Ce que c’est que le #TGIT

Salut les sériephiles !

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C’est jeudi et je ne vois pas meilleur jour pour sortir cet article définition un peu particulier. En effet, pour une fois, on ne va pas faire le tour d’un terme technique, mais d’un titre marketing de la chaîne ABC. Le #TGIT… Parfois, j’ai l’impression que ce n’est plus à présenter, et parfois, on me demande ce que ça veut dire depuis que c’est dans le compteur à gauche de cette page. Il n’en fallait pas beaucoup plus pour me donner envie de faire un article, c’est parti !

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Alors c’est quoi exactement le #TGIT ? Cela signifie « Thanks God It’s Thursday », « merci mon dieu on est jeudi », et c’est une opération marketing de la chaîne américaine ABC, notre équivalent du TF1 français si je fais des comparaisons franchement douteuses. Pourquoi un tel titre ? Et bien, parce que le jeudi soir sur ABC, c’est la soirée drama et plus particulièrement, la soirée des séries du Shondaland, connue pour être les derniers gros cartons d’audience de la chaîne depuis quelques années. Pas étonnant que la chaîne fasse une promo de dingue autour de cette soirée !

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C’est quoi ce nom ? C’est un détournement de l’acronyme américain « TGIF », « merci mon dieu c’est vendredi » et le week-end arrive. En France, elle a été popularisée par Katy Perry, mais dans les pays anglophones, elle est extrêmement connue et il existe même une chaîne de restauration qui porte ce nom.

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C’est l’éclate, quoi !

Quelle origine ? Difficile de remonter aux origines de l’expression, mais en tout cas, ABC l’utilisait dès 1989. À l’époque, c’était bien un TGIF : une soirée comédie qui cartonnait avec Family Matters ou Full House (La Vie de famille et La Fête à la maison). En toute logique, quand la chaîne a découvert que ses jeudis soirs rapportaient soudainement plus d’audience que les vendredis, il a été décidé de changer tout ça. Il est à noter que la soirée comédie continuait d’exister jusqu’à l’an dernier le vendredi et malgré une pause de trois ans (2000-2003), mais qu’elle est désormais oubliée au profit d’une soirée fourre-tout de tout ce qui ne fonctionne plus ou pas (The Inhumans, Once Upon a Time et, malheureusement, Agents of S.H.I.E.L.D). La chaîne tente de se réinventer depuis l’an dernier, cherchant une stratégie pour faire remonter les audiences…

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L’effet sur ma personne quand j’ai découvert la nouvelle case d’Agents of S.H.I.E.L.D.

Ce n’est que pour la saison 2014-15, donc il y a trois ans, qu’ABC a renommé ses jeudis soirs ainsi. Pourtant, la promo a été si intensive pour quiconque suit Grey’s Anatomy, Scandal et HTGAWM qu’il est difficile d’imaginer un jeudi soir où le #TGIT n’existait pas. C’est l’arrivée de How to get away with murder qui a permis la création de cette soirée spéciale, l’avènement de Twitter aidant à populariser le hashtag (après tout, Scandal n’a été sauvée de l’annulation en fin de saison 1 que parce qu’elle cartonnait sur Twitter).

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C’était la fête à l’époque (mais ça, c’était avant parce que la série touche à sa fin cette saison).

Et aujourd’hui ? La soirée existe toujours, même si elle a connu quelques tentatives de modification l’an dernier. Suite à un changement de direction chez ABC et surtout à un raccourcissement obligatoire de la saison 6 de Scandal pour cause de grossesse de Kerry Washington, la chaîne a tenté de coller un drama qui ne soit pas du Shonda. Notorious s’est cassée la figure, mais à sa décharge, The Catch n’a pas fait beaucoup mieux malgré sa deuxième saison.

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Ellen Pompeo (Meredith Grey, Grey’s Anatomy), Shonda Rhimes (la créatrice), Kerry Washington (Olivia Pope, Scandal) & Viola Davies (Analise Keating, HTGAWM)… C’est possiblement un chouïa féministe le #TGIT.

Ce soir, ABC diffusera son premier #TGIT de la saison, avec la reprise de Grey’s Anatomy et celle de HTGAWM. La première entamera sa saison 14 suite à un final littéralement enflammé et avec des retrouvailles émouvantes pour Owen alors que la seconde entamera une quatrième saison que j’espère un tout petit peu moins explosive (littéralement, toujours) que l’an dernier. Enfin, la semaine prochaine, Scandal reprendra à son tour le chemin de la diffusion et la saison du #TGIT sera pleinement entamée.

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Le pire, c’est que le marketing fonctionne totalement, je suis impatient de retrouver mes vendredis matins dramatiques !

Les coulisses de Netflix, cette saga de l’été (Disney, Shondaland…)

Salut les sériephiles !

S’il y a bien une saga qui fait trembler le monde de la télé en ce moment, c’est la saga Netflix qui a (re)commencé la semaine dernière quand Disney a annoncé rompre son contrat avec Netflix pour créer sa plateforme de streaming en 2019. C’était un coup dur énorme pour Netflix, mais comme on ne savait (et on ne sait toujours) pas trop ce qu’il en était pour Marvel (et Star Wars), faisant partie de Disney mais étant très lié à Netflix avec Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist, je me suis dit que je n’allais pas en parler.

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C’est ensuite 21st Century Fox qui a fait une annonce similaire à celle de Disney et lâché Netflix. Là encore, il est surtout question de films, même s’il est rageant de voir le marché se diviser de la sorte. Grosso modo, l’idée semble être de couler Netflix, mais je trouve ça stupide comme attitude, car ça leur donne aussi mauvaise image & que les gens ne se tourneront pas vers leur plateforme, mais vers le streaming illégal, qui se porte toujours très bien, lui.

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C’est totalement contreproductif à tous les niveaux, tout comme la nouvelle manie de Netflix d’annuler ses séries (coucou Girlboss Gypsy) et sans fin, contrairement à son ancienne pratique qui attirait tant.

La mort de Netflix ?

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 On s’en rapproche.

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Oui, mais non, autre séisme hier : Netflix a annoncé passer un contrat avec Shonda Rhimes, la tête pensante derrière Grey’s Anatomy, Private Practice, Scandal, Off the Map, How to get away with murder, The Catch et Still Star-Crossed. Entre autres, parce que j’en oublie sûrement. Et elle vient avec Betsy Beers, une partenaire de longue date sur toutes ces séries.

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Si elle n’est plus trop à présenter, Shonda Rhimes a tout de même sa propre boîte de production, le Shondaland, et est en contrat avec ABC depuis 15 ans. C’est au point où elle a littéralement conquis la grille de la chaîne, avec son Thank God It’s Thursday (que des séries Shonda le jeudi) et des méthodes narratives répliquées à l’infini, notamment dans Conviction, Notorious ou dans une certaine mesure Quantico.

Alors si elle a des succès à son actif & est l’une des productrices les plus influentes de la télévision, il faut relativiser avec les échecs récents (voire violents) de The Catch ou Still Star-Crossed, et les projets en cours pour ABC, qui ne font pas rêver (surtout ce spin-off de Grey’s sur des pompiers).

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ABC conserve l’exclusivité sur ses séries, mais ne proposera plus de Shondaland ensuite. Reste à voir ce que Shonda proposera comme contenu sur Netflix, comment elle s’adaptera aux libertés créatives de la plateforme qui semblent la faire rêver et surtout comment ABC réagira en termes de contenus originaux.

L’horizon 2018/2019 est à surveiller : Netflix ayant acheté récemment l’éditeur de comics Millarworld, le rêve est permis. ABC devra se réinventer et pourrait garder occupée Shonda Rhimes autant que possible avec des renouvellements automatiques… À moins que des annulations contreproductives ne lui servent de vengeance !

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Still Star-Crossed (S01)

Synopsis : Après les morts de Romeo & Juliet, les Capulet et les Montaigu décident de s’allier à travers l’union (forcée) des cousins du couple mythique. Le problème, c’est qu’eux, ils ne s’aiment pas.

Ci-dessous, retrouver mon avis sur les trois premiers épisodes de la série uniquement. Elle en compte huit et ne possède pas de fin. À vous de juger si vous pensez que ça vaut le coup (a priori, non).

Pour commencer, si nous n’étions pas au beau milieu d’une trêve des séries, je ne serais clairement pas devant cette série pour la critiquer. Oui, mais il n’y a plus vraiment d’inédits en ce moment et, malgré son côté historique incontournable, Still Star-Crossed m’intrigue pour deux raisons.

Déjà, parce que j’ai un profil littéraire (même si ça ne se voit pas toujours puisque je ne relis pas mes articles et laisse quelques coquilles honteuses se glisser dans mes lignes). Par conséquent, la pièce de Shakespeare, je l’ai lue plus d’une fois et c’est un vrai modèle. Qu’elle soit source d’inspiration encore en 2017 (bon, 2016 en vrai) pour lancer une série est incroyable (il s’agit toutefois d’une adaptation d’un livre). Je suis curieux de voir ce que ça peut donner.

Ensuite, c’est une série créée par l’inégalable Shonda Rhimes, qui surproduit en masse et dirige à peu près la moitié de la grille d’ABC désormais. Le Shondaland s’exporte désormais ailleurs que le jeudi soir et ça m’intrigue. Je ne me fais pas trop de films : il y a eu des hauts et des bas pour la productrice, avec des séries très réussies comme Grey’’s Anatomy, Scandal ou HTGAWM et d’autres qui furent de vrais flops, comme Off the Map ou plus récemment The Catch. Oui, mais… Cette dernière était particulièrement mauvaise en saison 1 et a su s’améliorer en saison 2. Autrement dit : avec elle tout est possible.

Clairement, ABC n’a pas su quoi faire de ce drama historique qui risque d’avoir une bonne dose de teen drama. Le projet semble plutôt être du CW que du ABC, mais nous ne sommes jamais à l’abri d’une bonne surprise. Grey’s elle-même n’avait pas grand-chose à faire dans la grille de la chaîne et avait été reléguée en série d’été histoire de combler la grille. C’est là qu’elle avait connu le succès.

Nul doute que c’est le destin que tout le monde espère pour Still Star-Crossed, mais il faut bien dire qu’avec un nom pareil, j’ai plutôt tendance à être pessimiste sur l’avenir de la série. Nous verrons bien !

01.pngÉpisode 1 – In Fair Verona, Where We Lay Our Scene – 08/20
It has been a bloody summer.

La première scène ne se fout pas de nos gueules sur le décor et le nombre de bougies excédant celui de la maison en bougies de Grey’s. La série débute ainsi sur le mariage de Romeo et Juliet et se lance dans une représentation bâclée et réécrite de toute la pièce pendant plus de la moitié de l’épisode. Était-ce bien utile de revenir sur une histoire universellement connue pour introduire la série ? J’aurais préféré que ça commence directement par l’enterrement, surtout que celui-ci lance vraiment la série, avec des combats et la mise en place d’une intrigue amoureuse. Franchement, toute la promo ayant été faite sur « l’histoire après Roméo & Juliet », tout le début de l’épisode était hyper décevant, inutile et ennuyeux. Rien que ça, oui. En même temps, vu ma note, vous deviez bien vous douter qu’il y avait un problème.

Je leur reconnais néanmoins une ambiance magnifique, avec des combats à l’épée réussis, des paysages de fou, des costumes plus ou moins originaux (Benvolio ressemble beaucoup trop à Hook de OUAT pour que ce soit une coïncidence) et des effets spéciaux plutôt beaux… qui contrastent avec des jeux d’acteurs pas si exceptionnels. Je ne sais pas si c’est l’anglais un peu travaillé qui les fait galérer, mais la moitié du casting ne s’en sort pas, y compris le premier rôle (Rosaline) dans la première moitié de l’épisode. La scène de la mort du père d’Escalus est ainsi ridicule à souhait (mal écrite, mal jouée, rien ne va).

La première moitié de l’épisode s’avère donc hyper décevante et soporifique, au point qu’il est dur de s’accrocher à la série. Heureusement, la suite de l’épisode se rattrape, y compris du côté des jeux d’acteurs. Finalement, c’est peut-être que ça faisait chier aussi la production de devoir se taper l’histoire de Romeo et Juliet ?

Le personnage de Rosaline prend toute son importance à la mort de sa cousine et devient un peu le point d’ancrage de la série qui se dirige vers le Prince Escalus ordonnant le mariage forcé de Rosaline avec Benvolio (le cousin de Romeo, donc) avec qui elle a, en plus, une super alchimie (il lui a même sauvé la vie, dis donc). Cependant, ce mariage est aussitôt remis en question par le triangle amoureux un peu grossier Escalus/Rosaline/Benvolio. Oui, c’est l’amant de Rosaline qui la force à se marier avec un Montague, parce que son papa lui a demandé de faire passer Vérone par dessus tout. Ah Shonda et son amour des dramas…

Il faut également noter la présence de la sœur de Rosaline, Livia, qui semble elle faire le nécessaire pour s’entendre avec la mère de Juliet, contrairement à Rosaline. Livia est OK pour un mariage arrangé, par exemple, alors que sa sœur veut vivre un vrai amour et garde un secret bien mal gardé en aidant à sauver la vie de Paris, celui-là même qui aurait dû mourir de la main de Romeo sans cette réécriture un peu grotesque.

Bref, ce premier épisode ne nous apprend presque rien sur la série que nous ne savions pas déjà avant de lancer l’épisode, tant la promo (datant d’il y a un plus d’un an) nous a tout révélé avant. Autrement dit, il faudra revenir la semaine prochaine pour découvrir ce dont il est question.

Le cliffhanger (le triangle amoureux dont il est un sommet est découvert par Benvolio) n’est pas franchement suffisant (pire même, il fait tomber à plat un des seuls suspenses de la série) pour donner envie et le casting est tellement large que je ne sais pas bien qui est la moitié des personnages. Côté acteurs, je suis néanmoins content de retrouver Zuleikha Robinson de LOST et Anthony Head de Buffy, bien sûr.

La période de diffusion choisie est excellente : comme il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent, je regarderais probablement la suite, par curiosité. Cela dit, je m’attends vraiment à une annulation, à moins que Shonda ne réussisse à faire opérer sa magie habituelle à temps. C’est mal barré pour le moment.

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Épisode 2 – The Course of True Love Never Did Run Smooth – 14/20
You will take the fall

Ils osent nous faire un résumé d’une minute trente sur le premier épisode où l’on revient encore sur Romeo et Juliet. C’est bon, ON SAIT. Un petit flashback inutile nous explique également pourquoi le prince ne peut se marier à Rosaline. Sans grosse surprise, celui qui est devenu roi annonce ensuite que le mariage va continuer comme prévu. Notre pauvre Rosaline se retrouve enfermée dans la chambre de Juliet à attendre son mariage, c’est beau. Elle refuse bien sûr que ça arrive.

L’épisode propose donc de repartir sur son triangle amoureux tout en développant enfin ses intrigues politiques. Cela fonctionne plutôt bien et clairement mieux que la semaine dernière, me redonnant un peu d’espoir pour la série. Je doute qu’elle soit renouvelée, mais si la saison 1 peut proposer un truc complet et fermé, je serais satisfait. En plus, ça fait toujours du bien d’entendre du bel anglais, et dans le fond, on est plutôt sur du langage soutenu avec cette série.

Au cours de l’épisode, Livia est un peu plus développée que la semaine dernière. La sœur de Rosaline devient sa servante, mais l’essentiel à retenir de son personnage est qu’elle réussit à sauver Paris, étant assez clairement un intérêt romantique pour le personnage. Pourquoi pas.

Loin des idées de romances, Benvolio Montaigu est présenté comme aussi détestable que possible. Bien que promis à Rosaline, il profite de son temps libre pour aller fréquenter des prostituées. Cela ne plaît pas trop à son oncle qui l’envoie plutôt enquêter sur les Capulet et l’arrêt de la construction de leur cathédrale. C’est là le début des intrigues financières : les Capulet sont clairement en difficulté et Benvolio l’apprend à temps pour que son oncle annonce que le mariage se déroulera dans la cathédrale une fois qu’elle sera construite. Si ce n’est pas merveilleux.

Sir Capulet se retrouve donc dos au mur, surtout que sa femme crise un peu : elle n’est pas franchement heureuse du mariage avec un Montaigu, ni de la mort de Juliet (dont elle est désormais persuadée que le suicide a été provoqué par Rosaline). Plutôt que d’admettre sa ruine, Capulet tue donc son architecte, dans une scène qui m’aura bien fait rire.

Pendant ce temps, Rosaline fait tout ce qu’elle peut pour empêcher le mariage. Elle parle ainsi à Isabella, la sœur du roi Escalus, pour la convaincre de persuader son frère de renoncer à ce projet de mariage. Moi, perso, ça me fait un point du bingo cadeau. Cela fonctionne un temps : Escalus et Rosaline se retrouvent même à passer la nuit dans la même chambre (en tout bien tout honneur), ayant pris la décision de ne pas la marier à un Montaigu. Malheureusement, durant cette même nuit, la tombe de Romeo est saccagée, de même que le corps de notre amant maudit préféré, alors Escalus rechange d’avis.

Il faut dire que le roi n’a pas la vie simple non plus : il doit affirmer son autorité, ce qu’il fait à coup de condamnations à mort et de fourchettes (décidément, c’est la semaine où les américains veulent me dégoûter des couverts !). Plus l’épisode passe, plus il devient froid et « méchant », ne s’adoucissant qu’en présence de Rosaline. Ah, l’amour…

En définitive, c’était plus entraînant que la semaine dernière, mais ça reste très convenu. J’aime déjà mieux les intrigues lancées par ce second volet, mais je n’arrive pas à imaginer la série être un succès ou obtenir une saison 2. C’est un peu dommage. Il faut noter aussi que j’ai eu l’impression que le budget suivait déjà moins cette semaine, notamment au niveau des lumières et de certains effets spéciaux. Il faudra voir si cette qualité, qui était l’une des forces principales de la série la semaine dernière, continue de décliner.

Oh, un dernier point sur l’ambiance musicale qui elle est très réussie !

Capture d'écran 2017-06-24 18.29.32.pngÉpisode 3 – All The World’s A Stage – 12/20
It’s quite a change of heart

Si vous me suivez sur Twitter, vous savez que j’ai quelques jours de retard dans le visionnage de cet épisode non pas parce que cette série est mauvaise, mais bien parce que je n’avais plus de WiFi (et que cette série étant mauvaise, je n’allais pas lui sacrifier ma 4G).

L’épisode repart sur le mariage forcé et des changements d’avis d’Escalus et Rosaline. Je n’en attendais pas moins venant d’eux. Le mariage est bien sûr avancé après toute la merde des épisodes précédents. Cela ne réjouit pas trop Rosaline, mais sa sœur est aux anges rien que d’imaginer la situation. De son côté, Benvolio est à peu près aussi joyeux que Rosaline de voir sa vie privée lui être confisquée. Du coup, il lui propose de rentrer dans les ordres histoire que tout s’arrange. Vu comme ça, c’est sûr que c’est plus simple. Cela n’empêche pas Benvolio d’avoir le temps de déprimer de la mort de ses amis et de son futur déjà contrôlé par son oncle alors que lui voudrait juste vivre avec une prostituée. Ben voui, c’est ça l’amour.

Pendant ce temps, Livia continue de flirter avec Paris qui lui apprend à enfreindre les règles et cherche à l’embrasser. Si ce n’est pas magique tout ça, je crois que l’on tient une Capulet et un Montaigu amoureux l’un de l’autre pour la fin de saison. En attendant, non ce n’est pas exactement magique. En plus, Rosaline change encore d’avis : elle décide de se marier en échange de la liberté de sa sœur. L’idée d’entrer dans les ordres, c’était juste pour révolter les féministes et s’assurer de combler un peu de temps d’épisode avec un twist. Twist d’ailleurs pas du tout crédible, qui plus est, car les revoilà devenues meilleures amies quand la mésentente cordiale entre elles était assez claire dans l’épisode précédent). C’est donc mal écrit, en plus de tout ? Hum…

Les deux vieux Capulet/Montaigu continuent de se mettre des bâtons dans les roues, et ça en devient presque drôle. Bon, côté Capulet, notre Anthony Head préféré est hanté par de biens mauvais flashbacks, mais c’est drôle quand même, je vous dis. Il vire peu à peu fou et l’acteur n’est plus aussi bon qu’avant, le personnage disant même qu’il pense Juliette encore en vie par moment dans une scène où la performance est loin d’être réussie. N’empêche qu’il déprime lui aussi, mais face à ses comptes. Et en parallèle, Montaigu n’a pas trop de problèmes pour le moment et c’est lui qui propose de payer un nouvel architecte. Comme par hasard.

Le mariage tant attendu a enfin lieu, mais bien sûr, comme nous sommes encore en début de saison, il ne peut être accompli comme il se doit ! Les scénaristes n’y vont pas de main morte et proposent carrément un attentat pour s’assurer que la guerre continue à Vérone. L’attaquant parvient à s’enfuir, mais c’est sans compter sur le couple Benvolio/Rosaline qui le poursuit, de manière totalement crédible, bien sûr. Le couple comprend que quelqu’un qui n’est pas de leurs familles respectives s’ingénue à faire en sorte que la vieille rivalité continue. Cela nous donne une perspective pour la fin de saison avec un couple plus uni qu’il n’y paraît et un ambassadeur de Venise qui meurt (seule vraie victime de l’attentat, comme par hasard), ce qui ne fait pas les affaires de la ville et particulièrement d’Isabelle, qui est une bien meilleure dirigeante que son frère pourtant roi. Enfin, le cliffhanger voit Lord Capulet halluciner sa tendre Juliette lui dire de faire attention, allez savoir pourquoi/à quoi ça sert…

Bon, il ne faut pas s’étonner que les audiences soient catastrophiques. Tout est énorme, les ficelles scénaristiques sont aussi visibles que prévisibles et le vieil anglais ne parvient pas à tout sauver malheureusement, cassant même la crédibilité de certaines scènes avec un côté bien trop théâtral (là encore, c’est de la faute d’Anthony Head, pourtant un bon acteur à l’époque). Ce n’est même pas un bon guilty pleasure, même si certains moments sont agréables et que l’ensemble reste très beau, esthétiquement parlant.

Je vous aurais bien donné RDV mardi pour l’épisode suivant, mais les audiences sont tellement mauvaises qu’ABC a décidé d’arrêter le massacre et diffusera désormais la série le samedi soir, laissant de nouveau une semaine s’écouler avant le prochain épisode. On se retrouvera donc dimanche prochain, peut-être, parce que je ne sais pas si je regarderais le dimanche pour autant. Le dimanche, il y a Orphan Black et Still Star-Crossed fera bien pâle figure à côté !

Tellement pâle figure, d’ailleurs, que je n’ai pas continué la série. ABC a décidé d’annuler la production alors que la saison 1 se termine sur plusieurs cliffhangers. J’ai donc décidé de ne pas continuer. Je pourrais accrocher aux cinq épisodes qu’il me reste, et j’aurais l’air malin à ne pas avoir de fin. Bref, oui, oui, vous êtes Still Star-Crossed, effectivement. Avec un titre pareil, pas étonnant que la série soit annulée.

The Catch – Saison 1

 

01

Avis : Shonda Rhimes revient (certes, elle n’est jamais partie) avec une nouvelle série pour combler son TGIT maintenant que HTGAWM est en pause : l’histoire est d’une simplicité déconcertante et c’est pourquoi ça va probablement marcher – et me déprimer de semaine en semaine, car ça promet d’être médiocre.

Le pilot nous introduit donc dans l’univers d’une détective privée qui travaille dans un grand cabinet (il faut bien qu’elle ait des collègues). Elle est sur le point de se marier et fait face au même voleur depuis un certain temps. Oui, c’est hyper bateau et prévisible avec un bon casting, une excellente BO et une esthétique particulière. Shonda Rhimes quoi. Alors ce n’est pas révolutionnaire du tout, ni vraiment novateur, mais c’est efficace. Si vous hésitez encore à regarder, une seule question: are you ready to play ?

Note finale de la saison : 12/20
Avis définitif en fin d’article.

Ci-dessous, retrouvez un rapide avis sur chaque épisode ainsi qu’une note subjective. Pour naviguer plus vite, vous pouvez utiliser la fonction recherche (Ctrl + F) et taper directement « Épisode X » ou le titre 😉

Attention spoilers

02Épisode 1 – The Pilot – 16/20
« Are you ready to play? »

Cinq secondes suffisent à savoir qu’on est devant du Shondaland: deux plans de ville, une musique et hop, on est dans l’ambiance. La série a déjà son esthétique propre et une héroïne badass et caractérielle, avec un faux air de Meredith, qui prend l’ascenseur de son boulot après des scènes d’action pas vraiment crédibles. Pof, réunion de bureau à la Private Practice et intrigue qui devrait normalement tenir la saison (Mr X) expliquée à la nouvelle de l’équipe (?), notre point d’accroche. Bref, accumulation de clichés bien maîtrisés et légèrement détournés, diffusés à vitesse grand V pour ne pas nous laisser respirer avant qu’ils n’explosent en révélation dès le pilot là où ça aurait dû prendre plus de temps, le tout agrémenté d’une trahison et de flash-backs. Ah Shonda… maîtrise parfaite de la formule qui nous a déjà accroché à ses autres séries, c’est foutu. Excellent pilot qui nous fait naviguer dans les eaux connus du Shondaland et qui promet déjà de grands moments au détour d’une routine qui sera parfois lassante et d’une catchphrase qu’on n’arrêtera pas d’entendre et qu’on n’a pas arrêté d’entendre dans cet épisode jusqu’à son détournement prévisible dans un cliffhanger que j’attendais un poil plus explosif. Bref, le vrai catch dans cette série, c’est celui que Shonda nous pond… Oui, je suis pris au piège. À la semaine prochaine !

02-2Épisode 2 – The Real Killer – 11/20
« I miss someone who doesn’t exist. »

Sans grande surprise, la série s’engage cette semaine dans la sérialité avec une intrigue de la semaine qui casse pas la baraque et des flash-backs pseudo-romantiques pour nous faire accrocher à un couple encore moins supportable que l’Olitz de Scandal. The Catch n’est définitivement pas une série qui vise la crédibilité. J’en veux pour preuve les conseils/actions de l’avocate ou cette scène où ils se planquent derrière la voiture à trois mètres du flic d’Interpol ou encore les alias de cet arnaqueur pro qui suivent un schéma bien trop facile à décrypter… Sinon, pour une détective privée, elle n’est pas bien réactive : comment Jules a-t-il réussi à avoir cette photo, qui l’a prise et pourquoi est-ce qu’elle ne réagit même pas en découvrant qu’il était derrière elle à ce moment-là ? Comment Jules les devine-t-il en couple avec ce cliché ? La liste des maladresses de ce second épisode est assez longue. Par ailleurs, son esthétique des multiples écrans est rapidement aussi agaçante qu’inutile dans les transitions (elle doit l’être aussi pour le tournage d’ailleurs). C’est dommage car le casting est impeccable et le rythme assez intense pour qu’on puisse s’en passer. Toujours pas de moments à se décrocher la mâchoire dans ce second épisode à l’intrigue prévisible et l’effet de surprise s’étant envolé, c’est d’un coup beaucoup plus dur de trouver de quoi remonter la note, mais une fois piégé, c’est fichu.

03.jpgÉpisode 3 – The Trial – 12/20
« I won’t come looking for you because I already found you. »

Cet épisode poursuit sur la lancée de la série et s’inscrit pleinement comme « Shonda s’aventure sur le terrain de la série d’espionnage ». Bon, c’est pas encore ça. Sans surprise, le client de la semaine a un lien quelconque avec l’un des personnages principaux (ici une belle-sœur), ce qui permet de faire monter l’enjeu en incluant un développement de personnalité… Du Shonda, donc, il faut toujours que le cas de la semaine serve à quelque chose, il n’y a qu’à voir les parallèles nombreux établis par Grey’s chaque semaine. Ceux qui suivent un peu mon blog savent que je ne suis pas un fan des procedurals et des stand-alones donc, ça ne surprendra personne que ce côté de l’épisode ne m’a pas fasciné (en plus, bonjour la crédibilité de la nana qui s’acharne à déverrouiller une serrure pour finalement se cacher dans le placard d’à-côté, pas fermé à clé et évidemment vide et sans fond, permettant donc d’accéder au placard verrouillé ? Que… QUOI ?). C’était à peine plus intéressant du côté de l’intrigue de la saison qui nous tease surtout l’épisode 4 où Alice retrouvera son Christopher. En attendant, on développe leur liaison amoureuse en faisant en sorte qu’il la protège dans le restaurant, puis qu’il la rappelle pour prendre de ses nouvelles. C’est mignon. Surtout qu’ils continuent à faire des parallèles (comme leur solitude dans le lit au moment de ce coup de fil). Bon, ça ne vole pas haut, mais ça continue de fonctionner comme du Shonda et je suis curieux de les voir se retrouver la semaine prochaine.

04.jpgÉpisode 4 – The Princess and the I.P. – 11/20
“You just meant to bankrupt my company and steal my life savings?”

Bon. J’ai trouvé le gros défaut de cette série pour l’instant, surtout pour du Shonda : elle n’a pas pris le temps d’installer ses personnages secondaires, et du coup, nous les mettre sur le devant de la scène la semaine dernière et cette semaine, sans prendre le temps d’une intro correcte ne fonctionne pas (pour moi en tout cas). L’intrigue de la semaine est sympa, mais on dirait surtout que les scénaristes cherchent des scènes chocs à mettre en avant dans la bande-annonce sans forcément chercher la logique. L’épisode nous promettait une confrontation entre Alice et « Christopher », et on l’a eue, cependant, cela n’a pas mené à de l’action. Elle ne tente pas de l’arrêter, ni de récupérer son argent, ni quoique ce soit. La manière qu’ils ont de se protéger l’un l’autre parce qu’ils sont amoureux est très mignonne, mais bon, faudrait voir à pas nous prendre pour des quiches non plus. Même du point de vue du divertissement, c’est moyen. La dernière scène est plutôt cool, mais ce n’est pas assez pour racheter l’ensemble de l’épisode et surtout, pourquoi faut-il toujours que les personnages de Shonda fassent n’importe quoi par amour, surtout quand cet amour ne tient pas la route (une trahison pareille, mais comment tu peux la surmonter ?). J’avais pourtant bon espoir après visionnage du pilote, mais je crois que Shonda est en train de se planter (encore que les commentaires n’ont pas l’air si mauvais, c’est peut-être juste moi qui n’accroche pas).

05.jpgÉpisode 5 – The Laragan Gambit – 7/20
« 
Tell me your name! »

Mais qu’est-ce que c’est que cette série qui essaye de nous faire fantasmer sur une relation qui pourrait difficilement être plus toxique si elle essayait de l’être ? Et en plus elle culpabilise que le FBI la suive pour le retrouver ? Et sa meilleure amie fouille son portable genre normal ? Genre pas de mot de passe, pas de respect de la vie de sa pote ? Mais ? J’essaye, mais ça devient difficile, car rien ne va depuis le pilot. Pourtant celui-ci n’était pas mauvais, mais là… Ils m’ont perdu. Je vais continuer jusqu’à la fin de saison, parce que je suis du genre têtu… Je ne sais pas trop pourquoi en revanche, car je crois que la série ne va pas pouvoir s’améliorer. Ils ont déjà jump the shark depuis l’épisode 2… Est-ce vraiment un requin du coup ? Bon, allez, le cliffhanger était pas mal (mais le trailer catastrophique). Le test des cinq épisodes n’est pas franchement concluant…

 06Épisode 6 – The Benefactors – 12/20
« 
You work with some powerful kick-ass women. »

La catastrophe continue dans cet épisode de The Catch : les personnages ne sont toujours pas au top de la construction et le tout reste trop prévisible. Cette semaine, Alice continue son double-jeu et flirte de plus en plus avec l’illégalité, sans surprise, avec cette histoire de bracelet. Bon, vous comprendrez à la note et à ce commentaire que je n’accroche définitivement pas à cette saison. Je dis saison car je reste persuadé que la série peut proposer mieux, mais il faut qu’elle arrête de vouloir nous vendre Alice comme quelqu’un de bien. Qu’ils en fassent une criminelle ça ira plus vite… Sauf que Shonda cherche toujours à créer une sorte de culte autour de son héroïne et cette fois, contrairement aux autres fois en ce qui me concerne, je n’ai pas accroché dès le premier épisode (j’ai supporté Meredith et Addison lors de leurs premières saisons, Olivia pendant deux). L’intrigue de la semaine était par ailleurs d’une banalité affligeante. Bien jouée certes, mais banale. Et ce n’est pas ce féminisme à deux balles qui enrobe le tout qui va permettre à la série de se repentir, ni ce cliffhanger foireux d’ailleurs…

07.jpgÉpisode 7 – The Ringer – 10/20
“You’re still here.”

J’ai quasiment l’impression qu’Alice est surprise que ce soit moi qui soit encore là, et franchement, je me surprends encore bien souvent à me demander ce que je fais à continuer de regarder. Certes, c’est toujours mieux que la saison 1 de Shadowhunters car ici au moins les acteurs savent jouer, mais franchement, comment on peut essayer de nous vendre ça comme un couple parfait et trop romantique. L’alchimie entre les acteurs est là OK, mais quand même en terme d’intrigue de fond, ça ne fonctionne pas non ? Il n’y a que moi ? Une fois n’est pas coutume : l’intrigue de la semaine est totalement détachée du reste, n’apporte rien, mais on nous la vend avec un rythme très rapide à la Scandal et dépourvu de temps mort… Il en va de même pour cette partie de poker qui a au moins le mérite de faire un peu avancer les intrigues des « méchants ». Cela permet d’ignorer la vraie intrigue de fond des deux amants maudits qui n’avancent presque pas. Et bien sûr, Alice va voir une psy uniquement pour se confier à son ennemie, ce qu’elle ne sait pas encore mais que le spectateur savait depuis le début de l’épisode tant c’était gros.

08.jpgÉpisode 8 – The Package – 12/20
« 
You ask me to choose. I choose you. »

Oui, OK, The Catch, mais tu n’as rien de Person of Interest pour autant. L’explication concernant le plan de « Jessica », la psy, était sympa mais pas nécessaire. C’était probablement la partie la plus cool de l’épisode cela dit. L’intrigue de la semaine était pourtant réussie puisqu’elle permettait enfin de creuser un peu les personnages secondaires et leur passé – passé malheureusement plutôt plat. C’était marrant comme intrigue, ça développait un peu le côté réseaux sociaux aussi, clairement trop mis de côté depuis le début de la série pour un cabinet de détective privé. Puisque j’en parle, pourquoi (comment ?) un détective privé a-t-il besoin d’harceler sa collègue pour connaître le groupe dont elle a fait partie ? C’est genre hyper facile comme boulot par rapport à la routine, non ? Et cette fin est d’une platitude banale aberrante. Mais ça fonctionne, peut-être un peu mieux que d’habitude même.

09Épisode 9 – The Happy Couple – 14/20
Are you fine with this? The three of us, working together?

Et donc tout va bien dans le meilleur des mondes quand Ben « Christopher » décide de finalement travailler pour les « gentils » et que la maman des « méchants » débarquent en ville. Certes, ça sent bon le final de saison, mais bon, ça va un peu trop vite pour la crédibilité. La vitesse ne va pas, notamment pour la couverture grillée de Margot, mais au moins l’épisode est comme ça intéressant. Pas d’intrigue de la semaine puisque le groupe se concentre sur la capture de Margot. Le personnage de Sybil est un excellent ajout qui donne un peu de profondeur à toute l’intrigue et surtout une menace crédible pour la série. Je surnote un peu l’épisode : il compile les défauts de la série, mais si je suis encore là, c’est aussi parce que j’accepte ces défauts. La fin était intéressante et proposait un cliff plutôt adapté pour lancer le final.

10Épisode 10 – The Wedding – 14/20
You are the worst FBI agent ever

Merci de le reconnaître, Val ! Cela dit… Nouvelle démonstration de l’incroyable talent de détective de Val : sa meilleure amie lui dit qu’elle ne va pas bien et ne vient pas travailler, et c’est normal, malgré la fuite de Margot la veille. Oui, effectivement, heureusement qu’il y en a d’autres pour lui rappeler qu’elle n’est jamais malade (mais a sauté plusieurs journées de travail depuis le début de saison, contrairement à ce qu’ils sous-entendent). Tout aussi gros est le coup du flingue dans le sac : tellement prévisible ! Autre grand détective : Daniel, incapable de voir que son collègue est gay. Bon, je sais pas, mais quand même, c’est quoi ces détectives privés qui se font balader par tout le monde tout le temps et n’ont aucune info sur leur collègue ? Allez, si je passe par-delà tous ces défauts, c’était plutôt intéressant comme épisode : il y avait des twists sympas, on passe un bon moment à les regarder agir n’importe comment (franchement les embrassades alors qu’il est sous couverture ?) et à voir Alice sympathiser sans cesse avec l’ennemi. Margot s’en tire avec tout le pouvoir, Ben se sacrifie enfin pour Alice dans une scène qu’on veut nous faire gober comme hyper romantique. Cette fin de saison avait tous les éléments nécessaires pour être plaisante en nous faisant (un peu) oublier que rien ne va, quoi.

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EN BREF – Je suis plus déçu que satisfait de cette nouvelle série de Shonda Rhimes, et ça ne m’inspire pas confiance pour la nouvelle production qui débarquera bientôt (Still Star-Crossed). The Catch avait pourtant tout pour elle dans son pilote : une situation certes classique mais qui fonctionne, des personnages bien définis, un bon casting, un style visuel discutable mais reconnaissable. Tout s’effondre assez vite pour empiler les clichés et les incohérences, à tous les niveaux. Si l’on accepte de regarder la série en faisant autre chose, histoire de se divertir sans prise de tête ou sans volonté d’une crédibilité quelconque, c’est néanmoins plutôt réussi : je leur laisse du temps de cerveau disponible, comme dirait l’autre. En revanche, je ne sais pas trop si je suivrais ça à la semaine l’an prochain, la grille de mi-saison étant déjà bien remplie !