne peut plus frustrant où l’on perd l’Olivia que l’on aime et que j’étais content d’avoir retrouvé. Bon elle gère tout comme toujours, mais c’est un peu n’importe quoi ce meurtre de sang-froid.

Pendant ce temps, Quinn se prépare à se marier et Olivia est sûre de lui faire plaisir en lui prêtant un bijou, mais il est évident que Quinn a d’autres reproches en tête. Bien évidemment que Quinn a enquêté pour savoir qui avait tué Yasmine. Bon, la scène est une confrontation au sommet entre Quinn et Olivia, Quinn étant apparemment la seule encore capable d’affronter Olivia de front.

Cette dernière est toutefois persuadée que Quinn ne fera rien contre elle, ce qui, à ce stade de la série et de l’inconscience pure.

Alors que Quinn se prépare à se marier enceinte jusqu’au cou dans une belle robe d’un blanc ironique, Mellie se rend à l’expatriation des corps des décédés dans l’explosion, puis doit gérer les problèmes politiques qui s’ensuivent, avec un nouveau régime dans le pays demandant à la présidente des États-Unis. La décision est simple : Mellie veut faire la guerre à ce nouveau régime, même sans preuve de sa responsabilité dans le meurtre de Rashad.

Mellie part dans le côté sombre et tente d’embaucher Jake pour arranger ses affaires, mais Jake refuse de devenir son pantin, alertant aussitôt ses soupçons. Elle se confie ensuite à Marcus, lui demandant des conseils sur la situation géopolitique qu’elle doit gérer, puisqu’Olivia est aux abonnées absentes pour la présidente durant tout l’épisode.

Cela permet à Mellie de décider de ne finalement pas se venger et de reconnaître le nouveau régime s’ils acceptent les traités nucléaires.

Comme il faut bien s’occuper d’Abby aussi, celle-ci est une fois de plus remise face à sa relation avec David, mais ce n’est pas très intéressant donc rapidement négligé. Il y a plus important, car de son côté, Quinn décide de se barrer avant le mariage, laissant sa bague derrière elle. C’est suffisamment louche pour que Huck parte en vrille et se lance dans une grande enquête durant laquelle il découvre que Quinn voulait la vérité sur la mort de Yasmine.

Bien sûr, il y a du sang sur la bague, laissant penser qu’elle s’est fait enlever, alors que Jake affirme à Olivia qu’il s’agit d’une ruse. Quant au marié, il est dépité de voir qu’il ne connait pas tant sa femme que ça car il n’a rien vu venir. Évidemment. On lui refile Abby dans les pattes, parce qu’il faut bien s’occuper d’elle, comme je le disais plus haut.

Bon, Olivia s’évertue à compliquer l’enquête pour QPA – d’ailleurs, ça tombe bien c’est là que le mariage devait avoir lieu – en les empêchant de suivre une bonne piste. Curtis débarque également pour les informer que Quinn lui a assuré qu’un américain avait tué Rashad.

En parallèle, Cyrus est toujours en couple avec son connard, Fenton Glackland qui essaye d’avoir des informations confidentielles. Totalement inutile, cette intrigue finit par exploser à la face de Cyrus quand Abby vient lui demander des informations sur Fenton qu’elle accuse d’être responsable de l’enlèvement de Quinn.

En effet, Quinn et Jake ont fait leur boulot bien comme il faut pour accuser cet innocent qui se retrouve torturer par Charlie beaucoup plus doué que QPA sur ce coup-là. Le problème, c’est que QPA découvre assez rapidement que Fenton est innocent, mais tout va bien car Huck débarque à temps pour empêcher Charlie de le tuer.

Du coup, c’est un retour à la case départ pour QPA travaillant à obtenir les caméras de sécurité du parc où Quinn a rencontré Olivia la veille. Cette dernière parvient malgré tout à faire disparaître la vidéo en question, mais cela laisse nos enquêteurs face à une impasse peu bienvenue qui les fait tous pleurer.

Oh, bien sûr, cela permet aussi une réconciliation entre Abby et David, parce que la déprime et l’envie d’amour sont plus fortes que ça. Le cliffhanger est plutôt réussi : Olivia et Jake découvrent que Quinn s’est bien fait enlever, directement dans l’ascenseur de QPA. C’est problématique.

Si l’épisode commençait sur pas mal de défauts, il s’en tire finalement plutôt bien avec tous les mystères autour de Quinn. Comme nous n’avons vu ni Elie, ni Fitz de tout l’épisode, je suis plutôt content, mais j’imagine qu’il faudra regarder de leur côté pour avoir quelques infos supplémentaires sur Quinn… C’est un mystère que j’aime bien néanmoins et qui fait le job : j’ai envie d’en savoir plus et de revenir la semaine prochaine. On notera tout de même que celui qui l’a enlevé s’est fait plaisir à l’enlever à QPA pour retourner ensuite la bague à l’immeuble. Il y aura bien de quoi trouver des infos dans ce laps de temps.

En tout cas, c’est une jolie manière de libérer du temps pour l’actrice qui est, tout comme son personnage, enceinte jusqu’au cou… et n’aurait pas vraiment pu le cacher si elle l’avait voulu.

07.jpgÉpisode 7 – Something Borrowed – 15/20
I’m very sorry Olivia, but you do not get to have it all.

Je termine mon rattrapage des pauses de saisons du TGIT avec Scandal : la série me fait la surprise de commencer directement par l’enlèvement de Quinn, une scène qui ne nous apprend finalement pas grand-chose à part que même une badass comme elle peut vite être mise K.O. Bon, elle est enceinte jusqu’au cou, cela dit.

À QPA, Huck, Charlie et Abby s’occupent de vérifier que Quinn ne se trouvent pas dans les corps non-identifiés. C’est tout bonnement une situation bien atroce, surtout pour Charlie qui est au bout du rouleau comme on ne l’avait jamais vu auparavant, craignant qu’elle soit morte mais ne trouvant plus le courage d’aller dans les morgues, parce qu’apparemment ça court les rues les femmes enceintes dans les morgues. Je pensais pourtant que ça limiterait les possibilités, mais bon.

Les personnes mortes finissent par tuer la libido de David qui rejette Abby, avant de revenir plus tard dans l’épisode pour lui annoncer qu’il a simplement peur pour elle et peur de s’attacher trop à elle. Si c’est pas mignon tout plein…

Olivia cherche désespérément Quinn avec les ressources du B613 et de Jake, mais ça ne donne aucun résultat. Elle s’assure donc de vérifier que Mellie fait son travail et doit consoler Charlie entre deux, parce que quand il déprime, il va voir Olivia. Nous apprenons aussi que Quinn était supposée accoucher durant cet épisode. C’est merveilleux.

La série prend le temps de passer voir Fitz et Marcus dans leurs bureaux, mais c’est inintéressant au possible. Ils souhaitent travailler aussi avec Mellie, mais elle refuse par principe, espérant que Marcus est là pour elle. Mais non.

Elle se rend tout de même compte que le projet est intéressant et est un but politique commun, donc elle finit par bosser avec Fitz, avant de remotiver une Olivia qui a encore le temps de bosser pour la présidente alors qu’on passe l’épisode à la voir s’inquiéter pour Quinn plus que pour tout autre chose.

De son côté, Cyrus se met sur la piste d’Olivia sans le savoir. Il ne comprend pas comment ils ont pu accuser si vite son mec, et il comprend d’Abby que l’info de trop pour l’accuser venait de Jake. Il s’en va le titiller, ce qui est toujours une mauvaise idée.

La secrétaire d’Olivia s’en prend finalement à ce pauvre journaliste, Curtis Pryce, sous ordre de Jake, probablement pour compliquer l’enquête de Cyrus et pour s’assurer qu’il arrête de s’en prendre à Olivia. Jake fait en tout cas bien comprendre à Cyrus qu’il sait ce qui est arrivé.

Elie débarque au milieu de tout ça et déclare posséder Quinn : il la rendra en échange de son dinosaure. J’ai tout simplement explosé de rire. Les enjeux devraient être énormes pour une dernière saison, mais non, on se contente du vieux Papa Pope gaga de ses joujoux et voulant les récupérer. Sérieusement ? Franchement, ça tombe complétement à plat s’il dit la vérité et qu’il est responsable de l’enlèvement de Quinn.

Bref, c’est une longue partie de poker qui perd son intérêt et épuise Olivia autant que moi. Cette dernière décide ainsi de rendre visite à sa mère pour obtenir des conseils. Totalement logique bien évidemment. Au moins, celle-ci a la même réaction que moi quand elle entend le dilemme d’Olivia : il faut dire que ça c’est logique ; ça fait au moins quelque chose. On a beau m’expliquer que c’est à propos du pouvoir et tout, cette affaire de dinosaure, c’est honteux après sept saisons et pour leur dernière mi-saison. La mère arrive à la conclusion, après une scène un peu longue, qu’Olivia ne veut pas sauver Quinn de toute manière.

Olivia demande donc à son père de la tuer, et comme il ne peut pas, elle récupère tout le pouvoir et annonce à Elie qu’elle ordonne sa mise à mort. La scène finale est longue mais assez bien écrite en terme de pouvoir, avec un bluff total d’Olivia qui pense avoir gagné en expliquant à son père qu’elle n’en a rien faire qu’il tue Quinn si cela lui permet de conserver son pouvoir politique. Rien à faire… Ou pas. Elie décide de tuer Quinn et Olivia entend toute la scène, avec deux coups de feu.

Elie revient tranquillement et demande à Olivia si elle veut voir le corps, ayant pris le soin de s’asperger de sang avant. Oui, parce que leur cliffhanger cache-misère, je n’y crois pas spécialement. Le bluff est clairement celui d’Elie. Bien sûr, la dernière saison risque de voir quelques morts en chemin, mais Quinn mériterait mieux qu’une mort hors écran. Et puis, faire un suspens pour savoir si elle est morte ou pas, c’est déjà indiquer qu’elle ne l’est pas. En plus, tuer le personnage d’une actrice enceinte, c’est s’assurer de se faire lyncher, et Shonda est plus maline que ça (après, il est vrai que l’actrice a pu demander un départ prématuré de la série pour s’occuper de son bébé, mais je n’y crois pas – Quinn est simplement de mèche avec Ellie pour faire tomber Olivia et venger Yasmine, en récupérant au passage sa pote moins assoiffée de pouvoir).

Ah, je note également qu’avec toutes les ressources du B613, Olivia et Jake n’ont pas eu la présence d’esprit de simplement lancé une équipe d’assaut sur la maison d’Ellie où se reposait tranquillement Quinn. Grosse crédibilité.

Je reviendrais en janvier pour voir ce qu’il en est, mais je ne crois donc pas à sa mort à l’issue de cet épisode aux scènes souvent trop bavardes et aux enjeux auxquels je n’ai pas accroché. Nous verrons bien dans deux mois !

Grey’s Anatomy – S14E01-08 (Rediff)

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur les huit premiers épisodes de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

01.jpgÉpisode 1 – Break Down the House – 20/20
Who – who are you ? Sorry. I had to do it.

Cet épisode reprend très exactement là où la saison précédente s’était arrêtée, ce qui est une excellente chose. Ils jouent avec nos attentes en nous faisant croire à l’amnésie de Megan (j’ai même pu dire la réplique avant elle), avant de nous rassurer sur son état de santé, pour mieux nous informer que Megan sera malgré tout le cas médical de l’épisode. Forcément. Elle a donc une hernie impressionnante qui lui permet un voyage au Grey Sloan Memorial Hospital.

J’ai aimé le fait qu’Amelia soit présentée comme la femme d’Owen dans cette introduction, mais que très vite les problèmes de couple entre eux soient de nouveaux au centre de l’inattention des scénaristes : ils passent l’épisode à s’éviter, comme l’an dernier. Nathan retrouve aussi Megan et tout se passe bien.

Le lendemain de l’incendie, tout le monde reprend ses marques à l’hôpital, même si celui-ci tombe en ruine sur les médecins et infirmières. Malgré tout, les évolutions côté technologique dans l’équipement médical ne s’arrêtent plus, alors la situation ne doit pas être si catastrophique. Miranda passe l’épisode à surveiller les réparations, ce qui n’était pas bien passionnant je dois dire.

Bien que ce ne soit que le lendemain, Stéphanie n’est déjà plus à l’hôpital puisque l’actrice a quitté la série. Le personnage est ainsi envoyé se soigner au Texas et Joe se retrouve seule, à s’inquiéter de ce qu’elle va devenir sans sa rivale et amie. On retrouve là l’égoïsme de Jo, mais en même temps, j’ai pensé la même chose en pensant aux conséquences du départ de Stéphanie. Je trouve que ces deux-là auraient mérité une scène de départ plus marquante, mais bon, je ne vais pas être bien difficile car on a enfin les scènes avec Alex qu’on attendait tous l’an dernier.

L’arrivée de Megan à l’hôpital provoque bien des remous, mais j’en retiens qu’elle est aussi fun que ce que l’épisode avec les flashbacks nous laissait penser l’an dernier. Elle est tellement drôle que j’ai du mal à comprendre ce que Riggs trouve en Meredith, d’ailleurs, qui est tout sauf fun.

Megan annonce assez vite au cours de l’épisode qu’elle veut retourner en Irak où elle a… Un enfant. Plus exactement, cela fait six ans qu’elle s’y occupe d’un enfant orphelin, mais elle ne l’a pas adoptée légalement, ce qui pose problème pour son immigration aux États-Unis.

Tout aussi rapidement, on comprend que les scénaristes vont pousser Meredith à s’occuper de Megan, forcément. Moi, je veux bien qu’elle reste plus longtemps, donc je me suis retrouvé dans la position à espérer que Meredith foire sa chirurgie sans la tuer pour autant. En tout cas, il était très cool de la voir rattraper toutes les informations qu’elle a raté dans sa vie. Franchement, difficile de ne pas adorer Megan.

Comme annoncé pendant l’été, l’épisode voit aussi le retour de Teddy. Je ne sais même pas comment j’ai pu oublier ça car j’adore ce personnage et c’était un véritable plaisir de la retrouver. J’ai adoré cette manière de la réintroduire dans la série où elle reprend ses marques non en tant que médecin, mais en tant que membre de la famille de Megan et Owen.

Il faut dire qu’elle est toujours parfaite pour s’occuper d’Owen, gérant sa crise de panique mieux que Cristina ou Amelia n’auraient pu le faire. D’ailleurs, Amelia les surprend et se met à la détester ; surtout quand elle assiste ensuite à une mise en garde de Meredith par Teddy. Cette dernière ne supporte pas que Megan ne soit pas au courant de la relation entre Nathan et Meredith. C’est tellement compliqué les relations de famille dans cette série, aussi.

Compliqué, mais amusant, parce que Maggie, que l’on voit peut dans l’épisode, se retrouve ensuite à se dire du côté de Meredith auprès de Teddy, tout en soutenant que Nathan devrait dire toute la vérité à Megan avant l’opération. Finalement, il n’aura pas besoin de le faire car Meredith prend les devants. Une fois de plus, elle se la joue perso et limite égoïste ; elle aurait pu au moins prévenir Nathan qu’elle allait révéler toute la vérité.

Pour en revenir à Amélia, à peine rentrée de l’hôpital militaire, elle reprend le travail sans dormir, inquiétant ses sœurs et progressivement le reste des chirurgiens quand elle se remet à jouer les superhéros. Elle ne semble même pas se préoccuper du départ de Stéphanie, ce qui est tout de même énorme. Qu’importe, la voilà qui s’occupe d’un patient, il ne peut y avoir qu’un seul cas médical, après tout, c’est une reprise de Grey’s Anatomy. Elle fait équipe avec DeLucas mais les autres chirurgiens qu’elle contacte ne sont pas pour la procédure hyper risquée qu’elle propose.

Histoire de proposer quelques bonnes intrigues d’apprentissage comme seule Grey’s sait le faire, de nouveaux futurs internes débarquent à l’hôpital pour Richard. Ils ont en fait été réunis par Minnick avant qu’elle ne soit virée. Ils sont évidemment déjà relous dès leur introduction, étant même plus idiots que d’habitude. Ils apportent beaucoup d’humour à cette reprise, ce qui fait plaisir.

Ils sont aussi accros à leurs téléphones et entre celui qui s’évanouit, celle qui ne supporte pas le sang et celui qui fait tomber ses lunettes dans un patient, on est bien partis. C’était énorme comme blagues, mais ça fonctionnait bien.

En parallèle, Arizona découvre aussi qu’elle est ghostée, et découvre ce que ça veut dire, par Eliza Minnick. Elle ne met pas longtemps à retomber sur ses pieds et se fait draguer dans un bar par une belle italienne… qui semble bien connaître DeLucas quand elle tombe sur lui.

Bref, Grey’s Anatomy soigne son retour en proposant une bonne dose de comédie dans ce premier épisode. Maggie se retrouve ainsi gênée en présence de Jackson avant de lui avouer tout ce qu’April lui a dit sur leur relation, Jo, elle, se rend au Joe’s, le bar habituel de l’équipe médicale. Toujours amoureuse d’Alex et n’ayant plus de Stéphanie à qui se confier (elle essaye avec Ben), elle envoie paître DeLucas qui ne voulait pas lui parler d’amour avant de se retrouver à coucher avec l’élève qui a fait tomber les lunettes dans son patient pendant la chirurgie qu’Alex lui avait offerte. Difficile de faire plus tordu et marrant, mais c’était du grand Grey’s.

Du coup, je n’hésite pas un instant à surnoter légèrement ce retour que j’ai trouvé parfaitement jouissif, ne serait-ce que pour Teddy ou pour toutes les scènes légères où l’on voyait les médecins avoir une vie perso en extérieur. Quant au cliffhanger, il est excellent et voit Meredith rater son opération qaund tout le monde pensait que c’était un succès.

02.jpgÉpisode 2 – Get Off On The Pain – 20/20
Whose brain is that?

Oui, un deuxième 20, je n’y vais pas de main morte pour cette saison qui repart vraiment de la meilleure des manières selon moi. Si le premier épisode était super drôle, celui-ci n’hésite pas à le surpasser du côté de l’humour, pour mieux nous rappeler à sa fin que, eh oh, c’est Grey’s Anatomy, pas une comédie. Et ça marche grave bien.

L’épisode reprend sur l’échec de Meredith super énervée. Elle passe une partie de l’épisode à ruminer son opération mais trouve finalement, grâce à Alex parlant de totalement autre chose, la solution. C’est peu probable et crédible, mais allez, venant de cette série, ça passe plutôt bien.

C’est con, parce qu’Owen était plutôt heureux de l’échec de Meredith, signifiant que Megan pouvait rester plus longtemps. Sa joie est de courte durée, de même que son envie de voir sa sœur rester, je pense. Très vite, il se retrouve piégé par elle, sa mère et Teddy qui toutes lui disent que son mariage déconne sérieusement. Owen essaye d’en parler avec Amelia, mais celle-ci refuse totalement d’écouter son avis – qui est qu’elle a besoin d’aide.

Ses arguments se tiennent bien qu’ils soient mauvais : elle ridiculise la famille d’Owen en montrant point par point comment eux aussi ont besoin d’aide. Elle envoie même Owen dans les bras de Teddy, et il n’hésite pas à l’embrasser. Heureusement, Teddy le recadre rapidement. Pourtant, je veux bien les voir en couple ces deux-là, depuis le temps !

Teddy, Owen et Nathan trouvent aussi le temps de tenter de rapatrier le fils de Megan, mais comme elle ne l’a pas adopté ; tous les avocats leur expliquent que c’est impossible. Ainsi, il y a de fortes chances que Megan ne passe pas la saison à l’hôpital mais retourne bien en Irak. C’est dommage, mais en même temps, il se passe tellement de choses à l’hôpital que ces retrouvailles familiales ne peuvent pas tout occuper non plus.

Meredith réussit donc à trouver un moyen de sauver Megan et de lui redonner un ventre normal : une greffe, tout simplement. Elle envoie donc les sub-internes à la recherche de l’abdomen parfait pour Megan, ce qui est plutôt sympa comme intrigue. Ces sub-internes apportent un humour inattendu, qui n’est pas sans rappeler celui de la saison 5 et des premiers internes de nos internes de base.

L’épisode s’intéresse d’ailleurs aussi au cas de Jo et de son sub-interne. Regrettant aussitôt d’avoir couché avec, elle quitte sa chambre, non sans casser ses lunettes. Le lendemain, elle se confie à Ben, ignorant totalement qu’Alex les entend. C’était une scène super drôle, même si je ne m’attendais pas à voir Alex éclater de rire. Le comique de situation est parfaitement géré dans cet épisode, avec un rythme vif réussit.

Jo finit par aider « Lunettes », car non, il n’a pas de nom, forcément, à trouver l’abdomen parfait pour Megan. Elle ne le fait pas par charité, mais bien parce que cela lui permet d’avoir une place pendant l’opération de Megan. Après un an à l’arrière-plan, Jo revient enfin sur le devant de la scène et sa carrière décolle donc. On sent que les scénaristes sont libérés maintenant que l’actrice n’est plus enceinte, et je me dis qu’ils ont peut-être mal géré sa grossesse (totalement invisible à l’écran, ça m’impressionne toujours).

Maintenant que l’actrice a plus de temps libre, les scénaristes débloquent enfin son couple avec Alex : celui-ci lui avoue qu’il a retrouvé son mari mais ne l’a pas tué. Rassurée de voir qu’il peut contenir sa force physique et n’a aucune intention de s’en prendre physiquement à elle, Jo retombe enfin dans ses bras. Très franchement, il était temps. En deux épisodes, ils ont débloqué tout ce qui finissait par être super irritant l’an dernier.

En parallèle, Amelia travaille toujours sur son opération de l’impossible contre l’avis médical de Jackson. Il est intéressant de voir ces deux-là s’embrouiller, surtout qu’Amelia semble vraiment être dans une mauvaise passe et faire n’importe quoi. Elle finit par effectuer sa démarche médicale comme elle le voulait, mais a bien besoin de l’aide de Jackson car, dis donc, c’est dingue, il y a un bout de mâchoire dont elle ne sait pas quoi faire. C’est con, mais ça m’a fait rire.

C’est décidément une grosse journée pour Avery qui est sur tous les plans : il a également aidé à l’opération de Megan – un succès cette fois – et rentre chez lui pour se reposer… Enfin, c’est ce qu’il pense : en fait, il parle enfin à April qui lui avoue souffrir de leur coucherie dans le Montana. Il était vraiment temps que ces deux-là se parlent et je retrouve enfin April comme je l’aimais il y a quelques saisons. J’espère que ça va durer !

April est aussi un peu jalouse de Maggie je pense et il est marrant de voir que c’est désormais Jackson qui évite Maggie. Celle-ci est de toute manière occupée à prendre soin de Meredith et être jalouse du fait que son père passe son temps à comparer Meredith et Ellis. Cela comblait un peu l’épisode sans grand intérêt pour l’intrigue générale, mais ça correspond bien au caractère de Maggie cette jalousie idiote, alors pourquoi pas.

Enfin, la dernière grosse intrigue de l’épisode – qui va même nous lancer le fil rouge de la saison – débute comme quelque chose de léger et fun, quasiment anecdotique pour mieux nous prendre par surprise. Il s’agit de… la sœur de DeLucas qui, une fois son frère parti, couche malgré tout avec Arizona. Le lendemain, cette sœur sortie de nulle part décide… de demander un job à Bailey !

Et pas n’importe quel job, non, un job de recherche sur l’orgasme féminin. J’ai adoré l’idée qui apporte beaucoup d’humour et j’adore bien sûr le personnage de la sœur d’Andrew, même si je me demande encore quel sera son nom.

Son poste ? Proposer aux femmes de se masturber tout en passant un IRM pour pouvoir étudier le cerveau pendant l’orgasme ; dans le but de produire un Viagra féminin notamment. Je trouve que ça se tient parfaitement comme intrigue et ça apporte une bonne dose de féminisme à la série qui en manque par moment comparé à ses débuts (Izzie !).

Elle parvient à convaincre Bailey de lui donner ce poste parce que Bailey elle-même se lance dans une croisade féministe : elle en a marre de porter des chaussures à talons depuis qu’elle est chef. Effectivement, c’est un changement que j’avais remarqué (parce que les chaussures dans Grey’s, c’est rarement des talons quoi).

L’intégration de ce nouveau personnage se fait sans trop de mal : elle flirte avec Arizona, s’amuse du fait que Maggie soit l’ex de son frère et accepte toutes les femmes qui se présentent pour se masturber ; ce qui inclut Amelia, après sa journée bien chargée. Et là, je me demande comment je ne l’ai pas vu venir avant car ça fait quelques épisodes déjà qu’Amelia partait en vrille, mais il est révélé, par DeLucas frère qu’Amelia a une tumeur. Je l’ai immédiatement compris et, si vous m’avez suivi l’an dernier, vous savez qu’Amelia est l’un de mes personnages préférés, alors Grey’s m’a une nouvelle fois brisé le cœur. Ils ne laisseront donc jamais cette pauvre Amelia respirer ! Après tout ce qu’elle a vécu dans Private Practice, c’est tout de même super violent.

Ce cliffhanger est bien plus prenant que les autres, et j’en oublie même de parler de Nathan qui demande Megan en mariage, demande interrompue accidentellement par Meredith, et du refus de celle-ci car elle le pense encore amoureux de Meredith. Bien sûr, Meredith fuit ses responsabilités quand Nathan lui en parle… Et avec Amelia, elle va trouver l’excuse parfaite pour continuer à fuir. Qu’elle est chiante.

Voilà pour ce retour extrêmement réussi de Grey’s Anatomy. Peut-être que c’est juste qu’ils me manquaient, mais j’ai eu un grand sourire benêt pendant une grande partie de ces deux épisodes. Au départ, je ne voyais pas l’intérêt de diffuser le deuxième épisode le même soir ; mais maintenant je comprends qu’ils voulaient juste nous rappeler ce qu’était Grey’s. Oui, c’est une grande histoire de famille avec beaucoup d’humour, mais il y a aussi énormément de drames qui se jouent dans les couloirs de l’hôpital.

Clairement, la révélation finale sur l’état de santé d’Amelia, je n’étais pas prêt. Ce deuxième épisode, je ne le surnote pas, il m’a vraiment énormément plu, jusque dans la réalisation qui n’hésitait pas à abuser de travellings et de scènes intercalées les unes dans les autres. Si toute la saison est à ce niveau, Grey’s sera une franche réussite pour sa saison 14. Allez, qu’elle aille jusqu’à sa saison 20 maintenant, qu’elle ridiculise un peu le TFSA du jour !

03Épisode 3 – Go Big or Go Home – 17/20
You are not a sound mind now, and you haven’t been for years.

C’est reparti pour un épisode sur la normalité des docteurs et le fait qu’ils ne sont que de simples humains avec leurs erreurs. Le thème est un grand classique de Grey’s Anatomy, mais il a toujours merveilleusement bien fonctionné.

Une première partie de l’épisode se concentre sur Meredith et ses nombreux dramas à gérer. Ce n’est pas hyper subtil : elle est de mauvaise humeur contre tout le monde à cause de sa relation avec Riggs. Tout le monde sait qu’il y a un problème, mais personne ne sait quoi exactement. J’en retiens surtout que Zola a tellement grandi qu’elle a même de vraies répliques désormais. Elle est trop mignonne ! Alex ne fait pas sa part des travaux ménagers et ça énerve Meredith qui est déjà énervée de toute manière, parce que Riggs. Cela tombe bien, son psy est à l’hôpital. Elle en profite pour une consultation gratuite où elle confie en avoir marre des triangles amoureux. Bienvenue au club, Meredith.

Elle s’inquiète surtout sur son psy, qui lui propose une séance gratuite dans sa chambre d’hôpital. Tout s’y passe bien et il est vrai que Meredith a grandi l’air de rien depuis la mort de Derek. Elle a grandi, oui, mais ça ne fait pas encore tout. Elle finit par aller confronter Riggs à qui elle reproche de ne pas se battre pour Megan et de ne pas lui faire comprendre qu’elle est son choix numéro 1. Comme c’est du Meredith, le message est clair : elle souhaite être le choix numéro 1, même si elle ne se l’avoue pas. Pick me, choose me, love me.

Sinon, l’opération de son psy se passe bien sans encombre et elle n’a pas conscience que le problème Alex est sur le point de se résoudre de lui-même. Celui-ci s’est en effet réconcilié avec Jo et tout se passe à merveille dans l’ascenseur pour le couple, qui aide ensuite Kepner à opérer un ado sur le point de faire sa demande en mariage. Oh, cela permet de réaffirmer le romantisme de Kepner, mais surtout donne l’idée à Jo de réinviter Alex à s’installer chez elle. Il était temps, là encore. Décidément, c’est la catchprase de la saison.

Meredith n’est pas pour autant au bout de ses dramas, loin de là. Après tout, sa belle-sœur vient d’être diagnostiquée d’une tumeur au cerveau et elle ne le sait pas encore. Comme prévu, Amelia refuse en effet d’avouer à ses proches qu’elle est malade, mais elle finit par ne pas avoir le choix d’en parler à Bailey quand elle contacte un de ses anciens professeurs et désormais collègue pour la soigner. Je suis bien content de voir Greg Germann débarquer dans Grey’s. Ce rôle lui va mieux que celui qu’il avait dans Once Upon a Time et j’adore l’acteur depuis Ally McBeal.

Le problème, c’est que Bailey a justement ses propres problèmes à gérer et ne l’écoute pas. Le grand-père de Jackson débarque effectivement à l’hôpital maintenant que les travaux sont enfin terminés. Il est là pour redresser les finances de l’hôpital avec l’argent de la fondation, à moins qu’il juge l’hôpital désuet pour celle-ci. C’est bien sûr le cas et il décide de retirer les subventions, mais Bailey s’oppose à lui, réussissant à garder les subventions.

En revanche, elle est virée, mais comme il meurt quasiment juste après, tout va bien. Cette partie de l’intrigue était aussi bâclée que prévisible et ne fait pas vraiment justice à la série je trouve, rendant même une mort comique. Je suppose que c’est pour alléger un début de saison qui commence déjà à être lourd avec Amelia et Megan.

Cela dit, cette semaine, Megan est en post-op avec Avery. Elle veut repartir de son côté, mais Owen ne veut pas. Megan est elle aussi en boucle sur le triangle amoureux qu’elle forme avec Meredith et Riggs. Tout cela est surtout un prétexte pour éloigner Owen d’Amelia pendant tout l’épisode.

Cette dernière se retrouve à parler à Richard de ce qui lui arrive. Pour la rassurer, Richard se confie sur sa propre tumeur dont j’avais tout oublié, mais Amelia se moque de lui car sa tumeur est minuscule. C’est peu rassurant sur l’état d’Amelia, mais il ne se vexe pas, loin de là, et l’aide à ne pas remettre en cause toute sa vie. En effet, la tumeur se développe depuis plusieurs années et c’est tout son travail qui est remis en cause, dans Grey’s comme dans Private Practice, avec comme pierre angulaire le cas Hermann qui a fini aveugle.

De toute manière, les scénaristes en font tellement voir de toutes les couleurs à Amelia depuis qu’ils ont créé le personnage. Comme elle refuse de parler à ses proches dans un premier temps, DeLuca tente de faire comprendre à Maggie ce qui arrive à sa sœur. Cela ne fonctionne pas du tout et le quiproquo entre eux est à mourir de rire.

DeLuca apporte de toute manière beaucoup d’humour cette saison, rien que parce que sa sœur n’est là que pour l’excellent potentiel comique. Allez savoir pourquoi, elle se balade encore dans les couloirs de l’hôpital cette semaine et elle aide Arizona et Ben sur leur cas, un accouchement beaucoup trop difficile. Sa solution ? Donner un orgasme à la patiente pour l’aider, ce qui fonctionne bien sûr.

Ce ton un peu plus humoristique et léger est bienvenu pour compenser la lourdeur de l’intrigue Amelia. Cette dernière finit par avouer à Maggie sa maladie, dans une très bonne scène entre les deux. Cela permet à Amelia d’enfin craquer, et moi, je craque toujours pour elle.

Maggie devient la messagère des mauvaises nouvelles, mais il est tout de même drôle de la voir comprendre ce qu’a tenté de faire DeLuca plus tôt. Owen finit par apprendre d’Amelia, en présence de Maggie, qu’elle est malade. La scène est touchante, mais trop vite expédiée. C’est encore pire pour Meredith qu’on ne voit pas apprendre la nouvelle. C’est Maggie qui lui transmet.

L’épisode se termine sur l’hospitalisation d’Amelia et l’arrivée de Meredith pour lui faire un câlin. C’était une avancée plus rapide que ce que je pensais – Amelia n’a mis qu’une semaine à en parler – et qui permet de ne pas trop traîner sur cette intrigue. J’espère qu’ils ne feront pas n’importe quoi d’Amelia et surtout qu’ils n’iront pas jusqu’à la tuer. Après tout, ça fait un moment que personne d’important n’est mort.

On a toutefois perdu Stephanie en cours de route, et celle-ci est remplacée de manière peu délicate par une nouvelle collègue pour Jo et Ben, Brody. Pas convaincu par ce personnage pour l’instant, je dois dire… Cela reste du grand Grey’s Anatomy cette semaine !

04.jpgÉpisode 4 – Ain’t That a Kick in the Head – 16/20
With brain surgery you worry you will wake up… but you won’t be there when you do.

Trop occupé à planifier ma semaine rock’n’roll à venir et à assurer mes obligations aujourd’hui, j’en ai oublié de prendre le temps de regarder le TGIT cette semaine (non), donc je suis à la bourre dans cette critique et dans toutes les autres. Grey’s revient en forme cette semaine avec de nouveau un très bon épisode qui gère plusieurs intrigues en parallèle et sur quatre jours, quatre jours qui suffisent apparemment à sauver la vie et le cerveau d’Amelia. C’est expéditif comme intrigue, je m’attendais à quelque chose de bien plus long comme fil rouge. La surprise réussit toutefois à l’épisode. Commençons donc par ces quatre jours d’Amelia.

L’avantage d’être hospitalisé sur ton lieu de travail, c’est qu’il y a la masse de gens pour te surveiller. L’ensemble des proches sont aussi médecins, donc toutes les décisions qu’Amelia prend sont rationnelles et le paraissent, malgré la tumeur qui fait rire l’ensemble des chirurgiens dans le dos d’Amelia, surtout une fois qu’elle sera réveillée. Après tout, la tumeur explique le caractère imprévisible d’Amelia et sa décision de quitter Los Angeles pour Seattle. Pourquoi pas.

Owen s’épargne la douleur de l’opération et reste avec Megan, alors qu’April découvre qu’elle est celle qui doit la débrancher… ou pas. C’est effectivement la meilleure des décisions, j’ai bien aimé ça. L’opération d’Amelia est forcément le spectacle du jour à l’hôpital, mais son médecin fait une coupure qui inquiète tout le monde et surtout le téléspectateur.

Amelia étant en charge de la narration de cet épisode, il n’est pas étonnant de retrouver sa voix off le lendemain pour son réveil où elle est muette. J’aime beaucoup le procédé, même si très vite, il m’a dérangé. Il est étonnant d’avoir des pensées si cohérentes et si peu flippée/douloureuse alors qu’elle est en pleine douleur à l’écran. Il faut dire qu’elle ne peut pas prendre d’anti-douleur, car elle a trop peur de retomber dans son addiction.

C’est un truc de plus qui fait qu’Amelia a vraiment la poisse, même si cet épisode se passe bien pour elle. Le deuxième jour post-op, Amelia retrouve la parole… mais parle français. C’était inattendu et parfaitement géré par les actrices qui ont un super accent et un dialogue certes simple mais sans faute de français. C’est tellement rare dans les séries. Il s’agit d’une difficulté post-op tout à fait normale.

Le soir, Amelia repasse à l’anglais mais demande à ce que Meredith appelle Derek, une amnésie qui fait stresser tout le monde. Pourtant, le lendemain et dans son stress, Amelia se rend compte que là encore c’est un symptôme normal d’avoir une amnésie temporaire. Cela la fait flipper, mais j’ai beaucoup aimé qu’elle soit celle qui comprenne que ce n’est pas si grave ; de même que j’ai aimé la voir faire la super-héroïne avant l’épisode. Ce sont des bons rappels des saisons précédentes et de son caractère ; tout n’est pas perdu du personnage d’Amelia, même si on nous annonce une sacrée différence de sa part dans la saison à venir.

Le quatrième jour, elle est donc en pleine santé d’après tous les médecins, mais elle cherche encore quelque chose, sentant que quelque chose ne va. Amelia serait-elle encore aussi chiante qu’avant ? Oui et non, DeLuca comprend qu’elle est simplement en train de chercher… sa tumeur. Evidemment que quelque chose lui manque, et c’est ce poids en plus. Le soulagement d’Amelia est beau à voir.

Comprenant qu’elle n’est plus la même, elle laisse une porte de sortie à Owen, mais celui-ci la refuse, voulant enfin s’occuper de son mariage maintenant que Megan va mieux. C’est beau à voir, mais je ne suis pas fan de ce couple alors…

Et oui, Megan va mieux car Riggs s’est bien occupée d’elle… mais indirectement. Il a harcelé Meredith pendant tout l’épisode alors qu’elle avait mieux à faire, travaillant à récupérer le prix Avery et à soutenir Amelia. Du côté de la fondation, tout se passe bien pour elle : Jackson accepte de se retirer de la paperasse du cas pour lui laisser une chance de gagner, Jo est heureuse d’avoir son nom cité, mais demande finalement à ce qu’il soit retiré puisqu’il y a besoin d’utiliser sa photo.

Meredith fait du bon boulot à ignorer Nathan pendant deux jours, mais elle décroche le troisième jour pour comprendre qu’il est en fait en train d’essayer de rapatrier le fils de Megan. Du coup, elle joue bien le jeu et hop, tout se passe bien. Le lendemain, elle attend désespérément de ses nouvelles pour aller les chercher à l’aéroport.

Là-bas tout se passe bien et Megan peut ainsi enfin retrouver son fils, arrêtant de stresser pour lui et de vouloir quitter l’hôpital sans être en état.

Une autre sous-intrigue voit Ben se mettre à faire du sport. On ne sait pas ce qu’il en est exactement à la fin de l’épisode, mais il affirme à Jo que c’est pour une surprise à Bailey. Je ne suis pas spécialement convaincu par cette partie de l’épisode, même si ça fonctionne très bien du côté de la dynamique Ben/Jo.

Quant à Bailey, elle semble s’en carrer pas mal de ce qui arrive à sa chef de neurochirurgie. Elle passe ainsi l’épisode avec Weber à interviewer les petits nouveaux. La série a annoncé cette semaine que six nouveaux acteurs allaient rejoindre le casting, mais j’aime bien la manière dont ils ont proposé cette introduction avec des recrutements par entretien. Par contre, j’avoue que je n’ai pas compté pour voir s’ils reviendraient tous. Une chose est sûre, ils ont tous l’air d’être de parfaits boulets. Plus la série avance, plus les nouveaux paraissent stupides, comme si nous étions nous-mêmes dans la position de Meredith qui les voit débarquer à chaque fois. J’aime en tout cas que la série continue dans cette direction de l’hôpital universitaire.

On notera qu’avec Ellen Pompeo dirigeant une nouvelle série pour ABC (grosso modo un Grey’s Anatomy pour avocat) et Shonda Rhimes quittant le navire pour Netflix, l’avenir de Grey’s n’est pas forcément si rose, alors il est intéressant d’avoir toujours cette note d’espoir pour l’avenir.

De son côté, April passe l’épisode à stresser de devoir prendre la décision de débrancher Amelia, ce qui lui permet de compenser un peu l’absence de sa fille quand elle rentre chez elle. Ce stress est une jolie manière de nous rappeler qu’Arizona a du s’y faire elle aussi, pour mieux nous surprendre lorsque Sofia demande à sa deuxième mère de revenir à Seattle. J’aime beaucoup l’idée, même si je me demande ce que ça va impliquer pour le futur de la relation entre Arizona et DeLuca (oui, autant la sœur avec qui elle couche toujours que le frère avec qui elle est en colocation).

Enfin, Maggie et Jackson ont droit à un dîner de famille pour continuer d’approfondir ce ship des plus étranges. Jackson récupère toute la fondation en héritage de son grand-père et c’est une responsabilité dont il aurait préféré se passer. Malheureusement pour lui, il va falloir qu’il se fasse à sa richesse et Maggie comprend parfaitement l’enjeu. Cela plaît à la mère de Jackson, qui est heureuse de voir qu’il écoute sa… sœur. Bien, voilà qui est merveilleux pour la suite de ce couple, mais on s’en doutait.

Niveau perspective d’avenir, l’épisode se termine sur une Jo déprimée que son ex-mari continue d’avoir de l’influence sur elle, il ne faudra donc pas s’étonner que cette intrigue resurgisse dans les semaines à venir. J’ai beaucoup aimé cet épisode qui s’est en plus permis un tacle anti-Trump, ce qui n’est pas si courant dans Grey’s, tout en évacuant au plus vite le suspense sur la tumeur d’Amelia. Je suis impatient de redécouvrir ce personnage dans les semaines à venir, j’espère qu’ils ne supprimeront pas trop vite cette intrigue pour nous montrer vraiment comment son caractère change maintenant qu’elle n’a plus de tumeur.

05Épisode 5 – Danger Zone – 16/20
Together, the three of us, we can figure this out.

Quasi 3 semaines que je n’ai pas regardé Grey’s, le temps passe beaucoup trop vite, mais je me mets à jour avant d’être piégé demain par la diffusion d’encore un autre épisode. Et puis un épisode un jeudi soir, c’est assez logique.

L’épisode revient loin en arrière avec un flashback géant à l’époque où Owen, Riggs, Teddy et Megan travaillaient ensemble pour l’armée américaine. C’est sympathique et j’aime beaucoup le passage des flashbacks au présent, dignes de Grey’s.

Bon, donc l’armée n’est pas spécialement qui m’intéresse le plus quand je regarde Grey’s, mais c’est la mode de cette année et assez clairement, l’idée est de nous montrer comment Megan s’est retrouvée à disparaître en plein service, mais on commence par la demande en mariage, sans bague de fiançailles (c’est malin pour le bingo, ça). Le problème, c’est que ce collier de fiançailles appartient à une autre femme, et Teddy le sait très bien, surtout que le collier est gravé des initiales d’une autre. Bien sûr, les deux travaillent ensemble, sinon, ce n’est pas drôle.

Teddy finit par être parfaite et conseiller à Nathan d’avouer toute la vérité. Le truc, c’est que Megan aussi a trompé Nathan de toute façon, alors elle est un peu prédestinée à le pardonner. Il n’empêche qu’elle en est super triste et décide de ne pas rentrer en hélico avec lui.

C’est très con : elle est seule dans l’hélico avec une ennemie qu’elle pense être une patiente bien gentille. Ce qui est bien c’est que sa disparition est ainsi liée à une dispute avec Nathan et une avec Owen, qui datait d’un peu plus tôt. Cela explique un peu mieux les deux personnages de Nathan et Owen, leur complexe de culpabilité, leurs relations entre eux et avec les autres. C’est donc plutôt sympathique comme épisode, même si j’aurais bien aimé voir le reste du casting également.

Dans le présent, Megan déménage à Los Angeles alors qu’Amelia se force clairement à être heureuse et a récupéré ses cheveux, déjà. Pas de bol pour elle, Owen décide d’accompagner sa sœur à Los Angeles et de conduire la voiture. Il ne la prévient même pas, mais de toute manière, il a d’autres disputes à mener maintenant qu’il est en plein roadtrip avec Megan.

En effet, cela rouvre de vieilles blessures entre eux puisqu’Owen souhaite une nouvelle fois diriger la vie de sa sœur, exactement comme dans les flashbacks où il s’arrange pour qu’elle ait une promotion en oubliant son talent et étant surpris par ses réussites. Megan est un peu une bitch avec son frère, mais il le mérite assez clairement.

Elle lui propose donc de sortir de la voiture, ce qui est juste le bon moment pour lui faire une vraie crise et marquer tous les points dans leur dispute. Ils ont donc l’occasion de se réconcilier et Owen rentre finalement en avion après avoir amené Megan jusqu’à Los Angel.

À Los Angeles, Nathan prépare l’arrivée de Megan en faisant comme il peut les travaux pour la maison. C’est intéressant de voir que les scénaristes nous préparent donc son départ possible de la série, parce que Los Angeles, ce n’est pas vraiment la porte à côté. En revanche, s’ils veulent nous ramener Addison, c’est une belle occasion.

En vrai, Nathan galère pas mal avec le fils de Megan, Farouk, et lui provoque des angoisses sans même s’en rendre compte. Le petit se décide à installer tout seul son ventilateur, et comme nous sommes dans Grey’s, c’est mauvais signe. Finalement, Farouk fugue pour aller acheter à manger car Nathan est trop occupé avec tout un tas de travaux dans la maison. Il est perturbé par toute la bouffe qu’il peut acheter néanmoins.

Cela permet aux deux de créer une jolie relation avant l’arrivée de Megan. La toute fin d’épisode voit Nathan, Megan et Farouk parfaitement heureux, Meredith remercier Nathan (et inversement), Owen rentrer chez lui… pour mieux en arriver à la conclusion qu’Amelia et lui doivent divorcer car ils ne sont pas heureux. Oh… La scène est jetée comme ça, mais elle fait sens à vrai dire. Cela ne m’empêche pas d’en être triste quand même. En revanche, le départ de Nathan, il me passe un peu au-dessus. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont réserver à Meredith maintenant.

06.jpgÉpisode 6 – Come on Down to my Boat, Baby – 15/20
Gun-gina? It’s a gun in a vagina!

C’est agréable de ne pas avoir à attendre une semaine pour enchaîner les épisodes de Grey’s Anatomy l’air de rien, et je suis bien content de voir cet épisode si tôt après le précédent, même si j’ai été incapable de le trouver en bonne qualité, allons savoir pourquoi.

Amelia reprend donc déjà le travail et il est intéressant de la voir reprendre sa vie après cette intrigue trop vite expédiée. Si elle ne regrette pas le divorce, elle demande à Owen qu’ils restent amis… Pourquoi pas, mais la gêne est clairement là, de même qu’il est difficile de gérer son boulot sur les tumeurs cérébrales. Elle réclame l’aide de Tom car elle a peur de ne pas pouvoir y arriver. Cela permet à ce dernier de rester plus longtemps dans la série, mais je me doutais qu’il n’était pas de retour dans l’épisode juste pour une scène.

J’ai adoré voir Amelia se sentir faible face à tout ça et demander à Richard une réunion d’AA car elle ressentait le manque de sa tumeur. C’est une évolution logique et appropriée pour le personnage. Bon, pas trop de surprises néanmoins : on en arrive très vite à la situation où Amelia reprend le contrôle de sa chirurgie par elle-même et n’a pas besoin de Tom. Même lui trouve qu’elle est meilleure que lui, ce qui l’énerve au plus haut point. Forcément, ils finissent ainsi par coucher ensemble alors qu’ils se détestent. C’est du Grey’s, ça se fait tout seul et ça fonctionne, même si tout est traité super rapidement dans cet épisode qui jongle entre ses intrigues pour tout faire avancer d’un coup.

Pendant ce temps, Meredith est en couverture de JSA, un magazine médical, ce qui lui rend son sourire. C’est agréable à voir. Alex lui demande d’être sympa avec Jo qui prend forcément mal, quoiqu’elle en dise, d’être en-dehors de la lumière de ce succès auquel elle a participé. Meredith se comporte gentiment avec Jo, mais comme c’est Meredith, c’est juste terrifiant à voir et elle ressemble plus à une psychopathe qu’autre chose ; ce que les scénaristes savent au point de l’inclure dans le scénario.

Jo passe une beaucoup trop bonne journée du coup, avec une Meredith qui la complimente et un Richard qui lui annonce qu’elle est en bonne position pour une promotion comme chef des résidents. C’est vrai que ça fait un moment qu’on ne nous avait pas parlé de tout ça et d’évolution, et comme de nouveaux internes arrivent, ce n’est pas trop surprenant.

Quant à Meredith, elle se met à flirter avec son patient, un juge, que je pensais d’abord gay par rapport à son assistant. Le juge était de toute manière dans l’épisode pour permettre à Jo de recevoir des conseils légaux sur sa situation et lui donner le courage de demander le divorce. Malheureusement, le juge servait aussi à mourir pour inspirer Meredith à bosser sur de nouvelles recherches, alors que les précédentes lui permettent d’être nommée pour le prix Harper Avery.

Justement, en parlant d’Avery, Jackson achète un bateau sur un coup de tête pour partir en congés avec Alex, par pure jalousie de la couverture de Meredith : lui aussi s’est retiré du papier pour lui permettre de pouvoir être nommée. Au moins, l’intrigue est vraiment suivie d’un épisode à l’autre, ça marche bien.

Ils invitent aussi DeLuca, Ben et Owen, juste parce qu’ils partaient par-là. Tu parles d’un jour d’arrêt maladie ! Je ne connais pas beaucoup de chirurgiens, mais ça me paraît peu crédible ce congé maladie au dernier moment pour partir en vacances. La série n’a jamais été au top de la crédibilité, je sais bien, mais là quand même, ils ne travaillent vraiment pas les finitions.

En soi, les scènes n’étaient pas passionnantes, même s’il était amusant de les voir… s’amuser. L’intérêt de ces scènes était en fait de découvrir un peu plus les sentiments d’Avery vis-à-vis de Maggie, même si ça reste marginal dans l’épisode. C’était aussi l’occasion d’introduire le futur spin-off sur les pompiers à travers le personnage de Ben. Ma réaction ? « Oh non ! ». Clairement. Ben décide donc de devenir pompier, mais n’en a pas encore parlé à Miranda. Cela promet de grandes scènes par la suite. Ce n’est pas forcément le premier personnage auquel j’aurais pensé pour porter un spin-off, et ça sort vraiment de nulle part dans cet épisode, mais en tout cas, il est sûr que ça peut fonctionner. Reste à voir comment ils vont gérer le couple sur deux séries à la fois. En tout cas, ça sent bon pour une saison 15 de Grey’s et la petite nouvelle qui reprendrait la case horaire de Scandal… Je suivrais ça de près.

De son côté, Arizona a rompu « par accident » d’avec Carina, demandant juste plus d’espace pour l’arrivée de Sofia, qui n’est pas encore là après deux épisodes. C’est tout Grey’s de nous pondre un tel cliffhanger mais de prendre son temps à l’amener. Cette rupture permet une scène marrante où tout le monde drague en ligne, mais aussi une rencontre entre Carina et Owen. C’est un gros non direct de mon côté, mais bien sûr, c’est sans surprise qu’Arizona et DeLuca tombent sur ces deux-là en train de s’embraser. Pas de bol pour DeLuca qui comptait justement vivre chez Owen.

Pas de bol non plus pour Arizona qui va devoir gérer ça, ce qui n’est pas évident. En même temps, dans cet épisode, elle a été capable de gérer le flingue dans le vagin de sa patiente, alors tout arrive. Oui, oui, j’ai bien dit un flingue dans un vagin. En 14 ans, Grey’s Anatomy aura décidément tout fait, mais ils parviennent toujours à me faire mourir de rire de ces situations médicales improbables.

En plus, ils font d’une balle, deux coups car cela permet deux patients dans l’épisode. Ils sont totalement secondaires et ne sont là que pour permettre des scènes avec l’ensemble du casting. Kepner se fait ainsi frôler par la balle et s’indigne de découvrir en fin d’épisode que les mecs étaient en arrêt maladie alors qu’elle non après s’être fait tirer dessus.

Maggie et Bailey s’occupent quant à elle d’un hypocondriaque qui s’est donc fait tirer dessus. Il est rapidement sauvé et n’était qu’un prétexte pour que l’on voit une Maggie qui décide d’arrêter de se prendre la tête et donne rendez-vous à un mec au pif dans le lobby de l’hôpital. Finalement, elle n’assume pas du tout, ce que j’attendais puisque le but est de la mettre avec Jackson.

La fin d’épisode nous introduit définitivement les nouveaux internes avec une nouvelle classe. C’était amusant de voir tout le monde débarquer bourré et ça se termine sur DeLuca qui connaît ENCORE quelqu’un qui vient débarquer à l’hôpital, une certaine Sam. Décidément, c’est à croire qu’il connaît tout Seattle. Le petit cliffhanger meta m’a fait sourire en tout cas.

L’épisode faisait tout avancer en parallèle, mais je n’ai été que moyennement convaincu, je dois dire. Il se passe tout plein de choses, ce qui est bien, mais tout semblait expéditif. Le pire de ce point de vue-là reste Jackson qui dilapide sa fortune avant de proposer à Bailey la moitié de son fric pour qu’elle monte son propre groupe de recherche duquel il pourrait enfin obtenir un prix si son nom n’est pas associé. Oh, cela sent bon la compétition Meredith/Jackson !

07-2Épisode 7 – Who Lives, Who Dies, Who Tell your Story – 17/20
-Seriously?
– Please, don’t say that word.

Après une promotion intensive tout au long de la semaine, ABC a enfin diffusé le 300e épisode de la série. C’est énorme, mais pour relativiser, c’est aussi le 150e que je vois pour la saison 2017-18 commencé en septembre dernier. Bien, je regarde beaucoup trop de séries, ce n’est pas nouveau.

Le 300e épisode, c’est un tournant finalement assez peu connu par les sériephiles car il est rare qu’une série connaisse le succès assez longtemps pour en arriver là, et ça ne va pas en s’arrangeant maintenant que les saisons sont de plus en plus courtes (notons que le centième épisode de The Walking Dead vient tout juste d’être diffusé, en saison 8, par exemple). Grey’s anatomy parvient toutefois à faire les choses plutôt très bien avec un épisode qui en fait des tonnes sur les références à son passé. Cela pourrait être dérangeant ou too much, mais force est de constater que ça a fonctionné sur moi, contre toute attente.

Beaucoup de choses dans cet épisode sont écrites précisément en clin d’œil aux fans de la première heure : la première scène se déroule ainsi sur un ferry, les nouveaux internes se réunissent dans le même couloir que ceux de la première saison, la bande-son est constituée de chansons déjà entendues dans la série, le générique fait son grand retour (enfin), les patients sont de pâles réécritures de nos premiers internes. Le clin d’œil est anecdotique au départ et se développe peu à peu tout au long de l’épisode pour finalement viser les larmes du téléspectateur quand toutes les intrigues permettent de citer les personnages morts ou ayant quitté l’hôpital.

Bien sûr, l’épisode se centre avant tout sur Meredith. Plutôt que de se rendre à la cérémonie de remise du Harper Avery Award qu’elle a toutes les chances de remporter, Meredith de rester aider les patients du jour, victimes d’un accident de fête foraine, mais surtout portraits crachés de Georges et Cristina. Enfin, plus ou moins quand même, mais force est de constater que physiquement, il y a des ressemblances (surtout pour Georges) et que les scénaristes s’amusent à réécrire des personnages que nous avons tous adoré à un moment ou un autre, en leur filant des répliques dignes de ces deux-là. Comme nous sommes dans Grey’s, ils en font aussi un peu trop : ces deux patients sont ainsi… des internes. Sérieusement ?

Le destin de ces deux patients impacte directement Meredith qui se sent une sorte de responsabilité vis-à-vis d’eux. Elle sauve d’abord la vie de bébé Georges avant de s’occuper de bébé Cristina, dont le caractère est clairement le plus visiblement inspiré de Cristina. C’est gros, mais c’est Grey’s, alors ça fonctionne assez bien sur fond de nostalgie. Bien sûr, Meredith parvient à la sauver sans souci et ça lui permet de recevoir son Harper Avery Award, mais à distance. Elle regarde donc la télévision depuis un bloc opératoire où tout le monde la surveille.

C’est Jackson qui accepte le prix à sa place et se permet un discours fort émouvant sur la persistance de Meredith et sa capacité à faire de ses drames personnels un moteur pour avancer. C’est quelque peu énorme qu’un personnage comme Jackson le fasse, parce que dans le fond, c’est un duo que l’on a encore très peu vu dans ces 300 épisodes, mais Jackson semble avoir parfaitement analysé Meredith : il cite ainsi tous les morts de sa vie, et surtout sa mère, son mari et sa sœur, Lexie. Il était temps, j’ai bien cru qu’ils allaient zapper Lexie tellement elle a mis du temps à être abordée dans cet épisode. Forcément, c’est la scène qui ‘a le plus touchée dans l’épisode et les scénaristes en ont profité pour nous ramener une fois de plus Ellis Grey. La boucle semble se boucler pour Meredith dans ce 300e épisode : elle est passée d’interne à chirurgienne talentueuse et respectée, exactement comme sa mère. C’était joli et ça aurait tout à fait pu être une fin de série cette remise de prix, mais j’imagine que pour la fin, ils se garderont en réserve un discours de Meredith (et c’est sûrement pour ça qu’ils ne l’ont pas fait ici).

Assez avare en retour, l’épisode n’oublie tout de même pas d’intégrer un coup de fil de Cristina. Il aurait été sympathique d’avoir au moins une mise sur haut-parleur, mais je chipote – ils n’avaient probablement pas le budget pour ramener Sandra Oh. J’y ai pourtant cru quand j’ai vu cette voiture qui semblait arriver devant les urgences, mais en fait elle devait simplement en partir.

Tout ça ne concernait que l’intrigue Meredith, mais il y a encore tout un tas de choses dans cet épisode. Bébé Georges est en effet confié aux bons soins de Weber et de Bailey, ce qui permet de remuer une fois de plus le couteau dans la plaie. Bailey parle ainsi de la difficulté de son deuil et le duo est poussé une fois de plus sur le devant de la scène. Pour une fois, j’ai bien aimé leurs scènes néanmoins.

Evidemment, les bébés Cristina & Georges sont accompagnés d’une bébé Izzie enceinte qui permet de centrer une partie de l’épisode sur Karev. Celui-ci est affecté par cette Izzie du pauvre, parce qu’elle est quand même loin de ressembler à Katherine Heighl… Et pourtant, il y a de vrais faux airs. C’est excellent car cela permet à tout le monde de retrouver ces personnages pour le 300e épisode sans pour autant avoir à payer les acteurs. Bien joué.

Tout ceci permet de découvrir qu’Alex a fait le deuil de sa relation avec Izzie en l’imaginant heureuse, mariée et maman de trois enfants, chirurgienne… Mieux vaut imaginer qu’être déçu confie-t-il à Jo, un message très clairement adressé aux spectateurs qui, comme moi, aimerait bien la revoir passer faire un tour à l’hôpital. Et en même temps, c’est vrai que si c’est pour la faire venir et disparaître tout aussi vite comme Murphy l’an dernier (mais où est-elle passée ??) ou Teddy cette saison, ce n’est pas la peine.

Voir Alex affecté par cette nouvelle Izzie ne semble pas déranger plus que ça Jo qui se montre étrangement compréhensive là où Alex est encore un peu amoureux de son ex vu comment il en parle. Cela nous indique quand même assez clairement qu’une page est tournée pour Karev et j’attends le moment où Jo lui proposera de faire des enfants maintenant qu’il est introduit clairement par jeu de regards qu’elle en a envie aussi.

Un autre départ marquant pour le casting de Grey’s est bien sûr celui de Mark Sloane, mort après l’accident d’avion, à cheval entre les saisons 8 et 9. À défaut de nous ramener un autre patient (il ne faut pas abuser), c’est Arizona qui se charge de le rappeler à notre bon souvenir en stressant du retour de Sofia pendant l’accouchement de bébé Izzie. C’était sympathique, je trouve, surtout que la relation Mark/Arizona a toujours été compliquée. Et puis, bien sûr, en fin d’épisode, nous avons carrément une photo avec également Callie, ce qui était très bienvenue. Cette dernière a vraiment manqué dans cet épisode hommage, où elle est simplement évoquée par Sofia qui dit que sa mère lui manque à sa deuxième mère. Mouais. Heureusement qu’il y avait la photo.

Il faut dire qu’il n’est pas évident de caser tout le monde en seulement 40 minutes et qu’ils s’en sortent plutôt bien malgré tout. Il restait à aborder le cas Derek et c’est réussi grâce à une nouvelle dispute Owen/Amelia autour d’un patient. Amelia s’énerve qu’Owen décide de ne pas faire le scan crânien d’un patient. Owen pense qu’elle est jalouse de sa relation naissante avec Carina, puisqu’elle les a surpris le matin même. Pourtant, Amelia a bien d’autres choses en tête : son frère est mort parce qu’un médecin moins compétent qu’elle avait décidé de ne pas faire ce scan crânien.

Évidemment, Amelia a raison et le patient a bien un trauma crânien nécessitant une craniotomie qu’elle effectue en une demi-scène. La conclusion est que Derek était quand même un excellent chirurgien et qu’il continue de sauver des vies même dans la mort. Il ne manquait plus qu’un « it was a beautiful day to save a life » pour planter un couteau dans le cœur de tous les fans.

Enfin, tout ce vent de nostalgie qui souffle sur la série ne l’empêche à aucun moment de poursuivre ses intrigues du moment. Ainsi, DeLuca retrouve cette semaine la nouvelle interne, Sam, qui semble être une de ses ex avec laquelle il a une relation destructrice. Si Carina lui dit de se méfier d’elle qui n’est sûrement pas là par hasard, Sam affirme qu’elle n’était pas au courant de la présence d’Andrew dans cet épisode… Du coup, les deux couchent ensemble, étant plus ou moins surpris par Weber et Bailey, d’ailleurs. Cela promet des moments intéressants pour la suite avec une nouvelle intrigue ouverte.

De plus, Bailey est insupportable dans cet épisode avec Ben, à qui elle ne pardonne pas de vouloir changer de métier. C’est du grand Bailey, mais c’est un peu ridicule de la voir se comporter comme une gamine capricieuse avec son mari qu’elle aimerait pouvoir contrôler et qu’elle contrôle donc à l’hôpital en lui filant des cas inintéressants (et flippant en ce qui concerne le clown). Elle se venge aussi en prenant son temps avec l’argent de Jackson, puisqu’elle digère mal le fait qu’il savait la décision de son mari avant elle.

Quant à Jackson, on continue de nous teaser une possible relation avec Maggie, cette dernière servant surtout de tante à Zola dans cet épisode. Zola permet d’évoquer une deuxième fois Derek et le manque de son père, mais aussi le manque de la mère de Maggie et la manière qu’ont les morts de toujours veiller sur les personnages restants. Une jolie morale pour ce 300e épisode qui signe un anniversaire tout de même très réussi et semble plein de promesses pour l’avenir avec une Zola future chirurgienne (bonjour le cliché) et une Sofia de retour. Les deux fillettes grandissent vite hors écran, c’est fou, bientôt elles pourront être des personnages bien plus récurrents !

J’ai donc bien aimé cet épisode qui, s’il est loin d’être parfait, aura réussi efficacement à remuer tout un tas d’émotions et à faire souffler un vent de nostalgie, sans pour autant marquer de vraie pause dans le développement des intrigues. Jolie réussite bien préparée par les premiers épisodes de la saison.

08.jpgÉpisode 8 – Out of Nowhere – 19/20
Actually I’d like to win three. Cause that would drive her crazy.

J’ai rattrapé mon retard de quelques jours dans Grey’s Anatomy, et j’ai bien fait. Je me suis dit que je pouvais bien retarder mon visionnage de l’épisode, comme de toute manière il me faut attendre janvier pour voir la suite. Ce sera difficile. En même temps, c’était une bonne idée d’attendre. Il est dingue, mais légèrement moins qu’How to get away with murder, et comme j’ai commencé par celle-ci, je n’aurais pas supporté le début très lent de Grey’s.

Etoui, cette mi-saison débute avec Ben s’entraînant pour devenir pompier, après avoir obtenu l’accord de Weber. On ne le reverra plus ensuite de tout l’épisode, car sa storyline n’est pas essentielle cette semaine. Maintenant que Meredith a gagné l’Harper Avery Award, elle est forcée de faire quelques interviews qu’elle déteste. Toute cette introduction marque la continuité avec l’épisode précédent, mais ne met pas encore en place l’intrigue à venir.

Jo s’entraîne de son côté pour devenir chef des résidentes : elle l’est en effet devenue et doit s’occuper des bébés internes, qu’elle confie à Meredith, Maggie et Amelia. Cela donne quelques bonnes scènes humoristiques, Meredith choisissant l’interne aux lunettes, le fameux. Elle essaye de ressembler à Bailey, mais ça ne fonctionne pas comme ça, chacun doit trouver son autorité ; c’est une problématique connue de la série (on se rappelle de Kepner qui a dû faire face au même problème).

DeLuca et son interne continuent de coucher ensemble non-stop, mais c’est vite évacué de l’épisode, n’étant qu’une running gag discret : ce n’est pas encore aujourd’hui que nous en saurons plus.

Cet épisode signe aussi le retour des fameuses scènes d’ascenseurs, avec Arizona tombant sur Owen et Carina. Cela lance toute une intrigue où April observe le trio amoureux de loin. Arizona se retrouve forcée de travailler avec Carina, logique comme elles ont la même spécialité. Les voilà donc à s’occuper de l’accouchement le moins crédible de la série et à se rapprocher de nouveau, n’en déplaise à Owen, pas encore informé.

Tous les moniteurs des urgences se mettent ensuite à indiquer que les patients sont morts, ce qui pose bien sûr problème pour l’hôpital et lance enfin l’épisode. Progressivement, les ordinateurs de l’hôpital s’arrêtent eux aussi un à un et les médecins découvrent qu’ils sont tout simplement… hackés.

Forcément, le FBI débarque dans l’hôpital au moment où Bailey demande à son équipe de ne pas paniquer les patients. Bien joué. Cela permet un retour aux dossiers papiers des débuts de la série et qui sont encore utilisés un peu partout dans le monde. Grey’s y a toujours été fort dans la technologie, avec l’apparition des tablettes et de l’utilisation du wifi pour à peu près tout. Cette idée d’épisode est donc bienvenue et tout à fait à la triste mode. En plus, ça donne un rôle à Weber, devenant l’expert connaissant les meilleures méthodes pour soigner les patients grâce à son grand âge. C’est vrai qu’il en a vu des évolutions.

Bailey souhaite payer la rançon, bien sûr, parce que la vie des patients vaut plus que de l’argent. Jackson approuve et souhaite faire un virement, mais bien sûr, le FBI le déconseille fortement. Les docteurs doivent repasser aux vieilles techniques pour tout : pas de téléphone, pas d’analyse, pas de commande de médicaments… C’est la merde.

Et pour tout arranger, c’est ensuite la panne de courant qui affecte tout le monde, à commencer par Meredith qui opère avec caméra. Elle a besoin de sang, mais eh !, les pirates ont aussi changé les codes électroniques des portes menant au sang. C’est juste parfait. Là voilà forcée d’utiliser le sang de son propre assistant, notre fameux interne aux lunettes, après quelques péripéties.

Avery et Maggie partagent quant à eux un patient qui vient de rencontrer sa fille biologique il y a peu. Ils sont forcés de l’embarquer en hélicoptère, mais comme rien ne se passe bien dans l’épisode, il y a des turbulences et ils se retrouvent couverts de sang au moment où ils allaient s’avouer leurs sentiments (et au moment où Bailey appelle Jackson pour qu’il paye la rançon parce qu’il n’y a plus le choix).

L’épisode était vraiment intéressant, j’ai aimé l’idée derrière. Cela change des catastrophes habituelles et est tellement plus réaliste que d’habitude. C’est aussi flippant, parce qu’évidemment que nous sommes tous beaucoup trop accro à la technologie, au point de ne plus savoir comment faire sans. Si cela est valable pour notre quotidien, c’est encore plus vrai pour un hôpital, et encore plus inquiétant, en fait.

Le rythme s’intensifie progressivement tout du long et mène à un excellent cliffhanger que je n’ai pas vu venir du tout : l’ex-mari de Jo débarque à l’hôpital, au moment où elle a entre les mains une info capitale pour sauver la vie de l’enfant qu’Alex est en train de soigner – ou plutôt de tuer à ce moment-là. J’étais spoilé sur le retour de ce cher prof de Glee, mais je ne savais pas du tout dans quel épisode ce serait. Les scénaristes ont l’art du timing, et c’est sorti de nulle part (d’ailleurs, c’est le titre de l’épisode, j’aurais dû m’y attendre). Enfin de nulle part… Maintenant qu’elle est chef des résidents, ça ne devrait même pas m’étonner : tout va trop bien pour elle.

Voilà donc un excellent cliffhanger, attendre janvier va maintenant être beaucoup trop difficile ! Pff, Grey’s en a encore à revendre, et ça continue de m’épater.

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