Station 19 – S06E05


Épisode 5 – Pick Up the Pieces – 15/20
L’épisode est efficace par sa construction qui change un peu de ce qu’on a l’habitude de voir et qui intègre dans le casting l’air de rien des personnages que l’on reverra. Autrement dit, c’est un épisode tout à fait classique et divertissant, et c’est exactement ce à quoi je m’attendais – et que j’avais envie de voir. La vie est belle, parfois.

Spoilers

Les tensions persistent dans les couples, alors que Jack essaie de se reprendre en main en passant par la clinique.


I’m going to die on my own terms.

Allez, pour une fois, je peux regarder un épisode dès le vendredi après-midi, alors autant en profiter pour faire comme si ce blog réussissait à tenir le rythme des diffusions. On commence par une étonnante scène où Andy se prépare pour un rencard dont on n’a pas beaucoup entendu parler avant – mais pendant qu’elle se prépare, elle préfère parler d’Eli avec sa mère, alors tout est dit. La conversation en visio était plutôt marrante, en vrai.

J’aime bien ce genre de début d’épisode qui nous montre que, si, les personnages aussi utilisent les mêmes technologies que nous. Bon, après, je reconnais que c’est chiant de devoir se taper les SMS entre Ross et Sullivan, mais eh, c’est une représentation efficace d’une relation dans tout ce qu’elle a de plus inintéressant pour nous.

Andy a toutefois l’œil pour remarquer que Sullivan n’est pas si heureux dans sa relation du moment. Elle essaie de lui en parler, parce que c’est tout à fait ce qu’on fait avec son ex-mari moins d’un an après le divorce ?, et finit par évoquer le kiné avec qui elle a eu le rencard la veille. Elle a tout le temps de le faire quand ils se rendent à une intervention Crisis One pour tenter d’empêcher un certain Raphaël de se suicider.

Il a de bonnes raisons de le faire, parce qu’il leur déclare qu’il est malade et qu’il va devoir mourir à petit feu dans une grande douleur. Allons bon. Autant dire que cette situation de crise occupe Andy et Sullivan pour une bonne partie de l’épisode, parce que ce n’est pas évident de sauver une vie qui ne veut pas l’être.

Carina en sait quelque chose avec sa femme qui ne veut pas être soignée, d’ailleurs. Contre toute attente, Carina parvient à rétablir à peu près le dialogue avec Maya dans cet épisode. Mieux vaut tard que jamais, nous sommes bien d’accord, mais il était temps que Maya se mette à l’écouter un peu, parce que Carina se défonce pour garder sa relation avec elle intacte quand tout ce que fait Maya, c’est se défoncer la cheville.

Et quand je dis que Carina se défonce, elle ne fait pas les choses à moitié : elle prépare la cuisine, balance des pétales de rose, allume des bougies… Cela fait beaucoup d’un coup. On ne me fera pas croire que Carina a pu organiser tout ça, faire la cuisine et mettre toutes les bougies sans que Maya ne s’y attende. C’est super mignon comme scène, c’est génial de les voir se réconcilier (mais bordel, pourquoi autant de bougies au sol quand on est pompier ET pourquoi ne pas manger d’abord ?).

L’avantage, c’est que maintenant qu’elles sont réconciliées, Maya peut retrouver le sourire. Ceci étant dit, c’est trop rapide de faire la paix et l’amour sans régler le problème qui existe en profondeur entre elles. Maya reprend malgré tout le boulot, comme si de rien n’était.

Elle est appelée sur une intervention dans une suite avec une alarme insupportable et des produits toxiques qui ont fuité, activant une évacuation de l’oxygène dans une salle où du personnel est enfermé. C’est problématique.

En parallèle de tout ça, Travis continue de galérer dans la course à la mairie. Il faut dire qu’il est loin d’être prêt à faire face à tout ce qui l’attend, parce que Vic n’est pas une super directrice de la com. En début d’épisode, elle a besoin de Theo pour lui rappeler un rendez-vous important pour la campagne, et je crois que ça résume tout. Eli reviendra, c’est évident, parce que Travis a vraiment besoin de virer Vic.

Il faut encore que celle-ci se rende compte du problème, par contre. Ce n’est pas son job et elle n’y arrive pas ; ce qui surprend Theo aussi. J’ai aimé la scène où il lui disait que si elle était mauvaise à ça, c’était peut-être un signe pour qu’elle change de stratégie. Elle ne le fait toutefois pas, et c’est bien dommage : il y a vraiment besoin, parce qu’elle n’est même pas prête pour les coups bas de base – genre, Dixon qui balance à la presse que Travis a été arrêté après s’être battu, alcoolisé, contre un autre pompier.

Evidemment que Dixon balance. Et comme Ross débarque à la caserne en même, Travis imagine aussitôt que sa cheffe est là pour le surveiller. Elle affirme pourtant que ce n’est qu’une coïncidence et qu’elle est là parce qu’elle a décidé de faire une rotation dans toutes les casernes de Seattle, pour surveiller ce qu’il se passe. Et ça tombe bien : quand Beckett n’arrive pas à faire en sorte que ses pompiers ouvrent les portes scellées pour éviter les fuites chimiques, elle écoute la conversation que le pompier a avec le manager des lieux. Je dis conversation, mais en vrai, Beckett se contente de hurler sur tout le monde dans cette intervention et ça fait que je comprends pourquoi, en fin d’épisode, Theo se plaint de nouveau de lui à Ross. Il fait mal son travail, il est un facteur de risque et Theo ne veut pas revivre ce qu’il a vécu avec Michael. Vraiment, j’aime bien Théo.

En attendant, le manager confie à Beckett qu’il est dépité parce que son ingénieur n’est pas sur les lieux, alors qu’il devrait y être. Son ingénieur ? C’est Raphaël, l’homme qui souhaite se suicider. Et ça tombe bien, Ross fait la connexion entre les deux cas et s’arrange pour prévenir Andy à temps. Il y a quand même pas mal d’action avant, Raphaël tombant par accident de l’immeuble – mais eh, il est sauvé par Sullivan qui n’hésite pas à sauter aussi, comme il a son harnais. C’est beau, tout ça.

Raphaël arrive à temps pour sauver tout le monde à l’usine, et tout est bien qui finit bien. Ou presque. Raphaël ne veut plus mourir, mai sil voit aussi que l’un des employés de l’usine convulse sur un brancard. Difficile de ne pas se sentir coupable… mais eh, une autre employée se sent coupable aussi, alors ils partagent un câlin et une haine de la hiérarchie, c’est mignon comme tout.

Dans tout ça, j’en oublie presque Ben qui retrouve Jack devant la caserne, endormi dans sa voiture. Il décide de l’emmener à la clinique en hommage à Dean où Jack est prise en charge par les anciennes patientes de Carina. Autant d’habitude, elles me saoulaient un peu, autant cette fois-ci, j’ai trouvé qu’elles étaient hilarantes en volontaires un peu maladroites.

Elles s’occupent aussi de celle que je soupçonne être la petite sœur de Jack. Elle voue une fascination pour lui à partir du moment où elle entre avec de faux symptômes – une douleur quand elle pisse, c’est pratique, il n’y a pas beaucoup de tests à faire pour prouver qu’elle ment – et fait une fixette à le regarder non-stop.

Il ne semble même pas s’en rendre compte, en plus : il est trop occupé à se faire sermonner par Ben, alors que la jeune femme qui le fixe est là aussi, à tout écouter. Carina la trouve bizarre, mais bon, elle fait ses examens et lui annonce qu’elle n’a ni MST, ni bébé dans son ventre. En retour, la jeune femme lui fait remarquer qu’elle a perdu son temps et s’en excuse, tout en lui expliquant à demi-mot qu’elle était là pour une autre raison.

Elle laisse donc une enveloppe pour Jack, dont Carina se débarrasse aussi vite que possible. Elle la donne à Ben, ne faisant clairement pas le lien avec la famille de Jack alors que… bon, c’est un peu évident que c’est ça, non ? C’est finalement Andy qui se retrouve avec l’enveloppe et la donne à Jack, en estimant mal ce dont il s’agit. Avant même que Jack n’ouvre l’enveloppe, il lui avoue déjà qu’il compte parler à Ross pour récupérer son poste. Yay. L’enveloppe ? La jeune femme s’appelle Brooke, elle est bien sa sœur et elle lui laisse une photo de lui bébé, ainsi que de quoi la contacter s’il le souhaite. Parce qu’elle le souhaite, elle.

Il reste encore quelques intrigues à conclure, tout de même, notamment du côté de Travis et Vic. De manière assez logique, Eli débarque à la caserne pour donner ses conseils à Travis et Vic en profite aussitôt pour lui laisser son job, expliquant qu’elle préfère de toute manière recruter de nouvelles femmes pour devenir pompier à Seattle. Eli peut donc s’installer définitivement dans son poste, et il fait d’une pierre deux coups : il peut recommencer à draguer Andy grâce à ça.

Ah lala. Cela fait au moins un couple qui est heureux en commençant à batifoler pour cette fin d’épisode, parce que c’est moins joyeux que ça pour les autres. En effet, Sullivan et Ross continuent de se tourner autour sans assumer leur relation ou les sentiments qu’ils ont tandis que Maya et Carina se disputent à nouveau, parce que Carina voit les choses comme moi : Maya a besoin d’aide et dire que tout va bien ne suffit pas à faire en sorte que tout va bien.

Grâce à cette dispute, on termine en plus sur un cliffhanger énervant : Carina fait finalement un test de grossesse sans Maya, parce que sa femme préfère s’entraîner et la ghoster de nouveau. C’est énervant, vraiment.

 

Station 19 – S06E04


Épisode 4 – Demons – 15/20
Il y a de bonnes idées dans cet épisode, mais aussi beaucoup de potentiel gâché : c’est un épisode d’Halloween qui aurait pu réussir à nous faire bien plus peur s’il s’en était donné les moyens. Malheureusement, son but n’est d’être qu’une transition, et si c’est réussi, c’est un peu frustrant. Il y aura un avant et un après dans la majorité des intrigues, c’est déjà ça de pris.

Spoilers

Maya continue de se tuer au travail, Jack dans l’alcool. Et c’est Halloween.


I got you, Bishop. Not murder-got you, but I got you.

Un épisode d’Halloween, yihaa ! Bon, je ne m’emballe pas plus que ça non plus : on les connaît les épisodes d’Halloween du Shondaland ; c’est juste un prétexte et il n’y a rien de bien effrayant. Bon, après, Jack qui se bourre la gueule et se fait droguer par Eva, c’est peut-être un peu terrifiant quand même ; mais pour d’autres raisons. Il se met à halluciner Rigo, et ça ne promet rien de bon.

Ce n’est jamais une bonne idée quand les séries se mettent à nous ramener des fantômes, mais quand il s’agit en plus de fantôme de personnages qu’on déteste ; c’est mal barré. Ainsi, Rigo se retrouve à hanter Jack pendant tout l’épisode, y compris quand le pompier vivant essaie de coucher avec Eva. Forcément. C’était d’un naze assez incroyable ; ça se termine avec Jack qui se fait larguer par Eva quand il lui dit de dégager (enfin, il le dit à Rigo, mais bon, comme il n’est pas vraiment là…), puis qui se prend un coup de poing dans la tronche quand il essaie de la reconquérir dans un bar. Vraiment pas palpitant, et Rigo finit par disparaître en fin d’épisode quand Jack fait enfin un pas pour sortir de sa dépression… mais bon.

Comme c’est Halloween, tout le monde est motivé à décorer à la fois sa chambre et la caserne. C’est ridicule : je doute franchement que des pompiers perdent tant de temps en décoration ; surtout du temps libre comme ça. Après, Beckett est fan d’Halloween, alors pourquoi pas.

Cela donne toutefois l’occasion d’une scène un peu différente des autres épisodes, où les personnages peuvent se croiser. Ainsi, Theo et Vic continuent d’aider Travis à mener sa campagne, mais ça se transforme soudain en détournement d’argent quand ils le taxent chaque fois qu’il parle de Dixon alors que l’intrigue de Robert continue de tourner autour d’une de ses rencontres internet… Seulement, je n’y crois pas.

Andy l’écoute en parler comme si de rien n’était, mais moi, je suis sûr qu’il sort encore avec sa cheffe. Eh, c’est une série ABC, si on ne la voit pas ; c’est qu’on la connaît déjà. C’est ainsi sans surprise que c’est bien chez elle que Robert entend passer tout son temps libre, quitte à faire tout un service seulement avec Maya. Après, était-il vraiment nécessaire d’avoir des scènes entre Robert et Ross ? Je ne suis vraiment pas convaincu.

J’ai beau bien aimer cette nouvelle cheffe, je ne supporte toujours pas Robert et ce n’est pas de les entendre parler un français de quelques mots qui va me faire changer d’avis. Voir Robert se retrouver méga jaloux parce qu’elle lui avoue avoir eu quelques rencards, ce n’est pas tellement ce que j’espérais voir durant cet épisode. Après, je suis coincé, je suis en plein trajet en train, que faire d’autre de toute manière ?

Même l’appartement de la cheffe n’est pas dingue ? Je n’ai pas du tout aimé le look que ça avait. Quant à leur intrigue, elle consistait à les voir coucher ensemble, s’engueuler, coucher ensemble et recoucher ensemble. Ecoutez, super pour vous, hein.

En parallèle, Ben se plaint de Miranda à la caserne, parce qu’il n’est pas si heureux de la voir reprendre son job à l’hôpital. On savait déjà que c’était le cas depuis le dernier épisode de Grey’s, donc c’est vraiment un soft crossover. On apprend en tout cas qu’elle reprend son rythme de travail habituel, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour nous – mais pas pour Ben. Heureusement que Vic est là pour le remettre à sa place, ça fait du bien.

Cela recadre la conversation sur Pru qui est déguisée en pompier pour Halloween et Beckett s’amuse bien à se déguiser en clown pour effrayer toute la caserne. J’avoue que ça m’a plutôt fait rire, parce que la révélation était plutôt bien faite. C’est plutôt fun, mais l’amour de Beckett pour Halloween n’est pas exceptionnel non plus quand ça se termine en harcèlement sur Maya.

Je sais bien qu’elle a cherché la merde à faire son chantage, là, mais il ne faut pas abuser : lui balancer un seau de faux sang, c’était n’importe quoi. Après, j’étais plutôt heureux parce que Maya termine avec de jolis cheveux rouges qui lui vont bien. Ils font rire Carina qui a bien raison – par contre, Carina a pour costume d’Halloween… son ancienne tenue de travail ? Elle ne s’est pas foulée sur ce coup-là. – mais pas Maya.

Elle est insupportable et ça ne change pas d’épisode en épisode. Je trouve Carina d’une patience incroyable avec Maya. Ce n’est pas la seule : Théo se retrouve en duo avec elle et lui aussi semble faire bien des efforts pour la supporter et tenter de lui faire entendre raison sur son comportement. C’est peine perdue. Ils sont tous les deux en intervention ensemble, et l’intervention tourne mal quand un idiot de touriste fout le feu à un labyrinthe de paille.

Assez vite, ça tourne à l’Enfer : des gens sont coincés dans le labyrinthe, les pompiers font leur possible pour éteindre le feu et évacuer tout le monde, mais bien sûr, ce n’est jamais assez. Il y a un petit garçon perdu dans l’incendie et il n’en faut pas plus pour que Maya tente de se démarquer à nouveau des autres. Elle ignore les ordres de Beckett afin de grimper à une grande roue et réussir à avoir une meilleure vue sur la situation.

Elle serait pourtant utile pour le triage des patients, mais elle s’y refuse : elle sait bien que malgré les risques qu’elle prend à monter si haut sans permission ou sans sécurité, elle peut être utile pour sauver des gens. C’est effectivement le cas : elle aide bien à sauver des touristes, mais elle se met trop en danger pour cela. Elle se pète donc la cheville sur sa grande roue, ce qui ne l’empêche pas pour autant de se précipiter tête baissée dans le labyrinthe pour sauver le fils perdu et son papa pas plus capable de trouver la sortie.

Le père est blessé à la jambe lui aussi, alors quand elle les trouve enfin, Bishop est un peu coincée : elle doit s’occuper d’eux comme elle peut, mais le père lui demande clairement d’être sacrifié à sa place. Et ce n’est pas son petit extincteur de rien du tout qui pourra l’aider à éteindre l’incendie en vrai. Bon, très clairement, elle fait de la merde dans cet épisode ; et elle se met beaucoup trop en danger pour peu de choses ;

C’est en revanche vraiment une bonne intrigue cette idée d’un incendie dans un labyrinthe de maïs. Ce n’est pas assez mis à profit alors qu’il y aurait de quoi faire vis-à-vis d’Halloween, mais c’est mieux que ce que j’imaginais en début d’épisode déjà.

De retour à la caserne, Maya a donc la cheville tordue et une attitude de cow-boy qui déplaît à beaucoup de monde. Pourtant, Beckett ne lui fait aucune remarque ou réflexion tant que Theo ne prend pas les devants. Merci Theo ! Encore une fois, ce n’est pas bien logique d’avoir Theo qui s’énerve comme ça contre son chef, mais admettons que c’est parfaitement normal quand on a un chef incapable d’être un bon chef : Theo l’engueule et dit donc à voix haute ce que tout le monde pense. Maya est un danger pour tout le monde, y compris elle-même, quand elle est comme ça.

Bon, autrement, il est toujours question de la campagne de Travis. Il va vraiment y avoir des scènes à chaque fois sur le sujet à défaut d’avoir une vraie intrigue ? Bien sûr que non : dans cet épisode, Travis est approché par un certain Eli qui assure d’être son nouveau responsable de campagne. Cela supposerait de virer Vic, qui fait du bien mauvais travail. Tout le monde le sait, mais c’est Vic, ça ne donne pas envie de la virer.

Contre toute attente, je me suis mis à apprécier de nouveau Andy dans cet épisode : elle est plutôt de bons conseils avec Carina. Comme la semaine dernière, les scénaristes occupent le personnage de Carina (qui aurait juste dû être dans le dernier Grey’s plutôt que de servir à combler du temps comme ça) comme ils peuvent : elle se plaint donc auprès d’Andy de la situation avec Maya, en espérant avoir son éclairage. Sans plus.

Elle a au moins son soutien, c’est déjà bien. Cela ne dure pas pour autant : assez vite, Eli revient à l’attaque. Travis n’étant plus là, il force un peu Andy à lui venir en aide, en critiquant notamment la décoration immonde mise en place par Carina à la caserne – pour les enfants. D’ailleurs, Eli aussi a un enfant : il emmène sa nièce à la fête pour avoir l’occasion de parler de nouveau à Travis – ou à Andy ? Je n’arrive pas à savoir s’il est censé être un love interest de Travis ou d’Andy à ce stade.

Toujours est-il que la fête se déroule plutôt bien. C’est l’occasion pour Maya de reconnaître à demi-mot ses torts, sans les avouer pour autant : elle explique à Carina qu’il est temps pour elle de rentrer dormir dans un bon lit plutôt que d’enchaîner les journées de travail sans temps de repos. Pour Jack, c’est l’occasion de débarquer toujours dans un sale état et de faire un câlin à Pru. Celle-ci ne souhaite finalement pas se déguiser en pompier – elle préfère devenir plus tard une joueuse de foot. Super. Cela désespère Vic, donc je sens qu’il en sera de nouveau question plus tard.

Et alors que la fin d’épisode s’approche à grands pas et que Maya pleure à chaudes larmes sous la douche (enfin, on avance !), Ben nous fait la frayeur d’Halloween de l’année. J’avoue, je me suis totalement fait avoir par sa blague : il feint d’avoir fait un malaise et d’être à moitié mort dans la cuisine de la caserne. C’était super crédible après un tel épisode, alors ouais, ça m’a fait peur.

 

Vus cette semaine #42

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Mardi

9-1-1 – S06E02 – Crash & Learn – 15/20
Il y avait beaucoup de longueurs dans cet épisode. Heureusement, au milieu de celles-ci, les scénaristes prennent le temps de développer un personnage (ou deux, dailleurs) que j’aime beaucoup, avant de redonner du peps à leur saison pour la suite. En somme, la série ne perd rien de ses habitudes – elle ne s’améliore pas avec le temps, mais tant qu’elle n’empire pas, ça me va très bien.

Vendredi

Station 19 – S06E03 – Dancing with our Hands Tied – 15/20
C’est tout à fait le genre d’épisode frustrant : les intrigues ont beau avancer pendant ces quarante minutes, j’ai l’impression que l’on fait du surplace pour l’évolution des personnages et que chacun reste coincé dans ses problématiques. Les solutions sont à portée de main, mais comme il faut bien quelques épisodes de transition au sein d’une saison, eh bien, on reste coincé. Ma foi, quand on voit le titre de l’épisode, c’est logique.
Grey’s Anatomy – S19E03 – Let’s Talk About Sex – 17/20
Les quelques surprises de l’épisode sont un peu gâchées par Twitter qui spoile toujours tout, mais ça n’empêche pas l’épisode d’être réussi. Le côté reboot continue en étant toujours aussi efficace, apportant la fraîcheur des débuts et les mélangeant avec les problèmes de 2022. Et c’est très bien comme ça, parce que ça fonctionne très bien cette recette !

Dimanche

Historias de Upa Next – S01E06 – Suso y Dario – 15/20
Les personnages de cet épisode semblent déjà un peu moins cliché, même si l’introduction qu’on leur propose n’est pas forcément la meilleure, donnant l’impression que leur jeu d’acteur n’est pas tout à fait au point. Question de perspective et d’habitude, j’imagine, c’était déjà le cas dans la série originale, après tout. Contrairement à l’épisode précédent, celui-ci donne vraiment envie de regarder Upa Next en faisant le lien avec la série de manière plus évidente. C’est bien logique : il s’agit de la fin de cette mini-saison.
The Walking Dead – S11E19 – Variant – 14/20
J’ai vraiment envie d’y croire et de me dire que la série ne foire pas son dernier arc, mais elle ne fait rien pour m’aider, avec une intrigue qui manque sérieusement de logique et qui laisse apparaître en creux des failles scénaristiques importantes, au profit d’un développement pseudo-psychologique beaucoup trop bavard des personnages. C’est dommage, surtout que j’accroche encore à certains autres aspects de la série et que les cliffhangers restent bons !

Et le pire, c’est que la semaine en cours s’annonce encore plus pauvre en épisodes !

> Vus en 2022 

 

Station 19 – S06E03


Épisode 3 – Dancing with our Hands Tied – 15/20
C’est tout à fait le genre d’épisode frustrant : les intrigues ont beau avancer pendant ces quarante minutes, j’ai l’impression que l’on fait du surplace pour l’évolution des personnages et que chacun reste coincé dans ses problématiques. Les solutions sont à portée de main, mais comme il faut bien quelques épisodes de transition au sein d’une saison, eh bien, on reste coincé. Ma foi, quand on voit le titre de l’épisode, c’est logique.

Spoilers

On passe de dispute de couple en disputes de couple.


Are we ready to be a family again?

Maya a des débuts d’épisode toujours aussi sportifs, mais ça ne se passe plus dans son lit. La pauvre. Elle continue de s’entraîner pour passer ses nerfs, mais je ne suis pas convaincu par les solutions qu’elle met en place. En plus, elle continue de s’embrouiller avec Carina pour toutes les raisons du monde (sauf la seule bonne raison) et elle fonce tête baissée dans toutes les pires situations possibles.

Elle en arrive à mélanger tout le stock de médicaments que Carina et Ben recomptent, et j’aime le fait que ça permette de nous raconter où en est Ben dans sa vie – tout va bien avec Miranda, mais apparemment elle est débordée (alors, elle a repris le boulot ?) – tout en soulignant que ça ne va plus trop pour Carina et Maya.

Maya prend quand même les compliments et remerciements qu’elle reçoit de tout le reste de l’équipe pour avoir tenté de sauver le poste d’Andy, même si elle n’y est pour rien. Elle part heureusement rapidement en intervention, parce qu’elle a vraiment besoin de se changer les idées. Le truc, c’est que Ben, avec qui elle est en intervention, n’est pas du genre à lâcher le morceau quand il a l’occasion de passer sa vie à parler de celles des autres. Maya le remet à sa place, et hop.

De son côté, Travis en est toujours à stresser pour les élections, et à se préparer. C’est un peu chiant parce que ça fait trois épisodes qu’on tourne en boucle sur le fait que Dixon risque de gagner, parce qu’il est en avance dans les sondages et tout malgré ses pires idées du monde. C’est toujours pareil. Travis se prépare et il reste coincé dans sa vie privée, tout en voyant Theo et Vic être heureux et bon, c’est répétitif. Par contre, ça me fait plaisir de voir Vic et Theo comme ça, j’avoue. Bon, Vic est coincée au bureau pour tout l’épisode et n’en est pas ravie, mais au moins, elle continue de coacher Travis, c’est déjà ça.

D’ailleurs, Travis risque bien d’avoir de la chance pour les élections, cependant, parce que la première intervention de l’épisode envoie Maya et Ben directement chez Dixon, justement. Ils sont en intervention en tant que Crisis One, et c’est top à voir, parce que la femme de Dixon débarque à la porte en étant complètement bourrée. Assez vite, Maya repère une vitre brisée et elle est sûre et certaine qu’elle a affaire à une femme battue.

Dixon n’étant plus là, ça m’a paru trop simple comme explication et ça m’a moins surpris que Ben et Maya d’apprendre que c’était la femme elle-même qui avait choisi de détruire la fenêtre. Elle refuse toute aide des pompiers, même si elle n’a pas vraiment le choix non plus, une fois que la voisine a appelé de toute manière.

Dixon finit par rentrer et comme on s’y attend, il se montre ravi de tomber nez à nez avec Maya. Non. La dispute avec sa femme reprend de plus belle et est on ne peut plus cliché, mais ça escalade rapidement vers une engueulade qui dépasse le cadre de la dispute de couple pour aller vers une irritabilité trop forte et une preuve que le couple ne se supporte pas. Les voilà donc qui se lancent dans une opération « détruisons toute la vaisselle de la maison parce que c’est rigolo », ce qui est loin d’être comique.

Les pompiers n’interviennent pas vraiment, la violence escalade et la femme finit par jeter un vase sur son mari, devant témoins. Au moins ça calme le couple, qui en vient même à tomber d’accord sur le fait que Miranda qui balance un drap plein de merde de bébé sur Ben, c’est chiant à mourir. Elan d’amour pour eux, il est revenu quatre fois dessus en un épisode, insupportable.

Par contre, ça m’énerve un peu que tout ça finisse presque en faveur de Dixon. Ils sont pourtant clairement toxiques avec sa femme, à se faire des coups bas en permanence et à se diminuer psychologiquement l’un l’autre. Ils se réconcilient tout de même et ça force Maya et Ben à partir sans rien faire de plus qu’un rapport d’incident. Ce que j’aime toutefois, dans cette intrigue, c’est que ça montre aussi avant d’être trop grave, il y a des situations comme ça qui durent dans le temps et face auxquelles même les plus à mêmes d’intervenir ne parviennent pas à intervenir.

Cela soulignait bien aussi que Maya pouvait être intelligente dans ce genre de situation, mais toujours pas capable de reconnaître ses propres problèmes de couple. Nous n’avancerons donc pas cette semaine sur cette intrigue, et c’est bien dommage.

Pendant ce temps, Andy décide de nous harceler Jack encore plus qu’avant. Elle veut absolument le voir revenir au boulot et elle est vraiment chiante à force. Dans le fond, je peux comprendre son envie de venir en aide à sa famille, mais j’ai plus de mal avec sa certitude que Jack doit redevenir pompier. Sois là pour lui et tais-toi, à un moment. En plus, le chômage ne lui va pas trop mal, je le préfère largement avec les cheveux à l’arrache comme ça, hein.

Toujours est-il qu’Andy insiste sur le fait qu’il est temps pour lui de se bouger et de sortir du taudis dans lequel il s’est réfugié avec Eva. J’avoue avoir bien ri d’apprendre que le trou dans le toit n’était toujours pas réparé : il est temps qu’Eva réagisse et sorte de son deuil, mais ça ne semble vraiment pas facile à faire. La pauvre se contente de boire et d’avaler des médicaments tout le temps, tout en couchant avec Jack – on peut difficilement faire plus destructeur que ça quand on connaît les liens entre Jack et son défunt mari.

Malgré des indices évidents que toute la relation est hyper toxique, Jack continue de s’aveugler. Tout de même remis en place par Andy, il se met à essayer de réparer le toit. Le problème, c’est que ça le fait rester sobre en présence d’Eva pendant un long moment, et ils ne peuvent que se rendre compte qu’ils ne sont pas exactement faits l’un pour l’autre.

Il a l’occasion rêvée d’aller prendre l’air quand il a besoin de ramener davantage d’outils pour s’occuper du toit. Une fois dans le magasin, on nous révèle – quand même ! – que Marsha n’a pas oublié l’existence du pompier, mais qu’il la ghoste à défaut de savoir quoi répondre. Jack est aussi témoin d’un accident qui le pousse à reprendre du service très temporairement. L’homme qui se prend une barre de métal sur le crâne a toutefois beaucoup de chance : il y a un ancien pompier et un médecin dans le magasin au même moment. Question de perspective sur la chance, je sais. Cela n’aide pas Jack à prendre conscience qu’il a envie de retourner bosser en tout cas.

Après son passage chez Jack, Andy essaie d’autrement de passer voir Beckett pour le convaincre de l’aider à se bouger pour Jack. Si je n’aime pas trop Andy quand elle est chiante comme ça, j’aime bien son personnage sur ce coup-là : elle souhaite vraiment aider et cherche tous les moyens possibles, c’est plutôt mignon de sa part. Pas très efficace car Beckett lui apprend que Jack n’a pas réclamé l’argent que le gouvernement pourrait lui verser ou qu’il n’a pas l’intention de récupérer un pompier si instable, mais mignon quand même.

Dépitée et ayant en main des beignets apparemment vraiment dégueulasses, Andy peut commencer sa journée de travail en voyant son ex-mari draguer sur une application de rencontres et chercher à lui donner des conseils sur son amitié avec Jack. Pas ouf.

La deuxième intervention de l’épisode envoie les pompiers s’occuper des passages d’une voiture bloqués à l’intérieur de celle-ci alors qu’elle s’est mise à fumer. Les passagers sont des ados pas trop supportables, franchement, mais j’ai aimé l’intrigue qui voit le jeune homme terrifié de devoir appeler son père. Sa copine – qui n’est pas encore sa petite-amie – lui fait prendre conscience de la toxicité de son père et le pousse finalement à appeler, et tout est bien dans cet ordre des choses.

Malheureusement, le père est le connard qu’il nous décrivait : sur place, il préfère engueuler son fils que prendre soin de lui, savoir comment il va ou gérer sa propre colère. Il enchaîne donc les pires attitudes possibles, ce qui finit par lui coûter sa voiture quand reprend feu car il l’a fait bouger trop rapidement malgré les conseils d’Andy – grosso modo, sa pensée merdique est : « Qu’est-ce qu’une femme peut bien en savoir ? ». Bien fait pour lui si sa voiture brûle, donc.

Andy refuse toutefois que ça se fasse et utilise toute l’eau qu’elle peut pour refroidir la voiture, en surchauffe à cause d’une connerie du père. Ce n’est pas l’approche de Beckett quand il arrive finalement sur place : il décide de laisser cramer la voiture, et tant pis si ça déplaît à Andy. Une fois n’est pas coutume, Andy a une attitude complètement déplacée et n’hésite pas à s’en prendre verbalement à son chef, tout en refusant son autorité. Et le tout, devant témoin, sans conséquence. Ah, les séries !

Dans tout ça, Vic reste coincée à son bureau d’accueil de la caserne et cherche désespérément un moyen de s’occuper. Elle finit par en trouver un assez évident en voyant Carina passer et repasser en permanence devant son bureau : elles papotent ensemble en étant théoriquement sur l’inventaire des produits pour le dispensaire (comme chaque fois qu’il faut une raison pour que Carina soit à la caserne). C’est l’occasion pour Carina de confier certaines de ses angoisses, notamment sur sa possible grossesse dont elle n’est plus tout à fait sûre de vouloir immédiatement.

Malgré tout, Vic parvient à la convaincre de faire un test de grossesse pour savoir ce qu’il en est. C’est d’autant plus intéressant que c’est un duo qui s’était formé l’an dernier pour la grossesse et l’avortement de Vic : les retrouver à se confier leur vie intime et être vraiment amie, c’est efficace. Limite, Vic est plus pote avec Carina que l’inverse désormais. Carina se confie en tout cas sur son inquiétude pour Maya, qui refuse de se prendre en main et de se soigner.

C’est vraiment mignon de voir Carina expliquer qu’elle est prête à attendre Maya et les soins qu’elle fera bien à un moment ou un autre. À la faire parler comme ça, Vic réussit même à faire dire à Carina qu’elle a envie d’être avec Maya pour découvrir le résultat de son test de grossesse. J’ai bien aimé voir Vic jeter le test pour cette raison, c’était parfait.

Enfin, ça l’aurait été si Maya avait progressé depuis le début d’épisode. Pourtant, cette fin d’épisode nous laisse Maya toujours aussi énervée qu’au début, et toujours aussi dans l’abus. Elle refuse de faire face à ses problèmes, alors on est quelque peu bloqué. En plus, elle n’hésite pas à balancer à Vic et Travis qu’ils sont intervenus chez les Dixon et qu’ils pourraient s’en servir pour leur campagne – alors même que c’est contre toute éthique professionnelle. Vraiment, il faut qu’elle s’occupe d’elle, je ne la supporte plus !

Heureusement, le reste fonctionne mieux : toute la caserne se motive – ou plutôt est motivé de force par Andy – pour aller passer un peu de son temps libre à aider Jack et Eva. Je ne suis pas sûr qu’Eva le mérite tout à fait à passer sa frustration sur Jack désormais et à le comparer à Rigo, mais ça fait du bien à voir.