Scandal – S07E18

Épisode 18 – Over a Cliff – 17/20
À coup de pirouettes plus ou moins improbables, la série parvient à proposer une vraie conclusion qui tient suffisamment pour donner le sentiment d’une fin définitive. Cet épisode chargé délivre énormément d’excellentes scènes en 45 minutes et prend enfin le temps de reconnaître les critiques qui sont adressées à la série depuis des années, pour mieux les balayer d’un revers de main et assumer ce que Scandal a toujours été. La toute fin réussit donc à se réconcilier avec moi-même si elle est loin d’être parfaite, et le tout se termine ainsi sur une bonne note. It’s handled.

> Saison 7


Spoilers

 18

You trusted me when this entire time I was the problem. It was me. It’s how it’s always been. It’s been me. I realized that now.

Nous y sommes ! Après sept saisons et trois à quatre ans de déclin qualitatif, il est temps de dire au revoir à Olivia Pope, personnage qui restera culte quoiqu’il arrive. Comme bien souvent avec les tous derniers épisodes de série, ça me fait bizarre de me dire qu’elle ne reviendra pas l’an prochain, même si ça fait plusieurs années que j’en réclamais la fin. Après tout, c’est plutôt logique, ça fait six ans et demi que je la regarde, j’ai l’air de rien pas mal de souvenirs associés à Scandal.

Et pourtant, ça y est, Olivia tire sa révérence. Je suis pressé d’avoir le fin mot de l’histoire, même si j’y vais malgré tout à reculons parce que je sais que ça manquera au masochiste en moi. Cet épisode a toutes les armes pour être ou génial, ou catastrophique, et je trouve qu’il commence mal à ne pas proposer de résumé. Enfin bon.

Olivia retrouve Lonnie dans un hangar miteux où il lui propose une audience au Sénat à défaut d’enquêter sur elle. Ce rendez-vous au milieu de la nuit n’a aucun sens pour la sécurité, mais comme il a prévu de se suicider après s’être assuré qu’Olivia fasse remonter la loi pour le contrôle des armes à feu dans la liste des priorités de Mellie Grant. Oh l’ironie de voir cet acteur demander ça après la saison 6 de Grey’s Anatomy !

Bon, donc, il se suicide et immédiatement l’enquête sur le B613 reprend et Jake ne peut rien y faire quand Sally continue de foutre la merde. Cyrus voudrait bien que Jake se bouge pourtant et il fait ce qu’il faut pour qu’il comprenne le risque. Oui, ce final ne parlera que de B613, comme le reste de la série depuis cinq saisons après tout.

David est là pour conseiller OPA et il leur fait bien comprendre qu’ils sont tous dans la merde, en plus d’y mettre Jake et Cyrus. Cela n’a pas trop de sens pour leur instinct de survie, et Olivia enchaîne avec un rendez-vous. Elle demande de l’aide à Papa Pope qui lui propose simplement une enveloppe avec une nouvelle identité avant de se barrer. Il en profite aussi pour semer les graines du doute en Olivia, parce que peut-être qu’elle fait quand même une grosse connerie.

Elle retourne à OPA où l’on découvre qu’elle a honteusement changé de sonnerie de téléphone pour ce dernier épisode (n’importe quoi !) et que tout le monde est en plein stress : c’est vrai que Huck envisage de parler devant 15 personnes, qu’Abby envisage de voir David la quitter et que Robin a une fille qu’elle ne reverra pas.

À la Maison Blanche, Mellie descend autant de verres d’alcool que possible car elle sait qu’elle est sur le point de se prendre de plein fouet une procédure d’Impeachment. Elle convoque donc Marcus pour passer du bon temps avec. Je crois que je peux dire adieux à mon espoir de le voir finir avec Michaela dans HTGAWM.

Les témoignages anti-B613 sont sympathiques, ramenant aussi Thomas Larsen et leur caricature de Trump, histoire de. Cela dit, ça signifie surtout que tout le monde est bon pour la prison, et dès lors, Olivia demande une faveur à David : l’organisation d’un mariage express pour Quinn et Charlie, qui révèle alors qu’il s’appelle Bernard. La scène est sympa, même si je me marre bien de voir Huck être celui qui les marie (franchement, ils auraient pu prendre Abby s’il s’est inscrit en ligne ; ça aurait été moins tordu que l’ex de la mariée) ou Quinn qui rentre encore dans sa robe (non mais on en parle des retouches qui coûte une blinde et dure des semaines pour qu’une robe de mariée de femme enceinte jusqu’au cou aille à Quinn post-accouchement ?).

Jake débarque pour faire pression sur David au milieu de toute cette joie du mariage, et la scène ne peut que rappeler le meurtre de James, ce que Jake lui-même remarque. La différence ? Jake hésite sans trop de raison autre que le fait qu’il aime bien David… et que David en retour se défend avec des mots qui font leur bonhomme de chemin. Il explique à Jake qu’il n’est pas à sa merci, qu’il est à celle des États-Unis, que le tuer ne changera rien et qu’il ferait mieux de porter à son tour le fameux chapeau blanc de la moralité de cette série.

Et rien que ça suffit à faire changer d’avis Jake. Ouep, après tant de meurtres et de complots, il suffit d’une scène où David a peur de mourir mais est prêt à mourir pour que Jake change d’avis et fasse ensuite la morale à Cyrus. C’est précipité, forcément, puisqu’il ne reste qu’un épisode, mais ça passe drôlement bien car c’est le genre de scènes que j’attendais depuis quelques années.

David passe un bout de la nuit avec Abby, tout excité d’avoir survécu à Jake alors qu’elle est apeurée d’aller en prison. Quand il reçoit un message de Cyrus prêt à se rendre, David se précipite et boit un verre avec lui en toute confiance. Non mais sérieusement. Accepter un verre de ton ennemi ? Le boire sans vérifier qu’il ne prenne une gorgée lui-même ? Quelle honte de tuer David comme ça.

J’aurais encore préféré qu’il meure de la main de Jake, mais non, il fallait que Cyrus soit définitivement le grand méchant final de la série, et tuer David, l’un des rares à être resté du bon côté de la barrière jusqu’au bout, c’est tout ce qu’il fallait.

Le lendemain à la Morgue, Quinn réagit à peu près comme moi et trouve complétement cinglé d’avoir été voir Cyrus, Abby pète un câble et Huck veut tuer Cyrus. C’est au tour d’Olivia de reprendre la parole, et le contrôle, et de leur rappeler qu’ils sont désormais les seuls gentils de la série. Moui. C’est sûr que vu comme ça… La mort de David était nécessaire pour que tout le monde passe par une grosse crise de foi : Quinn envisage de quitter les États-Unis mais Papa Pope refuse de l’aider, Olivia comprend qu’elle a perdu.

Olivia qui perd ? Cela n’existe pas voyons. Fitz est toujours là pour la réconforter et lui dire qu’elle peut gagner. Oliva comprend alors qu’elle est le problème, et c’est l’une des meilleures scènes de la série, tout simplement. Disons que j’ai l’impression que les scénaristes ont enfin compris et décidé de révéler qu’à trop tout faire tourner autour d’Olivia, ils ont perdu en crédibilité et en qualité. Oui, Olivia était le meilleur personnage de cette série (et de loin), mais elle était aussi ce qui en diminuait fortement la qualité générale. Ces sept années se sont trop concentrées sur Olivia et le B613, au détriment des autres personnages de la série. Bien sûr, en sept ans, ils ont eu de quoi évoluer quand même (surtout Mellie), mais dans l’ensemble, les scénaristes ont raté quelque chose de ce côté.

C’est leur série, c’est leur choix, mais voir Olivia se repentir et comprendre enfin qu’elle n’est pas celle qui résout les problèmes, mais celle qui les créé malgré elle, c’était excellent. Ouep, la série se réconcilie avec moi en une scène, et c’est aussi parce que je sais que c’est la fin. Oh la réponse de Fitz à tout ça est digne du ridicule de la série, mais ça fait une jolie scène d’adieu pour Olivia et Fitz, avant qu’elle n’aille en prison.

En théorie. En pratique, Elie Pope culpabilise de laisser sa fille et Quinn sur le pilori, et il se décide enfin à témoigner. C’est le moment que les scénaristes choisissent pour ramener leurs idées politiques au cœur de cet épisode : Papa Pope se lance dans un discours sur la création de B613 et sa nécessité, qui est la responsabilité des États-Unis et des hommes blancs se reposant sur leurs privilèges.

Et là, la série nous sort la pire des pirouettes, mais aussi probablement la plus drôle : Elie demande que tout le monde sache que c’est un homme noir qui contrôlait le pays depuis 30 ans et fait tout un discours sur le racisme et les problèmes que ça poserait pour les blancs de l’accepter. C’est ça ou arrêter Jake et en faire le responsable unique de tout le B613, ce qui simplifie les choses pour l’opinion publique : c’est moins terrifiant car plus récent.

Yep. C’est par cette pirouette incohérente que la série s’en tire : tout OPA est innocenté car Jake est le seul coupable retenu par le Sénat. Le voilà donc qui part en prison pour la joie de tous (sauf d’Abby qui s’effondre). Olivia culpabilise de voir Jake en prison, car s’ils étaient restés sur l’île en saison 4, il ne serait pas dans ce pétrin aujourd’hui.

C’est vrai qu’ils se sont aimés, mais voir Olivia se mettre à pleurer sur son sort, ce n’est pas merveilleux. Cela met un terme au triangle amoureux : elle a clairement choisi Fitz.

L’arrestation de Jake suffit à tout rétablir pour la série : Sally se met à complimenter Mellie, ce qui n’a aucun sens, et Cyrus est forcé de démissionner par Olivia. Oh, il culpabilise, principalement parce que l’alcool ne l’aide plus à oublier ce qu’il a fait, mais malgré tous les efforts de la série, je n’ai aucune tristesse ou pitié pour lui.

Mellie demande à Olivia de rester au pouvoir avec elle, mais comme c’est la fin de la série, il faut qu’Oliiva tourne le dos à toute la série. Elle refuse ainsi le poste pour faire ce qu’elle veut et nous la voyons quitter de sa démarche pleine de pouvoir la Maison Blanche. J’ai du mal à me dire que ça peut être suffisant pour que personne ne la rappelle jamais et qu’elle refuse pour toujours le pouvoir après l’avoir tant convoité pendant sept saisons, mais les scénaristes n’ayant pas eu le cran de la tuer, il fallait cette démission.

C’en est donc fini d’Olivia Pope et du pouvoir. Les trois dernières minutes proposent un montage musical sympa : Charlie sort de prison pour retrouver Quinn et Robin, Fitz dévoile son portrait de président, Mellie contrôle le pays avec Marcus en faisant passer la loi anti-flingues, Jake est heureux en prison en se souvenant de l’île avec Olivia, Oliva dine avec Papa Pope et Abby pleure la mort de David. C’est la seule qui n’a pas de vraie happy end, avec Huck pour lequel je n’en attendais pas de toute manière. C’est triste pour Abby. Sept saisons et les scénaristes n’ont pas été fichus de lui trouver une conclusion satisfaisante. Une simple scène où ils bossent tous à QPA aurait suffi à donner un sentiment de fin plus heureuse que cette acceptation de la mort de David. Oh, et bien sûr, Olivia et Fitz finissent ensemble, sur une scène sympa, entre les symboles du pouvoir américain et face à l’infini des possibilités pour leur couple enfin débarrassé des problèmes politiques entre eux.

La série propose aussi de nous montrer deux jeunes filles noires dans un musée de la Maison Blanche admirant un portrait d’Olivia Pope. Oui, le pouvoir d’Olivia Pope les inspire, oui, Olivia Pope laisse ainsi un bel héritage derrière elle pour le pays, avec un exemple à suivre, oui, on nous laisse perplexe face à ce portrait. Olivia est-elle devenue présidente pour avoir son portrait à la National Portrait Gallery ? Peut-être. En ce qui me concerne, ce n’est pas le cas ; elle a été remerciée pour la fin du B613 et pour son rôle dans les administrations des présidents Grant. La voir présidente (et jeune présidente, en plus) n’aurait pas trop de sens avec le reste de l’épisode où elle tourne le dos au pouvoir.

Non, c’est juste une jolie manière de conclure la série que voir deux petites filles l’admirer et être inspirée par elle – la relève est assurée. La scène est un peu facile, mais je n’en attendais pas moins.

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EN BREF – Cette saison finale aura été faite de hauts et de (très) bas, comme le reste de la série finalement. En se perdant trop souvent avec B613 ou des détours inutiles dans la psychologie virevoltante d’Olivia, la saison 7 aura souvent perdu de l’intérêt, à l’image de la série, mais aura réussi à me garder jusqu’au bout. Quoiqu’il arrive, le personnage d’Olivia reste une référence et la série le sera aussi, ne serait-ce que pour son rythme et pour quelques épisodes sortant du lot grâce à leurs rebondissements.

Elle en a souvent trop fait, elle a parfois su trouver les mots justes (comme dans cette scène Olivia/Fitz), elle m’a déçu plus d’une fois, mais Scandal me manquera quand même pour ses monologues-fleuves et ses grands idéaux. Tout du long, Scandal aura été assez inégale, mais j’en reparle plus longuement dans ma rétrospective.

> Saison 7
> Rétrospective sur l’ensemble de la série.

Last smile

Scandal – S07E16-17

Épisode 16 – People Like Me – 14/20
Un épisode très bavard qui avance pour mieux reculer et ne pas apporter de réponses satisfaisantes. J’aime cette dernière intrigue pour la série, mais elle pourrait être tellement mieux gérée que c’est frustrant. Et puis aussi, j’aurais aimé en revenir à de temps plus simples, évoqués dans cet épisode, où la série n’essayait pas de tenir un improbable fil rouge de complots politiques emboités les uns dans les autres. Une petite affaire de rien du tout pour conclure la série, ça aurait été sympa. Là, on continue de sous-exploiter certains persos et on tourne en rond. Dommage.

> Saison 7


Spoilers

 16

Now we find a way to surf the tsunami.

J’ai beaucoup hésité parce que j’ai deux épisodes à voir et qu’après ces deux-là, la série est terminée. Par peur du spoiler la semaine prochaine et parce que trois épisodes de Scandal dès le réveil, ce serait beaucoup, je me suis finalement décidé à récupérer mon retard histoire de pouvoir voir la fin de série comme il se doit.

L’épisode reprend là où le précédent s’était arrêté : Olivia refuse d’aider Mellie, juste parce qu’elle ne veut pas tuer qui que ce soit, et juste parce que c’est Cyrus en fait. Mellie a heureusement de bons arguments et elle en a besoin pour reprendre un semblant de contrôle après ce coup d’état orchestré par Cyrus. C’est plus simple en France où le président ne peut de toute manière pas être trainé en justice et hop. Bon, OK, je ne sais pas si c’est mieux en fait.

Le plan d’Olivia n’est pas de tuer Cyrus mais de le convaincre de le laisser tomber (lol). Elle s’arrange tout de même pour réussir à le voir en privé. Huck récupère son téléphone et cela les laisse tranquille pour quelle lui propose un marché pendant qu’Huck effectue le plan de Quinn. Oui parce que Quinn n’est pas plus réaliste qu’Olivia : elle veut juste hacker le vice-président et trouver des preuves contre lui et pour prouver le piratage de l’avion.

En attendant, on a un huis-clos presque sympathique entre Olivia et Cyrus. Celle-ci a ramené trois bouteilles de vin… dont une qui est empoisonnée, ce que Huck remarque avec désespoir. Il ne veut pas perdre une Olivia qu’il vient de récupérer du bon côté de la barrière. Les scènes Olivia/Cyrus trainent par la suite en longueur, avec même un Cyrus qui envisage ce qu’il se serait passé sans Fitz. On a déjà eu un épisode « What if » l’an dernier. Merci bien.

De leur côté, Abby et Quinn tentent donc de hacker le vice-président et si ce n’est pas simple pour Quinn, c’est pire pour Abby qui ne l’a jamais fait. Cela permettait des répliques marrantes et une recherche trop lente aboutissant au portable d’Olivia sonnant quand elles retrouvent le hacker tué par Cyrus.

Comprenant qu’il n’y a plus rien à faire pour sauver un Cyrus qui refuse de coopérer, Olivia envoie paître Huck et se décide à tuer Cy en faisant accuser le remplaçant de David. Il n’empêche qu’elle est grillée à 1000 km quand elle lui tend le verre de vin empoisonné.

Pendant ce temps, Marcus rend une visite à Mellie et la tension amoureuse entre eux est toujours là. Elle tente de le rassurer et de lui expliquer qu’elle a mis Olivia sur le coup, mais c’est encore pire, surtout qu’elle paraît cinglée à vouloir éviter les caméras. Marcus se précipite auprès de Fitz pour lui confier ses inquiétudes, alors que Mellie annule tous ses rendez-vous et passe la journée à boire et parler toute seule. Elle ne s’arrange pas avec le stress et la série empire avec cet impossible monologue de Mellie qui parle en fait à Jake. Elle sait bien qu’il la regarde de toute manière, et elle n’a pas tort.

D’ailleurs, Jake sent bien qu’ils ont eu de la chance jusque-là et essaye de remettre les pieds sur terre à Cyrus, mais ce n’est pas gagné. Il a une jolie poker face à sa femme cependant, lui assurant que tout va bien… Et va passer la journée à écouter Mellie en plein monologue.

Elle reçoit aussi l’appel de Fitz qui lui donne le conseil de ne pas se faire bouffer par le bureau oval. Merci bien.

De son côté, Olivia perd son seul avantage tactique quand Jake comprend qu’elle retient Cyrus en otage. Il débarque sur place et réussit à bien l’ennuyer. Non seulement, il interrompt sa tentative de meurtre, mais en plus, il lui fait prendre conscience qu’elle n’est juste pas capable de les tuer. Ah si seulement par accident elle avait appuyé sur la gâchette quand Jake la pousse à le tuer. Comme elle en est incapable, les deux hommes rentrent chez eux. Jake en profite alors pour prévoir de mouiller aussi Olivia dans l’énorme conspiration, ce qui n’est pas très compliqué, parce qu’elle l’est et qu’elle a tué un président après tout. Le problème pour Jake est qu’il est marié et que Vanessa l’espionne tout bêtement pour obtenir des informations. Elle est alors persuadée que Jake n’est qu’un pion pour Cyrus, si ce n’est un amant. Je ne donnais pas cher de sa peau avec de telles pensées – et je suis bien dégoûté que la série ne me laisse pas le temps de me la péter avec cette prévision en nous dévoilant directement qu’elle est tuée par Jake. Pff.

Olivia rejoint Mellie et lui apprend qu’elle n’a pas pu tuer Cyrus, ce qui ne surprend pas spécialement la présidente. Celle-ci prend la parole devant la presse pour assurer qu’elle n’est pas coupable et fait aussitôt flipper Cy qui se rend chez Jake pour mieux y comprendre qu’il n’est qu’un pion sur son échiquier à lui en voyant le cadavre de Vanessa.

Sympathique et morbide soirée donc, à mille lieues de celle d’Olivia et Fitz qui sont une fois de plus à faire l’amour autour d’une bouteille de vin. Je ne comprendrai jamais ce couple de toute manière, je n’essaye plus.


Épisode 17 – Standing in the Sun – 17/20
Quatre ans plus tard, la série se décide enfin à faire ce que j’attendais d’elle et je me sens presque récompensé de cette longue (et souvent douloureuse) attente. Cet épisode arrive beaucoup trop tard pour être vraiment crédible, mais il remonte une pente que je pensais que les scénaristes avaient choisi de contourner indéfiniment. J’ai eu quelques frissons devant l’épisode, c’est dire, et j’ai désormais l’espoir que la fin sera à la hauteur. C’est quitte ou double, ils ont de sacrés choix à faire et si je suis honnête, je ne sais pas trop comment ça va se terminer, ce qui me rend d’autant plus impatient d’être vendredi prochain !

> Saison 7


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So how do you think this story ends Liv? Any ideas?

Avec tout ce qu’il se passe pour cette fin de série, l’épisode commence par se consacrer à Fitz s’inquiétant de son portrait officiel sur le point d’être peint avec d’en revenir à des considérations plus sérieuses sur l’héritage qu’il laisse en tant que président remis en cause par la conspiration contre Mellie. Liv se retrouve à court de réponse sur la fin de l’histoire, et c’est vrai que je ne vois pas trop comment la série va se conclure.

Mellie s’apprête à être interrogée pour la tentative d’assassinat sur Cyrus et Olivia lui conseille fortement de ne dire que la vérité. Marcus rencontre Autumn, dont je n’ai soit aucun souvenir, soit aucune preuve de l’existence et comprend immédiatement que ça va mal tourner pour la présidente. Cela ne manque pas : Lonnie (celui ayant pris la place de David) a désormais des preuves claires qu’Olivia a tué Rashad et sur la demande de Mellie lui demandant de le gérer. Certes, ce n’est pas du tout ce que voulait dire Mellie, mais forcément la vidéo est violente pour la défense de Mellie.

Et mieux encore : Olivia est désormais accusée à son tour de complot et d’assassinat, et de haute trahison au passage. C’est gênant. Liv, Fitz, David, Mellie et Marcus se retrouvent dans le bureau ovale, toujours filmés donc, pour discuter en vain stratégie ; alors que Lonnie et Cyrus font exactement la même chose. Enfin pour eux c’est un peu moins vain parce que Lonnie commence à douter de Jake.

Celui-ci rend une visite nocturne à Olivia pour lui expliquer comment se comporter lorsqu’elle sera questionnée : si elle accuse Mellie, alors elle sera innocentée une fois Cyrus président. Il lui offre aussi du sable de leur île et fait un discours inutile comme la série sait si bien le faire.

Sally Langston s’amuse aussi à balancer plein d’atrocités sur Mellie à la télé et lorsqu’elle entend qu’Olivia aussi est dans le collimateur de la conspiration en cours, elle contacte QPA pour plus d’informations. Elle fait ainsi un sympathique retour pour la fin de la série.

Le lendemain, QPA et Olivia s’amusent à tenter de trouver un moyen de sortir de ce pétrin. J’emploie le verbe s’amuser parce que très clairement tout ce qu’ils font est résumer la série. C’est un joli premier épisode d’une double partie pour la fin de série… et c’est dommage de le diffuser sur deux semaines, surtout quand la série réussit à m’avoir. Certes, cette scène est surtout un moyen de se souvenir de tout ce qu’ils ont tenté de nous faire gober en sept ans et souligne à quel point c’était ridicule, mais la scène suivante voir Olivia aller pleurer auprès d’une fontaine en se remémorant, flashback à l’appui, tout un tas de scènes du passé de la série, et ça, c’était efficace.

Elle prend finalement sa décision : celle de dire toute la vérité, la vraie vérité, celle sur le B613 contrôlant la Maison Blanche, sur Jake espionnant tout depuis l’ancienne piscine de la Maison Blanche, sur la manière dont elle a tué le président de son plein gré. Alléluia. Cela va faire quatre saisons que je dis qu’on doit se débarrasser de B613.

Lonnie prend le temps de vérifier que la piscine est bien le QG d’une organisation secrète de Jake, mais lorsqu’il envoie le FBI checker tout ça, il n’y a bien sûr plus rien sur place, sans surprise. Lui qui pensait pouvoir devenir célèbre avec la plus grosse conspiration de l’Histoire se retrouve manipulé par Jake et forcé de laisser tomber le témoignage d’Olivia. Ce qui ne fait pas plaisir du tout à celle-ci. Elle a en effet pris sa décision, qui est de faire tomber le B613 et de révéler toute la vérité sur les trente dernières années de la politique américaine.

Pour la fin de la série, les scénaristes nous proposent donc une Olivia complétement cinglée qui s’autosabote et détruit tout ce pourquoi elle a bossé depuis sept saisons. Normal. Au point où en est la série, ça paraît même être une excellente idée. Elle arrive quatre ans trop tard, parce que ça fait quatre ans que je voulais que ça arrive et maintenant ça n’a plus aucun sens, mais admettons. Olivia est prête à se sacrifier, et est prête à sacrifier Fitz, Mellie et tout le monde au passage.

Elle a un petit discours tout sympathique pour les convaincre qu’elle veut faire éclater la vérité et si ses arguments se tiennent, ça reste du suicide. C’est d’ailleurs le mot employé par Abby quand elle apprend tout ça, mais Quinn et le reste de QPA suit immédiatement Olivia et contacte Sally pour lui parler de B613. Bien sûr, elle n’y croit pas et veut des preuves, ce qui est compliqué concernant une agence top secrète.

La meilleure partie du discours d’Olivia ? « Nous ne sommes pas les gentils de l’histoire, mais les méchants ». ALLELUIA ! Il faut encore du temps pour que Mellie l’accepte, du temps et une affirmation de la même idée par Marcus.

De son côté, Jake contacte Papa Pope pour justifier ce qu’il fait subir à Olivia et ça nous vaut une énième scène d’un ennui mortel sur le dinosaure et les os dont tout le monde se fiche pas mal. Bon, j’ai quand même suivi la scène parce que c’était intéressant d’avoir enfin quelqu’un pour remettre Jake à sa place et lui dire qu’il n’a aucun pouvoir s’il a besoin de lui dire qu’il a tout le pouvoir. Effectivement. Je n’approuve toujours pas l’idée qui voit Papa Pope complétement mégalo et sûr d’être toujours au top, et Jake continue de le conforter dans cette position en ne parvenant pas à le tuer (de la même manière qu’Olivia n’a pas tué Jake lors de l’épisode précédent).

Fitz se balade ensuite dans les couloirs de la Maison Blanche pour observer les portraits de tous les présidents américains… et cela lui permet de prendre conscience qu’il veut aider Olivia à terminer leur histoire, en la terminant pour faire le bien.

À QPA, tous les employés décident de réaffirmer la promesse des Gladiateurs de suivre Olivia au fond d’un gouffre (OK, c’est intraduisible correctement, c’est l’idée de sauter avec elle d’une falaise, faisons comme si) ; promesse qui remonte à il y a bien longtemps avec Abby lui affirmant qu’elle la suivrait (tiens, on aurait « jusqu’en Enfer » qui sonne bien en français, mais est un peu moins dramatique). Oui. Quinn et Huck affirment à Olivia qu’ils sont prêts à témoigner, avec des dates et faits précis, de leur passé avec B613 alors qu’Abby affirme pouvoir corroborer des éléments elle aussi.

L’épisode se termine donc sur Sally Langston révélant l’existence de B613 à la télévision, ce qui bouleverse Cyrus et Jake, ce qui poussera Lonnie à agir, ce qui fait sonner les téléphones de Marcus (mouais), de Fitz, de Mellie et de Liv. Tous prêts à dire la vérité.

Alléluia, vivement la semaine prochaine qu’on en finisse ! Ce final sera soit grandiose, soit particulièrement mauvais ; l’entre-deux me paraît difficile à atteindre pour l’instant. En tout cas, je suis dans le flou sur la décision que les scénaristes vont prendre. Je les vois mal oser prendre la route d’une fin qui ne soit pas un happy end… mais je ne serai pas contre. Du tout. On verra bien.

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bonus fin

Grey’s Anatomy – S14E19

Épisode 19 – Beautiful Dreamer – 17/20
Pas besoin d’une saison complète pour me faire accrocher à certains personnages alors que d’autres intrigues sont clairement en train de tisser la toile qui constituera la fin de saison. Celle-ci n’est que dans un mois, mais elle approche déjà beaucoup trop vite avec cet épisode qui semble vouloir commencer à accélérer le rythme. Il y a de toute façon beaucoup de choses en cours qui permettront à ce final d’être explosif. En attendant, Grey’s continue de se politiser et d’être résolument anti-Trump, ce qui n’est pas une surprise.

> Saison 14


Spoilers

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There are protocols. When you break them, you’re Meredith Grey. When I break them, I get a write-up.

L’épisode commence sur une scène sympathique entre Arizona et Carina, avec l’arrivée à l’hôpital de Bello et Andrew au même moment. J’en oublierai presque qu’ils sont frères et sœurs ces deux-là, donc il était temps de les retrouver en train de se chamailler, même si l’idée était clairement d’avoir un moment de répit pour Bello et DeLuca avant cet épisode qui aborde un problème de casting évident pour Bello, puisqu’elle est engagée sur une autre série à la rentrée.

C’est un agent de l’immigration qui se présente comme le gros problème de l’épisode pour Bello. Même si a priori tout est en règle pour elle, elle flippe car l’une de ses amies a été reconduite à la frontière alors qu’elle n’avait rien fait non plus. Sans trop de surprise, Bailey et Meredith décident de mettre au point un plan pour la protéger.

Le plan ? Marier DeLuca et Bello. Oui, sauf que ce ne serait pas possible vu les papiers qu’elle a : elle est une Dreamer. Et là, on rentre dans la politique américaine, mais pour simplifier, Obama a mis en place des lois protégeant les jeunes immigrés pour les empêcher d’être déportés et pour qu’ils puissent travailler sur le sol américain. Le problème, c’est que Trump ne l’entend pas trop comme ça et le statut des Dreamers est désormais compromis, avec un grand nombre d’eux déportés dans leur ville d’origine qu’ils ne connaissent pas forcément.

Ce n’est pas la première fois que Grey’s Anatomy se montre radicalement anti-Trump, il n’est pas étonnant de voir les scénaristes s’emparer de ce sujet plutôt à la mode cette année aux États-Unis (tellement d’ailleurs que l’épisode ne fournit aucune explication). Bref, Meredith et Bailey se montrent protective de leur employée et le fan lambda de Grey’s aussi : le message politique est clair, nous n’avions aucune idée auparavant qu’elle était une Dreamer, donc nous ne voulons pas qu’elle quitte la série ; et le but est de faire changer d’avis sur le sujet des républicains soutenant Trump qui seraient contre.

Les séries ont toujours eu un versant politique, mais quand même, depuis Trump, on voit de plus en plus d’épisodes se lançant dans le message politique. Ici, ça se fait avec Bailey retenant l’agent fédéral comme elle peut (jouant la carte de sa santé, en plus, pour balancer un rappel sur l’importance des check-ups médicaux) et Meredith cherchant une solution pour retenir Bello aux États-Unis par tous les moyens.

Tous les moyens, même Jo et ses solutions parfaitement illégales pour changer d’identité, puis Amelia demandant à Owen l’aide de l’armée. De son côté, Deluca accuse sa sœur d’avoir balancé Bello aux autorités comme elle la déteste, ce qui était clairement montré en début d’épisode. Carina en est bouleversée, mais il faut bien que quelqu’un soit s’en pris à Bello pour que ça fasse du bon drama.

L’agent fédéral de l’ICE s’avère évidement avoir vraiment un cœur en mauvais état qui nécessite une opération cardiaque urgente, mais il finit par briser le protocole pour remercier Bailey et lui apprend ainsi que Bello a grillé un feu rouge, ce qui signifie qu’elle n’a pas respecté la loi, ce qui est assez pour la déporter. On notera Meredith qui affirme griller au moins un feu rouge par mois pour les bienfaits de la sécurité routière ; le tout avant de convaincre Bello de ne surtout pas fuir au Canada pour ne pas être vue comme une criminelle. Moui, fin quand même quoi.

L’agent fédéral se fait opérer sans anesthésie générale et évoque des regrets sur la situation politique actuelle et sur son job qui ne lui plaît pas du tout (tu m’étonnes) alors que Meredith trouve la solution parfaite pour Bello. Si elle quitte bien la série, c’est pour… aller bosser à Zurich avec Cristina. Que fait-on d’un interne dont on ne veut plus ? On l’envoie chez Cristina pour nous dire en plus que Meredith continue d’être en contact avec.

Bello en profite au passage pour avouer à Andrew qu’elle l’a bien suivi à Seattle et pour lui demander de ne pas la suivre à Zurich. C’est la fin de leur relation – décidément Andrew a une bonne VDM côté cœur ; surtout que cette rupture est vue par Maggie qui lui dit être désolée pour lui (alors qu’elle a participé à ce plan pour envoyer Bello là-bas).

Si j’aime beaucoup la chanson sur laquelle elle se fait (qui m’avait déjà marqué dans le final de Dollhouse), je suis bien dégoûté : j’aimais beaucoup Bello et j’aurais aimé la voir rester plus longtemps dans la série. Il y avait du potentiel avec cette interne, et ce sont finalement les autres qui risquent de rester un moment ; les autres qu’on connaît moins pour l’instant (non, je n’ai pas regardé la websérie sur eux). Dommage.

Pendant ce temps, Matthew est de retour à l’hôpital car Ruby, sa fille, ne prends pas assez de poids. April entend bien sûr Arizona en parler, et aussitôt, elle recommence à s’inquiéter. Matthew demande à Arizona un nouveau médecin car il n’arrive pas à la regarder en face. Logique : il a perdu sa femme ici il n’y a pas si longtemps.

S’il est flippé d’être à l’hôpital, il n’est pas le seul : Arizona se met à stresser pour toutes ses patientes. Elle ne veut plus en voir mourir aucune et fait en sorte d’avoir tout ce qu’il faut sous la main pour la sauver, quitte à rater son accouchement. Cependant, elle prépare ainsi un chariot de secours qui s’avère finalement efficace sur une autre patiente qu’elle peut sauver bien plus rapidement grâce à l’interne à lunettes qui lui ramène son charriot à temps.

Et c’est suffisant pour Arizona qui comprend aussitôt qu’elle en a fini avec le concours : il suffit d’un charriot similaire pour éviter le pire. Reste alors à gérer son angoisse de voir Carina la quitter, mais ça se termine sur un baiser alors tout va bien. Quant à Matthew, il apprend qu’April est celle qui finit par trouver la solution parfaite pour sauver Ruby. Du coup, il accepte qu’elle vienne prier avec lui à la chapelle de l’hôpital… Tiens, tiens, intéressant ce nouveau rapprochement.

De son côté, Maggie continue de faire la tronche à Jacskon sans lui expliquer pourquoi, parce que c’est Maggie et que pourquoi faire les choses simplement quand on peut être hyper chiante, hein ? Attention, dans le fond, elle a raison d’être énervée, c’est juste la manière de s’y prendre qui est irritante. Bon, elle finit par le confronter et ils se réconcilient beaucoup trop simplement : il suffit de la complimenter pour s’en tirer.

Catherine est de retour auprès de Richard cette semaine pour le soutenir dans la mort d’Ollie à venir (en attendant l’actrice est payée à ronfler). Oui, c’est décidément l’épisode de tous les retours. C’est l’état de Richard qui inquiète Meredith, Maggie et Amelia, même si cette dernière s’inquiète aussi d’Alex par rapport à Kimmie toujours pas très en forme avec sa chimio et sans chance de survivre.

Kimmie a fait son choix : elle ne veut pas rester à l’hôpital pour enfin vivre sa vie. Pour l’aider, Amelia contacte Rebecca Froy, une autre chirurgienne qui mène des recherches similaires aux siennes mais qui refuse de l’aider quand elle apprend que l’hôpital est lié aux Avery.

Cela énerve Jackson qui souhaite comprendre pourquoi alors que Kimmie prend la décision de quitter l’hôpital quand Alex a le dos tourné. Et ce n’est pas l’idée de préparer son mariage qui va changer quoi que ce soit à sa frustration. Cette frustration permet à Jo de comprendre qu’elle veut des enfants d’Alex, et aussi son nom de famille. Sacré épisode pour elle : elle le commence à tenter désespérément de faire le tour des chambres (avec une Bello qui brille pendant la visite d’ailleurs) où tous les docteurs la refusent un à un pour le finir à parler bébés avec Karev. Pas mal comme évolution.

Sinon, ça sortirait presque de nulle part, mais Owen finit par remplir des papiers pour adopter. Cependant, ce qui sort vraiment de nulle part, c’est le cliffhanger de l’épisode qui nous apprend que Jackson a ruiné sa famille en cherchant plus d’infos sur Rebecca Froy. Euuh ? OK. On sentait bien que Catherine en savait plus que ce qu’elle disait, mais ça a l’air violent le secret de famille qui s’apprête à être déterré.

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Grey’s Anatomy – S14E18

Épisode 18 – Hold Back the River – 16/20
Encore un bon épisode qui ne marquera pas les esprits sur le long terme, mais qui s’en sort relativement bien dans le développement des personnages. C’est fou comme la série a une capacité à s’adapter chaque année et à fournir des épisodes qui semblent s’écrire d’eux-mêmes. Bien évidemment, comme toujours, les scénaristes s’appuient énormément sur les personnages qui quitteront prochainement la série, et c’est frustrant car je les aime beaucoup, mais bon.

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Spoilers

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I have breast cancer ?

Alex et Jo continuent leur romance dans les rues de Seattle, Maggie et Jackson dans les couloirs de l’hôpital, et l’ascenseur forcément. Ils ne sont même pas surpris par April alors que franchement, je m’y attendais. Sinon, nous avons aussi Miranda et Ben qui passent l’épisode à se tourner autour. Il n’ose pas coucher avec elle depuis sa crise cardiaque et ça l’énerve ; mais elle trouve finalement le moyen de parvenir à le ramener dans ses bras.

Owen rentre à Seattle et s’énerve contre son étiquette de bagage. Amelia essaye de le réconcilier avec Teddy, mais c’est à peu près la pire des idées possibles pour Amelia de se mêler de ça. C’est ensuite au tour d’Arizona de s’en occuper, surtout qu’elle se retrouve à s’occuper d’une patiente cancéreuse avec lui. Le problème, c’est que la patiente n’est absolument pas cancéreuse, mais est tombée dans les mains d’un charlatan, le docteur Hanson, qui n’a même pas de licence pour exercer.

Ils décident de l’arnaquer à leur tour pour le confronter à son incompétence crasse, mais découvrent qu’Arizona aurait en fait un cancer du sein. C’est juste un énorme non. Terrifiée par l’idée, elle retourne immédiatement avec Owen à l’hôpital. Elle y découvre qu’elle n’a rien du tout, évidemment, et que l’arnaque était juste extrêmement bien montée.

Elle peut ainsi avouer à ses patientes qu’elles n’ont pas de cancer non plus alors qu’Owen s’occupe d’aller se venger de ce Hanson pas très gentil. La scène était sympa, comme le reste de l’intrigue, mais ça sortait un peu de nulle part et ça aurait plus intéressant sur deux ou trois épisodes, je trouve. Enfin bon !

En début d’épisode, April prie (Bingo) car elle a maintenant retrouvé sa foi, merveilleux. Elle comprend qu’elle doit s’excuser auprès de Thomas Koracick, et maintenant que je connais son prénom, je risque bien de laisser tomber son nom de famille. Elle reprend en tout cas sa vie en main en s’excusant auprès de tout le monde, sauf Jackson qu’elle évite du mieux qu’elle peut.

En fin d’épisode, elle prend enfin le temps de lui expliquer ce qu’elle a vécu, sa perte de Dieu, la manière dont elle avait l’impression de laisser Jackson gagner leur divorce en perdant Dieu. La scène entre ces deux-là est vraiment touchante, mais Jackson ne lui avoue toujours pas qu’il est avec Maggie. Forcément, cela pose problème quand April en vient à s’excuser auprès de Maggie et qu’elles partagent quelques anecdotes sympas de vie et de honte qu’elles ressentent l’une et l’autre, du genre Kepner regrettant d’avoir sauté sur son mari il n’y a pas si longtemps – quand il était déjà en couple avec Maggie donc. Ah lala. Du grand Grey’s, c’était assez marrant à suivre comme cliffhanger.

Pendant ce temps, Ben ramène Ollie à l’hôpital avec des collègues jamais vus dans Station 19. Aucun intérêt d’avoir un spin-off si c’est pour ne pas en profiter, je suis vraiment perplexe face à tout ça. Ollie ? Une ancienne amie de Richard, son parrain des Alcooliques Anonymes, déjà vue dans la série d’après le résumé en début d’épisode. Ce n’est pas comme si on allait s’en rappeler. Bref, elle ne veut pas continuer à vivre et à signer une clause de « Ne pas réanimer » sans en parler à Richard alors que, apparemment, il se parle encore au moins trois fois par semaine, si ce n’est par jour. Mais oui, bien sûr.

Bien évidemment, Richard ne veut pas la voir mourir et fait tout ce qu’il faut pour la sauver, quitte à lui envoyer aussi Meredith et Maggie pour la sauver. C’est malgré tout intéressant ce cas d’Ollie qui informe les filles qu’elles doivent trouver un nouveau parrain à Richard. Elles comprennent rapidement qu’Ollie va mourir de toute manière et qu’il faut convaincre Richard de la laisser s’en aller.

C’est plus facile à dire qu’à faire, mais Jackson fait remarquer à Maggie qu’elle avait les mêmes réactions que son père biologique quand sa mère était en train de mourir. Cela simplifie la vie de Maggie qui sait alors exactement quoi dire à son père.

Amelia et Alex quant à eux continuent de travailler sur le cas de Kimmy et sur celui du gamin qui explose de rire toutes les quinze secondes. C’est assez stressant pour que Delucas décide de rappeler à Amelia sa position du super-héros. C’est un nouveau genre de chirurgie qui se déroule alors, au laser et loin du patient. Cela faisait fort longtemps que je n’avais pas vu Amelia autant investie pour un patient, mais forcément, travailler le cerveau d’un petit garçon, à l’aveugle, ça ne peut que réveiller quelques traumas en elle. Elle se rend malade à en vomir et la voir si stressée est bien censé nous montrer à quel point elle est au top de la recherche.

Le lendemain, Bello et Delucas se réveillent à l’hôpital et Bello comprend que son mec vit à l’hôpital. C’est vrai que Carina a la fâcheuse tendance à coucher avec tous les colocs de son frère, donc celui-ci se retrouve à envisager d’aller vivre avec Bello.

Noah, le patient qui a subit l’intervention au laser, se réveille en pleine forme et redonne tout plein d’espoir à Alex concernant Kimmy, mais ni Thomas, ni Amelia ne le voient comme ça. L’opération de Noah, bien plus simple que celle de Kimmy, s’est avérée périlleuse à plus d’une occasion et ils ne peuvent se permettre de traiter la patiente de Karev pour l’instant. Et ils ne peuvent se le permettre avant plusieurs années. Oups. Elle n’a toujours que quelques mois.

Cela laisse Amelia bien affaiblie malgré tout, surtout qu’elle est présente quand Alex pète un câble sur Thomas. Par chance, Richard vient la trouver et lui proposer justement une réunion d’alcooliques anonymes avec Ollie. Il a pris la décision de la laisser partir, mais ça ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a pas moyen d’en parler pour l’accepter au mieux.

Oh, et avant que j’oublie, Meredith, Jo et Hellmouth continuent de travailler à l’arrière-plan de l’épisode sur leurs histoires de reins et ça se présente bien : l’une de leurs souris survit avec un nouveau rein et sans la technique de la meilleure amie d’Eillis. Rien n’est perdu pour le concours !

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