Grey’s Anatomy – S14E10

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur le dixième épisode de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

10.jpgÉpisode 10 – Personal Jesus – 18/20
David, when world created the world, he also created metaphors.

Un épisode centré sur April ? Quelle belle idée. En plus, le livre de Job, ce n’est pas comme si je m’étais tapé un exposé dessus il y a deux ans. Du coup, ce n’est pas bien rassurant.

Comme prévu, Jo et Alex n’y sont pour rien dans ce qui est arrivé à Stadler, ils étaient au lit et sont contactés parce qu’il avait le numéro de Jo sur lui. Ben tiens. C’est donc April qui s’en occupe, mais rapidement, on comprend qu’elle est débordée aux urgences et aura plein de choses à gérer dans cet épisode.

Déjà, elle comprend enfin que Richard s’est joué d’elle pour en faire un jury du concours afin qu’il puisse participer et pas elle. Vexée, elle tente de revenir sur sa décision, mais Richard ne se laisse pas faire. Ensuite, une femme enceinte débarque aux urgences et est déjà en train d’y accoucher, donc c’est elle qui se charge de faire sortir le bébé du ventre de la maman, avec Helm, la nouvelle interne également sur tous les cas d’April cette semaine.

Une femme enceinte ? Pas n’importe qui, la nouvelle femme de Matthew, l’ex d’April. Bim badaboum. J’ai trouvé l’idée vraiment top, je ne m’y attendais pas, mais ça fonctionne bien. Bien sûr, Arizona n’a jamais rien dit à cause du secret médical, donc les scénaristes s’en sortent rapidement de ce « problème » de la femme qui apparaît avec neuf mois de grossesse derrière elle.

DeLuca fait la gaffe du siècle : il trouve que la femme de Matthew ressemble à April tellement elle est gentille. On peut difficilement faire mieux.

April reçoit ensuite un nouveau patient qui a voulu se couper la main car il se masturbait trop. Sa référence ? La Bible, qui lui dit de se couper la main s’il pèche trop. C’est beau. Finalement, on pouvait  faire mieux et plus drôle. Les deux se mettent à discuter de la Bible en plus, et ça donne d’excellentes répliques.

Carina est appelée à la rescousse pour lui expliquer que la masturbation, ce n’est pas si mal, mais elle ne fait que le traumatiser encore plus quand il se retrouve avec une érection simplement en l’écoutant dire qu’elle se masturbe. Forcément. Cela nous introduit aussi plus clairement le personnage de Vik, un des nouveaux internes que la situation amuse beaucoup – et qui a des répliques bien drôles. Une sorte d’Alex en plus jeune, finalement.

Bien sûr, April fait aussi le check post-accouchement pour la femme de Matthew. Situation gênante bonjour. Ce n’est que le début pour April qui se retrouve à devoir gérer les douleurs vaginales de Karin, parce que oui, elle a tout de même un nom la pauvre.

Evidemment, le pire est qu’elles sont faites pour s’entendre, puisqu’elles citent les mêmes phrases de la Bible. La bonne chose est qu’April peut enfin s’excuser auprès de Matthew, mais en revanche, elle s’abstient de lui annoncer toute la peine de ses dernières années. Matthew est donc persuadé que Dieu a fait pour le mieux avec eux deux, les laissant trouver leur bonheur ailleurs. Outch.

Pour le mieux, oui, mais les douleurs de Karin ne font que s’intensifier tout au long de l’épisode où elle reste aux urgences faute de chambre pour elle.

Ben réapparaît dans cet épisode pour mieux en re-disparaître en ambulance où il s’entraîne à devenir pompier. Il laisse à Bailey le soin de s’occuper des deux ados, mais heureusement, Maggie qui passe par là se sent soudain pousser des ailes à l’idée de leur faire un camp de sciences dans l’hôpital.

Il n’est pas évident de s’occuper d’adolescents, mais dans l’ensemble, elle s’en tire bien. On file quand même des intrigues parfaitement inutiles à Maggie – et c’est flippant de voir le fils de Bailey déjà si grand (mais c’est logique après tout).

Ben et les pompiers amènent ensuite aux urgences un enfant de 12 ans sur lequel des policiers ont tiré, le suspectant de rentrer dans une maison par effraction, alors qu’il disait que c’était la sienne. Ben prévient Bailey & Avery et, le garçon de 12 ans étant noir, on comprend vite qu’il s’agit d’une histoire de racisme. Un sujet tristement à la mode dans les séries.

Cela rajoute du chaos aux urgences, surtout qu’il apparaît rapidement clair que les policiers ont vraiment fait de la merde. Avery s’implique énormément dans l’affaire, « empêchant » les flics de faire leur (mauvais) travail.

Tout cela choque April, surtout quand Jackson se met à raconter son passé et ses confrontations avec des flics racistes. Heureusement, le jeune garçon va bien… jusqu’à ce que son cœur s’arrête. Et contrairement à d’habitude, personne ne reste avec la famille quand ils l’emmènent se faire opérer. April elle-même est finalement laissée de côté pendant l’opération. Elle retourne donc s’occuper de Karin, mais elle est déjà emmenée au bloc elle aussi, où Arizona l’opère. Là aussi, elle est laissée de côté, forcément.

April se retrouve donc à prier, mais forcément, la chapelle est déjà occupée par Matthew. Ah les moments gênants. Quand elle en sort, elle découvre que le gamin de 12 ans est mort. Le discours de Jackson est parfaitement écrit, mais forcément, ils ont eu le temps de préparer ça à merveille et d’y réfléchir plus d’une fois. De même, Bailey et Ben en arrivent à la conclusion horrible devoir enseigner à Tuck comment se comporter face à la police, et surtout comment ne pas se comporter. Comme le souligne très bien Jackson quand il pense que le petit va s’en sortir, la police a enlevé l’enfance du jeune victime de la balle du flic zélé. En fait, ils ont aussi enlevé celle de Tuck, rappelée en début d’épisode quand il s’émerveille de ce que Maggie sait faire.

Techniquement, voir cette scène de Bailey et Ben expliquant comment faire à la télévision permet aussi d’éduquer tous les téléspectateurs, et pas seulement au problème que ça représente d’avoir des flics armés, mais aussi au bon comportement à avoir. Et il devrait être le même pour tout le monde, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Bref. Tout ça m’a paru très bien écrit.

Quant à April… Elle se retrouve à devoir répondre aux questions du patient qui voulait se coupe rla main, des questions sur la Bible. Et si elle s’en sort bien au départ, elle finit par perdre la main (blague voulue, oui) face à son immense crise de foi. Et on sent qu’elle n’en est pas loin.

Pendant ce temps, Arizona mène son enquête post-op et découvre le problème de Karin, mais il est trop tard pour la sauver. Celle-ci meurt à son tour, comme on s’en doutait – comme je m’en doutais – dès le début de l’épisode avec l’histoire de Job patiemment expliquée par April.

En parallèle de tout ça, Paul est toujours dans un sale état, mais Amelia confirme qu’il n’y a pas de lésion fatale. Jenny, sa fiancée, est à l’hôpital, interrogée par les flics, et aperçoit Jo & Alex, ce qui promet de belles emmerdes juridiques pour tout le monde.

En fait, Jenny veut simplement remercier Jo pour ce qu’elle a fait – sauf que ce n’était pas elle non plus. L’écriture est parfaite en tout cas : Bethany Joy Lenz est juste terrifiante de justesse dans le rôle de Jenny, flippée de découvrir la vérité sur Paul et d’avoir eu besoin de quelqu’un pour lui ouvrir les yeux.

La plus mauvaise des idées est ensuite immédiatement exécutée par Jenny et Jo qui vont confronter ensemble Paul pour lui dire ses quatre vérités. Jenny lui explique très clairement qu’elle va le traîner en justice pour tentative de meurtres, qu’elle aura aussi le témoignage de Jo et qu’elle ne veut plus avoir affaire à lui. Il n’en faut pas plus pour énerver Paul qui prend tout cela très personnellement et très mal ; au point de tenter de se lever et de s’éclater la tête contre le lit. C’est vraiment la plus mauvaise des idées.

Du coup, Amelia le considère très probablement en mort cérébrale, même si elle n’est pas encore sûre de ça car il faut un peu de temps pour y arriver. Jo commence à expliquer à Jenny les différentes options à prendre concernant son état – et notamment celui de stopper les machines le maintenant en vie. Bon, je suis un peu déçu de voir cette intrigue si vite expédiée après deux ans d’attente, mais bon, au moins, c’était dans l’ensemble bien écrit. Juste un peu trop précipité, comme la mort de la mère de Maggie l’an dernier.

Meredith veille au grain et rappelle qu’en fait, la décision revient à Jo, qui est sa femme. Difficile de ne pas éclater de rire avec Jo face à cette situation vraiment amenée de manière sympathique dans la série. Heureusement, elle a Alex avec elle. Quant à Jenny, elle déclare qu’elle aurait préféré l’humilier devant tout le monde.

Finalement, Jo prend la décision de donner ses organes, étant bien contente de découvrir que certains d’entre eux vont sauver des petites filles. Sa joie n’est pas partagée par April, même pas tenu au courant du connard qu’il est. Quand elle apprend sa mort, elle découvre qu’elle a perdu tous les patients de sa journée, sauf celui qui voulait se couper la main. La crise de foi d’April est terrible à voir, et ça me rappelle de très bons épisodes de la saison 8 avant qu’ils ne partent en roue libre sur toute l’intrigue de son personnage.

Durant les six saisons qui ont suivi, il s’en est passé des choses pour elle, mais elle se retrouve finalement à douter de sa foi une fois de plus ; et ça la conduit dans un bar, où elle couche avec le premier venu ; premier venu qui est évidemment Vik, parce que qui est-ce que ça pourrait être d’autre ? On est devant Grey’s après tout.

Cette conclusion m’a plu et j’espère que la série prendra le temps de s’occuper d’April par la suite, de s’en occuper et de la faire retrouver son optimisme en la vie. Le doute est normal – il est même sain ; mais il faut voir à ne pas aller trop loin non plus. J’aime ce genre d’exploration d’un personnage, mais je n’ai pas envie qu’on perde encore un peu plus Kepner ; ça fait déjà longtemps qu’elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Je ne veux pas que ça continue trop longtemps.

 

HTGAWM – S04E10

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 10 de la saison 4 d’HTGAWM.

10.jpgÉpisode 10 – All We Did Was For Nothing – 16/20
You want to end up the next dead body around here?

Oui, je manquais un peu de temps cette semaine pour voir le TGIT en entier et, pour une fois, j’ai mis la priorité sur cette série… On se demande bien pourquoi, ce n’est pas comme si elle était beaucoup plus prenante et me rendait beaucoup plus fou que les autres… ah ben si, en fait. Bref, mes critiques des deux autres séries viendront plus tard ce soir si tout va bien. En attendant, concentrons-nous sur celle-ci.

Laurel est toujours traumatisée par ce qui lui est arrivé. Elle a pourtant la chance d’avoir un bel écran HD dans sa chambre et un héritage à venir qui promet d’être un beau pactole. En effet, la fusion Antares a eu lieu, ce qui fait de Mr Castillo la tête d’un très joli business.

Du coup, Oliver est en pleine dépression alors que Michaela a tenté de contacter Tegan, une action complétement idiote qui met tout le monde en danger plus qu’autre chose. Toujours dans l’introduction, Bonnie assure au procureur qu’elle l’a protégé lui plus qu’elle n’a protégé Asher, car ce dernier avait des infos compromettantes sur la vengeance du procureur envers Annalise l’an dernier, et que ça aurait pu poser problème pour sa campagne électorale. Elle semble réussir à s’en tirer avec ça.

De son côté, Annalise demande à Michaela de surveiller Laurel qui ne peut pas sortir de l’hôpital à cause des médecins. Cela offre de bonnes scènes pour le duo d’amis où Laurel manipule complètement Michaela. Plus ça va, plus j’ai l’impression que les scénaristes vont nous pondre que Laurel est la grande méchante de l’histoire – une théorie qui m’est apparue depuis la semaine dernière.

Bon, en tout cas, Laurel fait ce qu’elle peut pour récupérer son bébé, mais Annalise lui met des bâtons dans les roues plutôt que de l’aider. Après tout, Laurel a bien ramené un flingue dans une soirée professionnelle, elle n’est peut-être pas si nette que ça… Et même Michaela y croit.

Les choses sont assez claires pour la suite de la série avec un procès à venir pour que Laurel récupère le bébé et Annalise qui réembauche tous ses étudiants sur son affaire du début de saison, que j’avais totalement oublié il faut bien le dire. Pendant qu’ils travaillent pour elle à chercher les cas qui pourraient être réexaminés, elle se rend chez Wes pour fouiller ses affaires et tenter de comprendre le lien logique entre lui et Dominick. Elle est surtout en pleine dépression elle aussi.

L’ensemble de l’épisode était bourré de flashbacks de ce qu’il s’est passé avant dans la série. Ce n’était pas toujours super utile, mais ça fait du bien qu’ils nous aident un peu à nous rappeler les relations chaotiques de la série qui avancent (trop) vite par moments. Et puis… Revoir Wes, quelle horreur, quelle tristesse, ça fonctionne toujours autant côté nostalgie.

Frank a conservé le téléphone de Dominick, soit disant intraçable car lié à Antares. Il se débarrasse ensuite du corps dans une casse de voiture, mais toujours pas du téléphone, malgré les conseils d’Annalise de le faire. Et non seulement il ne s’en débarrasse pas, mais en plus il prend le temps de le recharger, parce que je ne connais pas de téléphone capable de durer aussi longtemps sur la batterie, hein. À moins d’être flambant neuf, certes, mais on parle de 48 bonnes heures minimum vu l’épisode. Enfin bref.

L’épisode part ensuite dans tous les sens, comme toujours, avec Annalise demandant l’aide de Nate pour retrouver le disque dur Antares et Frank allant voir Bonnie pour je ne sais trop quelle raison. Bien sûr, Bonnie déteste toujours Frank donc c’est de toute façon un coup pour rien. Ah et ce dernier aimerait prévenir Laurel des relations entre son ex et Dominick, mais Annalise l’en empêche à plusieurs reprises, pour garder cette révélation en fin d’épisode.

En tout cas, le téléphone de Dominick révèle à Frank et Annalise que le procureur était lui aussi en lien avec le tueur de Wes, donc avec le père de Laurel. Au moins, si tout est lié, ça va aider à mieux comprendre le bordel que c’est ; mais je suis pressé que tout le puzzle soit mis en place parce que là pour l’instant, les vraies intentions du père de Laurel restent floues.

Annalise se rend ensuite chez Bonnie afin de s’excuser, sur les bons conseils de Frank. Elle a aussi désespérément besoin de vodka, mais bon, on ne va pas trop en parler. Je n’ai jamais trop compris cette relation Bonnie/Annalise, il faut bien le dire, mais j’ai bien aimé malgré tout cette scène d’explications entre les deux. Bonnie reconnaît enfin qu’elle n’est pas heureuse, et ça fait trois saisons que ça crève l’écran alors ça fait du bien… J’espère juste qu’elle parviendra à avancer un peu dans sa vie maintenant que l’abcès est crevé. Il lui reste aussi à reconnaître que partout où elle va, elle aime devenir le chien de service – parce que dans cet épisode, elle fait tout pour être dans les bonnes grâces du procureur, au point que c’en est suspect pour lui.

Ainsi, ce dernier se rend en fin d’épisode prévenir Mr Castillo que Bonnie va leur poser problème. Bon, voilà donc que la série se met à mettre en danger Bonnie. Allez, pourquoi pas.

En parallèle de tout ça, Nate continue de renseigner Asher sur l’avancée de l’enquête, et elle ne prend pas une bonne tournure pour lui. Après tout, plusieurs témoins l’ont vu s’embrouiller avec Simon pendant la soirée. Asher lui affirme que Tegan ne croit pas en leur mensonge – Nate rend donc visite à Tegan pour obtenir plus d’infos, mais elle est plus maline que ça et c’est un coup pour rien. En fin d’épisode, Michaela, blessée par le silence de Tegan, se rend la voir sur un parking pour parler de tout ça.

En toute logique, Tegan l’envoie bouler et lui dit qu’elle est complétement inconsciente. Bien sûr, c’est le cas, mais moi, je vois surtout que Michaela est toujours censée bosser pour elle, donc en fait, c’est plutôt leur silence et les distances qu’elles ont prises du jour au lendemain qui sont louches. Enfin bon, admettons.

Bien avant tout ça (je vous jure que ma critique tente de suivre une construction logique sur l’ensemble des intrigues, mais logique ne rime pas avec chronologique dans cette série), Michaela finit par avouer à Annalise & Frank que Laurel a accouché à cause d’un coup que Laurel a reçu de Frank – ce qu’elle vient juste d’apprendre, mais qui avait aussi été montré en flashback dans l’épisode 8. Nous avons donc là une confirmation que Laurel ne s’est pas mise en danger plus que ça concernant son accouchement. Du coup, j’ai envie de croire Laurel, mais c’est un personnage tellement mystérieux et la série nous en a fait voir tellement de toutes les couleurs que je n’ai plus confiance. Bon, en tout cas, ça suffit à convaincre à Annalise que Laurel n’est pas si perchée que ça (hum). Annalise retourne ainsi voir Isaac pour lui demander de s’occuper de Laurel.

Dans la conversation, elle reconnaît enfin qu’elle ne fait pas tout ça pour Laurel, mais pour elle-même, afin d’être sauvée. Cela suffit à ce qu’Isaac fasse l’évaluation d’une Laurel tellement hantée par son passé qu’elle s’imagine un Wes se réveillant à la morgue.

Comme j’imagine mal la série avoir payé l’acteur pour une si petite scène, j’imagine que le plan a été tourné l’an dernier, confirmant que les scénaristes ont envisagé de garder Wes en vie. Purée, si c’est le cas, ils vont devoir la jouer très fine niveau crédibilité. Même en y réfléchissant bien, on a vu Dominick étrangler Wes jusqu’à son dernier soupir. Si encore il n’avait eu que sa piqûre et les flammes, je ne dis pas, mais là, il est mort de chez mort.

Bon, après, j’ai bien continué une série qui a ramené des morts un personnage ayant eu la tête coupée et un autre qui était en phase terminale alors que je n’ai jamais eu d’explications satisfaisantes sur le sujet, alors à côté, Wes, ce serait pas si choquant.

Nous n’en sommes pas là et je n’ai pas envie d’espérer son retour, surtout qu’il coûterait cher à la production du côté du maquillage. Revenons-en à cet épisode, donc, avec Connor babysittant Oliver pendant tout l’épisode. La relation de ces deux-là est vraiment en train de s’engouffrer dans une très mauvaise passe. Autant l’an dernier je militais pour qu’ils restent/se remettent ensemble, autant cette année, je crois qu’ils se font plus de mal qu’autre chose l’un et l’autre.

Connor couve autant que possible un Oliver qui aurait plutôt besoin d’une douche froide ; ce qu’Annalise a très bien compris. En effet, il n’arrête pas de se morfondre sur l’état de Simon, parce qu’il se sent responsable. En soi, on serait dans la réalité, je ne dis pas, mais là, on est dans une série, il faut donc qu’il se reprenne.

Surtout que Connor a beau le surveiller 24h/24 dès qu’il a le dos tourné, Oliver s’enfuit et se rend à l’hôpital. Là-bas, se fait passer pour le petit ami de Simon et lui rend visite. Il peut enfin s’excuser pour ce qu’il a fait, mais soyons honnêtes, il est de plus en plus chiant dans cet épisode Oliver.

Connor et Asher le retrouve vite et c’est ce dernier qui reste avec Oli et Simon plutôt que Connor. C’est l’une des rares fois où j’ai bien aimé Asher qui a une vraie conversation utile avec Oliver, sur la culpabilité et toutes les horribles actions de leur passé. L’air de rien, on oublie vite tout ce qu’il s’est passé auparavant en fait.

Après tout ça, le gang a droit à une scène tous ensemble dans la chambre de Laurel. Cela faisait longtemps que tous les personnages n’avaient pas été réunis dans la même pièce sans Annalise et ça fonctionnait bien de les voir travailler ensemble à une solution pour sortir Laurel de l’hôpital.

C’est donc Michaela qui l’a trouvé en allant voir Annalise pour lui révéler les infos qu’elle avait su l’accouchement prématuré. Ainsi, Laurel peut quitter l’hôpital grâce à Isaac, convaincu par Annalise, elle-même convaincue par Michaela, elle-même convaincue par Laurel. Le tout en 40 minutes top chrono et avec tout le reste des intrigues.

Toutefois, les choses se passeraient beaucoup trop bien pour une fin d’épisode si Laurel était simplement libérée de l’hôpital (oui, oui, libérée, elle s’y sentait en prison). Le téléphone de Dominick se met donc une fois de plus à sonner dans la poche de Frank. Laurel découvre ainsi le message de Wes sur le portable et… décroche le téléphone quand il sonne, car elle sait qu’il s’agit de sa mère. Alors… OK, mais ça reste un acte de folie pure de décrocher le téléphone de Dominick, non ? Sachant qu’il a disparu, il aurait mieux valu ne rien faire. Mais bon, Laurel est juste cinglée, je crois.

Et puis, ça tombe bien, sa mère aussi nous a été présentée comme cinglée pendant tout l’épisode. Quant à la révélation sur le fait que Wes et Dominick étaient potes, elle a l’air de s’en préoccuper à peu près autant que de son premier mec (mais si, souvenez-vous, il s’appelait Kan et servait tellement à rien qu’il est aujourd’hui un des personnages principaux de The Magicians – Penny, pour ceux ayant vraiment tout oublié). C’est louche, c’est comme si elle le savait déjà, quoi…

Au milieu de tout ça, Asher, Oliver et Connor font aussi une découverte totalement inattendue dans les dossiers des prisonniers demandant qu’on réévalue leur peine. Je ne vois pas bien le rôle de cet énième rebondissement pour le moment, mais voilà, il y a un certain Nate Lahey parmi ceux-ci. Et ça tombe bien, la série nous a rappelé subtilement en milieu d’épisode que le nom de famille de Nate était Lahey. Oui, les scénaristes nous balancent ça au milieu du reste, juste pour le plaisir, je crois, mais le père de Nate est en prison et demande l’aide d’Annalise pour en sortir (ou alors Nate a une fausse identité, mais ça me paraît moins logique).

Bref, j’ai mal à la tête, quoi.

Scandal – S07E08 : Robin

Spoilers 

Ci-dessous ma critique du huitième épisode de la dernière saison de Scandal.

08.jpgÉpisode 8 – Robin – 14/20
Quinn’s dead. I’m great.

Eli a bien tué quelqu’un, mais s’agit-il de Quinn ? Rien n’est moins sûr. Je disais ce matin que je voulais voir son cadavre pour y croire, et comme par hasard, on ne voit qu’une oreille. En tout cas, clairement, on nous indique qu’elle est morte avec Eli qui explose la voiture dans laquelle elle est censée se trouver.

Tout QPA apprend sa mort, et il n’y a que peu de doutes : sa robe est cramée, il y a des dents, des cheveux, de l’ADN qui confirme qu’elle est morte, que son bébé, une petite fille qu’ils allaient nommer Robin, est mort aussi. Et je n’y crois toujours pas. Ce n’est pas la présence de Mellie comme soutien pour leur deuil qui va m’aider à y croire non plus. Très franchement, si Quinn est morte, ils ont gâché la dernière saison car le doute va rester jusqu’à la fin de la série simplement parce qu’ils n’ont pas embauché l’actrice pour un plan où elle jouerait la morte. Bon, ils ont pu la tuer aussi pour laisser l’actrice s’occuper de son enfant, vous me direz, mais non, je n’y crois pas et je n’y ai pas cru une seule seconde dans l’épisode. Ils m’ont à la rigueur fait douter à un moment, je vais y revenir, mais dans l’ensemble, c’est Scandal et elle est probablement encore en vie.

Si Quinn n’est pas morte, alors tout cet épisode est parfaitement inutile, puisque nous suivons les personnages organiser son enterrement. C’est un épisode lourd à voir, donc, et si tout ça n’est pour rien, c’est fort dommage, si c’est pour le deuil du seul personnage qui valait encore le coup dans cette série, c’est dommage aussi parce que je n’y crois pas et que tout tombe à plat. Hum. Comment ça, les étapes du deuil commencent par le déni ?

Huck est lui aussi dans le déni, à lire le rapport d’autopsie et à venir parler à son cadavre brûlé. Bon, il arrive vite dans la deuxième phase de deuil : la colère, où il promet de la venger.

Le grand problème d’Olivia dans cet épisode est d’écrire un éloge funèbre à Quinn. Elle blâme Fitz pour tout ce qui est arrivé (tellement plus simple que de s’en vouloir) et se noie dans le vin rouge.

Huck mène donc son enquête sur la mort de Quinn et il est rapidement sur la bonne piste grâce au cadeau qu’Olivia avait fait à Quinn et qui est sur le cadavre retrouvé. Tout est fait pour qu’on y croit, donc, mais je n’y suis toujours pas.

Huck se confie à Abby qui le traite de cinglé quand il accuse Olivia d’avoir tué Quinn. Il se rend ensuite auprès de… Fitz ? Ok. Son but est de faire ouvrir les yeux à Fitz sur les changements de comportement d’Olivia, et surtout d’obtenir confirmation qu’elle a bien changé.

Il se rend ensuite à une réunion d’alcoolique anonyme pour que quelqu’un l’empêche de reprendre la torture et le meurtre comme activités. Moi, je le laisse faire comme il veut, surtout s’il veut s’en prendre à Olivia.

Toujours incapable d’écrire la moindre ligne pour Quinn, Olivia justement se rend dans son bureau de QPA pour tenter de trouver l’inspiration. Elle se retrouve ainsi face à face avec Huck, qui a un flingue dans la main. Elle est bourrée, il la croit coupable, elle pète un câble sur l’expression gladiateurs et sur le fait que ceux-ci n’étaient que du divertissement, y compris quand ils mourraient (on croirait presque du méta) et… Il est incapable de la tuer, ou au moins de l’interroger à sa manière sur ses doutes. Bordel, c’est votre dernière saison, faites quelque chose !

Abby gère son deuil comme elle peut et ce n’est pas très bien qu’elle le fait. Elle est chargée de récupérer les cendres de Quinn et son bébé, mais se retrouve coincée avec, incapable de reprendre le volant avec.

Bon, la cérémonie d’adieu est touchante, parce que le discours d’Olivia est superbe, comme toujours. Bien sûr, on nous dit qu’elle l’improvise, mais il est merveilleusement juste. Les performances très justes des acteurs sont extrêmement bien aidées par des flashbacks de leur première rencontre avec Quinn, sauf pour Abby qui se souvient de sa décision d’avoir un bébé, pour David qui se souvient mieux de la série que moi, pour Jake qui se rappelle la fois où elle a craqué d’apprendre qu’Olivia est en vie, pour Olivia qui se souvient lui avoir donné OPA. De jolis flashbacks qui mettent bien en avant le personnage de Quinn et rendent tout tristes de se dire qu’on ne la verra plus, donc. Des flashbacks qui m’ont légèrement fait douter, mais pas assez pour que j’en revienne rapidement à ma conviction première.

Les cendres ? Dispersées dans des balles qu’ils tirent dans une forêt. Et si c’est illégal, c’est en tout cas une jolie idée pour le personnage.

QPA passe la soirée à boire en souvenir de Quinn. Voilà qui est au moins crédible. Huck refuse toutefois de se retrouver dans la même pièce qu’Olivia quand Abby dit l’avoir invitée. Toutefois, Olivia ne se rend pas à QPA, mais chez Fitz, rongée par la culpabilité. Elle lui demande juste une nuit en sa compagnie, pour faire passer les choses. Très honnêtement, une scène Olitz à ce stade la série et dans cet épisode où Olivia serait responsable de la mort de Quinn, c’est juste non. Et même si elle ne l’a pas tué, c’est non quand même, parce qu’elle pense l’avoir tuée.

Histoire d’en rajouter encore une couche, Charlie n’ose pas rentrer chez lui parce qu’il y a encore trop de choses appartenant au futur bébé. En démontant le berceau pour l’aider, Abby et David trouvent une clé USB. Voilà qui relancera la série. Déprimé, Charlie rend une visite à Eli pour qu’il lui redonne du travail, parce qu’il en a besoin… et on y revient juste après.

De son côté, Cyrus se fait larguer et soupçonne Jake d’être responsable de cette rupture. Qui s’en fout ? Moi, clairement. Il passe son épisode à tenter de le récupérer et d’avoir des explications – mais si Quinn est vraiment morte, quel est l’intérêt de perdre du temps avec cette sous-intrigue dans un épisode hommage, hein ?

Oh et sans aucune logique, Eli récupère malgré tout les os de ses dinosaures. Son moyen de pression était Quinn. Il a tué Quinn. Pourquoi Olivia lui rendrait ce qu’il veut ? Où est la putain de logique ? Cette série aura mes nerfs, je vous jure, elle devrait pourtant se venger et ne pas lui rendre, non ?

Je n’aime pas cet épisode. En ce qui me concerne, le doute sur la survie possible de Quinn va persister jusqu’à la fin de la série s’ils l’ont vraiment tuée (mais ça n’en prend pas la direction, donc). Je ne vois pas l’intérêt de la tuer à ce stade de la série – et surtout, je ne vois pas l’intérêt de le faire hors écran ; en tuant également son bébé. Du coup, je n’y  ai pas cru.

Ils ont tout fait pour me convaincre, et c’est un déni totalement irrationnel dû à un trop grand nombre de résurrections miracles dans de trop nombreuses séries, alors ça m’a gâché ces 40 minutes très bien jouées par ailleurs. L’épisode était donc triste, mais je n’ai pas réussi à accrocher, soit parce que j’étais dans le déni, soit parce que j’ai vu trop clair dans le plan des scénaristes.

Et le cliffhanger semble suggérer la deuxième option, puisque Charlie découvre une petite fille dans un berceau chez Eli. Celui-ci refuse de dire à qui est l’enfant, et Charlie s’énerve, tentant de tuer son ancien patron. Si seulement il y arrivait. Mais non. Si seulement Quinn débarquait. Mais non. L’épisode se conclue au moment le plus intéressant ; et je suis à peu près sûr que Quinn est encore en vie. Du coup, tout ça pour ça ? Humph, oui.

On va dire que j’ai douté un peu avec les flashbacks. Vite fait. Il y a un sérieux problème d’écriture dans cet épisode, c’était un bel hommage, mais à aucun moment je n’y ai cru ; donc ils se sont plantés quelque part – ou j’ai juste vu trop de séries, c’est possible aussi.

Grey’s Anatomy – S14E09

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur le neuvième épisode de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

09.jpgÉpisode 9 – 1-800-799-7233 – 17/20
You are Jo WilsonI know exactly who you are.

La série est enfin de retour après un cliffhanger de dingue, mais elle revient avec un titre imbuvable pour moi qui veut juste faire une critique tranquillement, oh. Pendant la pause, Ellen Pompeo a renégocié son contrat et a accepté de rester dans la série jusqu’en saison 16 si ABC a envie de la renouveler. C’est une bonne nouvelle, mais je ne me suis pas laissé distraire pour ces 40 minutes (c’est trop court).

Paul est de retour dans la vie de Jo/Brooke, mais la bonne nouvelle c’est qu’il est fiancé. Enfin, bonne nouvelle, ça dépend pour qui, parce que je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose pour elle, mais au moins, ça libère Jo de son emprise.

Cette dernière est complétement paralysée par cette arrivée, donnant une énorme sensation de frustration à cette première scène, qui est la première de Bethany Joy Lenz dans la série. Et oui, l’actrice est la nouvelle fiancée de Paul Stadler, qui est aussi une star de la médecine et qui a aussi connu une attaque de hackers à Alexandria.

Du coup, Richard est heureux de l’embaucher pour la journée alors qu’Arizona fait sa fangirl avec. Dur.

Pendant ce temps, Alex n’a aucune idée de ce que vit Jo, mais il est forcé d’amener son patient au bloc. En se préparant, il tombe sur Paul et s’inquiète immédiatement pour Jo, qu’il envoie chercher. Celle-ci est occupée à faire une crise de panique, ce qui ne simplifie la vie de Helm, une des nouvelles internes qu’Alex envoie la chercher. Les nouveaux internes, hormis Sam, continuent donc d’être exploités comme éléments comiques plutôt qu’autre chose.

Sam ? Puisqu’elle ne dort plus, elle raconte n’importe quoi – paniquant les patients plus qu’autre chose. Weber demande donc à Deluca de s’en occuper, parce que tout le monde les a entendus coucher ensemble à l’hôpital. Si c’était marrant comme scène, j’ai du mal avec le personnage de Weber aussi décomplexé sur le sujet alors qu’il est censé être leur supérieur. Certes, il n’est plus chef, mais tout de même.

Bref, Sam & Deluca ont une rapide sous-intrigue où ils décident de lutter contre leurs pulsions… pour mieux se retrouver à travailler ensemble sous les ordres d’Amelia en fin d’épisode. Celle-ci a bien l’intention de remporter le concours organisé par Bailey.

En attendant, Bailey est loin de penser à son concours durant cet épisode puisque les hackers continuent de s’amuser avec l’hôpital, en augmentant par exemple le chauffage. Quand Parker, un médecin dont nous n’avons quasiment jamais entendu parler auparavant mais fait lui aussi parti des nouveaux internes, lui suggère de demander aux informaticiens de faire quelque chose, Bailey lui demande tout simplement de s’en occuper lui-même.

Dès lors, nous suivons Parker tout au long de l’épisode, même si parfois à l’arrière-plan, résoudre les problèmes de l’hôpital. Alors que Carina et Arizona parlent des recherches Tinder de cette dernière, lui utilise ainsi un défibrillateur pour ouvrir les portes coincées par les codes électriques. Cela fonctionne, même si je ne suis pas certain de la véracité de la chose.

C’est une bonne solution sortie de nulle part, ce Parker. Bailey décide donc de lui faire confiance malgré son passé de criminel, qu’il lui avoue en cours de route, et s’en sert pour court-circuiter le FBI, rien que ça. Criminel ? Oui, Parker n’a plus le droit de toucher à un ordinateur, ni d’aider qui que ce soit à le faire. Bon, ça, c’est la théorie. En pratique, Bailey souhaite juste savoir ce qu’il a fait avant de lui demander de s’occuper du réseau de l’hôpital. En effet, le FBI veut surtout procéder à des arrestations, pas forcément réparer tout de suite l’hôpital.

Parker résout donc la situation, mais Bailey est encore sceptique sur la raison pour laquelle il a hacké le gouvernement pour changer son permis de conduire. Il lui révèle alors que c’était pour changer son sexe sur son permis. S’il est fier de sa transition sexuelle, il préfère en effet que les gens apprennent à le connaître avant de révéler qu’il était une femme auparavant.

Wow. Très franchement, c’est magistralement écrit et Grey’s Anatomy réussit parfaitement son coup avec cette révélation. Pas un instant je n’ai vu venir ce rebondissement ; et en plus, l’acteur qui joue Parker est lui-même un transexuel. Côté représentation et intégration, Grey’s a toujours fait du bon boulot (Callie, quoi), mais là, je crois que c’est tout simplement une des meilleures scènes que j’ai pu voir sur le sujet – surtout que la révélation vient au moment où tout l’hôpital applaudit le retour du contrôle des machines de l’hôpital, et donc Parker. Bref, les connaissances informatiques et solutions miracles de Parker faisaient un peu MacGyver par moment, mais ça valait le coup.

Cela dit, avant que Parker ne répare tout ça, l’opération de Meredith continue de partir en vrille, avec Schmitt, hilarant, qui finit par s’évanouir et vomir sur la patiente à cause de son don du sang. Heureusement, Paul débarque à temps et sauve la patiente de Meredith en apportant une deuxième paire de mains utiles. Meredith ne découvre son nom qu’après coup… Elle ne le vit pas très bien, puisqu’elle sait très bien qu’il est l’ex de Jo et elle n’hésite pas à lui dire.

Loin de se dégonfler, Paul lui raconte alors sa vérité sur sa relation avec Jo, et ça fait froid dans le dos, parce qu’il est carrément crédible. Autant je n’étais pas convaincu de voir qu’ils avaient embauché notre cher Will de Glee pour le rôle, autant je reconnais qu’il maîtrise parfaitement ce personnage glaçant. Cachée dans la galerie, Jo l’entend dire qu’elle s’est barrée avec son argent et qu’elle ment à tout le monde.

Les détracteurs pourront une fois de plus dire de Jo qu’elle n’est qu’une pleurnicheuse, mais j’ai trouvé l’ensemble de cette intrigue vraiment joué à merveille, des réactions de Jo qui finit totalement apeurée (et transmet sa peur) à Paul qui fait froid dans le dos, en passant par les inquiétudes et la haine d’Alex ou les réactions parfaites de Meredith. En fait, c’est ce qui m’a le plus plu : les réactions de Meredith. C’est rare que j’aime vraiment ce personnage alors autant le souligner.

Meredith empêche Alex de se retrouver dans la même pièce que Paul, mais Jo veut malgré tout signer les papiers du divorce, c’est avec Meredith qu’elle le fait. Cette dernière gère donc comme il faut, pensant même à récupérer les papiers du divorce avant que Paul ne les prenne, pour être sûr que ce soit bien traité (et peut-être aussi pour les relire, parce que c’est bien de lire avant de signer, Jo, hein).

Tout pourrait s’arrêter là, mais Jo n’est pas satisfaite quand elle voit Paul retrouver sa fiancée. Elle ne veut surtout pas la laisser s’embarquer dans un mariage avec ce taré, et utilise Arizona pour occuper Paul et parler à sa nouvelle fiancée. Et celle-ci confirme clairement les dires de Jo, c’est horrible. La tension était là, en tout cas, et le passé de Jo vraiment bien exploitée. La maltraitance dont elle part sonne terriblement juste, et crédible, et donc c’est horrible parce que oui, ça arrive ce genre de chose.

Arizona gère parfaitement le rôle de la chirurgienne qui drague Paul et l’attire loin de sa fiancée, c’en était drôle – et un peu inquiétant pour elle quand même, parce qu’elle prend des risques à faire un truc pareil. Quant à Meredith, elle continue de jouer les anges gardiens auprès de Jo, surveillant qu’elle ne se fasse pas surprendre.

Comme Jo donne son numéro à la fiancée de Paul, je me suis douté qu’on ne pourrait pas en rester là. C’était trop simple. Et effectivement, Paul apprend que sa fiancée a parlé à Jo et il ne le vit pas très bien. Il revient la torturer psychologiquement, lui rappeler qu’il est encore là, qu’elle n’est qu’une menteuse et surtout lui dire qu’il conserve son numéro. Quand Alex l’apprend, on sent bien qu’il bout intérieurement et quand Jo dit qu’elle aimerait que Paul soit mort, on voit bien qu’il l’envisage – ce qui effraie Meredith.

C’est donc sans surprise que le cliffhanger de cet épisode voit Paul s’être fait renverser par une voiture. Jo et Alex le regarde se faire soigner à travers une vitre de l’hôpital, et Meredith, qui arrive comme par hasard sans avoir fait son traditionnel covoiturage avec Alex, leur demande ce qu’ils ont fait. Sans aller trop vite en conclusion, moi, je soupçonne plutôt sa nouvelle fiancée ou quelqu’un qu’on ne connaît pas encore. On verra bien, mais j’espère vraiment qu’Alex et Jo n’y sont pour rien. En tout cas, avoir Paul en patient dans l’hôpital ne va pas arranger les affaires de tout le monde.

J’aurais presque envie d’arrêter la critique là, mais il me reste à traiter une sous-intrigue qui voit Kepner et Weber travailler ensemble avec brio et gérer l’absence de l’informatique avec des post-it. Très franchement, cette intrigue semblait être là pour combler l’épisode et Richard se débarrasse de l’organisation du concours de Bailey en demandant à April de le faire. Mouais.

Enfin, Maggie et Jackson arrivent dans l’autre hôpital et sauvent leur patient sans mal, tout en gardant son sang partout sur eux (et en eux, apparemment). Tout cela les mène droit à une douche, forcément et comme par hasard, où ils sont, comme par hasard, dans le même vestiaire. Ils se retrouvent donc l’un et l’autre en serviette à attendre de pouvoir récupérer leur vêtement plein de sang et les affaires de cet autre hôpital.

Quand Jackson récupère son téléphone, il a 27 appels manqués de Bailey, rien que ça, mais finalement, il a bien fait de ne pas les prendre, puisqu’elle a géré le piratage de l’hôpital avec Parker. Je me demande si on verra quelques conséquences de ce piratage par la suite, que ce soit du côté de la mauvaise pub que ça donne à l’hôpital ou du FBI qui devrait se demander ce qu’il s’est passé.

Quant à Jackson & Maggie, on fait un pas en avant avec Maggie qui reconnaît fantasmer sur lui et vouloir plus, mais aussi deux pas en arrière quand elle lui dit que leur situation familiale est trop compliquée (tu m’étonnes) et qu’elle se rend à son rencard Tinder avec Clive.

Ah la la, Tinder et Grey’s Anatomy, on sent qu’elle évolue avec son temps tout de même, ça aurait été tellement improbable au début de la série – Facebook n’existait même pas à l’époque hein ! Plus concrètement, ce retour était bon mais ce n’était pas le meilleur épisode de la saison, loin de là. Je n’ai pas accroché à l’intrigue Jackson/Maggie et je trouve que la série n’a pas réussi aussi bien que d’habitude à donner un rôle à tout le monde. Je pense que la pause n’aide pas : ce double épisode est excellent si on l’enchaîne, mais comme j’ai eu quelques mois entre les deux épisodes, j’ai l’impression que certains personnages sont trop de côté. Bon, ça reste une excellente note toutefois.