Station 19 – S06E02


Épisode 2 – Everybody’s Got Something to Hide Except Me and My Monkey – 18/20
Pas de cas exceptionnel, on retrouve ce qui devrait être la routine de la série, mais bizarrement, je trouve cet épisode plus intéressant que le précédent. C’est probablement parce qu’il prend vraiment le temps de donner une scène au moins à chacun des personnages afin d’avancer dans les intrigues de tous et que les développements sont intéressants. Je n’approuve pas tous les twists, forcément, mais ça tient debout et ça me donne envie de voir la suite bien vite.

Spoilers

Toute la caserne se demande quel chantage Maya a bien pu faire.


 

We’ve all been gross and inappropriate at some point or another.

Rien de tel qu’un petit combo Station 19/Grey’s Anatomy pour passer une bonne soirée. C’est la théorie et je vais tenter de la confirmer ce soir encore, avec une soirée qui commence comme trop souvent quand il est question de ces séries par des scènes de cul. C’est la base sur ABC après tout. On se retrouve donc avec Vic et Theo sous la douche, tandis que Jack couche toujours avec Eva.

Il en profite pour ghoster Andy alors que Maya, elle, est ghostée par Carina qui est pourtant dans son lit. Pas tellement du cul pour elle, cette fois ; et ce n’est pas étonnant vu comment l’épisode précédent s’est terminé. Maya passe donc sa frustration dans le sport, mais c’est sans compter qu’elle a toujours une vie de merde au boulot, puisque que Beckett lui mène la vie dure.

Ce n’est pas la seule à avoir une vie de merde : Travis aussi prend un peu cher avec ses collègues qui veulent tous le maquer – même si le seul autre gay qu’ils connaissent, c’est son père. Bordel, Vic me fait toujours mourir de rire, saison après saison. Elle est incroyable. Elle veut aussi gérer la campagne de Travis pour l’élection, et elle sait qu’un copain l’aiderait bien.

La conversation déraille bien vite cependant : Theo balance qu’il a entendu Carina dire à Maya qu’elle n’approuvait pas le chantage qu’elle avait fait sur Ross. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que toute la caserne se mette à chercher le potin qui pourrait bien rendre ça vrai, même si une part de doute subsiste, parce que le chantage, c’est vraiment une technique digne de Sullivan. J’aime bien que les scénaristes se rappellent que ça ne ressemblait pas à Maya.

Après, on peut tous faire des erreurs un jour ou l’autre. Celle-ci, c’était une énorme erreur de la part de Maya. Andy voit en tout cas les réactions de Sullivan et semble faire le lien avec ce qu’elle a vu à la fin de l’épisode précédent. Elle se rend donc dans le bureau de Maya pour en savoir plus. L’avantage certain de cette scène, c’est que ça nous rappelle que Maya et Andy sont censées être meilleures amies – même si elle a Jack depuis.

J’ai trouvé que toute la scène entre elles sonnait très juste et que ça faisait bien longtemps que nous n’avions plus eu de moment comme ça pour ces deux personnages. Il faut dire qu’Andy était un peu occupée à culpabiliser d’avoir tué un mec ; mais ça, c’est de l’histoire ancienne cette saison apparemment. Toujours est-il qu’Andy qui découvre toute la vérité sur les soupçons de Maya concernant son ex-mari et leur cheffe ou sur le fait qu’elle n’avait rien dit du tout à Carina, c’était très chouette à voir.

Comme toujours, elles sont interrompues par une alarme, alors qu’Andy demandait à Maya deux choses – la première, de ne rien dire aux autres (qui passent l’épisode à chercher et imaginent une Ross draguant Maya), la seconde… D’écouter sa femme et de chercher l’aide d’un professionnel, parce qu’elle en a bien besoin.

L’intervention de la semaine est plutôt habituelle, avec simplement un petit incendie à gérer. Seulement, il n’existe pas de petit incendie : tous présentent un risque. Celui-ci se déclare dans une résidence où Travis sauve une femme (et son album de mariage), Ben un homme et Sullivan un type que j’ai voulu être Topher de Dollhouse quand je l’ai vu tenter de gérer des serveurs en surchauffe. Bon, n’est pas Fran Kranz qui veut, cela dit.

L’incendie est donc provoqué par ces serveurs trop nombreux pour l’appartement et clairement en surchauffe. L’homme dans l’appartement en sait beaucoup et culpabilise quand il voit une victime en arrêt cardiaque, ce qui fait que Maya décide de lui confisquer son portable (pas bien sûr que ce soit légal) pour qu’il parle. En parallèle, Andy a la bonne idée d’utiliser l’eau de la piscine de la résidence pour éteindre l’incendie.

Pendant ce temps, Ross a le plaisir de bosser dans le même bâtiment que Dixon – quand il n’est pas en campagne électorale. On sait bien qu’ils ne s’aiment pas, mais ils ne le cachent plus, l’élection les divisant vraiment et leur donnant le sujet parfait pour exprimer les désaccords entre eux. Alors que Ross est plutôt confiante pour Travis, elle se rend compte qu’elle surestime peut-être le syndicat des pompiers quand Dixon lui fait d’horribles sous-entendus.

Cela ne l’empêche pas de se rendre sur le lieu de l’intervention pour découvrir que l’homme des serveurs n’est qu’une fourmi parmi tant d’autres. Un millionnaire – allons savoir qui – s’amuse à payer des types pour qu’ils fassent tourner un maximum de serveurs afin de déceler la suite d’une formule qui pourrait valoir très cher. Le problème, c’est que ça provoque des surcharges d’électricité à des endroits pas conçus pour et plutôt vétustes, pouvant mener ensuite à des incendies. Les problèmes, quoi.

L’avantage de tout ça, c’est que Maya réussit à établir une vraie connexion avec l’homme des serveurs, et à le faire parler. Elle fait tout ça devant Beckett – qui continue de la détester – et Ross – qui semble un peu changer d’avis tout de même. Maya se retrouve donc coincée avec Beckett pour chercher d’autres résidences avec des surcharges électriques. Beckett refuse toujours de lui parler, alors la journée est longue.

En parallèle, le reste de la caserne 19 cherche à retrouver Bryan, le type payant les autres pour qu’ils fassent tourner les serveurs à sa place. Quand il les voit débarquer, il prend peur et décide de tenter de s’enfuir, pour mieux s’éclater l’entrejambe sur l’arrière d’un pick-up. Au secours, ça doit faire tellement mal. Le karma existe dans cette série, et Vic qui se retient de rire après ses blagues, j’adore, tout simplement.

Bien sûr, au passage, tout le monde – enfin, Vic et Theo quoi – cherche encore à savoir ce que Maya a bien pu faire pour s’attirer les foudres de Beckett. Quand même Sullivan se met à participer aux théories, Andy est énervée et décide d’expliquer la vérité ; mais une vérité qui est un énorme mensonge. J’aime beaucoup son idée, ça aurait bien plus raccord avec le personnage de Maya en plus : elle leur explique que Maya a fait du chantage à Ross en l’accusant de couvrir l’alcoolisme de Beckett. L’objet du chantage ? Andy, bien sûr : elle voulait la voir revenir à la caserne 19. C’est un bon gros mensonge auquel Sullivan assiste, sans rien dire. Andy protège sa meilleure amie, et ça marche bien. Après, un regard d’Andy à Robert suffit à lui faire comprendre qu’elle sait, quand même.

Tout le monde peut rentrer à la caserne, y compris Ben et Travis – Travis ayant gagné au passage le numéro du petit-fils d’une des femmes de l’incendie. Il n’en veut pas et doit lutter pour le faire comprendre à ses collègues, par contre.

De manière parfaitement inattendue, nous retrouvons également Carina à l’hôpital cette semaine. Jack a eu la brillante idée de coucher avec Eva en début d’épisode, mais sa main n’est pas encore tout à fait guérie. Il a donc empiré son cas et sa cicatrisation, ce qui le force à se rendre aux urgences. Et plutôt que de proposer un cliffhanger avec un interne, nous voilà donc avec Carina qui s’occupe de lui aux urgences.

Ce n’est pas tout à fait son lieu habituel, alors oui, je trouve ça normal que Jack soit surpris de la voir là-bas. Déjà, elle passe plus de temps à la caserne qu’à l’hôpital (bon, d’accord, ça, c’est ce qu’on voit) ; mais même à l’hôpital, c’est vraiment rare qu’elle soit aux urgences. Il n’empêche que la voilà qui se retrouve à traiter Jack, ce qui leur permet d’avoir une conversation. Sans l’engueuler, elle peut donc lui faire le reproche de l’avoir abandonnée quand elle tentait de faire un enfant grâce à son sperme.

Bon, la scène finit en engueulade quand même, parce que Jack reconnaît ses torts et qu’elle ne s’attendait pas à ça. Le poignet de Jack ? Carina décide finalement de le mettre dans les mains d’un interne pour vérifier s’il a besoin ou non de chirurgie. C’est plutôt chouette, parce que ça permet déjà un premier crossover pour un des nouveaux internes.

C’est avec plaisir que l’on voit donc Lucas débarquer pour s’occuper du poignet de Jack – et le pauvre Lucas ne s’attendait certainement pas à se faire engueuler par Carina à défaut de savoir toutes les procédures de l’hôpital. Franchement, la scène était drôle, parce que Carina met tout sur le dos des hormones, mais quand même, elle hurle sur un pauvre interne qui n’est juste pas au courant de ce qu’il faut faire.

C’est le retour des débuts de Grey’s franchement. Autrement, Carina a quand même le droit de péter un câble pour autre chose que les hormones : elle n’a juste plus de bonheur dans sa vie. La semaine dernière, c’est Jo qui faisait une tirade sur le gouvernement américain – et la Cour Suprême surtout – qui les forçait à mettre des tenues noires en protestation face à la décision d’interdire l’avortement. J’aurais aimé avoir une scène avec Vic sur le sujet, pour continuer son intrigue de l’an passé, mais Carina qui le fait, ça fonctionnait bien aussi.

Bref, dans tout ça, Jack a besoin d’une radio et prend tout le temps de travail de Carina. Espérons qu’aucune femme n’était en train d’accoucher ce jour-là. Comme il y a forcément de l’attente pour passer une radio, Jack en profite pour raconter sa vie à Carina, parce qu’elle lui demande des explications. Jack a donc bien cherché son frère de foyer – en Utah. Il l’a trouvé, tout ça pour que son frère ne se souvienne pas du tout de lui.

Cela explique au moins pourquoi il est dans un état si misérable, pourquoi il aime tant l’alcool ou pourquoi il n’a pas cherché sa sœur tout en se consolant avec Eva. Il est difficile de lui en vouloir, même s’il est difficile aussi de ne pas reconnaître ce que lui dit Carina : tous les États-Unis semblent aller mal et être confrontés à des situations compliquées ; si ce n’est le monde entier. C’est un peu misérabiliste comme point de vue, mais ça colle vraiment à cette série où effectivement tout le monde prend bien cher depuis le Covid.

Cela n’empêche pas Carina d’avoir raison : il faut que Jack arrête de se morfondre sur lui-même, sérieusement. En lui disant ça, elle finit par prendre conscience que l’énervement qu’elle a contre lui et plutôt dirigé envers Maya. Sans trop de surprise, elle finit donc l’épisode à la caserne, où Beckett continue de s’acharner sur Maya en lui faisant remarquer qu’il voit trop souvent Carina à la caserne. C’est tellement vrai.

Cela n’en reste pas moins abusé qu’il l’attaque comme ça, tout en lui confiant encore plus de boulot, pour le plaisir. Cela n’empêche pas Andy, Maya et Carina de parler de Jack, cependant. C’est l’occasion de découvrir que Maya est vraiment hyper énervée après Jack – si Carina lui pardonne, ce n’est clairement pas son cas. De toute manière, Maya est fermée à toutes les discussions, et elle finit par péter un câble quand Carina lui demande si elle a commencé à chercher un psy. Devant Andy.

Ce n’est pas le cas, et ça choque autant Andy que Carina. Cette dernière prend cher sans trop de raison, et elle me fait juste beaucoup trop de peine. Heureusement, l’épisode compense ensuite avec une scène vraiment mignonne pour Theo et Vic. En vrai, Vic est tellement heureuse d’avoir une relation parfaite avec Theo qu’elle craint déjà le pire. Elle en parle à Theo, qui est capable de la rassurer. Ils sont mignons, et c’est bien d’avoir pu passer un peu de temps avec eux pour ça avant la conclusion de l’épisode.

La conclusion de l’épisode voit Jack retourner auprès d’Eva pour boire un bon coup, pendant que Ben remercie Maya d’avoir fait du chantage à Ross pour ramener Andy à la maison. C’était bien et ça permet à Maya de prendre au moins un peu de recul… Ou du moins, c’est ce que je pensais. La fin de l’épisode la transforme encore plus en énorme bad bitch, et c’en est trop pour moi. On est en train de totalement la perdre : elle apporte du whiskey à Beckett pour faire la paix ? Sérieusement ? Cette fin d’épisode avait un étonnant petit côté Angel saison 2 dans un arc bien dark, je ne m’y attendais pas.

À ce stade, je suis en train de trouver Robert plus sympathique qu’elle ? Ca en dit long. Robert, d’ailleurs, est sur une application pour rencontrer quelqu’un. Il s’en confie à Andy (que j’aime énormément cette saison également) qui cherche à savoir le vrai dans les accusations de sa meilleure amie – et il me fait de la peine à se plaindre de ne plus pouvoir parler à Ross sans être accusé. Vivement la semaine prochaine !

 

Station 19 – S06E01


Épisode 1 – Twist and Shout – 17/20
C’est un bon retour pour la série qui trouve le moyen de nous présenter une nouvelle catastrophe pour faire crossover sans pour autant que ce ne soit trop lourd comme crossover. La catastrophe n’est toutefois pas le point le plus important de l’épisode : au contraire, je la trouve drôlement vite évacuée pour que l’on puisse se concentrer vraiment sur les personnages. Et c’est une bonne chose, parce que ça fait du bien de retrouver les personnages et de les voir se lancer dans de nouvelles directions.

Spoilers

Six mois plus tard, les pompiers font face à… une tornade. A Seattle, oui.


Strangest day I ever had on this job.

Comme je m’y attendais, le résumé de la saison précédente commence par Jack qui retrouve son frère, donc j’imagine que ça aura un sacré impact sur ce premier épisode. Pourtant, quand j’ai vu que la saison reprenait six mois plus tard, je me suis dit que ça allait être mal barré.

Andy donne désormais des cours de défense dans la caserne (ça donne une nouvelle excuse pour que Carina y passe du temps), Travis est en costume (est-il supposé être maire ?), Beckett est toujours capitaine et clairement Maya est toujours énervée contre Sullivan. Pendant six mois, vraiment ?

Bon, elle a peut-être d’autres raisons d’être énervée : Carina n’est pas enceinte et quand elle déclare à Andy qu’il est temps pour aller chercher Maya, on comprend bien ce qu’il en est. Elles ne sont toujours pas en train de devenir maman, malgré cinq essais. Les pauvres. Au moins, c’est réaliste. Au passage, on découvre qu’Andy semble super réconciliée avec Sullivan (?) puisqu’elle déconne avec.

Heureusement, on ne garde pas le suspense bien longtemps concernant Jack : sa nouvelle obsession est de retrouver sa sœur – celle qu’il avait en famille d’accueil. Je ne sais pas trop d’où ça sort, mais au moins, il parle toujours avec Andy, c’est déjà ça de pris, même si la conversation est rapide et qu’en six mois, ils n’ont toujours pas réglé tous les problèmes de communication entre eux.

Et en parlant communication, avant la première intervention de l’épisode, nous suivons Travis être tout stressé car il a un discours à faire en tant que candidat à l’élection. Theo et Vic sont là pour le soutenir, terminant même par quelques répliques d’une des chansons d’Hamilton. Vic les gère à fond, mais la série semble vouloir nous briser le cœur à nous rappeler la mort de Miller ? Je veux dire, c’est bizarre qu’ils connaissent Hamilton, alors même que l’acteur interprétant Dean est dans le spectacle, non ?

Les pompiers en service sont en tout cas appelés pour une mission, ce qui vide d’un coup la caserne. Ben étant supposé rester au bureau, il espère pouvoir enfin prendre sa douche tranquillement… mais il tombe sur Carina qui vient juste de faire l’injection de sperme et a encore besoin de quelques minutes pour espérer que la procédure fonctionne bien. À 700$ la tentative, je peux comprendre qu’elle n’en laisse pas passer une seule. La scène m’a bien fait rire, parce qu’elle s’inquiète aussi pour son mariage si jamais Maya devait être dénoncée pour cette procédure bien illégale sur son lieu de travail, mais… pourquoi n’a-t-elle pas fermé le rideau du coup ?

L’intervention des pompiers ? Ils sont appelés pour un accident de voiture, et l’intervention est compliquée par le fait Maya et Sullivan en sont encore à s’embrouiller pour des questions de hiérarchie… ou juste par le fait qu’il se mette à pleuvoir des cordes et qu’une tornade se forme à proximité du lieu où ils sont.

Bien. C’est un beau début de saison du coup, une petite tornade sur Seattle, ça faisait longtemps qu’on manquait de catastrophes naturelles dans cette franchise. Une tornade à Seattle, c’est super improbable, surtout sur une aussi belle journée. Sans être du côté de Dixon qui assurait à tout le monde de continuer la petite fête politique quand Travis avait le bon sens de faire en sorte que tout le monde aille se réfugier dans une maison, j’aurais eu du mal à le croire si j’avais dû le vivre.

Bon, les américains sont en tout cas au point niveau alerte ; tout le monde reçoit bien vite un SMS. Ce n’est pas suffisant pour protéger tout le monde sur le lieu de l’accident : Hallie, une femme dont Andy s’occupait, reste coincée dans sa voiture sans que les pompiers ne puissent rien pour elle alors qu’un adolescent n’écoutant pas Theo se retrouve à s’envoler à cause du vent et se prendre un poteau en pleine face. Pas cool comme journée.

La tornade passe vite heureusement… mais Hallie disparaît, sa voiture étant emportée par la tornade. C’était amusant, surtout que de manière prévisible, la voiture atterrit au meeting politique. Forcément. Travis s’y fait remarquer parce qu’il réussit à sauver tout le monde dans la maison… Mais quand il voit la tornade foncer droit sur eux, il n’est pas ravi.

Finalement, personne n’est blessé et tous sont ravis de sortir les portables pour filmer Travis en train d’intervenir à la fois dans l’évacuation et dans le sauvetage d’Hallie. Il décide de la faire sortir de sa voiture car elle stresse trop. Et bien sûr, le tout est filmé. Dixon tente donc de se placer lui aussi ; avant de reprocher à Travis son attitude. La bonne blague ! Le plus violent pour Travis est encore que Dixon se compare à lui.

Bref, Hallie est sauvée. On peut donc passer à une autre intervention. En chemin, Sullivan et Maya ont tout le temps de s’expliquer sur le chantage débile qu’elle a tenté de faire. Je suis énervé : les scénaristes me font être du côté de Sullivan alors que je le déteste. Il est plutôt marrant dans l’épisode, cependant.

La deuxième intervention est surprenante comme il faut et bordel, j’étais mort de rire : il est révélé qu’ils sont appelés dans la maison d’Eva, l’ex-femme de Vasquez. Son copain est coincé dans son lit, sous un arbre qui est tombé sur la maison. Son copain ? C’est Jack, bien sûr ! Il était en fait à Seattle depuis le début, et il se retrouve à poil, menotté à un lit et sous un arbre.

C’était à mourir de rire car la situation fonctionne bien et est très série de Shonda Rhimes dans l’âme, tout en étant une bonne surprise. Par contre, ce n’était pas si drôle pour le développement de Jack : le personnage est toujours dans sa dépression et il est colérique comme il l’a rarement été. Il n’aide pas vraiment les pompiers sur ce coup-là. Il réussit à se mettre Andy à dos, puis Maya quand il lui annonce qu’il n’a plus de sperme pour elle alors qu’elle voulait juste lui parler. Bref, il ne reste que Vic pour s’occuper à peu près de lui. Bon, il s’en sort très bien de son problème d’arbre, donc physiquement, Jack va bien. Psychologiquement, c’est autre chose.

À la caserne, Ben doit bien regretter d’être resté au bureau : il est submergé d’appels. C’est bien la peine de vouloir rester à l’abri des dangers si c’est pour se prendre une tornade dans la gueule. D’ailleurs, c’est à peu près ce qu’il dit à Carina qui, elle, se demande pourquoi elle a envie de ramener un enfant dans ce monde de dingue. Quoiqu’il en soi, ils survivent à la tornade et gèrent de petites urgences à la caserne.

Carina prend même la décision de ne pas aller à l’hôpital avec un homme légèrement blessé, voulant le sauver sur place. Ben n’approuve pas ce qu’elle fait et, vraiment, il a changé le type qui voulait faire accoucher des femmes partout sauf à l’hôpital. Je pense cependant que Carina prend la mauvaise décision, et ça me fait un nouveau Sullivan, je n’aime pas ça du tout : je n’ai pas envie d’être du côté de Ben bordel.

Carina gère l’urgence comme elle peut en plein bordel post-tornade, mais bien sûr, le sort lui donne un peu tort : l’homme est plus blessé que prévu, au point d’avoir besoin de l’aide de Ben finalement. Celui-ci reste donc énervé même si l’homme est sauvé. Carina et Ben se retrouvent donc à s’engueuler dans la cuisine, et c’est de l’excellente construction de personnage. Carina est hyper méchante avec les hormones, Ben apprend qu’il a été pète-couilles pendant des années et Carina finit par décider qu’elle ne veut même pas entendre parler de Jack car elle le déteste.

Elle est tellement énervée qu’elle finit par aller se confronter à Beckett, carrément, parce qu’elle le voit s’acharner une fois de plus sur Maya. Le problème, c’est qu’il lui annonce que Maya a fait du chantage sans preuve à Ross sauf que… Carina n’était pas au courant. Cela fait donc six mois qu’elle voit Maya être énervée sans savoir qu’elle a provoqué elle-même la situation qui l’énerve.

Une fois de plus, c’est raccord avec le personnage de Maya, mais Carina n’a pas vraiment envie d’avoir un bébé avec ça, avec Maya dans cet état où elle s’autodétruit en permanence. Elle lui demande donc de consulter et c’est une dispute qui est plus que nécessaire, je pense. Cela nous donne de quoi faire pour elles en saison 6, en tout cas.

La fin d’épisode donne d’autres pistes pour les personnages : Travis se fait renommer Mayor Zaddy par toute l’équipe alors que la cheffe Ross débarque pour annoncer qu’ils ont fait du bon boulot et avoir de bonnes relations avec toute la caserne. Elle a plutôt intérêt, parce qu’elle a décidé qu’elle aurait son bureau une journée par semaine à la caserne 19. C’est ridicule. Nous découvrons au passage que depuis six mois, elle n’adresse plus vraiment la parole à Sullivan, refusant d’être son amie.

Andy les aperçoit et sent bien la tension, mais ce sera pour un autre épisode. En attendant, les pompiers sont appelés pour s’occuper d’un bus tombé d’une falaise.

 

Station 19 (S06)

Synopsis : En fin de saison dernière, la majorité du casting vivait son meilleur happy end. Pourtant, Maya faisait du chantage à Ross et Sullivan pour récupérer son poste de capitaine et Andy redevenait lieutenant grâce à une démission surprise de Jack.

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Pour commencer, je dois bien avouer que la série n’a pas eu le temps de vraiment me manquer, contrairement à ce que j’imaginais ! J’ai terminé son visionnage bien plus tard que d’habitude la saison précédente, et ceci doit un peu expliquer cela. Pourtant, même si j’ai terminé il y a à peine deux mois la saison 5, j’ai eu besoin d’un peu de temps pour me souvenir du cliffhanger. Ce n’est pas exactement normal, mais eh, qu’importe : il est temps pour moi de me replonger dans la météo pluvieuse de Seattle et de voir un peu ce que tout ce petit monde devient. Certains personnages (un pluriel de politesse pour ne pas dire Carina) me manquent malgré tout et je sais que même lorsque la série ne me manque pas, je suis super heureux de la retrouver et de me rendre compte que si, elle me manquait. En plus, il y a eu plein d’assombrissements du paysage politique américain depuis leur dernier épisode et je ne doute pas que la série va continuer de nous vendre un monde merveilleux où les héros se battent et gagnent contre les gens fermés d’esprit. Je l’espère en tout cas, parce que la lueur d’espoir qu’ils apportent et les commentaires sociaux sont une force de la série.

Note moyenne de la saison : 16/20

S06E01 – Twist and Shout – 17/20 C’est un bon retour pour la série qui trouve le moyen de nous présenter une nouvelle catastrophe pour faire crossover sans pour autant que ce ne soit trop lourd comme crossover. La catastrophe n’est toutefois pas le point le plus important de l’épisode : au contraire, je la trouve drôlement vite évacuée pour que l’on puisse se concentrer vraiment sur les personnages. Et c’est une bonne chose, parce que ça fait du bien de retrouver les personnages et de les voir se lancer dans de nouvelles directions.
S06E02 – Everybody’s Got Something to Hide Except Me and My Monkey – 18/20 Pas de cas exceptionnel, on retrouve ce qui devrait être la routine de la série, mais bizarrement, je trouve cet épisode plus intéressant que le précédent. C’est probablement parce qu’il prend vraiment le temps de donner une scène au moins à chacun des personnages afin d’avancer dans les intrigues de tous et que les développements sont intéressants. Je n’approuve pas tous les twists, forcément, mais ça tient debout et ça me donne envie de voir la suite bien vite.
S06E03 – Dancing with our Hands Tied – 15/20 C’est tout à fait le genre d’épisode frustrant : les intrigues ont beau avancer pendant ces quarante minutes, j’ai l’impression que l’on fait du surplace pour l’évolution des personnages et que chacun reste coincé dans ses problématiques. Les solutions sont à portée de main, mais comme il faut bien quelques épisodes de transition au sein d’une saison, eh bien, on reste coincé. Ma foi, quand on voit le titre de l’épisode, c’est logique.
S06E04 – Demons – 15/20 Il y a de bonnes idées dans cet épisode, mais aussi beaucoup de potentiel gâché : c’est un épisode d’Halloween qui aurait pu réussir à nous faire bien plus peur s’il s’en était donné les moyens. Malheureusement, son but n’est d’être qu’une transition, et si c’est réussi, c’est un peu frustrant. Il y aura un avant et un après dans la majorité des intrigues, c’est déjà ça de pris.
S06E05 – Pick Up the Pieces – 15/20 L’épisode est efficace par sa construction qui change un peu de ce qu’on a l’habitude de voir et qui intègre dans le casting l’air de rien des personnages que l’on reverra. Autrement dit, c’est un épisode tout à fait classique et divertissant, et c’est exactement ce à quoi je m’attendais – et que j’avais envie de voir. La vie est belle, parfois.
S06E06 – Everybody Says Don’t – 16/20 C’est un bon épisode, mais je suis frustré de savoir que le prochain épisode ne sera que dans un trimestre, parce que j’aurais bien aimé en avoir plus pour cette fin d’année. Concrètement, ce début de saison est plutôt bon dans son ensemble, mais il laisse un goût de trop peu : les intrigues ont à peine eu le temps de s’installer et de montrer ce qu’elles pouvaient donner que les voilà déjà en pause. Vivement la suite.
CrossoverS19E06 – Thunderstruck – 17/20
S06E07 – We Build Then We Break – 17/20 C’est une reprise de saison solide, surtout que les scénaristes en ont profité pour caser un énième crossover, pour faire monter le drama dans certaines intrigues et pour bien nous montrer qu’ils avaient encore des choses en stock pour toute la fin de cette saison. C’est prometteur et je termine l’épisode en ayant l’impression de n’avoir jamais quitté ces personnages, que j’adore toujours autant.
Crossover : S19E07 – I’ll Follow the Sun – 17/20
S06E08 – I Know a Place – 14/20 Tout n’est pas parfait dans l’épisode, et ça paraît même parfois ridicule pour certaines intrigues. Je suis partagé niveau ressenti : j’ai aimé certains personnages que je n’aime pas habituellement, j’ai détesté des scènes avec des personnages que j’aime bien ; je continue de penser que la série est très intéressante pour les messages qu’elle porte parfois, mais je n’aime pas la manière d’aborder une des relations de couple… bref, je n’arrive pas à me décider. Au moins, j’étais à fond dans l’épisode !
S06E09 – Come As You Are – 13/20 Franchement, cet épisode m’a donné un étrange sentiment de fourre-tout : les intrigues semblent incomplètes et très décousues ; chacun vit sa vie de son côté, les développements ne sont pas vraiment satisfaisants. C’est dommage, parce qu’il y a de bonnes idées et des répliques cinglantes qui marqueront certaines relations… mais en attendant, l’épisode en lui-même n’était pas à la hauteur.
S06E10 – Even Better Than the Real Thing – 15/20 Je trouve l’épisode un peu trop schématique dans les intrigues qu’il propose, car on voit très bien où ils veulent en venir dans chacune d’entre elles à peu près dès le début de l’épisode. Ce n’est pas forcément négatif, bien sûr, surtout que c’est logique après six saisons que l’on puisse avoir nos petites habitudes. Cependant, j’ai trouvé que ça manquait un peu de surprises. Après, je continue d’accrocher à l’ensemble des personnages, alors je ne vais pas me plaindre !
S06E11 – Could I Leave You? – 15/20 J’ai enfin vu cet épisode, tout finit par arriver ! J’en suis plutôt content, c’était un bon moment, je continue d’aimer les personnages. Bon, il faut bien souligner que la fin de l’épisode est trop précipitée et nous laisse bien sur notre faim, mais autrement, c’était assez classique pour la série. Bref, ça me va !
Épisode évoqué : S19E11 – Training Day – 18/20
S06E12 – Never Gonna Give You Up – 16/20 Difficile d’accrocher tout à fait à cet épisode tant il donne l’impression de perdre du temps dans la franchise. Pourtant, il est vraiment bon et propose de bonnes intrigues, avec des évolutions qui sont au choix géniales ou frustrantes, selon les personnages. En tout cas, ça fonctionne. Après, pour une fois qu’un crossover avait tout lieu d’être, la série décide de conserver son indépendance tout en faisant des références inévitables à l’hôpital, et ça finit par être de la torture affectant la qualité de l’épisode plus qu’autre chose.
CrossoverS19E12 – Pick Yourself Up – 18/20
S06E13 – It’s All Gonna Break – 18/20 J’essaie de ne pas trop surnoter parce qu’il y a une partie de l’épisode qui ne m’a pas intéressé plus que ça, mais bordel, j’ai adoré une intrigue (enfin, il faut que je nuance : on nous raconte un truc horrible, sauf que ça permet de faire passer un message politique nécessaire) et tous les twists de fin d’épisode. C’est bien simple, je trouve que ça permet d’éliminer quelques défauts des épisodes précédents et offre l’opportunité aux personnages d’évoluer. Reste à voir s’ils le feront correctement par la suite !
Léger crossover : S19E13 – Cowgirls Don’t Cry – 17/20
s06e14 – Get It All Out – 18/20 J’ai trouvé que l’épisode avait des allures de fin de saison par moments et je ne m’y attendais pas : les intrigues avancent vite, on nous laisse des pistes dramatiques à tous les niveaux, on sent qu’on nous prépare un rollercoaster d’émotions… et on en a déjà un paquet durant l’épisode. Bref, c’était un épisode solide et vraiment cool à regarder. Un plaisir, comme toutes les semaines, finalement.
S06E15 – What Are You Willing To Lose – 15/20 Il est vraiment temps que certaines dynamiques bougent pour qu’on puisse de nouveau avoir de meilleurs épisodes. Si la structure de celui-ci est plutôt efficace et mène tranquillement à son point culminant, j’ai l’impression que les intrigues s’écrivent toutes seules à présent, tant il n’y a plus de surprises dans leur évolution. C’est la chance des séries qui perdurent assez longtemps : le casting est stable depuis assez longtemps pour qu’on connaisse par cœur les personnages et qu’on sache vers quoi on se dirige.
S06E16 – Dirty Laundry – 18/20 Après une pause d’une semaine, la série revient avec un épisode que j’ai trouvé surprenant par sa construction, ses choix de développement et son impact émotionnel, l’air de rien. C’est une bonne surprise et ça me rend triste de savoir qu’on arrive déjà à la fin de saison, parce qu’ils vont peut-être me manquer, surtout si la grève des scénaristes se prolonge et affecte le début de saison prochaine. Bon, je m’affole un peu, là tout de même. Quelle idée aussi d’être resté à jour si longtemps pendant la diffusion ?
S06E17 – All These Things That I’ve Done – 15/20 L’épisode conclue certaines intrigues entamées depuis un moment, tout en préparant très clairement le terrain pour l’épisode final de la saison. C’est efficace comme tout : on sent que la saison touche à sa fin, mais elle a encore quelques surprises en stock et de quoi assurer ses arrières pour une saison 7. Et ça, ça fait plaisir après six saisons ! Par contre, moi, je l’ai vu au mauvais moment, je crois, j’ai eu du mal à me mettre dedans.
S06E18 – Glamorous Life – 18/20 Ah oui, c’est vrai que c’est une fin de saison et il faut bien se rappeler de ne pas l’oublier. L’épisode vient apporter une jolie conclusion à pas mal d’intrigue et est de plus en plus dramatique au fur et à mesure qu’il avance, avec des intrigues qui s’entremêlent et des décisions scénaristiques qui permettent de mener à des dernières scènes très réussies. Il n’empêche que l’épisode prend son temps au départ pour que d’un coup tout s’effondre, ce qui fait qu’on est sur une qualité quelque peu fluctuante. Bref, ça reste un ajout solide à une saison qui l’était tout autant.

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Station 19 – S05E18


Épisode 18 – Crawl Out Through the Fallout – 18/20
Cet épisode ressemble un peu à un rendez-vous manqué avec la fin d’une saison, étant plus un épisode de la semaine très bon qu’une vraie fin comme on s’y attendrait. Pourtant, les intrigues évoluent vite et certaines atteignent une apogée dans l’épisode, c’est évident, mais tout n’est pas à la hauteur de mes attentes. Dans l’ensemble, ça reste un épisode solide et vraiment réussi. Vivement la saison prochaine !

Spoilers

Un bus scolaire entre en collision avec un camion contenant des substances radioactives, alors qu’Andy prépare son procès et que Carina est sur le point d’obtenir sa green card – peut-être.


You are the village that our brother Dean wanted for his daughter.

J’ai autant envie de voir cet épisode que j’ai envie d’en retarder le visionnage : c’est le dernier avant un bon moment, puisque c’est la fin de saison. Je sais déjà à peu près ce qui m’y attend, de la famille de Jack au procès d’Andy, en passant par les envies politiques de Travis ou le bébé à venir de Carina et Maya – si Carina parvient à avoir sa green card ?

Il y a beaucoup à traiter dans cet épisode et je suis curieux de voir comment ils le feront. Cela commence plutôt bien avec Andy et Jack vivant clairement ensemble le temps de trouver d’autres victimes de Jeremy, quitte à se taper tous les commentaires qui critiquent Andy. Jack la force à manger alors qu’elle trouve justement un commentaire, et c’est plutôt cool de les voir interagir comme ça.

Bon, après, ça fait vraiment couple, même si Andy lui a dit qu’il était son frère. Bordel, si j’en suis à retrouver qu’ils font un bon couple, c’est peut-être qu’on a fait le tour de la série. Ou peut-être que c’est parce que Sullivan est de nouveau heureux en couple avec la cheffe Ross. C’est presque dérangeant à voir à force. Ils sont heureux, on a compris, next. Je suis de mauvaise foi, je sais. Cela ne m’a jamais dérangé quand c’était Vic et Théo, Carina et Maya, ou même Maya et Jack, d’ailleurs.

Bref, revenons-en à la caserne où le débat du jour est de savoir si Andy a bien fait de refuser la proposition de faire neuf mois de prison au risque d’y passer dix ans si elle perdait son procès. Elle a l’argent pour le faire et d’après Vic, elle a bien raison : un accord la ferait passer pour coupable aux yeux du monde, surtout que le monde la juge déjà. Loin de ce débat, Travis envisage toujours de devenir maire, comme je m’y attendais. Il découvre juste que ce n’est pas si évident que ça.

Pendant ce temps, Carina est hyper stressée car elle a son entretien pour la green card. Ca aussi, je m’y attendais, et il était mignon de la voir sur son 31 et toute stressée en même temps, avec Maya tentant de la rassurer comme elle le pouvait. Si je suis tout à fait du genre à faire la même blague que Maya sur le passeport oublié, je tiens à souligner tout de suite que c’est la pire des idées de faire ce genre de blague. Bref.

La scène est franchement super mignonne, même pendant l’entretien, parce qu’on sent la sur-préparation de Maya, le stress de Carina et la gêne que c’est de devoir raconter à un fonctionnaire toute sa vie, la raison d’un petit mariage à 12 (merci la pandémie, cela dit) ou sa première rencontre avec sa femme. C’est plutôt chouette en tout cas, ce genre de scène confirme à quel point l’alchimie entre les actrices est présente.

Bon, par contre, c’est une série américaine, et c’est Maya, alors il fallait qu’elle en fasse trop. N’aimant pas être sans cesse obligée de se taire car c’est à Carina de parler, elle finit par déverser tout ce qu’elle a sur le cœur concernant sa hiérarchie quand elle en a l’occasion. Autant Carina parle vraiment comme à un ami et en toute honnêteté, autant Maya y va un peu trop, agressant limite verbalement le fonctionnaire en face d’elle. Elle semble tellement sur la défensive !

Et pourtant, voir Maya et Carina se disputer comme un couple, et avoir le même humour, et être d’accord, et compléter les phrases l’une de l’autre… Eh, le fonctionnaire accorde la green card à Maya et Carina. Tout est bien qui finit bien pour cette intrigue.

Pour en revenir au procès d’Andy, celle-ci est persuadée que Jeremy a agressé d’autres femmes et elle fait tout ce qu’elle peut pour le prouver. Ainsi, elle prend la parole par-dessus son avocate pour avoir la confirmation que d’autres personnes ont bien déclaré que Jeremy était un agresseur, mais anonymement. L’avocate est loin d’être ravie de voir Andy si impulsive, persuadée que cela n’a pu que faire mauvaise impression.

Elle est loin d’avoir découvert toute la folie d’Andy cependant : sa cliente la traine ensuite dans un bar où elle compte retrouver l’une des victimes de Jeremy. Rien que ça. Et bien sûr, comme c’est toujours le cas, Andy débarque sur son lieu de travail pile quinze minutes avant la pause de cette Holly, qui n’est pas ravie de rencontrer Andy de cette manière.

Elle accepte pourtant de lui parler. L’histoire n’est pas glorieuse : Jeremy l’a violée derrière un bar, exactement comme Andy, mais elle ne s’en est pas rappelée immédiatement. Oh, bien sûr, elle en a parlé au doyen de sa fac, sauf que celui-ci n’a pas voulu briser l’avenir prometteur d’un jeune homme. Ben super, merci monsieur. Aujourd’hui ? Holly ne souhaite pas parler parce qu’elle a un petit garçon et qu’il finirait par l’apprendre.

Andy lui explique alors que ce serait une bonne chose qu’il soit en colère de l’apprendre – ce que sa mère souhaite éviter – car les garçons aussi ont besoin d’être énervés face à ce genre d’histoire pour que le changement puisse se produire. C’est on ne peut plus vrai. Et cela suffit à convaincre Holly de venir témoigner pour elle, avant même le début du procès.

Enfin, ce ne serait pas une fin de saison sans un gros problème à régler. Pour cette saison, il s’agit d’un accident d’un bus scolaire sur le point de tomber dans un ravin avec un camion qui transportait des substances radioactives, empêchant les pompiers de s’approcher de trop près du bus dans lequel on devine au moins un adulte blessé, puisque personne ne sort du bus et que les enfants hurlent à l’aide.

C’est digne d’un épisode banal de 9-1-1 tout ça, mais ce n’est vraiment pas habituel pour la caserne 19 qui rechecke aussitôt toutes les consignes. Ils sont forcés d’attendre l’arrivée de secours, mais la situation est assez intenable avec des enfants hurlant et criant à l’aide dans le bus, un chauffeur de camion qui se sait condamné mais est coincé dans son camion par une jambe blessée et un produit radioactif qu’ils ne peuvent pas toucher.

La situation est absolument terrible à regarder, et elle doit l’être encore plus à vivre. Les enfants tentent évidemment d’ouvrir les fenêtres du bus, et quand l’un y parvient finalement, ils n’ont d’autres choix que de leur expliquer ce qu’il se passe pour de vrai. C’est bien compliqué comme situation, avec des alarmes se mettant à sonner chaque fois qu’ils approchent trop près du bus. C’est particulièrement inquiétant pour Vic dont l’alarme retentit plus fort que les autres, indiquant qu’elle a atteint la limite maximale, mais qui reste quand même sur la scène.

C’est le moment que choisit le chauffeur de camion pour sortir de son camion et proposer de jouer les héros en déplaçant le contenu radioactif. Il sait très bien qu’il sacrifie sa vie en faisant ça, mais il le fait parce qu’il a une fille de onze ans qui souhaite devenir scientifique. Il sait bien qu’il ne la verra pas grandir, mais il aimerait que quelqu’un se sacrifie pour sa fille.

Grâce à son acte, les pompiers peuvent finalement commencer à agir avant l’arrivée de l’équipe de secours, et ça leur permet donc de sauver les enfants. Bon, il y en a quand même un pour parler plus que les autres, alors ça ne me rassure pas : c’est toujours mauvais signe. Le but semble pourtant être simplement de remuer le couteau dans la plaie pour Jack qui voit l’enfant rejoindre sa mère en courant ensuite.

J’ai aimé tout de même de voir Jack dire constamment au gamin de remettre son masque. C’est clairement le genre de répliques qui n’aurait pas existé avant 2020, mais ça ajoute une touche de réalisme bienvenue – même si c’est débile car on sait bien qu’on a demandé à l’acteur enfant de retirer son masque pour qu’on l’entende mieux et qu’on le voit jouer. Tss.

Bref, tout ça mène à Ross qui arrive sur la scène pour vérifier si toute l’équipe va bien. C’est gros comme tout, mais ça lui permet aussi d’annoncer qu’une plainte va être déposée contre le chauffeur, alors même que les pompiers le voient comme un héros. Ce coup bas ne peut venir que de Dixon, et Travis est tellement frustré qu’il annonce aussitôt à Ross qu’il a bien l’intention de se présenter pour gagner l’élection et être maire de Seattle.

Si elle ne peut pas le soutenir en tant que cheffe, Ross accepte évidemment qu’il le fasse – et dans le fond, elle pense comme lui. Elle se rend ensuite à la caserne pour… fêter l’adoption de Pru. C’est ridicule, et Maya le souligne à raison cette fois.

Pour les pompiers, revenir à la caserne prend un peu plus de temps, le temps de vérifier si les radiations n’ont pas trop mis en danger la santé de tous ceux impliqués. Dans le camion pour rentrer, le capitaine Beckett explique à Sullivan qu’il a pris la décision de redevenir sobre, parce que cet appel l’a remué apparemment. Il n’en faut pas plus pour que Sullivan le raconte aussitôt à Ross à la fête. C’est un peu gros.

La fête ? Tout se passe bien, et même très bien : les scénaristes en profitent pour faire un petit hommage à Dean qui est touchant juste comme il faut – jusqu’à ce que Vic craque et me touche encore plus. C’était déroutant juste ce qu’il faut, et l’actrice a géré le moment à merveille. Dans le même genre, il est agréable de voir le personnage de Ben évoluer et grandir en fin. Durant l’épisode, il a pris la décision de ne pas se mettre en danger et contredire les ordres – pour Pru. C’était donc ça qu’il lui fallait pour arrêter d’être insupportable ?

Cependant, si tout se passe très bien, c’est surtout parce qu’Andy est libre et n’aura même pas à subir de procès. Apparemment, trouver une victime supplémentaire était suffisant. Euh. J’ai du mal à y croire, surtout que la décision est soi-disant prise en une journée, mais bon, on va faire avec, j’imagine.

L’épisode pourrait s’arrêter là, mais ça manquerait probablement de cliffhanger. Ils ne peuvent tout de même pas se contenter d’un happy ending. Je suis un peu frustré par le premier cliffhanger de l’épisode, qui voit Maya demander à Ross de récupérer son poste… en lui faisant un chantage, expliquant qu’elle sait très bien qu’elle et Sullivan couchent ensemble. C’est un chantage digne de Sullivan, et j’ai du mal avec. En plus, elle interrompt une scène où Ross suggérait qu’Andy allait possiblement revenir à la caserne 19 si une place se libérait. Mais laquelle ?

Alors qu’Andy passe une bonne soirée à entendre Travis se dire prêt à être candidat d’un mouvement indépendant, Ross débarque finalement pour lui redonner son poste de lieutenant à la caserne 19. On termine ainsi sur un énorme WTF : Jack démissionne et se barre sans dire au revoir à personne. Ma foi, c’est sûr que ça fait un moment qu’il ne se sentait plus à sa place, mais euh ? C’est totalement inattendu – et bon, il est sur le point d’être papa, espérons, ce n’est peut-être pas le meilleur moment ?

EN BREF – C’est une saison qui fut une fois de plus à la hauteur de ce que j’en espérais après la saison précédente qui était elle-même géniale. Même si l’épisode final manquait peut-être d’un petit quelque chose et paraissait plus être un épisode de la semaine assez classique, je considère que la série a vraiment trouvé son créneau et son rythme.

Il faut dire que le décès de Miller avait déjà frappé l’équipe et qu’il était compliqué d’aller plus loin que ça en fin de saison, que je suis un peu déçu de l’absence de procès pour Andy après une scène pareille, mais que quoiqu’il arrive, je suis au rendez-vous pour la saison suivante : la série a en effet la bonne idée de défendre vraiment des valeurs et des idées sociales qui me paraissent importantes. C’est parfois schématique ou trop prévisible, mais je n’arrive pas à leur en tenir rigueur.

L’attente avant la suite sera longue désormais.